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Brigitte Macron : la ferme !

Brigitte Macron : la ferme !

Il faut vraiment qu’Emmanuel Macron soit bas dans les sondages (70 à 75 % condamnent toujours sa politique) pour qu’il fasse monter au créneau son épouse dans les médias et pour reprendre des éléments de langage complètement éculés mais soufflés évidemment par les innombrables boîtes de communication qui conseillent  l’Élysée. Le pire sans doute que Brigitte macro affirme que le mouvement des gilets jaunes était prévisible. Ce que disent évidemment maintenant tous les journalistes qui ne lisent pas l’avenir dans le marc de café mais qui font de la rétrospective à bon compte. Si le mouvement des gilets jaunes était prévisible, on se demande vraiment pourquoi Macon n’a pas pris les devants. Brigitte Macron aurait mieux fait de se taire surtout quand elle reprend des propos aussi démagos “Cette crise était prévisible parce qu’en gros qu’est-ce qu’ils disent? ‘A partir du 15 du mois, la vie est impossible et on veut que nos enfants aient accès au meilleur.’ Or ce fameux ascenseur social, ils disent qu’il est en panne et je les crois”, a déclaré l’ancienne professeure de français dans cette longue interview. “En cela, c’est clair que le président va agir”, a-t-elle assuré. “Je ne pense pas qu’il l’avait minimisée (la crise) mais il y a des réformes qu’il avait planifiées plus tard qu’il a faites plus tôt.”“J’ai eu peur pour la France (…) On n’arrive à rien par la violence”, a-t-elle aussi confié à propos du mouvement social qui secoue le pays depuis la mi-novembre et qui a connu plusieurs pics de tension cet hiver. A ses yeux, le “grand débat national” organisé en réponse à cette crise, qui a vu le président participer à de nombreuses réunions publiques à travers le pays, a eu un effet positif sur le chef de l’Etat. “Il a évolué, il est plus près”, juge-t-elle.Brigitte Macron, qui se dit “heureuse” à l’Elysée, dit avoir vécu comme un “apprentissage” ce début de quinquennat, qui a vu son mari se doter d’une “carapace”, sans pour autant changer fondamentalement.“Il est dur au mal, résilient, résistant, et ça force un peu mon admiration. Je suis derrière, je vois ce qu’il donne, et je vois ce qu’il prend”, a-t-elle dit. En réponse aux critiques qui décrivent Emmanuel Macron comme un homme arrogant ou distant, Brigitte Macron évoque une sorte de malentendu. “C’est quelqu’un d’une grande sensibilité, il a une âme de poète, » !! On croit rêver ou plus exactement écouter les propos de bistrot d’une femme qui espère une autre tournée de son mari «  quand Brigitte Macron veut faire peuple c’est évidemment avec des excès qui ne passent pas et le meilleur service qu’elle puisse rendre au pays c’est sans doute de se taire au lieu de délivrer de telles idioties

La baisse du déficit de la sécu en 2018 due à la conjoncture économique…bah, oui!

La  baisse du déficit de la sécu en 2018  due à la conjoncture économique…bah, oui!

On découvre la lune avec le lien entre la conjoncture économique et les grands équilibres! La forte réduction du déficit de la sécurité sociale, passé de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1,2 milliard en 2018, est en grande partie «due à la bonne tenue de la conjoncture économique», selon un rapport de la Cour des comptes publié jeudi. Le redressement spectaculaire des comptes de la Sécu était «de nature principalement conjoncturelle», affirment les magistrats de la rue Cambon, qui estiment que «la bonne tenue» de l’économie française expliquerait «au moins pour moitié» cette évolution.

A l’inverse, «l’effort structurel serait modeste, de l’ordre de 400 millions d’euros», la hausse des recettes (CSG, tabac) ayant été presque effacée par des dépenses «progressant plus vite que la croissance», en particulier dans la branche vieillesse (retraites).

Pour la Cour, le «retour vers l’équilibre» financier suppose de «ramener le dynamisme des dépenses au niveau ou en dessous du niveau de la croissance potentielle, ce qui impliquerait la réalisation d’économies supplémentaires».

Ce rapport n’évoque pas la dégradation prévue pour 2019, avec un déficit attendu à 1,7 milliard d’euros selon la Commission des comptes de la Sécu, au lieu du léger excédent annoncé en septembre par le gouvernement. L’addition pourrait même se corser jusqu’à 4,4 milliards, à cause des concessions aux «gilets jaunes» (CSG réduite pour certains retraités, exonération des heures supplémentaires) votées fin 2018.

Blockchain, monnaie virtuelle : la fin des banques ?

Blockchain, monnaie virtuelle : la fin des banques ?

Les banques sont bousculées par de nombreux phénomènes. Il y a d’abord la rationalisation des réseaux qui conduit nombre de banques à supprimer des succursales. Dans l’activité des marchés, les banques généralistes taillent aussi à coups de serpe dans les effectifs. La conjoncture n’est guère favorable en ce moment à la croissance des profits compte tenu de l’évolution des taux, des taux qui sont même négatifs et portent atteinte évidemment à la profitabilité de l’activité bancaire. Parallèlement se développe évidemment l’informatisation accélérée des procédures de gestion des flux d’information et des flux financiers. Le dernier élément et non des moindres est celui de la menace de nouveaux circuits bancaires voir de nouvelles monnaies avec en particulier le système du blockchain et même de monnaie virtuelle. Des monnaies virtuelles qui ne seraient pas seulement des moyens de paiement mais aussi de véritable monnaie d’échange et de réserve. Pour nombre d’acteurs, notamment les grands plates-formes, l’objectif est de mettre la main sur l’argent de ses millions et milliards d’utilisateurs afin bien sûr d’influencer leur manière de penser, d’agir et de dépenser. De les rendre en quelque sorte encore un peu plus captif des réseaux -l’annonce d’une monnaie digitale par Facebook, Libra, avec 27 partenaires, qui n’est pas sans rapport : le slogan de Ripple est « une expérience sans friction pour envoyer de l’argent dans le monde entier« . Une promesse identique à celle de la cryptomonnaie Libra. MoneyGram opère sur le marché des « remittances », les virements de migrants vers leurs pays d’origine, estimé à plus de 600 millions de dollars, et précisément cité comme un des cas d’usage de Libra par Facebook. « Aujourd’hui, MoneyGram s’appuie sur les marchés des changes traditionnels pour faire face à ses obligations de règlement, qui nécessitent des achats à l’avance de la plupart des devises. Grâce à ce partenariat stratégique, MoneyGram sera en mesure de régler les principales devises et d’aligner le calendrier de financement sur ses exigences de règlement, réduisant ainsi les coûts d’exploitation et le besoin en fonds de roulement, améliorant les bénéfices et le free cash-flow » explique l’entreprise texane.

Des taux négatifs pour la France : vive la fausse monnaie !

 Des taux négatifs pour la France : vive la fausse monnaie !

 

Pour l’instant,  l’incertitude dans le domaine économique est tellement grande que les prêteurs préfèrent placer leur argent dans les obligations des états à taux négatifs. C’était le cas pour l’Allemagne, c’est maintenant le cas pour la France. Pour schématiser, on donne de l’argent à la France pour qu’elle emprunte encore davantage et cela via des taux négatifs. L’objectif visé est d’encourager les acteurs économiques à investir et à dépenser pour soutenir l’activité. Une politique développée notamment depuis la crise financière de 2008. D’une certaine façon,  les banques centrales ont fabriqué de la fausse monnaie en rachetant des actifs notamment d’État plus ou moins solides pour inciter à la dépense. Mécaniquement grâce aux taux bas, on  donne de manière artificielle un pouvoir d’achat supplémentaire aussi bien aux entreprises, qu’aux particuliers aux Etats. Ainsi la dette française pourrait diminuer d’environ 10 milliards en é ans ; Dune   façon générale, la plupart des pays fabriquent chaque jour de la fausse monnaie en dépensant bien davantage que leurs ressources budgétaires. Certes la plupart des emprunts correspondants seront honorés mais pas forcément un la même valeur de monnaie. L’inflation pourrait en effet passer par là. Pour l’instant, en raison de la faiblesse de l’activité générale l’inflation et très faible, la concurrence joue un rôle d’amortisseur. Le moment venu, il faudra régler les comptes notamment procédé à une vaste opération d’ajustement monétaire davantage en phase avec la richesse réellement produite. Si les banques centrales se montent aussi laxistes en matière de distribution monétaire c’est qu’elles  elles redoutent une crise économique profonde. Une crise économique liée à plusieurs facteurs.  le premier étant  sans doute la relative stagnation des revenus, ensuite le phénomène de dé consommations qui commencent à prendre, les entraves mises au commerce international du fait de la montée des nationalismes, une meilleure prise en compte de la problématique environnementale. Notons aussi dans la construction, le plafond de verre atteint certain logement. À 400 000 ou 600 000 euros voier bien davantage, la cible des acheteurs potentiels se réduit comme peau de chagrin et les logements se transforme  en objet de spéculation. En clair, les couches moyennes sont éjectées du marché et seul demeure des couches aisées mais forcément nettement moins nombreuse. D’où la tendance à transformer ses appartements en hôtel plutôt qu’en appartement de location. Autre champ de dépenses des ménages : le transport. Là c’est la grande interrogation sur l’évolution de l’offre et de la réglementation. D’où le succès de petites voitures de transition. Pour nombre de dépenses les ménages préfèrent attendre d’autant qu’elles imaginent certaines surprise (exemple hausse taxe foncière, hausse électricité et carburant). Ce qui est en jeu pas seulement en France c’est le risque de dépression. D’où cette attitude genéreuse (et laxiste) de a BCE, de la banque centrale américaine et des autres  qui lui emboitent le pas.

La réalité de chômeurs

La réalité de chômeurs

La couverture chômage n’est pas négligeable on la compare à d’autres pays. Ceci étant, on ne fait pas de fortune en étant indemnisé par l’ASSEDIC. D’abord sur les 6,3 millions de chômeurs, 2,6 seulement sont indemnisés. Le montant moyen mensuel est de 1020 €. Et en moyenne les chômeurs sont indemnisés environ 10 mois. Ceux qui touchent des indemnités plus confortables sont une extrême minorité. Des cadres évidemment mais qui d’une manière générale globalement cotisent  beaucoup plus qu’ils ne touchent (c’est le principe de la mutualisation. Seulement 5% des chômeurs indemnisés gagnent plus de 1800 euros net par mois. Si la situation du régime d’assurance-chômage est délicate c’est en raison essentiellement du manque de croissance. En effet ce n’est pas avec une croissance inférieure à 1,5 % qu’on peut parvenir à créer un nombre significatif d’emplois qui permettraient de rééquilibrer le rapport entre le nombre d’actifs et le nom de chômeurs indemnisés. Certes la dette accumulée est importante mais le rééquilibrage des comptes annuels pourrait être facilement atteint avec un surcroît d’activité générale. Le déficit du régime devrait se résorber en 2021, avec un excédent estimé à 1,4 milliard d’euros, et non plus en 2020. Quant à la dette, qui reste la bête noire de l’Unedic, elle devrait un peu plus se creuser, pour atteindre 37,6 milliards fin 2020 avant d’entamer sa décrue, à 36,2 milliards, fin 2021. Dans ses prévisions de juin 2018, l’Unedic tablait sur un niveau de déficits cumulés maximum de 35 milliards en 2019 avant une baisse à 33,3 milliards en 2020 puis 29,7 milliards en 2021.

La taxe d’habitation : jeux de chaises fiscales

La taxe d’habitation : jeux de chaises fiscales

Pour simplifier les communes vont toucher la taxe foncière des départements à la place de la taxe d’habitation qui, elle, est supprimée. En compensation, les départements recevraient une partie de TVA.  Revers de la médaille, on va en profiter pour augmenter de manière substantielle la taxe foncière au motif que les valeurs foncières n’ont pas été revues depuis 1970 ! Fixées il y a près de cinquante ans, ces valeurs sont supposées correspondre au loyer théorique annuel que pourrait percevoir le propriétaire mais elles “créent des injustices” parce qu’elles “n’ont pas été revues depuis les années 1970”, souligne Gérald Darmanin.“Nous pourrions imaginer que le prochain projet de loi de Finances autorise Bercy à travailler sur ce point en 2021 en collectant les données locatives des habitants et qu’à partir de 2022, la réforme puisse être mise en place, sur une durée de cinq à dix ans». Pour faire avaler La pilule de l’augmentions significative de la taxe foncière !

Lancement de la campagne de Trump : virer les immigrés !

Lancement de la campagne de Trump : virer les immigrés

 

 

Trump n’est pas en retard pour lancer sa campagne électorale de 2020. En cause sans doute, les nombreuses bavures, mensonges et autres provocations. Dans l’Amérique profonde certains commencent à douter de l’efficacité de la parole de cette grande gueule médiatique qui se contente surtout de menacer mais agit peu. –témoins, ces négociations commerciales avec la Chine qui n’en finissent pas et pour cause de nombreux effets  se retourne contre les Américains (la balance commerciale chinoise n’a jamais été aussi florissante même si le volume du commerce international tend à diminuer). C’est encore sur le terrain sociétal que le président Trump ce sens le plus à l’aise. Il reprend donc tout simplement son slogan de sa première campagne contre les immigrés. Cette fois,  il promet de les virer par millions. Une promesse aussi peu sérieuse que le fameux mur qu’il avait promis de construire entre le Mexique et les États-Unis et qui n’a jamais vu le jour. Par ailleurs Trump  est toujours englué dans cette affaire de liens de la Russie qui n’a vraiment jamais été clarifiée. Avec un art consommé de la diplomatie de rue, Trump a su se faire de nombreux ennemis dans de nombreux pays du monde et même installer un climat d’incertitude qui menace les échanges internationaux. Trame n’est pas aussi populaire qu’on le dit. Selon un sondage Reuters/Ipsos publié le 11 juin, Donald Trump recueille 40% d’opinions positives alors que 57% des personnes interrogées désapprouvent son action. D’autres sondages le donnent à la traîne dans les principaux Etats derrière ses grands rivaux démocrates, notamment l’ancien vice-président Joe Biden.

La cryptomonnaie Facebook : le piège «(Le Maire)

La cryptomonnaie Facebook : le piège   «(Le Maire)

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a parfaitement raison d’attirer l’attention sur le danger que représente le projet de Facebook de créer sa propre crypto monnaie. Une manière de renforcer encore la dépendance des utilisateurs de cette plate-forme, de multiplier les connexions, de tirer avantage des informations personnelles, de les vendre sans parler des revenus tirés de la publicité et demain des flux financiers.  Le projet est d’autant plus dangereux que le profil dominant des praticiens de cette plate-forme est plus proche de celui du beauf que d’expert financier. Pourtant Facebook veut démocratiser l’accès aux marchés financiers à leur profit ; Bref l’opération pourrait hypothéquer encore un peu plus la liberté de penser et d’agir avec les risques évidemment liés à la spéculation (et autres holdups) sur les crypto monnaies. Notons également que cette tendance à la multiplication de monnaies virtuelles locales ou sectorielles ne va pas faciliter le commerce international. Après le nationalisme économique de certains pays, c’est le transnationalisme des multinationales ! Il serait temps de mettre un peu d’ordre dans ce foisonnement d’émetteur de monnaie et de moyens de paiement dont beaucoup vont échapper aux régulateurs mais pas aux spéculateurs et aux marchands d’illusion.

 

Le projet de Facebook de créer sa propre cryptomonnaie «Ça ne peut pas et ça ne doit pas devenir une monnaie souveraine, avec tous les attributs d’une monnaie, c’est-à-dire la capacité à émettre un titre souverain» et à servir de «réserve», a-t-il poursuivi. «L’attribut de la souveraineté des Etats doit rester aux mains des Etats, et pas des entreprises privées, qui répondent à des intérêts privés», a insisté le ministre.

Facebook doit révéler ce mardi les détails d’un projet qui devrait signer l’entrée du géant américain dans l’univers des cryptomonnaies, un événement susceptible de révolutionner l’écosystème actuel des devises virtuelles.

Adossée à un panier de monnaies, cette cryptomonnaie – qui pourrait s’appeler «Libra» – pourrait transiter à partir d’applications détenues par Facebook, notamment Messenger et Whatsapp, qui regroupent plus de deux milliards d’utilisateurs. D’après la BBC, cet instrument de transaction serait lancé au premier trimestre 2020, d’abord dans une douzaine de pays. Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises comme Visa, Mastercard, PayPal et Uber ont déjà rejoint le consortium créé par Facebook.  «Cet instrument de transaction ne puisse pas être détourné, par exemple pour du financement du terrorisme ou d’activités illicites», a prévenu mardi Bruno Le Maire.

«Cet instrument de transaction va permettre à Facebook d’accumuler à nouveau des millions et des millions de données. Ça me renforce dans ma conviction de réguler les géants du numérique, de s’assurer qu’ils ne se trouvent pas dans une situation monopolistique», a-t-il conclu.

Aide à domicile : la grand misère sociale

Aide à domicile : la grand misère sociale

Une enquête témoignage de France info qui rend bien compte de la misère sociale du concept d’aide à domicile avec les souffrances des personnes aidées mais aussi les conditions de travail lamentables des assistantes de vie, condamnées à travailler à toute heure, tous les jours dans un temps de plus en plus contraint. Des assistante de vie dont on calcule le temps de travail à la minute prés et dont les trajets et les pertes  temps ne sont pas pris en compte. En plus avec la crise économique les patients ont tendance à réduire le temps intervention. Du coup l’assistante de vie disposée 15 minutes par ci, 15 minutes ailleurs. Parfois revenir à midi, aussi le soir ; Quand on fait les comptes, les assistantes de vie sont de très bonnes cliente pour l’industrie automobile. En quelques années elles bousillent uen voiture. L’enquête reportage de France info (qui reste pudique et névole pas l nettoyage des personnes qui ne maitrisent lus leurs besoins naturels !) « . Comme, paulette atteinte Alzheimer » tous les matins, hors dimanches et fêtes, reçoit la visite d’une aide à domicile pour l’accompagner dans sa toilette. Le renfort de Laura Léon est bienvenu pour le mari de 84 ans, écrasé par la peine et un brin dépassé par les événements.  »On accepte parfois mieux l’aide d’autrui, souligne-t-il. Quand c’est moi qui lui dis qu’elle a mis son maillot à l’envers, elle fait que rouspéter… »

Chaque jour, en France, des centaines de milliers de personnes dépendantes bénéficient de l’assistance de professionnels de l’aide à domicile. Ce secteur, d’une importance cruciale dans un pays vieillissant, est sous tension. « Les difficultés de recrutement sont considérables, les conditions de travail difficiles, l’absentéisme très élevé et les accidents du travail record », alerte le rapport de la « concertation grand âge et autonomie » rendu à la ministre de la Santé, fin mars, en vue d’une réforme à la fin de l’année. « Mais l’aide à domicile, c’est aussi un très beau métier », insiste Laura Léon, que nous avons suivie pendant une journée dans le secteur de La Ferté-Bernard.

Officiellement, l’intervention chez les Piédalu, programmée de 8 heures à 8h30, consiste en trois tâches : un change, une aide à la toilette et une aide à l’habillage. Laura Léon ne s’arrête pas à ce programme. « On est là pour aider des personnes, pas pour accomplir des tâches », résume-t-elle d’une voix décidée. Dans l’intimité de la salle de bains, la jeune femme de 31 ans, soigneusement maquillée, stimule son aînée, l’implique dans sa toilette, lui demande de se laver elle-même le visage. Maintenir un rapport au corps, plutôt que déposséder et infantiliser.

Si je fais tout à la place des gens, c’est plus facile et je gagne dix minutes. Mais je ne suis pas là pour ça. Laura Léon, aide à domicile à franceinfo

Après une formation de dix mois, Laura Léon a obtenu son diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale en 2014. Elle en a gardé  »des valeurs » et un jargon. Quand elle aide Paulette Piédalu à enfiler son pull, elle fait « de l’éducation à l’habillage ». Quand elle discute avec elle, elle « relationne ». Elle a aussi un faible pour la  »communication non verbale », qui lui permet de « relationnel » avec les personnes privées de la parole.

Pendant la toilette, l’aide à domicile questionne la retraitée sur le jour de la semaine et prend des nouvelles de sa famille. « En faisant ça, je teste sa mémoire et je mesure son intérêt pour ses proches. » De retour dans la cuisine, la discussion s’oriente sur les peurs de la septuagénaire, persuadée que cette maison, qu’elle occupe depuis 24 ans, n’est pas la sienne. Il faut rassurer, ne pas brusquer. Parfois, rien ne sert de raccrocher à une réalité devenue trop angoissante.

Régulièrement aux prises avec Alzheimer, Laura Léon garde le souvenir d’une autre femme, en pleurs, qui l’avait un jour conduite dans sa chambre. « Elle me montre une gaufre, qu’elle a posée devant un homme en photo dans un magazine. Cette femme, pleine d’amour, pleure parce qu’il ne mange pas la gaufre. La confronter au réel serait trop violent. J’entre dans son jeu, en lui disant d’attendre un peu. En plus, l’homme de la photo sourit, il est content de cette attention. Rassurée, elle accepte d’aller s’habiller. J’en profite pour enlever la gaufre ; elle n’y prêtera plus attention. »

En apparence, l’ambiance est plus légère chez Marcel Patault. Cet habitant de Cherré, amateur de chasse et de pêche, accueille Laura Léon avec un beau sourire et un fond d’accordéon. « On prend un café ? » lance-t-il. « Pas question de changer nos habitudes ! » répond-elle, pour le plus grand plaisir de son hôte. Chaque semaine, l’ancien cultivateur de 87 ans fait appel à l’association ADMR de La Ferté-Bernard pour deux heures de ménage, prises en charge à 50%, qui lui coûtent 123 euros par mois.

« L’entretien ménager aide à prévenir les maladies », avance Laura Léon, en ajustant ses lunettes violettes. Marcel Patault, lui, y voit surtout un remède à la solitude. Ce n’est pas le vrombissement de l’aspirateur qui va l’empêcher de papoter. Sous son pull à col en V et sa chemise boutonnée jusqu’en haut se cache un « grand émotif », selon l’auxiliaire de vie sociale.

Le jovial octogénaire fond en larmes à l’évocation de sa femme de 86 ans, qui souffre de la maladie de Parkinson. La maison de retraite où elle vit depuis deux ans coûte 2 124 euros par mois, bien plus que la pension de 1 600 euros que se partage le couple. « Je suis en train de bouffer la cabane », se désespère le mari. Il dit avoir fini de puiser dans les économies de son épouse et n’avoir que de quoi « tenir deux ans et demi » avec les siennes. En mimant de se trancher la gorge, il prévient :

Moi, il ne faut pas m’enfermer en maison de retraite, plutôt avaler mon bulletin de naissance ! Marcel Patault, retraitéà franceinfo

Durant sa formation, Laura Léon a passé un mois et demi dans une maison de retraite. « C’était du travail à la chaîne, chronométré, se souvient-elle. On entrait dans la chambre pour la toilette, on ouvrait les volets, la personne n’avait pas le temps de se réveiller, il n’y avait pas d’attention au bien-être. »Elle a trouvé son compte dans le secteur de l’aide à domicile, qui permet « plus d’écoute et de participation ».

Ces deux dernières années, la Sarthoise à la frange brune a pourtant connu des conditions de travail « horribles », avec des heures supplémentaires à la pelle, faute de personnel. « Ce n’était plus un plaisir, cela devenait éreintant, décrit-elle. On perdait en patience chez les gens, on devenait irritable. » Il y a quelques semaines, une embauche et le retour d’arrêt maladie d’une collègue ont permis de retrouver un rythme plus supportable. Ses journées s’étendent généralement de 8 heures à 19h15, avec un week-end travaillé sur deux.

Aide à domicile 24 h/24

Ce vendredi, le planning de Laura Léon prévoit une pause déjeuner de près de trois heures. L’occasion de se ressourcer à la maison ? Plus ou moins. Dans l’appartement qu’elle loue près de la gare de La Ferté-Bernard, l’aide à domicile retrouve son mari, Christopher. Cet ami d’enfance, qu’elle a épousé en 2012, est devenu chauffeur de car. Mais depuis qu’on lui a diagnostiqué des troubles bipolaires en 2017, il ne travaille plus.

Tout en préparant des pâtes au poulet et aux champignons, la tonique trentenaire aux cheveux bouclés s’enquiert du rendez-vous chez le psychologue de son époux, prévu l’après-midi. Epuisé, il ne s’y rendra pas et restera au lit. « Cette maladie est notamment marquée par des phases de fatigue intense, avec des angoisses et un repli sur soi », explique Laura Léon.

Chez elle, l’auxiliaire de vie sociale retrouve des problématiques connues.« Avec la maladie, les gens se renferment, ils développent une peur de l’extérieur et des regards, détaille-t-elle. On est là pour qu’ils osent à nouveau sortir et conservent un lien social. » Son expérience professionnelle l’aide à accompagner son mari, même si elle y « laisse des plumes ».

Dans le couple, on devient plus aidant que conjoint. Il ne faut pas trop déborder. Laura Léon à franceinfo

Et si elle faisait elle-même appel à une aide à domicile ? « Je n’ai jamais pensé à le demander, reconnaît-elle. Accepter une présence extérieure dans la maison serait difficile pour mon mari. » Au travail, elle a connu des aidants familiaux qui peinaient à « lâcher du lest »« C’est vrai que ce sont souvent eux qui savent ce qui est le mieux pour le malade. On doit les rassurer, se montrer à l’écoute de leurs conseils. »

Jusqu’ici, Laura Léon n’a guère pu profiter de son temps partiel à 80%, qui devait lui permettre d’accompagner son mari. Cette année, avant l’embauche d’une nouvelle collègue, elle a déjà cumulé 75 heures supplémentaires en quatre mois. L’an dernier, elle avait fini sur un total de 120 heures sup’. « Du travail pour rien, car les heures payées en plus à la fin de l’année pèsent sur le calcul de l’allocation adulte handicapé (AAH) de mon mari. Au final, on n’y gagne rien. » Aujourd’hui, le couple vit avec 750 euros d’AAH et 1 220 euros de salaire net par mois.

Il est 13h45, la journée de travail redémarre. Direction Boëssé-le-Sec, un village à une dizaine de kilomètres de La Ferte-Bernard. Laura Léon est attendue devant une maison, coincée entre une ligne de TER et une départementale sinueuse, où attend un taxi. Elle y retrouve un préadolescent, trisomique et sourd, de retour de sa matinée dans un institut médico-éducatif du Mans. Au programme, jusqu’à 17h30 : jeu sur les couleurs, piscine à balles, goûter, entretien de la chambre, mais aussi repassage, « pour soulager la mère et lui permettre, le week-end, d’avoir du temps pour ses autres enfants». Laura Léon se rend chez un de ses bénéficiaires, le 17 mai 2019, dans la Sarthe. (

Vient le moment de rentrer à La Ferté, pour une demi-heure auprès d’un homme atteint de la maladie de Parkinson. Il faut le changer, lui prodiguer une toilette intime, le mettre en pyjama et l’amener à son fauteuil pour le repas. « Il y a un gros travail de prévention des chutes avec lui », souligne Laura Léon.

Enfin, à quelques centaines de mètres de là, 45 minutes pour une toilette intime et une aide au déshabillage d’une femme dialysée, hémiplégique à la suite d’un AVC. Dans cet appartement enfumé, où elle vit avec l’un de ses fils, la bénéficiaire tient tête à Laura Léon. Bougonne, elle refuse de se lever de la chaise et zappe entre W9 et France 2. Plongé dans sa collection de vignettes Panini, son fiston, jeune adulte en surpoids, lève la tête et lui confisque la télécommande pour la convaincre de filer.

A chaque situation, l’auxiliaire doit s’adapter et improviser. Sérieuse avec les uns, taquine avec les autres.

On est comme des comédiens. D’une maison à l’autre, on ne va pas donner la même chose. Laura Léon à franceinfo

Mais jusqu’où donner ? « Madame Léon doit veiller à ne pas trop s’impliquer, pour garder du recul, souligne sa responsable de secteur, Samantha Eloy. A trop s’investir, on risque de vouloir tout résoudre soi-même, au lieu d’alerter et de faire intervenir d’autres acteurs. » Pour le reste, la salariée est saluée pour sa « très bonne analyse des situations », sa « compétence reconnue en matière d’accompagnement » et sa « participation » en interne. C’est aussi « une vraie bonne personne ressource », régulièrement appelée à encadrer de nouvelles recrues.

Ces qualités lui ont valu d’être intégrée à une « brigade » départementale de l’ADMR, qui vient ponctuellement en aide aux professionnelles confrontées à des difficultés. « Dans le cas d’un monsieur qui était très crispé lorsqu’il était transféré au lit, on s’est rendu compte que la salariée ne lui parlait pas, pas un mot, rapporte Laura Léon. Moi, je dis ce que je fais et les gens se détendent. Parfois, porter le regard sur eux suffit. Ce sont des gens souvent vieux, pas beaux, que la société ne regarde plus. »

Certaines salariées sont uniquement dans l’action, et pas dans le relationnel. Laura Léon à franceinfo

Mercredi 12 juin, le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé qu’un projet de loi réformant le secteur de la dépendance serait présenté « à la fin de l’année ». Avant cela, « des mesures favorisant le maintien à domicile «seront intégrées au prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Laura Léon réclame un vaste plan de formation. De nombreuses aides à domicile n’ont en effet aucune qualification, ce qui nuit à la qualité des services et génère des accidents de travail. La jeune Sarthoise souhaite aussi une revalorisation du métier, qui peine à susciter les vocations. « Une fois, trois jours après avoir signé un CDI, une fille est partie en disant qu’elle gagnait plus en restant chez elle. »

L’auxiliaire de vie sociale pense aussi aux allocations accordées aux personnes dépendantes, parfois trop maigres pour une bonne prise en charge. « Il faut plus de moyens, plus de matériel et plus de lien social », énumère-t-elle. Dans quelques années, c’est la question du maintien à domicile de ses propres parents qui risque de se poser. « Je ne les vois pas en maison de retraite », prévient-elle, alors que sa journée touche à sa fin. Il est 19h15 et le week-end débute. Le programme de Laura Léon est vite vu : elle travaille.

Des trains à la concurrence: surtout sur les grandes lignes

Des trains à la concurrence: surtout sur les grandes lignes

Comme il fallait s’y attendre l’ouverture à la concurrence sur les grandes lignes concernera les axes surtout à fort trafic. Le plus singulier dans cette affaire c’est qu’on verra sans doute des filiales de compagnies nationales proposer leur candidature pour exploiter des lignes dans les pays voisins. Cinq projets de lignes de trains ont été rendus publics lundi par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des grandes lignes commerciales de transport de voyageurs, prévue pour fin 2020. Ces projets, tous déposés par la compagnie allemande FlixTrain, concernent les trajets suivants : Paris-Nord – Bruxelles-Nord ; Paris-Bercy – Lyon Perrache ; Paris-Bercy – Nice (en horaire de nuit) ; Paris-Bercy – Toulouse ; et Paris-Austerlitz – Bordeaux. Ils totalisent 25 arrêts intermédiaires. Notons  que la compagnie Flixe  qui exploite des réseaux de bus n’en possède aucun en Allemagne n’en possède aucun. Il y aura sans doute de la sous-traitance dans l’air ! Voire de l’ubérisation

Loi d’orientation de la mobilité : une loi type vide grenier

Loi d’orientation de la mobilité : une loi type vide grenier

 

Autant la loi de 1982 (loi d’orientation sur les transports) avait constitué un élément très structurant, autant la loi sur la mobilité discutée aujourd’hui au Parlement se révèle à la fois partielle dans son analyse et surtout déficiente vis-à-vis de ses moyens d’action. Pour schématiser on pourrait dire qu’on confie désormais la mobilité du quotidien aux collectivités territoriales mais sans les moyens. Cette loi est un peu une auberge espagnole. Dans son constat,  elle liste nombre de freins à une mobilité harmonieuse qui notamment préserve l’environnement.  Ensuite, on y traite un peu en vrac de mesures qui ne sont pas articulées. Le principal reproche qui peut être fait c’est l’absence de cohérence entre les problématiques de mobilité, d’aménagement du territoire, de production industrielle et de protection environnementale. Sans parler évidemment des moyens qui ne sont pas à la hauteur des ambitions. On articule encore moins la problématique de mobilité avec celle d’un urbanisme qui fait la part belle à la métropolisation. On se demande ce que vient faire le coût du permis dans cette loi, un dossier qui pourrait être traité dans les décrets et qui par ailleurs mériterait mieux. En effet on pourrait imaginer que cet enjeu de société relève de l’éducation nationale dans cette loi on énumère beaucoup mais on parle peu de mesures concrètes pour faciliter les modalités les mobilités actives. Par ailleurs on a révisé nettement la baisse les ambitions sur le co voiturage sans doute pourtant la seule solution dans les zones mal desservies par les transports collectifs. Finalement une loi qui semble vouloir surtout faire plaisir aux écolos sans donner vraiment les moyens d’une autre organisation des transports plus respectueuse de l’environnement. On parle cependant du financement en indiquant que  l’État va consacrer 13,4 milliards d’euros d’investissements aux transports sur 2018-2022, soit une hausse de 40% par rapport à 2013-2017. Le réseau ferroviaire recevra 51% de la somme tandis que le réseau routier sera rénové avec 39% du total de l’investissement. Notons que dans ce domaine l’État a rarement tenu ses promesses. Parmi les nouveautés l’appel aux employeurs, les employeurs sont appelés à contribuer au financement des modes de transports alternatifs avec une nouvelle «négociation mobilité» inscrite à leur agenda social. À noter dans cette sorte d’auberge espagnole des mesures aussi disparates que :

 

 

● Retour en arrière pour les 80 km/h : la loi prévoit de donner la compétence aux présidents de département pour relever la vitesse maximale autorisée sur certaines routes subissant aujourd’hui la limitation imposée l’an dernier par Édouard Philippe. 48 départements ont d’ores et déjà fait le choix de revenir à l’ancienne limitation. ● La fin de la vente des véhicules à carburants fossiles - essence, diesel et gaz naturel – d’ici 2040. L’article de loi portant sur cette mesure prévoit également l’objectif d’atteindre la neutralité carbone des transports terrestres d’ici 2050. «

 La possibilité pour toutes les communes de créer des «zones à faible émission» (ZFE) interdisant la circulation de certains véhicules polluants à certaines heures. ●  Sur les réseaux routiers hors agglomération et autoroutier, la possibilité de réserver des voies de façon temporaire ou permanente à certains types de véhicules prioritaires et propres (transports en commun, véhicules «propres», covoiturage, taxis…). Les VTC sont exclus du dispositif «afin d’éviter un encombrement trop important de ces voies», ont précisé les députés en commission. Pour les voitures émettant un faible taux de CO2, les maires des communes pourront également leur réserver certaines places de parking.

● La vidéoverbalisation et des trottinettes encadrées.  ● Le développement des plate-formes numériques «tout en un» . L’objectif est de développer les plate-formes multimodales qui regroupent l’ensemble des offres de mobilités, afin de permettre aux voyageurs la possibilité de réserver plusieurs transports via une seule et même application.

 

● Des lignes de navettes autonomes et des bornes de recharge électriques. Pour préparer l’avenir, le texte de présentation de la loi évoque la mise en place de lignes régulières de navettes autonomes (sans conducteur) sur une courte distance, «par exemple entre un centre-bourg et la gare la plus proche». Pour favoriser les voitures électriques, la LOM rendra obligatoire le pré-équipement de bornes de recharge électrique dans tous les parkings de plus de 10 places des bâtiments neufs ou rénovés, et l’équipement de tous les parkings de plus de 20 places des bâtiments non résidentiels d’ici à 2025. Le «droit à la prise» (droit d’équiper une place de stationnement d’une installation dédiée à la recharge d’un véhicule électrique) sera par ailleurs étendu. Le coût d’installation des bornes de recharge électrique ouvertes au public devra également être «drastiquement réduit» grâce à une plus grande prise en charge des coûts de raccordement au réseau.

● La réduction du coût du permis de conduire. ●Un forfait «mobilités durables» de 400 euros. La loi instaure ce forfait versé par les employeurs qui souhaitent encourager les déplacements à vélo ou en covoiturage. Ce forfait, sans charges sociales ni fiscales, sera dans un premier temps facultatif. La loi vise aussi à «faciliter la vie des collectivités locales» qui souhaitent encourager les Français à laisser leur voiture au garage. L’exercice de la «compétence mobilité» sera simplifié, qui peut comprendre la mise en place d’une plate-forme de covoiturage, la mise à disposition de véhicules en autopartage, etc.

 

● L’ouverture à la concurrence des bus d’Ile-de-France. 

● Des mesures en faveur du vélo

Le projet de loi contient également le «Plan vélo» présenté en septembre dernier, qui vise à tripler sa part dans les déplacements d’ici 2024. ● La mobilité des personnes handicapées encouragée. Le projet de loi «introduit de nouveaux outils pour faciliter le quotidien des personnes en situation de handicap». ● La création d’une contribution du transport aérien, évaluée à 30 millions d’euros, pour le financement des autres modes de transport, à défaut de taxer le kérosène.

 

Presse bref une loi de bric-à-brac ni vraiment écologique, ni technologique, ni industrielle et surtout avec des moyens qui ne sont pas la hauteur ● La possibilité pour les régions de gérer directement les «petites lignes» ferroviaires. Cet amendement voté au Sénat permet de répondre aux nombreuses craintes sur la potentielle fermeture de ces «petites lignes» qui avaient accaparé une bonne partie des débats de la réforme ferroviaire adoptée au printemps dernier.

 

Municipales : un comité stalinien à la république en marche choisir les candidats

Municipales : un comité stalinien à la république en marche choisir les candidats

 

 

Il n’y a pas d’autres qualificatifs pour la commission d’investiture nationale de la république en marche. C’est bien un comité stalinien qui délivrera les investitures comme cela a déjà été fait pour les représentants à l’assemblée nationale aux européennes. Un comité désigné par Macron et très réduit qui ne dispose d’aucune légitimité démocratique puisque le parti en marche n’existe pas, que ces structures sont virtuelles et qu’il n’a aucune existence sur le terrain. Pas plus que pour les législatives, les militants de la république en marche ne seront consultés concernant les élections locales de 2020. Notons le caractère très opportuniste des membres de cette commission aux ordres de Macron.

 

 

Marie Guévenoux et Alain Richard, membres du Bureau Exécutif de LaREM en charge des élections municipales, co-présideront la CNI. Deux vieux routiers de la plitique qui ont mangé dans toutes les gamelles ;

Députée de la 9ème circonscription de l’Essonne, Marie Guévenoux a une longue expérience politique. Elle a été la première présidente des Jeunes Populaires en 2004. Conseillère de plusieurs ministres, elle a été secrétaire générale de la campagne d’Alain Juppé pour la primaire de 2016, avant de rejoindre La République En Marche.

Alain Richard a milité au PSU puis au Parti Socialiste de 1975 à 2017. Conseiller d’État, parlementaire de longue date, il a servi comme ministre de la Défense entre 1997 et 2002. Il a été réélu sénateur en 2017 après avoir rejoint La République En Marche. Maire de Saint-Ouen-l’Aumône pendant plus de 34 ans, il a une grande connaissance du rôle des élus locaux et des enjeux territoriaux. La commission est complétée par des réfrènes eux m^me désignés par le pouvoir central et des courtisans du président de la république. !

La CNI compte parmi ses membres :

Nabil Benbouha : référent du Val-de-Marne, il a fait des quartiers et de l’abstention chez les jeunes ses combats ;

Patricia Bordas : référente de Corrèze, ancienne sénatrice, elle a été maire-adjointe de Brive-La-Gaillarde de 2008 à 2014 ;

Jean-Marc Borello : membre fondateur d’En Marche et président du directoire du Groupe SOS, il a été membre de la commission d’investiture de LaREM pour les élections législatives et président de la commission nationale d’investiture de LaREM pour les élections européennes de 2019 ;

Alain Chrétien : maire de Vesoul depuis 2012 et président de la communauté d’agglomération de Vesoul, il a contribué à la création d’Agir en 2017 ;

Jennifer Courtois-Périssé : membre du Bureau Exécutif et membre fondatrice de La République Ensemble (fédération des élus progressistes), elle est maire de Rieumes, commune de 3500 habitants de Haute-Garonne, depuis 2014 et conseillère régionale d’Occitanie ;

Julien Denormandie : Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, il a été le directeur adjoint du cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, poste dont il démissionne en 2016 pour participer à la création d’En Marche. Il devient le secrétaire général adjoint du Mouvement avant d’entrer au Gouvernement. Il co-pilote actuellement « Action quartiers » ;

Loris Gaudin : Membre du Conseil National des Jeunes avec Macron en charge de l’innovation sociale, il est également attaché parlementaire ;

Jean-Marie Girier : membre du Bureau Exécutif chargé de la structuration territoriale, il a été le directeur de campagne d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle ;

Nadia Hai : députée de la 11ème circonscription des Yvelines, elle co-pilote avec Julien Denormandie le chantier « Actions quartiers » auprès du Bureau Exécutif ;

Jean-Michel Jacques : député du Morbihan, il a été maire de Brandérion, commune de 1500 habitants de l’agglomération lorientaise, de 2014 à 2017 ;

Marie Lebec : députée de la 4ème circonscription des Yvelines, elle s’est engagée très tôt au sein du conseil municipal des jeunes de Louveciennes dans les Yvelines ;

Dominique Perben : ancien ministre (notamment de la Justice et de l’Outre-Mer), il fut également maire de Chalon-sur-Saône pendant plus de 19 ans. Il apportera notamment à la CNI sa connaissance des territoires ultra-marins ;

Didier Rambaud : élu sénateur de l’Isère sous l’étiquette En Marche en 2017, il a été maire de deux communes de moins de 9 000 habitants (Châbons pendant 13 ans puis le Grand-Lemps de 2014 à 2017) et président de la communauté des communes de Bièvre Est ;

Clémence Rouvier : référente d’Eure-et-Loir, elle était candidate aux élections européennes sur la liste Renaissance.

 

 

La CNI étudiera les candidatures à l’aune de six critères :

  • la probité et l’éthique du candidat, ainsi que sa cohérence avec les valeurs et les positions du mouvement ;
  • l’ambition de son projet pour la commune et sa faisabilité compte tenu des particularités locales ;
  • sa capacité de rassemblement ;
  • sa connaissance du territoire communal et sa prise en compte du fait intercommunal ;
  • son implantation locale ;
  • sa capacité à faire le meilleur résultat.

Les candidats et candidates à l’investiture devront réaliser et présenter une note de projet détaillant leur vision et leur équipe ainsi qu’une note de stratégie politique à la CNI.

Bref on continue de recruter sur dossier LaREM et non sur uen légitimité sociale ou démocratique.

Les premières vagues d’investitures débuteront mi-juin. Pour paris aussi ce sera sur dossier, m^me si le résultat est connu d’avance. (Comme pour les on pouvait candidater par internet).Les concurrents de Benjamin Griveaux redoutent évidemment  que cette procédure ne favorise l’ancien porte-parole du gouvernement, considéré comme proche d’Emmanuel Macron. Il n’ya plus guère qu’en Chine et ans quelques autres dictatures que les choix locaux sont imposé par un comité central !

La cryptomonnaie Facebook : danger «(Le Maire)

La cryptomonnaie Facebook : danger  «(Le Maire)

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a parfaitement raison d’attirer l’attention sur le danger que représente le projet de Facebook de créer sa propre crypto monnaie. Une manière de renforcer encore la dépendance des utilisateurs de cette plate-forme, de multiplier les connexions, de tirer avantage des informations personnelles, de les vendre sans parler des revenus tirés de la publicité.  le projet est d’autant plus dangereux que le profil dominant des praticiens de cette plate-forme est plus proche de celui du beauf que d’expert financier. Bref l’opération pourrait hypothéquer encore un peu plus la liberté de penser et d’agir avec les risques évidemment liés à la spéculation (et autres hold-ups) sur les crypto monnaies

 

Le projet de Facebook de créer sa propre cryptomonnaie «Ça ne peut pas et ça ne doit pas devenir une monnaie souveraine, avec tous les attributs d’une monnaie, c’est-à-dire la capacité à émettre un titre souverain» et à servir de «réserve», a-t-il poursuivi. «L’attribut de la souveraineté des Etats doit rester aux mains des Etats, et pas des entreprises privées, qui répondent à des intérêts privés», a insisté le ministre.

Facebook doit révéler ce mardi les détails d’un projet qui devrait signer l’entrée du géant américain dans l’univers des cryptomonnaies, un événement susceptible de révolutionner l’écosystème actuel des devises virtuelles.

Adossée à un panier de monnaies, cette cryptomonnaie – qui pourrait s’appeler «Libra» – pourrait transiter à partir d’applications détenues par Facebook, notamment Messenger et Whatsapp, qui regroupent plus de deux milliards d’utilisateurs. D’après la BBC, cet instrument de transaction serait lancé au premier trimestre 2020, d’abord dans une douzaine de pays. Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises comme Visa, Mastercard, PayPal et Uber ont déjà rejoint le consortium créé par Facebook.  «Cet instrument de transaction ne puisse pas être détourné, par exemple pour du financement du terrorisme ou d’activités illicites», a prévenu mardi Bruno Le Maire.

«Cet instrument de transaction va permettre à Facebook d’accumuler à nouveau des millions et des millions de données. Ça me renforce dans ma conviction de réguler les géants du numérique, de s’assurer qu’ils ne se trouvent pas dans une situation monopolistique», a-t-il conclu.

 

Foot : la fin de Neymar à Paris ?

Foot : la fin de Neymar à Paris ?

 

 

Ce pourrait bien être la fin de Neymar au PSG non seulement en raison de ses frasques extra sportives mais finalement donc de son très faible rendement sportif. Certes l’intéressé est capable de prouesses techniques assez exceptionnelles mais son d insertion dans le collectif est par trop aléatoire. En outre ce comportement marginal rejaillit sur l’ensemble de l’équipe ou certains joueurs psychologiquement encore fragiles ont tendance à imiter la vedette brésilienne.  Dernière raison d’un départ possible, la fragilité physique de l’intéressé, trop souvent blessé du fait notamment d’une condition physique insuffisante.  bref la direction du PSG serait prête à se débarrasser d’un Neymar devenant non seulement inutile mais encombrant. Reste à savoir dans quelles conditions financières l’intéressé pourrait être transféré. Il paraît peu vraisemblable qu’un grand club international soit prête à débourser la somme de 222 millions consentis par le PSG pour recruter Neymar en provenance de Barcelone en 2017. En effet la cote de Neymar du fait de ses performances a notoirement diminué. En tout cas cette information sonne comme un avertissement pour Neymar jusque-là chuchoté par la direction du Paris-Saint-Germain. Le président du Paris-Saint-Germain  Nasser al-Khelaïfi, a averti Neymar et les autres  joueurs. «Les joueurs vont devoir assumer leurs responsabilités encore plus qu’avant, lance-t-il, toujours dans un entretien à France Football. (…) Ils ne sont pas là pour se faire plaisir. Et s’ils ne sont pas d’accord, les portes sont ouvertes. Ciao ! Je ne veux plus avoir de comportements de stars.»

 

Hong Kong : dénoncer la trahison de la chef du gouvernement

Hong Kong :  dénoncer  la trahison de la chef du gouvernement

2 millions de personnes dans la rue à Hong Kong pour contester la trahison de la chef du gouvernement,  Carrie Lam. En effet cette dernière avait d’abord accepté du gouvernement central chinois le principe d’extradition. Un principe contraire à l’accord qui avait permis de restituer Hong Kong à la Chine. Dans cet accord l’autonomie judiciaire de Hong Kong était assurée. Après de puissantes manifestations,  la chef du gouvernement a suspendu provisoirement la loi prévoyant l’extradition. Mais les manifestants veulent maintenant aller plus loin. Il souhaite non pas la suspension provisoire de cette loi scélérate mais sa suppression définitive. En outre ils veulent à juste titre que soit sanctionnée la trahison de la chef du gouvernement de Hong Kong. S’efforçant d’apaiser les contestataires, Carrie Lam a présenté ses excuses “humbles et sincères” au lendemain de la suspension pour une durée indéterminée du projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine qui a soulevé une vague de contestation dans l’ancienne colonie britannique. Le texte, qui aurait concerné les sept millions d’habitants de la “région administrative spéciale” mais également les ressortissants étrangers et chinois résidents ou de passage, était perçu par de nombreux Hongkongais comme une menace pour l’état de droit garanti dans le territoire en vertu du principe “un pays, deux systèmes” qui a présidé à la rétrocession du territoire à la Chine, en 1997.Près d’un million de personnes s’étaient rassemblées dimanche dernier pour demander la suspension de ce texte, la plus grosse manifestation qu’ait connue Hong Kong depuis les rassemblements ayant dénoncé en 1989 la répression du mouvement pro-démocrate de la place Tiananmen.

Non à la dictature de Twitter et de Schiappa (Ruquier)

Non à la dictature de Twitter et de Schiappa (Ruquier)

 

 

Laurent Ruquier a sans doute raison de s’insurger contre la dictature bien-pensante qui interdit désormais de s’écarter du dogme de la pensée unique sur le plan sociétal. Du coup les personnalités, les journalistes et autres personnages médiatisées sont condamnées à délivrer des propos d’eau tiède pour éviter les attaques sur telle ou telle catégorie sociale. Ruquier  s’insurge contre cette police bien-pensante conception très puritaine de l’expression et de la liberté. Ceci vaut en particulier à la télévision ou au moindre dérapage un animateur est immédiatement viré. Laurent Ruquier une dans le JDD proteste contre cette  police assurée le plus souvent via Twitter et notamment la shérif Schiappa : « Il est cocasse de se faire allumer par des concurrents qui font à peu près la même audience à 19 heures, avec des parts de marché trois à quatre fois inférieures. » Il détaille la rénovation d’On n’est pas couché pour la rentrée, qui n’aura plus de chroniqueurs fixes (« J’aurai des libres penseurs qui seront choisis en fonction de l’actualité. Je composerai mes plateaux au coup par coup »).

Le départ de vos chroniqueurs Christine Angot et Charles Consigny est-il le résultat d’une erreur de casting ou de l’usure d’un d’un concept?
Pas du tout. C’est la conséquence d’une réalité : la société française n’est plus la même. Christine Angot et Charles Consigny ne sont pas responsables du fait que j’ai décidé de m’en séparer. Nous avons tout simplement changé d’époque. On l’a bien vu avec la polémique née des propos de Christine Angot sur l’esclavage. Ou chez nos confrères de RMC avec les mises à pied de Daniel Riolo et Jérôme Rothen, tous deux sanctionnés pour avoir évoqué, certes avec lourdeur, les frasques du Brésilien Neymar : on ne peut plus rien dire sur quoi que ce soit.

C’est-à-dire?
Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa. Nous sommes en permanence la proie des lobbies, des associations, de corporatismes catégoriels, du communautarisme… Or ce qui est grave, c’est que les journalistes eux-mêmes s’y mettent! On a vu des ex-chroniqueurs d’ONPC, tels qu’Audrey Pulvar et Aymeric Caron, stigmatiser Christine Angot pour sa maladresse, quand personne ne peut pourtant la soupçonner de négationnisme ou de racisme. M’accuser des mêmes ignominies est tout aussi infâme alors que je suis l’un des rares à ne pas recevoir – hors période électorale – le Rassemblement national ou Nicolas Dupont-Aignan sur mon plateau. Que des gens de ce métier aujourd’hui sur le carreau utilisent les réseaux sociaux dans le seul but d’exister est honteux!

Diriez-vous que vous aviez plus de liberté à l’époque où les réseaux sociaux n’existaient pas?
Infiniment! Twitter a rendu folle une profession à la dérive, qui se tire une balle dans le pied. Viendra le jour où les journalistes, s’ils ne se ressaisissent pas, ne pourront plus rien dire à force de taper sur des confrères qui sortent du lot et vont à contre-courant de la bien-pensance ou de la pensée unique.

Une nouvelle loi pour lutter contre la haine ou pour développer la censure

Une nouvelle loi pour lutter contre la haine ou pour développer la censure

On comprend évidemment que les pouvoirs publics soient sensibles à la question du développement de la haine sur Internet et recherchent des moyens pour l’empêcher en tout cas la freiner voire la réprimer. Il paraît cependant curieux qu’on fasse très rapidement l’amalgame de cette lutte contre la haine avec la question de la diffamation. Ces deux questions sont loin d’être complètement liées. Certes dans certains cas la diffamation peut servir de support développement de propos haineux mais inversement le concept de diffamation peut n’avoir aucun rapport avec la haine. En outre se pose la redoutable question de ce qui est diffamation et ce qui ne l’est pas. En effet certains faits évoqués peuvent apparaître diffamatoires tant qu’ils n’ont pas été vérifiés et confirmés. Ainsi la plupart des lanceurs d’alerte au départ pourraient-il être accusés de diffamation. Sur les questions sensibles notamment politico financières, il faut parfois des mois voire des années avant d’établir la vérité des faits. Certains dossiers traînent même dans les arcanes judiciaires pendant des dizaines d’années. L’amalgame pourrait encore affecter la liberté d’expression notamment de la presse alors que cette dernière est déjà largement pour 80 % dans les mains des financiers. La conception très monarchique de Macron autorise à s’interroger sur les intentions réelles du gouvernement.

 

Municipales à Paris : une primaire pour la république en marche ??

Municipales à Paris : une primaire pour la république en marche ??

Grosse bagarre à la république en marche dans la perspective des élections municipales de Paris. Les rivalités étaient déjà assez rugueuses entre plusieurs candidats potentiels notamment entre Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi, et Cédric Villani. Depuis le vote des européennes, les ambitions s’exacerbent encore. En effet le résultat des européennes a montré que la république en marche pouvait facilement emporter la mairie de Paris. Une mairie de Paris qui constitue évidemment un tremplin exceptionnel pour une carrière politique. Normalement comme pour toute désignation des responsables la république en marche met en place des comités bidon très restreints pour  la désignation de ses candidats. Ce qui a été fait pour les législatives et les européennes. Et pour cause il n’y a pas de vrai parti dans la république en marche ni de structure politique. Tout se décide en petit comité avec le plus souvent l’arbitrage de Macron. Mais cette fois les candidats potentiels à la mairie de Paris sont nombreux : sept pour l’instant. Ils réclament donc une primaire pour empêcher en particulier que la candidature de Griveaux soit légitimée par un comité fantôme. Six personnalités sont candidates à l’investiture : Benjamin Griveaux, Antonio Duarte, Anne Lebreton, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Cédric Villani. Alors que le premier, ancien porte-parole du gouvernement, semble favori, les quatre derniers s’inquiètent et s’unissent. Dans le JDD, les marcheurs Lebreton, Mahjoubi, Renson et Villani appellent leur parti à une « consultation citoyenne ». Théoriquement, le candidat En Marche à Paris doit être désigné début juillet mais ces rivaux de Benjamin Griveaux dénoncent un processus verrouillé. Mais lui certaine manière c’est la tradition dans la nouvelle démocratie de la république en marche !

Notre-Dame: de promesses de dons ou des annonces pour se faire de la pub ?

Notre-Dame: de promesses de dons ou des annonces pour se faire de la pub ?

 

 

On peut légitimement se demander si les annonces fracassantes de dons pour Notre-Dame constituaient  des actes de générosité ou des opérations de communication de la part de certains groupes et ou personnalités. En effet Sur les 850 millions d’euros promis pour les travaux de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, 82 millions leur ont effectivement été versés pour le moment, soit 9% environ des promesses.  Dans le détail, selon les éléments recueillis par notre antenne, sur les 29 millions d’euros promis à la Fondation de France, neuf millions d’euros ont été confirmés ; sur les 221 millions d’euros promis à la Fondation pour le patrimoine, 54,5 millions ont bien été versés, tandis que la Fondation Notre-Dame récoltait 15 millions d’euros sur les 377 millions initialement tendus. Enfin, le Centre des monuments nationaux a reçu 4,5 millions de promesses de dons dont 3,5 millions confirmés.   Les dons des milliardaires, dont les impressionnants 200 millions d’euros promis par la famille Arnault et son groupe LVMH, attendront apparemment !

La France doit rester un acteur majeur du spatial européen » (Frédérique Vidal)

La France doit  rester un acteur majeur du spatial européen » (Frédérique Vidal)

 

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, descend la place de la France en matière de développement spatial (interview dans la tribune)

 

2019 est une année chargée pour les questions spatiales avec en point d’orgue la conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne (ESA), dont l’objectif est de définir les priorités stratégiques et les financements qui vont avec. Quelles vont être les priorités de la France au conseil des ministres de l’ESA ?

FRÉDÉRIQUE VIDAL - Ce qu’il faut déjà rappeler, c’est à quel point l’Agence spatiale européenne est importante pour l’Europe et la France, leur permettant d’être des leaders du secteur spatial, dans le domaine des lanceurs comme dans celui des satellites : les lanceurs Ariane, les constellations Galileo et Copernicus, la sonde Rosetta… Lors de cette conférence ministérielle, le sujet central porté par la France sera celui de l’innovation. Comment l’Europe sur ces sujets d’innovation doit-elle faire pour rester un leader mondial ? Nous devons aussi penser davantage à l’utilisation des données générées par les satellites conçus et lancés par l’Europe et stimuler le développement de projets fondés sur leur exploitation. Penser à tout ce qu’on appelle le secteur aval, et qui va connaître un développement massif dans les prochaines années.

Pouvez-vous donner des exemples précis ?
Pour soutenir l’innovation, nous avons créé ArianeWorks, qui est une plateforme d’innovation de rupture d’un genre nouveau. Mon objectif est d’aider tout l’écosystème de startups New Space à se développer, en lien avec l’industrie et le Cnes. Que ce soit sur des sujets d’agriculture, avec l’utilisation des données satellitaires pour mieux gérer les sols et mieux prévoir la façon d’organiser les cultures ; que ce soit sur les questions de climat, avec l’observatoire que le Cnes est en train de monter au niveau mondial avec de nombreuses autres agences ; que ce soit sur les véhicules autonomes, avec le soutien d’exploitation des données de Galileo. Sur tous ces sujets, il faut maintenant qu’on tire profit des investissements faits au niveau des États membres, de l’ESA et de la Commission européenne.

Comment jugez-vous l’écosystème spatial français dans le domaine de l’innovation, notamment dans les data ? Est-ce qu’il vous paraît complet et voyez-vous des améliorations à apporter ?

Il y a toujours des améliorations à apporter, mais cet écosystème est vraiment dynamique. On a la chance d’avoir de nombreuses start-up dans le milieu des données, des calculs, dans l’algorithmique. On bénéficie d’un fonds très important de connaissances et d’expertise dans ces domaines-là, et cela permet d’alimenter la création de start-up, y compris d’ailleurs par des étudiants, des jeunes docteurs ou des chercheurs qui s’impliquent dans la création de start-up à partir de données du spatial.

En dépit de notre proximité avec l’Allemagne, il existe une réelle compétition entre Paris et Berlin dans le spatial. La France doit-elle réaffirmer son leadership spatial sur l’Europe à l’occasion de la ministérielle ?

La France est l’un des pays pionniers sur les questions spatiales, avec le premier programme de lanceur engagé en 1965. Nous avons une agence spatiale en France, le CNES, qui est un support très important à la recherche et aux industriels tant sur les lanceurs que sur les satellites. C’est normal que la France souhaite avoir un rôle de leader. Maintenant, il y a plusieurs grandes nations spatiales en Europe, notamment la France, l’Allemagne et l’Italie qui, à elles trois, contribuent à 85 % du budget d’Ariane 6. Il est crucial pour la France de rester un acteur majeur du spatial européen, et c’est tout aussi important que nos partenaires, Commission européenne comme États membres, restent fortement impliqués dans le spatial. Cela ne fait aucun doute dans l’esprit de qui que ce soit. C’est ce qui fait les succès européens.

Ariane 6 est-il le bon lanceur au bon moment ?

Ariane 6, qui sera porté par l’expertise d’Ariane­Group et de l’industrie européenne, sera un lanceur fiable et adapté aux besoins du marché des lancements. Il est donc primordial de terminer son développement puisque celui-ci induira une diminution du prix des lancements. Il sera environ deux fois moins cher par rapport à Ariane 5.

Vega E n’est-il pas un futur concurrent d’Ariane 6 ?

Une concurrence entre acteurs européens dans ce domaine serait stérile. Les programmes Ariane 6 et Vega sont extrêmement liés, leur vocation est d’être complémentaires. Notre R&D et l’innovation sont mises en commun entre la France et l’Italie. La France a financé Vega C et l’Italie de son côté Ariane 6. Notre objectif est de disposer au niveau européen d’une gamme de lanceurs qui couvrira tous les marchés de lancement.

La réutilisation d’un lanceur, considérée comme une innovation de rupture, n’est pas donc pas à l’ordre du jour…

Nous ne devons pas nous interdire de penser à la suite. Nous proposerons d’accélérer le développement des nouvelles technologies pour préparer la suite d’Ariane 6, via le moteur réutilisable à bas coût Prometheus et les démonstrateurs d’étage récupérable Callisto et Themis. Ce sont des solutions de rupture. Notre objectif est d’être capable, à partir d’Ariane 6, d’améliorer en permanence l’offre de lancement d’Arianespace. L’Europe est en train d’achever le développement d’Ariane 6, qui sera prochainement opérationnelle, et en parallèle prépare l’avenir. Ariane 6 sera enfin un pilier très important de l’autonomie et de la souveraineté de l’Europe et de la France. L’Allemagne et la France sont d’accord sur cette stratégie. Nous nous parlons souvent avec mon homologue allemand.

Justement, la France joue le jeu de la préférence européenne. Ce qui n’est pas le cas des autres pays, dont l’Allemagne. Faut-il être plus contraignant ?

Nous devons jouer avec les mêmes règles que nos concurrents. Croyez-moi, ce sujet est une priorité et de grands progrès ont été accomplis depuis deux ans. La Commission européenne et l’ESA se sont engagées à utiliser les lanceurs européens pour leurs programmes spatiaux. Par ailleurs, des représentants de cinq États européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Suisse) se sont engagés lors du Conseil ministériel de l’ESA du 25 octobre 2018 à utiliser en priorité les lanceurs européens pour leurs satellites institutionnels.

La France va-t-elle également soutenir son industrie dans les satellites, qui estime être le parent pauvre de la politique spatiale française ?

Commençons par regarder qui est en tête des dernières compétitions les plus importantes dans les satellites. Ce sont des entreprises françaises. Cette industrie est essentielle et c’est pourquoi l’État l’a toujours accompagnée et a contribué à la porter au meilleur niveau mondial. Cela n’a pas de sens d’opposer les satellites aux lanceurs et vice-versa. Je le leur ai dit. Nous avons la chance d’avoir en France deux grands « satellitiers ». C’est une force. Mais de temps en temps, le fait d’en avoir deux pose des problèmes face à une compétition mondiale féroce. Ils sont conscients que, sur certains programmes, ils doivent mieux travailler et réfléchir ensemble. Ils se rendent compte eux-mêmes, au regard du marché international des satellites, que parfois le fait de rentrer dans une compétition à outrance l’un contre l’autre n’est pas le meilleur moyen pour être efficace.

Poussez-vous à un rapprochement ?

Je ne définis pas la politique industrielle et commerciale de ces entreprises à leur place. L’essentiel pour moi est que notre filière de satellites reste, dans la durée, un fleuron au meilleur niveau mondial, capable d’innover et d’exporter. Nous sommes prêts à envisager toutes les options.

Avez-vous déjà un schéma de rapprochement ?

Ce n’est pas à moi de leur dire ce qu’ils ont à faire, mais ils sont conscients, et moi aussi, qu’il y a des choses à améliorer. Toutes les options sont sur la table, à eux de faire des propositions.

Est-ce un projet à court terme ?

Il faut laisser du temps au temps. C’est à eux de réfléchir et de faire des propositions qui feront en sorte qu’en termes de compétitivité, d’innovations et d’emplois les bonnes décisions soient prises.

Et si rien n’avait avancé avant la fin de l’année ?

Je crois qu’ils sont parfaitement conscients du sujet et ils s’en parlent. Sur la question du spatial, on porte tous la même ligne.

Estimez-vous que la France doit adapter sa doctrine spatiale militaire ?

C’est une question qu’il faut poser à la ministre des Armées, Florence Parly. Mais l’espace tend à devenir un champ de confrontations. Quand on vous attaque, il ne me paraît pas illogique d’être en capacité de répliquer.

D’une façon générale, faut-il faire évoluer le principe de juste retour géographique ?

La France porte cette volonté de faire évoluer le juste retour géographique sur investissement. Principalement nous devons repenser l’industrialisation des lanceurs Ariane pour une raison simple : ce marché est désormais le cadre d’une véritable compétition internationale. Il est très important d’améliorer la compétitivité des futurs lanceurs face notamment à la concurrence américaine. Une réflexion est en cours avec l’ESA pour définir des modalités privilégiant l’optimisation du coût. La compétitivité des programmes spatiaux européens doit devenir la règle à travers une approche beaucoup plus économique.

La France a soutenu le renforcement de l’agence spatiale de l’Union européenne à Prague. Pourquoi l’ESA, soutenue par l’Allemagne, a-t-elle freiné des quatre fers ?

Peut-on vraiment penser que l’Union européenne n’est pas un acteur à part entière du spatial alors qu’elle va investir 16 milliards d’euros dans l’espace entre 2021 et 2027 ? L’UE va tirer bénéfice de la gestion et de l’exploitation des données spatiales issues des programmes européennes qu’elle a financé. Mais l’Agence spatiale européenne demeure unique par son expertise technique sur la gestion des programmes.

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