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J-L Bianco : la réforme SNCF et stop aux lignes à grande vitesse

J-L Bianco : la réforme SNCF et stop aux lignes à grande vitesse

Arrêter la construction de  lignes à grande vitesse, améliorer la qualité des services fournis par le gestionnaire d’infrastructures ferroviaires pour accroître ses recettes, imposer des contrats d’objectifs et de performances aux établissements publics (SNCF, RFF)… Voilà les trois principales recettes de Jean-Louis Bianco, résumées dans un «document de méthode» que l’AFP s’est procuré. L’ancien ministre a été chargé par le gouvernement de plancher sur la réforme ferroviaire et ses conclusions finales ­seront rendues début avril, avant qu’un projet de loi soit présenté au Parlement. Autre préconisation de Jean-Louis Bianco, la nouvelle organisation ferroviaire devra s’articuler autour de trois entités à vocation industrielle: le gestionnaire d’infrastructure unifié (rassemblant RFF, la Direction des circulations ferroviaires et les équipes de SNCF Infra), le transporteur (SNCF) et «un établissement de tête dont les fonctions doivent être précisées et ­parmi lesquelles figurent nécessairement les ressources humaines». Selon l’ancien ministre, ces trois entités doivent avoir un statut d’établissement public à caractère industriel et commercial. Selon le document «de méthode», il faut maintenir le statut de cheminot pour «l’ensemble des agents du pôle public ­ferroviaire» et établir une convention ­collective commune. Jean-Louis Bianco propose aussi d’élargir les missions du régulateur, l’Araf, qui devra veiller à l’assainissement financier du système notamment grâce à un plan pluriannuel de résorption des déficits. En revanche, le texte ne se prononce pas sur la gouvernance du futur ensemble.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

« La CGT n’a pas voulu une grande manifestation »

« La CGT n’a pas voulu une grande manifestation »

 

 

 

« Si la CGT, organisation très puissante, avait voulu plus de gens dans la rue, elle l’aurait fait ! Elle n’a pas voulu une grande manifestation », a estimé mercredi sur Europe 1 Raymond Soubie, membre du Conseil économique, social et environnemental et conseiller de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2010, au sujet du bilan mitigé de la manifestation sur l’emploi de mardi. « Je crois que les Français sont fatalistes devant la situation actuelle. Cela peut tourner en éruption sociale, soit en un tournant politique populiste comme c’est le cas en Italie », estime par ailleurs le spécialiste.

Déficit: la France, l’Espagne (et d’autres) veulent plus de temps

Déficit: la France, l’Espagne (et d’autres) veulent  plus de temps

L’Espagne a joint sa voix à celle de la France aujourd’hui, demandant un peu plus de temps à la Commission européenne pour réduire ses déficits, soulignant que Bruxelles allait vraisemblablement entendre sa requête d’une oreille favorable au vu de la profondre récession dans laquelle elle est plongée. La France a annoncé il y a deux semaines qu’elle entamerait des discussions avec la Commission et ses partenaires européens pour obtenir un report à 2014 de l’objectif de baisse des déficits publics sur lequel elle s’était engagée pour 2013, après une forte révision en baisse de ses perspectives économiques. Lors d’une réunion des ministres des Finances de l’Union européenne, Luis de Guindos, ministre de l’Économie espagnol, a déclaré que cela ne rimait à rien de contraindre Madrid à mettre en place de nouvelles baisses des dépenses alors que le pays va dans la bonne direction pour corriger les dérives et qu’il semble avoir retrouvé la confiance des marchés.

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Les instances européennes constatent que les objectifs de déficit ne seront pas tenus ; on va donc faire semblant de maintenir cette austérité mais en reportant les échéances d’un an, au moins !Les Européens vont-ils décider de relâcher la pression sur les pays les plus fragiles de la zone euro? Le débat entre austérité et croissance sera en tout cas pleinement à l’ordre du jour pour les ministres européens des Finances qui se réunissent ces lundi 4 et mardi 5 mars à Bruxelles.La zone euro se penche ainsi un peu plus sur l’élaboration du plan d’aide de 17 milliards d’euros à Chypre. « Nous allons probablement parvenir à un accord en mars, c’est ce que nous tentons de faire », a rappelé ce même jour, le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Le conseil Ecofin des ministres des Finances de l’Union européenne fera, quant à lui, le point ce soir et demain. Outre Nicosie, les pays du Sud vont clairement constituer les dossiers les plus lourds. Les élections législatives italiennes et la percée surprise des candidats anti-austérité, ont créé un climat propice aux négociations pour les Etats européens les plus touchés par la rigueur.  Samedi 2 mars, le Portugal a été gagné par une importante vague de protestations contre l’austérité. Ces lundi et mardi, Lisbonne devrait, selon le Wall Street Journal, demander un aménagement du plan d’aide international dont le pays bénéficie depuis mai 2011. L’Irlande, autre pays sous assistance financière, devrait lui prêter main forte sur ce point. Tous deux ont ainsi en tête les mesures qui avaient été prises pour soulager le fardeau grec en novembre dernier : baisse des taux d’intérêts des prêts consentis par les Européens et rallongement de leur maturité. Par ailleurs, la question de l’arbitrage entre croissance et austérité reviendra avec insistance pour le Portugal mais aussi pour l’Espagne. Les deux pays sont, en effet, loin de leurs objectifs de déficits. Le 22 février dernier, Bruxelles a publié des prévisions qui font état de déficits publics de -4,9% pour Lisbonne et -6,7% pour Madrid. Loin, très loin des 4,5% visés par les deux pays.  Un nouveau délai pourrait ainsi être accordé aux deux voisins qui avaient déjà, en 2012, obtenu une rallonge d’un an pour ramener leur déficit à 3% du PIB en 2014 et non en 2013. Ce d’autant plus que Madrid et Lisbonne connaissent une situation économique rès dégradée : Bruxelles table, pour 2013, sur une récession de -1,4% pour le premier et de -1,9% pour le second, soit les deux plus mauvaises performances au sein de l’union monétaire. Ces pays comptent désormais un allié de poids dans leur rang : la France elle-même a repoussé à 2014 son objectif de déficit, et doit attendre le verdict de Bruxelles sur la trajectoire de ses finances publiques, en avril prochain.

Banque du Japon: objectif la dévaluation

Banque du Japon: objectif la dévaluation

Le Japon est englué depuis une quinzaine d’années dans la déflation, un phénomène de baisse des prix qui bride l’activité de la troisième puissance économique mondiale, actuellement en récession.  Sous la pression du gouvernement, la BoJ a récemment élevé à 2% son objectif d’inflation annuel, contre 1% auparavant.   »Si je suis nommé, ma tâche principale sera d’atteindre cet objectif dès que possible », a souligné M. Kuroda le futur patron de la banque centrale , selon des propos rapportés par l’agence Jiji et d’autres médias.  Pour ce faire, il dit « avoir l’intention de prendre des mesures d’assouplissement monétaire audacieuses sur une durée d’environ deux ans », espérant que l’inflation aura atteint le niveau désiré dans ce laps de temps.  Lorsqu’elle a adopté cet objectif de 2%, la BoJ a simplement expliqué vouloir y parvenir « dès que possible », sans fournir d’échéancier plus précis.  Pour lutter contre la déflation, la banque centrale procède à des achats d’actifs financiers sur le marché, notamment des obligations de l’Etat japonais et des bons du trésor. Elle a régulièrement élevé l’enveloppe totale qu’elle consacre à ce programme, la portant en décembre à 101.000 milliards de yens (830 milliards d’euros).   »La taille et les cibles du programme actuel d’achat d’actifs de la BoJ sont insuffisants », a jugé M. Kuroda à ce propos, signifiant qu’il pourrait vite augmenter l’ampleur de cet outil central d’assouplissement monétaire.  A partir de janvier 2014, ce système d’achats d’actifs sera modifié pour passer à un forfait mensuel de 13.000 milliards de yens et le candidat a laissé entendre qu’il pourrait avancer le passage à ce nouveau système dans le courant 2013.  Il a aussi prévenu qu’il pourrait augmenter la maturité des obligations d’Etat achetées par la banque.  Depuis le mois de novembre, le yen s’est fortement déprécié face au dollar et à l’euro, des investisseurs spéculant sur une accentuation des mesures d’assouplissement monétaire de la BoJ.  Cette dévaluation de fait de la monnaie nippone soulage les groupes exportateurs nippons mais chagrine leurs homologues européens qui risquent d’être concurrencés par des produits nippons plus compétitifs.  Sur la question des taux de change, M. Kuroda a par ailleurs insisté sur le fait que la responsabilité en incombait au gouvernement et non à la banque centrale.  Le Parlement devrait se prononcer à la mi-mars sur sa nomination à la tête de l’institut d’émission.

 

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Montebourg contre la taxation du diésel

Montebourg contre la taxation du diésel

« Pour moi, utiliser le diesel comme outil de financement de l’État n’est vraiment pas la bonne politique », a déclaré Arnaud Montebourg, dimanche, invité du Grand rendez-vous Europe1- i>TELE – Le Parisien-Aujourd’hui en France, pour qui les Français ne peuvent pas subir de nouveaux impôts. « Nous devons d’abord faire des économies sur les dépenses », a insisté le ministre du Redressement productif. Il s’oppose ainsi à l’idée de surtaxer le diesel pour instaurer une fiscalité égale avec l’essence dans le but de renflouer les comptes publics.

 

Déficits : Monti critique la France

Déficits : Monti critique la France

 

Laminé aux élections, sans doute aigri mais toujours sûr de son fait, Monti critique la France. Limage même de la technocratie européenne qui ne sait pas où elle va mais qui ne veut pas changer de cap. Pathétique. Le chef du gouvernement italien Mario Monti a critiqué aujourd’hui à Bruxelles les gouvernements européens qui cherchent à gagner du temps en reportant leurs objectifs de réduction des déficits publics, estimant que cela nuit aux pays qui respectent leurs engagements. « Nous n’avons pas cédé à la tendance récente consistant à demander le report d’un an de certains objectifs, comme la réduction des déficits », a déclaré Mario Monti qui participait à un forum sur la concurrence organisé par la Commission européenne. « Lorsque j’ai pris mes fonctions, je n’ai pas envisagé de demander un arrangement pour reporter à 2014″ les objectifs de réduction du déficit public italien, « malgré des conditions très, très difficiles », a-t-il souligné. « Je ne blâme personne, ni au niveau de l’Union européenne ni parmi les Etats membres, mais il est évident que la crédibilité de la politique menée dans un pays peut souffrir si d’autres demandent des reports et les obtiennent », a-t-il conclu, dans une critique voilée adressée à l’Espagne, le Portugal, la France ou encore les Pays-Bas.

 

Croissance : la consommation des ménages en baisse en janvier

Croissance : la consommation des ménages en baisse en janvier

Mauvaise nouvelle sur la croissance qui repose essentiellement sur la consommation des ménages.  Cette consommation des ménages français en biens est repartie à la baisse en janvier, diminuant de 0,8% par rapport au mois précédent, tirée par la chute des achats d’automobiles, a annoncé jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les dépenses de consommation avaient résisté au dernier trimestre 2012, avec notamment une augmentation de 0,2% en décembre sur un mois selon un chiffre révisé à la hausse.

 

Pourquoi la qualité de la viande de boeuf baisse

Pourquoi la qualité de la viande de boeuf  baisse

Le constat que nous faisons n’est pas nouveau : la grande distribution et les centrales d’achat des grandes enseignes tirent les prix vers le bas. Les groupes industriels de la viande sont obligés de suivre. Tout naturellement ce sont les plus gros acheteurs qui font la loi. Produire le plus vite possible au moindre coût a effectivement une répercussion sur la qualité finale de la viande. Les races traditionnelles françaises sont constituées d’animaux lourds qui mettent plusieurs années 4 ou 5 ans, avant de parvenir à maturité. Or aujourd’hui, on a décidé que les bovins doivent sortir de l’élevage à 28 voir 24 mois. C’est vrai aussi que l’offre et la demande a évolué en faveur de la vente en libre-service au détriment de la boucherie traditionnelle. Malgré une légère embellie due à la hausse récente des exportations, les éleveurs spécialisés en races à viande enregistrent depuis 5 ans les revenus les plus bas de tout le secteur agricole. Cela les amène à s’orienter vers des productions végétales, plus lucratives. De plus on assiste à une diminution de la consommation de la viande « rouge », pour différentes raisons (problèmes de santé, préservation de la planète, etc. …). Pourtant, l’élevage est indispensable pour notre économie et notre indépendance alimentaire, comme pour l’aménagement du territoire. Les bouchers artisanaux sont des maillons indispensables à la vente des produits de qualité : 50% d’entre eux ont disparu en moins de deux décennies. Ils ont une relation privilégiée avec l’éleveur et sélectionnent leurs fournisseurs. Ils ont aussi un rôle important de conseil pour leurs clients. Ils ont besoin d’être encouragés. Il y a les mentions obligatoires : le nom du morceau (basse-côte, faux filet, etc.), son poids, son prix au kilo, son prix net, sa date d’emballage et sa date limite de consommation, ainsi que le numéro de lot, le lieu d’abattage et le numéro d’agrément de l’abattoir, le pays de découpe et le numéro d’agrément de l’établissement de découpe. Il y a aussi l’estampillage sanitaire. Puis, il y a les mentions volontaires, comme Le type racial. L’âge de l’animal, son sexe, son mode d’élevage, son alimentation entrent aussi en ligne de compte. Les signes officiels de qualité comme le label rouge, les appellations d’origine contrôlée et les indications géographiques protégées peuvent apportés des garanties sur le mode d’élevage. Les artisans bouchers qui proposent exclusivement des races à viande à la vente, ont créé fin 2010, la marque collective l’Original.

L’instabilité politique en Italie remet en cause la zone euro

L’instabilité politique en Italie remet en cause la zone euro

 

Ce mardi matin, la bourse de Milan a ouvert en chutant de près de 4%. Car les conséquences des résultats des élections italiennes sont avant tout économiques. Les Italiens ont choisi d’accorder la chambre des députés à la gauche de Pier Luigi Bersani, et pas de majorité au Sénat. Une situation qui risque de bloquer le pays. Au niveau européen, plusieurs pays ont exprimé leurs inquiétudes au sujet de la zone euro.  Pour Pierre Moscovici, certes les résultats des élections italiennes sont « compliqués » et ils « créent des difficultés« . Mais le ministre français de l’Economie, cela « remet pas en cause les avancées de la zone euro« . Il a affirmé mardi qu’il fallait « prendre la situation avec sang-froid et attendre les conclusions que les responsables politiques italiens tireront de ce vote compliqué« . Pierre Moscovici a également appelé les responsables politiques italiens à se rassembler autour « du chef de file de la coalition arrivée en tête Pier Luigi Bersani » (centre gauche). Il espère que le dirigeant sera en mesure de former un gouvernement « équilibré et réformiste« . Moins rassurant, José Manuel Garcia-Margallo, le ministre espagnol des Affaires étrangères, a déclaré que le résultat des élections italiennes était « un saut dans l’inconnu qui n’annonçait rien de bon pour l’Italie ou pour l’Europe« . Il a notamment exprimé sa crainte sur les spreads et les fluctuations éventuelles des écarts entre taux d’intérêt sur les obligations souveraines. Le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, a quant à lui estimé que les élections italiennes avaient un effet de contagion sur les marchés. Une contagion qu’il espère « de courte durée« . Il souhaite la « formation d’un gouvernement stable » car selon lui, « ce qui est bon pour l’Italie est bon pour l’Espagne« . L’Allemagne y voit l’intérêt de toute l’Europe. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a déclaré qu’il « est essentiel et dans l’intérêt de toute l’Europe que l’Italie se dote vite d’un gouvernement stable et opérationnel (…). Les responsables politiques à Rome savent que l’Italie a toujours besoin d’une politique de réformes, une politique de consolidation« . Le ministre allemand considère que le rôle de l’Italie pour résoudre la crise européenne de la dette est « central » Il espère donc que « la politique de consolidation et de réformes soit poursuivie de manière conséquente » par le prochain gouvernement italien.

GoodYear : une Scop pneus agricoles serait créée par la CGT

GoodYear : une Scop  pneus agricoles serait créée par la CGT

 

Comme l’Américain Titan, qui a jeté définitivement l’éponge mi-février et accusé la CGT d’avoir fait capoter son projet de reprise, le syndicat ne souhaite reprendre que l’activité de production de pneus pour engins agricoles qui représente un peu moins de 600 emplois sur les 1173 du site. «Cette activité est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux», a affirmé Fiodor Rilov.  L’avocat espère que les salariés soutiendront largement ce projet.«Il ne pourra se mettre en place que si une immense majorité de salariés de cette usine décide de s’en emparer». Selon le représentant de la CGT à Amiens Nord, Mickaël Wamen, une réunion doit se tenir «la semaine prochaine ou dans quinze jours» pour en évoquer la teneur. Le syndicat exige de Goodyear qu’il accepte «de donner à une éventuelle scop tout ce qu’elle était prête à livrer gratuitement à Titan».  Les salariés du site d’Amiens-Nord de Goodyear qui ne travaillent pas dans la production des pneus pour engins agricoles ne sont cependant pas concernés par le projet. Goodyear a annoncé le 1er février dernier son intention de fermer l’ensemble du site, qui a perdu 61 millions d’euros en 2011. L’activité de production de pneus tourisme est en effet déficitaire, chaque pneu représentant pour le groupe une perte nette de 35 euros.

Sondage : 59% craignent la précarité

Sondage : 59% craignent la précarité

L’Observatoire BFM Business publie, ce lundi 25 février, son baromètre du pouvoir d’achat, réalisé par Ipsos et CGI Consulting. Après les prévisions moroses de la Commission européenne, vendredi dernier, les résultats de l’enquête ne sont guère plus réjouissants. Seuls 12% des Français estiment, en effet, que leur pouvoir d’achat va augmenter. « La population française ne se démarque donc pas des prévisions les plus pessimistes émises notamment par le FMI« , explique Rodolphe Bonnasse, directeur général de CA Com.   Plus de la moitié des Français pense en revanche que leur pouvoir d’achat va encore diminuer en 2013, et 59% sont inquiets à l’idée de basculer un jour dans la précarité. Même chez les cadres supérieurs, 43% sont pessimistes concernant une précarité possible. En cas de baisse du pouvoir d’achat en 2013, les Français réduiront leurs dépenses en priorité dans les loisirs, les nouvelles technologies et l’habillement. En cas de hausse, ce sont les postes essentiels comme l’alimentation et le logement qui seront augmentés en priorité.  Deux Français sur dix affirment ne pas arriver à terminer le mois, et 14% disent ne boucler leur budget que grâce à leurs économies. Enfin, 8% sont obligés de faire appel à un crédit ou à une aide extérieure. Et moins d’un tiers des personnes interrogées arrive à mettre de l’argent de côté. Actuellement, plus d’un Français sur deux a le sentiment de « devoir se contenter de l’essentiel« , et 8% des personnes interrogées déclarent même devoir renoncer à des dépenses essentielles, en rognant sur la santé, l’alimentation et le logement. Cette impression touche particulièrement les employés et les ouvriers des zone rurale, et dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 2 000 euros.

 

 

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Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

 

 

Grosse manifestation en Espagne contre, l’austérité, la dictature des marchés et le gouvernement ;Dans le hurlement des sifflets et des percussions, enseignants en vert, médecins et infirmières en blanc, écologistes, groupes de la mouvance des « indignés », pompiers casqués ou mineurs du nord de l’Espagne, en noir, ont convergé vers la place de Neptuno, près du Congrès des députés.   »Démission », hurlait la foule, dans une marée de pancartes blanches portant un seul mot, « NO », frappées d’une paire de ciseaux, symbole des coupes budgétaires.   »Rajoy, pars », « Dictature des banques, NON », réclamaient d’autres pancartes.   »Nous en avons ras-le-bol », lançait Luis Miguel Herranz Fernandez, un médecin hospitalier de 38 ans, en dénonçant « les coupes budgétaires, la corruption, la baisse de qualité du système de santé ».   »Dans n’importe quel pays, cela servirait à quelque chose, mais ici, cela ne sert à rien. Le gouvernement ne nous écoute pas », s’indignait le jeune médecin alors que la foule multicolore déferlait sur les avenues.   »Nous sommes ici tous unis, les médecins, les pompiers, les mineurs, et cela leur est égal ».   »Non au coup d’Etat des marchés », pour « une véritable démocratie »: les mots d’ordre étaient multiples pour cette « marée citoyenne » du 23 février, jour anniversaire de la tentative de coup d’Etat qui avait terrifié la jeune démocratie espagnole, le 23 février 1981.  Une fois le rassemblement dispersé, quelques incidents ont éclaté dans les quartiers alentour entre la police anti-émeutes et de petits groupes de jeunes, qui se sont éparpillés en mettant le feu à des poubelles. Douze personnes ont été interpellées, selon la police.  Comme à Madrid, des « marées citoyennes » ont été organisées dans de nombreuses villes d’Espagne, rassemblant notamment des milliers de personnes à Barcelone, Valence, La Corogne, Séville ou Bilbao.   »Nous sommes très en colère », s’écriait Cristina Martin Benito, une infirmière de 35 ans vêtue de la chemise blanche de la « santé en lutte ». « Nous revendiquons la nécessité d’être protégés un peu plus, nous les citoyens, et pas les banques ».  Parmi la foule encore, des salariés d’Iberia, la compagnie aérienne qui doit suprimer 3.800 emplois, en gilets jaune fluorescent, les mineurs, casque et lampe sur le crâne, dénonçant derrière une grande banderole « la fermeture des bassins miniers, sans activité alternative ».  Cible de la colère des manifestants: la politique d’austérité menée depuis un an par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, visant à récupérer 150 milliards d’euros d’ici 2014.  Alors que tous les clignotants sociaux sont au rouge, que le pays en récession affiche un chômage de 26%, la grogne est accentuée par l’aide européenne de plus de 41 milliards d’euros accordée aux banques, une injustice pour beaucoup d’Espagnols.  Les affaires de corruption qui éclaboussent les grandes institutions du pays renforcent encore le malaise. Samedi, des drapeaux républicains, rouge, jaune et violet, flottaient dans la foule.  Car la monarchie, jusque-là réputée intouchable, se retrouve prise dans la tourmente d’un scandale sans précédent: le gendre du roi Juan Carlos, Iñaki Urdangarin, était interrogé samedi par un juge des Baléares dans une enquête sur le détournement de millions d’euros d’argent public.  Au point que la Maison royale a dû, vendredi, publier un démenti face à des rumeurs sur une éventuelle abdication du roi, âgé de 75 ans.  En janvier, c’est le nom de Mariano Rajoy qui était apparu dans une liste, publiée par le quotidien El Pais, de bénéficiaires présumés de paiements occultes.   »C’est une accumulation. Le chômage, la corruption, l’absence d’avenir pour les jeunes », résume Luis Mora, employé dans le secteur de la construction de 55 ans.

 

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La fiscalité plombe le coût social en France

La fiscalité plombe le coût social en France

Dans son entretien au Figaro, Maurice Taylor affirme enfin que «les ouvriers sont trop chers». Le coût du travail est l’une des failles du système français, régulièrement pointée du doigt. Lors du G20 à Moscou, la semaine dernière, l’OCDE a présenté un rapport sur la croissance sans concession pour la France et son coût du travail «élevé». Tous secteurs confondus, une heure de travail pour les entreprises de plus de 10 salariés coûtait 34,20 euros aux employeurs en France en 2011, selon Eurostat. Un coût salarial, lesté par les diverses cotisations sociales et patronales, qui dépasse largement la moyenne de la zone euro (27,60 euros). À titre de comparaison, travailler une heure coûte 30,10 euros en Allemagne, 26,80 euros en Italie, 20,60 euros en Espagne et 20,10 euros au Royaume-Uni. Le travail en France est toutefois moins cher qu’en Norvège (44,20 euros), en Suède (39,10 euros), au Danemark (38,60 euros) ou encore en Belgique (39,30 euros).

Renault-PSA: la production en recul de 16%

Renault-PSA: la production en recul de 16%

 

La production hexagonale des deux constructeurs automobiles français Renault et PSA a reculé de 16,4% sur l’année 2012, selon des chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) cités par Les Echos jeudi. Le recul est d’un niveau équivalent à celui observé en 2009 (-15,3%), année de la crise financière, remarque le quotidien économique sur la base du Tableau de bord automobile 2012 mis en ligne sur le site du CCFA. La production en France des deux constructeurs a baissé de 16,4% en 2012 pour un total de 1.646.775 voitures. Renault est en recul de 17,6% avec 532.571 unités produites dans l’Hexagone et PSA de 15,9% (1.114.204 véhicules). La chute est encore plus prononcée au quatrième trimestre 2012 (-26,3%), principalement chez PSA (-31,5%), Renault accusant une baisse de 15,6% de sa production.  La production hors France est pour sa part en recul de 11,4% pour les deux constructeurs avec là encore de grosses disparités entre Renault pour qui la baisse à l’international est modérée (2,1% pour 2.132.330 unités produites) et PSA qui chute de 20,4% (1.797.203 véhicules). Les voitures sorties des usines françaises pèsent 20% des volumes produits par le groupe Renault. Elles représentent pratiquement deux fois plus (38%) chez PSA. Ces chiffres, ajoutés à l’effondrement des ventes de voitures neuves (-13,9%), confirment que 2012 a été une année noire pour l’automobile française dont les deux constructeurs sont visés par des restructurations.

 

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Austérité : Standard and Poor’s félicite la France

Austérité : Standard and Poor’s félicite la France

 

« Quand vous avez un gouvernement qui s’engage d’ici 2017 à réduire les dépenses publiques de 60 milliards, c’est un effort sans précédent : aucun gouvernement jusqu’ ici n’a essayé de faire cela. Je ne dis pas qu’ils vont réussir, mais en tout cas c’est une volonté affichée dont on prend acte », a déclaré Jean-Michel Six, patron de Standard and Poor’s France, jeudi matin sur Europe 1.

 

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Déficit : Standard and Poor’s encourage la France

Déficit : Standard and Poor’s encourage la France

« Ce qu’on attend de la France, c’est un engagement continu sur le maintien d’un certain nombre d’objectifs. Nous nous ne sommes jamais dans l’optique du point à un instant T. C’est-à-dire que par exemple sur les 3% de déficit, c’est un engagement qui n’est pas tenu mais pour une agence de notation comme la notre, ce qui compte c’est beaucoup plus la trajectoire que le point précis à un instant précis qui lui-même est influencé par une conjoncture européenne que les pouvoirs publics ne maitrisent pas », a déclaré Jean-Michel Six, patron de Standard and Poor’s France, jeudi matin sur Europe 1.

 

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Goodyear : le patron de Titan fait la leçon à Montebourg

Goodyear : le patron de  Titan fait la leçon à Montebourg

 

Un lettre en forme de leçon pour Montebourg par le patron de Titan, éventuel repreneur de GoodYear Amiens ;la  lettre datée du 8 février est adressée à Arnaud Montebourg et dit répondre à un courrier du 31 janvier du ministre demandant à l’américain Titan d’entamer des discussions pour une reprise de l’usine d’Amiens menacée de fermeture. « Goodyear a essayé pendant plus de quatre ans de sauver une partie des emplois à Amiens, qui sont parmi les mieux payés, mais les syndicats et le gouvernement français n’ont fait rien d’autre que de discuter », écrit le PDG Maurice M. Taylor, selon une traduction de l’AFP.   »J’ai visité cette usine plusieurs fois. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures », écrit encore M. Taylor au ministre.   »Je l’ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m’ont répondu que c’était comme ça en France ! », affirme-t-il, selon le fac-simile de la lettre lisible sur le site.   »Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? », lance M. Taylor. « Titan est celui qui a l’argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu’a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français », ironise-t-il.   »Le fermier français veut des pneus pas chers. Il se moque de savoir s’ils viennent de Chine ou d’Inde (…) ». « Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d’un euro l’heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin », menace-t-il.   »Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers », se moque le PDG américain. « Titan n’est pas intéressé par l’usine d’Amiens Nord », conclut sa lettre.

 

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La taxe sur internet renaît

La taxe sur internet renaît

 

Le gouvernement espère trouver une solution permettant de créer une fiscalité du net à temps pour l’intégrer dans la prochaine loi de finances 2014 qui devrait être présentée en septembre, a déclaré mardi 19 février Fleur Pellerin.  « Mon espoir, c’est qu’on puisse intégrer quelque chose dans la loi de finances de l’année prochaine« , a déclaré, mardi 19 février, sur France Inter, la ministre déléguée à l’Economie numérique. Ce calendrier reste ambitieux, car le sujet reste toujours un casse tête sans solution évidente. Le président UMP de la commission des finances du Sénat Philippe Marini a bien déposé, mi-2012, une proposition de loi taxant sur la publicité en ligne. Mais Fleur Pellerin s’y est déclarée défavorable, jugeant cette proposition « pas mûre à ce stade« .  Parallèlement, le 18 janvier, le conseiller d’Etat Pierre Collin et l’inspecteur des finances Nicolas Colin ont remis au gouvernement leur rapport sur le sujet, qui propose de taxer les données personnelles. Philippe Marini, résumant l’avis général, a regretté que ce rapport ne soit pas « moins intelligent mais plus opérationnel ».  Ce qu’a admis implicitement Fleur Pellerin: « ce rapport a dessiné des axes innovants. Aux services désormais d’expertiser ces pistes. Nous avons saisi la direction de la législation fiscale [de Bercy], pour qu’elle examine les modalités concrètes que pourrait prendre une telle taxation et pour en estimer le rendement« , a-t-elle déclaré au Sénat.  Sur le fond, le problème principal reste de soumettre au droit français français des entreprises étrangères. Philippe Marini propose d’obliger ces sociétés à déclarer un représentant fiscal français. Mais Fleur Pellerin a rappelé que « la Cour de justice de l’Union européenne exige un motif ayant trait à l’ordre public pour justifier l’obligation de désigner un représentant fiscal« .  Une piste similaire serait d’obliger les sociétés utilisant des données personnelles françaises à avoir un représentant en France. « Notre stratégie de protection des données personnelles pourrait, à terme, justifier d’imposer une représentation en France aux entreprises qui collectent des données, a admis Fleur Pellerin. Enfin, faute de pouvoir taxer la publicité sur Google, Philippe Marini proposait de taxer les régies publicitaires. Mais Fleur Pellerin y est « défavorable« : « cette taxe sera inévitablement répercutée sur les annonceurs. On risque notamment de frapper les PME qui accèdent au marché publicitaire grâce à des coûts d’entrée très bas. Nous avons d’ores et déjà de nombreuses taxes sur la publicité. Ne manquons pas la cible des géants du Net tout en alourdissant la fiscalité sur des acteurs français déjà fragiles… »

 

Hollande : « nous ne sommes pas dans la situation de la Grèce » , Non mais on en rend le chemin !

 Hollande : « nous ne sommes pas dans la situation de la Grèce » , Non mais on en rend le chemin ! 

« Aujourd’hui chacun sait que nous n’atteindrons pas les 0,8% » qui étaient prévus », a-t-il indiqué, sans toutefois confirmer les estimations d’une croissance « aux alentours de 0,2-0,3% » avancées par son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.   »Nous ne sommes pas dans la même situation que la Grèce qui vit sa 6e année de récession et dont la production nationale a baissé de 25% » pendant cette période, a toutefois souligné le chef de l’Etat Français, pour qui « la France est un des pays qui, aujourd’hui, sur le plan de la croissance est dans la situation la moins mauvaise » en Europe.  Il a appelé les entrepreneurs français à contribuer à la relance du pays, au vu en particulier du vaste programme de privatisations dicté à Athènes par ses bailleurs de fonds UE et FMI.   »Je suis ici pour mobiliser les entreprises françaises pour qu’elles investissent en Grèce », a-t-il déclaré. Pour les privatisations, « dès lors que des appels d’offre seront lancés, les entreprises françaises doivent être présentes », a-t-il insisté, mettant en avant leur savoir faire dans le domaine « de l’énergie, de la gestion de l’eau, des transports et chemins de fer » autant de secteurs où d’importantes sociétés publiques doivent être cédées. Il s’est aussi engagé à élargir, notamment en matière de santé, l’assistance technique française fournie à la Grèce pour réformer ses services publics.  Alors qu’Athènes a entrepris des prospections à la recherche de gisements d’hydrocarbures dans son espace maritime, M. Hollande a jugé que d’éventuelles ressources seraient « une opportunité pour la Grèce et l’Europe ».   »Si la France peut contribuer à leur exploitation, elle le fera », a-t-il ajouté, faisant écho aux spéculations des médias grecs sur un intérêt de Total pour ces prospections.  A la tête depuis juin d’une coalition avec les socialistes et la gauche modérée, le dirigeant conservateur Antonis Samaras l’a pour sa part remercié pour le soutien de Paris quand marchés et Européens prédisaient une exclusion de l’euro pour la Grèce.   »La France nous a soutenu pour rester dans l’Europe et nous soutient maintenant pour que nous et l’Europe sortions de la crise », a-t-il déclaré, appelant, en vue de la présidence grecque au premier semestre 2014, à « de nouvelles initiatives en faveur de la croissance et de la lutte contre le chômage »  M. Samaras s’est aussi porté en faux contre toute division nord-sud en Europe, relevant que les « fortes relations gréco-allemandes étaient complémentaires » des liens gréco-français.

 

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