Archive pour le Tag 'la SNCF'

La SNCF : moins de trains cet été

 

Pourquoi ces annulations? Parce que la SNCF pense qu’elle ne parviendra pas à remplir ces appareils, répond-elle ce mercredi. Les réservations se situent entre 10 et 15% pour le mois de juillet, et à 6% pour le mois d’août, déplore la compagnie. Elle assure par ailleurs que les annulations concernent très peu de liaisons, et qu’il y a toujours un train juste avant ou juste après sur lesquels peuvent se reporter les voyageurs.

La SNCF précise que les voyageurs concernés par ces annulations peuvent obtenir au choix un remboursement ou un échange. Comme d’ailleurs tous ceux qui ont pris des billets pour cet été, quand bien même leur voyage est maintenu. Pour inciter les Français à réserver leur trajet rapidement, la compagnie a en effet prévu que tous les billets soient échangeables ou remboursables sans aucun frais.

La SNCF: encore une perte de 800 millions

La SNCF: encore une  perte de 800 millions  

Une perte de l’ordre de 800 millions en 2019 alors que  le résultat théorique devait faire apparaître un boni de 300 millions, soit une différence  d’environ  un milliard. C’est le bilan financier des grèves. Certes on peut évidemment comprendre les mouvements syndicaux y compris les mouvements de grève qui constituent une des libertés démocratiques. Cependant la nature et surtout la durée de ces moments conduits de manière totalement irresponsable posent  une hypothèque de plus sur une entreprise déjà en perdition. Par être clair,  nombre de cheminots sont considérés par les organisations gauchistes de l’entreprise davantage comme des fonctionnaires que comme des salariés d’entreprises exerçant son activité au service du client. À coups de grève, à coups d’insuffisance de productivité à coups, d’irresponsabilité dans la gestion, l’entreprise se suicide progressivement. La responsabilité est largement partagée par un pouvoir politique qui laisse faire ou subitement  au contraire tranche à la hache, par une direction mollassonne et particulièrement inefficace surtout pendant la période de Pepy,  enfin par les organisations syndicales gauchistes elles-mêmes qui tuent progressivement l’entreprise avec des actions complètement irresponsables et inefficaces du point de vue des résultats y compris sociaux .Le groupe ferroviaire annonce donc une perte nette de 801 millions d’euros en 2019, vendredi 27 février, contre un bénéfice de 141 millions d’euros un an plus tôt. L’année 2019 a été marquée  »par le démarrage en décembre d’une grève interprofessionnelle qui a stoppé » la croissance des activités des onze premiers mois, souligne le PDG Jean-Pierre Farandou. Hors effet de la grève en décembre, le « résultat net récurrent » serait positif de 313 millions d’euros, estime la direction dans son communiqué

Dans le détail, les 27 jours de mobilisation ont entraîné une perte d’exploitation de 614 millions d’euros (690 millions de chiffre d’affaires).

 

La SNCF face au mur de la dette

La  SNCF face au mur de la dette

 

 

Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise. Théoriquement la dernière réforme la SNCF cheminots pour les nouveaux enfants étranges transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose), l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement de la pesée sans doute sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».

Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire.

Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise. D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux d’autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprenne que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

SNCF : grève quasi-totale

SNCF : grève quasi-totale 

 

En fonction des déclarations des futurs grévistes la SNCF annonce entre 10 et 20 % des trains. Rien n’est certain car l’entreprise se fonde sur 48% de grévistes à la SNCF mardi, 77% chez les conducteurs. Or si l’on tient compte des agents en repos ou en congés, le pourcentage de grévistes serait plus proche de 90% surtout chez les roulants. En outre,  il s’agit de moyenne. Or chaque ligne doit être équipée du minimum de personnel pour satisfaire les conditions de sécurité (roulants mais aussi sédentaires). De nombreuses lignes devront donc être complètement fermées. Pour preuve de cette mobilisation de l’ordre de 10% seulement des TGV vont circuler, des trains qui sont toujours privilégiés en cas de grève.  “Le taux de déclarations individuelles (…) sera pour le mardi 3 avril de 48%”, a précisé Alain Krakovitch, directeur Transilien de la SNCF. “Selon les catégories de personnels, on est sur des chiffres qui varient beaucoup et on va être à 77% sur les conducteurs.” Seuls 12% des liaisons TGV seront assurées mardi.

La mobilisation de mardi et mercredi marque le coup d’envoi d’une grève intermittente censée s’étaler sur près de trois mois, à raison de deux jours par tranche de cinq, selon le calendrier des organisations représentatives, CGT en tête.  Selon un sondage Ifop publié dans le JDD, seules 46% des personnes interrogées jugent le mouvement justifié mais cette proportion a augmenté graduellement depuis la mi-mars – 42% des sondés partageaient alors cet avis.




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