Archive pour le Tag 'la SNCF'

La SNCF face au mur de la dette

La  SNCF face au mur de la dette

 

 

Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise. Théoriquement la dernière réforme la SNCF cheminots pour les nouveaux enfants étranges transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose), l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement de la pesée sans doute sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».

Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire.

Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise. D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux d’autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprenne que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

SNCF : grève quasi-totale

SNCF : grève quasi-totale 

 

En fonction des déclarations des futurs grévistes la SNCF annonce entre 10 et 20 % des trains. Rien n’est certain car l’entreprise se fonde sur 48% de grévistes à la SNCF mardi, 77% chez les conducteurs. Or si l’on tient compte des agents en repos ou en congés, le pourcentage de grévistes serait plus proche de 90% surtout chez les roulants. En outre,  il s’agit de moyenne. Or chaque ligne doit être équipée du minimum de personnel pour satisfaire les conditions de sécurité (roulants mais aussi sédentaires). De nombreuses lignes devront donc être complètement fermées. Pour preuve de cette mobilisation de l’ordre de 10% seulement des TGV vont circuler, des trains qui sont toujours privilégiés en cas de grève.  “Le taux de déclarations individuelles (…) sera pour le mardi 3 avril de 48%”, a précisé Alain Krakovitch, directeur Transilien de la SNCF. “Selon les catégories de personnels, on est sur des chiffres qui varient beaucoup et on va être à 77% sur les conducteurs.” Seuls 12% des liaisons TGV seront assurées mardi.

La mobilisation de mardi et mercredi marque le coup d’envoi d’une grève intermittente censée s’étaler sur près de trois mois, à raison de deux jours par tranche de cinq, selon le calendrier des organisations représentatives, CGT en tête.  Selon un sondage Ifop publié dans le JDD, seules 46% des personnes interrogées jugent le mouvement justifié mais cette proportion a augmenté graduellement depuis la mi-mars – 42% des sondés partageaient alors cet avis.




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