Archive pour le Tag 'la purge'

Soc Gen, BNP : la purge dans le secteur bancaire

Soc Gen, BNP : la purge dans le secteur bancaire

Plan de réduction du personnel à Société Générale, aussi à la BNP. Les réductions d’effectifs ne sont pas nouvelles  dans le secteur bancaire mais vont s’amplifier. La Société Générale prévoient 1.600 départs dans le monde entier : en France, en Europe, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Asie. Ce qui représente 7,5% de la masse salariale de la banque de financement et d’investissement. La France serait dans les deux cas la plus touchée avec plus de 700 suppressions d’emploi ». De son côté, BNP Paribas, qui envisage aussi de sortir de certaines activités de marché représentant « des revenus de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros », n’avait pas précisé l’impact en termes d’emplois, assurant qu’il y aurait « beaucoup de mobilités internes. ».  BNP Paribas est notamment parvenue à un accord avec les organisations syndicales sur un plan visant à supprimer jusqu’à 2.500 postes dans sa banque de détail en Belgique d’ici 2021 afin de réduire ses coûts. La banque française, qui emploie 13.000 personnes en Belgique, souhaite que la plupart de ces suppressions de postes viennent de départs naturels non remplacés et va proposer des départs à la retraite anticipés à 800 salariés âgés d’au moins 58 ans, a dit à Reuters un porte-parole de BNP Paribas Fortis, la filiale belge de BNP Paribas. Le secteur bancaire pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque du fait des restructurations en cours mais aussi et surtout des nouveaux moyens de paiement et des banques 100 % mobile. En cause, la rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que 4 %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques.

 

« Ces suppressions de postes à la Société Générale doivent se faire dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective (RCC), c’est-à-dire via des départs volontaires » a précisé un représentant de la CFDT Société Générale, Khalid Bel Hadaoui, à l’AFP.

Le plan de réorganisation doit être présenté aux élus du personnel ce mardi matin. Le groupe Soc Gen emploie 148.000 personnes dans le monde, dont 20.000 dans la BFI.

L’Espagne s’enfonce encore, mais Bruxelles augmente la purge

L’Espagne s’enfonce encore, mais Bruxelles augmente la purge

 

Madrid s’enfonce encore (recul du PIB  6% en 2013, chômage de 27%) mais pour Bruxelles la purge doit continuer. Bruxelles prévoit en effet une année 2013 trois fois plus sombre que ne l’imagine Madrid. La Commission européenne envisage une baisse du PIB de 1,4 % en Espagne, alors que le gouvernement de Mariano Rajoy table officiellement sur une diminution de 0,5 %. Dans ces conditions, l’Espagne ne parviendra pas à atteindre ses objectifs de réduction du déficit, estime la Commission. Au lieu des 6,3 % du PIB en 2012, 4,5 % en 2013 et 2,8 % en 2014, le déficit espagnol devrait atteindre 8 % en 2012, 6 % en 2013 et même 6,4 % en 2014. Face à ces sombres perspectives, Bruxelles peut décider d’imposer de nouvelles réformes ou des coupes budgétaire au gouvernement espagnol. Elle peut aussi affiner son analyse des déficits, et valoriser les efforts structurels de Madrid. En 2012, fait ainsi valoir le gouvernement espagnol, si l’on exclut du calcul l’aide publique apportée aux banques, le déficit retombe à 7 % du PIB, un chiffre plus proche de l’objectif. Bruxelles, enfin, pourrait être conduit à revoir les objectifs de déficit pour incorporer la révision de ses propres prévisions. En tout état de cause, ces chiffres réduisent un peu plus encore la marge de manœuvre de Rajoy. Car le chef du gouvernement pouvait encore prétendre diriger seul la politique économique tant qu’il respectait les clous fixés par la Commission. La déviation, au contraire, affaiblit sa position, notamment dans les négociations d’un probable plan de sauvetage de l’économie espagnole. Ce mardi, Rajoy expliquait ainsi le dilemme de son gouvernement: «Le problème, ce n’est pas les conditions [imposées à l'Espagne], mais de combien va baisser la prime de risque. Si [le plan de sauvetage] contient la prime à 400 points, ce n’est pas la même chose que si elle baisse à 200 points». Mercredi la Bourse de Madrid a clôturé en baisse de 2,37%. Les taux d’emprunt espagnols à 10 ans étaient sous légère tension, à 5,6 %.

 




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