Archive pour le Tag 'La politique'

Ford, Ascoval, Alstom etc.: La politique industrielle grande absente

Ford, Ascoval, Alstom etc.: La politique industrielle grande absente

Trois  dossiers récents  Ford Aquitaine, Ascoval et Alstom,  témoignent des difficultés de  l’industrie française et expliquent  en grande partie la hausse du chômage en France. . Il est symptomatique que l’industrie soit régulièrement absente des discours du gouvernement. Au mieux, on regrette la fermeture d’usines ou de sites. . Pourtant depuis des années, notre secteur industriel ne cesse de se déliter et la balance commerciale témoigne de cet affaiblissement progressif. Alors que l’Allemagne, pays fortement industrialisés, enregistre chaque année un excédent de l’ordre de 250 milliards, la France, elle, connaît un déficit annuel de leur de 60 milliards. La situation pourrait être encore plus dramatique s’il n’y avait pas la vente de matériel de transport et en particulier des Airbus pour limiter la casse. Dans les discours officiels et chez Macron en particulier, la priorité est donnée aux services, au développement du numérique et aux startups. Évidemment un vue un peu restreinte du panorama économique.  Depuis des années, les pouvoirs publics ont abandonné toute stratégie de redynamisation du secteur industriel et même consenti parfois à brader notre potentiel à des entreprises étrangères.  Dernière catastrophe en date, celle de l’usine de Ford Aquitaine qui concerne près de 800 salariés et de leur de 2000 personnes avec la sous-traitance. Une usine que Ford veut fermer et dont elle empêche même la reprise par un éventuel successeur. La seule réaction de Macron a été d’indiquer qu’il demanderait le remboursement de fonds publics. Un peu court comme politique industrielle  Ce n’est pas ce qui donnera de l’emploi aux chômeurs potentiels. Autre catastrophe celle d’Ascoval, lune des dernières aciéries françaises dans le nord qui concerne près de 300 salariés. Il faut dire que depuis déjà longtemps le mot stratégie, filière et encore davantage plan est tabou en France. La régulation est laissée aux seuls marchés. Avec un tel raisonnement on n’aurait jamais pu développer et réussir Airbus par exemple. Enfin Alstom dont on a bradé la branche énergie à General Electrique voit son  alliance -pourtant plus pertinente avec Siemens-refusée par la commission européenne.    Comme on ne peut pas raisonner globalement, de manière trop générale et trop verticale, il conviendrait bien sûr de reprendre une réflexion stratégique sur les forces et les faiblesses de notre industrie par secteur et de conclure cette réflexion par la définition d’axes stratégiques encourageants la recherche, le développement et notamment l’exportation. Certes les données macro-économiques ne peuvent être négligées mais d’autres facteurs doivent être pris en compte pour comprendre et au-delà soutenir l’industrie. On notera que le mot industrie est absent du discours de Macron. Par ailleurs qu’aucun ministre n’est spécifiquement responsable de ce champ d’activité placé  en seconde priorité chez le ministre de l’économie.

Ford, Ascoval, Alstom : La politique industrielle grande absente des discours de Macron

Ford, Ascoval, Alstom. : La politique industrielle grande absente des discours de Macron

Trois  dossiers récents  Ford Aquitaine, Ascoval et Alstom,  témoignent des difficultés de  l’industrie française et explique en grande partie la hausse du chômage en France. . Il est symptomatique que l’industrie soit régulièrement absente des discours de Macron. Pourtant depuis des années, notre secteur industriel ne cesse de se déliter et la balance commerciale témoigne de cet affaiblissement progressif. Alors que l’Allemagne, pays fortement industrialisés, enregistre chaque année un excédent de l’ordre de 250 milliards, la France, elle, connaît un déficit annuel de leur de 60 milliards. La situation pourrait être encore plus dramatique s’il n’y avait pas la vente de matériel de transport et en particulier des Airbus pour limiter la casse. Dans les discours officiels et chez Macron en particulier, la priorité est donnée aux services, au développement du numérique et aux startups. Évidemment un vue un peu restreinte du panorama économique.  Depuis des années, les pouvoirs publics ont abandonné toute stratégie de redynamisation du secteur industriel et même consenti parfois à brader notre potentiel à des entreprises étrangères.  Dernière catastrophe en date, celle de l’usine de Ford Aquitaine qui concerne près de 800 salariés et de leur de 2000 personnes avec la sous-traitance. Une usine que Ford veut fermer et dont elle empêche même la reprise par un éventuel successeur. Autre catastrophe celle d’Ascoval, lune des dernières aciéries françaises dans le nord qui concerne près de 300 salariés. Il faut dire que depuis déjà longtemps le mot stratégie, filière et encore davantage plan est tabou en France. La régulation est laissée aux seuls marchés. Avec un tel raisonnement on n’aurait jamais pu développer et réussir Airbus par exemple. Enfin Alstom dont on a bradé la branche énergie à General Electrique voit son  alliance -pourtant plus pertinente avec Siemens-refusée par la commission européenne.    Comme on ne peut pas raisonner globalement, de manière trop générale et trop verticale, il conviendrait bien sûr de reprendre une réflexion stratégique sur les forces et les faiblesses de notre industrie par secteur et de conclure cette réflexion par la définition d’axes stratégiques encourageants la recherche, le développement et notamment l’exportation. Certes les données macro-économiques ne peuvent être négligées mais d’autres facteurs doivent être pris en compte pour comprendre et au-delà soutenir l’industrie. On notera que le mot industrie est absent du discours de Macron. Par ailleurs qu’aucun ministre n’est spécifiquement responsable de ce champ d’activité placé  en seconde priorité chez le ministre de l’économie.

«La politique : un spectacle 2.0»

«La politique : un spectacle 2.0»

 

François Médéline, enseignant-chercheur,  décrypte la communication des politiques dans une interview au Figaro

 

 

Votre livre, c’est assez original pour être souligné, s’ouvre sur un tweet… de Donald Trump! Ce n’est certainement pas innocent quant au regard que vous portez sur la vie politique aujourd’hui?

François MÉDÉLINE.- La vie politique n’est que le miroir du fonctionnement actuel du monde. Nous vivons dans la société du spectacle 2.0, ce moment singulier de l’histoire et de la civilisation où ce que nous appelions le «réel» a perdu pied face à ce que nous appelions le «virtuel». Le réel ne peut pas suivre la rapidité de création et diffusion de ce que nous appelions «informations» et que nous nommons aujourd’hui «data», ces données de plus en plus nombreuses qui circulent à la vitesse de la lumière. Dans ce bruit incessant de data, seules les informations transgressives et violentes émergent. Voilà pourquoi j’ai ouvert Tuer Jupiter sur un tweet de Donald Trump: «Make freedom great again» pour honorer la mort d’Emmanuel Macron. Les vieux couples philosophiques ne fonctionnent plus pour comprendre le monde actuel. Les concepts de «vrai» et de «faux», de «réel» et de «virtuel» ne sont plus adaptés. Et d’ailleurs, avec ces concepts, on imagine que Trump est un accident de l’histoire. Or, c’est exactement l’inverse. Trump est tout à fait adapté aux médias bouillants actuels. Quand il déclare qu’il est tombé amoureux de Kim Jung Un ou que si Ivanka n’était pas sa fille, il coucherait avec elle, cela paraît grotesque, stupide et irrationnel. Mais c’est en fait grotesque, stupide et irrationnel de le penser: les data que Trump produit sont plus adaptées à Twitter et à Facebook que n’importe quelles data au monde. Elles sont si efficaces qu’elles créent à chaque fois «le buzz». Je regarde ce phénomène avec humilité car nous sommes confrontés à une révolution qui nous dépasse, une révolution technologique qui sape toutes les organisations pyramidales de pouvoir et menace même la démocratie représentative. Les politiques doivent être violents et transgressifs s’ils veulent exister.

Le storytelling est consubstantiel de la démocratie représentative.

La rationalité et le débat idéologique ne sont absolument pas adaptés à ce nouveau monde. Dans notre pays, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron sont les seuls femmes et hommes politiques à s’être adaptés à ce nouveau système. Plus récemment, Laurent Wauquiez fait parler de lui grâce à une idée à la Trump toutes les trois semaines parce qu’il a tiré les leçons du trumpisme et s’essaie à l’exercice. Si j’ai ouvert mon livre sur un tweet, c’est pour rendre compte de la singularité de notre monde, j’ai mobilisé les matériaux de l’époque même si j’ai conscience qu’il est plus facile de «faire beau», littérairement parlant, avec les matériaux utilisés par Maupassant. Tuer Jupiter, comme l’a dit un critique littéraire, c’est la «Fake News élevée au rang de littérature» dans un monde qui n’a plus le temps d’identifier ce qui est vrai et ce qui est faux.

De manière plus générale, on sent au fil des pages que vous accordez à la communication politique une grande attention. Trouvez-vous que celle-ci est en quelque sorte polluée par des artifices de communication?

 

Le storytelling est consubstantiel de la démocratie représentative. On raconte toujours une histoire à ses électeurs. Charles de Gaulle a raconté celle d’un Général qui a sauvé le pays de l’humiliation, Valérie Giscard d’Estaing a en quelque sorte piqué «la nouvelle société» à Jacques Chaban-Delmas, François Mitterrand a inventé la revanche de la vraie gauche, lui, le catholique conservateur… Et donc Emmanuel Macron a vendu aux Français, dès le premier jour de sa campagne, l’image d’un John Fitzgerald Kennedy à la française, allant jusqu’à mettre en scène un couple glamour, bien que post-modern, Brigitte Macron n’étant pas Jacky Kennedy même si elle a un fort potentiel d’élégance. Son discours était le suivant: «Je vais vraiment changer le réel, ce qu’ont oublié de faire mes prédécesseurs, car je vais agir différemment».

 

Emmanuel Macron a vendu aux Français l’image d’un Kennedy à la française.

Cette histoire a été construite avec ses équipes, en particulier avec celui qui est le show-runner du roman national depuis le départ, Ismaël Emelien. Les artifices actuels utilisés dans sa stratégie de communication sont simplement adaptés aux médias actuels. Faire une référence à Jean Jaurès dans un discours est aujourd’hui moins utile que de «savoir être cool». Les photos de Barack Obama avec Michèle étaient glamour, Obama était «cool» en cuistot à burgers. Et Emmanuel Macron a fait des vidéos où il retournait des bouteilles d’eau minérale sur une table avec une seule main. Ce type d’images crée des fans et des followers. Les leaders politiques, si l’on file la métaphore religieuse, n’ont plus vraiment besoin de clergé. Qu’on les considère comme des gourous ou des prophètes, ils ont les moyens, dans la société du spectacle 2.0, d’avoir un rapport direct à leurs fidèles, aux adeptes. Les vidéos de Marine Le Pen peuvent être visionnées 700 000 fois sur Facebook. Les Insoumis écoutent le prêche sur la chaîne Youtube du Lider Maximo. La vidéo «qu’ils viennent me chercher» d’Emmanuel Macron sur l’affaire Benalla devant la majorité présidentielle est mille fois plus efficace qu’une des allocutions dont nous a abreuvés François Hollande. En Inde, Narendra Modi, premier ministre, ne parle plus aux journalistes: plus de conférences de presse. Il s’adresse exclusivement à ses followers et à ses fans via Twitter et Facebook. Les facilités de création de data sont immenses, leur diffusion instantanée, les politiques ont un éventail de choix très large. Le seul problème, si l’on tient à la démocratie représentative, qui est dans l’idéal une agora pour du débat de fond, c’est que les citoyens, déjà par essence assez passifs dans ce système politique, ont perdu face à ces nouvelles technologies le contrôle de leur système nerveux central et même de leur système hormonal (on sait qu’un «like» Facebook fait secréter quand on le reçoit de la dopamine, l’hormone du plaisir). C’est ce dont j’ai essayé de rendre compte dans Tuer Jupiter. Et j’ai repris les codes du thriller politique pour qu’il y ait un fort suspense. Car le suspense rend lui aussi addictif.

Vos personnages, dont on ne peut pas dire que «toute ressemblance avec la réalité serait fortuite», semblent obsédés davantage par le pouvoir que par l’utilité publique de leur action. Est-ce ce que vous ressentez?

Mes personnages sont tous fictifs. J’ai choisi d’appeler le personnage principal, qui est président de la République, Emmanuel Macron, de lui faire porter deux alliances. Il dit souvent «en même temps» et a les dents du bonheur. Mais c’est un personnage fictif car il meurt le 11 novembre: il est empoisonné, des chocolats fourrés à la strychnine, la mort-aux-rats. Le président Emmanuel Macron ne va pas mourir. Mes personnages renvoient effectivement à des personnages dits «réels» mais ces personnalités sont tout à fait fictives elles aussi. Trump, Poutine, Macron, Philippe: tous les politiques sont des acteurs qui jouent le rôle de leur vie, selon un scenario qu’ils ont écrit avec leurs équipes. Ils ne sont pas vrais. Ils sont faux. C’est pour cette raison que j’ai choisi de présenter mes personnages dans leur intimité, car on ne voit jamais les coulisses de la mise en scène politique. Ce livre est donc assez irrévérencieux et désacralise les personnages politiques que nous connaissons tous. La tradition littéraire française sait rire des puissants qui nous gouvernent, Molière en est l’exemple le plus célèbre.

Les élus sont des «animaux à sang chaud».

Pour répondre précisément à votre question, pour avoir travaillé durant dix ans auprès d’élus, je peux vous certifier que ce sont des animaux à sang chaud, avec un cerveau reptilien plus développé que le nôtre. Le ressort principal de la décision politique n’est pas l’idéologie. Ce ne sont pas les textes de lois non plus. Les décisions politiques sont prises avant tout pour gagner les élections suivantes, et en fonction des relations interpersonnelles qui lient ces personnes entre elles, car elles sont tout aussi humaines que nous. La politique, c’est d’abord de la chair. La lecture de Milton Friedman ou de Karl Marx et la constitution de la 5ème République ont moins d’importance que les rapports entre les personnes. On ne peut comprendre la démission de Gérard Collomb si l’on ne considère par sa personnalité revancharde, humiliée toute sa vie. On ne comprend pas la vie politique française de 1993 à 2007 si l’on n’analyse pas l’inimitié entre Jacques Chirac et Édouard Balladur. Et on ne comprend pas mieux l’élection de 2017 si on ne connaît pas la détestation Sarkozy/Fillon. Je veux bien croire que les fuites sur Pénélope Fillon viennent de l’Élysée ou de Bercy, mais les vestes de Robert Bourgi, ça ne vient pas de là. Tout le monde sait qui est allé mettre le coup de grâce à celui qui devait gagner la Présidentielle en faisant 35% dès le premier tour. Et c’est dans ces conditions qu’Emmanuel Macron a pu réaliser le casse politique du siècle, prendre un pays en six mois quand ses prédécesseurs devaient y consacrer leur vie…

Comment redonner aux Français une confiance dans la vie politique? Votre livre ne va peut-être pas y contribuer…

Je vais vous paraître assez radical mais les citoyens se contentent assez bien de leur passivité. Ils vont voter pour un Président, car ils ne l’ont jamais fait pour une Présidente, ils espèrent même parfois pour une partie d’entre eux, et puis la déception point en général en une petite année. Ce fut le cas pour Sarkozy. Hollande s’est arrangé tout seul beaucoup plus rapidement en montant sur la banquette arrière d’une voiture pour remonter les Champs Élysées, en sortant la tête par le toit ouvrant sous la pluie alors qu’il avait construit son succès sur l’image d’un «président normal» durant toute une campagne. Le quinquennat Macron commence à terriblement souffrir. Les récits ne sont pas adaptés à la structure actuelle de la diffusion de l’information. Un récit ne peut plus durer cinq ans, surtout si les résultats ne sont pas là. Le réceptacle 2.0 est trop puissant, tout le monde peut hurler 24h sur 24 sur Facebook ou Twitter, la puissance de frappe est immense, le premier accroc

Le quinquennat Macron commence à terriblement souffrir.

devient vite difficile à gérer. On n’attend plus que les cavaliers ou les journaux délivrent les nouvelles avec des filtres et on ne remplit plus les cahiers de doléance durant des semaines. La démocratie représentative n’est plus adaptée au monde 2.0 et elle va être submergée. Mon conseil pour redonner espoir, c’est de lire et d’être fraternel. Parce que pour que le monde 2.0 accouche d’une solution positive, il faut un niveau éducatif de masse exceptionnellement élevé. Le modèle de l’élite éduquée ne peut pas résister face à une mode d’expression finalement assez égalitaire. Il n’y a pas de permis d’expression 2.0. Et comme le dit Umberto Eco, des gens qui n’auraient pas été légitimes pour avoir la parole l’ont aujourd’hui, cette parole, et le concept de légitimité n’est plus adapté pour le comprendre. Mais je ne suis pas nostalgique. A l’époque de l’ORTF, le directeur de cabinet du Général dictait les titres au présentateur du 20h…

Vous avez «panthéonisé» Emmanuel Macron! Est-ce prémonitoire? Qu’est-ce que l’histoire retiendra de lui?

J’espère que ce n’est pas prémonitoire sinon le Président va être empoisonné le 11 novembre et être panthéonisé à la date très napoléonienne du 2 décembre! Plus sérieusement, qu’est-ce que l’histoire retiendra de Chirac, de Sarkozy, de Hollande? Le discours de Villepin à l’ONU et la non-intervention en Irak? Le mariage pour tous? Ce monde n’a que deux minutes d’existence. Il n’a plus vraiment de mémoire, en tout cas positive. L’histoire retiendra peut-être qu’il fut le plus jeune président de la République élu. Et si Marion Maréchal Le Pen est élue en 2022, l’histoire lui rappellera qu’il aurait peut-être dû parler à ceux qu’on appelle par un raccourci intellectuel et de façon un peu lyrique «les vaincus de la mondialisation». Parce qu’il y a des petits retraités, des chômeurs, des ruraux qui roulent au diesel, des classes moyennes et populaires dans les périphéries, des Français avec des prénoms arabes ou africains. Et tous ces gens n’en ont que faire des premiers de cordée.

Affaires Buisson, Copé etc. : la politique dans le caniveau et pour longtemps

Affaires Buisson, Copé etc. : la politique dans le caniveau et pour longtemps

 

Les affaires Copé et Buisson confirme nt le caractère particulièrement délétère de la politique française. Des affaires condamnables  mais qui ne surgissent sans doute pas par hasard à la veille des élections. Le fruit de l’affrontement gauche droite mais aussi de rivalités personnelles tenaces. Sur les deux affaires en question, il convient en effet de s’interroger sur l’origine des fuites. Qui a fourni les informations ? Dans quelles conditions ? Qui profite de ces fuites ? Au-delà de ces interrogations, cela prouve qu’en réalité faute de pouvoir démontrer une crédibilité des programmes et des actions on s’efforce de démolir par la délation, la rumeur, les coups fourrés. Aujourd’hui en France aucun parti, aucune personnalité de bénéficie du crédit nécessaire pour s’imposer et les intrigues de palais font office de stratégie. A gauche l’affaire Cahuzac avait montré la fragilité et la superficialité de certains dirigeants socialistes ; A droite, l’enjeu, c’est l’ ‘éventuelle succession de Sarko comme leader ; Sarko qui est loin d’être sorti d’affaire. Il ne faut pas s’attendre à des cadeaux de la part de Hollande. Ce dernier tentera par tous les moyens de la faire condamner par la justice afin de  l’éviter en 2017 et afin de compter sur le reflexe républicain contre l’extrême droite. Une justice évidemment très complaisante à l’égard de tous les pouvoirs en place. Du coup, il faut s’attendre jusqu’en 2017 à une multiplication des coups tordus  à droite comme à gauche. Bref la politique dans le caniveau qui ne rehausse pas l’image d’une classe politique déjà très discréditée. La politique se réduit en fait à de enjeux de pouvoir quand la compétence, le courage, la cohérence deviennent absentes. Dommage évidemment dans une période crise qui exigerait une autre hauteur de vue, une mobilisation sur les enjeux stratégiques  et d’autres comportements.

France-Afrique : la politique pour la France, le business pour la Chine et les Etats-Unis

France-Afrique : la politique pour la France, le business  pour la Chine et les Etats-Unis

 

Encore un sommet sur l’Afrique où la France se distingue sur le plan politique et militaire. Dans le même temps, les Etats Unis et la Chine eux se préoccupent surtout de business en investissant et en exploitant les ressources du continent. Discrètement mais sûrement la Chine colonise économiquement l’Afrique grâce à l’appui de certains  dirigeants africains corrompus ; Un Chine qui ignore la politique, la démocratie, la corruption ou tout simplement la paix ; la France joue au gendarme tandis que d’autres pays, la Chine surtout mais aussi les Etats-Unis, d’autres, ne s’intéressent qu’aux ressources africaines par ailleurs très peu vélarisées sur place. (Même si la France est encore présente ici ou là au Niger par exemple).  La coopération française pour le développement est devenue fantomatique, pour exister la France se cantonne (et souvent seule) au rôle de pompier des conflits. C’est donc devenu une coutume sous la Ve République : chaque président français se doit de vivre son instant africain. François Hollande se plie à la tradition en organisant le week-end prochain son sommet pour la paix et la sécurité en Afrique. Quarante chefs d’État ainsi que des représentants d’institutions internationales (José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy pour l’Union européenne, Ban Ki-moon pour l’ONU) sont donc conviés à Paris. À l’Élysée, on explique que la démarche est avant tout pragmatique. Le sommet comportera ainsi un volet économique afin d’indiquer comment l’Afrique et la France peuvent profiter du développement actuel du continent noir. La question de l’environnement sera aussi au programme en vue de la prochaine conférence sur le réchauffement climatique, qui se tiendra en France en 2015. Mais c’est surtout le thème de la sécurité qui occupera l’essentiel des débats. Avec une réflexion centrale : comment le continent africain doit assurer lui-même sa sécurité, que ce soit lors d’un conflit ou dans les domaines de la piraterie ou du terrorisme. L’une des idées phares du sommet est la mise en place de forces africaines d’action rapide capables d’intervenir en cas de crise, la France ne jouant plus qu’un rôle de support (logistique, formation). Sur le papier, l’idée est séduisante. Reste à la traduire dans les faits, en assurant notamment un financement pérenne de ces forces. Ces dernières années l’ont démontré : les pays africains traînent des pieds pour des interventions extérieures et c’est la France qui a souvent été en première ligne, que ce soit en Côte d’Ivoire ou au Mali. Dernier exemple en date : la Centrafrique. Pour empêcher ce pays de sombrer totalement dans le chaos, Paris a annoncé l’envoi d’un millier d’hommes pour une durée minimum de six mois. Une réunion exceptionnelle réunissant pays frontaliers et représentants de l’UE et de l’Union africaine se tiendra d’ailleurs samedi prochain juste après la clôture du sommet.

 

Cécile Duflot : la politique de la menace pour les réquisitions !! Tu parles

Cécile Duflot : la politique de la menace pour les réquisitions  !! Tu parles

 

Pour tenter d’expliquer son échec total en matière de réquisition Duflot qui ne manque pas de souffle (et d’ambition)  déclare que la menace a permis de libérer des logements. En décembre 2012, la ministre du Logement, Cécile Duflot, annonçait une première série de réquisitions dans les régions en tension pour la fin de la trêve hivernale. Cinq mois plus tard, aucun des 90000 logements vacants appartenant à des personnes morales (associations, SCI…) en région parisienne n’a été saisi par l’Etat. Et les associations s’impatientent. « Je l’ai dit depuis le début, la réquisition n’est pas une solution magique, mais elle représente l’un des moyens à notre disposition pour vraiment s’attaquer à la crise du logement. » Face aux critiques concernant le faible taux de procédures activées, particulièrement en Ile-de-France, Cécile Duflot, ministre du Logement, réplique sans hésiter : « Il n’est pas question pour nous de menacer de réquisition quelqu’un qui vient d’hériter du petit appartement de sa grand-mère par exemple. Seuls les gros propriétaires qui ne jouent pas le jeu doivent être ciblés.»

La politique dans le caniveau, comme l’économie

La politique dans le caniveau, comme l’économie

 

La sémantique utilisée par nos politiques est révélatrice du niveau actuel ; il y a eu le « casse-toi pauvre con » de Sarkozy, la « finance c’est l’ennemi « de Hollande (tu parles, son trésorier de campagne possède  des comptes dans les paradis fiscaux,), la trahison de Cahuzac, les mots doux entre Copé et Fillon, le salopard (Moscovici) de Mélenchon etc. Il ne s’agit que de la forme, pour le fond c’est pire, on tutoie le caniveau. Témoin la grande frayeur des nantis du système oligarchique qui craint d’afficher son patrimoine alors que ce même système n’a aucun scrupule à imposer austérité et misère. On en a confirmation avec les affaires qui ne cessent de se multiplier ; là on parle en millions quand ceux qui subissent l’austérité parlent en termes de salaire moyen mensuel en France de 1600 euros et certains pensionnés en termes de 750 euros par mois. Il y a de plus en plus de riches (et beaucoup de politiques en font partie) et de plus en plus de pauvres en France ; les nantis détiennent le pouvoir, se côtoient, réfléchissent entre eux, et sont bien incapables de comprendre la problématique des couches moyennes encore moins des couches les plus démunies. Comment un député –maire pourrait il comprendre quelque chose avec son revenu d’environ 20 000 euros par mois( plus  les autres avantages liés à sa fonction). A l’incompétence, la classe politique ajoute le manque de scrupules et le mépris, le langage employé témoigne de la nullité des personnages. On imagine mal De gaulle employer de telles formules ou s’accoquiner avec les milieux financiers. D’une certaine manière, il y a dévalorisation  de la morale publique. Et ce ne sont pas les réformettes de Hollande qui vont changer quelque chose (dans ce domaine comme dans d’autres). La classe politique actuelle est complètement ignorante des réalités économiques et sociales et ne pensent qu’en terme de pouvoir, d’argent, de carrière. Du coup, on s’autorise toutes les promesses, tous les mensonges, c’est la même chose pour eux. Et les médias, aussi en pleine crise existentielle, suivent bêtement la pensée  dominante. Ridiculement suiviste, aucun ne pose la question de la légitimité de Hollande et de son gouvernement. Une légitimité démocratique parait-il quand 90% des français rejettent  sa politique économique, qu’en cas de nouvelle élection il serait à 19% derrière Le Pen. En fait, une légitimité démocratique formelle. En attendant le pays s’enfonce dans la médiocrité politique mais ce qui est évidemment plus grave le déclin économique avec environ 5 millions de chômeurs mais en réalité entre 7 et 8 millions, l’austérité pour ceux qui ne peuvent placer et cacher leurs revenus à l’étranger. Le drame français, c’est qu’aucun homme politique, aucun parti n’offre actuellement d’alternative économique crédible. La France va dans le mur, on le concède à droite mais aussi à gauche. Par incompétence, malhonnêteté et même mépris pour ce peuple  qu’on veut gouverner mais qu’on ne connait même pas. La politique tutoie le caniveau mais l’économie, elle, va y plonger. Le séisme politique, économique et même sociétal est certain mais il est difficile den prévoir le moment et les modalités.




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