Archive pour le Tag 'la gauche'

SONDAGE RÉGIONALES Île-de-France: Pécresse largement en tête, la gauche out

SONDAGE RÉGIONALES Île-de-France:  Pécresse largement en tête, la gauche out

Créditée de 33 % des intentions de vote aux régionales, la présidente sortante de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, compte 17 points d’avance sur le Rassemblement national, en deuxième position, selon un sondage de l’Ifop pour le JDD et Sud Radio.

 

. Avec 33% des intentions de vote, l’ancienne membre des ­Républicains (LR), à moins d’un mois du premier tour des régionales, le 20 juin, sème ses poursuivants. Le ­Rassemblement national (RN) et La République en marche (LREM) n’atteignent pas la moitié de son score, respectivement mesurés à 16 et 15 %. Quant aux listes de gauche, elles risquent la disqualification pour le second tour : celle d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) est à 11 % ; les deux autres, le Parti  socialiste (PS) et La France insoumise, (LFI) à 10 %, le seuil minimal pour exister au-delà du premier round.

La situation est bien plus désespérante pour la gauche, qui paie sa division. L’équilibre entre les trois listes n’augure rien de bon : ni Clémentine Autain (LFI), ni Julien Bayou, ni Audrey Pulvar (PS) ne capte un vote utile qui viserait à sanctionner Pécresse. Faute de dynamique en faveur de l’une des listes et à l’approche du seuil critique des 10%, l’électorat de gauche pourrait condamner tout ou partie de ces listes à l’élimination.

SONDAGE 2022 : toujours le duo Macron et Le Pen mais cette dernière en tête . La gauche out.

SONDAGE 2022 : toujours le duo Macron et Le Pen mais cette dernière en tête . La gauche out.

  •  

Selon, l’enquête IFOP-Fiducial réalisée pour le JDD et Sud Radio*  Macron arrivait en tête dans la majorité des configurations de premier tour ; ce n’est plus le cas .

 

En moyenne selon les scénarios premiers tour Marine Le Pen tiendrait 25 %, Emmanuel macro 24 % Xavier Bertrand 16 %. Les autres candidats sont plus loin Jean-Luc Mélenchon à 11 % Anne Hidalgo a 7 % Yannick Jadot a 700 du poignant à 5 % et Fabien Roussel à 2,5 %.

 

Jamais l’électorat de la présidente du RN, évalué entre 25% et 27%, n’a été si éloigné de celui du fondateur d’En marche. « Le match Macron-Le Pen est aussi un duel sociodémographique, diagnostique Dabi. Il y a deux France qui se superposent sans aucune zone de frottement. » Contrairement au passé, où l’on trouvait toujours des cadres supérieurs pour voter à gauche ou des ouvriers à droite.

Alors que les catégories d’âge les plus acquises à Macron restent les 18-24 ans (27%) et les plus de 65 ans (3 %), celles qui votent le plus Le Pen sont les 25-34 ans (35%) et les 50-65 ans (33%). « C’est dans ces générations charnières que Marine Le Pen atteint ses scores les plus élevés : celle de l’insertion, touchée de plein fouet par la crise et en recherche de stage ou de travail, mais aussi celle d’avant la retraite, qui se fait licencier, qui épargne le moins chaque mois et qui est confrontée à la dépendance des proches », note Dabi.

Plus classiquement, Le Pen demeure en position de force chez les employés (42%) et ouvriers (45%) ainsi que dans la population faiblement diplômée (36% chez les titulaires d’un CAP ou d’un BEP, 34% chez les bacheliers). Tout le contraire de Macron. À noter : la candidate d’extrême droite, comme aux élections européennes de 2019, semble en passe de remporter la bataille du salariat (elle en recueille 30%, soit 9 points d’avance sur le chef de l’État), et même celle du secteur public (29%, soit 6 points d’avance). Mais si sa dynamique semble forte, elle s’arrête aux portes de l’Élysée : avec 46% des suffrages, elle perdrait le second tour contre Macron (54%). Ce qui interdit toujours à la candidate d’extrême droite, malgré ses bons scores, de revendiquer le statut de favorite.

Si le scrutin avait lieu aujourd’hui, la droite subirait son deuxième « 21 avril » d’affilée : aucun de ses représentants ne se qualifierait pour la finale. Ni Xavier Bertrand (16%), ni Valérie Pécresse (11%), encore moins Laurent Wauquiez (7%) ou Bruno Retailleau (6%). Le président de la Région Hauts-de-France a pourtant des raisons d’espérer : après sa déclaration de candidature à la présidentielle, il rebondit de 2 points par rapport au précédent sondage Ifop (pour Marianne, en mars) et creuse l’écart à droite, alors que la partie, à l’automne, semblait beaucoup plus serrée.

Si sa stratégie visant à ratisser à gauche ne fonctionne pas (4% des sympathisants seulement voteraient pour lui), pas plus que ses appels du pied à l’électorat populaire (10%), qui reste à conquérir, il attire 53% des électeurs de François Fillon en 2017 et 17% de ceux de Macron. Et obtient un bon résultat chez les personnes âgées (27%), loin devant ses concurrents de droite. Pas encore au second tour, donc, mais en passe de réussir son pari tactique : tuer dans l’œuf, en se déclarant si tôt, la primaire de la droite.

Même constat pour la gauche : à ce stade, elle ne qualifierait personne pour le second tour. Son meilleur prétendant actuel, Jean-Luc Mélenchon, même dans la plus favorable des configurations, n’obtient que 13,5% (il a atteint 19,58% en 2017), et vogue plutôt entre 10 et 11%. « L’espace politique et le potentiel électoral de la gauche n’ont jamais été aussi faibles sous la Ve République : entre 26 et 28% », note Dabi.

Quant aux autres représentants de ce camp, aucun d’eux ne perce. Anne Hidalgo, qui avance ­pourtant vers une candidature depuis l’automne, stagne à 7%. Yannick Jadot, en dépit de son récent appel au ­rassemblement, plafonne à 6%. L’ex-socialiste Arnaud ­Montebourg, qui a manifesté des velléités de retour, ne dépasse pas les 5%. Enfin, le maire de Grenoble, Éric Piolle, candidat préféré des écologistes, atterrit au niveau du score d’Eva Joly en 2012 (2%)… Nulle dynamique, donc. Plus cruel encore : en cas d’union du PS, du PCF et d’EELV, le champion de la gauche, qu’il s’agisse d’Hidalgo ou de Jadot, rassemblerait à peine 9 à 10% des suffrages.

 

Second tour : Macron toujours devant

Vainqueur au second tour à 54 % : c’est un point de plus pour le chef de l’état que dans le dernier sondage Ifop (pour Marianne) en mars. En plein débat sur la volonté des électeurs de gauche de faire barrage au RN, 51 % des sympathisants Insoumis et 84 % de ceux du PS voteraient Macron. Il récupérerait 59 % de ceux qui avaient voté Mélenchon en 2017 et 88 % de ceux qui avaient opté pour Hamon. Le Pen serait certes battue avec 46 %, mais Frédéric Dabi le rappelle : « Jamais, à un an du vote, un candidat frontiste n’a obtenu un tel score.

 

Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé par questionnaire autoadministré en ligne du 2 au 8 avril 2021, auprès d’un échantillon de 1.730 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 2.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d’erreur des résultats d’ensemble s’établit, selon le score visé, entre plus ou moins 1,0 et 2,2 points.

Élection présidentielle : Marine Le Pen devant Macron, la gauche out !

Élection présidentielle : Marine Le Pen devant Macron, la gauche out !

Selon un sondage Harris Interactive publié ce dimanche, Marine Le Pen, devancerait d’une courte tête le président sortant Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle, si le scrutin avait lieu ce dimanche, selon un sondage Harris Interactive.

À 15 mois de la présidentielle, Emmanuel Macron rallierait 23 à 24% des suffrages au premier tour, en fonction des différents candidats potentiels à droite et à gauche, selon cette enquête commandée par le cabinet CommStrat et le quotidien L’Opinion. Marine Le Pen engrangerait, elle, 26 à 27% des votes, là aussi selon les différentes hypothèses de candidatures à droite et à gauche.

En 2017, Emmanuel Macron avait recueilli 24% des voix au premier tour, contre 21,3% à Marine Le Pen. Il l’avait emporté au second tour avec 66,1% des suffrages contre 33,9% à la présidente du Rassemblement national. À 15 mois de la présidentielle, le couple Macron/Le Pen continue de dominer le rapport de force et relègue les autres candidats putatifs loin derrière.

À droite, une candidature de Xavier Bertrand recueillerait 16% des intentions de votes exprimées, Valérie Pécresse 14%, quelle que soit la personnalité soutenue par le Parti socialiste qui leur serait opposée. À gauche, une candidature d’Anne Hidalgo recueillerait 6 ou 7% des voix, selon qu’elle serait opposée respectivement à Xavier Bertrand ou à Valérie Pécresse. Tandis qu’Arnaud Montebourg est crédité de 5% des suffrages dans toutes les configurations.

Ces scores attribués aux candidats socialistes les placent derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui recueille 10% ou 11% des intentions de vote. Mais aussi derrière celle de l’écologiste Yannick Jadot, l’écart étant plus réduit face à Anne Hidalgo (1 point d’écart, soit 7 à 8%) et plus marqué face à Arnaud Montebourg (4 à 5 points d’écart, soit 9 à 10%).

Le sondage a été réalisé en ligne les 19 et 20 janvier auprès d’un échantillon représentatif de 1.403 personnes, dont 976 inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force au jour de la réalisation du sondage.

« La gauche peut-elle s’unir sur l’Europe ? » ( Thomas Piketty )

 « La gauche peut-elle s’unir sur l’Europe ? »( Thomas Piketty )

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste regrette les divisions des partis de gauche européens sur la politique commune.

En France comme en Allemagne et dans la plupart des autres pays, la gauche est lourdement divisée sur la question européenne, et plus généralement sur la stratégie à adopter face à la mondialisation et à la régulation transnationale du capitalisme.

Alors que les échéances nationales s’approchent à grand pas (2021 outre-Rhin, 2022 en France), de nombreuses voix s’élèvent pour que ces forces politiques s’unissent. En Allemagne, les trois principaux partis (Die Linke, le SPD et les Grünen) risquent toutefois d’avoir du mal à s’entendre, en particulier sur l’Europe, et certains prédisent déjà que les Grünen finiront par gouverner avec la CDU. En France, les différentes forces ont recommencé à se parler, mais rien ne garantit pour l’instant qu’elles parviendront à s’unir, notamment sur la politique européenne.

Le problème est que chacun des camps en présence est persuadé d’avoir raison tout seul. Du côté de La France insoumise (LFI), on rappelle volontiers que le Parti socialiste (PS) et ses alliés écologistes avaient déjà promis, avant les élections de 2012, de renégocier les règles européennes. Or, sitôt élue, la majorité de l’époque s’était empressée de ratifier le nouveau traité budgétaire, sans rien modifier, faute de plan précis sur ce qu’elle souhaitait réellement obtenir. Les « insoumis » insistent aussi sur le fait que les socialistes n’ont toujours pas indiqué en quoi leur stratégie et leurs objectifs avaient changé et pourraient conduire à un résultat différent la prochaine fois. Force est de reconnaître que la critique est assez juste.

Mais du côté du PS, d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et des autres forces non rattachées à LFI (Génération.s, Parti communiste, etc.), on fait remarquer que le plan des « insoumis » pour changer l’Europe est loin d’être aussi précis et convaincant qu’ils ne le prétendent, et que Jean-Luc Mélenchon paraît parfois plus intéressé par la critique (voire la sortie pure et simple) de l’actuelle Union européenne que par sa reconstruction sur une ligne sociale-fédéraliste, démocratique et internationaliste. Malheureusement, cette critique n’est pas fausse non plus.

Une véritable Assemblée européenne

En théorie, la stratégie de LFI repose certes, depuis 2017, sur l’articulation « plan A/plan B ». Autrement dit, soit on convainc tous les autres pays de renégocier les traités européens (plan A), soit on sort des traités existants pour en construire de nouveaux avec un plus petit groupe de pays (plan B). L’idée n’est pas forcément mauvaise, sauf que les « insoumis » passent plus de temps à brandir la menace de la sortie qu’à décrire les nouveaux traités qu’ils souhaiteraient proposer aux autres pays, que ce soit dans le plan A ou le plan B.

Idéologie-Onfray: «La gauche acéphale»

Idéologie-Onfray: «La gauche acéphale»

TRIBUNE – Dans un texte lumineux ( le Monde) , le philosophe explique pourquoi et comment, en changeant de combat et d’idéologie, la gauche actuelle a fini par oublier la France et les Français.

Il y eut une guerre franco-allemande perdue par la France dont on ne parle pas: c’est celle qui a opposé l’idéaliste Marx au pragmatique Proudhon.

Marx a bien sûr gagné ce combat. Il eut un allié de poids avec Lénine puis Staline, qui ont appliqué la théorie communiste sur une grande partie de l’Europe. Je sais que les dévots du concept estiment que le goulag n’était pas chez Marx, mais la légitimation de la violence s’y trouve. Or, le goulag n’est jamais que l’une des formes prises par cette violence.

Les intellectuels ont été nombreux à souscrire à la fable marxiste au XXe siècle, car elle réjouit leur goût pour les idées, les concepts, les mots, le verbe, la rhétorique, la dialectique, la sophistique. L’idéalisme marxiste a dominé la vie intellectuelle française pendant la moitié d’un siècle, jusqu’en 68. Car le mois de mai enterre cette vieille gauche portée par Sartre en France au profit d’un gauchisme structuraliste incarné par Foucault et quelques autres. Le vieux marxisme à la papa

Audience Primaire de la gauche : le bide !

Audience Primaire de la gauche : le bide !

Si indiscutablement le débat a été moins ennuyeux pour cette deuxième séance télévisée des primaires de la gauche par contre son audience s’est révélée relativement catastrophique avec moins de 2 millions de téléspectateurs. Ce chiffre est révélateur du peu d’enjeu que représente cette primaire pour une grande marque partie des électeurs convaincus que le parti socialiste ne peut jouer qu’un rôle marginal lors des élections présidentielles de 2017. En effet, ce débat entre les leaders du parti socialiste est essentiellement destiné à préparer le futur congrès puisque tous les sondages prévoient que le candidat socialiste risque de se trouver en cinquième position au premier tour des présidentielles. En outre,  nombre  de téléspectateurs sont fatigués par des discours réformateurs de responsables du PS qui n’ont pas été capables de les mettre en œuvre au cours des cinq ans passés. Sans parler des contradictions invraisemblables entre les candidats d’un même parti. Si l’audience aussi faiblarde devait se confirmer pour le troisième débat, il se pourrait bien que la primaire ne rassemble qu’ autour d’un million d’électeurs. Ce qui annoncerait une catastrophe historique non seulement pour les présidentielles mais aussi et surtout pour les législatives. « Si on arrive à deux millions de téléspectateurs, ce sera bien », jugeait samedi Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFMTV. Le cap n’a pas été atteint, si bien qu’à six jours du premier tour de la primaire de la gauche, le déficit d’audience des débats de la gauche par rapport à leurs homologues de droite se creuse. Alors que 2,9 millions de personnes avaient suivi le  deuxième débat de la primaire de la droite diffusé le jeudi 3 novembre, ils ne sont qu’1,75 million à avoir fait de même dimanche. 1,47 millions d’entre eux ont choisi BFMTV pour ce débat et 275.000 iTELE. Le premier débat de la primaire de la gauche avait déjà fait moins bien que celui de la droite, suivi par 3,8 millions de téléspectateurs contre 5,6 pour la primaire de la droite. Point es débats des deux primaires ouvertes est moins évidente que pour le premier débat. Car si les organisateurs restent les mêmes, BFMTV et iTELE en l’occurrence, les horaires ne sont pas identiques. Le débat de la primaire de la droite s’est déroulé à un horaire plus favorable, de 20h30 à 23h15, mais en semaine quand celui de la gauche a été diffusé à partie de 18h et jusqu’à 20h44 un dimanche. Quoi qu’il en soit, en termes de part d’audience, le débat de la gauche n’a réuni que 7,9% des téléspectateurs, contre 12,9% pour son alter ego de droite.  Le débat a été moins suivi que le magazine d’actualité de TF1 Sept à huit, fort de ses 4 millions de téléspectateurs et 19,6% de part d’audience, mais aussi que Vivement dimanche prochain, l’émission de Michel Drucker sur France 2, qui comptabilise près de 2,5 millions de paires d’yeux. En revanche, le débat semble avoir vampirisé les audiences de C polémique, l’émission politique de France 5, suivie par seulement 359.000 spectateurs de 4 ans et plus.

 

Sondage : la gauche abandonne Hollande

Sondage :  la gauche abandonne Hollande

A 35 jours du premier tour des élections municipales, François Hollande touche le fond. Avec une baisse de deux points ce mois-ci, il revient à son score plancher de novembre 2013 qui coïncidait avec le retrait de l’écotaxe et l’affaire Leonarda.L’actuel chef de l’Etat est 22 points en dessous du score de François Mitterrand en février 1983 c’est-à-dire un mois avant l’une des défaites les plus cinglantes de la gauche aux municipales. Nicolas Sarkozy affichait encore 38% de français satisfaits en février 2008 juste avant la vague rose. Plus préoccupant encore pour l’exécutif : le chef de l’Etat baisse encore dans les catégories traditionnellement acquises à la gauche (les 25-34 ans ; les professions intermédiaires et les salariés du secteur public). Il est surtout lâché par une partie du PS (-5) et ses alliés (-7 chez les écolos et -1 au Front de gauche). Un recul qui s’explique par le retrait du projet de loi sur la famille. Seule consolation, sa légère remontée à l’UDI (+3), l’effet « pacte de responsabilité ».

 

Laïcité en entreprise : la gauche recule

Laïcité en entreprise : la gauche recule

L’Assemblée nationale a repoussé jeudi, sans surprise, une proposition de loi UMP autorisant les entreprises à imposer la neutralité religieuse au travail mais le débat a mis en lumière les divergences sur le sujet, notamment au sein de la gauche.  Eric Ciotti, rapporteur UMP du texte, mettait en avant la nécessité de légiférer sur la neutralité religieuse au travail pour combler « un vide juridique » révélé par l’affaire de la crèche Baby Loup.  La Cour de cassation avait en effet jugé illégal, en mars, le licenciement d’une salariée de cette crèche associative de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), au motif qu’elle refusait d’enlever son voile sur son lieu de travail.  Rappelant qu’ »il ne peut y avoir de cohésion nationale sans laïcité », le député UMP des Alpes-Maritimes a préconisé « des solutions adaptées au fur et à mesure que les problèmes se posent ». Comme en 2004, la loi sur le voile à l’école ou 2010, l’interdiction du voile intégral (niqab, burqa) dans l’espace public.  La proposition UMP, très courte, proposait d’inclure dans le Code du travail une disposition rendant « légitimes » des « restrictions visant à réglementer le port de signes et les pratiques manifestant une appartenance religieuse ».  La gauche a repoussé le texte au motif principal qu’il convenait d’attendre le rapport d’étape de l’Observatoire de la laïcité mis en place en avril dernier par François Hollande. Celui-ci l’a d’ailleurs chargé d’élaborer « des propositions » pour encadrer la laïcité dans les structures accueillant des enfants.  Mais des divergences nettes sont apparues au sein de la gauche, comme lors du débat de 2010, certains députés redoutant une nouvelle stigmatisation de l’islam, d’autres défendant le fait de légiférer à nouveau.   »Nous ne refusons ni de débattre ni de légiférer », a lancé Jean Glavany (PS) à la droite qui reprochait à la gauche de se dérober. Jugeant que de toute façon, la proposition de M. Ciotti « ne changerait rien à la jurisprudence de la Cour de cassation », le député des Hautes-Pyrénées a souligné qu’il convenait, sur un sujet tel que la laïcité, de travailler « à la recherche d’un consensus ».  Il a aussi dit « en avoir marre » des lois de circonstance. « Et puis la laïcité, ça ne peut pas être que de l’interdit », a-t-il ajouté, soulignant au passage que « l’interdit visait toujours les mêmes » et que « les prières de rues, tout près d’ici, ne gênaient guère » la droite, dans une allusion aux récentes manifestations contre le mariage homosexuel.  L’écologiste Sergio Coronado a reproché à l’UMP une « stigmatisation de l’islam », demandant que la classe politique « s’intéresse davantage au financement de l’islam et à la formation de ses imams ».  L’ancien ministre socialiste de l’Intérieur, Daniel Vaillant, a jugé que « la loi n’est pas la réponse à tout ». « Une loi de plus serait une loi de trop », a-t-il dit reprochant à l’UMP de « vouloir stigmatiser toujours la même religion ».  Elisabeth Pochon (PS) s’en est elle aussi prise à « une loi qui stigmatise nos compatriotes musulmans ». « Et pourquoi s’en prendre encore aux femmes – voilées – et non pas à la longueur des barbes! »  Michel Sapin, ministre du Travail, a pour sa part prôné « une laïcité de sang-froid ». « La loi peut être un outil mais prenons le temps d’observer les choses », a-t-il dit avant de souligner la nécessité de consulter les partenaires sociaux sur le sujet.  Quant à l’UMP Jacques Myard, il a voté la proposition de son collègue estimant qu’il s’agissait d’une « avancée ». Mais il a soutenu qu’il fallait « aller plus loin », « être plus ferme » en imposant le principe de neutralité au cas où il y aurait « pressions ou menaces » au sein même de l’entreprise. Il a déposé sa propre proposition de loi sur le sujet.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol