Archive pour le Tag 'la fin'

Européennes: la fin de la gauche…et de la droite

Européennes: la fin de la gauche…et de la droite

On ne peut éliminer l’hypothèse d’une absence de la gauche après le scrutin des européennes. Il faut en effet atteindre le seuil des 5 % pour être représenté. Or en  l’état des sondages, la France insoumise exceptée, les formations politiques de gauche flirtent avec ce chiffre fatidique où en sont même très éloignées (le parti socialiste, les écologistes, le parti communiste, l’extrême gauche, le parti de Benoît) en dépit de cet effondrement, la plupart des formations campe sur leurs positions et refuse de se regrouper à gauche. Le problème c’est que cette élection européenne pourrait bien entériner l’extinction définitive de certaines formations. Normalement Mélenchon récupérait la mise malheureusement ses excès ont coûté cher à son parti qui a perdu presque la moitié de ses électeurs. En fait,  la problématique politique pourrait bien ce résumer dans l’avenir en un affrontement entre le parti au pouvoir et l’extrême droite. En effet la droite elle-même est dans un piteux état. Wauquiez a multiplié les erreurs. Du coup ses responsables sont attirés soit par Macron soit par le rassemblemblent  national. Et de toute manière l’appareil de Wauquiez idéologiquement se rapproche de plus en plus du Front National. Au-delà des européennes peut-être que le parti des républicains sera condamné à passer des alliances avec le rassemblement national s’il veut continuer d’exister. Autant dire que ce serait la fin de la droite classique.

 

Médecine : la fin du numerus clausus ?

Médecine : la fin des « numerus clausus ?

La fin du numerus clausus pou certaines professions médicales ? Un  rapport, confidentiel même s’il avait déjà fuité, pourrait donner lieu à une rentrée explosive pour le gouvernement. Elaboré par l’Inspection générale des finances et consacré aux désormais fameuses « professions réglementées« , celui-ci préconise en effet de ne plus restreindre l’accès d’étudiants aux professions de la santé, sauf pour les médecins généralistes et spécialistes. Pour les masseurs-kinésithérapeutes, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les pharmaciens d’officine, ce rapport gardé au secret par le gouvernement depuis mars 2013 et que l’AFP a pu consulter préconise une « suppression du numerus clausus« , c’est-à-dire d’un quota d’étudiants déterminé à l’avance, et l’organisation en France d’une « formation plus ouverte ».  L’IGF, un corps d’élite de la haute fonction publique, estime que pour ces professions, auxquelles elle adjoint celle de vétérinaire, « la durée d’études qui ne dépasse généralement pas six ans, laisse aux étudiants une visibilité suffisante » et « permet que la planification sanitaire soit régulée par les niveaux de remboursement des frais médicaux ».    En clair, contrairement aux médecins spécialistes et généralistes engagés dans de longues études, coûteuses pour l’Etat, rien ne justifie de réduire a priori le nombre des étudiants pour les autres professions de santé, surtout que ces quotas sont de fait contournés par l’arrivée de diplômés d’autres pays, dont de nombreux Français ayant étudié en Belgique, Espagne ou Roumanie, et dont les formations sont reconnues. C’est notamment sur la base de ce texte que le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg veut présenter à la rentrée une loi destinée à déréglementer certains secteurs, pour accroître la concurrence, faire baisser les prix et donc améliorer le pouvoir d’achat.

 

Anniversaire des Verts : 30 ans et bientôt la fin !

Anniversaire des Verts : 30 ans et bientôt la fin !

 

30 ans, c’est l’âge du parti des verts, c est encore jeune et sans doute pourtant bientôt la fin. Pourquoi tout simplement parce que le verts sont devenus un parti comme les autres en oubliant leur objet social au profit d’intérêts boutiquiers. Le paroxysme ayant sans doute été atteint avec l’équipe dirigeante actuelle qui a sacrifié ses orientations pour quelques postes de députés et de ministres. Plus fondamentalement, un parti vert est une hérésie démocratique car on ne saurait créer un parti sur chaque sujet sociétal même si l’environnement constitue un enjeu essentiel mais il y en a d’autres. Il faut une vision globale, à la fois sociétale mais aussi économique et sociale. On se demande évidemment ce que font les écolos dans le gouvernement. En se politisant le mouvement écologique s’est discrédité alors que paradoxalement sur le terrain ne cessent de se développer des associations de défense  de la qualité de vie et de la planète. En faat les écolos n’auraient jamais du délaisser le terrain, ils n’auraient jamais du se laisser polluer par la politique. Ils vont le payer très cher aux élections même s’ils pourront encore sauver les meubles sous l’aile du PS.  Nés en 1984 de la fusion de plusieurs courants écologistes, les Verts subissent au début des années 90 la concurrence féroce de Génération écologie. Le mouvement de Brice Lalonde, Noël Mamère et Jean-Louis Borloo a été fondé avec l’appui discret de François Mitterrand, désireux de diviser les écologistes. Les deux partis passent néanmoins une alliance pour les législatives de 1993, sans parvenir à envoyer le moindre élu au palais Bourbon. « A l’époque, les Verts quittent aussi la stratégie du ‘ni droite ni gauche’ pour s’allier au PS, c’est un moment fondamental », note Daniel Boy. Noël Mamère rejoindra le parti en 1998. Avec l’arrivée de Lionel Jospin à Matignon, les Verts font leur entrée au gouvernement. Dominique Voynet, candidate à la présidentielle en 1995 (3,32%), devient ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire. « La dissolution provoquée par Chirac n’a pas laissé le temps de constituer un programme articulé. Les Verts n’obtiendront pas grand-chose de Jospin, qui n’était pas très allant sur le sujet de l’écologie », rappelle Daniel Boy. Avec les élections locales, les européennes sont le scrutin qui réussit le mieux aux Verts. L’année 2007, marquée par une appropriation du thème de l’écologie par les partis traditionnels, a été compliquée. 2009, avec la formation de la liste Europe Ecologie, ouverte à la société civile, marque un certain renouveau. Sous l’impulsion (entre autres) de Daniel Cohn-Bendit et José Bové, le parti obtient 16% des voix, manquant de peu de devancer le Parti socialiste. Un an plus tard, les Verts deviennent Europe Ecologie-les Verts. Ses détracteurs affirment toutefois que l’appareil politique a vite repris la main sur le mouvement civil. L’ancienne juge Eva Joly est désignée candidate d’EELV pour la présidentielle 2012 dans une primaire interne face à Nicolas Hulot. Au terme d’une campagne inaudible, la franco-norvégienne n’obtient finalement que 2,31% des voix. Depuis la candidature d’Antoine Waechter en 1988 (3,78%), les Verts n’ont dépassé la barre des 5% lors de ce scrutin qu’à une seule reprise, avec Noël Mamère en 2002 (5,25%). Ce dernier a dénoncé l’attitude de la direction du parti et rendu sa carte fin 2013. Au bénéfice d’un accord avec le PS, EELV envoie 17 députés à l’Assemblée nationale et forme pour la première fois de son histoire un groupe parlementaire. La patronne du parti, Cécile Duflot, entre au gouvernement comme ministre du Logement. Pour quel résultat? Daniel Boy se montre sceptique : « La transition écologique qu’ils appellent de leurs vœux met du temps à se lancer. Non seulement on ne sait pas encore ce qu’il y a dedans, mais en plus, du fait des décrets d’application, ce sera long à mettre en place. »

 

SNCM : la fin ?

SNCM : la fin ?

Le sort de la SNCM, de ses 2.500 salariés et d’une activité qui alimente les bassins est de Marseille, soit la quasi-totalité de l’activité portuaire de la ville, est toujours en suspens. Vendredi soir, le conseil d’administration de Transdev, filiale de Veolia et actionnaire majoritaire de la SNCM, s’est réuni une nouvelle fois en urgence. À l’ordre du jour, les 13 millions d’euros que le groupe s’est engagé à verser à la compagnie pour lui permettre de « tenir » jusqu’en 2014. Un nouveau rendez-vous a été fixé à mercredi avec le patron de la SNCM, Marc Dufour. Les actionnaires attendent de lui un état précis de la trésorerie de l’entreprise. « Nous ne savons pas si la société peut être viable ou si la situation est irrémédiablement perdue », explique-t-on du côté de Veolia pour justifier ce délai supplémentaire. Les comptes de la compagnie sont dans le rouge depuis mars et sous la surveillance du tribunal de commerce de Marseille. Son activité est en baisse, et elle a perdu plus de la moitié des subventions qu’elle recevait de la part de la collectivité territoriale corse pour délégation de service public. « En 2006, la société n’avait aucune dette. Son fonds de commerce était sain. Regardez où elle en est aujourd’hui alors que son ancienne filiale, la Méridionale, elle, fait des bénéfices », interpelle Paul Giacobbi, député et président de l’exécutif corse. Le plan de réduction des coûts mis en place tarde aussi à payer. Pour Marc Dufour, aux commandes depuis trois ans, la SNCM a encore besoin de temps. Il s’est engagé dans de longues négociations sociales avec les puissants syndicats du groupe et a obtenu une baisse de 25% de la masse salariale, soit le départ de près de 700 salariés. Son plan de développement prévoit aussi de multiplier les fréquences pour augmenter le chiffre d’affaires, en assurant des liaisons de jour et non plus seulement de nuit. Il souhaite pour cela un renouvellement de la flotte et l’ouverture de plus de liaisons sur le Maghreb. « Tout cela avait été validé fin septembre quand je l’avais présenté à mes actionnaires », regrette aujourd’hui Marc Dufour. Surtout, la SNCM a été rattrapée ces derniers mois par deux anciennes procédures lancées par son concurrent Corsica Ferries auprès des instances européennes. Une première, puis une deuxième condamnation exigent le remboursement à l’État de 440 millions d’euros d’aides jugées illégales. Une dette, si elle est acquittée, qui condamne sans appel la société. Mais qui a aussi révélé plusieurs zones d’ombres qui jalonnent l’histoire de la compagnie dont les conditions de sa privatisation en 2006 à l’origine de l’une des lourdes condamnations. À cette époque, le choix par l’État d’un fonds d’investissement comme repreneur, puis deux ans plus tard de Veolia comme actionnaire majoritaire, avait semé le trouble. « L’échec retentissant de ces opérations » et « l’énorme gâchis sur lequel elles ont débouché » ont été retracés longuement mercredi par une commission parlementaire. Un nouveau pavé dans la mare dont les remous tombent mal à propos. « Tout doit pourtant être tenté », insiste Jean-Claude Gaudin, depuis la mairie de Marseille, où étaient reçus vendredi encore des sous-traitants inquiets de la disparition de leur premier donneur d’ordre. À Paris, cinq ministères surveillent ce dossier brûlant. L’État détient toujours 25% de la SNCM aux côtés de Veolia. Pour Marc Dufour, il pourrait donc effacer la dette réclamée par Bruxelles. Ou tout au moins en faire son affaire. Reste à connaître la position définitive de Veolia sur le dossier. « Veolia ne fait pas assez d’efforts, tranche Jean-Claude Gaudin, et ce ne sont pourtant pas les marchés qui lui manquent sur notre agglomération. » Depuis des mois, le géant de l’environnement planifie son désengagement de toutes ses activités dans le transport. Apurée de ses dettes, la SNCM pourrait intéresser des repreneurs. Aucun ne s’est officiellement manifesté mais le nom du groupe STEF-TFE revient avec insistance. Propriétaire de la Méridionale, il exploite trois bateaux sur des lignes concurrentes de la SNCM. Et pourrait reprendre quatre navires, 700 salariés et les subventions de délégation de service public versées par la collectivité corse, qui demanderait en échange à entrer au capital. Ce scénario a quelques attraits pour les élus de l’île de Beauté, il laisserait juste à quai près de 2.000 salariés.

 

Heuliez : la fin pour 285 salariés

Heuliez : la fin pour 285 salariés

 

La majorité des 285 salariés de l’équipementier automobile Heuliez SAS mis en liquidation judiciaire se sont réunis une dernière fois jeudi dans leur usine de Cerizay (Deux-Sèvres), mais ils veulent encore croire en une hypothétique reprise. Il est loin le temps, une quinzaine d’années, où l’usine fourmillait de ses 1.500 salariés, un chiffre qui est même monté à 3.200 en 2005 lorsqu’Heuliez carrossait l’Opel Tigra. L’espoir, en ce dernier jour d’activité, a été nourri jeudi par la décision du tribunal de commerce de Niort qui a autorisé la cession des bâtiments et des machines à la Société d’économie mixte (SEM) lancée par la région Poitou-Charentes. Le but de cette offre formulée par la collectivité présidée par Ségolène Royal, qui se bat depuis des années pour la survie d’Heuliez, est de préserver l’outil de production en cas d’accord sur un plan de reprise par un industriel espagnol. « Il s’agit seulement d’éviter la dispersion de l’outil industriel et de préserver la capacité de production dans l’hypothèse d’une future reprise du site », indique l’ordonnance du tribunal, qui fixe le montant de la reprise à 5.000 euros. La SEM, qui répond au nom de « Fabrique régionale du Bocage » a un capital de 900.000 euros, dont 650.000 apportés par la région, le reste provenant de plusieurs entreprises régionales. Elle permettra de conserver l’usine en l’état en attendant un gros marché de fourniture de pièces de rechange pour Volkswagen qui, s’il se concrétisait, permettrait la reprise de l’usine de Cerizay par l’Espagnol Cosmos XXI. Ce dernier « est en négociation avec des constructeurs et attend toujours la réponse de Volkswagen. On pourrait espérer alors qu’à terme ce sont 200 à 250 personnes qui pourraient être reprises », explique le délégué CFDT Xavier Cailloux.

 

Bourse : la fin de l’illusion ?

Bourse : la fin de l’illusion ?

 

 

En dépit d’un contexte économique très défavorable la bourse ne cesse de monter depuis des mois. L’environnement macroéconomique ou microéconomique aurait dû influencer les cours mais c’est le contraire qui s’est produit ; essentiellement grâce aux masses de liquidités octroyées généreusement par la BCE aux banques. Mais tout à une fin et vendredi pourrait bien marquer l’amorce d’un repli et d’une plus grande cohérence entre les résultats des entreprises et les cours.  Vendredi, L’indice CAC 40 a perdu 3,38 points à 4.272,31 points, dans un volume d’échanges modéré de 2,9 milliards d’euros. La veille, il avait gagné 0,35%.  Parmi les autres marchés européens, Francfort a pris 0,06% et Londres 0,12%. Par ailleurs, l’Eurostoxx 50 a lâché 0,15%. Le marché parisien a débuté la séance en baisse, avant de limiter la casse au point de passer brièvement dans le vert en début d’après-midi. Le CAC 40 a en revanche peu profité d’une ouverture en hausse de Wall Street qui était soutenu par les résultats de Microsoft et Amazon. Sur le marché parisien, « plusieurs résultats d’entreprises pèsent mais l’indice digère plutôt bien ces différentes déceptions concernant des poids lourds de la cote », relève Renaud Murail, gérant de Barclays Bourse. « La tendance est toujours à la hausse sur les marchés européens où il y a très peu de vendeurs, mais à très court terme l’heure est plutôt à la temporisation », ajoute-t-il. Il faut dire que l’indice parisien, qui a dépassé 4.300 points cette semaine, évolue à ses plus hauts depuis septembre 2008, ce qui peut entraîner quelques prises de bénéfices. C’est « encore un marché orienté à la hausse », mais avec toujours « les mêmes inquiétudes macroéconomiques en arrière plan », observe Matt Basi, un analyste de CMC Markets, qui juge la séance du jour peu animée. « Pour aller plus haut, il faudra avoir de meilleurs nouvelles macroéconomiques et microéconomiques, malgré le soutien des politiques monétaires accommodantes » des banques centrales, estime M. Murail. Sur le plan des indicateurs économiques, les différentes publications confirment que la reprise est molle en zone euro. Le moral des entrepreneurs allemands a surpris en particulier en calant en octobre, reculant légèrement après cinq mois de hausse d’affilée, selon l’institut Ifo. Aux Etats-Unis, les statistiques ont été contrastées, au moment où les investisseurs estiment que la Réserve fédérale américaine (Fed) attendra encore quelques mois avant de réduire ses rachats d’actifs compte tenu de la fragilité de l’économie. Le moral des ménages américains a reculé plus que prévu en octobre pour le troisième mois consécutif, et de façon plus marquée qu’annoncé initialement, selon l’Université du Michigan. De leur côté, les commandes de biens durables ont progressé plus fortement que prévu en septembre.

 

Heuliez : la fin pour les 290 salariés ?

Heuliez : la fin pour les 290 salariés ?

 

Le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres) devrait constater lundi l’absence d’offre de reprise concrète pour l’équipementier automobile français Heuliez SAS, qu’il avait placé en redressement judiciaire il y a six mois. Les 290 salariés de l’usine de Cerizay, qui espéraient que les six mois de protection obtenus par le propriétaire Baelen Gaillard Industrie (BGI) suffiraient pour sauver leur outil de travail, déchantent à l’approche de la date butoir. « Nous ne sommes pas rassurés. Le risque de liquidation pur et simple existe », a déclaré Xavier Cailloux, délégué CFDT. Aucun des repreneurs potentiels – le groupe industriel espagnol Cosmos, le consultant allemand Matthias Bittner et le Français Christian de Léotard – n’a déposé le moindre dossier mercredi dernier, date de clôture des offres. Cosmos, qui semblait le mieux placé, refuse de s’engager sans la garantie que le constructeur automobile allemand Volkswagen ait choisi définitivement Heuliez pour un contrat de fourniture de pièces de rechange représentant plusieurs dizaines de millions d’euros par an. Heuliez serait en bonne position mais Volkswagen fait jouer la concurrence et ne devrait rendre sa décision qu’après le 15 octobre. Sauf retournement de situation de dernière minute, seul le projet de Société d’économie mixte (Sem), dont la création a été proposée par la région Poitou-Charentes dirigée par l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, pour maintenir le site en état le temps que la situation se débloque pourrait permettre de repousser l’échéance. Le tribunal devrait avoir à l’examiner lundi. Ce projet, dont les 650.000 euros de capital seraient assurés à 85% par des fonds publics, ne pourra voir le jour qu’avec un apport privé des 15% restants, conformément à la réglementation.

DSK : la fin des paradis fiscaux, du pipeau !

DSK : la fin des paradis fiscaux, du pipeau !

Dominique Strauss-Kahn a éreinté tour à tour mercredi, sans jamais les nommer, François Hollande, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lors d’une audition très controversée au Sénat sur la finance. Auditionné en tant qu’ex-ministre de l’Économie et ancien directeur général du FMI, M. Strauss-Kahn a donné une leçon de finance durant une heure et quart sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale.  Il a réserve ses premières piques au président François Hollande. « Le système (financier) fonctionne mal. Mais le point sur lequel je voudrais insister c’est que, de mon point de vue, incriminer la finance dans le désastre économique que nous vivons en Europe en général et en particulier dans notre pays, a pour moi à peu près la même pertinence qu’incriminer l’industrie automobile quand on parle des morts sur la route », a lancé l’ancien ministre socialiste dans son propos liminaire.  Dans son grand discours de lancement de campagne présidentielle, au Bourget, en janvier 2012, le candidat socialiste François Hollande avait lancé: « Mon adversaire, c’est le monde de la finance. »  La taxe sur les transactions financières chère à la France et à M. Hollande ? « C’est une vaste illusion. Tout ça ne va nulle part à la plus grande satisfaction de ceux d’ailleurs qui craignent qu’on attaque vraiment le problème », a estimé Dominique Strauss-Kahn, soulignant que la finance redouble d’innovations qui lui permettraient de contourner une telle taxe.   »Tout ça, à mon avis, est un faux débat qui ne serait pas grave si le temps qu’on passe sur un faux débat n’empêchait d’avancer sur les vrais débats », a-t-il encore fustigé.  Quant aux discours sur l’harmonisation fiscale et les paradis fiscaux tenus par les dirigeants européens: « Je crains que ce qui a été dit récemment sur les paradis fiscaux ne connaisse le même sort que les déclarations d’un président de la République antérieur, à la suite d’un G8 ou d’un G20 je ne sais plus, et qui était sorti en expliquant que +c’était la fin , ils étaient morts+. Malheureusement, ça ne s’est pas exactement passé comme ça », a-t-il ironisé.  La chancelière Angela Merkel n’a pas été épargnée: « Il y a de très très grands pays européens qui ont de très très gros problèmes avec leurs banques régionales mais qui mettent la poussière sous le tapis parce que c’est le régulateur et le superviseur nationaux qui surveillent. Ils ne veulent absolument pas qu’une supervision supra nationale se mette en oeuvre », a taclé l’ex-patron du FMI.   »M. Strauss-Kahn n’appartient plus à la rubrique politique », a critiqué la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.  Son de cloche identique à droite où on déplore que l’ex-ministre de l’Économie ait été invité par le Sénat.   »Il aurait été raisonnable de sa part de ne pas venir et il aurait été raisonnable de ne pas l’inviter », a jugé le sénateur UMP et ex-ministre de la Défense Gérard Longuet.  Pour Christian Estrosi, député-maire de Nice, auditionner DSK n’est « pas normal », « pour des raisons morales ».  Alors que son arrivée avait été discrète, M. Strauss-Kahn est ressorti du palais du Luxembourg par le perron d’honneur, devant les appareils photo et les caméras de télévision, mais sans faire de déclaration.  DSK a plaidé pour que soit associé à la rémunération des banquiers et traders un risque et pour une meilleure formation des régulateurs du secteur. « Le gendarme n’est pas assez armé. Les superviseurs sont nuls », a fustigé l’ex-patron du FMI. Il a ensuite ressorti la métaphore sur l’automobile: « Ce n’est pas avec une Clio qu’on va rattraper une Ferrari. Si on veut surveiller, il faut les bons hommes et la compétence », a-t-il ironisé.

 

ArcelorMittal Florange: la fin

ArcelorMittal Florange: la fin

L’affaire de Florange avait coûté cher électoralement à Sarkozy, elle risque de coûter aussi beaucoup à Hollande qui a capitulé devant Mittal ; Se teindra une Réunion aujourd’hui du CCE pour entériner la fin de Florange devenue symbole de la décomposition de l’industrie française. .   »Si on arrête cette chauffe, on débranche la machine, les hauts fourneaux sont morts », selon le secrétaire général de la CGT à Florange, Lionel Burriello. « La mise sous cocon, c’est un no man’s land qui ne permettra pas le redémarrage de l’outil », affirme l’élu CGT.  L’accord conclu fin novembre entre le gouvernement et le numéro un mondial de l’acier confirmait la fermeture des hauts fourneaux et prévoyait un investissement de 180 millions d’euros en cinq ans à Florange, dont 53 millions d’investissements stratégiques.   »On donnera un avis contre le projet industriel et commercial en s’appuyant sur le rapport d’expert », affirme Jean-Marc Vecrin, élu CFDT. Car, ajoute-t-il, « avec l’arrêt de la filière liquide, on se coupe sciemment de capacités de production ».  Un rapport d’expertise du cabinet d’expert Secafi, conforté par de précédents rapports critiques face à la fermeture des hauts fourneaux, juge que l’arrêt de la filière liquide à Florange « va aboutir à un déficit de capacité du groupe ». En réponse, la direction d’ArcelorMittal a assuré que ses capacités de production en Europe étaient « suffisantes pour répondre à la demande d’acier à moyen terme » et que le groupe reste « engagé à assurer un avenir durable à ses activités en Europe ».  La question de la compétitivité de la filière packaging qui concerne Florange et Basse-Indre (Loire-Atlantique) doit aussi être évoquée jeudi par le CCE alors que « le rapport prouve l’incohérence industrielle totale de ce projet », selon Lionel Burriello. Il « prévoit beaucoup de logistique en plus. C’est le gros bât qui blesse », estime Jean-Marc Vecrin.  Mais les études concernant ce projet complexe ne sont pas terminées, indique Xavier Le Coq, élu CFE-CGC, et sa mise en oeuvre n’interviendra pas avant fin 2013. « On est dans une phase d’essais préalables avant de basculer à 100% dans le projet tel qu’il a été imaginé ».  La mise en oeuvre du projet industriel et commercial va permettre de passer à la négociation d’un accord d’accompagnement social pour les 629 emplois concernés par la suppression de la filière liquide.

 

UMP : Juppé siffle la fin d’une partie pathétique

UMP : Juppé siffle la fin d’une partie pathétique

 

Juppé n’a pas mâché ses mots sur la responsabilité des deux acteurs et sur la raison du conflit, c’est-à-dire la présidentielle de 2017. Il a même indiqué que compte tenu de ces événements ni Fillon, ni Copé n’avait de chances pour cette échéance. On peut lui faire confiance car en réalité Juppé n’a pas renoncé à se présenter lui-même. Il va aussi remettre au pas les extrémistes qui s’épanchent sur les ondes pour discréditer certains responsables de l’UMP. En clair, il va faire le ménage ; Il est en outre conforté par un sondage.; 84% des sympathisants UMP estiment qu’une présidence provisoire de l’UMP confiée à Alain Juppé serait «une bonne chose» et 84% souhaitent que François Fillon reste à l’UMP si Jean-François Copé devait rester président, selon un sondage Harris Interactive pour 20 minutes. L’incroyable psychodrame qui se joue depuis dimanche soir à l’UMP est reparti de plus belle jeudi. Après les contestations du camp Fillon et l’appel à la commission de recours du camp Copé, Alain Juppé a été chargé de jouer les médiateurs.    L’ancien Premier ministre et fondateur de l’UMP va diriger une «instance collégiale» pour «réexaminer l’ensemble des résultats» alors que la Cocoe a reconnu avoir oublié trois fédérations ultramarines. «Ce qui est désormais en cause, ce n’est plus la présidence de l’UMP, c’est l’existence même de l’UMP», s’est alarmé Alain Juppé. La commission Juppé se réunira dès le début de la semaine prochaine et devra rendre ses conclusions sous 15 jours. La tâche ne sera pas simple, au vu de la capacité qu’ont les deux camps à s’accuser mutuellement de tricherie. Au-dessus de cette situation ubuesque plane toujours l’ombre de Nicolas Sarkozy. Adulé par les sympathisants UMP – dont un sur deux estime qu »il serait le meilleur candidat UMP en 2017, selon un sondage CSA pour BFM TV - l’ancien chef de l’Etat a échappé à une mise en examen dans l’affaire Bettencourt et a été placé sous statut de «témoin assisté». Son retour au centre du jeu reste possible.




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