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Gauche : l’illusoire union entre la carpe et le lapin

Gauche : l’illusoire union entre la carpe et le lapin

 

Certains à gauche rêvent à nouveau de l’utopie de l’union de toute la gauche. Le problème, c’est que jamais sans doute les divergences n’ont été aussi grandes entre les différentes sensibilités. Pour faire simple, on compte à gauche des communistes, des gauchistes, des centristes mollassons, des sociaux démocrates et des libéraux. D’un côté,  des étatistes populistes et en face des courants qui adhèrent au libéralisme politique voir au libéralisme économique. Bref le mariage de la carte et du lapin. À l’extrême gauche, on se fonde surtout sur une idéologie complètement obsolète et on adopte une posture davantage syndicale que politique. En face les libéraux de la gauche ont du mal à théoriser leur idéologie et leur programme. Et la prise en compte justifié des aspects environnementaux constitue une sorte de voile pudique pour masquer les approximations voire les contradictions. Si la gauche devait s’unir, ce serait uniquement à partir d’une posture d’opposition. Une hypothèse qui n’est pas à écarter tellement Macron offre sur un plateau des occasions de s’opposer à sa démarche monarchique. Une posture d’opposition ne peut cependant constituer un programme et une éventuelle union éclaterait vite sous le poids des contradictions. Certains objecteront qu’à droite c’est un peu la même problématique  mais ce constat objectif ne résout rien à gauche. Il serait dommageable que le seul critère d’union de la gauche soit l’opposition. L’opposition au pouvoir actuel et la conquête du pouvoir sont bien insuffisantes pour constituer le ciment d’une alternative politique crédible. Pour tout dire la gauche a encore besoin d’une sérieuse introspection pour mettre à jour ses analyses et ses orientations.

 

La perspective de récession mondiale

La perspective de  récession mondiale

Nouriel Roubini, économiste, analyse dans les Echos les facteurs négatifs de la perspective de récession mondiale.

 

 

« Trois chocs d’offre négatifs risquent d’engendrer une récession mondiale d’ici 2020. Tous sont le reflet de facteurs politiques associés aux relations internationales, tous ont en leur coeur les Etats-Unis, et deux impliquent la Chine.

Le premier choc potentiel découle de la guerre commerciale et monétaire sino-américaine, qui s’est intensifiée lorsque l’administration du président américain, Donald Trump, a confirmé l’entrée en vigueur de nouveau tarifs douaniers à l’encontre des produits chinois, accusant par ailleurs ouvertement la Chine de  manipulation monétaire.

Le deuxième motif d’inquiétude réside dans une « guerre froide » montante entre les Etats-Unis et la Chine autour des technologies. Ces deux puissances s’affrontent pour la domination des industries du futur : intelligence artificielle (IA), robotique, 5G… Les Etats-Unis ont placé le géant chinois des télécommunications Huawei sur une « liste d’entités » qui rassemble des entreprises étrangères considérées comme représentant une menace pour la sécurité nationale.

 

Le troisième risque majeur concerne les approvisionnements pétroliers. Bien qu’une récession engendrée par une guerre commerciale, monétaire et technologique soit de nature à exercer un effet de dépression sur la demande en énergie ainsi qu’une baisse des prix, la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait entraîner l’effet inverse. Si les tensions venaient à dégénérer en conflit militaire, les cours mondiaux du pétrole pourraient grimper en flèche et engendrer une récession, comme ce fut le cas lors des conflagrations précédentes au Moyen-Orient en 1973, 1979 et 1990.

Ces trois chocs potentiels entraîneraient tous un effet stagflationniste, en augmentant le prix des biens de consommation importés, des intrants intermédiaires, des composants technologiques ainsi que des énergies, tout en réduisant la production en raison de perturbation dans les chaînes logistiques mondiales.

Pire encore, le conflit sino-américain alimente d’ores et déjà un processus plus large de démondialisation, les Etats et les entreprises ne pouvant plus compter sur la stabilité à long terme de ces chaînes de valeur intégrées. Les échanges en matière de biens, services, capitaux, travail, informations, données et technologies devenant de plus en plus balkanisés, les coûts de production mondiaux augmenteront dans tous les secteurs.

Par ailleurs, guerre commerciale et monétaire, d’une part, et compétition technologique, de l’autre, sont vouées à s’amplifier mutuellement. Songez au cas de Huawei, actuellement leader mondial en équipement 5G. Cette technologie constituera bientôt la forme standard de connectivité pour les infrastructures civiles et militaires les plus importantes, sans parler des biens de consommation de base qui se trouvent connectés via l’Internet des objets.

La question est de savoir si les décideurs monétaires et budgétaires sont prêts à faire face à un choc d’offre négatif durable – voire permanent. Aux chocs stagflationnistes des années 1970, ils ont répondu par une politique monétaire resserrée. Aujourd’hui, en revanche, les principales banques centrales, telles que la Réserve fédérale américaine, appliquent un assouplissement de la politique monétaire, dans la mesure où l’inflation et les projections d’inflation demeurent faibles.

Au cours du temps, les chocs d’offre négatifs ont tendance à devenir des chocs de demande négatifs temporaires qui réduisent à la fois la croissance et l’inflation, via un effet de dépression sur la consommation et les dépenses en capital. Dans les conditions actuelles, les dépenses en capital des entreprises mondiales sont en forte dépression, en raison des incertitudes quant à la probabilité, la sévérité et la persistance des trois chocs potentiels.

De fait, les entreprises américaines, européennes et asiatiques ayant limité leurs dépenses en capital, les secteurs mondiaux technologique, manufacturier et industriel sont d’ores et déjà en récession. Seule raison pour laquelle ceci n’a pas encore tourné en effondrement mondial, la consommation privée demeure solide.

Ces chocs ne peuvent être inversés au moyen de politiques monétaires ou budgétaires. Bien qu’ils puissent être gérés à court terme, les tentatives de réponse permanente conduiraient en fin de compte à l’augmentation de l’inflation et des projections d’inflation, bien au-dessus des objectifs des banques centrales. Dans les années 1970, les banques centrales ont répondu à deux chocs pétroliers majeurs. En ont résulté une inflation et des prévisions d’inflation en hausse persistante, des déficits budgétaires insoutenables, et une accumulation de dette publique.

Il existe une différence importante entre la crise financière mondiale de 2008 et les chocs d’offre négatifs susceptibles de nous frapper bientôt. La première ayant résidé pour l’essentiel dans un important choc de demande globale négatif, qui a exercé un effet de dépression sur la croissance et l’inflation, il a été possible d’y répondre par une relance monétaire et budgétaire. Or, cette fois, le monde serait confronté à des chocs d’offre négatifs durables, qui exigeraient une forme de réponse politique très différente à moyen terme. Tenter de réparer les dégâts via une relance monétaire et budgétaire sans fin ne constitue pas une option judicieuse.

Nouriel Roubini, économiste, est président de Roubini Global Economics.

Le honteux soutien de la macronie à Richard Ferrand mis en examen

Le honteux soutien de la macronie à  Richard Ferrand  mis en examen

 

Toute la macronie se  mobilise pour diffuser les éléments de langage destinés à soutenir Richard Ferrand mis en examen pour ses magouilles financières lorsqu’il dirigeait les Mutuelles de Bretagne et qu’il en faisait profiter toute sa famille. L’argumentaire de la macronie est i tenable juridiquement, politiquement et moralement. La macronie soutient que la démission ne peut concerner un mis en examen que s’il est ministre. D’abord il n’y a aucune disposition légale qui permet d’affirmer cela, ensuite Richard Ferrand est le quatrième personnage de l’État, en outre c’est un très proche de Macon. La responsabilité de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale est autrement plus importante que celle d’un 40e sous secrétaire d’État qui dispose d’un portefeuille virtuel. Ce soutien inconditionnel constitue une erreur et une faute grave. Cette défense est  indigne moralement car les faits sont indiscutables. L’intéressé a notamment permis à sa compagne de réaliser un petit profit de l’ordre de 800 000 € sans avoir le premier sou et même sans posséder le local loué ensuite  aux  Mutuelles de Bretagne alors que cet organisme était dirigé par Richard Ferrand. Cette affaire est loin d’être enterrée. Juridiquement, on peut supposer que la macronie  fera  pression sur la justice pour classer l’affaire au fond d’un tiroir mais éthiquement, c’est une autre histoire. Une histoire qui ressemble à celle de Rugy mais avec des motifs d’inculpation autrement plus important et plus scandaleux.

.Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a donc été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi. Il était sous le coup d’une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêts» dans une opération immobilière datant de 2011. Il était à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne. Pour autant, le président de l’Assemblée nationale n’a pas l’intention de quitter le perchoir.

Invités dans les matinales jeudi matin, les cadres de la majorité ont fait bloc. À commencer par le président du groupe de La République en marche à l’Assemblée, Gilles Le Gendre. «La décision de cette nuit n’est une surprise pour personne puisqu’elle est classique dans ce genre de procédure. Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand doit rester dans ses fonctions. La mise en examen ne préjuge en rien de sa culpabilité», a-t-il souligné sur France Info.

Emmanuel Macron avait fixé une règle pour les membres du gouvernement. Une mise en examen, peu importe dans quelle affaire, entraîne une démission automatique. Celle-ci ne s’appliquerait donc pas pour le président de l’Assemblée nationale. «Quand vous êtes ministres, vous n’êtes pas parlementaire», et donc pas élus, a indiqué hypocritement Marc Fesneau sur BFM TV. «On est nommés ministres, on est élu députés. C’est sans doute là un point de différence», a indiqué Benjamin Griveaux dans un entretien pour Radio Classique et Le Figaro . L’ancien porte-parole du gouvernement, désormais candidat LREM pour les municipale à Paris a d’autant affirmé que «lorsque [Richard Ferrand] a été élu, ses électeurs savaient qu’il y avait une affaire puisqu’elle avait été révélée avant son élection de député».

Les cadres de la majorité regrettent aussi la proportion qu’a prise l’annonce de la mise en examen de Richard Ferrand, en remettant en avant la présomption d’innocence. «Il est tout à fait légitime qu’il y ait des contre-pouvoirs», a par exemple indiqué sur Europe 1, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement. «C’est sain parce qu’évidemment, il peut y avoir des dérives qui peuvent être condamnables. Mais je pense qu’il faut faire attention à ne pas sombrer dans une forme d’acharnement», a-t-elle martelé, en rappelant l’affaire François de Rugy en juillet dernier. «Parfois, sans doute, on va un peu loin», a déploré Sibeth Ndiaye. Sur LCI, Sébastien Lecornu, le ministre en charge de la Cohésion des territoires, a lui toutefois reconnu: «Politiquement, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est clair».

Steve Maïa Caniço (Nantes) : la mortelle bavure du pouvoir

Steve Maïa Caniço (Nantes) : la mortelle bavure du pouvoir

Évidemment le système va se laver de toutes responsabilités dans la mort de Stève en désignant une victime expiatoire à savoir le commissaire en charge de l’opération de police lors de la dramatique fête de la musique à Nantes. Ce commissaire n’est peut-être pas sans responsabilité mais les premiers coupables sont ceux  qui ont défini le contenu et les modalités des opérations de police, c’est-à-dire notamment Christophe Castaner, ministre de l’intérieur – finalement Castaner a utilisé les modalités d’intervention qui ont matraqué de la même manière les gilets jaunes. On reconnaîtra évidemment que certains gilets jaunes étaient des provocateurs voire des casseurs. Cela ne justifiait cependant pas cette recherche permanente du contact qui n’a fait qu’amplifier les affrontements avec les dégâts matériels que l’on sait.

D’une certaine manière, c’est même un miracle qu’il n’y ait pas eu un mort. On compte cependant de nombreux blessés graves. Lors de la fête de la musique à Nantes il n’y avait ni casseurs, ni blacks blocs. Certes cette fête provoquait  sans doute des nuisances sonores mais qui ne justifiait  pas une répression qui a conduit à la mort d’un jeune homme.

Dans cette affaire,  le préfet s’est aussi conduit de manière lamentable en disculpant la police et même en confiant la première enquête à l’épouse du commissaire en cause. Les autres enquêtes ont bien mis en évidence la responsabilité de la police dans cette affaire. Mais faire porter le chapeau au seul commissaire constitue une sorte de déni de justice. Christophe Castaner a annoncé vendredi la mutation du commissaire divisionnaire chargé de l’opération de police controversée qui a coïncidé avec la disparition, à Nantes, de Steve Maïa Caniço la nuit de la Fête de la musique, fin juin.

Le ministre de l’Intérieur a pris cette mesure sur la foi du rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), que le gouvernement a commandé pour éclaircir les conditions dans lesquelles a disparu cet animateur scolaire de 24 ans.

Le corps du jeune homme a été repêché dans la Loire le 29 juillet, après des semaines de recherches et de polémique sur l’attitude des forces de l’ordre dans la nuit du 21 au 22 juin.

L’IGA, qui fonde ses conclusions sur l’audition de personnes présentes ce soir-là, estime que les circonstances de la disparition de Steve, venu participer à un “sound system” sur les rives de la Loire, ne “sont pas établies”.

Pour autant, “la mission observe, en premier lieu, que la situation aurait été totalement différente si le neuvième ‘sound system’ avait coupé le son comme les huit autres”, est-il écrit. “La cause première des violences de la nuit est bien celle-là.”

Au cours des échauffourées qui ont suivi, les policiers ont tiré trente-trois grenades lacrymogènes, dix grenades de désencerclement et douze balles de défense. Les autorités ne sont toutefois pas blanchies par l’IGA, en particulier la mairie de Nantes et la préfecture de Loire-Atlantique, qui auraient dû “davantage prendre en compte la sécurité de l’événement”.

“La vitesse de réaction l’a emporté sur l’analyse, empêchant une manoeuvre plus adaptée”, en a conclu Christophe Castaner lors d’une conférence de presse, place Beauvau.

Le premier responsable en est le commissaire divisionnaire à la tête des forces de l’ordre cette nuit-là, qui “ne pourra plus exercer ses fonctions et sera muté dans l’intérêt du service sur un emploi sans responsabilité de maintien de l’ordre”.

Le ministre de l’Intérieur a d’une certaine façon reconnue sa responsabilité en annonçant un changement de doctrine concernant les opérations de police dans le même genre de conditions, la nuit et “dans les lieux dangereux”.

La BCE promet son soutien à l’économie

La BCE promet son soutien à l’économie: insuffisant ! 

La promesse de la banque centrale européenne de soutenir l’économie peut rassurer certains acteurs économiques toutefois il y a bien évidemment des limites aux actions de cette banque centrale (et des autres banques centrales)

En fait,  la BCE va réinjecter massivement des liquidités notamment en reprenant les rachats d’actifs et en agissant encore davantage sur des taux encore plus négatifs. L’objectif est de tenter de soutenir l’économie de la zone euro actuellement en difficulté puisque l’évolution du PIB tourne autour de 1 % pour cette année. Mais il s’agit peut-être davantage d’éviter la récession qui menace non seulement en Europe mais ailleurs-

Distribuer massivement des nouvelles liquidités ne suffira pas à réactiver l’activité générale. Le principal levier se trouve sans doute dans les politiques de relance budgétaire et particulièrement dans celles de la responsabilité européenne. Même en Allemagne,  on se résout désormais à utiliser cette arme du budget quitte à utiliser des arguties juridiques pour faire semblant de respecter l’orthodoxie financière (on va créer des institutions spécifiques pour emprunter).

Intervenant dans les dernières semaines du mandat du président Mario Draghi, elles préparent le terrain à une probable détente monétaire par la Réserve fédérale américaine et par la Banque du Japon la semaine prochaine, avec toujours pour but d’étayer une économie mondiale dont la croissance patine.

Mais déjà des questions se posent quant à la capacité des dernières mesures de la banque centrale à relancer l’économie de la zone euro face aux tensions commerciales internationales et aux risques liés au Brexit.

“Les informations reçues depuis la dernière réunion du Conseil des gouverneurs indiquent que la faiblesse de l’économie de la zone euro dure plus que prévu, que persistent des risques baissiers importants ainsi que des pressions inflationnistes discrètes”, a observé Mario Draghi en conférence de presse.

La BCE a réduit son taux de dépôt de 10 points de base à -0,5%, a promis que les taux resteraient bas longtemps et dit qu’elle reprendrait le 1er novembre ses rachats d’actifs obligataires – autrement dit son programme d’assouplissement quantitatif (QE) – au rythme de 20 milliards d’euros par mois.

les achats pourraient durer des années, tandis que les marchés pour leur part ne voient pas les taux remonter pendant encore une dizaine d’années.

La relance du QE a suscité l’opposition de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, de François Villeroy de Galhau, celui de la Banque de France, et de Benoît Coeuré, l’un des membres du directoire, a-t-on appris de trois sources.

Le marché obligataire de la zone euro a monté en réaction à ces mesures et a brièvement fait repasser l’euro sous 1,10 dollar, le marché y voyant un facteur susceptible de faire monter l’inflation.

Le précédent programme QE de la BCE, d’un montant de 2.600 milliards d’euros, n’a connu qu’un succès limité pour ce qui est de stimuler l’activité économique.

Ainsi, l’institut de conjoncture Ifo a abaissé jeudi sa prévision de croissance pour l’Allemagne en 2019 et annoncé que la première économie d’Europe serait en récession au troisième trimestre.

“Est-ce que l’attitude plus énergique de la BCE fera une différence? Pas tant que ça”, observe Holger Schmieding, analyste de Berenberg.

“Des chocs externes en série, notamment le conflit commercial sino-américain et le gâchis du Brexit, ont fait dérailler la reprise de la zone euro. Au vu d’une incertitude aussi prégnante, même si l’on abaisse les coûts de financement des entreprises et des ménages, cela n’augmentera pas sensiblement la consommation ou l’investissement.”

L’inflation persiste à évoluer en deçà de l’objectif d’un peu moins de 2% de la BCE depuis 2013 et il lui

« La démocratie menacée au Royaume-Uni »

« La démocratie menacée au Royaume-Uni  »

 

La démocratie au Royaume-Uni se trouve menacée du fait du Brexit. En effet, le pays qui a vu naître la démocratie vient d’ouvrir la porte à l’autoritarisme en portant Boris Johnson à la tête du pays. Pauline Schnapper et Emmanuelle Avril, professeures de civilisation britannique, soulignent « l’absence de garde-fous efficaces pour contrer la dérive autoritaire du premier ministre ». (Tribune du monde–extrait)

« Après une folle semaine à Londres, qui a vu Boris Johnson faire passer en force une suspension du Parlement, se faire imposer une loi exigeant une demande d’extension de trois mois avant une sortie de l’Union européenne si aucun accord n’était trouvé à Bruxelles d’ici là, vingt et un parlementaires conservateurs modérés se faire exclure du parti et des démissions spectaculaires, dont celle du propre frère du premier ministre, Jo Johnson, l’incertitude sur ce qui pourrait se passer d’ici au 31 octobre reste entière. La tentative de coup de force du nouveau premier ministre, qui annonce vouloir sortir coûte que coûte, alors que le Parlement, divisé par ailleurs sur à peu près tout, a clairement fait savoir son opposition à une sortie sans accord, s’est en tout cas retournée contre lui.


Du côté de Bruxelles, la volonté proclamée de renégocier l’accord conclu en novembre 2018 avec le gouvernement de Theresa May se heurte à la réalité répétée par les Vingt-Sept : il n’y a pas de solution alternative au « backstop », qui prévoit le maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière, le temps qu’un accord sur la relation future avec l’Union européenne soit conclu, pour empêcher le rétablissement d’une frontière en Irlande. Il n’y a donc à peu près aucune chance de percée significative à Bruxelles d’ici au prochain conseil européen le 17 octobre.

 

Dès lors, l’étau se resserre sur Boris Johnson, qui a essuyé six défaites à la Chambre des communes et n’a pas réussi à provoquer de nouvelles élections, faute de soutien de l’opposition (puisque depuis 2011 le Parlement ne peut être dissous avant terme que par une majorité des deux tiers des parlementaires). Les partis d’opposition veulent être certains qu’une éventuelle élection, devenue inévitable, aura bien lieu après le 31 octobre, ainsi qu’une nouvelle demande de report de la sortie de l’UE. Le Parti travailliste, par ailleurs, qui ne profite guère dans les sondages de la crise actuelle, aurait sans doute intérêt à éviter une campagne électorale qui se jouerait sur la seule question du Brexit….. »

 

 

Brexit: Boris Johnson condamné par la justice écossaise

Brexit: Boris Johnson condamné par la justice écossaise

Les suites du Brexit  pourraient bien prendre une dimension judiciaire pour Boris Johnson. En effet il vient d’être condamné par la justice écossaise pour avoir suspendu le Parlement. Mais il pourrait aussi l’être pour ne pas appliquer la loi qui vient d’être promulguée à fin d’imposer un report de la date d’application du Brexit  faute d’accord avec l’union européenne. Une hypothèse qui n’est plus exclue au Royaume-Uni. La justice écossaise a jugé mercredi «illégale» la décision très controversée du premier ministre de suspendre le Parlement pour cinq semaines, alors que l’échéance du Brexit se rapproche.

La cour d’appel d’Édimbourg a estimé que cette décision avait «pour but d’entraver le Parlement», ce que les opposants à Boris Johnson, y compris à l’intérieur de son parti, clament depuis dix jours. Selon ces derniers, il s’agit d’une manœuvre visant à passer en force et empêcher le Parlement de s’opposer à une sortie sans accord. La suspension, qui a pris effet dans la nuit de lundi à mardi, court jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines avant la date butoir du Brexit du 31 octobre. La cérémonie de clôture s’est déroulée dans une atmosphère survoltée. Une autre action judiciaire pourrait être intentée par rapport à la légalité des motifs qui ont justifié le Brexit. L’exposé des motifs du Brexit  vient d’être rendu public et pourrait être contesté juridiquement du fait des manipulations qu’il contient.

Selon des sources parlementaires, ces documents pourraient montrer qu’elle était planifiée et motivée par des raisons politiques, alors que Boris Johnson l’avait justifiée par la nécessité de travailler calmement à l’élaboration de sa future politique gouvernementale. Dominic Grieve, qui fut procureur général (haut conseiller juridique du gouvernement) sous David Cameron et qui fait partie des élus «rebelles», a estimé mercredi que si Boris Johnson avait trompé la reine dans l’exposé des motifs de sa demande de suspension, il devrait démissionner.

Santé : L’électroporation , avenir de la médecine ?

Santé : L’électroporation , avenir de la médecine ?

L’électroporation consiste à appliquer des impulsions de champ électrique ultracourtes et intenses aux cellules, qu’elles soient isolées ou organisées dans les tissus chez l’animal, chez l’humain ou chez les végétaux  pour augmenter leur perméabilité membranaire.

Cette technique permet de créer des pores dans les membranes des cellules et ainsi de faire entrer ou sortir des molécules de manière très efficace, précise et ciblée directement dans la cellule.

“Appliqué à la médecine, nous faisons des petits trous avec des électrodes dans les membranes des cellules afin d’y faire entrer des molécules d’intérêt, contrairement aux médicaments qui ont du mal à pénétrer une cellule”, explique Marie-Pierre Rols, directrice de recherche CNRS à l’Institut de pharmacologie et biologie structurale de Toulouse, qui travaille depuis 30 ans sur le sujet.

“Cette technique est très efficace car elle permet de faire pénétrer jusqu’à mille fois plus certains médicaments anticancéreux qu’une chimiothérapie classique et ceci avec très peu d’effets secondaires », précise la scientifique toulousaine, arguant que près de 150 centres hospitaliers en Europe utilisent l’électroporation qui n’est pour l’instant pas autorisée en France, faute d’avoir été examinée par la Haute autorité de santé.

Autorisée en médecine vétérinaire en France, la méthode de l’électroporation s’est généralisée et permet ainsi le traitement de tumeurs cutanées avec des résultats de guérison avoisinant les 99% chez les chevaux.

“Grâce à nos travaux pour comprendre le fonctionnement de l’électroporation, les industriels de l’agroalimentaire utilisent désormais cette technique pour stériliser les aliments et des jus de fruits, extraire le sucre de la betterave ou même cuire des aliments sans les chauffer en préservant les vitamines”, détaille Marie-Pierre Rols.

Afin d’améliorer les qualités gustatives des vins, la méthode est aussi utilisée dans les vins de Gaillac (Tarn) pour l’extraction de polyphénols des grains de raisins.

“La définition d’un vin se trouve dans les polyphénols, la pellicule de la baie de raisin”, explique Loic Royant, directeur général de la société Lery Biotech, un des leaders mondiaux dans le marché des générateurs d’impulsion, qui participe au congrès toulousain.

“En envoyant un chemin électrique dans la baie de raisin grâce à un générateur, nous libérons ce caractère spécifique du vin de manière plus qualitative et plus rapide”, assure le patron de cette PME toulousaine créée en 2015 et qui travaille également pour le traitement des tumeurs par électrochimiothérapie en clinique vétérinaire.

“C’est une méthode d’avenir qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines”, plaide Marie-Pierre Rols.

 

Les secrets de la longévité

Les secrets de la longévité

Un article d’Europe 1 semble révéler les secrets de la longévité. En réalité, des éléments connus depuis bien longtemps qui concernent  la génétique, l’entretien du physique, la gymnastique cérébrale et de lien social. Il est clair qu’avec l’âge l’activité se réduisant, l’alimentation doit suivre en quantité et en qualité. Le corps a besoin d’être entretenu par des activités adaptées mais régulières. Il est tout aussi important de faire marcher son cerveau enfin d’entretenir des liens de socialisation au lieu de se replier sur soi. (Extrait de l’article)

« Le docteur Vincent Valinducq et la naturopathe Angèle Ferreux-Maeght ont parcouru la planète à la rencontre des centenaires. Ils livrent leurs secrets mardi, dans « Sans Rendez-vous ».

Dans certaines régions du monde existe une concentration exceptionnelle de personnes âgées en bonne santé. Des nonagénaires et centenaires en Sardaigne, au Costa-Rica, en Grèce ou encore au Japon, où se sont rendus le docteur Vincent Valinducq et la naturopathe Angèle Ferreux-Maeght, également cheffe de cuisine. Ensemble, ils ont observé ces seniors et en ont tiré les secrets de la longévité. Contrairement aux idées reçus, le patrimoine génétique n’est responsable de la longévité qu’à hauteur de 20%. Mais il a bien un impact dans certains cas, comme aux Costa-Rica, où les habitants des zones bleues présentent des gènes particuliers. « À l’extrémité des chromosomes, il y a ce qu’on appelle le télomère. On est tous munis de télomères, dont la fonction est de maintenir la stabilité du chromosome. Plus on vieillit, plus les télomères raccourcissent. Une fois qu’on a consommé la totalité du télomère, la cellule meure. Au Costa-Rica, chez les nonagénaires et centenaires, le télomère est extrêmement long », détaille le docteur Vincent Valinducq. Au Japon, certains auraient un gène qui les protégerait de certaines maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde.

L’alimentation joue un rôle crucial. Car tous les centenaires rencontrés par nos deux experts ont un point  commun : « ils ont consommé toute leur vie des produits issus de leur potager, bio et locaux », explique Angèle Ferreux-Maeght. Souvent, ces zones bleues sont d’ailleurs isolées, sur des îles, ce qui explique cette alimentation. Cela ne les empêche pas de consommer des aliments généralement considérés comme mauvais, notamment le sucre. « En revanche, ce sont à chaque fois des produits non raffinés, pas industriels, qui ont un indice glycémique beaucoup plus bas », complète la cheffe de cuisine.

Ces modes de consommation font que ces seniors ont mangé la même chose toute leur vie. Ce qui suppose, certes, une certaine monotonie. « Un régime monotone est favorable à la longévité car le système digestif est prédisposé à digérer les aliments de sa région d’origine », précise Vincent Valinducq. « Quand nous mangeons japonais, mexicain ou espagnol, on pense se faire du bien alors que ce n’est pas si bon. »

Autre secret de la longévité : l’activité physique. Et nul besoin de faire un marathon à 80 ans. Certains costariciens montent à cheval tous les jours jusqu’à plus de 86 ans. Des Japonaises pratiquent le bowling. En Sardaigne, la région escarpée favorise la marche en montagne.

Quant aux Grecs, c’est… l’activité sexuelle qui explique en partie leur grande forme. « Avoir 21 éjaculations mensuelles protégerait du cancer de la prostate », rappelle le docteur Vincent Valinducq, en citant une étude. « Les centenaires ne s’arrêtent jamais de faire des choses », conclut Angèle Ferreux-Maeght. « Ils ont un rôle au sein de la famille qui les pousse à faire le ménage, la cuisine, s’occuper du potager. »

Ce rôle participe aussi de la création d’un lien social, dernier pilier de la longévité. « Les personnes âgées ne sont jamais isolées, elles sont au milieu de la famille », note Angèle Ferreux-Maeght. « On leur offre une vraie place, un rôle. Elles se sentent actives et sont stimulées toute la journée. »Le bénéfice du lien social est en effet prouvé scientifiquement.  »

 

Il faudrait ajouter à ces éléments, un aspect essentiel,  la nécessité d’une activité cérébrale entretenue régulièrement car le cerveau est un peu comme les autres éléments du corps humain moins on s’en sert, plus il s’affaiblit.

Pesticides: la grande hypocrisie

Pesticides: la grande hypocrisie

 

Une double hypocrisie du gouvernement celle qui consiste à définir une zone tampon de 5 à 10 m entre les habitations et les champs traités  par des pesticides. L’autre qui consiste à lancer une consultation nationale qui ne débouchera sur rien. Les écologistes soutiennent que selon les cas la distance doit être comprise entre 50 m et 150 m.  Cela dépend évidemment de la nature des pesticides, des volumes utilisés et les conditions d’utilisation. Les pesticides couvrent une large palette de produits notamment les herbicides, les fongicides ou encore les insecticides. Certains sont peu dangereux d’autres peuvent être cancérigènes en fonction des volumes et des fréquences.  De ce point de vue, certaines productions subissent moins de traitement que d’autres. Par exemple, les blés sont davantage traités que les maïs. La vigne et les pommiers sont les cultures les plus traitées. La distance de 5 à 10 m est évidemment ridicule et ne correspond pas à grand-chose. Pourtant la nouvelle ministre de l’écologie affirme qu’elle respecte les avis des scientifiques. Le problème c’est qu’il existe très peu d’études indépendantes sur le sujet et il faut des études épidémiologiques très longues pour évaluer les risques sur l’humain. Il faut évidemment se protéger de la contamination du produit épandu par fort vent  aussi se protéger de la contamination par évaporation sans parler des infiltrations. Yannick Jadot ne mâche pas ses mots. «C’est une proposition totalement dingue», a lâché le député européen d’EELV lundi au micro d’Europe 1.

 

Son collègue d’EELV, David Cormand, secrétaire national du parti, a lui regretté sur RFI la «contradiction du gouvernement». «L’État reconnaît la dangerosité des produits. S’ils sont dangereux, il faut aller vers leur interdiction et en attendant, il faut réellement protéger les habitations de ces produits», a-t-il demandé. «On voit bien que cinq à dix mètres, c’est une question de bon sens, ça ne protège rien du tout».

Les deux écologistes ont par ailleurs soutenu la quarantaine de maires qui ont pris partout en France des arrêtés pour encadrer, sinon interdire, les pesticides dans leur commune. «Ce n’est pas de la désobéissance civile, c’est l’application de la loi. La directive européenne impose de protéger les habitations», a souligné Yannick Jadot. David Cormand a lui déploré les poursuites contre ces élus. «C’est un paradoxe. L’État dit “Il y a un danger” et en même temps, les préfets qui agissent au nom de l’État poursuivent les maires qui veulent protéger leur population face à ce danger».

 

Fin août, Emmanuel Macron avait pourtant affirmé «soutenir les intentions» du maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) qui avait interdit l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à moins de 150 mètres des habitations. «Monsieur le maire, il a raison sur ses motivations», avait souligné le chef de l’État, avant de rappeler: «Mais je ne peux pas être d’accord quand on ne respecte pas la loi».

Emploi: 54% des Français pour la «préférence nationale»

Emploi: 54% des Français pour  la «préférence nationale»

 

 

 

Une étude qui n’apprend pas grand chose, celle de l’Ipsos réalisée dans plusieurs pays pour mesurer la préférence nationale dans l’emploi. Sans surprise,  54 % des Français approuvent cette préférence,  c’est d’ailleurs moins que la moyenne des autres pays qui se situent autour de 60 % et qui peut atteindre plus de 80 % chez les russes. De toute façon,  une préférence qui ne change pas grand-chose à moins évidemment de fermer complètement les frontières et l’économie en même temps. Citons par exemple le secteur agricole ou le bâtiment où il n’est pas possible de recruter suffisamment de main-d’œuvre française faute de candidats. Même chose parmi les médecins  où  les étrangers  représentent environ 50 % des hospitaliers ;  cela en raison du numerus clausus qui limite encore pour longtemps le nombre de médecins formés en France. Dans nombre de métiers manuels, la présence étrangère ne peut être qu’en progression car on ne forme plus suffisamment d’apprentis depuis très longtemps et on a orienté trop d’élèves vers des bacs bidon qui conduisent directement à pôle emploi. En cette période de populisme de nationalisme, «La préférence nationale en matière d’emploi est une idée qui est aussi présente dans beaucoup d’autres pays», explique Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos.

L’étude de  l’institut Ipsos a testé un certain nombre d’affirmations, notamment d’ordre économique. Intitulée «Populist and nativist sentiment in 2019», cette étude a été réalisée auprès de 18.000 personnes dans 27 pays, ce qui permet de faire une comparaison internationale. Parmi les phrases proposées, on trouve notamment l’affirmation suivante: quand les emplois sont «rares», les employeurs devraient embaucher en priorité les nationaux plutôt que les immigrés. Une manière de tester l’adhésion à la «préférence nationale» en matière d’emploi. 54% des Français se disent d’accord avec cette proposition (soit 3 points de plus qu’en 2016). Si on prend l’ensemble des 18.000 personnes interrogées (tous pays confondus), la France se situe en dessous de la moyenne puisque 60% des interrogés estiment que les entreprises doivent privilégier les nationaux. Les Serbes (82%), les Russes (81%), les Hongrois (75%) ou encore les Turcs (73%) sont les plus en phase avec cette affirmation.

 

Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos Global Affairs

«La préférence nationale en matière d’emploi est une idée présente dans beaucoup de pays», explique au Figaro Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos Global Affairs, qui lie cette tendance au contexte «post-crise économique de 2008». «En France, nous sommes très focalisés sur le discours et la préférence nationale est souvent liée au Rassemblement national mais cette question est portée partout dans le monde, parfois par des partis politiques moins ostracisés», poursuit Chloé Morin. La politologue note que de nombreux pays souscrivent encore plus que la France à la préférence nationale, ce conduit à «relativiser» le score français.

 

Brexit: Boris Johnson ou la solitude du populiste fou

Brexit: Boris Johnson ou la solitude du populiste fou

 

 

Comme Trump sans doute, Boris Johnson va être contraint de réduire l’action politique à la publication de tweets sans aucune conséquence sur sa politique. En effet, Boris Johnson vient d’être battu sur l’essentiel par le Parlement. D’une part les communes ont refusé une sortie du Brexit  sans accord mais ils se sont aussi opposés à l’organisation de nouvelles élections. Pour résumer Boris Johnson a joué toutes ses cartes et il a perdu. En outre,  il ne peut plus prendre d’initiatives parlementaires puisqu’il a mis en congé ce même Parlement ! Notons que la reine a signé la loi autorisant le report de la date du Brexit. Boris Johnson qui ne cesse de courir après son nombre populiste se retrouve complètement seul et sans perspective politique.

Deux portes se sont fermées, dans la nuit de lundi. Celle du Parlement, «suspendu» pour plus d’un mois sur une décision de Boris Johnson qui a enflammé la scène politique. Et celle qui ouvrait sur un Brexit sans accord au 31 octobre, qu’un texte porté par l’opposition a rendu impraticable. Même si le premier ministre semble vouloir garder un pied dans le battant, pour réussir ce Brexit «coûte que coûte» à la date butoir. On pourrait ajouter la fermeture d’une troisième porte, celle qui pouvait mener à des élections anticipées avant la fin du mois d’octobre, comme le voulait le premier ministre.

 

Sans surprise, les parlementaires ont repoussé cette nuit la demande du gouvernement de voter en faveur d’élections législatives anticipées à court terme. Ils avaient déjà repoussé cette même requête la semaine dernière. Boris Johnson voulait un scrutin le 15 octobre, afin de se donner une nouvelle majorité – perdue la semaine dernière – et avoir bride lâche pour mener à bien sa stratégie de Brexit. Mais l’opposition le soupçonne de vouloir la manipuler pour forcer un Brexit sans accord.

 

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

La ministre du travail a parlé pour ne rien dire ou presque. Elle a en effet affirmé que la baisse du chômage pourrait continuer s’il y a de la croissance. Une déclaration d’une grande banalité car sans croissance voit mal comment l’emploi pourrait s’améliorer. Contrairement à ce qu’elle affirme il n’y a pas de baisse actuellement. Notons par exemple que le mois dernier il y a bien eu 30 000 chômeurs en moins inscrits mais que le halo du chômage, c’est-à-dire ceux qui ne recherchent plus vraiment un travail, a augmenté dans le même temps de 30 000. Pas étonnant quand on est sur une tendance d’évolution du PIB de plus 1,2 % ;  autant dire une évolution de l’activité  insuffisante pour significativement faire diminuer le chômage.  la ministre prend cependant des précautions oratoires pour indiquer que le chômage pourrait se dégrader s’il y a un changement de la donne macro-économique mondiale   faisant référence notamment au risque de «guerre commerciale» et en particulier aux tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

Dans ce cas, «ça abîmerait quand même notre croissance. Mais à croissance continue, égale, on va continuer à baisser le chômage, je suis confiante», a-t-elle dit. Interrogée sur l’objectif affiché du gouvernement de ramener le taux de chômage à 7% à la fin du quinquennat, Muriel Pénicaud a estimé que «cet ordre de grandeur est possible s’il n’y a pas de changement macroéconomique, géopolitique mondial qui abîmerait la croissance».

 

Le taux de chômage a continué sa baisse en pente douce au deuxième trimestre à 8,5% selon les normes du Bureau international du travail (BIT), malgré une modeste croissance. Depuis la mi-2015, le taux de chômage poursuit une lente décrue. Il a retrouvé son niveau de début 2009 et reculé de 0,6 point sur un an. C’est-à-dire vraiment pas grand-chose surtout en regard des taux de chômage des pays voisins qui eux se situent autour de  6 % de taux d’inactivité (union européenne)

 

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

 

 

Indiscutablement le Royaume-Uni n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise politique. Avec la démission de la ministre du travail opposée au Brexit  sans accord que veut imposer Boris Johnson, c’est le 19e ministre qui démissionne. Autant dire que c’est la décomposition progressive du système politique. Boris Johnson a au moins raison sur un point, compte tenu des contradictions entre partis et à l’intérieur des partis, des élections sont incontournables. Pas sûr cependant qu’elles permettent  de dégager une majorité stable et cohérente même si pour l’instant dans les sondages les conservateurs semblent faire la course en tête. Ces élections auraient au moins l’avantage de reporter sans doute aux calendes grecques la date du Brexit. Il faudra en effet soit reprendre les négociations à zéro, soit accepter l’accord passé entre l’union européenne et Teresa May.  Le problème de Boris Johnson c’est que pour l’instant il ne dispose plus de majorité pour soutenir ses positions ;

 

L’opposition peut désormais faire barrage au «no deal» envisagé par Boris Johnson le 31 octobre en cas de (probable) échec des négociations avec Bruxelles. Boris Johnson est d’une certaine manière pris au piège par le texte adopté par la chambre des communes». Le texte prévoit que, si Boris Johnson ne parvient pas à négocier un nouvel accord à Bruxelles ou s’il ne parvient pas à faire voter un «no deal» (option pour laquelle il n’y a pas de majorité à la Chambre des communes), il sera obligé de demander à Bruxelles un report au 31 janvier 2020.

 

Boris Johnson  a essayé  de contre-attaquer en tentant de faire voter des élections anticipées. La tentative échouée. Alors qu’il lui fallait obtenir les deux tiers des voix du Parlement, la participation des travaillistes, nécessaire pour réunir autant de suffrages, n’est pas au rendez-vous, le Labour craignant un piège de «BoJo» pour faire passer en douce un «no deal». Autre possible raison: d’après les sondages, une majorité de

 

Face au blocage politique complet entre le gouvernement et le parlement, Boris Johnson a annoncé qu’il organisera, lundi 9 septembre, un nouveau vote pour organiser des élections anticipées. «Je préférerais être mort au fond d’un fossé» que de demander un nouveau report à Bruxelles, proclame «BoJo».

 

Dernier rebondissement, samedi soir 7 septembre, la ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, historiquement europhile, mais qui avait accepté malgré tout de faire partie du gouvernement de Boris Johnson, a annoncé sa démission, dénonçant un «assaut à la décence et à la démocratie» pour qualifier l’exclusion de 21 conservateurs «rebelles». Ce départ illustre bien la situation du parti conservateur qui, en privilégiant la voie du «no deal», semble contenter ses militants et ses électeurs, mais clive au sein de ses cadres, moins eurosceptiques, ce qui s’était déjà vu lors du référendum 2016 et ce qui se voit toujours parmi les «MP» (membres du Parlement, NDLR).

 

Municipales: la fessée pour LREM ?

Municipales: la fessée pour LREM ?

 

 

La république en marche pourrait bien recevoir une petite fessée lors des élections municipales. Certes, elle pourra toujours expliquer que le parti n’existait pas il y a cinq ans. N’empêche, on  pourra comparer le résultat d’élections à différents scrutins depuis 2017 aux résultats des municipales. Globalement, il se pourrait bien qu’une partie de la population ait  envie de sanctionner la politique économique et sociale du gouvernement aujourd’hui contesté par 70 % des Français.

 

En fait,  on pourrait bien transformer les municipales en une sorte de référendum contre Macron. Une hypothèse d’autant plus possible que la république en marche ne compte pas vraiment de leader incontesté sur le terrain et que ses candidats sont surtout des porteurs de pancartes de Macron auquel ils doivent tout. Il y a aussi les contradictions internes à la majorité. Des contradictions notamment entre la république en marche et le MoDem de Bayrou qui n’apprécie guère la concurrence excessive de LREM sur ses terres électorales. Il faut ajouter  à cela d’autres contradictions entre l’appareil central et les militants locaux. Des militants locaux animés par la mode du dégagé isthme et qui en bien virer les vieux crocodiles. Enfin la république en marche faute d’ancrage sur le terrain passe parfois de curieuses alliances avec selon les cas avec des maires  bien implantés de gauche ou de droite.

Dans plusieurs villes, à commencer par Bordeaux, la majorité aborde le scrutin de mars divisée. LREM doit aussi gérer ses dissidences internes, «au cas par cas». La direction du parti doit se prononcer cette semaine sur l’exclusion du parti du candidat dissident d’Aix-en-Provence, pour éviter la contagion.

Les dirigeants de LREM, qui disent aborder leur première élection locale avec «modestie et humilité» cherchent à mieux arrimer leurs partenaires et à attirer de nouveaux élus. «Nous devons rassembler toutes les forces progressives de ce pays», a plaidé Stanislas Guerini, le patron du parti. «Notre première responsabilité est d’être un parti ouvert, jamais En Marche ne sera un parti hégémonique», a insisté le numéro deux, Pierre Person. Reste qu’un grand nombre de chantiers à venir pourraient faire réapparaître des clivages au sein de la majorité.

 

Beauvau consulte déjà les députés en vue du débat sur l’immigration, prévu le 30 septembre au Parlement. «On risque de ne pas confirmer l’option du locataire de l’Élysée», prévient un parlementaire de l’aile gauche. D’où la nécessité, aux yeux de certains, d’organiser davantage les sensibilités politiques au sein de LREM. «On avait le choix entre être un mouvement politique ou un mouvement militant.  « ; La réalité c’est que la république en marche n’est pas non plus vraiment un mouvement militant mais plutôt un club de supporters de Macron.

 

Amazonie : doublement de la déforestation brésilienne

Amazonie : doublement de la déforestation brésilienne

Le massacre de l’Amazonie continue non seulement avec le développement des récents incendies mais aussi avec des opérations de déforestation clairement programmées pour augmenter notamment les surfaces cultivables. Des opérations de déforestation permises par la suppression de zones protégées et des espaces où vivent les indigènes. Une politique délibérée de la part du climatosceptique Bolsonaro, présidant du Brésil, qui par ailleurs ne cache pas ses liens avec les milieux financiers. Pour se faire une idée, le Brésil a supprimé une surface de forêt supérieure à un département français depuis le début de l’année. Compte tenu des incendies, la déforestation pourrait représenter plus de deux départements français d’ici fin 2019. Certes la souveraineté du Brésil ne saurait être mise en cause cependant ce pose  plan international la question de ses limites quand cela met en jeu les rééquilibre climatique de la planète. Pourrait-on par exemple autoriser un pays à empoisonner volontairement la mer sous le prétexte que cette action se déroule dans ses eaux territoriales ? C’est la même problématique pour le Brésil. Dans un cas c’est l’eau qui est en cause et là c’est la qualité de l’air et le climat

Entre janvier dernier et le mois d’août, et à la même période de 2018, la déforestation de la forêt amazonienne brésilienne a touché 6.404,4 km² supplémentaires au total, contre 3.336,7 km² précédemment, selon des données officielles provisoires fournies dimanche. Ce qui représente une augmentation de 91,9%.

Rien que pour le mois d’août, 1.700,8 km² ont disparu, moins qu’en juillet (où les chiffres avaient quadruplé), mais plus de trois fois plus qu’en août 2018 (526,5 km²) selon le système DETER d’alertes satellitaires de l’Institut national pour les investigations spatiales (INPE).

 La déforestation s’est emballée ces quatre derniers mois : 738,2 km² en mai, 936,3 km² en juin, 2.255,4 km² en juillet et désormais 1.700,8 km² en août.

Les experts estiment que le chiffre de 10.000 km² pourrait être atteint cette année pour la première fois depuis 2008.

Spécialistes et défenseurs de l’environnement expliquent cet accroissement de la déforestation par la pression des forestiers et des éleveurs encouragés par le soutien du président brésilien, Jair Bolsonaro, à l’ouverture de réserves indigènes et de zones protégées pour développer ces activités ainsi que les prospections minières.

Selon les experts, il devrait y avoir en septembre davantage de foyers d’incendie dans la région amazonienne car « le pic de la déforestation a lieu en juillet et celui des incendies en septembre », a relevé Ane Alencar, la directrice scientifique de l’Institut pour les enquêtes environnementales en Amazonie (IPAM).

Services des Urgences : la cour des miracles

Services des Urgences : la  cour des miracles

 Pas sûr que le nouveau plan d’Agnès Buzyn soit à la hauteur des enjeux ; Elle devrait annoncer des créations de lits supplémentaires,  un numéro de téléphone unique et une aide financière qui reste à négocier avec Bercy.  Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société et une crise du fonctionnement de l’État.

La fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zone rurale. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies  pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux  choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenu une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent l’improductivité de nombre d’autres agents.

Rugy se compare à l’affaire Dreyfus ou le summum de la bêtise

Rugy se compare à l’affaire Dreyfus ou le summum de la bêtise

 

Non seulement De Rugy a mis les mains dans le port de confiture en se roulant dans les ors de la République mais en plus il ose comparer son affaire à celle de Dreyfus. De Rugy se dit aussi être la victime expiatoire des Gilets jaunes. Bref, presque Jeanne d’Arc. En plus,  ce serait un complot,  Injuste bien entendu puisqu’il affirme avoir tour joué la transparence. Il est vrai que sur le plan politique de Rugy a toujours été très transparent !

À grand renfort de communication de Rugy,  ancien ministre de l’écologie, accusé d’avoir mis les doigts dans le pot de confiture lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale avait réagi avec grandiloquence contre la presse en général et Mediapart en particulier. Il menaçait de mettre tout ce beau monde en prison en les attaquant en justice. La vérité est moins glorieuse  car sur les quatre ou cinq faits indiscutables reprochés à de Rugy, l’intéressé n’a retenu qu’une plainte finalement assez secondaire concernant l’appartement qu’il occupait à Ormeau en Loire-Atlantique. Un appartement qui a bénéficié d’une  aide sociale  dont paraît-il il n’était pas au courant. Par contre, pour les dérives relatives son passage comme président de l’Assemblée nationale, pas un mot, pas une plainte. Mediapart a seulement reçu mardi une assignation après le dépôt d’une plainte en diffamation de François de Rugy au sujet d’un article sur le logement qu’il a occupé à Orvault en Loire-Atlantique. À la télévision, l’ex-ministre s’est montré très offensif contre la presse.

 Les révélations qui ont miné la position de François de Rugy au sein du gouvernement avant de précipiter son départ ont touché des objets très divers: dîners fastueux à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, coûteux travaux dans son appartement de fonction, utilisation de son chauffeur à Nantes, et location d’un logement à vocation sociale à Orvault, Au journaliste Patrick Cohen sur France cinq qui lui demandait pourquoi il n’avait pas jugé bon de porter plainte pour les autres articles, il a avancé: « Je vais vous dire une chose et ça tous les Français qui portent plainte le savent bien. Vous savez combien ça coûte de faire des procédures judiciaires ? Vous savez combien ça m’aurait coûté si j’avais dû porter plainte non seulement sur chaque article mais en plus à l’intérieur de chaque article sur plusieurs mensonges ? Il faut être très riche en France pour faire valoir son bon droit sur la vérité quand on est face à une campagne aussi forte ! ». «Mais je sais d’où ça vient», ajoute l’ex-président de l’Assemblée nationale, convaincu d’avoir été victime d’une «vengeance» à trois origines. «Une vengeance politique de mon ancien parti» (EELV), mais aussi une «vengeance politico-syndicale» venant de l’Assemblée – «où j’avais engagé une réforme de la fonction publique parlementaire» – et du ministère de la Transition écologique – «où (…) j’avais engagé un certain nombre de changements qui déplaisaient fortement et bousculaient un certain nombre d’intérêts bien établis» !!!

 

La candidature Villani montre le vrai visage théocratique de LREM

 

 

La candidature Villani  montre le vrai visage théocratique de LREM

 

Avec la candidature de Villani, la république en marche a pris d’un coup 20 ou 30 ans de plus en se comportant finalement de manière aussi bureaucratique et sectaire que les autres partis. En effet, la plupart des ténors de la majorité sont montés au créneau pour critiquer la décision du mathématicien de se présenter à Paris et donc de s’asseoir sur la candidature officielle de Griveaux. Une candidature pourtant décidée par un comité de désignation bidon comme d’ailleurs la plupart des comités qui désignent les responsables dans le parti de Macron. Et pour cause, ce parti n’existe pas. Macron l’a transformé dès le départ en club de fans. Ce parti n’a aucun fonctionnement démocratique, aucune vie, aucune réalité régionale et locale. Pour faire semblant de satisfaire à la démocratie, on désigne deux ou trois membres chargés d’adouber des candidats désignés par avance. Villani  a transgressé les règles déclarent nombre de responsables de la république en marche. Finalement , il n’a fait qu’imiter Macron qui a fait exactement la même chose en accédant pouvoir grâce au parti socialiste puis en s’affranchissant des règles de ce parti.

 

Cette affaire pourrait être grave pour la république en marche qui montre ainsi son vrai visage d’appareil et de club d’élus et de futurs élus. La décision de Villani constitue une sorte de crime de lèse-majesté à l’égard du monarque républicain Macron. Macron n’est sans doute pas le premier monarque républicain mais son autoritarisme dépasse tout ce qu’on a connu aussi bien dans le champ politique que dans l’appareil d’État. Voir à cet égard l’ampleur et la vitesse de d’enterrement par la justice des affaires politico financières. Bêtement, les responsables de la république en marche reprennent en chœur les critiques à l’égard de Villani. Ils pourraient le payer très cher car l’opinion va découvrir la réalité d’un parti qui se voulait transgressif mais qui n’est en réalité que bureaucratique, théocratique et archaïque.-  Ce qui est certain c’est que Villani ne renoncera pas car lui au contrairement à  d’autres comme Griveaux n’a pas besoin de la politique pour exister.

“Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout”, a-t-il dit sur BFM TV-RMC. “Nous avons eu (avec Benjamin Griveaux) quelques échanges sur diverses formules pour mener la campagne, tout pris en compte, j’ai estimé que la meilleure façon d’être fidèle à mes engagements et ce pourquoi je suis entré en politique, c’était ma déclaration hier”.

“Je joue toujours collectif, je me lance dans une démarche libre, indépendante, précisément parce que je pense que c’est la démarche qui permet de rassembler”, a-t-il ajouté. “C’est sûr qu’on ne s’improvise pas, et cette annonce de candidature hier a été préparée dans un très grand détail avec les équipes”.

Malgré l’”engagement rompu”, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini a confirmé mercredi soir que Cédric Villani ne serait pas exclu du parti.

Selon une enquête Ifop commandée par l’équipe de Cédric Villani et publiée en juillet par l’Opinion, le député de l’Essonne était donné gagnant au second tour des municipales face à Anne Hidalgo (51% contre 49%) tandis que Benjamin Griveaux était donné battu (49% contre 51%).

75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron (sondage Elabe)

75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron (sondage Elabe)

 

 

Visiblement l’omniprésence de Macron dans les médias n’aura pas changé grand-chose quant à l’appréciation des Français sur l’efficacité et la justice de la politique économique et sociale du gouvernement. On se demande même si ce trop-plein de présence médiatique ne finit  pas par lasser. Le problème de Macron, c’est l’énorme décalage entre des discours relativement ésotériques et sa pratique. Certes Macron est brillant et sa dialectique annihile toute contestation mais il s’agit d’une sorte de délire voir de diarrhée verbale qui ne mord pas sur l’opinion. Il y a en outre quelque chose de faux dans la tonalité de Macron qui fait trop de concessions à la discipline théâtrale au détriment et de la vérité. Toujours est-il que 75% des Français estiment dans un sondage Elabe pour BFM que les orientations définies par le président de la République et le gouvernement sont injustes, car elles ne répartissent pas équitablement les efforts selon les capacités de chacun. Un taux en chute de trois points par rapport à la précédente mesure établie le 14 juinDans le détail, 83% des classes populaires, groupant les salariés et les ouvriers, pointent cette injustice.

Nos concitoyens sont ensuite 76%, là encore en baisse de trois points, à estimer que la politique actuelle est inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires. Pour améliorer le pouvoir d’achat alors? Pas davantage, pour 75% de nos compatriotes malgré une décote de deux points. 78% des inactifs, dont les retraités, fustigent d’ailleurs ce manque d’emprise sur la courbe du pouvoir d’achat.

Réduire les déficits publics avec un tel cap, il ne faut pas y penser non plus, pour 73% des personnes sollicitées, une décrue de cinq points. Plus largement, ils sont 69%, après une glissade de deux points, à dire que la politique de l’exécutif ne permet pas d’améliorer la situation du pays. 66% des Français, une statistique cette fois stable, affirment que celle-ci est inefficace pour relancer l’économie.

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