Archive pour le Tag 'l’hypocrisie'

Aide à domicile: l’hypocrisie sur les salaires

Aide à domicile: l’hypocrisie sur les salaires

 

 

Les propositions d’embauche fleurissent partout concernant l’aide à domicile. Pourtant les candidats sont très insuffisants par rapport à la demande. En cause des conditions sociales particulièrement déplorables en général.

 

Les problèmes des salariés de l’aide à domicile sont de plusieurs ordres. Il y a d’abord l’amplitude concernant la durée journalière de travail : il faut commencer tôt et finir très tard. Ensuite il y a les heures d’attente et de trajets souvent non rémunérés. Ensuite il y a le faible salaire compte tenu d’une durée de travail hebdomadaire réduite. Au total certain ne gagnent pas plus de 1000 € pour un travail particulièrement ingrat qui exige compétence et dévouement.

 

certes, il  nous faut pas trop généraliser car certains organismes employant des aides à domicile ont  compris qu’il fallait faire travailler à plein temps les aides  à domicile, qu’il fallait aussi rémunérer temps d’attente et de déplacement. Mais c’est loin d’être le cas partout d’où ces difficultés de recrutement aussi bien dans le privé que dans le public.

Les entreprises ou institutions d’aide à domicile sont par ailleurs très composites avec des distorsions aussi de concurrence et des politiques sociales très différentes. Pourtant le projet de loi prévoit notamment d’instaurer au 1er janvier un «tarif plancher» national (et non variable selon les départements comme jusqu’alors) de 22 euros par heure de prestation pour les services d’aide à domicile, afin de sécuriser leur financement et de mieux rémunérer les salariés.

 

Mais ce tarif socle de 22 euros est «bien loin du coût de revient de l’heure d’intervention, évalué a minima à 25 euros avant revalorisation des salaires», ont expliqué vendredi les représentants des entreprises de services à la personne (FESP, Fédésap), qui affirment dans ces conditions ne pas être en mesure de revaloriser leurs 160.000 salariés. Du coup nombre de salariés préfère se diriger vers les maisons de retraite qui pour une qualification équivalente offre un statut et des salaires beaucoup plus intéressants.

 

À noter que dans le bouclage économique il faut prendre en compte le fait aussi que souvent les aides sont payées par le client. Un client qui a aussi tendance à réduire sa demande et donc à rendre encore plus complexe la réponse de l’offre.

L’hypocrisie des islamistes vis-à-vis des Ouïgours

L’hypocrisie des islamistes vis-à-vis des Ouïgours

Alors que la Chine développe une terrible répression des musulmans ouïgours, que près d’un million de cette population est condamnée à la prison ou au travail forcé, les Etats islamiques restent muets sans doute pour ne pas contrarier la Chine. Il préfère mettre en cause la pseudo oppression que subirait la religion musulmane en Europe qui est pourtant autorisée comme les autres.

Cela démontre à l’évidence le caractère politique des Etats musulmans autoritaires davantage préoccupés par des considérations politiciennes que par les problèmes de liberté de culte. En attaquant la France, ces pays se posent en défenseurs de l’islam. Appel au boycott des produits français par le président turc Recep Tayyip Erdoganattaques du Premier ministre pakistanais Imran Khan ainsi que d’officiels iraniens, jordaniens, koweïtiens, qataris ou marocains, drapeaux tricolores brûlés, manifestations ou menaces en Palestine, en Syrie, au Liban ou en Irak.  

À la suite de la décapitation du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty le 16 octobre, la défense de la laïcité par Emmanuel Macron et la republication des caricatures de Charlie Hebdo ont suscité une véritable sainte alliance contre le rappel à France mais le silence vis-à-vis du million de  ouïgours victimes de la terrible répression chinoise.

Taxe d’habitation : l’hypocrisie continue

Taxe d’habitation : l’hypocrisie continue

La suppression de la taxe habitation a constitué évidemment un argument électoral majeur dans la victoire de Macron aux présidentielles. Une ressource en moins pour les collectivités locales et mal compensées par l’Etat. D’où le conflit notamment entre les maires et le pouvoir central. En fait un jour ou l’autre, l’augmentation de la taxe foncière va compenser le manque à gagner de la taxe d’habitation et cela au prétexte de la modification de son assiette. Une modification justifiée par des éléments de confort comparés à la situation d’il y a plus de 50ans (la présence, de l’eau courante, de salle d’eau, de WC et d’autres aménagements). Une combine bureautique pour augmenter la fiscalité et finalement annuler progressivement la suppression de la taxe habitation (cette augmentation de la taxe foncière aura évidemment un impact aussi sur le montant des loyers.

Le président de l’association des maires de France François Baroin. ) a regretté l’absence d’étude d’impact en prévision de la suppression de la taxe d’habitation avant de dénoncer un manque à gagner de 400 millions d’euros. A l’inverse, dans un communiqué, le gouvernement a évoqué des « simulations individuelles complètes » et promis une « compensation intégrale ».

L’association des maires de France (AMF), qui représente les élus locaux de toutes les communes quelle que soit leur taille, ne décolère pas. Après avoir comparé, au congrès des régions, la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales à un « acte profond de recentralisation [où l'on] remplace le contribuable local par le contribuable national », son président François Baroin qualifie, ce mardi 15 octobre, cette mesure de « très mauvaise réforme ».

Alors que le projet de loi de finances (PLF) 2020 est examiné en séance publique à l’Assemblée nationale, les édiles locaux regrettent de n’avoir eu accès à « aucune simulation [ou] étude d’impact » quant aux « conséquences réelles » de cette suppression pour chaque commune et intercommunalité.

L’AMF relève en outre qu’il manque 400 millions d’euros dans le budget pour compenser ce manque à gagner. « C’est le non-respect d’un engagement pris [par le gouvernement]« , pointe ainsi François Baroin. Dans ce cas précis, les deux membres du gouvernement Philippe expliquent que « l’Etat assumera la compensation intégrale des collectivités (…) exclusivement par de la fiscalité dans un compte spécifique, et non par des concours budgétaires de l’Etat ».

Dans le même temps, l’association des maires d’Île-de-France (AMIF) a exprimé, dans une déclaration transmise à la presse, sa « préoccupation concernant la disparition du lien entre fiscalité versée par les contribuables et services rendus par la collectivité ». Ces édiles éprouvent même « le sentiment désagréable que les élus locaux sont de plus en plus responsabilisés par l’Etat en termes de dépenses et de moins en moins sur la stratégie de recettes ».




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