Archive pour le Tag 'l’Europe'

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Trump a déclaré jeudi qu’il envisageait d’imposer à partir du 1er août une surtaxe plancher de 15 à 20% sur les produits des pays qui n’ont pas été notifiés de droits de douane spécifiques.

Depuis lundi, une vingtaine de pays ont reçu un courrier de Washington annonçant les droits de douane de 20 à 50% qui leur seront appliqués au 1er août. Dans ses lettres, Donald Trump assure aussi que toute riposte sera sanctionnée par une surtaxe additionnelle. L’union européenne sera bientôt concernée et s’attend a une surtaxe entre 10 et 20 %; des chiffres qui pourraient évoluer en fonction des réactions des pays exportateurs sur les importations américaines.

Le désengagement de Trump de l’Europe de l’Est

Le désengagement de Trump de l’Europe de l’Est


Les politistes hongrois Peter Kreko et Ferenc Németh constatent, dans une tribune au « Monde », que les dirigeants populistes qui affichaient leur sympathie pour Donald Trump n’ont droit à aucun traitement de faveur de la part de l’administration américaine. Ce qui pourrait finir par décontenancer leurs propres supporteurs.

Depuis quatre mois, le spectre de Trump 2.0 plane sur l’Europe. De nombreux dirigeants, échaudés par le premier mandat de Donald Trump, étaient pessimistes quant à son retour à la Maison Blanche et aux conséquences que cela aurait pour les institutions multilatérales, telles que l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et pour le sort de l’Ukraine.

Un certain nombre d’entre eux, en particulier en Europe centrale et dans les Balkans, se sont toutefois montrés plus optimistes. Viktor Orban (Hongrie), Aleksandar Vucic (Serbie) et Milorad Dodik (République serbe de Bosnie) semblaient avantagés par leurs relations et leurs affinités idéologiques avec le nouveau président. Ils ont prédit un âge d’or des relations bilatérales et ont ouvertement abordé la façon dont une Maison Blanche dirigée par Trump contribuerait à rendre sa grandeur à leurs pays.

La question des obstacles potentiels a été peu évoquée. Orban, Vucic, Dodik et d’autres ont supposé, malgré les promesses de campagne répétées de Trump concernant les droits de douane et le commerce, que leurs pays seraient exemptés ou bénéficieraient d’un traitement de faveur en raison de leur soutien. Ils se retrouvent pourtant victimes d’une nouvelle approche commerciale et impériale de la part de Washington, dans laquelle les grands pays influents sont pris au sérieux, tandis que les autres sont quantité négligeable.

Aucune clémence

Le 2 avril, le « jour de la libération » n’a témoigné d’aucune clémence pour les alliés de Trump. La Serbie s’est vu imposer des droits de douane de 37 % sur ses exportations, le plus élevé de la région ; la Bosnie-Herzégovine a été sanctionnée par une taxe douanière de 35 % ; et la Hongrie, dont le dirigeant est largement considéré comme un proche du nouveau président, risque de se voir imposer une taxe de 20 % sur ses exportations en raison de son appartenance à l’Union européenne et de ses relations économiques avec la Chine et la Russie.

Droit de douane : Trump veut tuer l »Europe

Droit de douane : Trump veut tuer l »Europe


Après avoir abandonné sa promesse de paix en Ukraine, le président des États-Unis continue d’assommer l’union européenne en menaçant d’appliquer 50 % de droits de douane sur les importations européennes et cela dès le 1er juin !

Trump a toujours détesté l’Europe qu’il considère comme une sorte de machine de guerre économique contre les États-Unis. Mais cette annonce soudaine risque de perturber gravement les échanges entre les deux continents mais surtout de provoquer un choc économique de croissance. La France par exemple qui comptait encore avec un certain optimisme sur une croissance autour de 1 % peut dire adieu à ses prévisions.

Mais le choc de croissance va concerner évidemment l’Europe mais aussi d’abord les États-Unis . Le pire c’est que cette annonce va encore alimenter le climat d’incertitude générale sur la conjoncture économique mondiale. Les annonces rocambolesques de Trump auraient déjà fait perdre presque 1,5 % à la croissance mondiale. Cette fois cette menace de droits de douane à 50 % pourrait faire plonger vers la récession nombre de pays sans parler des perturbations sur les marchés financiers.

Il faut en effet s’attendre à de imposants mouvements de yo-yo par exemple sur les marchés financiers avec une nette tendance baissière.

Actuellement, les droits de douane sur les produits européens atteignent en moyenne 12,5 %, dont 10 % introduits depuis avril dans le cadre des mesures dites « réciproques » décidées par l’administration Trump. Une hausse à 50 % marquerait une rupture brutale, alors même que la Maison Blanche avait suspendu toute nouvelle augmentation au-delà de 10 % pour une période de 90 jours, censée durer jusqu’au début du mois de juillet.

Trump veut tuer l’Europe avec 50% de droits de douane !

Trump veut tuer l’Europe avec 50% de droits de douane !

Après avoir abandonné sa promesse de paix en Ukraine, le président des États-Unis continue d’assommer l’union européenne en menaçant d’appliquer 50 % de droits de douane sur les importations européennes et cela dès le 1er juin !

Trump a toujours détesté l’Europe qu’il considère comme une sorte de machine de guerre économique contre les États-Unis. Mais cette annonce soudaine risque de perturber gravement les échanges entre les deux continents mais surtout de provoquer un choc économique de croissance. La France par exemple qui comptait encore avec un certain optimisme sur une croissance autour de 1 % peut dire adieu à ses prévisions.

Mais le choc de croissance va concerner évidemment l’Europe mais aussi d’abord les États-Unis . Le pire c’est que cette annonce va encore alimenter le climat d’incertitude générale sur la conjoncture économique mondiale. Les annonces rocambolesques de Trump auraient déjà fait perdre presque 1,5 % à la croissance mondiale. Cette fois cette menace de droits de douane à 50 % pourrait faire plonger vers la récession nombre de pays sans parler des perturbations sur les marchés financiers.

Il faut en effet s’attendre à de imposants mouvements de yo-yo par exemple sur les marchés financiers avec une nette tendance baissière.

Actuellement, les droits de douane sur les produits européens atteignent en moyenne 12,5 %, dont 10 % introduits depuis avril dans le cadre des mesures dites « réciproques » décidées par l’administration Trump. Une hausse à 50 % marquerait une rupture brutale, alors même que la Maison Blanche avait suspendu toute nouvelle augmentation au-delà de 10 % pour une période de 90 jours, censée durer jusqu’au début du mois de juillet.

Trump veut assommer l’Europe avec 50% de droits de douane !

Trump veut assommer l’Europe avec 50% de droits de douane !

Après avoir abandonné sa promesse de paix en Ukraine, le président des États-Unis continue d’assommer l’union européenne en menaçant d’appliquer 50 % de droits de douane sur les importations européennes et cela dès le 1er juin !

Trump a toujours détesté l’Europe qu’il considère comme une sorte de machine de guerre économique contre les États-Unis. Mais cette annonce soudaine risque de perturber gravement les échanges entre les deux continents mais surtout de provoquer un choc économique de croissance. La France par exemple qui comptait encore avec un certain optimisme sur une croissance autour de 1 % peut dire adieu à ses prévisions.

Mais le choc de croissance va concerner évidemment l’Europe mais aussi d’abord les États-Unis . Le pire c’est que cette annonce va encore alimenter le climat d’incertitude générale sur la conjoncture économique mondiale. Les annonces rocambolesques de Trump auraient déjà fait perdre presque 1,5 % à la croissance mondiale. Cette fois cette menace de droits de douane à 50 % pourrait faire plonger vers la récession nombre de pays sans parler des perturbations sur les marchés financiers.

Il faut en effet s’attendre à de imposants mouvements de yo-yo par exemple sur les marchés financiers avec une nette tendance baissière.

Actuellement, les droits de douane sur les produits européens atteignent en moyenne 12,5 %, dont 10 % introduits depuis avril dans le cadre des mesures dites « réciproques » décidées par l’administration Trump. Une hausse à 50 % marquerait une rupture brutale, alors même que la Maison Blanche avait suspendu toute nouvelle augmentation au-delà de 10 % pour une période de 90 jours, censée durer jusqu’au début du mois de juillet.

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

En Europe, le nombre d’investissements étrangers y a reculé l’an dernier de 5 %, selon le baromètre EY publié jeudi 15 mai. La chute est particulièrement marquée dans les secteurs de la chimie et de l’automobile, deux piliers historiques de l’industrie européenne.

Surtout, l’Europe ne parvient plus à séduire les investisseurs américains. En 2024, seulement 942 entreprises américaines ont choisi d’investir en Europe, soit « le niveau le plus bas observé depuis dix ans » par le cabinet EY. Ce désengagement des entreprises américaines d’Europe se traduit invariablement sur l’emploi. Alors que les entreprises américaines avaient généré 113 000 emplois en 2021 en Europe, elles en ont créé seulement 58 000 l’an dernier.

Cette régression s’inscrit dans le temps. Les investissements étrangers en Europe diminuent chaque année, avec une baisse de 11 % en 2023 et de 24 % en 2022. Ce recul reflète à la fois la méfiance croissante des entreprises américaines à l’égard du « Vieux Continent » et l’attrait renforcé pour leur propre économie.

Face à l’affaiblissement de l’Europe, les États-Unis s’imposent comme les grands gagnants de l’attractivité. En 2024, les investissements étrangers y ont bondi de 20 %, signe évident d’un regain d’attractivité du pays auprès des entreprises étrangères.

Cet élan de reconquête industrielle revient surtout à Joe Biden, l’ancien président démocrate. Le grand plan de soutien industriel qu’il a instauré en 2022, l’Inflation Reduction Act, qui offre des réductions fiscales très avantageuses aux entreprises et a contribué à réduire le coût de l’énergie aux États-Unis. Ces deux atouts expliquent en grande partie le regain des investissements étrangers en faveur du pays.

Economie-Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

Economie-Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

En Europe, le nombre d’investissements étrangers y a reculé l’an dernier de 5 %, selon le baromètre EY publié jeudi 15 mai. La chute est particulièrement marquée dans les secteurs de la chimie et de l’automobile, deux piliers historiques de l’industrie européenne.

Surtout, l’Europe ne parvient plus à séduire les investisseurs américains. En 2024, seulement 942 entreprises américaines ont choisi d’investir en Europe, soit « le niveau le plus bas observé depuis dix ans » par le cabinet EY. Ce désengagement des entreprises américaines d’Europe se traduit invariablement sur l’emploi. Alors que les entreprises américaines avaient généré 113 000 emplois en 2021 en Europe, elles en ont créé seulement 58 000 l’an dernier.

Cette régression s’inscrit dans le temps. Les investissements étrangers en Europe diminuent chaque année, avec une baisse de 11 % en 2023 et de 24 % en 2022. Ce recul reflète à la fois la méfiance croissante des entreprises américaines à l’égard du « Vieux Continent » et l’attrait renforcé pour leur propre économie.

Face à l’affaiblissement de l’Europe, les États-Unis s’imposent comme les grands gagnants de l’attractivité. En 2024, les investissements étrangers y ont bondi de 20 %, signe évident d’un regain d’attractivité du pays auprès des entreprises étrangères.

Cet élan de reconquête industrielle revient surtout à Joe Biden, l’ancien président démocrate. Le grand plan de soutien industriel qu’il a instauré en 2022, l’Inflation Reduction Act, qui offre des réductions fiscales très avantageuses aux entreprises et a contribué à réduire le coût de l’énergie aux États-Unis. Ces deux atouts expliquent en grande partie le regain des investissements étrangers en faveur du pays.

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

En Europe, le nombre d’investissements étrangers y a reculé l’an dernier de 5 %, selon le baromètre EY publié jeudi 15 mai. La chute est particulièrement marquée dans les secteurs de la chimie et de l’automobile, deux piliers historiques de l’industrie européenne.

Surtout, l’Europe ne parvient plus à séduire les investisseurs américains. En 2024, seulement 942 entreprises américaines ont choisi d’investir en Europe, soit « le niveau le plus bas observé depuis dix ans » par le cabinet EY. Ce désengagement des entreprises américaines d’Europe se traduit invariablement sur l’emploi. Alors que les entreprises américaines avaient généré 113 000 emplois en 2021 en Europe, elles en ont créé seulement 58 000 l’an dernier.

Cette régression s’inscrit dans le temps. Les investissements étrangers en Europe diminuent chaque année, avec une baisse de 11 % en 2023 et de 24 % en 2022. Ce recul reflète à la fois la méfiance croissante des entreprises américaines à l’égard du « Vieux Continent » et l’attrait renforcé pour leur propre économie.

Face à l’affaiblissement de l’Europe, les États-Unis s’imposent comme les grands gagnants de l’attractivité. En 2024, les investissements étrangers y ont bondi de 20 %, signe évident d’un regain d’attractivité du pays auprès des entreprises étrangères.

Cet élan de reconquête industrielle revient surtout à Joe Biden, l’ancien président démocrate. Le grand plan de soutien industriel qu’il a instauré en 2022, l’Inflation Reduction Act, qui offre des réductions fiscales très avantageuses aux entreprises et a contribué à réduire le coût de l’énergie aux États-Unis. Ces deux atouts expliquent en grande partie le regain des investissements étrangers en faveur du pays.

Pour l’Allemagne, l’Europe est menacée

Pour l’Allemagne, l’Europe est menacée

Le futur chancelier allemand Friedrich Merz considère que l’Europe « est menacée » par la Russie, faisant de cet agenda géopolitique, la priorité de son nouveau mandat.

«La sécurité extérieure de notre pays, la garantie de la liberté et de la paix sont la condition préalable à tout ce qui relève de la politique intérieure, économique, environnementale, de la politique sociale et de tout autre domaine », a prévenu le futur chancelier, citant les menaces multiformes que le régime de Vladimir Poutine fait peser sur le vieux continent : désinformation « systématique », sabotage, empoisonnements et assassinats…

Ces déclarations interviennent au moment où l’Union européenne, privée de tout leadership allemand, tente de faire entendre sa voix dans le règlement du conflit ukrainien. Avec plus de vigueur encore que ses partenaires occidentaux, Berlin se plaint d’être ballotté au gré des déclarations de Washington. «Tout peut changer du jour au lendemain», a reconnu Friedrich Merz, justifiant ainsi les efforts de réarmement auxquels se prépare le pays.

Au lendemain de son investiture au Bundestag, le 6 mai, Friedrich Merz devrait se rendre à Paris pour son premier voyage sur la scène internationale où il est appelé à rencontrer Emmanuel Macron. À la suite de quoi il irait à Varsovie, et enfin à Kiev dans un format qui reste encore à définir. Afin de marquer le soutien de l’UE à l’Ukraine.

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L’Europe face aux géants de la tech

L’Europe face aux géants de la tech

En infligeant des sanctions financières contre Apple et Meta, accusés d’avoir enfreint le règlement sur les marchés numériques, la Commission européenne rappelle la nécessité d’encadrer les acteurs majeurs de l’Internet afin de limiter leur puissance, de plus en plus problématique.( papier du Monde)

Négociations sur les droits de douane ou pas, la législation européenne sur les géants du numérique continue de s’appliquer. Le message que vient d’adresser la Commission européenne à Donald Trump est clair. L’exécutif bruxellois a annoncé, mercredi 23 avril, des sanctions financières contre Apple et Meta (Facebook, Instagram). Les deux groupes sont accusés d’avoir enfreint le nouveau règlement sur les marchés numériques, le Digital Market Act (DMA), adopté en 2022. Celui-ci vise notamment à faciliter la concurrence des petites entreprises face aux grands groupes de technologie.

La Commission européenne reproche à Apple d’empêcher les développeurs d’applications d’informer les utilisateurs sur des moyens alternatifs et moins coûteux d’acheter des produits numériques en dehors de l’App Store, le magasin d’applications du fabricant de l’iPhone. Meta, lui, est sanctionné pour avoir mis en place un système litigieux de consentement au partage de données personnelles à des fins de profilage publicitaire. La Commission européenne inflige ainsi ses premières amendes dans le cadre du DMA, d’un montant de 500 millions d’euros pour Apple et de 200 millions d’euros pour Meta.

Cette décision prend un relief particulier en pleines négociations sur les droits de douane que les Etats-Unis menacent d’appliquer sur les exportations européennes. Donald Trump les conçoit comme des mesures de rétorsion aux barrières tarifaires européennes, mais aussi à tous les dispositifs qui renchérissent le coût des exportations américaines, comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les normes, mais aussi les législations sur le numérique, qualifiées par M. Trump d’« extorsion ».

Le rapport de force transatlantique ne fait que débuter. Il est évidemment hors de question pour l’Union européenne (UE) de se ranger aux arguments de l’administration américaine en se laissant dicter sa législation en fonction des intérêts commerciaux des Etats-Unis. Le DMA et le règlement sur les services numériques (DSA), qui vise à lutter contre les dérives (haine, désinformation, contrefaçons) des contenus en ligne diffusés par les géants de l’Internet, ne sont pas des outils de protectionnisme commercial, mais des instruments de régulation.

Ils visent à protéger les droits et les libertés des citoyens européens et à faire respecter la libre concurrence. Celle-ci est constamment bafouée, dans un secteur où une poignée d’acteurs sont en situation de quasi-monopole, et profitent de chaque avancée technologique pour étendre leur pouvoir de marché.

La meilleure preuve qu’il est indispensable de réguler l’activité des géants de l’Internet est qu’ils sont également poursuivis aux Etats-Unis par la justice antitrust. Deux procès sont en cours concernant Meta et Google, accusés d’avoir développé des stratégies anticoncurrentielles. Encadrer les géants de l’Internet n’est donc en rien une lubie des Européens pour protéger un marché qui leur échappe, mais une nécessité afin de limiter une puissance de plus en plus problématique.

L’UE doit rester ferme dans sa volonté en dépit des menaces commerciales brandies par Donald Trump. En infligeant des amendes modérées compte tenu des sanctions encourues, la Commission a choisi une approche proportionnée, tout en montrant qu’elle a les moyens d’imposer ses règles sur un marché dont ces entreprises peuvent difficilement se passer. Face à l’imprévisibilité de Donald Trump et à ses changements de pied intempestifs, la cohérence reste la meilleure réponse.

Faire de l’Europe une grande puissance

Faire de l’Europe une grande puissance


Hubert Védrine l’a dit clairement : il n’y a plus d’Occident. Il y a des nations. Des coalitions éphémères. Des affrontements. Des puissances. Et il y a l’Europe, qui a trop longtemps cru qu’elle pourrait abolir la conflictualité par décret, que l’histoire était derrière elle, que l’avenir serait un long fleuve d’intégration, de régulation, d’élargissement, de valeurs. Il faut en sortir. Il faut redevenir adulte. Donald Trump n’est pas une parenthèse. Il est la cristallisation d’un tournant profond dans la société américaine. L’électorat qui l’a porté – et qui le portera peut-être encore – rejette l’idée même d’un empire généreux. Il ne veut plus protéger l’Europe, ni financer la sécurité d’alliés vus désormais comme des parasites commerciaux. Il ne croit plus aux valeurs universelles. Il croit au rapport de force, au mercantilisme, au bilatéralisme brutal.
. Donald Trump n’est pas une parenthèse. Il est la cristallisation d’un tournant profond dans la société américaine.

par Florent Bachelier dans avocat et ancien questeur à l’Assemblée nationale dans La Tribune (extrait)

Ce basculement n’est pas conjoncturel. Il est structurel. Il exprime la fin d’une ère transatlantique, dont nous avons longtemps été les bénéficiaires. Il nous oblige à regarder la réalité : nous ne sommes plus protégés, nous ne sommes plus prioritaires, nous ne sommes plus crédibles si nous ne sommes pas capables de prendre notre destin en main.

La Russie de Vladimir Poutine mène une guerre d’effacement. Ce qu’elle veut, ce n’est pas seulement des territoires, c’est l’anéantissement de la nation ukrainienne. Ce n’est pas une guerre défensive. Ce n’est pas une guerre de réaction. C’est une guerre de domination. Mais ce serait une erreur de la regarder uniquement à travers le prisme moral.

Les erreurs stratégiques occidentales ont contribué à transformer la Russie en acteur furieux et dangereux. L’humiliation, réelle ou perçue, née du traitement post-soviétique, de l’élargissement de l’OTAN, du refus d’un espace de sécurité partagé, a nourri un ressentiment profond. Ce n’est pas excuser. C’est comprendre. Et comprendre, c’est commencer à se défendre intelligemment.

L’Europe a cru trop longtemps que sa vocation était normative. Elle a régulé. Elle a intégré. Elle a construit des mécanismes. Elle a créé des agences. Mais elle n’a jamais construit une volonté politique commune. Elle a voulu être post-nationale sans être pré-stratégique. Elle est devenue vulnérable. Et désormais, elle est sommée de choisir : rester dans la soumission ou redevenir puissance.

L’Europe ne pourra plus se réfugier dans la technocratie
La défense de l’Europe n’est plus un luxe intellectuel, c’est une nécessité vitale. Et cette défense ne se fera pas par des déclarations creuses à Strasbourg ou à Bruxelles. Elle se fera par les États, ceux qui veulent, ceux qui peuvent, ceux qui assument. Elle se fera par la France, par le Royaume-Uni, par la Pologne, par l’Allemagne si elle surmonte ses hésitations, par l’Italie si elle sort de ses contradictions.

Le chaos mondial n’est pas seulement aux frontières. Il s’est aussi insinué dans nos sociétés. Par les fractures migratoires mal maîtrisées. Par la montée de l’islamisme dans les écoles, les entreprises, les quartiers. Par l’individualisme radical qui a dissous le sens du collectif, de l’histoire, de la nation.

Il ne s’agit pas de sombrer dans la panique identitaire. Il ne s’agit pas non plus de nier les réalités. Il faut une politique migratoire claire, souveraine, sans hypocrisie. Il faut un réarmement moral des institutions républicaines. Il faut une alliance avec les forces démocratiques du monde musulman pour contenir et marginaliser l’islamisme politique. Et il faut rappeler une évidence : la France a le droit de décider qui peut devenir français.

Retrouver une fierté, une civilisation, une orientation
Le plus grave, dans cette période, n’est pas la multiplicité des menaces. C’est l’effondrement du sens commun. Les Européens ne savent plus qui ils sont, ce qu’ils défendent, ce qu’ils veulent transmettre. Ils ne parlent que de valeurs, mais n’ont plus le vocabulaire des vertus. Ils célèbrent la diversité, mais oublient leur propre héritage. Ils vivent dans un confort post-historique, alors que le monde est de retour, avec ses passions, ses volontés, ses férocités.

Il faut retrouver le fil d’une civilisation européenne consciente d’elle-même. Pas une Europe abstraite. Une Europe incarnée. Faite de nations fières et solidaires. De peuples enracinés et ouverts. De cultures diverses mais liées par une même mémoire, un même style, une même exigence.

C’est cela que nous devons défendre. Non contre le monde, mais dans le monde. Non en restaurant les empires, mais en assumant nos responsabilités. Non pour donner des leçons, mais pour ne plus en recevoir.

Car si nous ne redevenons pas stratégiques, d’autres décideront pour nous. Et nous vivrons dans un monde de soumission.

Par Florian Bachelier

Délires de Trump: une chance pour l’Europe ?

Délires de Trump: une chance pour l’Europe ?

Depuis la proclamation par Donald Trump du « jour de la libération » (« liberation day ») et ses déclarations, les regards se sont concentrés sur les tarifs douaniers. Mais une deuxième offensive se profile : une dépréciation massive du dollar qui pourrait provoquer une crise mondiale. Dans cette reconfiguration brutale des équilibres, des opportunités inédites pourraient s’ouvrir pour l’Europe à travers une nouvelle diplomatie commerciale ouverte. Si l’on pense en avoir fini avec les offensives mercantilistes de Trump depuis le « liberation day », on se trompe certainement. La deuxième offensive arrive. Elle pourrait être plus sévère encore. Elle tient en une dépréciation massive du dollar américain. L’onde de ces chocs va en outre créer un effet récessif mondial qui viendra parachever l’œuvre de Trump. À quoi faut-il s’attendre ? Comment réagir à ces offensives ?


par Jean-Marie Cardebat
Professeur d’économie à l’Université de Bordeaux et Professeur affilié à l’INSEEC Grande Ecole, Université de Bordeaux dans The Conversation

Depuis le début de la décennie, la parité entre l’ euro et le dollar s’établit autour de 1,05 à 1,10 dollar par euro. Au regard des fondamentaux de l’économie américaine, de ses déficits budgétaires et commerciaux abyssaux, cette valeur est surévaluée. Si l’on se réfère au taux de change d’équilibre de parité des pouvoirs d’achat, le taux de change euro-dollar devrait s’établir autour de 1,50 dollar par euro. Ce taux de PPA représente une force de rappel de long terme pour les taux de marché. Si le dollar reste surévalué, c’est parce qu’il est LA monnaie mondiale pour les échanges internationaux et les réserves, donc la monnaie que souhaitent détenir les non américains. Un dollar surévalué, c’est déjà arrivé dans l’histoire, notamment dans les années 1980.

Mais ça, c’était avant. L’administration Trump est fermement décidée à s’attaquer à ce qu’elle considère comme la deuxième cause de son déficit commercial : la surévaluation du dollar. Les droits de douane et la dépréciation du dollar font partie du même plan stratégique de réindustrialisation du pays. Il n’est dès lors pas impensable que la parité Euro-Dollar d’ici à la fin de l’année flirte avec les 1,40 à 1,50 dollar par euro. Cela représenterait une dépréciation de la devise américaine d’environ 30 %.

Mécaniquement, cette dépréciation renchérirait le prix des biens exportés par les Européens, une fois exprimé en dollar sur le marché états-unien, du même montant. En d’autres termes, une dépréciation de 30 % du dollar renchérit les biens exportés vers les États-Unis de 30 %, ce qui dépasse encore les 20 % de droits de douane. Les deux effets de hausse des prix en dollar des biens exportés se cumulant, autant dire que l’accès au marché américain se compliquerait très sévèrement pour les entreprises européennes.

Mais ce n’est pas tout, un effet indirect viendrait s’additionner à ce double choc de prix : c’est l’effet revenu. Les exportations vers le marché états-unien dépendent de deux élasticités : l’élasticité-prix et l’élasticité-revenu. L’élasticité-prix donne le montant de la baisse de la demande locale lorsque les prix augmentent (à cause des droits de douane et de la dépréciation du dollar), l’élasticité-revenu renseigne sur la baisse de la demande locale liée à une baisse de revenu des résidents, les États-Uniens.

Or, la politique de Trump est clairement récessive selon les premiers indicateurs économiques publiés et les prévisions des économistes. Logique, puisqu’une partie de la croissance mondiale vient des gains à l’échange selon le principe de spécialisation des économies hérité d’Adam Smith et David Ricardo. Pire, ce n’est pas seulement la croissance américaine qui va ralentir, mais bien la croissance mondiale par effet de domino, affectant encore un peu plus les exportateurs européens.

Quels sont les signes d’espoir dans ce scénario ? Il y a en plusieurs en fait. D’abord, le dollar, puisqu’il est la monnaie internationale, est largement détenu par les étrangers. Trump voudrait les forcer à vendre leurs dollars pour en faire baisser le cours, mais ce n’est pas si simple. Déjà, il a du mal à tordre le bras du gouverneur de la Fed (banque centrale américaine) pour lui faire changer de politique monétaire afin de faire baisser le dollar. Rappelons que la Fed est en théorie indépendante du gouvernement. Sans entrer dans les détails techniques, si Trump décide des droits de douane des États-Unis, il ne maîtrise pas la valeur du dollar aussi facilement. La dépréciation de 30 % n’aura peut-être pas lieu.

D’autant que l’effet inflationniste de cette dépréciation et de ces droits de douane sur l’économie domestique va user l’opinion américaine autant que leur porte-monnaie. Trump pourrait se heurter à une forme d’épuisement social dès 2025 l’obligeant à infléchir ses positions. Le pire n’est donc pas certain.

Il faut aussi voir le positif dans cette histoire. La Chine est mal en point, affectée par la fermeture du marché états-unien et par des problématiques économiques internes. Ne serait-ce pas le moment pour l’Europe d’essayer de négocier des accords commerciaux de réciprocité plus avantageux pour les Européens ? La Chine a besoin de l’Europe, dont la position de force se renforce finalement avec Trump.

Se tourner vers la Chine pour redéfinir un ordre commercial plus ouvert et équilibré serait sans doute plus utile économiquement que de vouloir affronter Trump dans une guerre commerciale. Si Trump isole et ralentit les États-Unis, laissons-le faire et n’engageons pas des représailles qui ne feraient qu’aggraver notre situation. Ouvrons-nous aux autres en revanche et profitons du fait qu’ils aient besoin de nous.

Ce qui est vrai pour la Chine l’est pour les autres zones du monde. On a beaucoup parlé ces derniers mois du Mercosur et de l’accord avec le Canada (CETA). Faut-il encore s’opposer à des accords de libre-échange entre l’Europe et ces zones ? On peut gager que l’opinion publique européenne va évoluer sur cette question. En d’autres termes, l’isolationnisme de Trump fait naître des opportunités de libre-échange ailleurs. L’Europe pourrait les saisir avec une grande offensive diplomatique. Un judoka se sert de l’élan de son adversaire, Trump s’isole, l’Europe peut accentuer encore cette tendance en négociant des accords avec les autres zones du monde. Et si l’Europe sortait par le haut de cette crise ?

Pour l’Allemagne, l’Europe doit mettre fin à sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis 

Pour l’Allemagne, l’Europe doit mettre fin à sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis 

Après s’être affranchie d’un premier tabou, le financement par la dette, l’Allemagne doit désormais accepter de lever un second dogme, celui du financement monétaire des investissements par la Banque centrale européenne, plaide, dans une chronique au « Monde », la juriste allemande Katharina Pistor.

L’Allemagne amorce une nouvelle « Zeitenwende » (« changement d’époque »). Ce terme avait été employé par le chancelier allemand Olaf Scholz, le 27 février 2022, lorsqu’il avait promis de mobiliser des ressources pour soutenir les Ukrainiens face à la Russie. Une annonce qui n’avait cependant pas conduit à une remise à plat de l’orthodoxie économique, la politique budgétaire allemande étant entravée par la « règle d’or » qui, depuis 2009, limite le déficit structurel annuel à 0,35 % du produit intérieur brut. Le pays se félicitait alors de sa prudence budgétaire, alors que l’Ukraine était frappée, que ses propres infrastructures dépérissaient, et que ses engagements en matière de climat étaient relégués au second plan.

Fort heureusement, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), qui est arrivée en tête aux élections du 23 février, a revu sa position. Le bouleversement de la politique étrangère américaine décidé par Donald Trump l’a convaincu de changer d’approche. Pour Friedrich Merz, chef de la CDU et probable futur chancelier allemand, l’Europe doit mettre fin à sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis.

L’Ouzbékistan craint Poutine et choisit l’Europe

L’Ouzbékistan craint Poutine et choisit l’Europe

Craignant Poutine, l’Ouzbékistan choisit le camp européen.

Pour se protéger notamment de Poutine, président de l’Ouzbékistan, Shavkat Mirzioïev, a effectué une visite d’État cette semaine à Paris. Elle répond à celle d’Emmanuel Macron à Samarkand début novembre 2023, dans la foulée de celle à Astana (capitale du Kazakhstan).

Droits de douane américains: l’Europe riposte aussi

Droits de douane américains: l’Europe riposte aussi

La riposte de l’Europe à la décision américaine d’augmenter les droits de douane de 25 % sur l’acier l’aluminium aura été rapide, déterminée mais cependant proportionnée. En effet les hausses décidées par l’union européenne porteront sur le même montant d’échange autour d’une trentaine de milliards de dollars de biens américains importés.

De toute manière, ces hausses de taxes douanières réciproques vont peser de manière très négative sur le volume des échanges sur la croissance des pays concernés. On peut imaginer que les résultats de cette politique catastrophique et que des revirements américains, surtout de la part de trame, pourrait être intervenir. Ceci étend le mal est fait pour une grande partie car il a en outre instillé l’instabilité et l’inquiétude dans les échanges internationaux et dans les économies internes

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