Archive pour le Tag 'l’Europe'

Nucléaire iranien : l’Europe se réveille

Nucléaire iranien : l’Europe  se réveille

 

Depuis le début des nouvelles tensions entre l’Iran et les États-Unis, l’Union économique s’est manifestée par une grande discrétion. En fait , elle a adopté la stratégie du silence. Or La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont aussi les  trois signataires européens de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Jusqu’à maintenant, l’Europe avait observé la montée en puissance du conflit. Il a bien fallu dire quelque chose sur cette affaire puisque l’Iran elle-même a demandé à l’Europe  de s’impliquer davantage dans le respect de l’accord de 2015. Du coup  France, Royaume-Uni et l’Allemagne se sont fendus d’un communiqué qui ressemble davantage un constat qu’à une stratégie pour stopper l’escalade entre l’Iran et les États-Unis :

« Nous sommes préoccupés par le risque que l’accord ne se défasse, sous la pression des sanctions imposées par les États-Unis et à la suite de la décision de l’Iran de ne plus appliquer plusieurs des dispositions centrales de l’accord », expliquent les trois puissances dans un communiqué commun diffusé par l’Elysée.

« Par ailleurs, poursuit le texte, nos trois pays sont profondément troublés par les attaques auxquelles nous avons assisté dans le golfe Persique et au-delà, ainsi que par la détérioration de la sécurité dans la région. »

Nous pensons que le moment est venu d’agir de façon responsable et de rechercher les moyens d’arrêter l’escalade des tensions et de reprendre le dialogue. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne dans un communiqué commun

Pour Paris, Londres et Berlin, « les risques sont tels qu’il est nécessaire que toutes les parties prenantes marquent une pause, et envisagent les conséquences possibles de leurs actions ». « Alors que nous continuons de soutenir l’accord sur le nucléaire iranien, sa poursuite dépend du plein respect par l’Iran de ses obligations », écrivent dimanche les trois Etats européens, pour lesquels « des signes de bonne volonté sont nécessaires de toute urgence, de la part de toutes les parties ». Cette réaction un peu tardive, un peu contraint ressemble davantage à une prière qu’à une stratégie diplomatique. Notons que l’Iran s’est dit ouverte à des négociations si les nouvelles sanctions étaient levées. Pas sûr cependant que les États-Unis soient très sensibles à cette concession de l’Iran et aux imprécations de l’Europe

 

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord ?

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord

 

D’une certaine, l’Europe  est prise au piège de son immobilisme. En effet, l’Iran met en quelque sorte l’Europe en demeure de faire respecter l’accord du texte de vienne sur le nucléaire iranien. On sait que les Européens sont très réticents à s’aligner sur la position des États-Unis pour participer au blocus total de l’économie iranienne. Mais dans le même temps l’Europe  est aussi hésitante pour se mettre en travers de la volonté des États-Unis. Le plus cruel dans cette affaire, c’est que cette décision des États-Unis va surtout affecter le développement économique de l’Iran bien sûr mais aussi de l’Europe. On  souvient que Macon s’était posé en médiateur et avait demandé du temps à Téhéran avant que l’Iran ne s’engage dans un nouveau processus d’enrichissement de son uranium qui ferait voler en éclats l’accord de Vienne. Téhéran, qui se défend de vouloir sortir de l’accord, renvoie donc la balle dans le camp des pays européens signataires du texte de Vienne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, mais aussi et surtout la France, Emmanuel Macron ayant eu samedi soir plus d’une heure d’entretien téléphonique avec son homologue Hassan Rohani. En annonçant ce dépassement, les responsables iraniens ont affirmé en effet que Téhéran continuerait à réduire ses engagements tous les 60 jours à moins que les signataires du pacte ne le protègent des sanctions américaines, qui menacent l’économie d’asphyxie. L’Iran menace notamment de reprendre son projet initial de construction d’un réacteur nucléaire à Arak mis en sommeil en vertu de l’accord de Vienne. La question est maintenant de savoir si l’Union européenne saura  montrer  son indépendance et sa détermination pour sauver l’accord de 2015 concernant le nucléaire iranien. En clair, si l’union européenne aura le courage de s’opposer au États-Unis. Rien n’est certain car l’Allemagne en particulier craint d’éventuelles sanctions concernant ses exportations vers les États-Unis !

 

 

 

Brexit : entre le temps long et le temps court l’Europe choisit le temps mi-long!

Brexit : entre le temps long et le temps court l’Europe choisit le temps mi-long! 

Il y avait deux théories en Europe, une qui proposait un temps long de l’ordre au moins d’un an pour décaler la date du Brexit et une autre qui proposait  un temps court pour en finir avec ce feuilleton. Comme d’habitude l’union économique a choisi une proposition intermédiaire en proposant un temps Mi- long d’environ six mois étant entendu que le Royaume-Uni pourra s’il le souhaite quitter l’union européenne avant. Cette décision ne clarifie pas pour autant la situation du Royaume-Uni qui devra malgré tout organiser des élections pour les européennes. On se demande bien quel pourra être l’attitude de ces parlementaires européens d’ici le 30 juin. Par ailleurs on imagine l’ambiance politique à propos de ces élections au Royaume-Uni.  Certains pays s’inquiètent de la capacité de nuisance que pourrait avoir un Royaume-Uni qui garderait un pied dans l’UE et l’autre dehors pendant une durée indéterminée. «Tout n’est pas préférable à un +no deal+», a fait valoir la présidence française, jugeant qu’il «n’est pas question d’importer dans l’UE la crise politique britannique» à force de vouloir éviter à tout prix un divorce sans accord.

D’autant que les prochains mois seront délicats, avec l’installation d’une nouvelle Commission européenne début novembre et des discussions difficiles sur le futur budget à long terme de l’UE. «Il peut y avoir des engagements sur la façon dont le Royaume-Uni se comporte», a observé un diplomate européen, suggérant notamment que Londres puisse renoncer à son droit de veto ou à la possibilité d’avoir un membre au sein de la prochaine Commission. Une situation juridique inédite, complexe et potentiellement dangereuse.

 

Des millions de l’Europe destinés développement rural perdus: pourquoi ?

Des millions de l’Europe destinés  développement rural perdus: pourquoi ?

Un récent article du Figaro indique que des centaines de millions pourraient être perdus en provenance de l’Europe. La France est dotée par l’Europe de 700 millions d’euros pour le développement rural sur une durée de cinq ans. Le plan va bientôt se terminer mais pour l’instant 28 millions seulement ont été consommés. Une situation paradoxale alors que les élus locaux ne cessent de se plaindre du manque de moyens financiers. Les aides financières européennes doivent contribuer à soutenir des initiatives de développement local des territoires ruraux. Il s’agit de contribuer financièrement à la mise en œuvre de projets économiques et sociaux au sens large susceptibles de redynamiser des zones caractérisées par une certaine faiblesse économique et démographique. Le problème c’est que si les élus en général sont surtout sensibilisés au financement des grands projets notamment d’infrastructures telles que les routes, les ronds-points, les salles polyvalentes, les équipements sportifs et autres. Bref tout ce qui peut s’afficher électoralement même si le lien avec le développement économique est approximatif voire complètement absent. Dans la plupart des territoires ruraux, l’idée même de développement économique et la grande absente des orientations. On s’intéresse en fait surtout au domaine administratif en tout cas à des champs d’activité relevant de la responsabilité des administrations ou des entreprises. Pour parler clair, les collectivités locales se sont transformées en administrations au lieu de se consacrer à l’animation et la mise en valeur des forces économiques sociales et culturelles. Pour simplifier à l’extrême, ce qui intéresse surtout les collectivités locales c’est le hard, le béton, le goudron le bâtiment et les normes administratives. Une grande confusion des rôles car les administrations et les entreprises concernées sont beaucoup plus compétentes que les élus locaux pour gérer les normes des différents domaines d’intérêt général. Enfin les élus locaux des milieux ruraux ont souvent des difficultés à intégrer les rigueurs méthodologiques pour l’évaluation des projets. La culture générale est de se répartir de façon officieuse les moyens financiers entre les différentes collectivités sans grande rigueur scientifique. Notons enfin l’ambiguïté d’une décentralisation encore virtuelle puisque l’État conserve encore des responsabilités qui complexifient les processus pour l’attribution de ces financements européens comme l’indique le Figaro : »Depuis 2014, la gestion des fonds européens dans la sélection des projets et la mise en place de leurs phases administratives et juridiques, a été confiée aux régions. Mais c’est l’État qui conserve l’autorité de paiement, bien que les régions aient à l’époque réclamé la régionalisation du paiement des aides européennes. «Tant que l’État n’a pas reçu d’ordre, l’argent ne peut pas être versé», précise le président de Leader France..«C’est la raison pour laquelle, pour la future PAC (Politique agricole commune), il faut absolument un décroisement des aides total, une simplification, une clarification. Parce que si nous continuons comme cela, les mêmes causes produiront les mêmes effets et les projets ne seront pas payés», a indiqué Didier Guillaume ce jeudi.

 

Après le conseil de l’Europe, l’ONU condamne la politique de maintien de l’ordre de la France

Après le conseil de l’Europe, l’ONU condamne la politique de maintien de l’ordre  de la France

 

Une nouvelle fois la politique de maintien de l’ordre est condamnée au plan international. Après le désaveu du conseil de l’Europe, c’est maintenant celui de l’ONU. La critique porte surtout sur la nature des moyens employés lors des manifestations. Ce qui est en cause essentiellement  c’est l’utilisation de flash ball et de grenades de desencerclements. Des moyens de guerre qui ne sont pas adaptés pour le contrôle de manifestations. Pour preuve, les manifestations de gilets jaunes ont enregistré des milliers de blessés dont certains gravement. On objectera que la violence est aussi du côté des manifestants les plus radicaux comme les Black blocs mais il faut aussi reconnaître que les pouvoirs publics entretiennent une certaine hystérie qui favorise l’affrontement. Notons en particulier que cette politique du maintien de l’ordre est surtout fondée sur la recherche du contact avec les manifestants quand au contraire dans d’autres pays comme en Allemagne ou en Angleterre les forces de l’ordre tentent de se maintenir le plus possible à distance. De ce point de vue Castaner avec ses propos provocateurs a largement contribué à entretenir un climat délétère. Cela pour instrumentaliser les violences et discréditer le mouvement des gilets jaunes. Le gouvernement essaye vainement de se justifier notamment Édouard Philippe : “J’ai beaucoup de respect pour l’Onu mais je voudrais rappeler à tout le monde que nous sommes un Etat de droit, que quand il y a une plainte, elle est instruite”, a déclaré le Premier ministre sur BFM TV. “Qu’il faudra expliquer à Mme le Haut commissaire (de l’Onu aux droits de l’Homme Michelle Bachelet-NDLR) l’ensemble des faits et notamment l’extrême violence qui s’est déchaînée sur les forces de l’ordre, ou sur des biens privés, parfois sur des symboles de la République”. “On n’a pas attendu le Haut commissaire de l’Onu pour faire toute la lumière sur l’ensemble des faits dès lors qu’il y a des plaintes”, a-t-il ajouté. “J’aime beaucoup entendre les conseils du Haut commissaire mais je rappelle qu’en France on est dans un Etat de droit et que la République à la fin elle est la plus forte”. Reste à savoir ce qu’il adviendra des, 162 enquêtes judiciaires ouvertes sur des “suspicions de violences policières”, selon le ministère de l’Intérieur. Lors d’un discours prononcé dans la matinée à Genève, le Haut commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a appelé la France à faire toute la lumière sur les cas de violences policières qui se seraient produites ces trois derniers mois. Certes il n’était sans doute pas très heureux de la part de l’ONU de placer la France au moment que des pays comme le Venezuela Haïti ; pour autant cela ne doit pas exonérer la France de revoir une politique de maintien de l’ordre qui précisément favorise le désordre et les violences.

« Gilets jaunes » : le Conseil de l’Europe condamne l’usage du LBD »

« Gilets jaunes » : le Conseil de l’Europe condamne l’usage du LBD »

 

Le Conseil de l’Europe condamne clairement la France pour l’usage des balles de défense entre parenthèse LB D) lors des manifestations. Il est clair que ces balles de défense comme d’ailleurs les grenades de desencerclement sont des armes de guerre et non des outils de maintien de l’ordre de manifestations. Le conseil de l’Europe en profite aussi pour critiquer la nouvelle loi anticasseurs qui donne autorité au préfet d’interdire à une personne de participer à une mène à une manifestation alors que l’intéressé n’a aucun antécédent en matière de violence ou de condamnation. Dunja Mijatovic, la commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe, « condamne fermement les violences commises à l’encontre des membres des forces de l’ordre » et « déplore le nombre important de blessés dans leurs rangs ». Mais elle rappelle que leur « tâche première (…) consiste à protéger les citoyens et leurs droits humains »« Le nombre et la gravité des blessures »infligées aux manifestants « mettent en question la compatibilité des méthodes employées dans les opérations de maintien de l’ordre avec le respect de ces droits », estime-t-elle.

La commissaire invite également les autorités françaises à ne pas apporter de « restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique », à travers la proposition de loi controversée « anti-casseurs », adoptée début février par l’Assemblée nationale. Le texte doit retourner au Sénat le 12 mars pour une deuxième lecture.

Dunja Mijatovic épingle « le pouvoir donné aux préfets (…) d’interdire à une personne constituant ‘une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public’ de participer à une manifestation ». Il s’agirait, selon elle, d’« une grave ingérence dans l’exercice du droit à la liberté de réunion ».

L’Ukraine préfère les 15 milliards de la Russie aux 20 milliards de l’Europe

L’Ukraine préfère les 15 milliards de la Russie aux 20 milliards de l’Europe

Pas surprenant que le président ukrainien  Ianoukovitch préfère laide de la Russie moins regardante sur son utilisation ; En fait le président  de l’Ukraine mettra une grande partie de cette aide dans sa poche et dans celle de son clan comme il faiat déjà avec la richesse nationale ukrainienne. Un seul exemple le fils du président est déjà à la tête d’une des plus grandes fortunes locales, 360 millions d’euros, même chose pour toute la famille du président et son clan.  Une aide d’ »environ 20 milliards d’euros sur sept ans » a donc été proposée par l’Union européenne à l’Ukraine, rapporte un responsable européen au Figaro, ce mercredi 18 décembre. Une somme supérieure aux 15 milliards d’euros d’aide offerts par le président russe Vladimir Poutine, associés à une baisse d’un tiers des prix du gaz. L’offre européenne incluait des crédits standby qui restent à négocier au Fonds monétaire international (FMI), croit savoir le quotidien. Vladimir Poutine avait précisé, en allusion aux conditions avancées par le FMI pour l’octroi d’un prêt : « Ce n’est lié à aucune condition, ni à une hausse, ni à une baisse, ni au gel des avantages sociaux, des retraites, des bourses ou des dépenses ». Un responsable européen dénonce dans Le Figaro « la mauvaise volonté » des autorités ukrainiennes, et du président Viktor Ianoukovitch. Le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait estimé que l’aide financière proposée par l’Union européenne à l’Ukraine pour la rapprocher de l’Europe avait été insuffisante. « Nous avons présenté une proposition d’aide financière et économique, loin de ce qui est nécessaire pour sauver l’Ukraine de la faillite et l’associer économiquement durablement à l’Europe », a-t-il dit à Berlin. Le commissaire européen chargé de l’Élargissement et de la Politique de voisinage, Stefan Füle, avait promis jeudi 12 décembre que le soutien financier de l’UE serait « à la hauteur des ambitions de l’Ukraine ». Il s’était refusé à fournir des chiffres, alors que le Premier ministre ukrainien avait demandé la veille à l’UE une aide de 20 milliards d’euros.

Panneaux solaires : accord entre l’ Europe et la Chine

Panneaux solaires : accord entre l Europe et la Chine

« Nous avons trouvé une solution amiable dans l’affaire des panneaux solaires UE-Chine qui va conduire à une nouvel équilibre sur le marché à un niveau durable de prix », a indiqué le commissaire européen chargé du Commerce Karel De Gucht dans un communiqué.  Cette percée intervient à un moment où Bruxelles et Pékin restent empêtrés dans une série de conflits sur d’autres produits allant des tubes en acier et des équipements de télécommunications au vin et à certains produits chimiques.  Les deux parties sont de grandes puissances commerciales, en même temps rivales et partenaires. Le total de leurs échanges l’an dernier a approché les 550 milliards de dollars (415 milliards d’euros), la balance penchant largement en faveur de la Chine.  Le gouvernement chinois a salué samedi l’accord sur les panneaux solaires. « La conclusion positive et constructive de nos négociations démontre pleinement, de part et d’autre, une attitude pragmatique et flexible, et une sagesse dans le règlement de ces différends », a déclaré Shen Danyang, porte-parole du ministère chinois du Commerce.  La Chine est également prête à « promouvoir davantage les échanges et la coopération avec la partie européenne dans le domaine de l’industrie photovoltaïque (solaire) », a ajouté M. Shen.  Le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, dont le pays s’était le plus opposé à des droits de douane antidumping, a également salué l’accord : « C’est une bonne chose qu’il y ait maintenant une proposition en vue d’un compromis. Nous avons toujours souligné, qu’une solution négociée était meilleure qu’un conflit, qui aurait été préjudiciable aux relations économiques. J’espère que cette dispute pourra maintenant vite se terminer à l’amiable ».  Sans donner plus de détails, M. De Gucht a expliqué que « les deux parties avaient convenu d’un prix minimum pour les panneaux solaires chinois importés ».   »Nous sommes convaincus que cet engagement de prix permettra de stabiliser le marché européen des panneaux solaires et d’éliminer le préjudice que les pratiques de dumping ont causé à l’industrie européenne ».  Selon M. De Gucht, l’accord vise à « établir un équilibre entre deux éléments clés : éliminer le dumping préjudiciable constaté et assurer en même temps un approvisionnement stable en panneaux solaires sur le marché de l’UE ».  Dans la pratique, cela signifie que les exportateurs chinois s’engagent à respecter un prix plancher et à ainsi supprimer « les effets préjudiciables du dumping ».  Les détails de l’accord seront publiés ultérieurement, car il doit encore être officiellement approuvé par les Etats membres de l’UE, ajoute le communiqué.  Des sources diplomatiques ont toutefois déclaré que le prix minimum d’un panneau serait égal à 56 cents par watt qu’il est en mesure de produire.  Cette tarification s’appliquerait aux sept premiers gigawatts (Un gigawatt = 10 milliards de watts) de panneaux solaires importés et tout dépassement de ce quota serait frappé d’une taxe antidumping de 47,6%.  Le groupement d’entreprises européennes du secteur EU ProSun, qui avait saisi la justice en juin, a déclaré que ces chiffres étaient absurdes puisque les panneaux solaires chinois sont actuellement vendus à 59 cents par watt, tandis que la limitation à sept gigawatts donnerait à Pékin une part garantie du marché.  Les responsables de ProSun n’étaient pas disponibles dans l’immédiat samedi pour un commentaire.  Selon les chiffres chinois, la Chine a exporté en 2011 pour 35,8 milliards de dollars d’équipements solaires, dont plus de 60% vers l’UE, et a importé d’Europe pour 7,5 milliards de dollars d’équipements solaires et de matières premières.  En juin, après des mois de récriminations mutuelles, Bruxelles a imposé un droit de douane antidumping d’urgence de 11,8% sur les importations de panneaux solaires chinois, qui devait passer à 47% le 6 août faute d’accord entre les deux parties.  M. De Gucht avait expliqué cette mesure à l’époque par le fait que les panneaux solaires chinois sont vendus en Europe à un prix de près de 90% inférieur à leur coût, ce qui oblige les fabricants de l’UE à jeter l’éponge et à supprimer des milliers d’emplois.  La Chine avait proposé en juillet de plafonner ses exportations annuelles de composants solaires vers l’UE à dix gigawatts, à condition qu’ils soient dispensés de droits de douane ou taxés à un faible taux.

 

Le G8 pousse l’Europe pour l’union bancaire

Le G8 pousse  l’Europe pour  l’union bancaire

Les dirigeants des pays du Groupe des Huit (G8) ont pressé lundi la zone euro d’aller de l’avant dans la mise en place de l’union bancaire tandis que le Japon est appelé à prendre des mesures de consolidation budgétaire dans la foulée de son ambitieuse relance alimentée par une politique monétaire ultra-accommodante. Les pays du G8, parmi lesquels figurent l’Allemagne, la France et l’Italie – tous trois membres de la zone euro – ont estimé qu’un renforcement des règles de fonctionnement de cette dernière, dont l’entrée en vigueur d’une union bancaire, étaient « fortement nécessaire ». Les ministres des Finances de la zone euro doivent discuter jeudi de ce projet d’union bancaire, en vue d’un sommet européen prévu la semaine prochaine. La banque centrale européenne (BCE) est lancée dans une course contre la montre pour mettre en place le mécanisme unique de supervision, premier pilier d’une union bancaire déjà entravée par les difficiles négociations sur la garantie commune des dépôts et le mécanisme unique de résolution des crises. Dans un communiqué, les dirigeants du G8 ont estimé que la crise de la dette de la zone euro avait perdu en intensité, tout en notant que la région restait en récession, signe à leurs yeux que des réformes sont nécessaires. De manière générale, ils sont d’avis lundi que les perspectives économiques mondiales restaient moroses même si les risques baissiers pesant sur la croissance sont un peu moins importants en raison des mesures prises aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon. « Les risques baissiers dans la zone euro ont reflué au cours de l’année écoulée, mais la région reste en récession. La reprise américaine se poursuit et le déficit budgétaire diminue rapidement dans un contexte de point d’équilibre à trouver entre une viabilité budgétaire à moyen terme et des investissements ciblés en faveur de la croissance », lit-on dans le communiqué.

 




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