Archive pour le Tag 'l’augmentation'

Pour l’augmentation durable des revenus

Pour l’augmentation durable des revenus

 

Laurent Cappelletti et Henri Savall, professeurs de gestion, plaident, dans une tribune au « Monde », pour des augmentations négociées « au plus près des réalités des entreprises » afin de stimuler la productivité, plutôt que des aides publiques à l’influence non durable sur le pouvoir d’achat.

Depuis presque cinquante ans et la fin des « trente glorieuses », le pouvoir d’achat, sous cette dénomination ou sous une autre, est au cœur des préoccupations des Français et donc des campagnes électorales pour la présidentielle. Ainsi, François Mitterrand a gagné en 1981 sur un programme de meilleure répartition des richesses, Jacques Chirac en 1995 sur la réduction de la fracture sociale, Nicolas Sarkozy en 2007 sur le « travailler plus pour gagner plus ». En 2017, la promesse d’Emmanuel Macron de supprimer la taxe d’habitation a pesé dans son élection.

Le sentiment d’insécurité économique, qu’il repose sur des faits ou des croyances, est profondément ancré depuis le premier choc pétrolier de 1973, qui fut, aussi, un choc sur les mentalités. Les Français sont passés d’une certaine certitude en la croissance de leur pouvoir d’achat à une incertitude certaine, en particulier dans les classes modestes et moyennes, les plus affectées par les crises. La crainte de ne pas finir les fins de mois doit être entendue, pour expliquer et rassurer lorsqu’elle repose sur des croyances (comme la crainte d’une explosion des prix lors du passage du franc à l’euro) et pour la traiter à la racine par des transformations réelles, lorsqu’elle résulte de faits établis.

Une hausse durable du pouvoir d’achat, c’est-à-dire non réversible pour les travailleurs, renvoie plus à une augmentation des revenus, à la fois satisfaisante pour les salariés et finançable par les chefs d’entreprise et par l’Etat employeur, qu’à une baisse artificielle des prix à coups de subventions et d’aides d’urgence.

Le plus efficace pour développer durablement ses revenus est d’abord d’avoir un travail, seul facteur actif de création de valeur. Et, ensuite, de négocier le partage de la valeur ainsi créée, avec l’Etat pour les fonctionnaires et avec les chefs d’entreprise pour les salariés du privé.

Les politiques publiques doivent donc favoriser les créations d’emplois, les leviers de la productivité du travail que sont l’apprentissage, la formation professionnelle et l’innovation, mais aussi la négociation salariale. Vont dans ce sens, par exemple, les plans nationaux de reconquête industrielle sur des secteurs porteurs (hydrogène, agroalimentaire, aéronautique, etc.), la pression mise sur les branches professionnelles pour négocier avec leurs syndicats des augmentations salariales supportables, la défiscalisation des primes d’intéressement aux résultats de l’entreprise, les aides financières aux entreprises qui mettent en place des systèmes ambitieux de participation aux résultats ou qui investissent dans l’apprentissage, la formation et l’innovation.

Le Medef POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES ?

Le Medef POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES ?

 

Le patron du Medef n’a pas écarté l’hypothèse d’une augmentation de salaire mais en la soumettant un certain nombre de conditions.

« Il ne faut pas se tromper, met-il en garde. Si on augmente par exemple les salaires dans la restauration, la conséquence immédiate c’est l’inflation. Et il faut qu’on réfléchisse collectivement à sortir de l’économie trop low-cost. Autre exemple: le nettoyage: ce sont des horaires très compliqués, c’est payé au Smic. Et on nous dit que ce sont ces fameuses secondes lignes qui ne sont pas assez payées. Oui mais dans les fonctions de nettoyage, il faut que les appels d’offre des grandes entreprises et de l’Etat ne soient pas juste au mieux disant financier. Car ce sont des métiers où les salaires représentent 80 à 90% de la valeur ajoutée. »

Pour augmenter massivement les salaires, c’est le logiciel du low-cost qui concerne l’ensemble de l’économie et de la commande publique qu’il faut changer. Ce qui de l’aveu même du patron du Medef sera long et complexe.

Et s’il reconnaît que les entreprises ont du mal à recruter, l’attractivité des emplois n’est pas seule en cause selon lui.

« C’est multifactoriel, estime Geoffroy Roux de Bezieux. La rémunération et la qualité du travail jouent. Mais il y a d’autres éléments: d’abord il y a la géographie. On est le pays de l’OCDE où les salariés se déplacent le moins pour changer de travail. Et ça il faut y travailler. Il y a ensuite des problèmes de formations: souvent les formations ne sont pas adaptées aux offres d’emplois. »

« On a un système qui est très coûteux, très complexe et qui dans certains cas décourage des salariés de reprendre un emploi, il vaut mieux dans certains cas faire de la « permitence » c’est à dire alterner des périodes de travail très courtes, des périodes de chômage, le revenu est à peu près le même que si on travaille à plein temps », estime-t-il.

Polémique sur l’augmentation des salaires de l’Otan

Polémique sur l’augmentation des salaires de l’Otan

L’organisation de défense internationale a créé une polémique en proposant une augmentation de 2,2 % des salaires. Une proposition mal acceptée par nombre de pays.

“Il y a une crise économique à cause de la pandémie et ils demandent de l’argent pour une institution où les salaires les plus bas sont de 4.000 euros. C’est une blague !”, s’est insurgé un diplomate européen informé du dossier. “Demander aux États d’augmenter les contributions pour payer les salaires pendant le COVID-19 est irresponsable”, a-t-il ajouté.

Environ 1.000 civils, tous issus des pays membres de l’Otan, travaillent au sein de l’organisation international. Ils fournissent des conseils, des orientations et une aide administrative aux délégations nationales basées au siège de l’alliance.




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