Archive pour le Tag 'l’activité'

Etats-Unis: reprise de l’activité manufacturière

Etats-Unis: reprise  de l’activité manufacturière

L’activité manufacturière aux États-Unis est repartie à la hausse au mois de mars, après 16 mois de contraction consécutifs, faisant mieux qu’anticipé par les marchés, sous l’effet d’une hausse des commandes et de la production, selon les données publiées lundi par la fédération professionnelle ISM. L’indice mesurant cette activité s’est établi à 50,3% pour le dernier mois du premier trimestre, contre 47,8% en février, chiffre inchangé par rapport à l’annonce initiale. Il repasse ainsi au-dessus de la barre des 50%, au-delà de laquelle l’activité est en croissance.

 

 

Revenus Agriculteurs : L’activité agricole ne représente que 34 % des revenus

Revenus Agriculteurs : L’activité agricole ne représente que 34 % des revenus

par Sylvain Bersinger dans la « Tribune »

Les revenus agricoles ne représentent que 34% du total des revenus disponibles des ménages agricoles, les agriculteurs maintiennent donc leur niveau de vie grâce à leur conjoint salarié.

Depuis le choc inflationniste de 2021-2022, les prix de vente des agriculteurs suivent péniblement la hausse des coûts. L’inflation sur les achats des agriculteurs (engrais, carburant, matériel agricole par exemple, ne prend pas en compte les salaires, les impôts ou les aides) a dépassé 25% à la mi-2022 en glissement annuel (1), du fait de blocages sur les chaînes de valeur et de l’envolée des prix de l’énergie, notamment après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Les prix de vente des agriculteurs (prix de production, c’est-à-dire « sortie de ferme ») ont connu une hausse d’ampleur similaire. Cependant, alors que l’inflation a ralenti tant sur les prix d’achat que sur les prix de vente, jusqu’à devenir négative depuis début 2023, les prix d’achat se sont retournés moins vite que les prix de vente, ce qui pénalise les agriculteurs.

Le niveau de vie médian des ménages agricoles (2) est à peu près équivalent à la moyenne nationale. En 2018, les ménages agricoles avaient un niveau de vie (revenu disponible pondéré par la taille du ménage) médian de 22.210 euros, contre 21.480 euros pour la médiane des ménages français (3).

Le niveau de vie des agriculteurs est plus inégalitaire que dans le reste de la population : l’écart entre les 10% des ménages les plus aisés et les 10% les plus modestes est un multiple de 4,7 chez les ménages agricoles, contre 3,4 pour la moyenne des ménages français.

Les agriculteurs sont moins touchés par la pauvreté que l’ensemble de la population française. En 2019, 6,1% des agriculteurs exploitants étaient en situation de pauvreté (taux de pauvreté en conditions de vie(4)), contre 11,7% des Français en moyenne. La proportion atteint 20,8% chez les employés.

La situation des ménages agricoles varie fortement selon le type d’exploitation et de culture. Les ménages agricoles appartenant à la catégorie « autre grande culture5» ont un niveau de vie 54% plus élevé que les éleveurs de viande bovine. D’une manière générale, la grande culture permet un niveau de vie significativement supérieur à l’élevage.

Origine des revenus des ménages agricoles : pas majoritairement liés à l’agriculture
En moyenne, seulement 34% des revenus disponibles des ménages agricoles proviennent de revenus directement tirés de l’agriculture (6). Dans les ménages agricoles, les revenus salariaux (ou indemnités chômage), généralement perçus par le conjoint d’un agriculteur, sont supérieurs aux revenus agricoles.
Ainsi, si les agriculteurs ont un niveau de vie comparable au reste de la population et sont moins touchés par la pauvreté, cela n’est pas dû à la prospérité de leur activité agricole mais plutôt au soutien financier que les agriculteurs perçoivent de leur conjoint ou des revenus annexes à l’exploitation agricole (deuxième emploi salarié, revenus du patrimoine par exemple).

_____

(1) Insee.
(2) Ménages dont au moins un membre est agriculteur ou agriculteur à la retraite.
(3) Insee.
(4) Un ménage est considéré comme pauvre en condition de vie s’il subit au moins 8 privations sur 27 types de privations identifiées (Insee).
(5) Territoires combinant céréales, plantes oléagineuses et protéagineuses, plantes sarclées ou spécialisées en culture de plantes sarclées, légumes frais.
(6) Calcul Asterès d’après Insee.
Sylvain Bersinger

Agriculteurs : L’activité agricole ne représente que 34 % des revenus

Agriculteurs : L’activité agricole ne représente que 34 % des revenus

par Sylvain Bersinger dans la « Tribune »

Les revenus agricoles ne représentent que 34% du total des revenus disponibles des ménages agricoles, les agriculteurs maintiennent donc leur niveau de vie grâce à leur conjoint salarié.

Depuis le choc inflationniste de 2021-2022, les prix de vente des agriculteurs suivent péniblement la hausse des coûts. L’inflation sur les achats des agriculteurs (engrais, carburant, matériel agricole par exemple, ne prend pas en compte les salaires, les impôts ou les aides) a dépassé 25% à la mi-2022 en glissement annuel (1), du fait de blocages sur les chaînes de valeur et de l’envolée des prix de l’énergie, notamment après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Les prix de vente des agriculteurs (prix de production, c’est-à-dire « sortie de ferme ») ont connu une hausse d’ampleur similaire. Cependant, alors que l’inflation a ralenti tant sur les prix d’achat que sur les prix de vente, jusqu’à devenir négative depuis début 2023, les prix d’achat se sont retournés moins vite que les prix de vente, ce qui pénalise les agriculteurs.

Le niveau de vie médian des ménages agricoles (2) est à peu près équivalent à la moyenne nationale. En 2018, les ménages agricoles avaient un niveau de vie (revenu disponible pondéré par la taille du ménage) médian de 22.210 euros, contre 21.480 euros pour la médiane des ménages français (3).

Le niveau de vie des agriculteurs est plus inégalitaire que dans le reste de la population : l’écart entre les 10% des ménages les plus aisés et les 10% les plus modestes est un multiple de 4,7 chez les ménages agricoles, contre 3,4 pour la moyenne des ménages français.

Les agriculteurs sont moins touchés par la pauvreté que l’ensemble de la population française. En 2019, 6,1% des agriculteurs exploitants étaient en situation de pauvreté (taux de pauvreté en conditions de vie(4)), contre 11,7% des Français en moyenne. La proportion atteint 20,8% chez les employés.

La situation des ménages agricoles varie fortement selon le type d’exploitation et de culture. Les ménages agricoles appartenant à la catégorie « autre grande culture5» ont un niveau de vie 54% plus élevé que les éleveurs de viande bovine. D’une manière générale, la grande culture permet un niveau de vie significativement supérieur à l’élevage.

Origine des revenus des ménages agricoles : pas majoritairement liés à l’agriculture
En moyenne, seulement 34% des revenus disponibles des ménages agricoles proviennent de revenus directement tirés de l’agriculture (6). Dans les ménages agricoles, les revenus salariaux (ou indemnités chômage), généralement perçus par le conjoint d’un agriculteur, sont supérieurs aux revenus agricoles.
Ainsi, si les agriculteurs ont un niveau de vie comparable au reste de la population et sont moins touchés par la pauvreté, cela n’est pas dû à la prospérité de leur activité agricole mais plutôt au soutien financier que les agriculteurs perçoivent de leur conjoint ou des revenus annexes à l’exploitation agricole (deuxième emploi salarié, revenus du patrimoine par exemple).

_____

(1) Insee.
(2) Ménages dont au moins un membre est agriculteur ou agriculteur à la retraite.
(3) Insee.
(4) Un ménage est considéré comme pauvre en condition de vie s’il subit au moins 8 privations sur 27 types de privations identifiées (Insee).
(5) Territoires combinant céréales, plantes oléagineuses et protéagineuses, plantes sarclées ou spécialisées en culture de plantes sarclées, légumes frais.
(6) Calcul Asterès d’après Insee.
Sylvain Bersinger

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Commentaires
6
ABC à écrit le 24/01/2024 à 16:32
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Example type de tout ce qui est aujourd’hui haïssable pour une part grandissante de la population. Les économistes se sont régulièrement plantés sur tout à peine arrivent ils à prédire l’économie d’hier. Voilà un article simpliste rempli de statistiq…
Répondre
lachose à écrit le 24/01/2024 à 13:06
Signaler
Comme partout ,y compris chez les agriculteurs ,il y a le petit, le moyen et le gros .On apprends ce matin que le patron de la FNSEA voulait que ce blocage cesse le soir même ;ce sont des adhérents qui n’ont pas voulu stopper la manif.On peut rappele…
Répondre
henry à écrit le 24/01/2024 à 13:04
Signaler
Heureusement, nos braves agriculteurs ont leur petit potager, leur poulailler qui, l’un et l’autre, ne sont pas soumis à la litanie des conformités sensées nous éviter l’intoxication; mais ça ne suffit pas à sauver ceux qui ont le choix entre la cord…
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Croissance Chine : L’activité en baisse !

Croissance Chine : L’activité en baisse !


Signe indiscutable de la détérioration économique mondiale, l’activité manufacturière en Chine recule. Un retrait qui explique en grande partie la baisse des prix de l’énergie et de l’inflation dans nombre de pays en particulier en Europe et aux États-Unis. La baisse d’activité manufacturière en Chine aura forcément des conséquences sur le commerce international et sur les croissances internes de chaque pays. Pour preuve par exemple, les dernières tendances montrent que l’Europe s’oriente vers la stagnation en 2024 voire la récession dans certains pays Nombres de pays vont alors tutoyer la stagnation voire la récession en 2024.

L’indice PMI du secteur manufacturier calculé par Caixin/S&P Global s’est établi à 49,5 en octobre, contre 50,6 le mois précédent, sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un nombre inférieur au consensus, qui ressortait à 50,8.

Ces données montrent une nouvelle détérioration de l’activité manufacturière, alors que les usines chinoises ont fait état d’une nouvelle baisse de la production, dans un contexte de ralentissement des ventes, affectées par la faible demande étrangère.

Selon l’enquête, les nouvelles commandes ont reculé en octobre pour le quatrième mois consécutif, alors que le climat économique international est relativement morose.

« L’économie a montré des signes de redressement, mais les bases de la reprise ne sont pas solides. La demande est faible, de nombreuses incertitudes, aux niveaux internes et externes, demeurent et les attentes sont encore relativement faibles, » a déclaré Wang Zhe, économiste chez Caixin Insight Group.

Croissance –Chine : L’activité en baisse !

Croissance –Chine : L’activité en baisse !


Signe indiscutable de la détérioration économique mondiale, l’activité manufacturière en Chine recule. Un retrait qui explique en grande partie la baisse des prix de l’énergie et de l’inflation dans nombre de pays en particulier en Europe et aux États-Unis. La baisse d’activité manufacturière en Chine aura forcément des conséquences sur le commerce international et sur les croissances internes. Nombres de pays vont alors tutoyer la stagnation voire la récession en 2024.

L’indice PMI du secteur manufacturier calculé par Caixin/S&P Global s’est établi à 49,5 en octobre, contre 50,6 le mois précédent, sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un nombre inférieur au consensus, qui ressortait à 50,8.

Ces données montrent une nouvelle détérioration de l’activité manufacturière, alors que les usines chinoises ont fait état d’une nouvelle baisse de la production, dans un contexte de ralentissement des ventes, affectées par la faible demande étrangère.

Selon l’enquête, les nouvelles commandes ont reculé en octobre pour le quatrième mois consécutif, alors que le climat économique international est relativement morose.

« L’économie a montré des signes de redressement, mais les bases de la reprise ne sont pas solides. La demande est faible, de nombreuses incertitudes, aux niveaux internes et externes, demeurent et les attentes sont encore relativement faibles, » a déclaré Wang Zhe, économiste chez Caixin Insight Group.

Économie–Chine : L’activité en baisse

Économie–Chine : L’activité en baisse !


Signe indiscutable de la détérioration économique mondiale, l’activité manufacturière en Chine recule. Un retrait qui explique en grande partie la baisse des prix de l’énergie et de l’inflation dans nombre de pays en particulier en Europe et aux États-Unis. La baisse d’activité manufacturière en Chine aura forcément des conséquences sur le commerce international et sur les croissances internes. Nombres de pays vont alors tutoyer la stagnation voire la récession en 2024.

L’indice PMI du secteur manufacturier calculé par Caixin/S&P Global s’est établi à 49,5 en octobre, contre 50,6 le mois précédent, sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un nombre inférieur au consensus, qui ressortait à 50,8.

Ces données montrent une nouvelle détérioration de l’activité manufacturière, alors que les usines chinoises ont fait état d’une nouvelle baisse de la production, dans un contexte de ralentissement des ventes, affectées par la faible demande étrangère.

Selon l’enquête, les nouvelles commandes ont reculé en octobre pour le quatrième mois consécutif, alors que le climat économique international est relativement morose.

« L’économie a montré des signes de redressement, mais les bases de la reprise ne sont pas solides. La demande est faible, de nombreuses incertitudes, aux niveaux internes et externes, demeurent et les attentes sont encore relativement faibles, » a déclaré Wang Zhe, économiste chez Caixin Insight Group.

Chine : L’activité en baisse !

Chine : L’activité en baisse !


Signe indiscutable de la détérioration économique mondiale, l’activité manufacturière en Chine recule. Un retrait qui explique en grande partie la baisse des prix de l’énergie et de l’inflation dans nombre de pays en particulier en Europe et aux États-Unis. La baisse d’activité manufacturière en Chine aura forcément des conséquences sur le commerce international et sur les croissances internes. Nombres de pays vont alors tutoyer la stagnation voire la récession en 2024.

L’indice PMI du secteur manufacturier calculé par Caixin/S&P Global s’est établi à 49,5 en octobre, contre 50,6 le mois précédent, sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un nombre inférieur au consensus, qui ressortait à 50,8.

Ces données montrent une nouvelle détérioration de l’activité manufacturière, alors que les usines chinoises ont fait état d’une nouvelle baisse de la production, dans un contexte de ralentissement des ventes, affectées par la faible demande étrangère.

Selon l’enquête, les nouvelles commandes ont reculé en octobre pour le quatrième mois consécutif, alors que le climat économique international est relativement morose.

« L’économie a montré des signes de redressement, mais les bases de la reprise ne sont pas solides. La demande est faible, de nombreuses incertitudes, aux niveaux internes et externes, demeurent et les attentes sont encore relativement faibles, » a déclaré Wang Zhe, économiste chez Caixin Insight Group.

La crise immobilière menace toute l’activité

La crise immobilière menace toute l’activité

Pour l’instant , la crise immobilière ne semble pas alarmer les pouvoirs publics. Pourtant cette crise risque d’entraîner toute l’économie. Pour deux raisons principales à savoir le poids que représente le bâtiment dans le PIB et la part que les ménages consacrent au logement

la crise est en effet conjoncturel mais aussi structurelle. Il y a bien sûr la partie très visible celle de l’envolée des taux d’intérêt qui découle évidemment de la lutte contre l’inflation menée par les banques centrales. En relevant les taux d’intérêt, mécaniquement les taux d’emprunt s’envolent également à des niveaux rarement atteints, on va sans doute assez durablement vers des taux de prêt de l’ordre de 5 % tout compris.

Ceci étant, la crise est aussi structurelle, ce qui est plus grave. En effet la crise se caractérise par la disparition des acheteurs potentiels. Les jeunes en particulier ne peuvent plus envisager l’acquisition d’un logement à des montants de 300 000 à 400 000 € compte tenu de leurs capacités financières. Même étalés sur la durée du prêt, les mensualités ne sont plus supportables et de toute manière les établissements financiers ne veulent plus prêter faute de garanties suffisantes. Une crise qui va surtout concerner en particulier les jeunes et les couches moyennes; ce qui va poser un problème économique mais aussi démocratique.

Faute d’acheteurs, le système va éclater d’ici quelques mois. Le marché va se réduire à pas grand-chose ( la baisse des prêts va atteindre 50 % d’ici la fin d’année ! ). Les vendeurs qui n’acceptent pas de vendre aujourd’hui avec une baisse des prix de l’ordre de 10 % seront le moment venu contraints de brader leurs biens faute de candidats potentiels à l’achat.

C’est toute l’économie qui risque d’être concernée puisque l’activité et du bâtiment général représente au moins 20 % du produit intérieur brut. En outre la crise va encore encourager un peu plus l’étalement urbain. Enfin, la crise immobilière menace les actifs des banques et leur stabilité. C’est tout le système économique et financier qui risque d’être menacé.

Conjoncture économique -La crise immobilière menace toute l’activité

Conjoncture économique -La crise immobilière menace toute l’activité

Pour l’instant , la crise immobilière ne semble pas alarmer les pouvoirs publics. Pourtant cette crise risque d’entraîner toute l’économie. Pour deux raisons principales à savoir le poids que représente le bâtiment dans le PIB et la part que les ménages consacrent au logement

la crise est en effet conjoncturel mais aussi structurelle. Il y a bien sûr la partie très visible celle de l’envolée des taux d’intérêt qui découle évidemment de la lutte contre l’inflation menée par les banques centrales. En relevant les taux d’intérêt, mécaniquement les taux d’emprunt s’envolent également à des niveaux rarement atteints, on va sans doute assez durablement vers des taux de prêt de l’ordre de 5 % tout compris.

Ceci étant, la crise est aussi structurelle, ce qui est plus grave. En effet la crise se caractérise par la disparition des acheteurs potentiels. Les jeunes en particulier ne peuvent plus envisager l’acquisition d’un logement à des montants de 300 000 à 400 000 € compte tenu de leurs capacités financières. Même étalés sur la durée du prêt, les mensualités ne sont plus supportables et de toute manière les établissements financiers ne veulent plus prêter faute de garanties suffisantes. Une crise qui va surtout concerner en particulier les jeunes et les couches moyennes; ce qui va poser un problème économique mais aussi démocratique.

Faute d’acheteurs, le système va éclater d’ici quelques mois. Le marché va se réduire à pas grand-chose ( la baisse des prêts va atteindre 50 % d’ici la fin d’année ! ). Les vendeurs qui n’acceptent pas de vendre aujourd’hui avec une baisse des prix de l’ordre de 10 % seront le moment venu contraints de brader leurs biens faute de candidats potentiels à l’achat.

C’est toute l’économie qui risque d’être concernée puisque l’activité et du bâtiment général représente au moins 20 % du produit intérieur brut. En outre la crise va encore encourager un peu plus l’étalement urbain. Enfin, la crise immobilière menace les actifs des banques et leur stabilité. C’est tout le système économique et financier qui risque d’être menacé.

Economie-La crise immobilière menace toute l’activité

Economie-La crise immobilière menace toute l’activité

Pour l’instant , la crise immobilière ne semble pas alarmer les pouvoirs publics. Pourtant cette crise risque d’entraîner toute l’économie. Pour deux raisons principales à savoir le poids que représente le bâtiment dans le PIB et la part que les ménages consacrent au logement

la crise est en effet conjoncturel mais aussi structurelle. Il y a bien sûr la partie très visible celle de l’envolée des taux d’intérêt qui découle évidemment de la lutte contre l’inflation menée par les banques centrales. En relevant les taux d’intérêt, mécaniquement les taux d’emprunt s’envolent également à des niveaux rarement atteints, on va sans doute assez durablement vers des taux de prêt de l’ordre de 5 % tout compris.

Ceci étant, la crise est aussi structurelle, ce qui est plus grave. En effet la crise se caractérise par la disparition des acheteurs potentiels. Les jeunes en particulier ne peuvent plus envisager l’acquisition d’un logement à des montants de 300 000 à 400 000 € compte tenu de leurs capacités financières. Même étalés sur la durée du prêt, les mensualités ne sont plus supportables et de toute manière les établissements financiers ne veulent plus prêter faute de garanties suffisantes. Une crise qui va surtout concerner en particulier les jeunes et les couches moyennes; ce qui va poser un problème économique mais aussi démocratique.

Faute d’acheteurs, le système va éclater d’ici quelques mois. Le marché va se réduire à pas grand-chose ( la baisse des prêts va atteindre 50 % d’ici la fin d’année ! ). Les vendeurs qui n’acceptent pas de vendre aujourd’hui avec une baisse des prix de l’ordre de 10 % seront le moment venu contraints de brader leurs biens faute de candidats potentiels à l’achat.

C’est toute l’économie qui risque d’être concernée puisque l’activité et du bâtiment général représente au moins 20 % du produit intérieur brut. En outre la crise va encore encourager un peu plus l’étalement urbain. Enfin, la crise immobilière menace les actifs des banques et leur stabilité. C’est tout le système économique et financier qui risque d’être menacé.

Croissance économique : baisse en Chine de l’activité manufacturière

Croissance économique : baisse en Chine de l’activité manufacturière

Signe du ralentissement mondial, l’activité manufacturière en Chine s’est contractée pour un troisième mois consécutif en juin, de manière moins marquée toutefois, montre une enquête officielle publiée vendredi, alors que la pression s’accentue sur les décideurs à Pékin pour prendre des mesures de soutien afin de relancer la demande.

Selon les données du Bureau national de la statistique (BNS), l’indice PMI officiel du secteur manufacturier s’est établi en juin à 49,0, conforme au consensus après 48,8 en mai, restant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Des analystes ont commencé à revoir à la baisse leurs prévisions pour l’économie chinoise pour le reste de l’année, après que la production industrielle et les ventes au détail ont été inférieures aux attentes en mai, signalant que le rebond post-COVID constaté au premier trimestre s’essoufflait.

Selon le BNS, l’indice PMI officiel des services a reculé en juin à 53,2, après 54,50 en mai, soit son plus faible niveau depuis décembre dernier.

Fret SNCF : abandon du trafic le plus rentable pour sauver l’activité !

Fret SNCF : abandon du trafic le plus rentable pour sauver l’activité !

C’est le paradoxe des exigences de Bruxelles en matière d’aide financière et d’objectifs environnementaux. D’un côté, Bruxelles souhaite le développement des activités ferroviaires concernant le fret mais d’un autre côté condamne la SNCF à se délester d’activités les plus rentables. En effet, sur recommandation du gouvernement et pour satisfaire Bruxelles, la SNCF s’apprête à abandonner environ 20 % de son activité notamment de trains complets à la concurrence. En réalité, une dynamique très négative car si le fret est devenu aussi déficitaire, c’est précisément du fait de son amputation progressive.

Bref pas vraiment un plan de relance de l’activité ferroviaire mais plutôt le contraire. Rappelons que pour la messagerie la SNCF avait déjà été contrainte de changer son organisation, de changer le nom de l’activité en créant le Sernam, puis de filialiser avant disparition complète ( Comme précédemment le trafic express). Le problème central est bien connu l’activité ferroviaire est à rendement constant du fait qu’il doit prendre en charge directement la totalité de l’énorme coût de ses infrastructures. Ce qui n’exonère pas non plus l’entreprise de ses propres insuffisances en matière de qualité notamment et de compétitivité. Ce qui n’exonère pas non plus le corporatisme de la profession et la maladie de l’gréviculture dans l’entreprise.

Aucun autre mode de transport concurrent ne serait en capacité de supporter le coût total des infrastructures. En développement à tout crin la privatisation en France, on risque finalement d’aboutir à la situation britannique où le système a complètement éclaté et/ou le gouvernement a été contraint de renationaliser. Pourquoi ? Tout simplement parce que les concurrents de la SNCF pour l’essentiel vont surtout se concentrer sur les trafics rentables et délaisser le reste du territoire. Une réforme est sans doute indispensable mais elle ne saurait se réduire à la solution miracle de la privatisation.

Poussée par Bruxelles et par le gouvernement, la direction de Fret SNCF engage donc une restructuration pour éviter les sanctions de Bruxelles.

Accusée d’avoir bénéficié d’une aide d’Etat illégale, la filiale de la SNCF en charge du transport de marchandises a proposé un plan, ce vendredi, pour éviter d’avoir à rembourser les 5,3 milliards d’euros demandés par Bruxelles. Le directeur général de l’entreprise propose d’abandonner 20% des activités de Fret SNCF à ses concurrents et de changer de nom.

Transport-Avenir Fret SNCF : abandon du trafic le plus rentable pour sauver l’activité

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C’est le paradoxe des exigences de Bruxelles en matière d’aide financière et d’objectifs environnementaux. D’un côté, Bruxelles souhaite le développement des activités ferroviaires concernant le fret mais d’un autre côté condamne la SNCF à se délester d’activités les plus rentables. En effet, sur recommandation du gouvernement et pour satisfaire Bruxelles, la SNCF s’apprête à abandonner environ 20 % de son activité notamment de trains complets à la concurrence. En réalité, une dynamique très négative car si le fret est devenu aussi déficitaire, c’est précisément du fait de son amputation progressive.

Bref pas vraiment un plan de relance de l’activité ferroviaire mais plutôt le contraire. Rappelons que pour la messagerie la SNCF avait déjà été contrainte de changer son organisation, de changer le nom de l’activité en créant le Sernam, puis de filialiser avant disparition complète ( Comme précédemment le trafic express). Le problème central est bien connu l’activité ferroviaire est à rendement constant du fait qu’il doit prendre en charge directement la totalité de l’énorme coût de ses infrastructures. Ce qui n’exonère pas non plus l’entreprise de ses propres insuffisances en matière de qualité notamment et de compétitivité. Ce qui n’exonère pas non plus le corporatisme de la profession et la maladie de l’gréviculture dans l’entreprise.

Aucun autre mode de transport concurrent ne serait en capacité de supporter le coût total des infrastructures. En développement à tout crin la privatisation en France, on risque finalement d’aboutir à la situation britannique où le système a complètement éclaté et/ou le gouvernement a été contraint de renationaliser. Pourquoi ? Tout simplement parce que les concurrents de la SNCF pour l’essentiel vont surtout se concentrer sur les trafics rentables et délaisser le reste du territoire. Une réforme est sans doute indispensable mais elle ne saurait se réduire à la solution miracle de la privatisation.

Poussée par Bruxelles et par le gouvernement, la direction de Fret SNCF engage donc une restructuration pour éviter les sanctions de Bruxelles.

Accusée d’avoir bénéficié d’une aide d’Etat illégale, la filiale de la SNCF en charge du transport de marchandises a proposé un plan, ce vendredi, pour éviter d’avoir à rembourser les 5,3 milliards d’euros demandés par Bruxelles. Le directeur général de l’entreprise propose d’abandonner 20% des activités de Fret SNCF à ses concurrents et de changer de nom.

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Avenir Fret SNCF : abandon du trafic le plus rentable pour sauver l’activité !

C’est le paradoxe des exigences de Bruxelles en matière d’aide financière et d’objectifs environnementaux. D’un côté, Bruxelles souhaite le développement des activités ferroviaires concernant le fret mais d’un autre côté condamne la SNCF à se délester d’activités les plus rentables. En effet sur recommandation du gouvernement et pour satisfaire Bruxelles, la SNCF s’apprête à abandonner environ 20 % de son activité notamment de trains complets à la concurrence. En réalité, une dynamique très négative car si le fret est devenu aussi déficitaire, c’est précisément du fait de son amputation progressive.

Bref pas vraiment un plan de relance de l’activité ferroviaire mais plutôt le contraire. Rappelons que pour la messagerie la SNCF avait déjà été contrainte de changer son organisation, de changer le nom de l’activité en créant le Sernam, puis de filialiser avant disparition complète ( Comme précédemment le trafic express). Le problème central est bien connu l’activité ferroviaire est à rendement constant du fait qu’il doit prendre en charge directement la totalité de l’énorme coût de ses infrastructures. Ce qui n’exonère pas non plus l’entreprise de ses propres insuffisances en matière de qualité notamment et de compétitivité. Ce qui n’exonère pas non plus le corporatisme de la profession et la maladie de l’gréviculture dans l’entreprise.

Aucun autre mode de transport concurrent ne serait en capacité de supporter le coût total des infrastructures. En développement à tout crin la privatisation en France, on risque finalement d’aboutir à la situation britannique où le système a complètement éclaté et/ou le gouvernement a été contraint de renationaliser. Pourquoi ? Tout simplement parce que les concurrents de la SNCF pour l’essentiel vont surtout se concentrer sur les trafics rentables et délaisser le reste du territoire. Une réforme est sans doute indispensable mais elle ne saurait se réduire à la solution miracle de la privatisation.

Par Bruxelles et par le gouvernement, la direction de Fret SNCF engage donc une restructuration pour éviter les sanctions de Bruxelles.

Accusée d’avoir bénéficié d’une aide d’Etat illégale, la filiale de la SNCF en charge du transport de marchandises a proposé un plan, ce vendredi, pour éviter d’avoir à rembourser les 5,3 milliards d’euros demandés par Bruxelles. Le directeur général de l’entreprise propose d’abandonner 20% des activités de Fret SNCF à ses concurrents et de changer de nom.

Fret SNCF : abandon du trafic le plus rentable pour sauver l’activité !

Fret SNCF : abandon du trafic le plus rentable pour sauver l’activité !

C’est le paradoxe des exigences de Bruxelles en matière d’aide financière et d’objectifs environnementaux. D’un côté, Bruxelles souhaite le développement des activités ferroviaires concernant le fret mais d’un autre côté condamne la SNCF à se délester d’activités les plus rentables. En effet sur recommandation du gouvernement et pour satisfaire Bruxelles, la SNCF s’apprête à abandonner environ 20 % de son activité notamment de trains complets à la concurrence. En réalité, une dynamique très négative car si le fret est devenu aussi déficitaire c’est précisément du fait de son amputation progressive.

Bref pas vraiment un plan de relance de l’activité ferroviaire mais plutôt le contraire. Rappelons que pour la messagerie la SNCF avait déjà été contrainte de changer son organisation, de changer le nom de l’activité en créant le Sernam, puis de filialiser avant disparition complète. Le problème central est bien connu l’activité ferroviaire est à rendement constant du faite qu’il doit prendre en charge directement la totalité du coût de ces infrastructures. Ce qui n’exonère pas non plus l’entreprise de ses propres insuffisances en matière de qualité notamment et de compétitivité.
La direction de Fret SNCF engage donc une restructuration pour éviter les sanctions de Bruxelles.

Accusée d’avoir bénéficié d’une aide d’Etat illégale, la filiale de la SNCF en charge du transport de marchandises a proposé un plan, ce vendredi, pour éviter d’avoir à rembourser les 5,3 milliards d’euros demandés par Bruxelles. Le directeur général de l’entreprise propose d’abandonner 20% des activités de Fret SNCF à ses concurrents et de changer de nom.

Fret SNCF pourrait changer de nom et transférer 20% de ses activités à un concurrent.
Fret SNCF pourrait changer de nom et transférer 20% de ses activités à un concurrent. (Crédits : Haropa)
La direction de la société Fret SNCF a présenté, ce vendredi aux organisations syndicales son « plan de discontinuité », à Saint-Ouen, près de Paris. Objectif, éviter une lourde sanction de la Commission européenne.

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Menacée de devoir rembourser une dette de 5,3 milliards d’euros considérée par Bruxelles comme une aide d’Etat illégale, ce qui la mettrait immédiatement en faillite, Fret SNCF doit faire place à une nouvelle société plus petite, et abandonner 20% de son activité à des concurrents. De facto, elle acte une restructuration de la société.

La partie maintenance de Fret SNCF vendue à une autre société
Présenté vendredi au Comité social et économique (CSE) de Fret SNCF, le plan remis à Bruxelles par l’Etat français prévoit la création au 1er janvier 2025 d’une nouvelle société, baptisée pour l’instant New Fret. Celle-ci doit reprendre des activités représentant 80% du chiffre d’affaires et 70% du trafic de Fret SNCF, et occuper 90% de ses presque 5.000 cheminots.

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Tous les agents doivent être réaffectés dans les nouvelles entités ou repris dans le groupe, selon la direction. Il n’y aura « aucun licenciement, ni de personnels au statut (de cheminot, NDLR), ni de contractuels », promet la direction. Près de 3.900 personnes doivent être transférées automatiquement chez New Fret et 500 à New Maintenance. Quant aux 450 agents travaillant sur les « trains dédiés », trains de marchandises réguliers qui doivent être confiés à des concurrents, ils seront réaffectés dans le groupe SNCF ou prêtés aux nouveaux opérateurs s’ils sont volontaires.

Cheminots en colère
Lors de la présentation de ce plan, une centaine de cheminots ont manifesté devant le siège de l’entreprise. La manifestation, à l’appel des syndicats CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, Sud-Rail et CFDT-Cheminots, n’a pas empêché la tenue de la réunion. Ces derniers refusent qu’une partie de Fret Sncf soit transférée à un autre acteur, potentiellement privé, dans une période où Fret SNCF affiche un bénéfice depuis deux ans, après plusieurs années dans le rouge.

« On nationalise les pertes et on privatise les profits », a dénoncé Fabien Villedieu de Sud-Rail. « Il faudrait que le gouvernement ait du courage et dise à la Commission européenne que si on veut que les camions arrêtent de circuler et soient transférés sur le rail, il faut aider les entreprises ferroviaires », a-t-il ajouté.

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De son côté, le directeur général de Fret SNCF, Jérôme Leborgne s’est défendu en assurant que « ce qui nous arrive n’est pas de notre fait, ce n’est pas une décision d’entreprise ». « C’est une décision qui s’impose à nous, qui vient de loin dans le temps et qui s’est décidée entre Bruxelles et l’Etat », a-t-il poursuivi, sous les cris « démission ! démission ! ».

« Je comprends l’inquiétude et la colère des cheminots. Cette affaire est vraiment un choc d’autant plus que, pendant deux ans en 2021 et 2022, on a été positif en marge opérationnelle pour la première fois grâce à l’engagement des cheminots », a souligné le responsable.

Mais « entre une procédure créant de longs mois d’incertitude pour l’entreprise et pour ses salariés, une procédure qui peut conduire à rembourser une somme mortelle, et un accord rapide et protecteur, la responsabilité est de choisir la seconde voie », a écrit le ministre délégué aux Transports Clément Beaune, dans une tribune au Monde, vendredi.

Peu de solutions pour satisfaire la Commission européenne
Si cette solution n’est pas acceptée par les employés de Fret SNCF, elle apparaît de fait comme la plus accessible. Pour rappel, 5 milliards d’euros correspond au montant de la dette accumulée par la société entre 2007 et 2019. Fret SNCF étant incapable de la supporter, elle a fini par être consolidée dans la dette du groupe SNCF (dont le capital est entièrement détenu par l’Etat).

Cette manœuvre est considérée comme une aide d’Etat illégale par Bruxelles. La Commission européenne est susceptible d’exiger le remboursement de la somme. Ce dont est incapable Fret SNCF. Bien que bénéficiaire deux années consécutives, dans un contexte de crise sanitaire qui a dopé les activités de transports de marchandises, elle est loin d’avoir la surface financière suffisante.

Dès lors, les solutions sont limitées. Soit l’Etat français conteste les conclusions de la Commission et est prêt à porter l’affaire devant un tribunal, ce qui n’est pas sans risque : en cas de défaite, Fret SNCF devrait rembourser les 5 milliards d’euros naturellement sans possibilité d’aides de la part de l’Etat ou du groupe SNCF. Soit Paris accepte un règlement à l’amiable avec Bruxelles, avec la mise en place d’une solution dite de « discontinuité », présentée ce vendredi par l’entreprise à ces employés.

Alitalia, précédente entreprise démantelée pour satisfaire la Commission
Alitalia est le dernier exemple en date de discontinuité. Soutenue à bout de bras pendant des années par l’Etat italien, la compagnie nationale a fini par disparaître en 2021 sous les injonctions de Bruxelles. A la place, Rome a donné naissance à ITA Airways. La nouvelle compagnie n’a pu reprendre qu’environ les deux tiers de la flotte, dont seulement 7 long-courriers, malgré d’importantes coupes déjà faites en raison de la crise sanitaire, la moitié des salariés et une part réduite de l’activité de son ainée pour débuter ses opérations.

(Avec AFP)

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