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L’indépendance de l’Ecosse : majoritaire selon un sondage

L’indépendance  de l’Ecosse : majoritaire  selon un sondage

En raison du Brexit, il semble bien que le climat évolue en Écosse vis-à-vis de l’indépendance. Il y a cinq ans les Écossais avaient repoussé cette perspective. Depuis ils ont clairement affirmé leur opposition au Brexit qui forcément les exclurait  de l’union économique. Sur ce point, une très large majorité se dégage pour condamner le Brexit  et en même temps la politique du nouveau premier ministre Boris Johnson. Du coup, le mouvement en faveur de l’éventuelle indépendance prend de l’ampleur. Une évolution qui ne va pas faciliter la stratégie très radicale de Boris Johnson. Selon un sondage, 46% des 1.019 électeurs sondés voteraient en faveur d’une sécession d’avec le Royaume-Uni tandis que 43% s’y opposeraient. En excluant les indécis et ceux qui n’entendent pas voter, la proportion d’indépendantistes s’élèverait à 52%. «Dans la foulée de la visite de Boris Johnson, la semaine dernière à Edimbourg, j’ai sondé les Écossais pour savoir s’ils étaient favorables à un second référendum d’autodétermination et évaluer le soutien au projet d’indépendance en tant que tel», a commenté le commanditaire de ce sondage, Michael Ashcroft, adversaire de Boris Johnson et ancien vice-président du Parti conservateur. «J’ai relevé une petite majorité en faveur d’un nouveau scrutin et la première avance des indépendantistes en plus de deux ans.» Les électeurs ont rejeté l’indépendance en 2014, 55% d’entre eux choisissant de voter contre le projet, mais ils se sont aussi majoritairement prononcés contre le Brexit lors du référendum de 2016, attisant les tensions entre Edimbourg et Londres.

Le Scottish National Party (SNP), majoritaire au Parlement écossais, considère que ces divergences justifient l’organisation d’un nouveau référendum pour éviter à l’Ecosse d’être évincée de l’Union européenne contre sa volonté.

Centres d’appels à l’étranger : désormais contrôlés

Centres d’appels à l’étranger : désormais contrôlés

Nombre d’abonnés sont régulièrement assaillis par des appels provenant de l’étranger. Des appels à caractère commercial avec parfois des interlocuteurs parlants difficilement le français (mais sans doute moins payés que le seraient des résidents téléphonant de France). Des appels parfois inquiétants avec seulement des messages ou pas de message du tout qui incitent  à rappeler. Des appels surtout concentrés autour de 12h14 heures voir après 18 heures. Ces appels sont souvent émis avec un faux numéro qui laisse supposer qu’il vient  de France. Le gendarme des télécoms a donc décidé, comme l’année dernière, de s’attaquer au démarchage téléphonique abusif avec de nouvelles mesures qui doivent en partie entrer en vigueur jeudi 1er août.

Certaines sociétés n’hésitent pas à tromper les usagers en affichant un numéro qui leur est familier, débutant par 01, alors même qu’il s’agit d’un appel international, rappellent nos confrères des Echos. Ce qui augmenterait le taux de réponse.

L’Arcep a tranché: pour les communications provenant de l’international, il ne sera plus possible d’utiliser un numéro géographique (01 à 05) ou polyvalent (09). Les opérateurs seront chargés de contrôler le bon respect de cette nouvelle règle et d’interrompre immédiatement « des appels ou messages utilisant des numéros usurpés. »

L’Arcep a pris la décision de reporter de deux ans la mise en application de ces mesures pour laisser aux opérateurs le temps de se retourner.

Réforme des Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant

 

 

Réforme des Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant 

On a promis un régime universel pour des motifs louables d’égalité, un régime à point où chaque euro aura la même valeur. Le problème justement, c’est la valeur de cette retraite au delà des slogans de marketing politique. De toute manière,  ce régime ne pourra être totalement universel et le plus grand doute plane sur l’âge de départ. Le premier enfumage concerne en effet l’âge de départ à la retraite. Certes l’âge légal à 62 ans n’est pas modifié  mais on baisse en fait le montant pour inciter à partir à 64 ans et plus. Un malus de 5 % par année d’écart sera instauré, par contre un bonus de 5 % par rapport à cet âge pivot devrait être aussi décidé. Le problème c’est que par définition l’âge d’équilibre devrait évoluer avec le temps en fonction des évolutions démographiques, du rapport actif retraité et du montant des retraites. Aujourd’hui l’âge pivot est fixé à 64 ans mais il pourrait rapidement être fixé à 65 ans et l’avantage en fonction des paramètres évoqués ci-dessus. Conclusion,  il n’y a plus d’âge de départ à la retraite assuré. Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur « système universel » un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple. Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d’adapter les droits familiaux « aux évolutions de la société » et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd’hui « inférieure de 42% » à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l’automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars. L’autre grande interrogation concerne ce concept de retraite à points. Jusque-là on parlait en euros et en pourcentage par rapport aux six derniers mois pour la fonction publique et aux 25 meilleures années pour le privé. Maintenant on parle en points. Une référence qui n’a pas beaucoup de sens sans rapport à la valeur du point. Justement le gouvernement pourrait bien se servir de ce nouveau concept pour peser sur cette valeur, par exemple pour geler voir diminuer les retraites. A la CFDT, Laurent Berger souligne que  « Ce rapport est un point d’étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (…) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu’il y aura un projet de loi (…) nous jugerons sur pièces à l’issue du processus. » « Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d’avancées – je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d’abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l’extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu’il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l’extension aux agents du public. » Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c’est d’abord beaucoup d’enfumage avec des titres pompeux – système universel des retraites – qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d’emploi, à la précarité, etc. »

« Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu’il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera définie par le ministère de l’Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c’est vers ce genre de choses qu’on fera des économies. »

 

Les propositions de Jean-Paul Delevoye visent à guider la future réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, en 2017. Rien ne dit toutefois que le gouvernement ne reprendra toutes les pistes proposées par le haut-commissaire. Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre afin de définir le projet de loi à proprement parler. Le projet final devrait être présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année, pour un examen au Parlement après les élections municipales de mars 2020.

Croissance Chine : recul de l’activité manufacturière

Croissance Chine : recul de l’activité manufacturière

 

Confirmation de la crise économique en chine avec l’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a progressé à 49,9 en juillet contre 49,4 le mois précédent, s’établissant juste en dessous du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un rebond moins important, avec un indice de 49,6. Le sous-indice des nouvelles commandes est revenu à la croissance, à 50,2, restant cependant loin de sa moyenne historique. Il est bien difficile de connaître le niveau exact de la croissance chinoise car là-bas les statistiques sont très politiques. Il faut sans doute diviser par 2 les chiffres officiels. Ce qui est certain, c’est que la croissance de l’économie chinoise s’est établie à son niveau le plus bas en près de 30 ans.   »Les conditions économiques sont toujours difficiles, tant en Chine qu’à l’étranger, la croissance économique mondiale ralentit et les instabilités et incertitudes externes augmentent », a déclaré lundi le porte-parole du Bureau national des statistiques (BNS), Mao Shengyong.

La guerre commerciale Pékin-Washington, qui leste depuis l’an passé l’économie chinoise, a connu une pause fin juin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ayant convenu d’une trêve lors du sommet du G20 à Osaka (Japon). Les deux pays se sont engagés à reprendre les négociations pour tenter de mettre un terme à leurs différends commerciaux. La Chine et les Etats-Unis s’imposent mutuellement des droits de douane portant sur plus de 360 milliards de dollars d’échanges annuels. Pour soutenir son économie, Pékin s’est engagé en mars à baisser de près de 2000 milliards de yuans (294 milliards de francs suisses) la pression fiscale et sociale sur les entreprises. Les banques ont également été encouragées à gonfler leurs prêts aux petites entreprises, jusque-là délaissées au profit des grands groupes publics. Mais ces mesures interviennent au moment où les autorités cherchent à lutter contre le surendettement incontrôlé qui menace son système financier. D’ou un appel aux investissements étrangers.

Il faut que la Chine soit vraiment en mauvaise posture économique pour envisager la pénétration de capitaux étrangers presque sans limite. Aujourd’hui les capitaux étrangers ne peuvent s’investir que dans des co entreprises et en restant minoritaires avec au plus 49 % des actions. Dans le même temps évidemment la Chine ne se prive pas d’investir à peu près partout et sans condition. Le problème nouveau c’est l’écroulement de la croissance en raison du tassement économique mondial d’une part, aussi des actions punitives réciproques entre les États-Unis et la Chine. Preuve du net refroidissement économique, l’activité manufacturière en Chine s’est nettement contractée en juin, selon un indice indépendant, au moment où les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’exacerbaient sur fond de nouvelles surtaxes douanières réciproques.

En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, «le mois de juin avait déjà été  difficile» pour les entreprises chinoises, marqué «par une baisse des ventes, des commandes à l’exportation et de la production», a noté Caixin. Il s’agit d’une «nette contraction» du secteur manufacturier, a commenté Zhong Zhengsheng, analyste de CEBM, un cabinet affilié à Caixin. En juillet la tendance se confirme donc. Et de manière fort logique les prix sont aussi à plat, comme la croissance. En effet la croissance semble à plat en Chine comme l’indique notamment l’évolution des prix, eux aussi complètement atone sur un an en Juin. Autant dire qu’on peut s’interroger sur une possible récession dans les mois à venir. Selon les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), l’indice des prix à la production (PPI) est resté neutre en juin sur un an, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,3% après +0,6% en mai. Il n’avait pas été aussi bas depuis la contraction enregistrée en août 2016.

Télé : chute d’audience, en cause l’info surgelée

Télé : chute d’audience, en cause l’info  surgelée

Il y a évidemment La tendance se confirme : les Français regardent moins la télé. . Il est il y a évidemment plusieurs facteurs explicatifs à la baisse d’audience de la télé. La principale raison tient sans doute à la multiplication des supports et à la possibilité de se construire en quelque sorte des programmes à la carte. Progressivement, l’ordinateur et les Smartphones se substituent à la télé. En cause, le fait que ces supports sont beaucoup plus interactifs, qu’on trouve une beaucoup plus grande diversité d’informations et de programmes. On a aussi en quelque sorte individualisé la consommation du divertissement, de l’info et de la connaissance. La durée d’écoute a encore reculé, perdant plus de 9 minutes au premier semestre (à environ 3 heures 30 en moyenne) comparée à la même période l’an dernier, selon les données de Publicis Media, comprenant le « live » et le replay . Les produits télévisés sont un peu comparable à du surgelé. D’ailleurs certains programmes de 20, 30 ou 40 ans d’âge donnent l’impression de sortir du congélateur télévisuel. D’autres sont bâtis à la hâte pour satisfaire la diffusion sur les innombrables chaînes dont certaines sans grand intérêt. Heureusement de temps en temps des produits originaux permettent de sortir de la routine des trop nombreuses rediffusions. Parmi les produits surgelés de la télé, il faut aussi signaler l’information. Une information à peu près construite sur le même modèle avec la lecture de  presque des cinq ou six événements que signalent les dépêches d’agence. À peu près les mêmes événements sur toutes les chaînes avec quelquefois deux ou trois micros trottoir pour donner l’illusion d’une enquête. Même les chaînes d’info continue ne parviennent pas à retenir l’intérêt. Pour des questions économiques surtout ;  ces dernières se résument à des tables rondes de pseudos experts et de vieilles barres en mal existentiel qui parle de tout, surtout de rien comme on le fait dans n’importe quel bistrot mais avec la prétention scientiste en plus.

L’Italien Sandro Gozi conseiller à Matignon

L’Italien Sandro Gozi conseiller à  Matignon

 

L’internationalisation de la classe politique est peut-être une des voies à suivre pour lutter contre le nationalisme et au-delà contre le risque de conflit y compris guerrier. Certes pour l’instant chaque État entend rester dans son village gaulois et le projet par exemple de créer une liste inter états aux élections européennes a complètement échoué. Dommage car c’est  sans doute seul ce type d’élection qui pourrait donner une vraie légitimité démocratique au responsable de l’union économique. Des responsables aujourd’hui désignés comme des fonctionnaires en fonction d’arrangements entre pays et qui politiquement pèsent peu. À noter une avancée toutefois (modeste cependant) avec l’ex-secrétaire d’État italien aux Affaires européennes, candidat en mai sur la liste de la majorité, va être nommé au cabinet d’Édouard Philippe où il sera en charge des questions d’Europe. L’Italien Sandro Gozi, numéro 22 sur la liste Renaissance lors des dernières élections européennes, va rejoindre Matignon dans les prochains jours en tant que chargé de mission. Il devrait y rester jusqu’à ce que le Brexit lui permette de prendre son siège d’eurodéputé au Parlement européen. L’ex-secrétaire d’État aux Affaires européennes dans le gouvernement de Matteo Renzi, membre du Parti démocrate italien, aura en charge le suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes et les relations avec le Parlement européen. Il travaillera, bien sûr, en collaboration étroite avec le Secrétariat général aux Affaires européennes.

 

Sandro Gozi, qui enseigne à Sciences Po depuis une quinzaine d’années, est un spécialiste des questions européennes. Il fut durant dix ans le collaborateur de Romano Prodi à la Commission européenne et préside depuis fin 2018 l’Union des fédéralistes européens.

L’Allemagne : menacée de récession

L’Allemagne : menacée  de récession

D’après une étude de Xerfi parue dans la Tribune, l’Allemagne est menacée de récession. En cause, la structure même de la croissance allemande qui traditionnellement s’appuie sur les exportations notamment d’automobiles. Or le marché automobile mondial est en pleine crise. .  Le consultant AlixPartners estime que le secteur va souffrir du tassement des ventes non seulement en Chine mais aussi aux États-Unis et en Europe. On s’interroge aussi sur l’effet de normes de plus en plus contraignantes notamment de la part l’Europe  vis-à-vis des émissions polluantes. Les restructurations du secteur seront justifiées par les évolutions technologiques (véhiculent unitairement plus économes en carburant, véhicules hybrides et véhicules électriques notamment). En attendant, on essaye de vendre à coups de rabais les surplus de production, ce qui ne favorise pas la profitabilité de l’activité à un moment où les investissements doivent être particulièrement importants pour les raisons évoquées précédemment. En attendant, l’industrie manufacturière allemande est en recul depuis le 4e trimestre 2018 et compte tenu de l’évolution de la production manufacturière et des carnets de commandes, indicateur avancé de l’activité industrielle, nul espoir d’amélioration à court terme.

Le retournement du cycle manufacturier mondial pèse de tout son poids notamment sur la demande de biens d’équipements adressée à l’Allemagne. Il y a donc une composante cyclique dans les déboires actuels de l’industrie allemande. Mais le mal est plus profond encore, car il touche aussi l’automobile dont la descente ne semble pas transitoire. Le nombre de véhicules qui sort des chaines de production outre-Rhin est inférieur de 17% à ses derniers pics de 2016-2017. Longtemps mis en avant, l’argument des difficultés spécifique des constructeurs allemands dans la mise en œuvre de nouvelles normes réglementaires ne tient pas. S’ils avaient été confrontés à un problème particulier, alors les constructeurs allemands auraient vu, au moins temporairement, chuter leurs parts de marché.

En fait, si leur production baisse, c’est que les immatriculations mondiales ont violemment décroché, notamment dans les pays émergents : c’est le cas de la Chine mais aussi depuis peu de l’Inde. Dans ces pays, la voiture est le marqueur de l’émergence de la classe moyenne, une classe moyenne dont l’essor est aujourd’hui bien plus chaotique qu’anticipé et sur laquelle les industriels allemands comptaient pourtant bien assoir leur croissance. Mais ce n’est pas beaucoup mieux du côté des États-Unis où les ventes automobiles plafonnent et où les industriels allemands sont, en plus, dans le collimateur de l’administration Trump. Quant à l’Europe, que ce soit dans la Zone euro ou au Royaume-Uni, les immatriculations reculent depuis plusieurs mois maintenant.

Géographiquement étendue, le malaise de l’auto, qui pèse un cinquième de l’industrie allemande, parait durable et la spécialisation internationale de l’Allemagne dans les biens d’équipement et l’automobile, notamment adaptée aux pays émergents, est devenue un handicap.

C’est donc la demande domestique qui tient encore la croissance, mais c’est un fil très fragile. D’abord parce que, côté revenu, la tendance de fond reste à la modération salariale, une anomalie soulignée par Rexecode : faiblesse de la hausse du coût du travail bloquée à 1,8% l’année dernière dans l’industrie et les services ce qui est peu dans une économie proche du plein emploi avec un taux de chômage descendu en dessous de 3,5%.

Ensuite, parce qu’une part croissante du budget des ménages prend la direction du logement et alimente ce qui s’apparente de plus en plus à une bulle. Depuis 2010, les prix de l’immobilier ont flambé de 65%, ce qui correspond à une progression de 5,7% en moyenne par an, alors qu’ils n’avaient quasiment pas bougé durant les années 2000. Les loyers ne sont pas en reste, avec un doublement en 10 ans à Berlin, par exemple, avec une nette accélération en fin de période. Cela grève bien évidemment le budget des ménages et ampute leur capacité à dépenser plus. C’est la fin de la pierre angulaire de la compétitivité allemande : la sagesse de l’immobilier comme contrepartie rendant acceptable les faibles revalorisations salariales.

Dernier sujet de préoccupation, l’amoncèlement de créances douteuses des banques allemandes, signe que les excédents ont été placés parfois de façons hasardeuses et font de moins en moins office de matelas de sécurité. La Deutsche-Bank, proche de la perdition, marque l’échec de l’industrie bancaire allemande.

Bloquée à l’international, très fragile à l’intérieur, la probabilité d’une Allemagne en récession est un risque à intégrer, concrétisant ce que l’on pressentait depuis longtemps : le pire ennemi de l’Allemagne, c’est son succès, l’incapacité à se remettre en cause, lorsque le système est à son apogée, mais proche de l’épuisement.

François de Rugy : l’auto blanchiment

François de Rugy : l’auto blanchiment  

 

 

En matière de lessive, la publicité avait fait preuve de la plus grande créativité, il y avait notamment la lessive qui lave plus blanc que blanc. Mais De Rugy invente un nouveau concept l’auto blanchiment. Plus besoin d’artifice, de poudre de perlin pinpin, la déclaration de l’intéressé suffit. De Rugy oublie juste de préciser que les rapports rendus sont loin de l’innocenter. Pour les repas, trois d’entre eux étaient de nature privée et il devra les rembourser. Par ailleurs Mediapart qui a interrogé les invités pour d’autres repas considère que le nombre de dîner privés  était bien supérieur. Notons aussi que le rapport a été rendu par un ancien subordonné de de Rugy, le secrétaire général de l’assemblée nationale (qui bénéficie par ailleurs d’un salaire de 17 000 €, d’un appartement de fonction de 170 m² et d’un majordome !). De Russie fait aussi référence à la déontologie de l’assemblée, une personnalité qui a été nommée sur sa proposition. Reste aussi d’autres affaires à éclaircir comme l’absence d’imposition sur le revenu en 2015, l’attribution d’un appartement à Nantes (à loyer aidé) ou encore l’utilisation frauduleuses de l’indemnité parlementaire pour payer la cotisation partie écolo. (Pour des motifs de trésorerie !)  Tout cela n’a pas empêché de Rugy de déclarer

“Je me présente devant vous ce soir en homme blanchi, (…) en honnête homme”, dans le cadre du journal de 20 heures de France 2.François de Rugy, qui fut président de l’Assemblée de juin 2017 à septembre 2018, a fustigé “un journalisme de démolition” de la part du site d’informations Mediapart, à l’origine de la polémique, qu’il a attaqué en diffamation.

“Il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire De Rugy, en revanche aujourd’hui, c’est sûr, il y a une affaire Mediapart. Cette affaire se réglera au tribunal”, a-t-il dit alors qu’au même moment, le site diffusait de “nouveaux éléments” attestant selon lui d’un mélange des genres. En réalité de Russie n’a pas déposé une vraie plainte mais une plainte très ordinaire demandera des années avant d’être instruite. Pas un mot évidemment de de  Rugy sur les homards et les bouteilles à 500 €. Concernant le second rappeur relatif aux travaux, lui aussi émanant du se targue secrétariat général du gouvernement, donc pas très indépendant, on reproche à deux rugit des dépenses, dont 17.000 euros dédiés à un dressing. “Il apparaît que François de Rugy n’a enfreint, directement ou indirectement aucune règle et n’a commis aucune irrégularité”, peut-on lire dans les conclusions.  Le problème c’est qu’il n’existe aucune règle et que justement le premier ministre a sorti en vitesse une note sur ces questions. L’exécutif a adressé mardi aux ministres et aux secrétaires d’Etat une circulaire sur “l’exemplarité des membres du gouvernement”. “S’agissant des frais de représentation, ils ne peuvent financer que des dépenses directement liées à l’exercice des fonctions ministérielles”, rappelle Edouard Philippe dans cette circulaire, et “tous travaux dont le montant dépasse 20.000 euros HT devront être soumis à l’approbation du secrétariat général du gouvernement”.

De Rugy l’archétype de l’oligarque arriviste

De Rugy l’archétype de l’oligarque arriviste

 

De Rugy est forcément en colère car c’est sa carrière d’oligarque  qui est en cause. L’intéressé n’a jamais pratiquement fait autre chose que de la politique. Il a commencé chez les verts en slalomant  pour se rapprocher des tendances majoritaires en espérant un poste ministériel à gauche ou à droite. Son parcours politique :

GE (1991-1994)
LV (1997-2010)
EELV (2010-2015)
PE (depuis 2015)
LREM (depuis 2017)

De Rugy n’a été élue député que grâce aux cadeaux électoraux du parti socialiste. Ce député s’est présenté à la primaire du PS, il s’est engagé à soutenir le candidat vainqueur. Il a aussitôt trahi sa propre parole. Au dernier moment, il rejoint la république en marche. Par un concours de circonstances,  il devient président de l’assemblée nationale en promettant la rigueur et de ne faire que la moitié du mandat. Une promesse qu’il oublie rapidement. Et le hasard le propulse à la place de Nicolas Hulot. De Rugy se caractérise alors  par son immobilisme, sa grande paresse et sa soumission totale à l’Élysée. Sans doute enivré par les parfums du pouvoir il se rend coupable de nombreuses frasques. Malheureusement pour lu, i il est peu soutenu au début de cette affaire. Pour tout dire,  il est même enfoncé par exemple par Griveaux  et bien d’autres. La majorité fait le service minimum depuis que de Rugy  s’estime blanchie. Il est cependant toujours aussi peu soutenu car en vérité de Rugy ne représente pas grand-chose politiquement et techniquement se révèle assez incompétent. De Rugy espère bien revenir au gouvernement mais les chances sont très minces. En revanche, on pourrait le nommer à la tête d’une institution de prestigieuse  qui ne sert pas grand-chose et où il pourra continuer de faire carrière.

Iran : l’inévitable escalade ?

Iran : l’inévitable escalade ?

 

 

Comme c’était prévisible, l’Iran et les États-Unis sont engagés dans un processus de surenchère dont il est difficile de prévoir l’ampleur et les multiples conséquences. Ce n’est pas directement le gouvernement iranien qui a procédé à la prise vendredi d’un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz mais les gardiens de la révolution.  cette prise cet écho à l’immobilisation par les Britanniques d’un cargo iranien et à la destruction d’un drone par les Américains. Il ne s’agit pas encore d’une véritable guerre mais d’une bataille idéologique. Une bataille idéologique qui se déroule d’abord en Iran où faucons et colombes s’affrontent comme aux États-Unis.  En Iran, es plus durs veulent réveiller le réflexe  nationaliste pour faire oublier au peuple iranien les conséquences du blocus économique. Chaque action d’un camp provoquera une autre provocation de l’autre. Or il y a une limite à ne pas dépasser, celle qui notamment porterait atteinte à la vie. Il n’est pas certain que les gardiens de la révolution soient très sensibles à ce risque. Au contraire, ils souhaitent sans doute un embrasement y compris sur le plan militaire pour étouffer les critiques internes de plus en plus nombreuses contre la dictature religieuse et contre les restrictions économiques. Reste à savoir si les États-Unis qui comptent aussi leurs faucons et leurs colombes tomberont dans le piège d’une vraie guerre. Le vrai danger serait alors pour l’Europe toute proche de l’Iran. Pour empêcher cela,  il faudrait que l’union européenne se montre à la hauteur. Or jusque-là, les européens ce sont contentés de paroles laissant en quelque sorte le terrain libre aux extrémistes aussi bien iraniens qu’américains. Citant une source militaire, l’agence de presse iranienne Irna a rapporté que le transpondeur du Stena Impero a été coupé et que l’équipage n’a pas répondu aux mises en garde qui lui ont été adressées par les Gardiens de la Révolution.Northern Marine Management, affréteur du Stena Impero, s’est dit incapable de joindre son équipage composé de 23 marins. Londres a déploré la saisie de ce navire, ainsi que celle d’un pétrolier battant pavillon libérien, jugeant qu’il s’agissait d’une “atteinte inacceptable à la liberté de navigation.” “Je suis extrêmement préoccupé par la saisie de deux navires par les autorités iraniennes dans le détroit d’Ormuz”, a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt. “Ces saisies sont inacceptables. Il est primordial que la liberté de navigation soient préservée et que tous les bateaux puissent naviguer librement dans la région.”Selon l’agence iranienne Tasnim, le navire battant pavillon libérien a été autorisé à reprendre sa route, ce qui a ultérieurement été confirmé par Norbulk, son affréteur, selon lequel l’équipage est sain et sauf. La saisie du bâtiment intervient après celle d’un navire iranien par les autorités britanniques qui l’accusaient d’acheminer clandestinement des hydrocarbures vers la Syrie. L’Iran, qui dément que ce pétrolier transportait du pétrole à destination de la Syrie, en violation des sanctions internationales, a demandé à maintes reprises que son navire puisse reprendre la mer.

CETA risques pour l’agriculture

CETA risques pour l’agriculture

 

Le Ceta,  accord commercial entre l’union européenne et le Canada qui doit être ratifié par l’assemblée alimente les craintes de agriculture et des éleveurs français (le Mercosur accord commercial entre l’union européenne et certains pays d’Amérique latine encore davantage). Les craintes portent notammenet sur les  importations de viande qui ignorent  les contraintes de santé vis-à-vis par exemple des OGM, des antibiotiques, des farines contaminées et autres utilisations de produits chimiques dans l’alimentation du bétail. ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis.

Ford Gironde encore condamné pour non respect des engagements sur l’emploi

Ford gironde encore  condamné pour non respect des engagements sur l’emploi

Ford encore condamné à propos de l’emploi. Malheureusement, cela ne changera pas la situation de l’usine puisque Ford a préféré la fermer totalement plutôt que de permettre sa reprise. – La cour d’appel de Bordeaux a condamné jeudi Ford pour n’avoir pas maintenu 1.000 emplois dans son usine Ford Aquitaine Industries (FAI) à Blanquefort (Gironde) du 1er janvier au 24 mai 2018, conformément à ses engagements. Les magistrats avaient fondé leur décision sur l’accord-cadre signé en 2013 pour cinq ans entre les dirigeants de Ford Europe et les pouvoirs publics qui s’étaient engagé à apporter 12 millions d’euros pour maintenir ce niveau d’effectifs. Ford avait fait appel de cette décision et plaidé lors de l’audience le 28 mai dernier l’inexistence “d’un accord collectif entre les syndicats et Ford”. Ils avaient défendu l’idée que dans l’accord-cadre aucun engagement ferme sur le nombre de salariés n’avait été signé et que le chiffre de 1.000 emplois n’était qu’un “objectif». Au mois de février 2018, Ford avait annoncé son intention de mettre un terme à son activité dans cette usine spécialisée dans les boîtes de vitesse qui avait ouvert ses portes en 1972.Un seul candidat à la reprise restait en lice, l’industriel belge Punch Powerglide jugé crédible par le gouvernement, mais le constructeur automobile avait préféré programmer la fin de son activité en Gironde à la fin du mois d’août 2019 et mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que l’Américain jugeait plus favorable pour les salariés. Le PSE a été validé le 5 mars dernier par l’administration.

Boris Johnson et l’union économique : le beurre et l’argent du beurre

Boris Johnson et l’union économique : le beurre et l’argent du beurre

 

Le positionnement de Boris Johnson est pour le moins curieux même s’il faut s’attendre à tout de la part de ce provocateur. En fait, il veut un accord avec un libre accès au marché européen sans droit de douane. Bref il veut continuer de profiter des avantages de l’union mais surtout sans ses inconvénients c’est-à-dire ses obligations. S’il devient Premier ministre, Boris Johnson proposera à l’Union européenne (UE) d’ouvrir immédiatement des négociations pour établir un accord de libre-échange et si Bruxelles refuse, le Royaume-Uni optera pour un Brexit sans accord le 31 octobre, a déclaré mardi Iain Duncan Smith le directeur de campagne de l’ancien ministre des Affaires étrangères.« Ce que Boris a dit clairement, c’est cela : ‘Nous n’allons pas revenir en arrière et renégocier (l’accord de Brexit conclu entre Theresa May et l’UE) », a dit Iain Duncan Smith à la chaîne Sky News.« Ce que nous allons faire, c’est mettre sur la table une proposition différente et leur dire: ‘Écoutez, nous voulons un accord de libre-échange. Nous pouvons commencer à en parler dès à présent si vous êtes sérieux et si vous voulez avoir un processus qui signifie que nous ne terminons pas… avec des droits de douane après le 31 octobre. Si c’est ce que vous voulez, nous sommes prêts à discuter », a-t-il poursuivi. L’Union européenne a jusqu’à présent refusé d’entamer des négociations sur ses futures relations avec le Royaume-Uni tant que l’accord de Brexit n’aura pas été ratifié.

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

On vérifie chaque jour le fait que l’Europe se réduit essentiellement à un marché, c’est-à-dire à un espace d’échange commercial comme d’ailleurs le souhaiter les Britanniques les plus généralement les anglo-saxons. On sait que l’Europe fait les yeux doux à la Chine, certains pays passant même directement des accords commerciaux. Pour l’essentiel il s’agit de favoriser le business et de s’asseoir un peu surtout le reste (y compris d’ailleurs la réciprocité en matière d’échange commerciaux). De sorte que les conditions d’échange sont beaucoup plus favorables à la Chine qu’à l’Europe. Les questions de démocratie ou de droit de l’homme sont à peu près ignorées. Cela même un moment où le champ des libertés démocratiques ne cesse de ce réduire en Chine. Dès lors, on peut s’étonner que l’Europe décide de passer un accord commercial permettant de supprimer la quasi-totalité des droits de douane avec la dictature du Vietnam. D’une part l’enjeu commercial ne méritait pas une telle compromission sans parler des atteintes aux libertés fondamentales d’un des régimes les plus durs au monde.   »C’est incroyable que l’Union européenne décide de se lancer dans les conditions actuelles dans un partenariat économique complet avec Hanoï », a critiqué Phil Robertson, de l’ONG Human Rights Watch. « Je ne pense pas que cet accord commercial puise résoudre ces problèmes, mais cela ouvre un canal de discussions franches », a réagi la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, interrogée par l’AFP après la signature.

Cet accord, dont les négociations ont été conclues en décembre 2015, a été approuvé par l’ensemble des Etats membres, mais il devra encore être voté par le nouveau Parlement européen pour entrer en vigueur.

L’Union européenne vise à consolider sa place au Vietnam, marché de plus de 95 millions de consommateurs, dont elle est l’un des principaux partenaires commerciaux. Les deux parties échangent chaque année pour environ 50 milliards d’euros de biens et 4 milliards dans les services, largement au désavantage des Européens.

« Conseil de l’ordre » des journalistes : Cédric O a fait une connerie !

« Conseil de l’ordre » des journalistes : Cédric O  a fait une connerie !

 

 

 

C’est ce qui se murmure au sein du gouvernement après la surprenante proposition de créer un conseil de l’ordre des journalistes. Une proposition en outre faite par le secrétaire d’État au numérique qui n’est pas spécialement compétent en la matière. L’intéressé qui comme d’autres ministres cherchent à exister a sans doute   voulu faire plaisir à Macron qui a plusieurs reprises a évoqué cette nécessité de faire la chasse aux fausses nouvelles  donc de remettre de l’ordre dans l’information. Évidemment la déclaration du secrétaire d’État au numérique a suscité de nombreuses réactions dans le milieu journalistique qui a clairement vu la une proposition pour mettre au pas la profession. . Officiellement,  il s’agissait de lutter contre les fausses nouvelles distillées en France par des supports médiatiques sous influence étrangère. En fait,  il y a longtemps que le pouvoir actuel cherche d’une manière ou d’une autre à installer des formes de censure pour mettre encore davantage sous tutelle l’information. Des conseils de l’ordre existent dans certaines professions et pas dans d’autres. On se  demande bien pourquoi par exemple un conseil de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes et pas un conseil de l’ordre des bouchers charcutiers ou des podologues. De toute façon, même l’honorable conseil des médecins est très critiqué  pour ses positions relativement réactionnaires. On doit bien sûr toujours se méfier quand un État se met en tête directement ou indirectement de mettre de l’ordre. Organiser un secteur, réguler ses conditions d’exercice c’est autre chose que d’imposer un ordre. Dans le domaine des fausses nouvelles,  la frontière entre ce qui est exact et ce qui ne l’est pas  peut être mince. Une fausse nouvelle d’aujourd’hui peut se révéler exact demain et inversement. Par exemple les soupçons  qui pèsent sur Sarkozy aujourd’hui dans plusieurs affaires politiques ou financières ne sont pas contestés quand hier ils  pouvaient l’être. Il en sera de même pour Macron le moment venu quand on saura  par exemple quelles sont ces généreux donateurs qui ont financé sa campagne ( affaire en cours enliser dans les sables de l’information judiciaire),  quand on saura par exemple ce qu’il a fait des millions gagnés chez Rotchild, quand on saura quelle affaire il a pu traiter pour gagner autant en si peu de temps. La justice se réveillera sans doute quand Macron ne sera plus président de la république. Ce qui est à craindre dans le cadre du régime autocratique que met en place Macron,  c’est une tentative d’organiser la police de l’information. Certes on comprend qu’il faille combattre les intoxications venues de l’extérieur est destinées à peser sur la démocratie française. Par contre on doit sans doute se montrer très dubitatif face à la déclaration abrupte du secrétaire d’État au numérique. Du coup le ministre a retiré sa proposition indignant evidemmenet qu’on avait mal interprété ses propos. Pire il a fait des excuses.  Cédric O, a en effet  rectifié le tir jeudi sur France Culture, après un début de polémique déclenché par ses déclarations en faveur d’un « conseil de l’ordre des journalistes », évoquant « des paroles malheureuses » et qui ne reflétaient pas « la position du gouvernement ».

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Pollution: l’Etat fait surtout du bla-bla

Pollution: l’Etat fait surtout du bla-bla

D’une manière générale l’État fait surtout du bla-bla vis-à-vis de la lutte contre la pollution. Certes on ne manque pas de discours, voir par l’abondance de déclarations concernant les conséquences de la canicule. La ministre de la santé par exemple recommande de donner à boire aux gens  qui vivent dans la rue. C’est peut-être moins de boissons que d’abris dont souffrent ces personnes. Notons par ailleurs qu’en dépit des déclarations et autres engagements, le taux de pollution ne diminue pas. Eté la situation set particulièrement critique pendant les pics.  Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a mis en cause mardi la responsabilité de l’Etat dans la gestion de pics de pollution atmosphérique en Ile-de-France en 2012-2016, une première même si elle n’est pas assortie d’une indemnisation des victimes. Merde/Gonzalo FuentesLe tribunal statuait sur une requête d’une habitante de Seine-Saint-Denis et de sa fille, la première souffrant de bronchites et la seconde d’asthme. Dans sa décision, il souligne que les seuils de concentration de gaz polluants fixés par le Code de l’environnement ont été dépassés de manière récurrente entre 2012 et 2016 en Ile-de-France. Eu égard à ces dépassements, le plan de protection de l’atmosphère pour l’Ile-de-France du 7 juillet 2006 et ses conditions de mise en œuvre “doivent être regardés comme insuffisants”, lit-

 

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

 

Finalement la plupart des écolos tombent comme les mouches dans le piège du pouvoir ;  Sa conquête devient l’objet suprême et le projet accessoire. C’est ainsi qu’on a vu défiler nombre de leaders écolos par exemple sous Hollande. Mais on aurait bien du  mal à retenir la moindre action un peu significative de ces ministres. Même Hulot,  a été attiré par le vinaigre doux de Macron. Des paroles sirupeuses, des mamours qui n’avaient d’autres fins que de transférer une partie de la popularité Hulot vers Macron.  Maintenant c’est à Jadot d’être enivré par le parfum du pouvoir. Avec les 13 % réalisés aux européennes, il se voit déjà comme l’arbitre des élections présidentielles en 2022. Sa première grande action significative sitôt le résultat connu a été de se faire prendre en photo avec sa compagne pour figurer sur la Une de Paris-Match. Comme démarche collective et comme geste politique on fait mieux dans un parti qui prône la démocratie, condamne le culte de la personnalité et s’attache davantage à la lutte pour  l’environnement qu’à la lutte pour le leadership politicien. Évidemment Jadot va retomber sur terre d’abord parce que les municipales ne sont pas forcément  favorables à des écolos pas toujours très bien implantés localement. Peu importe car l’objectif de Jadot c’est de maintenir son petit capital pour l’offrir et  pour le négocier en 2022. À défaut d’être président il pourrait revendiquer le poste de Premier ministre ( même avant 2022). Encore un qui aura sauvé au moins son propre environnement : celui qui tourne autour de son nombril.

 

Croissance : attention à l’essoufflement

Croissance : attention à l’essoufflement

 

Attention à l’essoufflement et à  la relative résilience de la France vis-à-vis du tassement économique constaté un peu partout et notamment en Europe. Ainsi au début de l’année la France comptait sur une évolution du PIB de l’ordre de 1,5 %. De sorte que les responsables politiques affirmaient que la France se tenait à l’écart du mouvement baissier. Bien sûr la France est moins affectée que d’autres par le tassement des échanges internationaux compte tenu de la faiblesse de ses exportations. Pour autant la consommation intérieure ne prend pas le relais car pour l’instant les Français prudents mettent de côté une partie de leurs revenus dans l’attente sans doute d’une envolée de certains coûts comme l’électricité, le carburant ou certains services. L’Insee prévoit désormais seulement une croissance du PIB de 1,3% en 2019 contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017. Mais La France se rapproche dangereusement de la moyenne de la zone euro.  La Commission européenne prévoit en effet une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2% en 2019, et 1,5% en 2020, pour l’ensemble des 19 pays de la zone euro, après 1,9% en 2018 La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé mardi ses prévisions de croissance  pour la zone euro en 2019 et 2020, dans un contexte d’incertitudes sur le commerce mondial et l’éventualité d’un « Brexit sans accord ».L’exécutif européen table désormais sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2 % en 2019, et 1,5 % en 2020, pour l’ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, après 1,9 % en 2018.

Malgré une hausse record attendue du pouvoir d’achat depuis 2007, les Français privilégient l’épargne à la consommation. Au premier trimestre, les économistes ont révisé à la baisse leurs prévisions en raison d’une moindre consommation.

L’essoufflement de l’économie française se confirme. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce jeudi 20 juin, le produit intérieur brut (PIB) devrait accélérer de 1,3% en 2019 contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017 sachant que ces deux derniers chiffres ont été revus à la hausse. Au premier trimestre, l’activité a marqué le pas plus que prévu à 0,3% contre 0,4% selon une estimation du mois de mars. Alors que les économistes de l’organisme public s’attendaient à un plus fort soutien de la demande intérieure, les Français ont privilégié l’épargne à la consommation. L’inflation, qui joue un rôle sur le porte-monnaie des Français devrait, accélérer à 1,4% en décembre 2019 et en glissement annuel. Sur l’année et en moyenne annuelle, les prix devraient cependant marquer le pas passant de 1,2% contre 1,8% en 2018. Les services de l’Insee s’attendent à un prix du baril autour de 65 dollars sachant que « la situation actuelle au Moyen-Orient reste une source d’incertitude » indique Clément Rousset, chef de la section de la zone euro. L’année dernière, le pouvoir d’achat des Français a fortement fluctué en raison des soubresauts importants des prix du pétrole et du calendrier fiscal décidé par le gouvernement. L’inflation devrait accélérer avec la hausse de la fiscalité sur le tabac en novembre et les hausses des prix réglementés de l’électricité…sans parler du carburant.

Europe : Macron a tué l’entente franco allemande

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L’Echec des chefs d’État à trouver les nouveaux responsables de l’union européenne doit beaucoup à Macron. Jusque-là en effet, les principales nominations se préparaient entre les Allemands et les Français. Désormais chacun soutient son candidat. En outre, il n’y a pas d’alliance de substitution compte tenu de l’attitude de Macron fâché avec à peu près les trois quarts de l’Europe. Il y a d’abord évidemment la Grande-Bretagne que la France veut  voir partir le plus vite possible quand les Allemands eux tempèrent. Les relations exécrables avec l’Italie, aussi avec nombre de pays de l’Est. Elles ne sont pas bonnes non plus avec l’Espagne et certains pays nord. En cause, le faite que macro, manifeste la plus grande condescendance voir le mépris à l’égard des opinions qui ne rejoignent pas les siennes. L’axe franco-allemand qui constituait la base de l’union européenne a disparu. Les Allemands sont particulièrement agacés par les propositions de Macron qui en gros vise à dépenser les excédents allemands dans des structures bureaucratiques. Par exemple ce fameux ministère des finances de la zone euro, ce super ministre de l’économie, cette mutualisation des dettes, ces plans d’investissement etc. pour Macron, l’Allemagne manque totalement d’ambition. Pour l’Allemagne et Merkel Macron incapable de gérer son budget (le déficit est reparti) veut solliciter les ressources allemandes pour ses illusoires utopies. La France fournirait la matière grise et notamment celle de son chef qui deviendrait alors le seul leader de l’Europe et l’Allemagne pour fournirait les financements. L’Allemagne ne veut surtout pas de cette vision curieuse sorte de cocktail entre l’ultra libéralisme et un supra étatisme européen. D’une certaine manière, la position de Macron en Europe et dans le monde est assez à l’image de celle qu’il occupe en France. Macon est certes légitime mais il est très minoritaire. Il y a un énorme décalage entre l’ambition de ses discours et finalement sa politique à l’ancienne. Sa posture et son tempérament sont sans doute ses pires ennemis.

Iran–États-Unis l’affrontement entre les faucons et les colombes

Iran–États-Unis l’affrontement entre les faucons et les colombes

En ce moment dans les deux camps de tendance s’affrontent, ceux qui souhaiteraient une guerre  totale et des plus réalistes qui pensent qu’un conflit serait de nature à embraser une grande partie du monde. De ce point de vue, il n’est pas impossible que l’attaque de tankers et la destruction du drone américain constituent  des provocations de ce dur iranien. En tout état de cause la situation devient très tendue car s’il devait y avoir par exemple mort d’homme lors d’affrontements militaires alors  un processus de véritable guerre pourrait s’enclencher. L’Iran est une véritable poudrière car la guerre économique qui mène les États-Unis prive l’État iranien de ressources essentielles. Les bases mêmes de l’État islamiste sont ébranlées par le mécontentement grandissant de couches moyennes qui voient leur niveau de vie serait très touchés. Pas sûr cependant que l’addition des mécontentements politiques, sociaux ou économiques soient suffisants pour espérer renverser le régime. On pourrait même obtenir le résultat inverse, à savoir un développement encore exacerbé du nationalisme qui viendrait donner une légitimité supplémentaire  les plus radicaux le problème c’est que la perspective de ce conflit est particulièrement dangereuse pour leurs en raison de la proximité des régions qui pourraient être concernées.

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