Archive pour le Tag 'krach'

Risque de krach économique ?

Risque de krach économique ?

 

C’est l’interrogation qui monte chez certains experts dont Nicolas Baverez dans l’Opinion :

« .Les krachs ont en commun de naître de l’augmentation incontrôlée et de la gratuité des moyens de paiement qui favorisent le gonflement de bulles spéculatives. Ils éclatent quand les profits gonflés par l’euphorie diminuent et ne permettent plus de rembourser les dettes accumulées. L’économie mondiale se trouve précisément à ce point de bascule. »

 

Pour preuve, de l’affirmation de Nicolas Baverez, l’effondrement de la croissance du commerce international. Comme les croissances internes, le commerce international enregistre un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

BCE : politique monétaire accommodante ….pour éviter le krach ?

BCE : politique monétaire  accommodante ….pour éviter le krach ?

 

 

À la Fed, banque centrale américaine comme à la BCE banque centrale européenne, on ne cesse de délivrer des propos rassurants concernant la poursuite et l’amplification de la politique accommodante notamment en matière de taux d’intérêt. Il s’agit officiellement de tenter d’apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte d’une “incertitude accrue”. De fait,  les dernières prévisions de la commission européenne font apparaître encore un nouveau tassement économique pour 2019 mais aussi pour 2020. La situation la plus préoccupante étant  sans doute celle de l’Allemagne dont la croissance  atteindra péniblement 0,5 % en 2019 et qui en plus est embourbé dans des problèmes politiques qui paralysent sa gouvernance. La France de son côté avait pensé éviter l’orage du tassement économique général mais sa croissance devrait être limitée à 1,2 % en 2019. Surtout ce qui est inquiétant, c’est la nette baisse de moral des décideurs économiques. La pression augmente donc sur la BCE afin que, comme la Fed, elle  s’inscrive dans un nouveau mouvement de baisse des taux d’intérêt. D’une façon générale afin qu’elle assouplisse encore la politique monétaire. Mais comme pour la Fed,  il s’agit de sauver la croissance mais sans doute aussi d’éviter un éventuel Krach. En effet pour de la période la valeur du marché des actions n’a cessé d’augmenter de manière assez artificielle. L’indice part aux États-Unis a même dépassé son record historique. Tout cela n’est possible que grâce à l’assouplissement de la politique monétaire. En clair grâce à la planche à billets. Notons par exemple  que la question des déficits et des équilibres budgétaires n’est plus à l’ordre du jour en Europe et la dérive est repartie dans nombre de pays. Il suffirait cependant de l’éclatement d’une bulle pour que tout le système s’écroule comme en 2007 (marché des actions, marché immobilier, marché des changes etc.). La seule solution qu’on ait trouvée pour l’instant, c’est la fuite en avant qui consiste à alimenter le système en fausse monnaie pour qu’il ne s’écroule pas brutalement. Pour l’instant le système tient notamment parce que l’inflation est maîtrisée précisément en raison du tassement économique.

BCE : politique monétaire accommodante ….pour éviter le krach ?

BCE : politique monétaire   accommodante ….pour éviter le krach ?

 

 

À la Fed, banque centrale américaine comme à la BCE banque centrale européenne, on ne cesse de délivrer des propos rassurants concernant la poursuite et l’amplification de la politique accommodante notamment en matière de taux d’intérêt. Il s’agit officiellement de tenter d’apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte d’une “incertitude accrue”, suivant le compte rendu des débats publié jeudi. De fait,  les dernières prévisions de la commission européenne font apparaître encore un nouveau tassement économique pour 2019 mais aussi pour 2020. La situation la plus préoccupante étant  sans doute celle de l’Allemagne dont la croissance  atteindra péniblement 0,5 % en 2019 et qui en plus est embourbé dans des problèmes politiques qui paralysent sa gouvernance. (Gros échec aux européennes pour la coalition en place au gouvernement.  Conflit aussi entre la CDU , la CSU et les sociaux-démocrate lesquels par exemple contestent la candidature allemande à la présidence de la commission européenne ! ). La France de son côté avait pensé éviter l’orage du tassement économique général mais sa croissance devrait être limitée à 1,2 % en 2019. Surtout ce qui est inquiétant, c’est la nette baisse de moral des décideurs économiques. La pression augmente donc sur la BCE afin que, comme la Fed, elle  s’inscrive dans un nouveau mouvement de baisse des taux d’intérêt. D’une façon générale afin qu’elle assouplisse encore la politique monétaire. Mais comme pour la Fed,  il s’agit de sauver la croissance mais sans doute aussi d’éviter un éventuel Krach. En effet pour de la période la valeur du marché des actions n’a cessé d’augmenter de manière assez artificielle. L’indice part aux États-Unis a même dépassé son record historique. Tout cela n’est possible que grâce à l’assouplissement de la politique monétaire. En clair grâce à la planche à billets. Notons par exemple  que la question des déficits et des équilibres budgétaires n’est plus à l’ordre du jour en Europe et la dérive est repartie dans nombre de pays. Il suffirait cependant de l’éclatement d’une bulle pour que tout le système s’écroule comme en 2007 (marché des actions, marché immobilier, marché des changes etc.). La seule solution qu’on ait trouvée pour l’instant, c’est la fuite en avant qui consiste à alimenter le système en fausse monnaie pour qu’il ne s’écroule pas brutalement. Pour l’instant le système tient notamment parce que l’inflation est maîtrisée précisément en raison du tassement économique.

Un krach immobilier ?

Un krach immobilier ?

 

Une hypothèse aujourdhiui peu vraisemblable mais quon ne peuet outefois exclure cmpte teneu des arbitrage défvorable à limmobilier et à la possible remontéedes taux explique Xerfi dans la tribune

 

 

« L’immobilier français se porte bien et dans les zones tendues, il se porte même très bien. L’évolution des prix en est le principal révélateur.

Ainsi, parmi les villes déjà les plus chères, Bordeaux flambe (+13,2%), Lyon s’embrase (+9,4%) et Paris poursuit son envol si bien que les prix y dépassent les 10.000 euros/m² dans 7 arrondissements et s’en rapproche dans 3. Des hausses suffisamment ancrées qu’il est difficile de percevoir ce qui pourrait bien ébranler la frénésie sur ces marchés. La question fondamentale est celle de l’évènement qui ferait office d’étincelle. Dans la pratique, c’est le plus souvent un faisceau d’éléments qui précipite un krach. Si on veut être très pessimiste, il faut donc supposer que plusieurs mécanismes, économiques et financiers défavorables se réalisent simultanément.

Parmi ces éléments, une remontée trop rapide et incontrôlée des taux des crédits à l’habitat. Que ce soit à la suite d’un changement plus brutal qu’anticipé de la politique monétaire, notamment américaine, de l’apparition de nouvelles tensions géopolitiques dans le monde ou de la résurgence de crainte d’explosion de la zone euro, en fait les raisons ne manquent pas et deux alertes ont déjà eu lieu aux États-Unis : fin 2016 et début 2018. Or, les taux américains montent rarement seuls et si flambée il y a de l’autre côté de l’Atlantique, les rendements européens seront contaminés.

Cela serait un sacré élément de blocage tant la baisse des taux immobiliers depuis 2009 a été un élément central de la bonne santé du marché. Pour les accédants aisés, qui s’endettent moins lourdement, le coût du crédit immobilier semble moins déterminant. Mais les effets de second tour sont importants : une hausse des taux désolvabilise et exclue les primo-accédants du marché et de proche en proche tous les ménages qui doivent revendre un logement pour en acquérir un autre.

Quant aux investisseurs, une remontée brutale des taux les détourneraient de l’immobilier avec la disparition de l’effet de levier qui est au cœur même de la rentabilité d’un placement dans la pierre d’autant plus que les rendements locatifs ont particulièrement été malmenés ces dernières années, même à Paris où depuis 2014 la progression des loyers est plus faible que celle de l’inflation. Une inversion de tendance trop violente des taux et c’est la chute pour tous. Parmi les autres facteurs déstabilisateurs potentiels, une crise bancaire, suivi d’un credit cruch.

Si un pays européen craque, ou si un maillon faible d’un produit financier systémique, fait défaut (à l’image des subprimes avant 2008). Et ici, c’est plutôt aux créances douteuses qui polluent les bilans des banques du Sud, et même allemande, qu’il faut songer. Or sans crédit pas de marché de l’immobilier, ou tout en état de cause, pas à son niveau actuel. En moyenne entre 1965 et 2002, 2,5 années de revenus ont été nécessaires pour acquérir son logement. Aujourd’hui, c’est plus de 4 compte tenu du taux d’épargne c’est toute une vie d’économie.

Cette révolution n’aurait pas été possible sans l’explosion des crédits et de la maturité des emprunts. Un simple retour en arrière aux conditions de crédits qui prévalaient au début des années 2000 et c’est un plongeon de plus de 40% des prix en moyenne au niveau national. Pour les glamour-cities certainement un peu moins, mais elles aussi seraient fortement ébranlées.

Enfin, il y a les arbitrages fiscaux et budgétaires pris par le gouvernement Macron : transformation de l’ISF en impôts sur la fortune immobilière, restriction des communes éligibles au Pinel, poursuite de l’encadrement des loyers, resserrement du prêt à taux zéro dans le neuf et dans l’ancien, suppression de l’APL accession dans le neuf… les arbitrages sont systématiquement défavorables à l’immobilier. Considérée une à une ces mesures ne sont pas capables de renverser le marché, en revanche prises dans leur ensemble, leur effet cumulatif pourrait s’avérer déstabilisant, en excluant un peu plus du marché les primo-accédants, maillon essentiel de sa fluidité. Autant les deux premiers chocs sont à probabilité faible dans les trimestres à venir, autant l’effet d’empilement est déjà bien une réalité. »

>> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

Un krach rampant (Jean Yves Archer)

Un krach rampant (Jean Yves Archer)

Jean-Yves Archer, économiste., considère que au-delà des mouvements de yo-yo boursier la crise est loin d’être terminée et qu’il entre même dans une nouvelle phase (interview Le Figaro)

 

Le krach rampant de janvier 2016 est un fait. Il parle directement aux épargnants ou aux investisseurs institutionnels dont les portefeuilles vont porter les stigmates de lourdes dépréciations. Par-delà l’habituel jeu de yo-yo boursier. Si la crise de 2008 était difficile à prévoir car nul n’imaginait l’ampleur de la dissémination de produits toxiques dans différents compartiments d’épargne, il était franchement inconcevable de penser que l’on laisserait choir – de manière inconséquente – un établissement du format de Lehman Brothers. En conséquence, peu d’analystes auraient été en situation d’imaginer la thrombose qui a atteint le marché interbancaire.

1) Or, premier point de constat: la défiance interbancaire persiste. Elle est attestée par les volumes de liquidités que les banques commerciales confient quotidiennement aux banques centrales de 2016, méfiantes qu’elles sont de la réalité de leurs concurrentes. Elles préfèrent un taux négatif au risque interbancaire ce qui en dit long sur leur propre analyse de la situation concrète.

2) La création monétaire issue de l’activité de crédit des banques demeure grippée. L’incertitude du prêteur quant à la qualité de ses contreparties, alliée à des normes sectorielles probablement élaborées trop drastiquement induisent un resserrement du crédit et un étranglement de l’économie réelle. Les statistiques avancées sont souvent trompeuses: on nous dit qu’il n’y a pas de «credit-crunch» mais on omet de citer loyalement la multitude de cas où les demandes de prêts à faible occurrence d’aboutissement ne sont pas prises en compte. Idem pour l’autocensure des dirigeants qui ne vont pas jusqu’à formuler leurs demandes. Seules des personnes du rang de l’ancien gouverneur de la Banque de France Christian Noyer (déclaration écrite du 5 Juillet 2014, Aix-en-Provence) ont eu la lucidité et la témérité d’un discours de vérité.

3) Face à ce blocage du monde du crédit, il a été inventé la notion de «quantitative easing «(QE) qui donne aux banques centrales la mission de procéder à des rachats d’actifs moyennant une injection de liquidités. Sorte de pompe à morphine erratique, cette politique pose question. D’une part, la qualité des actifs éligibles à la politique de rachat ne manque pas d’inquiéter (voir future réunion de la BCE de mars prochain). D’autre part, la transmission verticale supposée de ces liquidités vers des projets tangibles de l’économie réelle a sous-estimé le prisme filtrant des banques souvent en quête de restauration de la qualité de leurs comptes, engagements hors-bilan inclus.

4) Désormais, facteur aggravant, c’est bien le statut de la création monétaire qui est en jeu. Cela n’a rien à voir avec une crise financière et une dépréciation sous oscillations de diverses valeurs sur les marchés. Il s’agit d’une inquiétude sur la pierre angulaire du système capitaliste que constitue la monnaie d’où les tensions présentes entre les devises phares.

On a tué la valeur de la rémunération de l’argent par la diffusion massive de taux epsilon voire négatifs: le système l’a intégré et nous lance au visage un boomerang nommé déflation découlant des trappes à liquidités ainsi générées.

5) Des milliards injectés par le QE n’ont pas fait repartir la moindre dynamique inflationniste et tel est bien le défi pour Mario Draghi ou son homologue nippon. C’est une illustration incontestable de la virulence des forces déflationnistes qui nous menacent désormais.

6) W. Rostow a démontré les grandes étapes de la croissance économique. La Chine n’échappe pas à sa grille de lecture qui remonte pourtant à plus d’un demi-siècle. Comme avant 1929, aux Etats-Unis, les bourses asiatiques ont connu une folle embellie. Pour douloureux que cela puisse être, la correction s’imposait mais n’a pas ramené aux niveaux de départ. Il demeure donc un enrichissement net possible contrairement à une place comme Paris dont les 4000 points sont un lourd coup de canif patrimonial, donc une destruction de valeurs.

7) S’agissant de destruction de valeurs, il y a une autre question centrale: jusqu’à quel seuil l’euro suscitera-t-il de la confiance (monnaie de réserve) alors que le bilan joufflu de son Institut d’émission – la BCE – ne le justifie déjà probablement plus?

8) En économie, chaque valeur se situe dans ce que je nomme un «tunnel de conformité «: en-deçà d’un certain prix, les inconvénients l’emportent sur les avantages initiaux de l’acheteur. Tout le monde a exulté face à un baril de pétrole à 35 dollars, désormais on dénombre des faillites de producteurs de gaz de schistes (et une bulle corrélative d’endettement aux Etats-Unis) et des difficultés lourdes chez certains pays émergents ou chez Technip et Vallourec.

Concrètement, une excessive spirale baissière des valeurs est un gain à court terme qui n’écarte pas l’orage à moyen terme.

9) La formidable révolution numérique qui tord chaque jour davantage le cou du mythe grognon de la stagnation séculaire (et nous impose de revoir les fondements de nos agrégats nationaux pour repérer la nouvelle croissance) s’accompagne d’une remise en cause de bien des chaînes de valeur, tous secteurs confondus. Ceci, dans un premier temps, présente un versant déflationniste et là encore une compression des marges. C’est un point systémique: c’est un cap délicat à franchir qui contribue, paradoxalement, à l’intensification de la crise qui est un conglomérat de «destructions créatrices» (Schumpeter).

10) Depuis 1911, Irving Fischer a établi une célèbre équation: MV = PT où le volume des transactions ( T ) et la vitesse de circulation ( V ) sont donnés, le niveau des prix (P ) est alors déterminé par le stock de monnaie (M ). En ce moment précis, le stock de monnaie est inflationniste et la vitesse de circulation monétaire très accrue. Idem pour le volume des transactions à l’heure du «shadow banking» ou autre trading haute fréquence. C’est alors le niveau des prix qui devient le maillon faible à titre systémique d’où le ressort déflationniste.

11) A telle enseigne qu’un consensus se dégage désormais pour corriger à la baisse les prévisions de croissance pour 2016. Clairement ou de manière graduelle, quasi-impressionniste, selon les institutions émettrices.

Dès le 16 septembre 2015, l’OCDE ramenait sa prévision de 1,7% à 1,4%. (Pour 2016). Chiffre repris à la décimale près par la Commission européenne en date du 5 novembre. Tandis que Bruxelles pointait du doigt nos futures maigres performances en matière de chômage et de déficit public (février 2016). Tabler sur des recettes fiscales générées par 1,5% de taux de croissance en 2016 (hypothèse du Projet de Loi de finances) est infondé ce que ne démentent pas, dans des cénacles privés, certains membres du HCFP. (Haut-Conseil des Finances Publiques). Les décideurs publics, à défaut de talent, pourraient manifester de la vertu : en France, ils ont opté pour une politique attentiste et fait adopter un budget qu’ils savaient déjà caduc à la lumière des spasmes de récession qui concernaient, dès l’automne, la Russie, le Brésil et la Chine.

Vauvenargues a su écrire: «Pour savoir ce qu’il faut faire, il faut du génie. Pour savoir comment le faire, il faut du talent. Pour le faire, il faut de la vertu

La violence de la mutation économique en cours de déploiement supposerait bien une once de génie. Mais la théorie économique est muette face aux présentes politiques non-conventionnelles des Banques centrales d’où l’embarras manifeste de la FED. Les décideurs publics, à défaut de talent, pourraient manifester de la vertu: en France, ils ont opté pour une politique attentiste et fait adopter un budget qu’ils savaient déjà caduc à la lumière des spasmes de récession qui concernaient, dès l’automne, la Russie, le Brésil et le repli conjoncturel chinois dont l’ampleur exacte est, pour l’instant, indéchiffrable. Huit ans après le début de la crise, nous allons vers une autre séquence d’épreuves: c’est hélas peu contestable.

 

Risque de krach bancaire

Risque de krach bancaire

 

Aux dires d’un certain nombre d’experts,  le risque d’un krach bancaire comme d’un krach économique peut être écarté. À noter toutefois que ce sont les mêmes experts qui ont pronostiqué la reprise économique générale en 2016. Or force est de constater que non seulement cette reprise générale n’aura pas lieu mais que la croissance mondiale pourra être divisée au moins par deux. En cause notamment le déséquilibre offre demande provoquée en particulier par la Chine qui utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier dans le monde. Depuis maintenant plus d’un an l’industrie ne cesse de reculer en Chine,  ce qui explique largement l’écroulement du prix des matières premières et notamment du pétrole. Une crise économique chinoise qui se combine avec une crise financière caractérisée par un endettement monumental des entreprises, des collectivités locales et des particuliers. Tous les pays sont affectés par la dépression chinoise, les pays développés qui s’installent dans la croissance molle ou les pays en développement qui connaissent la décroissance. Du coup, les banques surtout les très grandes engagées internationalement sont  fortement secouées. Mais les experts  rassurants considèrent qu’il s’agit d’une surréaction du marché quand d’autres craignent maintenant un krach financier. La vérité c’est que personne ne connaît l’ampleur et le niveau des risques des grandes banques internationales ; des grandes banques au caractère systémique dont la maladie pourrait contaminer l’ensemble du système bancaire et financier. Actuellement la Deutsche Bank est fortement menacée comme la banque italienne UniCredit qui a perdu à peu près la moitié de sa valeur depuis le début de l’année. La Société générale en France a également été secouée. Une trentaine de banques internationales présentent un risque systémique dont les 4 principales banques françaises. Encore une fois le risque principal, c’est le niveau d’engagement réel des banques. Un niveau souvent impossible à définir même par les banques elle-même et qui ne pourra être géré par les seules règles prudentielles relatives en particulier au niveau de fonds propres. Du coup,  la volatilité des bancaires sur les marchés financiers va contraindre ces banques à durcir les conditions du crédit et à  fragiliser aussi l’économie. Bref un cercle vicieux finance-économie qui pourrait conduire à un krach.

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

 

 

Lundi 4 janvier tous les marchés financiers mondiaux ont ressenti la secousse boursière chinoise.- Un avertissement quant au risque de krach financier en Chine et sur sa possible déflagration mondiale. Pour résumer, l’économie de la Chine est sous perfusion financière (entreprise, collectivités, particuliers), une perfusion que pouvait dissimuler à taux de croissance à deux chiffres mais qui devient dangereuse quand la croissance est divisée par deux au moins. En effet les statistiques très politiques de la Chine affichent un taux officiel de croissance de 6 % quand il se pourrait que l’évolution se limite à 3 % (témoins le recul depuis des mois à la fois des importations et des les exportations) la Chine est victime à la fois de la baisse de la demande et de la mise en concurrence  de sa compétitivité par d’autres pays asiatiques.  En Chine, l’endettement menace partout les collectivités publiques mais aussi les entreprises comme les particuliers. Le plus grave ceste peut-être l’endettement des entreprises surtout dans un contexte où la croissance de la demande se tasse surtout dans le secteur de l’industrie manufacturière.  La dette des sociétés chinoises – plus de 16.000 milliards de dollars (15.000 milliards d’euros) ou encore 160% du PIB – est le double de leurs homologues américains. Elle s’est sensiblement dégradée ces cinq dernières années, suivant une étude de Thomson Reuters effectuée à partir d’un échantillon de plus de 1.400 entreprises. Cet endettement augmenterait encore de 77% durant les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars, estime l’agence de notation Standard & Poor’s. Les interventions de Pékin ont eu jusqu’à présent des visées plutôt macroéconomiques, en l’espèce soutenir une croissance dont le rythme serait cette année le plus lent depuis un quart de siècle. La Banque populaire de Chine a réduit les taux par quatre fois depuis novembre, abaissé le ratio des réserves obligatoires et supprimé le plafonnement des crédits considérés en rapport des dépôts. Certes, le gouvernement souhaite que ces mesures bénéficient surtout aux PME et aux segments innovateurs de l’économie mais, fait remarquer Louis Kuijs (RBS), « lorsque les robinets du crédit sont ouverts, le risque est que l’argent aille à des sociétés ou des entités à problèmes ».  Le pays connaît une crise encore larvée, parce que le gouvernement compense en multipliant les plans de relance à coup d’endettement. Il endette l’État, les provinces, les entreprises publiques et la banque centrale. C’est une orgie de crédits qui se déroule en Chine depuis plusieurs années. D’une certaine manière la crise de l’endettement en Chine pourrait être comparable à celle des Subprimes connue aux États-Unis et qui a contaminé l’ensemble de la sphère financière et économique mondiale.

Menace de krach ? (FMI)

Menace de krach ?  (FMI)

Ce n’est pas exactement l’expression que reprend le FMI qui pourtant attire l’attention sur l’excès d’endettement des l entreprises des pays en voie de développement mais pas seulement. Faute de croissance suffisante,  la rentabilité des entreprises des pays en développement se tasse sérieusement par ailleurs l’écroulement du prix des matières premières affecte aussi les résultats. Cet endettement pourrait représenter de 15 à 25 % du PIB. Le FMI craint surtout un relèvement des taux américains qui pourrait créer un mouvement de panique notamment des mouvements de retrait de placement à risque y compris sur les produits dérivés d’obligation. Le resserrement du crédit qui en découlerait viendrait encore accroître la difficulté des entreprises voir de certains états trop endettés. L’excès d’endettement des entreprises dans les pays émergents, estimé à 3.000 milliards de dollars (2.666 milliards d’euros) menace de provoquer un rationnement du crédit et des sorties de capitaux dans des économies déjà pénalisées par la baisse des cours des matières premières, a prévenu mercredi le Fonds monétaire international (FMI).  Dans un nouveau rapport sur la stabilité financière dans le monde, le FMI estime qu’un retrait désordonné des mesures de soutien à l’économie dans les pays développés pourrait déclencher « un cercle vicieux de ventes paniques, de remboursements et un surcroît de volatilité. »  La Réserve fédérale américaine a dit être en bonne voie pour une première hausse de ses taux directeurs, en près d’une décennie, avant la fin de cette année. L’excès d’endettement dans les économies émergentes représenterait en moyenne 15% de leur produit intérieur brut, un ratio qui atteindrait 25% en Chine, selon le FMI. Les pays émergents, où les entreprises ont pu s’endetter facilement pour atténuer les conséquences négatives de la crise financière mondiale, sont désormais exposés à un ralentissement du crédit, poursuit le FMI.   »Les bilans des entreprises et des banques sont tendus », écrit le FMI qui appelle à une surveillance prudentielle immédiate « des entreprises vulnérables et systémiquement importantes, de même que les banques et autres secteurs qui y sont étroitement liés. » L’exposition au risque de crédit de la Chine, qui est en pleine transition de son modèle économique, est particulièrement préoccupante, estime le FMI. La chute de près de 40% des marchés boursiers chinois entre la mi-juin et la fin août et la dévaluation inattendue du yuan par Pékin le 11 août ont provoqué de fortes turbulences sur les marchés financiers internationaux. « Un impact potentiellement négatif sur la qualité d’au moins 800 milliards de dollars d’engagements bancaires transfrontaliers figure parmi les répercussions financières directes », des évolutions en Chine, avertit le FMI, qui estime toutefois que Pékin devrait améliorer l’accès des entreprises à la Bourse comme alternative aux financements bancaires. Mais les Etats-Unis ne sont pas en reste. Le FMI estime à 1.500 milliards de dollars le levier induit par les positions sur les dérivés des fonds obligataires américains qui pourraient être massivement débouclées si la normalisation monétaire de la Fed devait entraîner des chocs de liquidité. Banquiers, investisseurs et régulateurs ont fait part de leurs inquiétudes devant les poussées de volatilité sur les marchés obligataires, en particulier après le « krach éclair » du 15 octobre 2014 sur le marché de la dette publique américaine.

« Un krach financier en septembre-octobre »

« Un krach financier en septembre-octobre »

C’est le pronostic de Marc Touati, économiste et président fondateur du cabinet « ACDEFI. Un prévision sans doute excessive ; pour autant le décalage qu’il signale entre les niveaux de la bourse, l’économie réelle et le marché obligataire parait assez pertinent comme la fragilité de la reprise française ( uen croissance par ailleurs sans emploi. (Interview  JDD)

 

Vous faites le constat qu’une crise se produit tous les sept ans…
Depuis 1973, c’est le cas en effet. 1973, c’est le premier choc pétrolier. En 1980, c’est le deuxième choc pétrolier. En 1987, on a le krach boursier. En 1994, il y a un crack obligataire. 2001, c’est le 11 septembre qui fait chuter les marchés. Et en 2008, c’est la chute de Lehman Brothers. La coïncidence est troublante. Quand on voit cette déconnexion entre la réalité boursière, obligataire et la réalité économique, on peut clairement identifier une bulle ces dernières semaines.

Vous prédisez donc un krach cette année sur les marchés boursiers?
Je pense malheureusement qu’on aura en septembre-octobre prochain un krach financier obligataire et boursier. Aujourd’hui, les marchés boursiers ont trop augmenté par rapport à la réalité économique. Tout ça parce que la Banque centrale européenne a mis beaucoup de liquidités sur les marchés. Mais comme nos rouages sont grippés, il n’y a pas assez de croissance pour justifier cette augmentation boursière. Le problème c’est qu’en cas de crise à la rentrée prochaine, l’Europe n’a plus de cartouches dans sa mitraillette. Elle ne pourra plus forcément faire de quantative easing pour relancer la machine.

Pourquoi ne croyez-vous pas à la reprise de la croissance en France?
Il s’agit d’une croissance de rattrapage après la faiblesse des années passées. On a eu un « alignement des planètes » ces derniers mois puisque les prix du pétrole et des matières premières ont baissé, l’euro s’est affaibli par rapport au dollar et les taux d’intérêts sont très faibles. Tout cela a permis de soutenir l’activité. Dernier point : sur les 0.6% de croissance, 0.5 point vient uniquement de la formation de stock. Cela ne reflète pas l’état intrinsèque de l’économie française. La croissance aujourd’hui est artificielle. Comme le pétrole et l’Euro remonte, on risque en plus d’avoir un nouveau ralentissement de la croissance dès les 2e et 3e trimestres. Pour faire redémarrer la croissance, il faut donc des réformes structurelles, il faut baisser les impôts des ménages et des entreprises ainsi que les charges qui pèsent sur le marché du travail. Il faut aussi fluidifier le marché du travail.

 

Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

 

 

Des dizaines et des dizaines de milliards partis en fumée à cause de la spéculation des banques françaises mais curieusement aucun responsable n’a été puni ; sauf le lampiste kerviel qui il est vrai a fait beaucoup de zèle  mais il n’a fait que ce qu’ont fait tous les autres traders sur une plus grande échelle ; pas un patron de banque inquiété, pire la plupart se sont enrichis en s’octroyant actions, salaires démentiels et retraites chapeaux ;  ils ont même réussi à imposer à Moscovici une mini réforme bancaire pour continuer à spéculer avec de l’argent qui ne leur appartient pas. Pour kerviel, la raison est simple kerviel n’appartient pas à l’élite, il n’a pas fait polytechnique, ni sciences Po, ni HEC. Cette oligarchie là protège les siens pas les pouilleux comme Kerviel ( en plus qui ne s’est même pas enrichi !). Un kerviel certes irresponsable mais qui ne mérité pas d’être condamné à rembourser 5 milliard (avec 5 ans de prison). Le Floch Prigent , ancien patron de ELF a été condamné pour les mêmes raisons, il n’appartenait pas à cette oligarchie alors qu’on sait bien qu’Elf a toujours traficoté notamment avec les partis politiques. Kerviel est une chèvre qu’il faut sacrifier afin que le sacrifice du sang d’un « couillon » lave les fautes de l’ensemble de la faune financière.  Condamné en première instance puis en appel à la même peine, cinq ans d’emprisonnement dont trois ferme et 4,91 milliards d’euros de dommages et intérêts, il reconnaît une part de responsabilité mais réfute avoir agi en secret. « J’ai fait ce que la banque m’a appris à faire et je n’ai volé personne », martèle-t-il. La banque savait ou aurait dû savoir ce qui se tramait dans cette salle de marchés d’une tour de La Défense et ne peut donc se prétendre victime, plaide Jérôme Kerviel, dont la présence à l’audience jeudi restait encore incertaine la veille.  Des défauts de contrôle importants ont notamment été pointés par le régulateur des banques, la Commission bancaire devenue l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui a condamné la Société Générale à 4 millions d’euros d’amende pour ces manquements. Mais dans son avis écrit, l’avocat général près la Cour de cassation, Yves Le Baut, rétorque qu’une « victime négligente n’est pas pour autant une victime consentante ». Selon le magistrat, « on ne peut tirer pour conséquence du défaut de vigilance » de la banque « son adhésion à la commission des agissements qui lui ont porté préjudice ».  Dans sa bataille, qu’il a cherché à porter sur le terrain politique, l’ancien trader de 37 ans s’est trouvé cette semaine une nouvelle alliée. Après le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel a reçu le soutien de la député européenne EELV Eva Joly.  L’ancienne juge a donné deux entretiens pour défendre l’ancien opérateur de marché, critiquant l’instruction du dossier qui ne s’est basé, selon elle, que sur les éléments fournis par la banque, sans expertise indépendante. Cette expertise, Jérôme Kerviel la réclame, mais elle lui a toujours été refusée.  La défense de Jérôme Kerviel conteste également les dommages et intérêts attribués à la banque, ces 4,91 milliards d’euros dont il ne pourrait sans doute payer qu’une infime partie si la condamnation devenait définitive. Ce montant correspond à la perte constatée par l’établissement bancaire après s’être défait de toutes les positions accumulées par le jeune homme, qui avaient atteint 49 milliards d’euros environ début janvier 2008.  L’ancien trader rappelle notamment qu’il n’a tiré aucun profit personnel des opérations incriminées et accuse la banque d’avoir matérialisé cette perte en soldant son exposition sans discernement. Parmi les exemples comparables, très rares sont les cas où le trader est condamné à rembourser la somme perdue par la banque. Hors de France, seul l’Américain John Rusnak a été contraint par la justice de rembourser les 691 millions de dollars qu’il avait fait perdre en 2002 à une filiale américaine de l’Allied Irish Bank, une banque irlandaise.  Pour autant, l’avocat général s’inscrit dans la lignée des deux premières décisions de justice, qui ont suivi la jurisprudence imposant une réparation intégrale du préjudice. Une fois le préjudice évalué, il ne peut être indemnisé qu’en totalité et non partiellement, selon lui, même si le montant est colossal.  Quelle que soit la décision de la Cour, d’autres procédures se poursuivront, notamment aux prud’hommes, où l’ancien trader conteste les conditions de son licenciement. Une audience est prévue le 24 mars. La défense de Jérôme Kerviel a, par ailleurs, déposé deux plaintes contre la Société Générale, l’une pour faux et usage de faux, l’autre pour escroquerie au jugement, respectivement en juin et juillet 2013.  Mais en cas de rejet du pourvoi examiné jeudi par la plus haute juridiction française, Jérôme Kerviel, qui a effectué 37 jours de détention provisoire en 2008, sera incarcéré, sans doute dans un délai rapproché. Il ne pourra pas bénéficier d’un aménagement de peine, qui n’est ouvert que pour les condamnations inférieures à deux ans d’emprisonnement (pour les primo-délinquants).

 

krach éclair à Wall Street

krach éclair à Wall Street

 

Prémonition ou fébrilité avant une fin du monde qui était en théorie annoncée vendredi, Wall Street avait connu un nouveau « flash crash » ou « krach éclair » la veille. L’indice Standard & Poor’s 500 E-mini (un « clone » de l’indice Standard & Poor’s 500, mais d’un montant moins important) a chuté de 3,6 % en quelques secondes, du fait des inquiétudes relatives à la « falaise budgétaire », avant de se reprendre. Un épisode qui n’est pas sans rappeler le 6 mai 2010, quand une chute de 998,5 points de l’indice Dow Jones se produisit en cinq minutes, suivie là encore par une remontée aussi brutale dans le quart d’heure. La chute des actions américaines en fin de semaine dernière s’est effectuée dans de faibles volumes et liquidités du fait de l’absence de nombreux opérateurs et investisseurs. Les traders haute fréquence (THF) assurent alors une grande partie des transactions. Ils se portent contrepartie des ordres d’achat ou de vente, mais peuvent se retirer brutalement du marché, créant des trous d’air imprévisibles. Ceux-ci sont plus nombreux depuis l’avènement du trading haute fréquence, mais pourtant, le premier « flash crash » de l’histoire eut lieu il y a cinquante ans, bien avant l’avènement du trading automatisé. Le 28 mai 1962, dans des volumes record, l’indice Dow Jones avait décroché de 5,7 % en un bref laps de temps, emportant toutes les stars de la cote (IBM, Polaroïd, Texas Instruments, etc.). Intervenu après une envolée de 27 % de Wall Street en 1961, ce krach éclair suscita une enquête du régulateur, qui conclut alors à la responsabilité des teneurs de marché. Astreints à se porter contrepartie des ordres des investisseurs, ils n’ont pas rempli leurs obligations, compte tenu de la trop forte volatilité, synonyme de risques trop élevés pour eux. Le mal était fait. Apeurés, les petits porteurs se retirèrent en masse de Wall Street et 8 % des courtiers firent faillite cette année-là.  Les « mini-flash crashs », des variations prononcées (à la hausse ou à la baisse) en un très court laps de temps (inférieur à une seconde) sur les actions américaines, et non pas les indices, sont très courantes. Plus de 5.000 ont été recensés durant quatre mois très agités (septembre à novembre 2008, mai 2010), selon une étude (1). Ces chutes sont la conséquence « de la fragmentation des marchés en une myriade de places (13 Bourses organisées, 30 Bourses de l’ombre rien qu’aux Etats-Unis…) » plus que de la responsabilité des THF

 




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