Archive pour le Tag 'KLM'

Air France-KLM : la dernière chance

Air France-KLM : la dernière chance

Les syndicats d’Air France-KLM ont critiqué le choix d’un nouveau directeur général du groupe aérien, le Canadien Benjamin Smith. Certes on aurait pu peut-être trouver un responsable origine française mais la désignation du nouveau patron d’Air France est une garantie en termes d’expérience et de gestion. La première conséquence d’un échec du nouveau patron  serait sans doute d’abord d’opérer un divorce entre Air France et KLM, cette dernière compagnie appréciant de moins en moins les soubresauts de sa maison-mère et réclamant justement davantage d’autonomie voire une indépendance totale. Le fameux savoir-faire d’Air France est une illusion car tous ceux qui ont  voyagé sur d’autres compagnies ont pu mesurer la qualité de service et la compétitivité des sociétés concurrentes d’Air France. La spécificité d’Air France c’est surtout le cout de ses pilotes (les plus chers du monde) intégrant le temps réel de travail. Sans parler de la velléité permanente du SNPL de vouloir cogérer l’entreprise y comprise au détriment des autres catégories de personnel. Le transport aérien mondial présente la particularité de constituer un marché très concurrentiel où  les compagnies sont substituables sans dommage pour la qualité de service et sans dommage pour la compétitivité. Ce que n’ont jamais compris les corporatistes du syndicat national des pilotes de ligne d’Air France qui vivent encore sur le fantasme d’une entreprise nationale disposant d’un  monopole.

Air France-KLM un Canadien nommé à cause des pilotes

Air France-KLM un Canadien nommé à cause des pilotes

 

 

 

Les pilotes corporatistes notamment du SNPL sont largement responsables de la nomination d’un étranger à la tête d’Air France. Certes,  ils ont tenu à manifester leur opposition à cette décision mais cela ne remet pas en cause leur responsabilité. Il est clair en effet qu’Air France était devenu difficilement gérable par un patron français lié au pouvoir politique sur lesquels les pilotes d’Air France ont toujours exercé une pression.  Le jusqu’au-boutisme des pilotes français va sans doute conduire à un désengagement progressif du  gouvernement. Si les pilotes devaient s’entêter,  il est à craindre que la gouvernance glisse progressivement sur le territoire néerlandais où se situe KLM avant peut-être de s’inscrire dans une alliance internationale encore plus large qui d’une certaine manière diluerait encore le pouvoir des pilotes Benjamin Smith, qui a 46 ans et maîtrise la langue française, est directeur de l’exploitation d’Air Canada, où il s’est taillé une réputation de fin négociateur. Il a fait toute sa carrière dans l’aérien et est entré en 2002 à Air Canada, dont il est membre du comité exécutif depuis 2007. . “(…) un dirigeant qui n’a pas la fibre nationale aura plutôt tendance à délocaliser l’activité”, a déclaré sur franceinfo Philippe Evain, président du SNPL, principal syndicat de pilotes d’Air France. Pour James Halstead, consultant indépendant pour Aviation Strategy, “la difficulté, c’est qu’Air France n’a pas restructuré ses accords sociaux comme ses concurrents l’ont fait”. “British Airways a accompli ça il y a près de 20 ans. Lufthansa l’a fait progressivement et est parvenue à un compromis correct ces dernières années mais ça leur a pris beaucoup de temps. Air France n’a pas été capable de le faire.” Selon des analystes du secteur aérien, Benjamin Smith est considéré comme l’un des architectes de la transformation d’Air Canada en un groupe aérien d’envergure mondiale et pouvait prétendre à la succession de l’actuel directeur général Calin Rovinescu.

Et si Air France-KLM choisissait un patron chinois ?

Et si Air France-KLM choisissait un patron chinois ?

Dans un journal économique, on évoque la possibilité du choix d’un futur président qui serait américain. Cette affaire de choix de la gouvernance tourne un peu au ridicule. Faute de pouvoir choisir un candidat français on a mis en place à Air France une gouvernance provisoire. Sans doute le meilleur moyen de prolonger pour un temps l’instabilité déjà dangereuse de la compagnie. Maintenant on parle d’un candidat des États-Unis ou du Canada comme s’il n’existait pas en France des centaines et des centaines de managers capables de gérer une entreprise certes un peu spécifique compte tenu de sa culture mais finalement une entreprise comme une autre qui a d’abord besoin de remettre à plat certaines féodalités internes, d’alléger les structures, d’augmenter la compétitivité et de convertir certaines catégories de personnel notamment les pilotes qu’ils ne sont pas des fonctionnaires mais des salariés opérant dans une entreprise dont l’activité se situe dans un marché hyper concurrentiel bref les convaincre que les voyageurs d’Air France ne sont pas des usagers mais des clients. Le problème du choix d’un étranger comme patron d’Air France est aussi alimenté par la guerre des castes. Pour y échapper certains au gouvernement pensent donc choisir un patron étranger pourquoi pas alors un chinois ou mieux un représentant des émirats qui aurait  l’avantage de savoir comment on développe une entreprise rentable  et avec une grande qualité de service. Pour corser la difficulté,  le gouvernement semble vouloir aussi séparer les fonctions de président de groupe de général. Bref l’inverse ceux qui se pratique dans la plupart des gens entreprises pour des soucis de cohérence et d’efficacité. Ni ce président, ni ce directeur-général n’aurait de fonctions exécutives à Air France comme chez KLM. Bref des dirigeants un peu hors-sol

 

Air France-KLM : on cherche un président sur le Bon coin !

Air France-KLM : on cherche un président sur le Bon coin ! 

 

Situation vraiment surréaliste pour la compagnie aérienne dont d’abord le PDG a démissionné volontairement alors qu’il n’y était pas juridiquement contraint. Ensuite,  cette nomination d’un président intérimaire, une sorte d’innovation curieuse en manière de gouvernance. Enfin cette recherche laborieuse d’un nouveau président avec comme pour les candidats députés d’En marche, un recrutement sur candidature avec CV. Comme si dans le réservoir inépuisable des dirigeants français (ou étrangers), on ne connaissait nombre de personnalités compétentes capables de faire le job. Bref,  Macron continue de gérer la France et les entreprises comme une start-up. Le problème c’est qu’Air France n’est pas une start-up que son rôle est très stratégique et qu’il faut sauver l’entreprise dans l’intérêt national sinon le pavillon français disparaitra du ciel national, européen et mondial.  Réuni le 12 juillet, le conseil d’administration d’Air France-KLM a fait un point, par téléphone, sur la gouvernance, deux mois après la démission de Jean-Marc Janaillac à la tête du groupe le 15 mai et trois semaines seulement après les dissensions intervenues au sein du conseil d’administration à la suite du choix du comité de nomination de proposer le directeur financier de Veolia, Philippe Capron, comme PDG d’Air France-KLM. Un choix contesté par Delta Air Lines, actionnaire depuis un an d’Air France-KLM qui a poussé le comité de nomination, piloté par la présidente par intérim du groupe Anne-Marie Couderc, à reprendre le processus à zéro, en associant non seulement Delta mais aussi China Eastern, actionnaire comme la compagnie américaine à hauteur de 8,8% du capital d’Air France-KLM. Le futur Pdg devra évidemment convenir à ces deux actionnaires mais aussi l’État (14,7%). Sans surprise, il n’y a pas eu de fumée blanche à l’issue du conseil d’administration qui s’est déroulé le 12 juillet. Le Figaro avait annoncé le 9 juillet que Catherine Guillouard, la Pdg de la RATP, allait être nommée Pdg d’Air France-KLM cette semaine. Air France-KLM cherche toujours un Pdg détenant une solide expérience à l’international, connaissant le transport aérien ou l’aéronautique ou le transport en général, et si possible francophone. Les candidatures sont à adresser au bon Coin !

Accor Hôtels dans Air France-KLM

Accor Hôtels dans   Air France-KLM

 

Accor Hôtels pourrait prendre une participation dans Air France et renforcer ainsi les synergies entre les deux groupes de voyage ; ce pourrait être à l’occasion d’un désengagement de l’Etat de l’entreprise nationale ou tout simplement d’un rachat d’actions (dont les cours sont très bas)  non détenus par l ‘Etat. Ce pouraiat aussi être uen piste pour trouver un management plus stable et plus déterminé nécessaire à un group aérien toujours sur la ligne de crête et freiné dans sa politique de développement pas des syndicats de pilotes très corpos.  Accor Hôtels  s’est donc  déclaré   dimanche avoir repris des « réflexions » au sujet de « l’éventualité d’une prise de participation minoritaire » au capital d’Air France-KLM afin de « conforter un projet industriel de croissance ». Dans un communiqué, le groupe hôtelier affirme toutefois qu’il « n’existe aucune certitude sur le fait que ces initiatives donneront lieu à un quelconque accord ou une quelconque mise en œuvre ». Accor Hôtels rappelle avoir conduit à plusieurs reprises ces dernières années « des discussions avec Air France-KLM en vue de développer notamment des projets digitaux communs et une plate-forme commune de fidélisation et de services qui permettraient aux clients des deux groupes, leaders mondiaux du voyage, de bénéficier d’une offre enrichie de services autour de la mobilité à travers le monde ».

Air France-KLM : Anne Marie Coudert, une présidente intérimaire, la pire des solutions !

Air France-KLM : Anne Marie Coudert, une présidente intérimaire, la pire des solutions !

C’est la pire des solutions qui a été retenue pour Air France avec la nomination d’Anne Marie Coudert comme président intérimaire pendant deux ans en attendant un autre président. D’une certaine manière on institutionnalise l’instabilité dans une entreprise déjà aux prises de secousses sismiques économiques et sociales. Il faut vraiment n’avoir jamais mis les pieds dans une entreprise privée soumise à la concurrence pour avoir sortir ce concept de gouvernance provisoire. Quels engagements sérieux et surtout durables va pouvoir prendre cette direction tant sur le plan technique que social voire technologique ? En permanence les clients, fournisseurs, investisseurs et salariés pourront douter de la valeur de l’engagement. A moins évidemment de jouer le pourrissement t de la société qui doit pourtant revoir son organisation, son management et sa stratégie de négociation sociale. La tactique d’attente est particulièrement périlleuse pour une société dont la valorisation boursière a déjà perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année.  Attendre un patron pour lancer la refondation sociale chez Air France serait une façon de mettre devant leurs responsabilités les organisations syndicales, et en particulier celle des pilotes, le SNPL, qui a soufflé sur les braises du conflit. Pour l’heure, l’intersyndicale n’a pas déposé de nouveau préavis. La tactique guide aussi la posture de l’État actionnaire: le gouvernement reste délibérément en retrait, renvoyant la recherche de solutions à la gouvernance de l’entreprise. Un entreprise qui doit revoir sa stratégie alliance avant que KLM n’ait des envie de partir, de conforter Transavia et Hop.

Le PDG d’Air France-KLM menace le SNPL

Le PDG d’Air France-KLM  menace le SNPL

Jean-Marc Janaillac le PDG d’Air France-KLM et président d’Air France a écrit au pilote ce mardi, pour «attirer leur attention sur les enjeux qui s’y attachent et souligner les conséquences du choix qu’auront à effectuer ceux d’entre eux qui y participeront ». Cette consultation a été lancée par le bureau du SNPL Air France sur ce propre proposition corporative avec l’emblématique négociations ». Ce « souci d’ouverture » qui l’a conduit, lui et Franck Terner, le directeur général d’Air France, à « accepter à plusieurs reprises de faire évoluer le contenu du projet d’accord dans le sens souhaité par les représentants « (du SNPL), « ne doit pas être pris pour de la faiblesse ». « Aujourd’hui, nous sommes parvenus au bout de ce que nous pouvions accepter, y compris sur les points sur lesquels nous ne sommes pas parvenus à un accord avec le bureau du SNPL », assure-t-il. « Ainsi qu’il a été  indiqué au Président du SNPL, le seul projet d’accord sur lequel nous sommes aujourd’hui engagés, et que nous sommes susceptibles de signer, est celui que nous avons proposé à la signature des syndicats de pilotes à questions la suite de plusieurs mois de négociation avec eux. La version portée par le bureau du SNPL n’engage que lui. Dans le triple choix compliqué qui vous est proposé aujourd’hui, il doit être très clair que voter en faveur du projet porté par le bureau du SNPL revient à voter contre tout accord », explique Jean-Marc Janaillac. Jean-Marc Janaillac s’est montré menaçant en disant que ce projet « indispensable pour remettre durablement Air France sur une trajectoire de croissance profitable » sera créé d’une manière ou d’une autre. «Si le résultat de la consultation conduisait au rejet du projet d’accord que nous avons proposé, ou si celui-ci ne faisait pas l’objet d’une signature rapide, alors que le délai imparti aura été particulièrement long, je convoquerai donc immédiatement le Conseil d’administration d’Air France KLM afin de lui proposer une voie alternative pour y parvenir. Il est en effet de ma responsabilité vis-à-vis d’Air France, de ses personnels et de ses clients que la Nouvelle compagnie soit créée, d’une manière ou d’une autre », a-t-il écrit. Pour certains en interne, cette alternative serait de rattacher ce transporteur non plus à Air France mais à Air France-KLM, sans nécessité de faire appel à des pilotes d’Air France, qui-plus-est avec des contrats d’Air France. Un scénario qui sortirait cette compagnie de l’orbite d’Air France et du SNPL Air France. Et qui priverait les possibilités d’évolution de carrière des pilotes d’Air France. Pour autant, selon de nombreux pilotes, un vote favorable semble se dessiner. Une bonne partie de la base grogne contre le bureau du SNPL qu’ils accusent au mieux de  ralentir la création de cette compagnie.

Air France-KLM: La compagnie « Boost » devra se faire

Air France-KLM: La compagnie « Boost » devra se faire

 

 

Le syndicat corpo des pilotes d’Air France, le SNPL, aurait sans doute bien te de continuer à s’opposer à la création de la compagnie Boost. Compagnie dont le principe a reçu l’approbation du personnel par référendum contre l’avis dudit syndicat. Le patron d’Air France a clairement déclaré que cette compagnie sera créée. Si l’opposition du syndicat des pilotes devait continuer, il n’est pas exclu que la nouvelle compagnie puisse être créée sous pavillon étranger, par exemple  près de KLM. Air France espère donc  lancer l’hiver prochain « Boost », compagnie aux coûts réduits de 15% à 18% dotée de 28 avions, afin de sauvegarder des lignes lourdement déficitaires, mais doit d’abord obtenir l’aval de ses pilotes. La croissance de KLM, plus forte que celle d’Air France ces dernières années, a déséquilibré l’accord passé entre les deux compagnies lors de leur fusion en 2004 pour répartir les heures de vol de leurs pilotes respectifs en fonction du poids de chacune, a-t-il estimé. « L’objectif de ‘Boost’ est de donner les moyens à Air France de croître plus (…) et absolument pas de gêner, de ralentir ou de freiner la croissance de KLM », a martelé Jean-Marc Janaillac lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Air France-KLM, démentant une information du quotidien néerlandais De Telegraaf. Jean-Marc Janaillac, qui a également pris la présidence d’Air France, a déclaré que seule « Boost » permettrait de respecter l’équilibre entre les deux compagnies soeurs. « ‘Boost’ devra se faire d’une manière ou d’une autre », a-t-il dit à la veille du conseil du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire chez Air France et très critique à l’égard du projet.

Air France-KLM: encore en perte sur le chemin d’Alitalia ?

Air France-KLM: encore en perte sur le chemin d’Alitalia ?

 

Nouveau déficit pour Air-France qui faute de modernisation que refusent  les syndicats pourrait bien un jour suivre la voie d’Alitalia au bord de la liquidation. Et pour les mêmes motifs : le corporatisme aveugle.  Air France-KLM a en effet creusé sa perte nette au premier trimestre, en raison d’effets de change négatifs, mais a mis en avant la réduction de ses coûts et l’amélioration de son trafic qui démontrent selon le groupe sa « résilience». Le groupe aérien franco-néerlandais a essuyé une perte nette de 216 millions d’euros au premier trimestre, contre 155 millions un an plus tôt, a-t-il précisé dans un communiqué, tandis que l’excédent brut d’exploitation est ressorti stable, à 269 millions d’euros. Alitalia qui comme Air France a rarement dégagé des profits et surtout accumulé des dettes du fait du corporatisme des personnels.   Corporatisme qui caractérise le personnel d’Alitalia et qui risque d’aboutir à une restructuration sévère voir à une liquidation. Un exemple qui devrait faire réfléchir les salariés d’Air France et surtout leurs syndicats qui ne cessent de s’opposer à la modernisation de leur compagnie. Comme Air France, Alitalia est rarement parvenu à dégager des bénéfices ou alors de manière insignifiante. Cela en dépit des recapitalisations et des ventes d’actifs. Certes la situation d’Air France est moins préoccupante pour l’instant mais l’immobilisme des syndicats corporatistes pourrait bien conduire un jour cette entreprise sur le chemin de la compagnie italienne. Cette compagnie  se prépare à être placée sous un régime d’administration judiciaire après le rejet de son tout dernier plan de sauvetage par ses salariés, ce qui prive la compagnie aérienne italienne de toute nouvelle aide financière indispensable à la poursuite de son activité. Malgré un accord provisoire prévoyant des réductions de postes et de salaires conclu avec les syndicats le 14 avril, Alitalia n’est pas parvenue lundi à obtenir l’aval indispensable du personnel à l’octroi d’une aide d’environ deux milliards d’euros. Alitalia a été renflouée par l’Etat et des investisseurs privés à plusieurs reprises et pendant des années. Le ministre italien de l’Industrie Carlo Calenda a exclu mardi une renationalisation de la compagnie aérienne et a jugé qu’une nouvelle injection de deniers publics était une « option non viable » mais certains salariés espèrent toujours que le gouvernement ne laissera pas tomber une telle entreprise. Détenue à 49% par Etihad Airways, Alitalia n’est parvenue à dégager un bénéfice annuel qu’à de rares occasions durant ses 70 ans d’existence. Le transporteur, qui emploie quelque 12.500 personnes, perd au moins 500.000 euros par jour. La restructuration devra être faite avec célérité, soit qu’Alitalia reste une entité autonome soit qu’elle soit vendue en tout ou partie. Sinon, une procédure de liquidation sera enclenchée.

Air France-KLM : plan, plan rataplan

Air France-KLM : plan, plan rataplan

 

Un nouveau plan pour Air France mais qui ne remplace pas l’ancien qui ajoute juste un petit chouïa d’une concertation qui a été mal maîtrisée d’autant plus que la direction a surtout à affaire à des syndicats très corpos. Du coup l’enfant c’est-à-dire l’ancien plan performe 2020 sera rhabillé pour tenter de préciser les rôles respectifs d’Air France, de KLM et des filiales ainsi que les efforts de productivité à effectuer dans ces différentes structures. Il s’agirait d’un nouveau projet stratégique, « Trust Together », censé rétablir le dialogue social et permettre au groupe de compagnies aériennes de prendre un nouveau départ après des mois de conflit entre la direction et les salariés d’Air France. Pour autant, le nouveau projet n’interrompt pas le plan de compétitivité « Perform 2020″, toujours contesté par les syndicats. Il viendra en complément, a précisé le groupe franco-néerlandais dans une déclaration transmise par email. « C’est une démarche collective à double objectif : rétablir la confiance, répondre aux interrogations stratégiques auxquelles le groupe est aujourd’hui confronté. » Le quotidien Les Echos avance les dates du 2 et du 3 novembre pour la présentation au conseil puis aux représentants des personnels. Jean-Marc Janaillac a officiellement pris les rênes d’Air France-KLM le 4 juillet, dans un contexte de baisse des recettes et de remontée des cours du pétrole mais aussi de pressions syndicales toujours fortes chez Air France depuis la grève de quinze jours menée en septembre 2014 par les pilotes de la compagnie. Le cabinet de conseil Boston Consulting Group a été mandaté pour conduire la consultation en interne et tenter de parvenir à un consensus sur le partage des rôles entre Air France et KLM, la poursuite du développement de la filiale low cost Transavia, un lancement de low cost long-courrier ou encore l’avenir du cargo et de la maintenance, rapporte la presse vendredi. Une fois le projet présenté, ajoute-t-elle, les négociations reprendront avec les syndicats des personnels navigants. En attendant, Air France a d’ores et déjà gelé certaines mesures d’économies chez les pilotes et prolongé jusqu’en février 2017 l’accord collectif des personnels de cabine, dont la grève d’une semaine fin juillet a coûté environ 90 millions d’euros à la compagnie.

(Avec Reuters)

KLM : grève interdite….aux Pays-Bas

KLM : grève interdite….aux Pays-Bas

 

Alors que les grèves se multiplient en France dans le groupe Air France KLM mais   aux Pays-Bas la justice vient d’interdire le mouvement syndical qui envisageait de bloquer l’activité de KLM. La justice a retenu deux raisons majeures, l’intérêt des voyageurs en cette période de vacances et la nécessité de ne pas créer un climat d’insécurité supplémentaire du fait du danger du terrorisme. La justice néerlandaise vient donc d’interdire au personnel au sol de KLM de se mettre en grève jusqu’au 4 septembre. Le juge du tribunal d’instance de Haarlem, près d’Amsterdam, estime qu’«il y a beaucoup d’affluence à Schiphol avec les vacances d’été jusqu’au 4 septembre inclus. En combinaison avec la menace terroriste actuelle à l’aéroport, le tribunal considère que les restrictions au droit à l’action collective sont nécessaires de toute urgence dans cette situation sociale.» La semaine dernière, le personnel au sol de KLM, qui réclame une hausse des salaires, avait décidé de bloquer pendant une heure et demie en fin de journée le chargement et le déchargement des bagages des passagers de la compagnie. La direction de KLM avait alors lancé une action en référé. Le juge avait stoppé toute action de grève en attendant de rendre son jugement sur le fond jeudi. La direction de KLM avait estimé que ce mouvement pourrait lui coûter jusqu’à 4 millions d’euros. De leur côté, les pilotes de KLM montent au créneau pour que leurs pensions de retraite continuent à être indexées sur l’inflation comme la direction s’y était engagée. Celle-ci aurait expliqué au syndicat des pilotes de KLM que les 600 millions d’euros destinés aux pensions devaient être consacrés à d’autres investissements indispensables. «Nous comprenons qu’il y a des difficultés et nous sommes prêts à discuter», a déclaré un responsable syndical à Reuters, refusant toute décision unilatérale sur ce sujet.

 

Les pilotes de KLM condamnent les pilotes grévistes d’Air-France

Les pilotes de KLM condamnent les pilotes grévistes d’Air France

 

La nouvelle grève du 24 au 27 juin décidée par les syndicats corpos des pilotes d’Air France a fait fortement réagir leurs collègues de KLM (qui font partie du même groupe Air France KLM). La condamnation est sans appel et d’une certaine manière la grève Air France est considérée comme irresponsable. Cela en raison de la situation particulièrement fragile du groupe qui n’a sorti la tête de l’eau que grâce surtout à la baisse du prix du carburant. Or les pertes consécutives aux grèves en France risquent de faire replonger rapidement le groupe Air France KLM dans le rouge. Faut-il rappeler que les pilotes d’Air France sont parmi les mieux payés au monde (entre 10 000 et 20 000 € par mois selon les types d’avion) et qu’ils ont l’une des plus faibles productivités. Des grèves qui constituent donc des actions totalement irresponsables de la part de syndicats corpos qui ignorent tout de la problématique économique du secteur notamment de l’environnement concurrentiel.. Dans une longue lettre ouverte au SNPL, le capitaine Steven Verhaven, président du VNV, principal syndicat des pilotes de KLM, dit son incompréhension face à l’attitude des pilotes français. En effet, Air France et KLM appartiennent toutes deux au même groupe. Le VNV rappelle que la société «est en mauvaise forme». À peine connaît-elle un léger mieux «grâce au faible prix du pétrole». «L’entreprise a désespérément besoin de moyens financiers pour des investissements dans la production future et la croissance», martèle le syndicat des pilotes de KLM. Or, la grève des pilotes coûte cher à la compagnie française et, donc, au groupe: 40 millions d’euros pour les quatre jours de grève du 11 au 14 juin, selon le PDG, Frédéric Gagey. Auxquels s’additionneront d’autres dizaines de millions après la grève prévue à la fin du mois. Au-delà de la question de la grève, c’est bien un problème de communication et de coordination que pointe le VNV. «Très honnêtement, la relation entre le SNPL et le VNV est réduite au strict minimum, regrette Steven Verhagen. Il n’y a presque pas de contact, seules quelques informations sont échangées et il n’y a aucune coordination des actions. Pas non plus de rencontres entre présidents [des syndicats], pas de coups de fil, pas de courriels.» Soucieux de recoller les morceaux avec leurs homologues français, alors qu’ils avaient déjà manifesté leur désapprobation de la grève précédente, les pilotes de KLM rappellent tout de même qu’ils avaient soutenu leur longue grève à l’automne 2014, qui avait coûté 300 millions d’euros à Air France-KLM. Le VNV souligne également que les deux syndicats partagent certains combats, comme l’équilibre de production entre les deux compagnies ou le dossier Transavia. Mais, là encore, le VNV renvoie le SNPL dans les cordes. «Est-ce que le SNPL, conjointement avec le VNV, a tenté de trouver des solutions à court ou moyen termes? Avons-nous reçu une seule demande de discussions [au sujet de l'équilibre de production]? Non, jamais et nous nous demandons toujours pourquoi.».  Le syndicat des pilotes KLM va même plus loin, laissant entendre que le SNPL n’a pas fait tout son possible pour éviter la grève, préférant aller au conflit plutôt que de négocier. À la fin de la missive, le président du VNV reconnaît que les récriminations des pilotes d’Air France concernant la paye des heures de nuit sont légitimes. «Mais est-ce qu’il n’existait pas une possibilité de résoudre au moins ce problème et de demander un report des discussions sur les autres problèmes lors de négociations multilatérales, sans avoir à subir le stress et les dommages d’une grève?», s’interroge Steven Verhagen. Le VNV préfère cependant conclure sur une note encourageante, répétant que «s’il y avait encore un doute: évidemment, nous pensons toujours que les pilotes d’Air France sont nos collègues et que le SNPL est notre compagnon syndical». Steven Verhagen espère que le SNPL verra dans sa lettre «une tentative de redémarrer notre relation du bon pied». Rien n’est moins sûr.

 

Air France-KLM : les pilotes néerlandais contre la grève

Air France-KLM : les pilotes néerlandais contre  la grève

 

 

Les pilotes néerlandais s’étonnent  et même protestent  contre la grève des syndicats corpos d’Air France. Pas étonnant le syndicat des pilotes hollandais VNV a, lui, accepter de signer un accord d’amélioration de la productivité alors que les syndicats corpos d’Air France refusent non seulement un plan du même type mais n’ont même pas respecté le signature concernant le plan précédent, ce qui d’ailleurs a justifié une action juridique de la part de la direction. Pour parler clair les pilotes et même l’ensemble du personnel de KLM ont accepté de faire des efforts pour rendre le groupe Air France-KLM plus compétitif mais cette compétitivité est annulée par l’attitude rétrograde des pilotes français qui ont en plus l’outrecuidance de demander que le développement de KL- Air France profite surtout à la France avec en plus des augmentations salariales alors que les pilotes français sont déjà parmi les mieux payés au monde. Le syndicat des pilotes de ligne néerlandais (VNV) a donc fait savoir à ses membres qu’il « désapprouve » la grève des pilotes d’Air France au sein du groupe Air France-KLM, affirmant que « toutes les options » n’ont pas été explorées. Ce point de vue est également partagé par le personnel au sol et le syndicat du personnel de cabine et une pétition « contre les grèves d’Air France », mi Pilotes néerlandais s’étonne et même proteste contre la grève des syndicats corpo d’Air France se en circulation en 2015, connaît une nouvelle vie avec près de 4000 signatures depuis jeudi. Les actions en France provoquent chez ses membres « beaucoup d’inquiétudes et d’exaspération », écrit le VNV, qui dit « partager l’incompréhension, aussi bien provoquée par le moment choisi pour l’action que par le contenu » des revendications.  Interrogée par la chaîne télévision néerlandaise NOS, Ingrid Brama, une porte-parole du syndicat du personnel de cabine, a néanmoins assuré que les employés de KLM étaient inquiets. « Ils se disent tous : c’est le monde à l’envers », a-t-elle déclaré, ajoutant : « ils se disent, nous faisons des économies et en France, ils veulent en retirer le bénéfice ». Dans une pétition faite en octobre, des « employés de la compagnie KLM » demandent aux syndicats français de « trouver une solution constructive aux différends qui les séparent de la direction ».

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

 

De toute évidence il n’y a pas la même culture du dialogue social en France et en Hollande. Le responsable du syndicat néerlandais CNV se dit ,lui ,prèts à faire de nouveaux sacrifices pour améliorer la compétitivité de KLM ( filiale de Air France) et alors que l’entreprise a déjà mis en œuvre de plan de restructuration. Du coup des salariés néerlandais du groupe Air France-KLM ont lancé mercredi une pétition pour demander à leurs collègues français de ne pas déclencher de nouvelles grèves dans le groupe.  La pétition, qui réunit déjà plus d’un millier de signatures, illustre le mécontentement de la branche néerlandaise du groupe de transport aérien face à la montée des tensions sociales au sein de la branche française.  Joost Ruempol, porte-parole de KLM, a déclaré que la pétition des personnels de cabine de la compagnie n’était pas encouragée par l’entreprise et qu’elle appelait les salariés d’Air France à s’engager dans un dialogue « constructif » avec la direction plutôt que de s’aliéner l’opinion publique.   »Dégrader davantage notre situation de trésorerie n’est pas une solution et ne fera qu’accroître les difficultés », dit le texte de la pétition.  Dolf Polders, représentant des personnels de cabine et des personnels au sol de KLM au sein du syndicat CNV, a déclaré que la compagnie néerlandaise, qui a déjà subi un plan de restructuration ces deux dernières années, était prête à « faire de nouveaux sacrifices ». « Mais alors que le personnel de KLM se conduit de manière responsable, des salariés d’Air France se comportent comme des enfants gâtés », a-t-il ajouté à propos des incidents de lundi à Roissy, lors desquels deux cadres de la compagnie française ont été agressés.  Si KLM et Air France appartiennent au même groupe depuis 2004, chacune des deux compagnies a conservé sa propre structure et son identité nationale.  L’an dernier, après une grève des pilotes français qui avaient amputé de 330 millions d’euros le bénéfice d’exploitation d’Air France, les dirigeants de la branche néerlandaise avaient sèchement refusé de renflouer la trésorerie de la branche française.

 

Air France-KLM – Toujours la même maladie: les pilotes

Air France-KLM – Toujours la même maladie: les pilotes

 

Finalement les pilotes du SNPL d’Air France finiront bien par avoir la peau de leur compagnie qui régulièrement s’enfonce dans le rouge. Une sorte de suicide collectif largement provoqué depuis des années par un syndicat corpo à la stratégie mortifère. Les recettes unitaires d’Air France-KLM se sont en effet encore dégradées au deuxième trimestre, conduisant le groupe à annoncer vendredi de nouvelles économies et une hausse de ses capacités plus modérée que prévu sur l’année. Le groupe franco-néerlandais, qui déplore « une absence d’amélioration de (ses) résultats », va notamment réduire d’environ 300 millions d’euros ses frais généraux et administratifs, sur un total d’un peu plus 1,1 milliard, a précisé à des journalistes son PDG, Alexandre de Juniac. Ses capacités devraient croître de 0,6% cette année, contre une hausse de 1,1% prévue en février, notamment à la suite d’une réduction de la voilure au Japon, au Brésil et en Afrique de l’Est. Au deuxième trimestre, la recette unitaire au siège-kilomètre offert a reculé de 4,8% à données comparables. Sur le trimestre, Air France-KLM a vu son excédent brut d’exploitation (Ebitda) baisser de 72 millions d’euros en rythme annuel, à 569 millions d’euros, avec un chiffre d’affaires de 6,642 milliards, en hausse de 3,0% grâce à la hausse du dollar, mais en recul de 4,5% à données comparables.  Les analystes attendaient en moyenne un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 575,50 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 6,513 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Sur le semestre, Air France-KLM a creusé sa perte d’exploitation à 232 millions, l’appréciation du dollar ayant renchéri les coûts de carburant et de maintenance du groupe. Air France-KLM règle 42% de ses coûts en dollar, alors qu’il ne réalise que 25% de son chiffre d’affaires dans la monnaie américaine. Le groupe, qui s’abstient toujours dans son communiqué de tout objectif de résultat pour 2015, confirme viser une réduction de sa dette d’un milliard d’euros sur un an pour la ramener à environ 4,4 milliards fin 2015, à comparer à 4,55 milliards au 30 juin. Il réaffirme aussi prévoir pour cette année une réduction de 1% à 1,3% de ses coûts unitaires, soit 250 à 350 millions d’euros d’économies, qui passe notamment par les nouvelles mesures annoncées chez Air France à la mi-juin.

 

 

 

 

 

 

Air France-KLM : mauvais résultats

Air France-KLM : mauvais résultats

Air France-KLM a annoncé jeudi que son excédent brut d’exploitation (Ebitda) serait situé au bas de la fourchette prévue pour 2014 et a repoussé à 2015 son objectif de réduction de dette, confronté à la faiblesse de la croissance économique et à la volatilité des prix du pétrole et des devises. Le groupe franco-néerlandais, numéro deux européen en termes de chiffre d’affaires derrière l’allemand Lufthansa, renonce également à son objectif d’équilibre financier en 2014 pour ses activités de moyen-courrier et de fret, dont il compte cependant continuer à réduire les pertes. Le plan « Transform 2014″, mis en place début 2012 et complété à l’automne par un projet d’environ 2.800 nouvelles suppressions de postes chez Air France, ne produira son plein effet qu’en 2015, précise le groupe. Air France-KLM a toutefois amélioré de 29,1% son résultat d’exploitation à 634 millions d’euros au troisième trimestre grâce à ses mesures, tandis que son chiffre d’affaires a augmenté de 0,4% à 7,212 milliards, soit une hausse de 3,8% à change constant.

 




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