Archive pour le Tag 'Kerviel société générale'

Kerviel : Philippe Houbé ; témoin mystère, installe le doute

Kerviel : Philippe Houbé ; témoin mystère,  installe le doute

Il assure avoir accepté de témoigner par souci de « justice ». Le « témoin mystère » annoncé depuis plusieurs semaines par l’avocat de Jérôme Kerviel, Me David Koubbi, est sorti de l’ombre jeudi. Philippe Houbé, un chargé de compte pour la société de courtage Newedge (anciennement Fimat), filiale de la Société Générale, a été entendu par le tribunal. Il a dénoncé l’attitude de la banque vis-à-vis du trader déchu. Costume gris sombre et carnet, dans lequel il a consigné des notes, à la main, Philippe Houbé explique pourquoi il témoigne. « C’est un cas de conscience… J’ai connu l’injustice, je sais ce que c’est, je la supporte assez difficilement », assure-t-il. Pour lui, la manière dont la Société Générale a présenté l’affaire Kerviel « insulte la profession, le bon sens et la justice ». Dans cette affaire, « les représentants de la direction n’ont pas assumé leurs responsabilités », juge-t-il. Ils ont selon lui « sali » l’entreprise et son personnel « pour garder leurs postes et les avantages qui vont avec ». Pour lui, il est « impossible » que sa hiérarchie n’ait rien vu des prises de positions massives de Jérôme Kerviel, comme l’affirme la banque. « Des choses énormes soi-disant dissimulées par des petites bidouilles ? », c’est impossible, a insisté Philippe Houbé.

Kerviel : la Société Générale savait

Kerviel : la Société Générale savait

Le face-à-face s’annonce tendu. A moins d’une semaine du procès en appel de Jérôme Kerviel, l’homme accusé d’une perte record de 4,9 milliards d’euros, deux enquêtes préliminaires de police ont été ouvertes. Elles font suite aux plaintes concurrentes de l’ex-trader de la Société générale et de son ancienne banque. La première procédure, révélée par Europe 1 le 20 avril, a été ouverte à la suite des plaintes pour « escroquerie au jugement et faux » déposées par Jérôme Kerviel contre la banque. La seconde, révélée mardi par RTL, a été lancée sur le fondement de la contre-plainte de la SocGen pour dénonciation calomnieuse. Les deux enquêtes ont été confiées à la brigade financière qui devrait remettre son rapport à la fin de la semaine. Du 4 au 28 juin 2012 prochain, la cour d’appel de Paris doit rejuger Jérôme Kerviel, condamné en première instance à cinq ans de prison dont trois ferme pour une perte de 4,9 milliards d’euros subie par la banque en 2008. Jérôme Kerviel, qui a également été condamné à rembourser la perte, est pour l’instant libre et n’a encore rien payé, l’appel étant suspensif. L’ex-trader avait incriminé le système bancaire lors du premier procès et la direction de la banque, estimant qu’elle avait fermé les yeux sur ses agissements. Après avoir changé d’avocat, Me David Koubbi remplaçant Me Olivier Metzner, le prévenu maintient sa stratégie et c’est dans ce cadre qu’interviennent ses nouvelles plaintes. Me Koubbi assure avoir démontré par une expertise privée qu’un enregistrement d’une conversation entre Jérôme Kerviel et ses supérieurs au siège de la banque au moment de l’affaire avait été tronqué. Une version que conteste la banque. Elle rétorque que les enregistrements dans une salle des marchés sont gérés par un système de sécurité internationale qui rend toutes falsifications impossibles. Me Koubbi reproche aussi à la SocGen d’avoir dissimulé qu’elle avait bénéficié d’une déduction fiscale de près de 1,7 milliard d’euros en dédommagement de l’épisode, au titre d’une « perte exceptionnelle ». La banque nie aussi cette accusation et assure avoir versé cette information au dossier judiciaire. La banque de son côté reconnaît avoir fait des opérations fictives mais pour liquider le plus vite possible les fausses opérations de Jérôme Kerviel afin d’éviter la spéculation. Au mois d’avril, Jérôme Kerviel avait réapparu devant la presse un an et demi après sa dernière conférence de presse. « Je ne comprends toujours pas pourquoi ce dossier s’appelle l’affaire Kerviel et pas l’affaire Société générale. Il est évident, de ce que j’ai vécu et des pièces qui sont au dossier, que mes supérieurs étaient informés de ce que je faisais et la banque savait », a lancé Jérôme Kerviel, accompagné dans cet exercice de Me Koubbi, l’avocat qui avait notamment défendu Tristane Banon.

 

Société Générale : Jérôme Kerviel : le bouc émissaire facile

Société Générale : Jérôme Kerviel : le bouc émissaire facile

 

Kerviel n’est sans doute pas innocent ; pour autant, il n’est que le produit d’un système et demeure un bouc émissaire facile pour dissmuler les stratégies plus que douteuses non seulement de la Société Générale mais de la plupart des banques. Kerviel avait été condamné le 5 octobre 2010 à 5 ans de prison, dont 3 ferme, et à des dommages et intérêts colossaux de 4,9 milliards d’euros, correspondant à la perte subie par la banque. Il doit être de nouveau jugé du 4 au 28 juin. Ce jugement est évidemment ridicule. Les grands patrons de banques n’ont nullement inquiétés pour avoir fait perdre des milliards à leurs banques. Pire, leurs honteuses rémunérations n’ont jamais été remises en cause ; la justice ne s’honore à travers cette condamnation qui épargne les autres vrais coupables; c’est le sacrifice de la substitution, substitution d’une faute collective de management sur un cinquième couteau coupable seulement d’avoir un zèle très excessif. Au côté de son avocat Me David Koubi, qui a repris le dossier en mars et dont le nom est notamment associé à l’affaire Tristane Banon – Jérôme Kerviel a assuré n’avoir « jamais, jamais détourné ni volé le moindre centime ». « Je nourris l’espoir d’une réformation du jugement en appel », a-t-il ajouté. « Pour moi, ces quatre dernières années ont été un enfer, et pour mes proches également. Mon nom a été sali et traîné dans la boue, a-t-il déclaré, rapporte Europe 1. Me David Koubbi a fait état d’ »enregistrements sauvages » de Jérôme Kerviel réalisés en 2008 par Société Générale, qui ont été « coupés, « trafiqués ». C’est « la raison pour laquelle nous déposons plainte entre les mains du procureur de la République pour faux et usage de faux, car le discrédit de cette pièce a eu pour conséquence la manipulation de la justice lorsqu’elle a condamné » Jérôme Kerviel, a-t-il dit. « La cour d’appel nous a autorisés la semaine dernière à avoir accès à un certain nombre de scellés : l’un consiste en des enregistrements sauvages réalisés à l’insu de M. Kerviel, qui avait été convoqué dans les locaux de la Société Générale et enregistré illicitement à son insu pour obtenir des aveux de sa part, entre le 19 et le 20 janvier 2008″, a déclaré l’avocat. « Sur douze heures de présence, il y a des coupures qu’on ne s’expliquait pas, la totalité de ces blancs constituent près de six heures. Nous avons désigné des experts informatiques (…). Selon leurs conclusions, ces bandes ont été trafiquées », a dit Me Koubbi. Or « ces pièces avaient été présentées de A à Z comme les aveux de M. Kerviel », a insisté l’avocat. M. Kerviel, 35 ans, a évoqué lui-même un morceau de conversation qui n’est pas apparu dans les enregistrements : « Je me souviens très bien avoir interpellé un de mes supérieurs, lui disant : « tu étais au courant de ce que je faisais ». (…) Il s’était fait exfiltrer de la salle à ce moment-là ». Cinq semaines avant l’ouverture de son procès en appel, Jérôme Kerviel donnait « sa première conférence de presse depuis 2010″, selon son avocat. En première instance, le tribunal correctionnel avait jugé Jérôme Kerviel seul responsable du cataclysme qui avait bien failli couler la Société Générale début 2008, en pleine crise financière mondiale. Le jeune homme avait été condamné le 5 octobre 2010 à 5 ans de prison, dont 3 ferme, et à des dommages et intérêts colossaux de 4,9 milliards d’euros, correspondant à la perte subie par la banque. Il doit être de nouveau jugé du 4 au 28 juin. Il y a une semaine, Me Koubbi avait annoncé le dépôt d’une plainte pour « escroquerie au jugement » contre la Société générale. Il accuse la banque d’avoir caché à la justice le fait d’avoir récupéré grâce à un mécanisme fiscal 1,7 des 4,9 milliards d’euros qu’elle dit avoir perdus par la faute de Jérôme Kerviel. Il évoque également « la réalisation par la Société générale d’opérations fictives de même nature que celles reprochées à M. Jérôme Kerviel ».




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