Archive pour le Tag 'justifier'

Référendums de Poutine : la grosse ficelle pour justifier le pire ?

Référendums de Poutine : la grosse ficelle pour justifier le pire ?

 

Il est fort probable que les référendums envisagés par Poutine dans les zones occupées en Ukraine risquent de servir de prétexte pour justifier le pire y compris le recours éventuel à l’arme nucléaire.
Poutine est un effet acculé de l’intérieur comme de l’extérieur. À l’intérieur il est coincé entre les plus ultras et une opinion publique de moins en moins favorable à la guerre. À l’extérieur il ne peut pas compter sur le franc soutien de grands pays comme la Chine.

Poutine qui ne connaît que la terreur ne pourra accepter l’éventuelle défaite qui se dessine en Ukraine. D’où cet honteuse initiative de faux référendum pour considérer les zones occupées comme russes et justifier ainsi la défense de la Russie par encore une plus grande terreur

Dénonçant une « guerre d’annexion » menée depuis le 24 février par la Russie en Ukraine, le président français a jugé que les conditions pour organiser de telles consultations n’étaient « absolument pas remplies » dans des territoires en guerre, avec des populations bombardées et déplacées par les combats.

« Il s’agit d’une provocation supplémentaire qui à nos yeux ne donnerait lieu à aucune conséquence sur la position qui est la nôtre », a dit Emmanuel Macron à des journalistes avant un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Il a exigé de la Russie qu’elle quitte le territoire ukrainien et respecte les frontières internationalement reconnues de l’Ukraine, dont la Russie a déjà annexé la Crimée en 2014.

Le président français a jugé que ces projets de référendums portaient la « signature du cynisme » de la Russie et constituaient une « parodie » et une « imitation de forme démocratique ou de légitimité démocratique ».

« Si ce n’était pas tragique, nous pourrions en rire. C’est du cynisme et donc évidemment que ce ne sera pas reconnu par la communauté internationale et que ça n’aura donc aucune conséquence sur le plan juridique », a-t-il dit.

 

Électricité : l’alerte Ecowatt, un gadget pour justifier les augmentations

Électricité : l’alerte Ecowatt, un gadget pour justifier les augmentations

Un nouveau gadget avec l’alerte Ecowatt  , sorte de météo de l’électricité qui doit indiquer les niveaux de tension de la consommation. Un dispositif qui ne servira pas à grand-chose sinon quand le niveau approchera du rouge à justifier de nouvelles augmentations. Un véritable scandale évidemment pour un pays qui pouvait s’enorgueillir d’être non seulement autonome en matière d’électricité mais aussi d’exporter cette énergie. En cause,  le fait que presque la moitié du parc nucléaire est actuellement immobilisée. La responsabilité qui incombe largement à ce gouvernement, à Macron en particulier qui rappelons-le sous Hollande, sous son premier mandat ensuite  avait pour objectif de réduire la production d’origine nucléaire avec la fermeture de 14 réacteurs et l’arrêt total , réalisé lui,de Fessenheim. La responsabilité aussi à EDF même s’il faut prendre en compte les contraintes beaucoup plus lourdes de vérification des centrales suites à Fukushima. Une entreprise qui s’est un peu endormi, comme son personnel et ses dirigeants qui ont perdu non seulement en dynamisme, en productivité mais aussi incompétence. Sans parler des accommodements sociaux difficilement justifiables.

 

Une alerte rouge, d’Ecowatt signifiera  que le système électrique est très tendu (autrement dit, que la production et les importations ne suffiront pas à couvrir l’ensemble de la consommation) et qu’une coupure d’électricité, sous forme de délestage, est inévitable… Sauf, si la consommation baisse de manière volontaire et substantielle, grâce aux écogestes non rémunérés pris par les consommateurs, particuliers et entreprises.

Et c’est bien sur cette mobilisation collective que mise RTE. « Les situations de coupures programmées sont évitables si la mobilisation de tous est forte, si la sobriété s’étend à tous les secteurs et si la collectivité nationale répond au signal Ecowatt rouge », affirme le patron de RTE.

Un signal Ecowatt se matérialise par une alerte envoyée, trois jours à l’avance, par SMS, par email ou via une notification. Pour la recevoir, une inscription au préalable sur le site éponyme est nécessaire. L’alerte invite à réduire sa consommation de manière très ponctuelle, en baissant son chauffage d’un degré supplémentaire ou en remportant l’utilisation d’un équipement électrique dans la journée par exemple. Ces écogestes permettraient d’économiser jusqu’à 4 GW entre 8h et 13h et jusqu’à 5 GW entre 18h et 20h, selon les estimations du gestionnaire.

Toutefois, ces économies ne pourront être atteintes qu’en cas d’une adhésion massive à cette météo de l’électricité. Or, aujourd’hui, seules 100.000 personnes sont abonnées à ce système d’alarme. Ce qui reste très peu. Mais le gestionnaire compte sur sa généralisation grâce à des partenariats noués avec des entreprises et des collectivités et une plus forte médiatisation. « Nous menons des discussions avec beaucoup de médias, notamment pour parler du signal Ecowatt pendant les bulletins météo qui sont très regardés », explique RTE.

À quand aussi un système alerte aux augmentations des tarifs ?

 

Énergie : un discours alarmiste pour justifier une hausse de 15 %

Énergie : un discours alarmiste pour justifier une hausse de 15 %

 

Les différentes institutions et le gouvernement n’ont cessé ces jours derniers d’alimenter le discours alarmiste allant jusqu’à envisager un manque d’énergie en particulier concernant l’électricité. D’ailleurs la plupart des titres des médias sont éloquents en indiquant que la hausse sera « limitée « à 15 % d’après la première ministre. Laquelle d’ajouter que les Français doivent encore être heureux de cette situation :« Aujourd’hui, sans action du gouvernement les tarifs du gaz et de l’électricité seraient multipliés par 2,2 au début de l’année prochaine », a-t-elle ajouté avant d’annoncer le prolongement en 2023 du mécanisme de bouclier tarifaire « pour tous les ménages, copropriétés, logements sociaux, petites entreprises et petites communes ». Cela permettra de « limiter à 15% la hausse du prix du gaz en janvier 2023 et 15% celle du prix de l’électricité en février», « 15% au lieu de 120% »« L’écart ne sera pas reporté sur les factures en 2024 ou plus tard et sera pris en charge par l’Etat », a-t-elle précisé.

Elisabeth Borne, selon qui « ce ne sont pas les Français en situation de précarité énergétique sur lesquels les efforts doivent peser », a également annoncé « un accompagnement spécifique pour aider les plus modestes » sous la forme « de chèques énergie exceptionnels (qui) seront versés d’ici la fin de l’année » à « 12 millions de foyers les plus modestes, soit 4 foyers sur 10 percevant de 100 à 200 euros selon le revenu ».

La Première ministre a également détaillé les actions menées à l’échelle européenne pour tenter de juguler la flambée des prix de l’énergie. « Concernant le gaz, les marchés fixent, en 2023, un prix cinq fois supérieur à celui de 2021 », a-t-elle rappelé, expliquant que si « ces prévisions sont bien supérieures à ce qui se pratique ailleurs dans le monde », cela s’explique par la guerre en Ukraine et la décision de la Russie de couper quasi toutes les exportations de gaz vers l’Europe. « Sur l’électricité, les prix anticipés en 2023 sont 10 fois supérieurs à ceux de 2021 », a-t-elle ajouté.

En conséquence, la France entend, d’une part, « rassurer les marchés sur les risques de pénuries. Ce sont des craintes excessives qui provoquent des prix exagérément hauts ». « Nous agirons contre la spéculation sur les prix de l’énergie », a, en outre, affirmé la Première ministre, rappelant que « la Commission européenne a proposé que chaque pays puisse récupérer les marges réalisées par les entreprises de l’énergie qui font des marges exceptionnelles ».Notons que le gouvernement français jusque-là ne s’est pas engagé dans ce sens !

Finances: l’alibi de l’analyse technique pour justifier la spéculation

Finances: l’alibi  de l’analyse technique pour  justifier la spéculation

 

L’économiste Amine El Bied met en évidence, dans une tribune au « Monde », des liens entre la Bourse et la mythologie grecque, plus précisément entre le rôle des tradeurs boursiers devant les anticipations et celui d’Œdipe face à l’oracle de Delphes.

Tribune.

 

La sagesse des Grecs et leur mythologie ont traversé les âges et sont parfois encore étonnamment actuelles. Ces mythes universels peuvent trouver des résonances même dans les domaines les plus inattendus. L’analyse technique boursière, méthode d’analyse basée sur l’étude des historiques de cours, est utilisée pour en prédire l’évolution.

Cette analyse se veut technique, comme son nom l’indique, avec ses représentations graphiques, qui permettent d’analyser les tendances, d’identifier les pics, les creux, les points d’inflexion, de retournements ou de rebonds. L’intérêt premier de l’analyse technique est qu’elle est très utilisée par les tradeurs. Les prédictions qui en sont tirées ont une influence sur le comportement des opérateurs, et donc sur l’évolution boursière.

En suivant en majorité les prédictions de l’analyse technique, en vendant ou achetant donc en fonction de ces résultats, les tradeurs favorisent par leur comportement une évolution de la Bourse conforme à ces prédictions. Si l’analyse technique leur indique par exemple la croissance d’un cours boursier, cela va les inciter à acheter l’action en question, ce qui va faire grimper son cours, selon la loi du marché de l’offre et de la demande.

A l’inverse, si on anticipe par l’analyse technique le renversement d’une tendance haussière, les tradeurs craignant une baisse de la valeur des titres détenus dans leur portefeuille vont se précipiter pour vendre ces titres, ce qui va faire chuter les cours. Ce n’est donc pas tant l’analyse technique qui permet de prédire une évolution boursière que la foi accordée à cette analyse qui va provoquer une réaction des opérateurs et entraîner une évolution boursière dans le sens qui a été anticipé.

Plus le nombre de tradeurs utilisant l’analyse technique et ayant foi dans ces résultats est élevé, plus l’influence de cette dernière sur l’évolution de la Bourse sera grande. On se souvient de la citation attribuée à Abraham Lincoln, célèbre seizième président des Etats-Unis : « Le moyen le plus fiable de prédire l’avenir est de le créer. » C’est ce que fait en fin de compte l’analyse technique, elle prédit l’évolution boursière en la créant. Elle est censée prédire l’évolution boursière, elle est en fait la cause qui fait réaliser la prédiction.

Mais quel rapport alors avec la mythologie grecque ? Ce lien avec le monde technique de la Bourse est possible si l’on se réfère à l’histoire d’Œdipe. Avant sa naissance, l’oracle de Delphes avait prédit à ses parents, le roi Laïos et la reine Jocaste, que le fils né de leur union, à son insu, tuerait son père et épouserait sa mère. Pour que l’oracle ne s’accomplisse pas, ils décident d’abandonner le nouveau-né, qui est accueilli et adopté par le roi et la reine de Corinthe, Polybe et Mérope. Œdipe grandit sans connaître ses vrais parents.

Auto : les constructeurs gonflent les voitures de technologies pour justifier les prix

Auto : les constructeurs gonflent les voitures de technologies pour justifier les prix

 

Les constructeurs automobiles s’engagent dans une stratégie folle pour gonfler les voitures de technologies afin de maintenir les prix. En effet d’après les experts de la profession, le logiciel pourrait représenter 60 % du prix de la voiture électrique. Un logiciel complexe justifié par de nombreux services  et exploitant des informations de nombreux capteurs et caméras.

Certes l’électronique dans l’automobile n’est pas un phénomène nouveau et de ce point de vue la complexification des automobiles est déjà largement inutile aujourd’hui et c’est cette complexification qui permet de maintenir des prix très élevés

Selon une étude réalisée par le cabinet Roland Berger, le coût des semi-conducteurs, qui représente 16 % du total dans une voiture diesel ou essence, monte ainsi à 35 % dans une voiture électrique.

Le cabinet PwC estime que la part du logiciel dans la valeur des voitures grimpera à 60 % en 2030. L’électronique permettra de gérer les fonctions d’assistance à la conduite, grâce auxquelles les véhicules vont se garer seuls ou rectifier leurs trajectoires – avant d’être un jour totalement autonomes ! Une utopie totale évidemment car les infrastructures devraient alors être totalement dédies à la seule circulation automobile ( bref la réinvention du train ou du métro ).

La stratégie des constructeurs est surtout commerciale et financière et la voiture risque d’être gonflée de gadgets numériques pour justifier les prix et maintenir des profits. Une stratégie qui risque d’être perdante dans la mesure où la voiture numérique va passer à côté de sa cible sociologique de masse. Seule une partie de la population pourra en effet se payer ses voitures numériques trois à quatre fois plus chères qu’une voiture thermique. Le gagnant de la future stratégie pourrait bien être au contraire celui qui saura déshabiller l’automobile de toute ce fatras numérique inutile. Cela pour rendre l’automobile encore accessible financièrement.

ENA : l’entourloupe de Macron avec l’entrée de quelques pauvres pour justifier l’institution

ENA : l’entourloupe de Macron avec l’entrée de quelques pauvres pour justifier l’institution

 

L’entourloupe de Macron et grossière mais pourtant elle passe puisque pratiquement peu de médias se scandalisent de ce changement total de position vis-à-vis de l’ENA. Le président de la république avait pourtant prit l’engagement de supprimer cette institution de technocrates qui ont envahi toutes les institutions publiques et privées et même la politique. Brusquement pour la justifier Macron sort de  son chapeau la possibilité de faire entrer quelques pauvres donnant ainsi un vernis démocratique a un outil obsolète qui pollue la vie politique, économique et administrative.  D’une certaine manière c’est une manœuvre dilatoire car la vraie question de l’ENA n’est pas celle de sa sociologie mais des liens consanguins entre les anciens élèves qui ne cessent de se renvoyer l’ascenseur pour coloniser la plus grande partie de la vie économique et politique du pays.

 

En matière de politique à peu près tous les partis de gouvernement sont sous influence de l’ENA. Dans les entreprises le recrutement d’énarques est incontournable afin qu’ils mettent à disposition de l’entreprise leur carnet d’adresses. Dans l’administration aussi évidemment l’ENA domine et s’accapare les plus hauts postes dans l’Etat. Le tout avec des allers-retours plus que discutable entre la sphère politique, économique et administrative.

La France est le seul pays développé doté d’une école de formation des hauts fonctionnaires avec entrée directe à vie dans les grands corps et les administrations centrales, comme l’ENA. A minima, une solution aurait été de supprimer le fameux classement de sortie. Le rapport Thiriet qui était censé préfigurer l’organisation de la suppression de l’ENA proposait d’ailleurs de lui préférer des entretiens d’embauche entre les jeunes diplômés et les administrations et un accès aux grands corps seulement accessible au bout de trois ans.

 

 

Environnement: Un référendum pour justifier l’inaction

Environnement: Un référendum pour justifier l’inaction 

 

La députée LR de Haute-Savoie, Virginie Duby-Muller,  estime dans l’Opinion que ce sont d’abord des « comportements quotidiens qui feront la différence, avec des mesures concrètes et directes » pour lutter contre le réchauffement climatique

 

 

 

tribune

Empêtré par l’action médiatique de sa convention de citoyens tirés au sort, Emmanuel Macron a été contraint lundi de rendre des comptes, reprenant leur proposition d’organisation d’un référendum pour « introduire les notions de biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique » dans l’article 1 de la constitution.

Sérieusement, qui serait contre l’introduction du climat dans la Constitution ?! Certainement par notre famille politique, puisque nous rappelons au gouvernement et à sa majorité que nous avons intégré dès 2005 la Charte de l’Environnement à notre bloc de constitutionnalité, hissée au niveau des droits de l’Homme. Avec les lois du Grenelle de l’environnement, la France dispose ainsi déjà d’un arsenal législatif complet pour protéger l’environnement.

Nous nous retrouvons donc face à une mesure inutile, gadget, proposée par des citoyens tirés au sort qui ont travaillé dans un milieu fermé, sans rendre de compte à personne, sans être élus. Leurs avis peuvent bien sûr être pris en compte par les décideurs politiques, mais dans une démocratie représentative, ce sont les élus du peuple qui ont la légitimité de prendre des décisions.

Charcuter. On s’interrogera aussi sur l’urgence de mettre en place un tel référendum pour charcuter la constitution avec des mesures qu’elle contient déjà. Alors que l’épidémie du coronavirus continue chaque jour de faire des victimes, que notre personnel soignant enchaîne les vagues de contaminations, que notre économie est à l’arrêt, que nos commerçants et notre monde culturel sont en pleine détresse, est-ce vraiment la priorité de modifier l’article premier de notre texte fondateur ? Alors qu’une vague d’attentats islamistes continue de déferler sur le territoire français, et que chaque week-end l’extrême-gauche attaque nos forces de l’ordre et casse nos commerces lors de manifestations en pleine épidémie, ne devrions-nous pas nous focaliser sur des mesures certes moins emblématiques mais plus concrètes ?

« Le bilan d’Emmanuel Macron pour le climat est à son image : du « en même temps » qui conduit à des politiques irraisonnées »

Car ce référendum surprise vise avant tout à donner quelques paillettes à la politique environnementale peu glorieuse du président de la République. Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, les conventions, séminaires, comités Théodule, conférences de presse, déplacements express ne suffiront jamais. Le bilan d’Emmanuel Macron pour le climat est à son image : du « en même temps » qui conduit à des politiques irraisonnées.

Alors que nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux pour réduire notre empreinte carbone, son gouvernement décide discrètement de rouvrir des centrales à charbon extrêmement polluantes, à la suite de la fermeture absurde et idéologique de Fessenheim, alors que le nucléaire est totalement décarboné. Tandis que nous aspirons aux circuits courts en France pour valoriser nos agriculteurs, Emmanuel Macron soutient la ratification du CETA (et de l’accord du Mercosur jusqu’à récemment), qui améliorera assurément la vie des Français avec l’importation de bœufs aux hormones après 7 000 km d’avion. Quand la lutte contre la pollution aérienne passera évidemment par le développement du ferroviaire, la majorité gouvernementale a refusé cette semaine la proposition du Sénat de baisser la TVA sur les billets de train.

Mesures concrètes. Le climat n’est plus une affaire de symboles, et même les symboles de la majorité sonnent faux : en témoigne l’échec retentissant de la ministre de l’Ecologie (et de l’idéologie !) sur le sujet des néonicotinoïdes et du glyphosate. Modifier la Constitution ne changera aucunement la vie des Français. En réalité, loin des symboles qui ne convainquent plus personne, ce sont nos comportements quotidiens qui feront la différence, avec des mesures concrètes et directes. C’est ce que Les Républicains ont proposé en novembre lors de leur convention consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique.

Mettons en place une barrière écologique aux frontières européennes pour taxer les produits qui ne respectent pas les mêmes normes que nous. Instaurons une vraie préférence locale dans la commande publique pour qu’elle bénéficie en priorité aux producteurs locaux et nationaux, notamment des collectivités. Refusons tout accord de libre-échange avec des pays ne respectant pas nos standards écologiques et soumettant nos entreprises et nos agriculteurs à une concurrence déloyale. Doublons la part du fret ferroviaire par la mise en place d’un pacte ferroviaire. Misons sur les biocarburants dans le transport routier. D Développons une véritable filière française de production et distribution de biocarburants pour le transport aérien. Refusons la fermeture des centrales nucléaires prévue par le gouvernement, et engageons-nous dans cette énergie décarbonée avec la construction de six EPR de deuxième génération.

Référendum climat : pour justifier l’inaction

 Référendum  climat : pour justifier l’inaction 

La députée LR de Haute-Savoie, Virginie Duby-Muller,  estime dans l’Opinion que ce sont d’abord des « comportements quotidiens qui feront la différence, avec des mesures concrètes et directes » pour lutter contre le réchauffement climatique

 

 

 

tribune

Empêtré par l’action médiatique de sa convention de citoyens tirés au sort, Emmanuel Macron a été contraint lundi de rendre des comptes, reprenant leur proposition d’organisation d’un référendum pour « introduire les notions de biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique » dans l’article 1 de la constitution.

Sérieusement, qui serait contre l’introduction du climat dans la Constitution ?! Certainement par notre famille politique, puisque nous rappelons au gouvernement et à sa majorité que nous avons intégré dès 2005 la Charte de l’Environnement à notre bloc de constitutionnalité, hissée au niveau des droits de l’Homme. Avec les lois du Grenelle de l’environnement, la France dispose ainsi déjà d’un arsenal législatif complet pour protéger l’environnement.

Nous nous retrouvons donc face à une mesure inutile, gadget, proposée par des citoyens tirés au sort qui ont travaillé dans un milieu fermé, sans rendre de compte à personne, sans être élus. Leurs avis peuvent bien sûr être pris en compte par les décideurs politiques, mais dans une démocratie représentative, ce sont les élus du peuple qui ont la légitimité de prendre des décisions.

Charcuter. On s’interrogera aussi sur l’urgence de mettre en place un tel référendum pour charcuter la constitution avec des mesures qu’elle contient déjà. Alors que l’épidémie du coronavirus continue chaque jour de faire des victimes, que notre personnel soignant enchaîne les vagues de contaminations, que notre économie est à l’arrêt, que nos commerçants et notre monde culturel sont en pleine détresse, est-ce vraiment la priorité de modifier l’article premier de notre texte fondateur ? Alors qu’une vague d’attentats islamistes continue de déferler sur le territoire français, et que chaque week-end l’extrême-gauche attaque nos forces de l’ordre et casse nos commerces lors de manifestations en pleine épidémie, ne devrions-nous pas nous focaliser sur des mesures certes moins emblématiques mais plus concrètes ?

« Le bilan d’Emmanuel Macron pour le climat est à son image : du « en même temps » qui conduit à des politiques irraisonnées »

Car ce référendum surprise vise avant tout à donner quelques paillettes à la politique environnementale peu glorieuse du président de la République. Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, les conventions, séminaires, comités Théodule, conférences de presse, déplacements express ne suffiront jamais. Le bilan d’Emmanuel Macron pour le climat est à son image : du « en même temps » qui conduit à des politiques irraisonnées.

Alors que nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux pour réduire notre empreinte carbone, son gouvernement décide discrètement de rouvrir des centrales à charbon extrêmement polluantes, à la suite de la fermeture absurde et idéologique de Fessenheim, alors que le nucléaire est totalement décarboné. Tandis que nous aspirons aux circuits courts en France pour valoriser nos agriculteurs, Emmanuel Macron soutient la ratification du CETA (et de l’accord du Mercosur jusqu’à récemment), qui améliorera assurément la vie des Français avec l’importation de bœufs aux hormones après 7 000 km d’avion. Quand la lutte contre la pollution aérienne passera évidemment par le développement du ferroviaire, la majorité gouvernementale a refusé cette semaine la proposition du Sénat de baisser la TVA sur les billets de train.

Mesures concrètes. Le climat n’est plus une affaire de symboles, et même les symboles de la majorité sonnent faux : en témoigne l’échec retentissant de la ministre de l’Ecologie (et de l’idéologie !) sur le sujet des néonicotinoïdes et du glyphosate. Modifier la Constitution ne changera aucunement la vie des Français. En réalité, loin des symboles qui ne convainquent plus personne, ce sont nos comportements quotidiens qui feront la différence, avec des mesures concrètes et directes. C’est ce que Les Républicains ont proposé en novembre lors de leur convention consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique.

Mettons en place une barrière écologique aux frontières européennes pour taxer les produits qui ne respectent pas les mêmes normes que nous. Instaurons une vraie préférence locale dans la commande publique pour qu’elle bénéficie en priorité aux producteurs locaux et nationaux, notamment des collectivités. Refusons tout accord de libre-échange avec des pays ne respectant pas nos standards écologiques et soumettant nos entreprises et nos agriculteurs à une concurrence déloyale. Doublons la part du fret ferroviaire par la mise en place d’un pacte ferroviaire. Misons sur les biocarburants dans le transport routier. D Développons une véritable filière française de production et distribution de biocarburants pour le transport aérien. Refusons la fermeture des centrales nucléaires prévue par le gouvernement, et engageons-nous dans cette énergie décarbonée avec la construction de six EPR de deuxième génération.

La loi de Dieu pour justifier les dictatures

La loi de Dieu pour justifier les dictatures

 

 

Au-delà du débat philosophique auquel se sont livrés le président égyptien et Emmanuel Macon à propos des supériorités respectives des droits de l’homme et de la loi de Dieu, le constat démocratique et politique est consternant dans les pays où la loi de l’islam prévaut.

 

Force est de constater que dans la quasi-totalité des pays qui contestent la primauté des droits de l’homme sur les lois religieuses, la démocratie est dans un piteux état et justifie en fait la dictature et la limitation des libertés individuelles et collectives. Tout cela évidemment au nom de la loi de Dieu. Le débat entre Macron et le président égyptien est de ce point de vue caractéristique de deux visions de civilisation qui s’affrontent.

 

Macon a notamment déclaré. «Un journaliste, un dessinateur de presse écrit et dessine librement (…) Quand il y a une caricature, ce n’est pas un message de la France à l’égard du monde musulman. C’est l’expression libre de quelqu’un qui provoque, blasphème. Il a le droit, dans mon pays. Parce que ce n’est pas la loi de l’islam qui s’applique, c’est la loi d’un peuple souverain, qui l’a choisi pour lui-même. Et je ne vais pas la changer pour vous», a-t-il répliqué

 

«Ne le prenez pas comme une provocation du président de la République ou du peuple français», c’est «l’expression libre d’un dessinateur ou d’un satiriste, et d’autres lui répondent (…) Et les droits de l’Homme c’est ça. C’est que l’un peut provoquer, parfois choquer, et je le regrette. Mais un autre peut lui répondre, parce qu’ils se respectent et parlent en paix», a-t-il développé.

 

Le président égyptien a répliqué. «Un homme a le droit d’avoir la religion qu’il veut» mais «les valeurs humaines sont faites par l’Homme et peuvent être changées alors que les valeurs religieuses sont d’origine céleste et sont donc sacrées, elles ont la suprématie sur tout.

La Convention citoyenne veut un référendum bidon pour justifier la démocratie trottoir

La Convention citoyenne veut un référendum bidon pour justifier la démocratie trottoir

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La Convention citoyenne pour le climat a voté, ce dimanche 21 juin, en faveur d’un référendum visant à introduire la lutte contre le changement climatique dans la Constitution et à créer un crime d’écocide.

Un crime Ecocide  qui définit une atteinte grave à l’équilibre environnemental mondial et pouvant faire l’objet de lourdes sanctions comme les crimes contre l’humanité. Le premier problème c’est qu’il s’agit d’une inscription envisagée dans la seule constitution française et élaborée par un groupe essentiellement de français alors que la problématique est mondiale.

La seconde observation c’est que l’idée n’est pas de la Convention elle-même mais de Macron lui-même : la preuve d’une autonomie relative ! Le troisième élément est d’ordre méthodologique qu’est-ce qui peut définir un crime contre l’environnement, quel organisme, sur quels critères d’évaluation avec quelles sanctions . Tout cela se résume à une opération politicienne pour tenter de faire de la récupération idéologique pour r actuellement en panne dans les .   pour la plupart des autres mesures.  elles sont à la fois tellement banales et  tellement contradictoire= aussi que finalement la Convention a eu le grand courage de tout renvoyer aux politiques. Ce qui –Aurait dû être fait dès le début en lien avec les organisations et véritables experts de l’environnement au lieu de citoyens  choisies au hasard sur le trottoir.

Une démarche caractéristique de Macron qui veut détruire tous les corps intermédiaires pour renforcer son pouvoir théocratique. Finalement une restera pas grand-chose de cet pseudo Convention citoyenne sorte de détournement de la représentation nationale et dont vraisemblablement on parlera peu pas dans les semaines à venir. Pour preuve c’était ridicule idée de limiter la vitesse des automobiles à 100 km/h sur autoroute, pourquoi pas à 25 km puisque  le rapport entre consommation et émissions polluantes est généralement pertinent. On a quand même échappé à la menace des 28 heures sans perte de salaire alors  que la France a déjà tué sa compétitivité avec son initiative des 35 heures. Et pourquoi pas maintenant une convention citoyenne sur le coronavirus ?

Chine: nouveau record des excédents pour justifier la politique de Trump

Chine:  nouveau record des excédents pour justifier la politique de Trump

Le président américain va évidemment trouver des raisons supplémentaires pour justifier l’augmentation des droits de douane sur les importations chinoises qui viennent de franchir un nouveau record. Les exportations de la Chine sont reparties en hausse en septembre, avec une progression de 14,5% sur un an contre 9,8% en août, en dépit des tensions commerciales avec les États-Unis, ont annoncé vendredi les Douanes. Les importations ont de leur côté ralenti leur croissance, à 14,3% sur un an, après une progression de 20% le mois précédent, donnant à Pékin une nouvelle augmentation de son excédent commercial, à 31,6 milliards de dollars contre 27,9 milliards en août. En outre, la Chine a dégagé en septembre un nouvel excédent record dans ses échanges avec les Etats-Unis, à 34,13 milliards de dollars, en dépit de la guerre commerciale entre les deux pays, selon des chiffres publiés vendredi par l’administration chinoise des Douanes. L’excédent chinois vis-à-vis des États-Unis avait déjà atteint le niveau record de 31,05 milliards de dollars en août.

L’emploi US va justifier une hausse des taux

L’emploi US va justifier une hausse des taux

 

 

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Une quatrième hausse des taux est désormais très probable en juin en raison notamment de l’amélioration de l’emploi et des bonnes perspectives pour l’industrie manufacturière.   L’économie américaine a créé 223.000 emplois en mai selon le rapport mensuel du département du Travail, un chiffre en hausse et supérieur aux attentes, ce qui a ramené le taux de chômage à 3,8%, son plus bas niveau depuis 18 ans. Le salaire horaire moyen a parallèlement augmenté plus qu’anticipé, de 0,3% par rapport à avril et de 2,7% sur un an. “Ces chiffres nous confortent dans nos prévisions concernant quatre hausses de taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed) en 2018”, commente Mirabaud Securities. “La hausse de juin semble scellée puisque la probabilité actuelle d’une hausse d’un quart de point des taux à cette date est de 93,8%.”  Un hausse des taux qui tombe mal pour l’Europe qui elle enregistre uen tassement de la croissance au premier trimestre amis aussi sans doute au second.

Service national : pour justifier son recul, Macron va consulter les jeunes !

Service national : pour justifier son recul,  Macron va consulter les jeunes !

Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois. Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois.

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

 

D’une certaine manière,  la  ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau,  renvoie la balle à l’UE en demandant que l’annulation de la taxe dividendes décidée par le précédent gouvernement et annulée par Bruxelles soit intégrée pour autoriser la France à dépasser 3% de déficit budgétaire. Une bataille budgétaire et  juridique qui est aussi une bataille d’incompétence. Et chacun de renvoyer la responsabilité aux différents gouvernements précédents. Reste que la facture que laisse François Hollande est dure à avaler puisque la fameuse taxe sur les dividendes été  décidée en 2012 et qu’il faut maintenant rembourser aux contribuables concernés représente  une facture de 10 milliards. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a largement critiqué l’ardoise du gouvernement précédent. Une “ardoise” liée à “l‘amateurisme juridique” du précédent exécutif pour Christophe Castaner et “un scandale d‘Etat” pour le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire. Du coup l’ancien secrétaire budget de François Hollande se défend et renvoie la balle au gouvernement de Sarkozy. Dans un billet publié sur son blog, Christian Eckert rappelle que cette contribution avait été mise en place fin 2012 notamment pour faire face à des contentieux d‘un montant de 4,5 milliards d‘euros “laissé par le gouvernement précédent auquel Bruno Le Maire appartenait”, du fait de la censure par la justice européenne d‘un prélèvement mis en place durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il souligne que toutes les analyses effectuées en 2012 avaient conclu “à la conformité au droit communautaire” et explique que la censure de la taxe repose sur une jurisprudence datant de fin 2016 et qui était donc “inenvisageable en 2012”. Et d’accuser certains responsables d’avoir été complice de décision qu’il critique aujourd’hui. Pour Christian Eckert, la polémique vise à “faire diversion” et Bruno Le Maire et Gérald Darmanin “auraient sans doute été plus mesurés” s‘ils avaient pris en compte le fait que de nombreux membres de la majorité actuelle ont participé au vote de cette loi. “Si avant de parler de scandale et d‘amateurisme juridique ils s’étaient interrogés sur le rôle du président (Emmanuel) Macron, secrétaire général adjoint de l‘Elysée en 2012, qui s‘occupait avant tout de fiscalité des entreprises, du secrétaire général de l‘Elysée d‘aujourd‘hui, Alexis Koehler, directeur de cabinet du ministre des finances (Pierre Moscovici, ndlr) en 2012 et des parlementaires devenus ministres (Christophe) Castaner, (Gérard) Collomb, (Richard) Ferrand…, qui ont voté à l’été 2012 la loi de finances et tous ses articles, ils auraient sans doute été plus mesurés”. La réplique de Christian Hecker et notamment sa critique de Macron n’est guère étonnante car lorsqu’il était au gouvernemenet avec Macron,  Christian Hecker n’a jamais caché son opposition à l’actuel présidentes de la république. .Reste que ces affaires sont assez lamentables et démontrent surtout qu’on fait semblant de boucher des trous budgétaires avec des recettes hypothétiques. Ce qu’avait d’ailleurs dénoncé la Cour des Comptes en considérant que le budget défendu par Christian Hecker était insincère. Pour parler plus clairement bidonné ! Pour sortir partiellement de cet imbroglio, une nouvelle contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises a été adoptée le mois dernier au Parlement afin de compenser la moitié des coûts liés à l‘invalidation. Il faut évidemment espérer qu’elle ne sera pas à nouveau annulée par Bruxelles.

Le CO2 pour justifier le nucléaire

Le CO2 pour justifier le  nucléaire

 

 

« Soudainement », le gouvernement découvre que l’objectif de réduire à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité française en 2025 s‘accompagnerait d‘un doublement des émissions de CO2 du secteur. Une découverte pour le moins tardive car les  connaisseurs du dossier savent parfaitement que cet objectif était en contradiction totale avec les perspectives retenues en matière de climat. La réduction à 50 % de la part du nucléaire aurait même entraîné le doublement des émissions de CO2 du système électrique. En outre on craint même maintenant une insuffisance de production d’électricité notamment depuis qu’EDF  a décidé de réduire la part de son électricité nécessaire. EDF a en effet  abaissé fin octobre son objectif 2017 de production d’électricité d‘origine nucléaire, pour la deuxième fois cette année, et a ajusté à la baisse son objectif de résultat d‘exploitation (Ebitda) à la suite du report du redémarrage de la centrale de Tricastin. Les prix de gros de l’électricité en Europe pour les prochains mois ont fortement augmenté après ces annonces, les analystes craignant que la France, dont les besoins en électricité dépendent au trois quarts de l’énergie nucléaire, ne soit confrontée à un risque de pénurie cet hiver en raison de l‘interruption prolongée de plusieurs réacteurs. Face à ces réalités le gouvernement se résout donc à renvoyer aux calendes grecques (en 2025 ou 2050) le plan de fermeture prévue des centrales nucléaires.  Alors que le nucléaire représente près des trois quarts de cette production, sa réduction programmée par la loi de transition énergétique de 2015 impliquerait la fermeture de 24 réacteurs sur les 58 que compte le pays et une forte accélération du développement des renouvelables. Un développement des renouvelables qui ne pourra jamais compenser dans les délais impliqués la réduction de la production d’électricité nucléaire. Pour assurer l‘alimentation en électricité des Français, et même dans l‘hypothèse retenue d‘une consommation en légère baisse, un report des fermetures de centrales à charbon après 2025 et la construction de nouveaux moyens thermiques au gaz seraient cependant nécessaires, avec à la clé un doublement des émissions de CO2 du système électrique. Hulot le ministre de l’écologie se résout à admettre cette  évidence pourtant connue  “Il sera difficile de tenir l‘objectif de ramener à 50% la part du nucléaire d‘ici 2025”, a déclaré  le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot à l‘issue du conseil des ministres. Le gouvernement, a-t-il indiqué, mettra en place un nouveau calendrier “réaliste” de réduction du nucléaire.

Autoroutes: des travaux pour justifier la hausse des péages

Autoroutes: des travaux  pour justifier la hausse des péages

Comme souvent les gouvernements cèdent devant les exigences des sociétés d’autoroutes en matière de péage. Pour les justifier les sociétés d’autoroute s’engagent à réaliser des travaux. Bayrou qui est souvent intervenu sur cette question avait considéré que c’était scandaleux.  Bayrou avait  dénoncé de l’augmentation des péages, alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », avait  affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies avait  annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités. Mais  Le gouvernement a conclu jeudi les discussions sur le deuxième plan de relance autoroutier français, qui prévoit plus de 800 millions,-et non pas un milliard- de travaux moyennant une augmentation des tarifs de péages.  Eiffage, deuxième opérateur autoroutier français via notamment sa filiale APRR, a annoncé avoir signé un plan d’investissement d’un montant d’environ 220 millions d’euros, tandis que l’espagnol Abertis, principal actionnaire du troisième réseau Sanef, a annoncé à Madrid qu’il investirait 147 millions d’euros. Vinci n’a pas souhaité faire de commentaire. Sur la base de la taille du réseau du principal acteur (52% des autoroutes françaises), son investissement devrait être de l’ordre de 400 millions d’euros. « Les modalités de ce plan viennent d’être finalisées. S’élevant à plus de 800 millions d’euros, il comprend 32 opérations de type échangeurs, présentant un intérêt pour la desserte locale et pour les usagers de l’autoroute, et 25 opérations de type aires de covoiturage et aménagements pour le milieu naturel », a fait savoir de son côté le secrétariat d’Etat aux Transports dans un communiqué. Le nouveau plan de relance, financé en moyenne à plus de 50% par les collectivités concernées et pour le reste par des hausses de 0,1% à 0,4% par an des tarifs de péages entre 2019 et 2021, doit être maintenant soumis au régulateur, l’Arafer. Pour les chantiers type échangeurs, le financement viendra essentiellement des collectivités locales, tandis que pour les projets type parkings de covoiturage, il proviendra surtout des péages. Le nouveau plan autoroutier avait été évoqué pour la première fois fin juillet par le président François Hollande, et annoncé dès septembre pour un montant un peu supérieur, d’un milliard d’euros.

Laurent Fabius tente de justifier les vols de reconnaissance en Syrie

Laurent Fabius  tente de justifier les vols de reconnaissance en Syrie

Laurent Fabius ministre des affaires étrangères semble éprouver quelques difficultés à justifier les vols de reconnaissance en Syrie annoncée par François Hollande lors de sa conférence de presse. Les interventions aériennes françaises seraient justifiées pour prévenir des actes de terrorisme en France. On voit difficilement le lien entre ces deux éléments. Il y a bien entendu des rapports entre l’État islamique et le terrorisme mais ce ne sont sans doute pas des reconnaissances aériennes qui permettront de les détecter. Au mieux elles permettront d’éventuelles représailles contre l’État islamique. Laurent Fabius reconnaît d’ailleurs qu’il n’y a pas actuellement de décision d’effectuer des frappes. Ce qui renforce encore l’ambiguïté de ces vols de reconnaissance décidée par François Hollande. Il y aurait d’ailleurs de ce point de vue une divergence d’appréciation entre Hollande et Fabius. Ce dernier semblant favorable à la recherche d’une très large coalition internationale incluant la totalité des parties sans exclusive. Les vols français de reconnaissance au-dessus de la Syrie « se poursuivent », affirme pourtant  Laurent Fabius vendredi sur BFMTV qui tente comme il peut de justifier la décision de François Hollande. « Il y en a déjà eu deux séries depuis la décision prise par François Hollande. Nous avons la certitude que Daesh risque de menacer la France depuis la Syrie, donc au nom de la légitime défense, nous effectuons ces vols de reconnaissance. » Quant aux conséquences de ces vols, « ce sera au président de les tirer », ajoute Laurent Fabius. « Mais pour l’instant, il n’y a pas encore eu de bombardement français sur la Syrie ». Le ministre des Affaires étrangères en profite pour clarifier sa position: « je ne suis pas contre les bombardements », lance-t-il, alors que certains articles de presse font état de son opposition. « Il y a eu un conseil de défense dont les conclusions me paraissent excellentes ». Et de renvoyer une fois de plus vers la décision de François Hollande. Pour Laurent Fabius, la solution en Syrie doit être politique. « L’une des nouveautés, c’est que nous discutons désormais avec les Russes, les Américains, les Arabes, et les Iraniens pour tenter de trouver une solution politique ».  Mais le ministre doit également s’enquérir de la stratégie russe, car des avions russes ont été vus en Syrie. « Il y a des indications en ce sens », confirme Laurent Fabius. « S’il s’agit d’armements, il faut savoir que les Russes livrent traditionnellement des armes aux Syriens. Mais s’il s’agit de personnel, alors il faut essayer de comprendre quelle en est la finalité. Si c’est dans une perspective offensive, il faut savoir contre qui. J’en discuterai avec Sergueï Lavrov. »

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