Archive pour le Tag 'jusqu’où ?'

Récession : jusqu’où ?

Récession : jusqu’où ? 

 

Un papier de Philippe Mabille s’interroge sur l’ampleur de la récession incontournable qui vient (dans la Tribune ,extrait)

 

 

Signe que le pouvoir n’est pas si tranquille, il annonce sans attendre l’élection des nouveaux députés des mesures fortes sur le pouvoir d’achat pour contrer la flambée des prix. Le paquet anti-inflation de Macron 2 suffira-t-il pour amadouer les électeurs sans inquiéter les marchés ?, Pas si sûr que Macron soit sauvé, et nous avec, par le « quoi qu’il en coûte ».

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, tonne qu’une hausse de 1 point des taux d’intérêt à long terme, c’est 40 milliards d’euros de charges de dette en plus : la capacité d’endettement de Macron s’amenuise donc comme peau de chagrin. Christine Lagarde, qui apparemment ne sera pas Premier ministre (elle est plus utile à Francfort pour freiner la hausse des taux, dit-on) se prépare à se résoudre à durcir le ton et les taux à partir de juillet.

Sur les marchés financiers, ça va secouer, a prévenu Jerome Powell, le puissant patron de la Réserve fédérale américaine qui a déjà enclenché un cycle de durcissement de sa politique monétaire qui « ne se fera pas sans douleur »

Le carnage a commencé pour les spéculateurs en crypto-monnaies qui vivent un véritable krach avec un bitcoin en forte chute (malgré un rebond vendredi) sous les 30.000 dollars.

Au-delà des cryptos, toute la bulle de la tech s’effondre, en particulier les stars du Nasdaq En Californie, la fête est finie, on se prépare déjà pour la récession qui vient et l’on se rappelle l’éclatement de la bulle internet avec nostalgie.

Les marchés financiers redécouvrent une règle d’or de l’investissement : normalement, la valeur des actions est liée au niveau des taux. La fin de l’argent gratuit fait d’autant plus mal que beaucoup d’investisseurs s’étaient endettés à taux zéro pour spéculer. Du coup, c’est la course au cash pour les grands fonds d’investissement.

« Toute la question est de savoir combien de morceaux de viande les banques centrales vont retirer à coup de scalpel du malade pour le soigner de ses excès ? », raconte un grand banquier… Cryptos, SPACs, Fintechs, Private Equity, bourses mondiales : cela va tanguer, dans un monde déstabilisé par la guerre en Ukraine et ses conséquences sur les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement.

Le confinement des grandes villes chinoises achève de ternir le tableau alors que le sommet mondial sur le Covid rappelle que sans vaccination mondiale, on n’est pas prêt de sortir de la pandémie.

Bien sûr, comme l’aurait dit, dans une formule restée célèbre, Edith Cresson, la Première Premier ministre évoquée plus haut, dans une petite phrase que lui a attribuée une journaliste de Paris Match : « la bourse ? J’en ai rien à cirer ! » (on s’en souvient d’autant plus que les marchés financiers se sont effondrés dans la foulée – pas à cause d’elle…). Vieille tradition française : de Gaulle n’a-t-il pas affirmé que la politique de la France «  ne se fait pas à la corbeille » ? Mais si, un peu quand même. Pour Emmanuel Macron, ce nouveau contexte sur les marchés va affecter sa capacité à mettre en œuvre la fameuse « planification écologique » qu’il veut piquer au programme de Mélenchon. Financer par un crédit de plus en plus cher un bouclier énergétique et alimentaire pour les Français les plus modestes ne va pas résister longtemps au mur de l’argent et des réalités. Quant à la transition écologique, que ce soit pour l’Etat, les entreprises et les ménages, il va bien falloir trouver quelqu’un pour payer les énormes investissements indispensables pour décarboner nos économies et nos industries. En Russie, les sanctions liées à la guerre en Ukraine promettent de faire plonger le pays en récession dès cette année.

Le contrecoup sera violent pour l’Occident alors que les premières coupures de gaz russe sont en train d’advenir via la Pologne. Au point que Berlin accuse Moscou de mener une guerre énergétique et que l’Union européenne dénonce un « pacte » entre la Russie et la Chine.

Bref, le baptême du nouveau gouvernement Macron II ne sera pas de tout repos. Inflation, récession, démondialisation, réchauffement climatique : on a connu période plus détendue. A l’image de Sagittarius A*, le trou noir découvert cette semaine au centre de la galaxie, qui absorbe toute l’énergie qui l’environne, le monde entre dans un trou noir de la croissance, avec une récession inévitable. Nous sommes peut-être tout simplement en train de sortir, douloureusement, de quinze ans d’aberrations économiques provoquées par la grande crise financière de 2008 ? Celle-ci a engendré un gonflement anormal du bilan des banques centrales qui a masqué l’inflation et soutenu artificiellement le prix des actifs (immobilier, bourses, crypto-actifs).

 

Guerre en Ukraine : Jusqu’où ira la folie de Poutine ?

Guerre en Ukraine :  Jusqu’où ira la folie de  Poutine ? 

Un papier de la « Tribune » s’interroge sur les folies de Poutine prêt à tout pour maintenir son pouvoir et qui pourrait y compris étendre le champ de la guerre dans d’autres pays d’Europe.Sans parler de sa dernière menace relative à l’utilisation de l’arme nucléaire.

« A ce stade, nul ne sait où s’arrêtera Vladimir Poutine. Après l’Ukraine, voudra-t-il étendre l’influence russe dans d’autres territoires de l’ancienne URSS comme la Roumanie ou les Etats baltes ? Alors que l’autocrate russe n’hésite pas à brandir l’arme nucléaire pour montrer ses muscles face à l’Occident, l’OTAN prend ce risque suffisamment au sérieux en prévoyant d’y envoyer des troupes. «

 L’opération de Poutine est préparée de longue date si l’on se réfère notamment aux attaques précédentes notamment contre la Géorgie et en Crimée.

« . Tout laisse entendre que l’ « opération spéciale » déclenchée par Vladimir Poutine était prévue de longue date. Pas seulement par la mobilisation massive de 180 divisions aux frontières de l’Ukraine. Mais aussi par son calendrier. Poutine, qui a pris soin de s’assurer de la neutralité de Xi JinPing, le président chinois, en se rendant à l’ouverture des JO d’hiver à Pékin, a su attendre la fin de ceux-ci pour déclencher son offensive. Il a aussi habilement assoiffé l’Europe, en particulier l’Allemagne, en rationnant ses livraisons de gaz, ce qui a accéléré la flambée des prix de l’énergie et accentué le rapport de forces en sa faveur. »

Le papier de la Tribune explique que les sanctions prises contre la Russie sont un peu à double tranchant  et Poutine compte sur cette contradiction :

 « Certes, les sanctions contre Poutine feront mal au pouvoir d’achat des Russes via l’impact sur l’inflation et la désorganisation du commerce, mais ceux-ci en ont pris l’habitude depuis 2014 et se sont largement autonomisés. En outre, Poutine a sans doute préparé l’adaptation de la Russie aux sanctions, en négociant une possible alliance commerciale avec la Chine, la moins vocale pour dénoncer son attaque. Pour l’heure, quoi qu’il en soit, les livraisons de gaz de la Russie ne sont pas concernées par les sanctions. »

Les occidentaux s’accommoderaient bien d’une situation qui neutraliserait  l’Ukraine et mettrait fin au conflit, reste que Poutine risque de ne pas s’en tenir à son intervention en Ukraine

« Poutine, s’il parvient à ses fins sans provoquer un bain de sang dans les populations civiles, ce qui n’est pas encore certain vu la forte résistance héroïque de l’Ukraine, ne s’arrêtera pas là. Son objectif affiché désormais clairement est bien plus vaste : revenir à la situation qui prévalait avant 1997. Le monde est donc entré dans une déstabilisation durable avec une Europe »

Des conséquences économique partout

L’économie n’en sortira pas indemne. Les  marchés financiers en donnent  la mesure, même s’il est pour l’heure impossible de chiffrer cet impact. Pour les entreprises comme pour les consommateurs, une période durable de trouble s’annonce. Emmanuel Macron ne l’a pas caché : cette crise aura des conséquences, directes et indirectes, « sur nos vies, nos économies et notre sécurité ». Vendredi soir, l’OTAN a indiqué qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre tous les membres de l’alliance

Guerre: Jusqu’où ira la folie de Poutine ?

Guerre:  Jusqu’où ira la folie de  Poutine ?

Un papier de la « Tribune » s’interroge sur les folies de Poutine prêt à tout pour maintenir son pouvoir et qui pourrait y compris étendre le champ de la guerre dans d’autres pays d’Europe.Sans parler de sa dernière menace relative à l’utilisation de l’arme nucléaire.

« A ce stade, nul ne sait où s’arrêtera Vladimir Poutine. Après l’Ukraine, voudra-t-il étendre l’influence russe dans d’autres territoires de l’ancienne URSS comme la Roumanie ou les Etats baltes ? Alors que l’autocrate russe n’hésite pas à brandir l’arme nucléaire pour montrer ses muscles face à l’Occident, l’OTAN prend ce risque suffisamment au sérieux en prévoyant d’y envoyer des troupes. «

 L’opération de Poutine est préparée de longue date si l’on se réfère notamment aux attaques précédentes notamment contre la Géorgie et en Crimée.

« . Tout laisse entendre que l’ « opération spéciale » déclenchée par Vladimir Poutine était prévue de longue date. Pas seulement par la mobilisation massive de 180 divisions aux frontières de l’Ukraine. Mais aussi par son calendrier. Poutine, qui a pris soin de s’assurer de la neutralité de Xi JinPing, le président chinois, en se rendant à l’ouverture des JO d’hiver à Pékin, a su attendre la fin de ceux-ci pour déclencher son offensive. Il a aussi habilement assoiffé l’Europe, en particulier l’Allemagne, en rationnant ses livraisons de gaz, ce qui a accéléré la flambée des prix de l’énergie et accentué le rapport de forces en sa faveur. »

Le papier de la tribune explique que les sanctions prises contre la Russie sont un peu à double tranchant compte sur cette contradiction :

 « Certes, les sanctions contre Poutine feront mal au pouvoir d’achat des Russes via l’impact sur l’inflation et la désorganisation du commerce, mais ceux-ci en ont pris l’habitude depuis 2014 et se sont largement autonomisés. En outre, Poutine a sans doute préparé l’adaptation de la Russie aux sanctions, en négociant une possible alliance commerciale avec la Chine, la moins vocale pour dénoncer son attaque. Pour l’heure, quoi qu’il en soit, les livraisons de gaz de la Russie ne sont pas concernées par les sanctions. »

Les occidentaux s’accommoderaient bien d’une situation qui neutraliserait  l’Ukraine et mettrait fin au conflit, reste que Poutine risque de ne pas s’en tenir à son intervention en Ukraine

« Poutine, s’il parvient à ses fins sans provoquer un bain de sang dans les populations civiles, ce qui n’est pas encore certain vu la forte résistance héroïque de l’Ukraine, ne s’arrêtera pas là. Son objectif affiché désormais clairement est bien plus vaste : revenir à la situation qui prévalait avant 1997. Le monde est donc entré dans une déstabilisation durable avec une Europe »

Des conséquences économique partout

L’économie n’en sortira pas indemne. Le jeudi noir sur les marchés financiers, certes plus calmes vendredi, en donne la mesure, même s’il est pour l’heure impossible de chiffrer cet impact. Pour les entreprises comme pour les consommateurs, une période durable de trouble s’annonce. Emmanuel Macron ne l’a pas caché : cette crise aura des conséquences, directes et indirectes, « sur nos vies, nos économies et notre sécurité ». Vendredi soir, l’OTAN a indiqué qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre tous les membres de l’alliance.

Dette publique: Jusqu’où ?

 Dette publique: Jusqu’où ?

 

Xavier Timbeau,  Directeur de l’OFCE, s’interroge sur La soutenabilité de la dette et propose une méthodologie d’analyse différente mais qui ne répond cependant pas clairement la question

Tribune.

 

La crise sanitaire et celle de 2008 ont pour point commun une hausse substantielle de la dette publique. En France, entre 2008 et 2009, elle a été de plus de 11 points de produit intérieur brut (PIB) ; de 2019 à 2020, elle a été supérieure à 18 points. Les stabilisateurs automatiques et les politiques discrétionnaires permettent de socialiser le choc, de briser les enchaînements récessifs et d’éviter le pire. Cette socialisation est nécessaire, mais elle a une contrepartie : contrôler la dette publique.

La défiance des marchés financiers ou celle des autres Etats membres de l’Union européenne pourrait déclencher une crise de financement, une hausse des taux d’intérêt souverains et une politique d’austérité. Celle-ci serait conduite uniquement pour assurer les prêteurs que la restructuration de la dette n’aura pas lieu. Mais si les prêteurs craignent le défaut, ils ne se prononcent pas sur la stabilité des finances publiques, la pertinence d’une stratégie de dépense, de fiscalité ou de redistribution. C’est une menace forte pour les démocraties que contraindre les choix de finances publiques à des raisons de court terme.

Regarder le futur

En zone euro, cette question se double de l’héritage du pacte de stabilité etde croissance. Son intention était de garantir, par des règles simples et transparentes, un cadre qui dépolitise le sujet. Le résultat aura été des règles simplistes, qui ont été considérablement complexifiées après la crise des dettes souveraines pour trouver des voies détournées de les améliorer. Mais le pacte de stabilité n’est pas le seul problème.

La doctrine de la Banque centrale européenne a été construite sur la discipline de marché­ – les taux souverains de marché révèlent le jugement des épargnants sur la soutenabilité de la dette. En union monétaire, cette doctrine ne peut pas fonctionner puisque les épargnants fuient vers le pays de la zone qui leur paraît le plus sûr au moindre soupçon et que leur appréciation de la soutenabilité est partielle (au mieux). C’est pourquoi cette doctrine a volé en éclats en 2012 lorsque la crise des dettes souveraines a atteint son paroxysme.

 

Il faut donc traiter la question des dettes publiques et de leur soutenabilité de façon raisonnée. C’est pourquoi l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a mis au point DebtWatch, une application en ligne qui permet de simuler les économies et leur dette publique.

La définition de la soutenabilité que nous proposons n’est pas celle, habituelle, qui consiste à se désoler de l’augmentation passée de la dette ou de la répétition des déficits. La soutenabilité doit en effet être appréciée en regardant le futur, aussi incertain soit-il. La méthode est donc de simuler le plus grand nombre d’évolutions possible de la dette publique, en faisant varier les hypothèses économiques. Ces hypothèses peuvent s’appuyer sur des théories économiques, ou sur des analyses empiriques. Le point important est d’assumer l’incertitude de la trajectoire future de la dette en fonction des mécanismes économiques futurs.

Quatrième vague du Covid: jusqu’où ?

Quatrième vague du Covid: jusqu’où ?

 

Personne n’est vraiment en mesure de dire qu’elle sera l’ampleur exacte de la quatrième vague qui envahit le pays. Brutalement le nombre de contaminés a augmenté ces jours derniers. Autour de 20 000 contaminations sont constatées chaque jour. Elles pourraient atteindre 100 000 voir 300 000 d’ici septembre.

Un véritable cauchemar auquel le pays ne semble pas tout à fait prêt si l’on s’en tient aux chicaneries sur les conditions de mise en œuvre du pass mais aussi du flou sur le nombre futur de vaccinés.

De toute manière, il paraît peu vraisemblable que la France atteigne les 90 % de vaccinés d’ici la fin de l’année qui permettent d’assurer une certaine immunité collective. À condition évidemment que n’apparaissent pas nouveaux variant qui échapperaient à la protection des vaccins actuels.  La mobilité et le brassage des populations pendant les vacances constituent  un énorme paradoxe par rapport à une quatrième vague sanitaire d’une ampleur insoupçonnée.

La pieuvre chinoise , Jusqu’où ?

La pieuvre chinoise , Jusqu’où ?

La chercheuse Ni Gao observe, dans une tribune au « Monde », que les investissements chinois à l’étranger, contrariés par la pandémie et les tensions internationales, pourraient se redéployer dans les pays plus proches de la Chine. Mais un déploiement qui pourrait affecter aussi l’Europe surtout depuis qu’un accord de principe a été conclu entre la Chine et l’union européenne sur les investissements réciproques

Tribune.

 

 La Chine est devenue, au cours des dix dernières années, un acteur important des investissements directs étrangers (IDE), c’est-à-dire des investissements destinés à créer, développer ou maintenir une filiale à l’étranger, ou encore à prendre une part significative, voire le contrôle, d’une entreprise étrangère. Fin 2019, plus de 27 500 entreprises chinoises avaient investi dans 188 pays du monde. L’Asie, l’Europe et l’Amérique latine sont les destinations principales de ces investissements. Les secteurs comme la finance, l’industrie manufacturière, la vente en gros et au détail et les services aux entreprises représentaient plus de 70 % de l’ensemble de ces investissements, avec la création de 44 000 entreprises à l’étranger.

La recherche de ressources, de marchés et de gains de productivité sont les trois motivations principales des IDE des pays développés dans les pays en développement. Les entreprises occidentales ont généralement des avantages monopolistiques ou spécifiques qui leur permettent de maintenir leur compétitivité sur le marché international. En revanche, les entreprises des pays émergents comme la Chine ne possèdent pas, pour la plupart d’entre elles, ces types d’avantages lorsqu’elles souhaitent se développer à l’étranger. Elles utilisent donc l’expansion internationale comme un moyen d’accéder à des ressources qui seraient inaccessibles autrement.

Elles cherchent en particulier une mise à niveau de leur technologie à travers le processus d’internationalisation. Un nombre important d’IDE chinois en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord est réalisé dans ce but. L’amélioration des compétences est leur objectif sur le long terme, et la fusion-acquisition est le mode d’entrée privilégié des entreprises chinoises. Cela leur permet d’accéder rapidement au marché local et d’élargir leurs parts de marché à l’international, tout en utilisant une multitude de ressources existantes dans l’entreprise cible, telles que leurs réseaux de vente, les brevets, les technologies ou encore les marques.

Nouvel ordre économique

La recherche de nouveaux marchés est également une motivation importante pour les entreprises chinoises. Elles ont adopté une stratégie de proximité, en privilégiant les manageurs locaux dans des pays de culture différente, afin de s’adapter aux besoins des consommateurs. En 2019, les entreprises chinoises travaillaient avec plus de 2,266 millions d’employés non chinois à l’international, soit 60,5 % du nombre total d’employés des entreprises chinoises à l’international.

Economie-La valeur du bitcoin : jusqu’où

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

 

 

Il y a peine quelques jours le bitcoin  a franchi la barre symbolique des 20.000 dollars. , Nouvelle progression ce 19 décembre, puisque un seul bitcoin s’échange contre environ 23.500 dollars, soit plus de 19.000 euros.

Il ne faut sans doute pas confondre totalement la technologie Blockchain et la monnaie numérique. La technologie Blockchain permet dans différents secteurs et pas seulement sur le plan monétaire des opérations particulièrement complexes, sures et à l’abri de toute manipulation. Le bitcoin et les autres monnaies numériques s’appuient sur cette technologie. La question est de savoir quel sera l’avenir de cette monnaie qui fait l’objet depuis sa création d’une énorme spéculation. Certains considèrent y compris dans le monde bancaire qu’il  il s’agit de la monnaie d’avenir. Une monnaie internationale qui sera à l’abri des aléas économiques et financiers des Etats tout autant que de la gestion des banques centrales.

 

En fait un moyen d’enlever la souveraineté monétaire aux Etats, c’est-à-dire une grande partie tout simplement de sa souveraineté. Ces monnaies numériques seraient aussi une sorte de valeur refuge un peu comme l’or.

Le bitcoin  a déjà perdu brusquement la moitié de sa valeur pour aujourd’hui atteindre des records qui sont dûs  surtout à la spéculation en raison de la tourmente monétaire incontournable qui suivra LA CRISE SANITAIRE. Reste à savoir si les états accepteront de perdre cette souveraineté ESSENTIELLE. La monnaie numérique ne pourra assurer son avenir que si elle avait vraiment régulée et acceptée  par les autorités MONETAIRES.

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

 

 

Il y a peine quelques jours le bitcoin  a franchi la barre symbolique des 20.000 dollars. , Nouvelle progression ce 19 décembre, puisque un seul bitcoin s’échange contre environ 23.500 dollars, soit plus de 19.000 euros.

Il ne faut sans doute pas confondre totalement la technologie Blockchain et la monnaie numérique. La technologie Blockchain permet dans différents secteurs et pas seulement sur le plan monétaire des opérations particulièrement complexes, sures et à l’abri de toute manipulation. Le bitcoin et les autres monnaies numériques s’appuient sur cette technologie. La question est de savoir quel sera l’avenir de cette monnaie qui fait l’objet depuis sa création d’une énorme spéculation. Certains considèrent y compris dans le monde bancaire qu’il  il s’agit de la monnaie d’avenir. Une monnaie internationale qui sera à l’abri des aléas économiques et financiers des Etats tout autant que de la gestion des banques centrales.

 

En fait un moyen d’enlever la souveraineté monétaire aux Etats, c’est-à-dire une grande partie tout simplement de sa souveraineté. Ces monnaies numériques seraient aussi une sorte de valeur refuge un peu comme l’or.

Le bitcoin  a déjà perdu brusquement la moitié de sa valeur pour aujourd’hui atteindre des records qui sont dûs  surtout à la spéculation en raison de la tourmente monétaire incontournable qui suivra LA CRISE SANITAIRE. Reste à savoir si les états accepteront de perdre cette souveraineté ESSENTIELLE. La monnaie numérique ne pourra assurer son avenir que si elle avait vraiment régulée et acceptée  par les autorités MONETAIRES.

Bourses et coronavirus, la chute jusqu’où ?

Bourses et   coronavirus, la chute jusqu’où ?

Les bourses mondiales enregistrent quelques mouvements de yo-yo à la hausse mais globalement s’inscrivent dans une tendance très baissière qui fait craindre le pire. Pour résumer, la bourse de Paris a perdu 40 % en à-peu-près un mois. La question se pose maintenant de savoir jusqu’où ira cette. Personne ne peut le dire évidemment car il y a encore trop d’incertitudes sur l’évolution du Coronavirus, ses conséquences économiques et sa durée. Notons que les autorités sanitaires allemandes beaucoup moins ambiguës que les autorités françaises indiquent que la crise sanitaire pourrait durer deux ans.

Cette fois on peut parler de véritable krach financier puisque en dehors de quelques mouvements de yo-yo à la hausse la tendance est à la chute brutale. Une chute qu’on n’a pas connue depuis plus de 30 ans. Une chute qu’il faut évidemment relier à la dégradation de la situation sanitaire par le Coronavirus mais une chute prévisible depuis longtemps. Chacun sait que les indices ne peuvent monter au ciel, ce qu’ils ont pourtant tenté de faire au cours des derniers mois et des dernières années. Du coup, en France par exemple, les actions avaient gagné 25 % en un an à mettre en parallèle avec une modeste  activité économique de 1,3 % pour le PIB  et des résultats d’entreprises nettement moins importants ( ce qui n’a pas empêché en France une distribution plus généreuse qu’ailleurs de dividendes).

 

Du coup en quelques jours la bourse de Paris a perdu 30 % alors qu’elle avait gagné  25 % en 2019. La chute n’est sans doute pas terminé car la crise financière avec l’ensemble du monde. Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi. À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94%. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94% (236,94 points) à 3.754,84 points. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

L’indice EuroStoxx 50 a cédé 5,72%, le FTSEurofirst 300 4,13% et le Stoxx 600 3,92%.

Ce dernier reste au-dessus du plus bas de plus de sept ans touché lundi mais accuse toujours un repli de plus de 35% par rapport à son record de la mi-février.

Ni les déclarations de la Banque centrale européenne (BCE) sur sa volonté de prendre des mesures supplémentaires en cas de besoin ni la présentation par Donald Trump d’un plan de soutien à l’économie américaine de quelque 1.000 milliards de dollars n’ont permis d’inverser la tendance.

La chute des cours du pétrole, qui s’est amplifiée au fil des heures, a été le principal contributeur à la baisse générale: l’indice Stoxx du pétrole et du gaz a abandonné 9,8%, Total a chuté de 13,34%, Royal Dutch Shell de 10,11% et BP de 9,99%.

Mais le secteur aéronautique a lui aussi souffert après l’appel à l’aide lancé par Boeing aux autorités fédérales américaines et des commentaires négatifs de JPMorgan sur les perspectives du secteur de l’aéronautique avec la chute du trafic aérien.

Airbus a plongé de 22,17%, Safran 22,87% et le motoriste Rolls-Royce 10,84%.

Wall Street a effacé tous les gains engrangés mardi et vers 17h00 GMT, le Standard & Poor’s 500 perdait 7%, ce qui a activé une suspension des échanges. Le Dow Jones cédait alors 7,82% et le Nasdaq Composite 5,8%.

Parmi les valeurs les plus durement touchées, Boeing chutait de plus de 18% et United Technologies de plus de 21% tandis que le pétrolier Chevron perdait près de 12%.

. La première responsabilité de ce krach financier incombe au système financier lui-même qui s’est enivré des masses de liquidités délivrées généreusement par la BCE qui au lieu de soutenir l’économie sont allées tout droit vers la spéculation. La situation économique bien évidemment pesait sur l’extrême fragilité du système financier. Une interaction négative s’est mise en place entre les deux secteurs. Mais le Coronavirus ne saurait être responsable de ce double krach qui se prépare. Aucune autorité ne parvient par ailleurs à rassurer les opérateurs, ni les gouvernements ni les banques centrales.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

Popularité Macron : jusqu’où la chute ?

Popularité Macron : jusqu’où la chute ?

Depuis juillet, tous les instituts de sondage constatent la baisse de popularité de Macron. Cette fois c’est l’institut BVA qui enregistre la chute. En gros, tous les sondages donnent à peu près le même résultat avec de l’ordre de 70 % de la population défavorable à Macron. Mais ce n’est pas tellement le niveau de popularité qui est inquiétant mais surtout le processus de dégradation comme si Macron était désormais condamnée  une baisse tendancielle de son n’audience quoi qu’il fasse. Le problème en effet c’est que Macron a suscité au départ chez certains d’énormes espoirs, chez d’autres moins enthousiastes, on attendait les résultats. Or ces résultats il faut bien le dire sont encore pires que ce de François Hollande la croissance se tasse dangereusement (autour de 1, 5 % pour le PIB au lieu des 2,3 % espérés par les experts), la reprise du chômage, la détérioration du pouvoir d’achat et des déséquilibres financiers encore pires que précédemment. S’ajoutent à cela une personnalité et une posture que n’apprécient pas les Français. Bref le président ne réussit pas mais en plus ils se comportent davantage en monarque que comme président. Selon (*) le dernier baromètre de la politique nationale BVA pour La Tribune/Orange/RTL, la part des répondants ayant une opinion favorable a atteint 32% en septembre, soit deux points de moins que lors de la dernière enquête réalisée en août.

A l’inverse, la part des opinions défavorables s’élève à 67%, soit son niveau le plus haut depuis son accession à la fonction suprême. A titre de comparaison, il se situe au même niveau que son prédécesseur François Hollande en septembre 2013, après la même durée d’exercice du pouvoir. L’examen des résultats du sondage indique le locataire de l’Elysée est  »impopulaire dans quasiment toutes les catégories de population, même s’il l’est toujours un peu moins auprès des cadres (58%; +2) ». Chez les retraités, ils sont désormais 66% à exprimer une mauvaise opinion à l’égard du chef de l’Etat alors que cette catégorie représentait un socle important de son électorat. Et le mécontentement pourrait encore s’amplifier avec la future réforme des retraites programmée dans les prochains mois. Pour l’organisme de sondages, ces résultats marquent un renforcement du sentiment d’opposition chez les Français. « Plus problématique pour Emmanuel Macron, la proportion de personnes affichant leur opposition à l’égard de sa politique se renforce nettement depuis juillet, signe d’un durcissement des opinions à son égard : 45% des Français déclarent désormais être opposés à son action et à celle du gouvernement, soit une hausse de 6 points. »

___

(*) Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 26 au 27 septembre 2018 à partir d’un échantillon de 1011 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Sondage- Hollande : la descente aux enfers jusqu’où ?

Sondage- Hollande : la descente aux enfers jusqu’où ?

Dans le denier sondage, Hollande recule à nouveau pour tomber au record historique d’impopularité de 23%. Sa conférence de presse et notamment son fameux pacte de responsabilité n’ont pas changé la donne ; Il est évidemment encore sanctionné sur sa politique économique et en particulier sur sa promesse d’inverser la courbe du chômage, promise aux vœux de 2012 et scandé tout au long de l’’année 2013. Une promesse idiote quand on ne prend pas les moyens d’améliorer la compétitivité de l’économie, donc la croissance et donc aussi l’emploi. La boite à outils qui devait redresser la croissance est donc rangée dans le placard aux oublis. Nouveau slogan désormais, le pacte de responsabilité, véritable cathédrale administrative qui essaye de faire le grand écart entre les vœux des entreprises et la gauche qui veut des contreparties immédiates illusoires. Avec une concertation plus ou moins bidon qui va durer des mois. Au mieux l’ application n’entrera en vigueur qu’en 2015. Il faudra d’abord des effets économiques et ce n’est qu’ensuite qu’éventuellement on pourra constater les conséquences sur le chômage (fin 2015 ou 2016). Dans le même temps Ayrault brouille le message en voulant remettre à plat la fiscalité (entreprises et ménages). Avec des propositions souvent qui contredisent la diminution des prélèvements obligatoires. Résultat, il y aura encore davantage de chômeurs en 2014 et le maintien d’un taux de chômage très important en 2015. Or c’est la question centrale pour les français, Hollande ne remontera pas la pente de la popularité. Avec la fessée électorale qui se profile surtout aux européennes, il aura encore moins de crédit pour réaliser des réformes. Pire la méfiance sera telle d’ici quelques mois que même des reformes pertinentes seront aussi contestées. Autant dire que Hollande va être complètement paralysé et jusqu’en 2017 ( normalement !) . Pour ajouter à la confusion la gauche s’engouffre dans des réformes sociétales qui ne sont pas la priorité, des reformes mal préparées et qui divisent un peu plus. Or la dynamique économique repose surtout sur la crédibilité de la gouvernance, sur la confiance. Une confiance qui fait totalement défaut. Pour Hollande c’est la descente aux enfers assurée mais pour le pays aussi.




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