Archive pour le Tag 'jusqu’où ?'

Dette publique: Jusqu’où ?

 Dette publique: Jusqu’où ?

 

Xavier Timbeau,  Directeur de l’OFCE, s’interroge sur La soutenabilité de la dette et propose une méthodologie d’analyse différente mais qui ne répond cependant pas clairement la question

Tribune.

 

La crise sanitaire et celle de 2008 ont pour point commun une hausse substantielle de la dette publique. En France, entre 2008 et 2009, elle a été de plus de 11 points de produit intérieur brut (PIB) ; de 2019 à 2020, elle a été supérieure à 18 points. Les stabilisateurs automatiques et les politiques discrétionnaires permettent de socialiser le choc, de briser les enchaînements récessifs et d’éviter le pire. Cette socialisation est nécessaire, mais elle a une contrepartie : contrôler la dette publique.

La défiance des marchés financiers ou celle des autres Etats membres de l’Union européenne pourrait déclencher une crise de financement, une hausse des taux d’intérêt souverains et une politique d’austérité. Celle-ci serait conduite uniquement pour assurer les prêteurs que la restructuration de la dette n’aura pas lieu. Mais si les prêteurs craignent le défaut, ils ne se prononcent pas sur la stabilité des finances publiques, la pertinence d’une stratégie de dépense, de fiscalité ou de redistribution. C’est une menace forte pour les démocraties que contraindre les choix de finances publiques à des raisons de court terme.

Regarder le futur

En zone euro, cette question se double de l’héritage du pacte de stabilité etde croissance. Son intention était de garantir, par des règles simples et transparentes, un cadre qui dépolitise le sujet. Le résultat aura été des règles simplistes, qui ont été considérablement complexifiées après la crise des dettes souveraines pour trouver des voies détournées de les améliorer. Mais le pacte de stabilité n’est pas le seul problème.

La doctrine de la Banque centrale européenne a été construite sur la discipline de marché­ – les taux souverains de marché révèlent le jugement des épargnants sur la soutenabilité de la dette. En union monétaire, cette doctrine ne peut pas fonctionner puisque les épargnants fuient vers le pays de la zone qui leur paraît le plus sûr au moindre soupçon et que leur appréciation de la soutenabilité est partielle (au mieux). C’est pourquoi cette doctrine a volé en éclats en 2012 lorsque la crise des dettes souveraines a atteint son paroxysme.

 

Il faut donc traiter la question des dettes publiques et de leur soutenabilité de façon raisonnée. C’est pourquoi l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a mis au point DebtWatch, une application en ligne qui permet de simuler les économies et leur dette publique.

La définition de la soutenabilité que nous proposons n’est pas celle, habituelle, qui consiste à se désoler de l’augmentation passée de la dette ou de la répétition des déficits. La soutenabilité doit en effet être appréciée en regardant le futur, aussi incertain soit-il. La méthode est donc de simuler le plus grand nombre d’évolutions possible de la dette publique, en faisant varier les hypothèses économiques. Ces hypothèses peuvent s’appuyer sur des théories économiques, ou sur des analyses empiriques. Le point important est d’assumer l’incertitude de la trajectoire future de la dette en fonction des mécanismes économiques futurs.

Quatrième vague du Covid: jusqu’où ?

Quatrième vague du Covid: jusqu’où ?

 

Personne n’est vraiment en mesure de dire qu’elle sera l’ampleur exacte de la quatrième vague qui envahit le pays. Brutalement le nombre de contaminés a augmenté ces jours derniers. Autour de 20 000 contaminations sont constatées chaque jour. Elles pourraient atteindre 100 000 voir 300 000 d’ici septembre.

Un véritable cauchemar auquel le pays ne semble pas tout à fait prêt si l’on s’en tient aux chicaneries sur les conditions de mise en œuvre du pass mais aussi du flou sur le nombre futur de vaccinés.

De toute manière, il paraît peu vraisemblable que la France atteigne les 90 % de vaccinés d’ici la fin de l’année qui permettent d’assurer une certaine immunité collective. À condition évidemment que n’apparaissent pas nouveaux variant qui échapperaient à la protection des vaccins actuels.  La mobilité et le brassage des populations pendant les vacances constituent  un énorme paradoxe par rapport à une quatrième vague sanitaire d’une ampleur insoupçonnée.

La pieuvre chinoise , Jusqu’où ?

La pieuvre chinoise , Jusqu’où ?

La chercheuse Ni Gao observe, dans une tribune au « Monde », que les investissements chinois à l’étranger, contrariés par la pandémie et les tensions internationales, pourraient se redéployer dans les pays plus proches de la Chine. Mais un déploiement qui pourrait affecter aussi l’Europe surtout depuis qu’un accord de principe a été conclu entre la Chine et l’union européenne sur les investissements réciproques

Tribune.

 

 La Chine est devenue, au cours des dix dernières années, un acteur important des investissements directs étrangers (IDE), c’est-à-dire des investissements destinés à créer, développer ou maintenir une filiale à l’étranger, ou encore à prendre une part significative, voire le contrôle, d’une entreprise étrangère. Fin 2019, plus de 27 500 entreprises chinoises avaient investi dans 188 pays du monde. L’Asie, l’Europe et l’Amérique latine sont les destinations principales de ces investissements. Les secteurs comme la finance, l’industrie manufacturière, la vente en gros et au détail et les services aux entreprises représentaient plus de 70 % de l’ensemble de ces investissements, avec la création de 44 000 entreprises à l’étranger.

La recherche de ressources, de marchés et de gains de productivité sont les trois motivations principales des IDE des pays développés dans les pays en développement. Les entreprises occidentales ont généralement des avantages monopolistiques ou spécifiques qui leur permettent de maintenir leur compétitivité sur le marché international. En revanche, les entreprises des pays émergents comme la Chine ne possèdent pas, pour la plupart d’entre elles, ces types d’avantages lorsqu’elles souhaitent se développer à l’étranger. Elles utilisent donc l’expansion internationale comme un moyen d’accéder à des ressources qui seraient inaccessibles autrement.

Elles cherchent en particulier une mise à niveau de leur technologie à travers le processus d’internationalisation. Un nombre important d’IDE chinois en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord est réalisé dans ce but. L’amélioration des compétences est leur objectif sur le long terme, et la fusion-acquisition est le mode d’entrée privilégié des entreprises chinoises. Cela leur permet d’accéder rapidement au marché local et d’élargir leurs parts de marché à l’international, tout en utilisant une multitude de ressources existantes dans l’entreprise cible, telles que leurs réseaux de vente, les brevets, les technologies ou encore les marques.

Nouvel ordre économique

La recherche de nouveaux marchés est également une motivation importante pour les entreprises chinoises. Elles ont adopté une stratégie de proximité, en privilégiant les manageurs locaux dans des pays de culture différente, afin de s’adapter aux besoins des consommateurs. En 2019, les entreprises chinoises travaillaient avec plus de 2,266 millions d’employés non chinois à l’international, soit 60,5 % du nombre total d’employés des entreprises chinoises à l’international.

Economie-La valeur du bitcoin : jusqu’où

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

 

 

Il y a peine quelques jours le bitcoin  a franchi la barre symbolique des 20.000 dollars. , Nouvelle progression ce 19 décembre, puisque un seul bitcoin s’échange contre environ 23.500 dollars, soit plus de 19.000 euros.

Il ne faut sans doute pas confondre totalement la technologie Blockchain et la monnaie numérique. La technologie Blockchain permet dans différents secteurs et pas seulement sur le plan monétaire des opérations particulièrement complexes, sures et à l’abri de toute manipulation. Le bitcoin et les autres monnaies numériques s’appuient sur cette technologie. La question est de savoir quel sera l’avenir de cette monnaie qui fait l’objet depuis sa création d’une énorme spéculation. Certains considèrent y compris dans le monde bancaire qu’il  il s’agit de la monnaie d’avenir. Une monnaie internationale qui sera à l’abri des aléas économiques et financiers des Etats tout autant que de la gestion des banques centrales.

 

En fait un moyen d’enlever la souveraineté monétaire aux Etats, c’est-à-dire une grande partie tout simplement de sa souveraineté. Ces monnaies numériques seraient aussi une sorte de valeur refuge un peu comme l’or.

Le bitcoin  a déjà perdu brusquement la moitié de sa valeur pour aujourd’hui atteindre des records qui sont dûs  surtout à la spéculation en raison de la tourmente monétaire incontournable qui suivra LA CRISE SANITAIRE. Reste à savoir si les états accepteront de perdre cette souveraineté ESSENTIELLE. La monnaie numérique ne pourra assurer son avenir que si elle avait vraiment régulée et acceptée  par les autorités MONETAIRES.

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

 

 

Il y a peine quelques jours le bitcoin  a franchi la barre symbolique des 20.000 dollars. , Nouvelle progression ce 19 décembre, puisque un seul bitcoin s’échange contre environ 23.500 dollars, soit plus de 19.000 euros.

Il ne faut sans doute pas confondre totalement la technologie Blockchain et la monnaie numérique. La technologie Blockchain permet dans différents secteurs et pas seulement sur le plan monétaire des opérations particulièrement complexes, sures et à l’abri de toute manipulation. Le bitcoin et les autres monnaies numériques s’appuient sur cette technologie. La question est de savoir quel sera l’avenir de cette monnaie qui fait l’objet depuis sa création d’une énorme spéculation. Certains considèrent y compris dans le monde bancaire qu’il  il s’agit de la monnaie d’avenir. Une monnaie internationale qui sera à l’abri des aléas économiques et financiers des Etats tout autant que de la gestion des banques centrales.

 

En fait un moyen d’enlever la souveraineté monétaire aux Etats, c’est-à-dire une grande partie tout simplement de sa souveraineté. Ces monnaies numériques seraient aussi une sorte de valeur refuge un peu comme l’or.

Le bitcoin  a déjà perdu brusquement la moitié de sa valeur pour aujourd’hui atteindre des records qui sont dûs  surtout à la spéculation en raison de la tourmente monétaire incontournable qui suivra LA CRISE SANITAIRE. Reste à savoir si les états accepteront de perdre cette souveraineté ESSENTIELLE. La monnaie numérique ne pourra assurer son avenir que si elle avait vraiment régulée et acceptée  par les autorités MONETAIRES.

Bourses et coronavirus, la chute jusqu’où ?

Bourses et   coronavirus, la chute jusqu’où ?

Les bourses mondiales enregistrent quelques mouvements de yo-yo à la hausse mais globalement s’inscrivent dans une tendance très baissière qui fait craindre le pire. Pour résumer, la bourse de Paris a perdu 40 % en à-peu-près un mois. La question se pose maintenant de savoir jusqu’où ira cette. Personne ne peut le dire évidemment car il y a encore trop d’incertitudes sur l’évolution du Coronavirus, ses conséquences économiques et sa durée. Notons que les autorités sanitaires allemandes beaucoup moins ambiguës que les autorités françaises indiquent que la crise sanitaire pourrait durer deux ans.

Cette fois on peut parler de véritable krach financier puisque en dehors de quelques mouvements de yo-yo à la hausse la tendance est à la chute brutale. Une chute qu’on n’a pas connue depuis plus de 30 ans. Une chute qu’il faut évidemment relier à la dégradation de la situation sanitaire par le Coronavirus mais une chute prévisible depuis longtemps. Chacun sait que les indices ne peuvent monter au ciel, ce qu’ils ont pourtant tenté de faire au cours des derniers mois et des dernières années. Du coup, en France par exemple, les actions avaient gagné 25 % en un an à mettre en parallèle avec une modeste  activité économique de 1,3 % pour le PIB  et des résultats d’entreprises nettement moins importants ( ce qui n’a pas empêché en France une distribution plus généreuse qu’ailleurs de dividendes).

 

Du coup en quelques jours la bourse de Paris a perdu 30 % alors qu’elle avait gagné  25 % en 2019. La chute n’est sans doute pas terminé car la crise financière avec l’ensemble du monde. Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi. À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94%. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94% (236,94 points) à 3.754,84 points. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

L’indice EuroStoxx 50 a cédé 5,72%, le FTSEurofirst 300 4,13% et le Stoxx 600 3,92%.

Ce dernier reste au-dessus du plus bas de plus de sept ans touché lundi mais accuse toujours un repli de plus de 35% par rapport à son record de la mi-février.

Ni les déclarations de la Banque centrale européenne (BCE) sur sa volonté de prendre des mesures supplémentaires en cas de besoin ni la présentation par Donald Trump d’un plan de soutien à l’économie américaine de quelque 1.000 milliards de dollars n’ont permis d’inverser la tendance.

La chute des cours du pétrole, qui s’est amplifiée au fil des heures, a été le principal contributeur à la baisse générale: l’indice Stoxx du pétrole et du gaz a abandonné 9,8%, Total a chuté de 13,34%, Royal Dutch Shell de 10,11% et BP de 9,99%.

Mais le secteur aéronautique a lui aussi souffert après l’appel à l’aide lancé par Boeing aux autorités fédérales américaines et des commentaires négatifs de JPMorgan sur les perspectives du secteur de l’aéronautique avec la chute du trafic aérien.

Airbus a plongé de 22,17%, Safran 22,87% et le motoriste Rolls-Royce 10,84%.

Wall Street a effacé tous les gains engrangés mardi et vers 17h00 GMT, le Standard & Poor’s 500 perdait 7%, ce qui a activé une suspension des échanges. Le Dow Jones cédait alors 7,82% et le Nasdaq Composite 5,8%.

Parmi les valeurs les plus durement touchées, Boeing chutait de plus de 18% et United Technologies de plus de 21% tandis que le pétrolier Chevron perdait près de 12%.

. La première responsabilité de ce krach financier incombe au système financier lui-même qui s’est enivré des masses de liquidités délivrées généreusement par la BCE qui au lieu de soutenir l’économie sont allées tout droit vers la spéculation. La situation économique bien évidemment pesait sur l’extrême fragilité du système financier. Une interaction négative s’est mise en place entre les deux secteurs. Mais le Coronavirus ne saurait être responsable de ce double krach qui se prépare. Aucune autorité ne parvient par ailleurs à rassurer les opérateurs, ni les gouvernements ni les banques centrales.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

Popularité Macron : jusqu’où la chute ?

Popularité Macron : jusqu’où la chute ?

Depuis juillet, tous les instituts de sondage constatent la baisse de popularité de Macron. Cette fois c’est l’institut BVA qui enregistre la chute. En gros, tous les sondages donnent à peu près le même résultat avec de l’ordre de 70 % de la population défavorable à Macron. Mais ce n’est pas tellement le niveau de popularité qui est inquiétant mais surtout le processus de dégradation comme si Macron était désormais condamnée  une baisse tendancielle de son n’audience quoi qu’il fasse. Le problème en effet c’est que Macron a suscité au départ chez certains d’énormes espoirs, chez d’autres moins enthousiastes, on attendait les résultats. Or ces résultats il faut bien le dire sont encore pires que ce de François Hollande la croissance se tasse dangereusement (autour de 1, 5 % pour le PIB au lieu des 2,3 % espérés par les experts), la reprise du chômage, la détérioration du pouvoir d’achat et des déséquilibres financiers encore pires que précédemment. S’ajoutent à cela une personnalité et une posture que n’apprécient pas les Français. Bref le président ne réussit pas mais en plus ils se comportent davantage en monarque que comme président. Selon (*) le dernier baromètre de la politique nationale BVA pour La Tribune/Orange/RTL, la part des répondants ayant une opinion favorable a atteint 32% en septembre, soit deux points de moins que lors de la dernière enquête réalisée en août.

A l’inverse, la part des opinions défavorables s’élève à 67%, soit son niveau le plus haut depuis son accession à la fonction suprême. A titre de comparaison, il se situe au même niveau que son prédécesseur François Hollande en septembre 2013, après la même durée d’exercice du pouvoir. L’examen des résultats du sondage indique le locataire de l’Elysée est  »impopulaire dans quasiment toutes les catégories de population, même s’il l’est toujours un peu moins auprès des cadres (58%; +2) ». Chez les retraités, ils sont désormais 66% à exprimer une mauvaise opinion à l’égard du chef de l’Etat alors que cette catégorie représentait un socle important de son électorat. Et le mécontentement pourrait encore s’amplifier avec la future réforme des retraites programmée dans les prochains mois. Pour l’organisme de sondages, ces résultats marquent un renforcement du sentiment d’opposition chez les Français. « Plus problématique pour Emmanuel Macron, la proportion de personnes affichant leur opposition à l’égard de sa politique se renforce nettement depuis juillet, signe d’un durcissement des opinions à son égard : 45% des Français déclarent désormais être opposés à son action et à celle du gouvernement, soit une hausse de 6 points. »

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(*) Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 26 au 27 septembre 2018 à partir d’un échantillon de 1011 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Sondage- Hollande : la descente aux enfers jusqu’où ?

Sondage- Hollande : la descente aux enfers jusqu’où ?

Dans le denier sondage, Hollande recule à nouveau pour tomber au record historique d’impopularité de 23%. Sa conférence de presse et notamment son fameux pacte de responsabilité n’ont pas changé la donne ; Il est évidemment encore sanctionné sur sa politique économique et en particulier sur sa promesse d’inverser la courbe du chômage, promise aux vœux de 2012 et scandé tout au long de l’’année 2013. Une promesse idiote quand on ne prend pas les moyens d’améliorer la compétitivité de l’économie, donc la croissance et donc aussi l’emploi. La boite à outils qui devait redresser la croissance est donc rangée dans le placard aux oublis. Nouveau slogan désormais, le pacte de responsabilité, véritable cathédrale administrative qui essaye de faire le grand écart entre les vœux des entreprises et la gauche qui veut des contreparties immédiates illusoires. Avec une concertation plus ou moins bidon qui va durer des mois. Au mieux l’ application n’entrera en vigueur qu’en 2015. Il faudra d’abord des effets économiques et ce n’est qu’ensuite qu’éventuellement on pourra constater les conséquences sur le chômage (fin 2015 ou 2016). Dans le même temps Ayrault brouille le message en voulant remettre à plat la fiscalité (entreprises et ménages). Avec des propositions souvent qui contredisent la diminution des prélèvements obligatoires. Résultat, il y aura encore davantage de chômeurs en 2014 et le maintien d’un taux de chômage très important en 2015. Or c’est la question centrale pour les français, Hollande ne remontera pas la pente de la popularité. Avec la fessée électorale qui se profile surtout aux européennes, il aura encore moins de crédit pour réaliser des réformes. Pire la méfiance sera telle d’ici quelques mois que même des reformes pertinentes seront aussi contestées. Autant dire que Hollande va être complètement paralysé et jusqu’en 2017 ( normalement !) . Pour ajouter à la confusion la gauche s’engouffre dans des réformes sociétales qui ne sont pas la priorité, des reformes mal préparées et qui divisent un peu plus. Or la dynamique économique repose surtout sur la crédibilité de la gouvernance, sur la confiance. Une confiance qui fait totalement défaut. Pour Hollande c’est la descente aux enfers assurée mais pour le pays aussi.




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