Archive pour le Tag 'Juppé'

Popularité : Hulot, le Driant, Juppé et Lemaire en tête

Popularité : Hulot, le Driant, Juppé et Lemaire en tête

 

Nicolas Hulot devient la personnalité politique dont les Français espèrent qu’elle va jouer un rôle majeur pour l’avenir.  De fait, la dernière vague de mai de l’enquête BVA-La Tribune-Orange,  montre que la nomination de l’ex-présentateur télé suscite une réelle dynamique en sa faveur avec 58% des Français qui souhaitent qu’il joue un rôle important. Il se classe d’emblée en tête des personnalités testées par ce baromètre mensuel. Sa cote est notamment très élevée chez les sympathisants de gauche (71%) et chez les proches de « La République en marche » (82%). C’est nettement moins le cas à droite (41%). Autre surprise qui montre cet effet gouvernement, l’ancien ministre de la Défense de François Hollande, Jean-Yves Le Drian, devenu le ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron, arrive en seconde position avec une cote d’influence de 42%… contre 28% le mois dernier. En troisième position sur podium, figure l’inusable Alain Juppé (39%). Malgré ses déboires politiques, le maire de Bordeaux suscite toujours manifestement un grand respect auprès des Français. Belle percée de Bruno Le Maire, également entré au gouvernement au ministère de l’Economie, qui se place quatrième (35%).  Jean-Luc Mélenchon conserve son leadership à gauche, même s’il ne domine plus le classement, comme cela avait été le cas en avril avant le premier tour de la présidentielle. Sa cote d’influence auprès de l’ensemble des Français a en effet chuté en un mois de 44% à 32%. Pour autant, il conserve une réelle influence à gauche puisqu’il demeure la personnalité que les sympathisants de la gauche non socialiste souhaitent le plus avoir d’influence à l’avenir (82%). Pour autant, il continue d’être à la peine chez les sympathisants PS (32%) qui lui préfèrent, on l’a vu, Nicolas Hulot mais aussi Benoit Hamon et Bernard Cazeneuve (73% chacun).

Sondage Premier ministre idéal : Alain Juppé

Sondage Premier ministre idéal : Alain Juppé

Alain Juppé en tête  comme le Premier ministre potentiel « préféré » des Français, selon un sondage* Odoxa pour France info, publié le vendredi 12 mai. Interrogées sur leur personnalité préférée parmi une liste de 8 hommes et 2 femmes (Anne-Marie Idrac et Sylvie Goulard), 26% des personnes sondées ont placé Alain Juppé parmi leurs trois choix. François Bayrou (MoDem), qui s’est insurgé entre temps contre la liste des investitures La République en marche pour les législatives, arrive en deuxième position avec 22% de citations. Il devance Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense de François Hollande et soutient d’Emmanuel Macron n’arrivant qu’en 3e position de l’opinion générale mais se place néanmoins 1er (26% de citations) en ce qui concerne les sympathisants d’En Marche ! Mentionné dans plusieurs médias qui parlent de lui comme du « grand favori » pour accéder à Matignon, Edouard Philippe n’est cité que par 10% des sondés. Il complète toutefois le trio de tête chez les sympathisants En Marche!, aux côtés de Jean-Louis Borloo (l’ex-ministre de l’Environnement arrive par ailleurs 4e au « classement » général avec 18%) et de l’eurodéputée Sylvie Goulard. Mais surtout, Edouard Philippe s’affiche comme le grand inconnu de la liste, 80% des sondés ayant indiqué ne pas connaître suffisamment le député-maire (LR) du Havre. Même parmi les sympathisants En Marche!, il ne récolte que 29% d’opinions favorables, loin derrière le quatuor de tête, dont chacun dépasse les 60% de « bonnes opinions ».  A contrario, le maire de Bordeaux est perçu favorablement par une majorité des sondés, avec 48% de « bonnes opinions » contre 38% de « mauvaises » et 14% « ne se prononçant pas ou ne le connaissant pas »

*Sondage réalisé en ligne du 10 au 11 mai sur un échantillon de 1.028 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Voter blanc, c’est voter Le Pen (Juppé)

Voter blanc, c’est voter Le Pen (Juppé)

 

Juppé met les pieds dans le plat de l’hypocrisie des Républicains et réclame une position claire au second tour. Alain Juppé, qui a réuni ses proches mardi soir à Paris, a en effet critiqué les « finasseries » de la position de son parti, Les Républicains, avant le second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen.  »Voter blanc, c’est donner sa chance au FN. Assez de finasserie! Pour battre MLP, il n’y a qu’une solution: voter Macron », a tweeté le maire de Bordeaux dans la soirée.   Lundi soir, le bureau politique de LR a adopté un texte de compromis appelant « à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle ». « Face au Front National, l’abstention ne peut être un choix », insiste ce texte. Le parti laisse donc implicitement le choix entre le vote blanc ou le vote Macron.
Emmanuel Macron a jugé mardi soir sur France 2 « pas claire » la position de LR. « Il y a eu de longs débats même pour savoir s’il fallait mettre mon nom dans le communiqué de presse », a-t-il observé.

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

 

 

Juppé a accepté une photo Chez Deezer en présence de Fillon mais avec beaucoup de réticence (comme précédemment Sarkozy).et avec des conditions.  . «Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition», aurait même lâché Alain Juppé, selon des propos rapportés le jour même dans Le Canard enchaîné. «Écoutez de la musique, ça vous apaisera», préfère éluder Alain Juppé, sans cesse invité à commenter cette phrase. Avant de sévir: «Si je répondais à tous les ragots qui circulent dans les médias, on ne serait pas couché!». Nathalie Kosciusko-Morizet, pas rancunière après avoir été sifflée au meeting de Fillon s’efforce de jouer l’unité de façade et  loue «ce message de rassemblement en cette fin de campagne». «Il y a eu un message de Nicolas Sarkozy (mardi soir, NDLR), aujourd’hui il y a cette visite conjointe avec Alain Juppé. C’est important», plaide l’ancienne candidate à la primaire. . Initialement, c’est dans son école de codeurs informatiques, «l’école 42» de Xavier Niel, le patron de Free  que la poignée de mains Fillon-Juppé aurait dû avoir lieu. Un déplacement annulé à la dernière minute. Quelques élèves auraient exprimé leur souhait de faire apparaître la photo de Penelope Fillon sur tous les écrans de l’établissement. «J’adorerais que nos élèves soient aussi révolutionnaires que les gens le disent. Donc continuez de propager cette info, mais je crois que c’est surtout un vrai problème de sécurité», nuance Xavier Niel. Des salariés de Deezer ont pris le relais: quelques ordinateurs affichent le message «Rends l’argent»… Cernés par les journalistes, les deux responsables politiques n’ont, semble-t-il, rien vu. Alors que François Fillon est persuadé d’accéder le second tour, Alain Juppé laisse entendre que ce n’est pas gagné. Devant un tableau qui précise l’organisation des équipes de Deezer, il observe haut et fort: «La colonne “to do” est plus longue que la colonne “done”. Il y a du boulot».

Présidentielle: Sarkozy, Juppé et Le Maire, service minimum pour Fillon

Présidentielle: Sarkozy, Juppé et Le Maire, service minimum pour Fillon  

 

Les principaux responsables des Républicains font vraiment le service minimum pour soutenir Fillon. Sarko s’est seulement fendu d’un communiqué ambigu.  Aux yeux de l’ancien chef de l’Etat, « le rassemblement au service d’une alternance franche et crédible est donc « un devoir pour chacun de ceux qui partagent nos valeurs ». « Il n’y a plus de place pour les hésitations ou les états d’âme. François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin », insiste-t-il dans une allusion implicite à la mise en examen du candidat de la droite dans le cadre des emplois présumés fictifs de sa famille. Le maire de Bordeaux a de son coté apporté un soutien timide à la candidature de François Fillon. Il juge que l’ancien Premier ministre a « l’expérience » pour diriger la France. « Le monde est dans la tourmente, la France a besoin d’un Président expérimenté. François Fillon a cette expérience. Je lui confirme mon soutien », a écrit sur Twitter le finaliste malheureux de la primaire à droite.  Le maire de Bordeaux, qui vante la stature internationale de François Fillon, a pourtant de nombreuses divergences avec le député de Paris.   Après l’attaque chimique menée contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, Alain Juppé avait fustigé sur Twitter « les tenants de la ‘realpolitik’ », qui jugent Bachar el-Assad « fréquentable ».   Une allusion à peine voilée à Marine Le Pen et François Fillon, qui prônent un rapprochement avec la Russie, protecteur du régime syrien. Enfin Bruno Lemaire se rallie sans enthousiasme à Fillon et avec des réserves. . Bruno Le Maire «continue à croire» que le projet de François Fillon est «le mieux à même de redresser la France». «Il ne doit surtout pas être édulcoré!», demande-t-il. Selon lui, François Fillon est en mesure de se qualifier pour le second tour. Mais il met en garde contre le «risque de bunkerisation de la droite». «La droite doit parler à toute la société, pas à des clientèles. Elle doit être un espoir, pas une punition. Elle doit se tourner davantage vers les jeunes générations», préconise Bruno Le Maire, regrettant qu’«à peine plus de 10% des électeurs de 25 ans (veuillent) voter» pour son camp.

 

Alain Juppé : « démerdez-vous; Je ne serai pas candidat »

Alain Juppé : « démerdez-vous;  Je ne serai pas candidat »

 

C’est en substance ce qu’a presque déclaré Alain Juppé suite aux nombreuses sollicitations dont il était l’objet pour remplacer François Fillon. Une déclaration claire, cohérente et digne mais pleine d’amertume. Alain Juppé a fait clairement allusion à l’irresponsabilité de l’appareil qui a démoli sa candidature. Il a aussi critiqué nettement la ligne radicale choisie par le vainqueur de la primaire. Il s’est aussi étonné du soutien assez soudain de certains sarkozystes notamment qui se sont dernièrement ralliés à lui pour enfoncer François Fillon. Une manière aussi de renvoyer dans leurs baskets le comité politique des républicains dont les revirements et l’irresponsabilité caractérisent la posture. Alain Juppé voulait sans doute anticiper la décision du comité politique qui s’est une nouvelle fois couché devant François Fillon lundi soir. Les appels reçus par Alain Juppé « tout au long de la semaine » n’auront servi à rien. S’exprimant depuis Bordeaux, ville dont il est maire depuis 2006, l’ancien Premier ministre a « confirmé, une bonne fois pour toutes, qu’[il] ne [sera] pas candidat à la présidence de la République »« Pour moi, il est trop tard, je n’incarne pas le renouveau souhaité par les Français. » « Je n’ai pas l’intention de m’engager dans des tractations partisanes ni marchandage de postes. Je ne suis donc pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur (…). Je le répète pour moi il est trop tard, mais il n’est pas trop tard pour la France, il n’est jamais trop tard pour la France. » Au cours d’une allocution sobre, teintée d’amertume et de gravité face à la situation dans laquelle se trouve la candidature de la droite et du centre, le prétendant malheureux de la primaire de novembre dernier a déploré le retrait du soutien d’une partie du centre et regretté la « radicalisation » d’un noyau de militants LR, présent dimanche après-midi au Trocadéro pour soutenir François Fillon. Admettant qu’il ne répondait pas « pleinement à l’exigence d’exemplarité », Alain Juppé a cependant insisté sur le fait qu’il n’avait pas été inquiété pour « enrichissement personnel » et que sa famille n’avait jamais été exposée. Manière de viser (indirectement) François Fillon et sa gestion de la crise dans laquelle son entourage et lui-même sont plongés depuis plus d’un mois, ajoutant que « l’obstination » de l’ancien Premier ministre conduisait à une « impasse ». Assurant qu’il se tenait prêt à dialoguer avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, Alain Juppé a déploré un « gâchis » pour sa famille politique, alors que Fillon « avait un boulevard devant lui ». Et de rappeler, avec insistance, qu’il avait à l’époque été « fair-play » en lui apportant, à plusieurs reprises, son soutien.

 

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

Dans une allocution pleine de dignité et  de cohérence aussi Juppé a dit définit vivement non à un éventuel remplacement de Fillon. Juppé qui en même temps en a profité pour régler ses comptes avec d’une part la radicalité de Fillon d’autre part avec les divisions et manœuvres politiciennes au sein de son propre parti. Il  s’est étonné de l’enthousiasme qu’il suscitait aujourd’hui chez des responsables qui hier avaient démoli sa candidature la tonalité de l’allocution était grave et le fond plein d’amertume. D’une certaine manière,  Juppé fait le constat de l’état catastrophique de la candidature de Fillon et en renvoie la responsabilité aux responsables du parti qui n’ont cessé d’organiser la division. Juppé a bien entendu souhaité la victoire pour son camp mais à bien évité d’apporter son soutien à Fillon. Après cette déclaration sans ambiguïté,  la panique et le désarroi vont sans doute s’amplifier au sein des Républicains ou aucun leader ne se dégage pour un éventuel remplacement de Fillon. Il est probable que les initiatives des oligarques de tous poils vont partir dans tous les sens car plus personne ne dispose de l’autorité morale pour imposer une cohérence et une sérénité dans un parti  aux abois.  De ce point de vue la réunion ce soir du bureau politique des républicains devrait s’achever dans la confusion la plus totale entre le soutien mou à Fillon et la porte ouverte à son remplacement.

Estrosi écarte la candidature de Baroin et soutient Juppé

 

Estrosi écarte la candidature de Baroin et soutient Juppé

 

« Je pense qu’aucun des quinquagénaires de notre formation politique, dont beaucoup ont des talents, ne sont en mesure d’assumer ce rôle pour être sûrs de rassembler à coup sûr une immense majorité de celles et ceux qui aujourd’hui soutiennent encore François Fillon », selon Christian Estrosi. Par cette allusion, le président du conseil régional de Paca a écarté l’option François Baroin, un autre sarkozyste dont le nom a circulé ces dernières semaines. « Le plus simple, de toute évidence c’est de prendre (…) le second qualifié pour le deuxième tour des élections primaires, à savoir Alain Juppé », a poursuivi Christian Estrosi, tout en rappelant ses différends passés avec l’ex-Premier ministre. Mais « connaissant la personnalité d’Alain Juppé, qui est un homme d’écoute, qui est un homme de rassemblement, qui a dirigé lui-même notre famille politique, (…) je ne doute pas un seul instant que, si demain il devait assumer cette si lourde responsabilité, il soit capable d’écouter chacun. » L’ancien ministre a insisté sur l’urgence de la situation, à moins de deux semaines de la clôture de la période ouverte pour le recueil des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle et à moins de 50 jours du premier tour. Se disant toujours déterminé à « tenir bon », François Fillon organise ce dimanche un rassemblement au Trocadéro, à Paris, afin de redonner de l’élan à sa campagne.

Thierry Solère la Girouette pour une rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

Thierry Solère la Girouette pour une  rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

 

De toute évidence face au risque de défaite aux présidentielles, les responsables des Républicains s’agitent dans tous les sens. Il y a aujourd’hui une réunion du bureau politique des Républicains, aussi l’appel d’Estrosi pour une rencontre de plusieurs présidents de région et dernièrement la proposition de Thierry Solère pour une discussion directe entre Sarkozy, Juppé et Fillon. On se souvient que Thierry Soler avait présidé l’organisation des primaires, qu’il s’était félicité de son succès et avait ensuite milité pendant longtemps en faveur du vainqueur avant de le trahir alors qu’il était son porte-parole. Aujourd’hui, il propose de revenir aux vieilles méthodes manœuvrières dans les coulisses pour substituer aux primaires un arrangement entre Sarkozy Juppé et Fillon. L’ancien communicant ne manque pas de bagout pour  justifier  ses revirements de girouette. Au micro de RTL, le député des Hauts-de-Seine demande maintenant à Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon de se rencontrer physiquement pour « trouver une porte de sortie » à ce dilemme politique. « Ce sont trois hommes d’État. Je sais qu’ils se parlent mais pas tous les trois ensemble. Il n’est imaginable que, dans la crise que nous vivons aujourd’hui, ces trois personnes ne se voient pas. Il est impératif qu’ils se voient et trouvent la solution à cette crise que nous connaissons », affirme-t-il, soulignant que les trois hommes ont réuni « 90% des voix de la primaire ».

Sondage 2017 : Juppé meilleur que Fillon

 

Sondage 2017 : Juppé meilleur que Fillon

 

Si Alain Juppé devait remplacer l’actuel candidat de la droite, le maire de Bordeaux prendrait la première place avec 26,5% de suffrages, devant Emmanuel Macron (25%). Dans ce cas de figure, Marine Le Pen serait éliminée dès le premier tour, avec 24%. Les trois candidats testés sont tous dans la marge d’erreur statistique de trois points.  La droite ferait un meilleur score au premier tour de l’élection présidentielle avec Alain Juppé pour candidat à la place de François Fillon, selon ce  sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour « 13h15 le dimanche » de France 2, publié vendredi 3 mars)

Affaire Fillon : appel de parrainages pour Alain Juppé par Georges Fenech

Affaire Fillon : appel de parrainages pour Alain Juppé par Georges Fenech 

Le député (LR) du Rhône, Georges Fenech,  député LR du Rhône, a lancé, jeudi 2 mars sur franceinfo, un appel à « tous les élus responsables » de France pour qu’ils adressent au Conseil constitutionnel leurs parrainages pour Alain Juppé. Georges Fenech estime que la droite devait se prémunir de la « chute imminente » de François Fillon, qui a dit mercredi avoir reçu une convocation en vue d’une probable mise en examen dans fictifs présumés de son épouse et de ses enfants. « Il me semble être le seul par son expérience à pouvoir reprendre le flambeau », a estimé le député les Républicains du Rhône. « C’est une primaire doublement caduque car François Fillon n’est plus le candidat du centre et de la droite, depuis que hier l’UDI a fait marche arrière. Aujourd’hui, François Fillon n’est plus que le candidat de la seule droite. Il n’est plus en mesure de se qualifier pour le second tour », a expliqué celui qui avait apporté son soutien à François Fillon après la primaire de la droite.
« Je pense que son système (NDLR : de défense) ne tient pas », a-t-il dit, après que François Fillon s’est attaqué au Parquet national financier et aux juges. « On ne fait pas jouer contre les juges une justice populaire. Cela n’est pas responsable », a souligné Georges Fenech, disant craindre la réunion de dimanche au Trocadéro. Il a ainsi annoncé solennellement qu’il ne ferait plus campagne pour François Fillon. « Je ne fais pas campagne pour François Fillon parce que je ne peux pas accepter que toute ma famille politique et que toute l’élection présidentielle soient prises en otage. Cela n’est pas possible, d’autant que nous allons vers une déroute parfaitement programmée », a-t-il estimé. « Le Conseil constitutionnel a déjà publié 738 parrainages pour François Fillon » a- t-il expliqué, et il faut donc « nous garantir d’une disparition de notre candidat que je sens arriver inéluctablement ». Selon lui, l’envoi des parrainages pour Alain Juppé au Conseil constitutionnel est la « seule solution raisonnable » en cas « de disparition » du candidat François Fillon. Il a également insisté sur le fait que la justice fait son travail. « Il n’y a pas de complot institutionnel, il n’y a pas de justice qui s’acharne, il n’y a pas de presse qui s’acharne », a martelé Georges Fenech, lui-même ancien magistrat.

Juppé critique le programme de Fillon

Juppé critique le programme de Fillon

 

Juppé adresse une critique à peine voilée à François Fillon dont il considère que le programme ne prend pas assez en compte les attentes des électeurs. Une manière pour Juppé de se rappeler à l’opinion publique bien qu’il affirme toujours refuser le rôle de remplaçant dans le cadre d’un plan B. Il n’empêche les Juppéiste un peu mis sur la touche par François Fillon manifestent  ainsi leur présence pour modérer le programme Fillon dans un sens plus humaniste et peut-être aussi dans l’hypothèse d’un plan B. Alain Juppé presse donc  François Fillon, qu’il soutient pour la présidentielle par « un choix de raison », de « prendre davantage en compte » les attentes des électeurs qui l’ont plébiscité lors de la primaire de la droite et du centre. Dans un billet posté sur son blog sous le titre « Un choix de raison », le maire de Bordeaux, perdant du second tour de la primaire, sort de son silence pour réaffirmer qu’il ne se prêtera pas à « un plan B » visant à remplacer François Fillon, sous le coup d’une enquête judiciaire. « François Fillon a confirmé à plusieurs reprises qu’il était déterminé à aller jusqu’au bout. Je pense qu’il ne changera pas d’avis », écrit-il. « J’ai dit que ce serait dur. C’est une évidence tant la confusion politique est aujourd’hui grande. Mais Fillon peut et doit gagner. Le socle de l’électorat de droite lui reste fidèle », estime Alain Juppé. Pour l’ancien Premier ministre, la plus grande menace demeure la présidente du Front national, alors que « l’emballement pour Emmanuel Macron commence à refluer, au fur et à mesure que l’immaturité politique du candidat apparaît aux yeux de tous », et que la gauche socialiste, selon lui, est minée « par des divergences idéologiques extrêmement profondes. » « Une victoire de Marine Le Pen est improbable; mais elle n’est plus impossible. (…) Pour gagner, F. Fillon doit prendre davantage en compte les attentes de tous les électeurs de la droite et du centre, y compris de ceux qui m’ont fait confiance à la primaire », souligne-t-il. Alain Juppé plaide, comme il l’a fait durant la campagne de la primaire, pour « une droite humaniste » alors que François Fillon a amorcé un virage sécuritaire dans sa campagne avec l’aval de Nicolas Sarkozy, qu’il a rencontré mercredi dernier. Le candidat de la droite et du centre, qui s’était rendu le 25 janvier dernier à Bordeaux au début de ses ennuis judiciaires, doit recevoir Alain Juppé à Paris mercredi après-midi, a fait savoir son entourage. Les élus juppéistes, dont Valérie Pécresse et Jean-Pierre Raffarin, se réunissent mardi soir dans un bar proche de l’Assemblée nationale pour faire le point sur la campagne, dont les cahots inquiètent cadres et militants.

Fillon-Juppé : record d’audience mais pas convaincue

Fillon-Juppé : record d’audience mais pas convaincue

Plus de 8,5 millions de téléspectateurs ont regardé Alain Juppé et François Fillon jeudi soir sur France 2 et TF1, qui le diffusaient en simultané avec France Inter. Soit le tiers des personnes présentes à cette heure-là derrière leurs écrans. France 2 finit légèrement en tête devant TF1 avec plus de 4,5 millions de téléspectateurs, contre 4 millions pour la première chaîne. La diffusion simultanée sur les deux premières chaînes reste exceptionnelle, elle est d’habitude réservée à l’interview du 14-Juillet et au débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle. Il s’agit d’une très bonne audience pour un débat politique, qui témoigne du fort intérêt des Français pour la primaire de la droite, intérêt qui s’est traduit dans les urnes dimanche dernier avec plus de 4 millions de votants. Mais un sondage Elabe montre que les téléspectateurs n’ont pas forcément été convaincus puisque  les réformes voulues par Juppé et surtout Fillon rencontrent l’opposition d’une majorité de Français et qui permet de penser que le climat social risque d’être tendu en cas de victoire de la droite en 2017 et surtout si c’est Fillon. Fillon apparait en effet notoirement plus clivant que Juppé. Pourtant les Français pense que Fillon va cependant gagner la primaire et derrière l’élection de 2017. La conclusion c’est que Fillon aura bien du mal à faire passer ses orientations en douceur et que le climat social se détériorer avec nombre de conflits. D’autant que Fillon veut faire l’impasse sir la concertation avec les partenaires sociaux. Une majorité de Français se dit en effet opposée aux programmes des finalistes de la primaire de la droite. Mais François Fillon et Alain Juppé, sont, au contraire, plébiscités par les proches de la droite et du centre, selon un sondage Elabe publié ce mercredi. Le projet de François Fillon suscite le plus l’opposition des sondés (56 %) devant celui d’Alain Juppé (52 %). Le premier recueille au contraire 42 % d’avis favorables, le second 46 %. Trois proches de la droite et du centre sur quatre (76 %) se déclarent en revanche favorables au programme de François Fillon, 67 % à celui d’Alain Juppé, selon cette enquête pour BFMTV. Le programme de Juppé est jugé meilleur par les Français sur la protection sociale et la santé (55 % contre 36 %), la fiscalité et les impôts (53 % contre 38 %), les relations internationales (51 % contre 40 %), la famille (50 % contre 41 %), l’éducation (49 % contre 42 %) ou la situation économique et l’emploi (48 % contre 42 %).  Le projet de Fillon l’emporte en revanche sur la sécurité, la menace terroriste et l’immigration (49 % contre 42 %) et les valeurs et l’identité française (48 % contre 42 %). A quatre jours du second tour de la primaire, François Fillon apparaît comme celui qui a le plus de chance d’être élu à l’Élysée en 2017 (57 %, contre 34 % à Alain Juppé) auprès des Français. Il est perçu comme « le plus honnête » des deux (55 % contre 35 %) et celui qui « veut vraiment changer les choses » (54 % contre 36 %). Alain Juppé est vu comme celui qui « comprend le mieux les gens » (48 % contre 41 %) et qui « a le plus les qualités » pour être président (46 % contre 43 %).

 

Sondage primaire : Fillon 61%, Juppé 39%

Sondage primaire : Fillon 61%, Juppé 39%

 

François Fillon est donné vainqueur du second tour de la primaire de la droite pour l’élection présidentielle par un sondage de l’institut Opinionway, avec 61% des intentions de vote contre 39% pour son adversaire, Alain Juppé. Cette enquête, publiée au moment où les deux candidats tenaient leur dernier meeting de campagne a été réalisée auprès de 550 électeurs sûrs de voter dimanche, issus d’un échantillon de 4.871 personnes interrogées jeudi, après le débat qui a opposé les deux ex-Premiers ministres, et vendredi. Selon ce sondage, 4,5 à cinq millions de Français pourraient participer à ce second tour, soit une participation encore plus forte que dimanche dernier pour le premier tour (4,3 millions). Le débat de jeudi soir n’a apparemment pas permis au maire de Bordeaux d’inverser la tendance, même si l’écart est légèrement moins grand que dans d’autres enquêtes. Selon le sondage Opinionway, 87% des électeurs qui ont voté pour François Fillon au premier tour feront de même dimanche, comme 9% de ceux qui ont voté pour Alain Juppé et 76% de ceux qui avaient choisi l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy. Si Alain Juppé conserverait 91% des électeurs qui ont voté pour lui au premier tour, il n’en prendrait en revanche que 13% à son rival et 20% à Nicolas Sarkozy. Le maire de Bordeaux rallierait toujours une grande majorité (75%) des électeurs de gauche participant à la primaire (10% des votants, selon Opinionway). Mais François Fillon fait une razzia dans les intentions de vote des Républicains (75%) et des électeurs du Front national participant au scrutin (74% des intentions de vote sur 11% des votants).Le partage des électeurs centristes de l’UDI et du Modem (14% des personnes sûres de voter) est plus équilibré : 59% voteraient pour Alain Juppé et 40% pour François Fillon.

(Reuters)

Juppé-Fillon : un débat trop général, plat et ennuyeux

Juppé-Fillon : un débat trop général, plat et ennuyeux

 

Un débat qui ne restera pas dans les annales de la vie démocratique tellement il fut général voire  approximatif, également plat et ennuyeux. Les grands médias se contentent de rapporter l’essentiel des propos des deux concurrents. Nombre d’aspects essentiels conditionnant l’avenir n’ont pas été abordés ou alors  en surface. Exemple le plus caricatural celui du pouvoir  d’achat des médecins dont Fillon a dit à juste titre qu’il n’était pas suffisamment rémunéré compte tenu de la longueur des études mais en indiquant que cette rémunération était voisine de celle du plombier. La preuve s’il en était que les élites politiques n’ont qu’une connaissance assez approximative des réalités économiques et sociales. En effet en moyenne (avec de nombreuses disparités notamment entre généralistes et spécialistes) un médecin gagne de l’ordre  de 7000 € nets par mois quand un plombier en moyenne est en dessous de 2500 €. (Avec des salaires d’embauche de 1000 à 1500 euros).  Une différence de taille. Les mêmes approximations auraient sans doute été commises pour le salaire d’autres catégories si cela avait été abordé. Or précisément la question de la vie concrète des salariés et plus généralement des ménages n’a pas été traitée. Dans ces conditions,  il n’est pas étonnant qu’on considère une hausse par exemple de la TVA de 2 % sera négligeable pour les ménages sans parler du  non remboursement de médicaments hors affection grave. En réalité un débat d’énarques qui entretiennent avec l’économie des rapports assez flous ;  de ce point de vue le débat économique s’est  révélé relativement flou. Par exemple on a peu abordé les facteurs explicatifs du manque de compétitivité de l’économie française et sa comparaison avec l’environnement international. Le champ international a d’ailleurs été relativement absent et surtout l’Europe pratiquement non traitée alors que pour l’essentiel nous dépendons des orientations de l’union européenne et du niveau de son activité. Sous couvert de courtoisie réciproque,  on a plutôt assisté à un débat de salon très général. Autre exemple, la question du temps de travail des fonctionnaires qui d’après Fillon seraient ramenés à 39 heures rémunérées 37 heures soit une augmentation de près de 6 % de la rémunération. Une augmentation qui fera exploser les budgets des collectivités locales. Sans parler du flou relatif aux redéploiements des effectifs de fonctionnaires et des secteurs visés par la réduction des effectifs. Certes Fillon c’est sans doute montrer le plus nous en forme dans ce débat alors que visiblement Juppé a montré une certaine fatigue voir une certaine résignation. Pour autant cela ne confère pas à Fillon un brevet de compétence dont le programme ce résume à un mot : radicalité ; mais sans grande précision et avec de nombreuses contradictions. Au total un débat relativement ennuyeux et trop général.

 

 

Sondage : une majorité de Français contre les programmes de Fillon et Juppé

Sondage : une majorité de Français contre les programmes de Fillon et Juppé

 

Un sondage qui démontre que les réformes voulues par Juppé et surtout Fillon rencontrent l’opposition d’une majorité de Français et qui permet de penser que le climat social risque d’être tendu en cas de victoire de la droite en 2017 et surtout si c’est Fillon. Fillon apparait en effet notoirement plus clivant que Juppé. Pourtant les Français pense que Fillon va cependant gagner la primaire et derrière l’élection de 2017. La conclusion c’est que Fillon aura bien du mal à faire passer ses orientations en douceur et que le climat social se détériorer avec nombre de conflits. D’autant que Fillon veut faire l’impasse sir la concertation avec les partenaires sociaux. Une majorité de Français se dit en effet opposée aux programmes des finalistes de la primaire de la droite. Mais François Fillon et Alain Juppé, sont, au contraire, plébiscités par les proches de la droite et du centre, selon un sondage Elabe publié ce mercredi. Le projet de François Fillon suscite le plus l’opposition des sondés (56 %) devant celui d’Alain Juppé (52 %). Le premier recueille au contraire 42 % d’avis favorables, le second 46 %. Trois proches de la droite et du centre sur quatre (76 %) se déclarent en revanche favorables au programme de François Fillon, 67 % à celui d’Alain Juppé, selon cette enquête pour BFMTV. Le programme de Juppé est jugé meilleur par les Français sur la protection sociale et la santé (55 % contre 36 %), la fiscalité et les impôts (53 % contre 38 %), les relations internationales (51 % contre 40 %), la famille (50 % contre 41 %), l’éducation (49 % contre 42 %) ou la situation économique et l’emploi (48 % contre 42 %).  Le projet de Fillon l’emporte en revanche sur la sécurité, la menace terroriste et l’immigration (49 % contre 42 %) et les valeurs et l’identité française (48 % contre 42 %). A quatre jours du second tour de la primaire, François Fillon apparaît comme celui qui a le plus de chance d’être élu à l’Élysée en 2017 (57 %, contre 34 % à Alain Juppé) auprès des Français. Il est perçu comme « le plus honnête » des deux (55 % contre 35 %) et celui qui « veut vraiment changer les choses » (54 % contre 36 %). Alain Juppé est vu comme celui qui « comprend le mieux les gens » (48 % contre 41 %) et qui « a le plus les qualités » pour être président (46 % contre 43 %).

 

Juppé : « Fillon, un libéral peu crédible »

Juppé : « Fillon, un libéral peu crédible »

C’est un Juppé très combatif qui s’exprime dans une interview au Parisien et qui souligne se différences tant en ce qui concerne sa démarche économique que sur se positions sociétales ou ses orientations de politique étrangère.

 

Le débat ce soir, c’est là que tout va se jouer ?

ALAIN JUPPÉ. C’est crucial, c’est l’occasion véritablement de comparer les projets. Les électeurs doivent voter en connaissance de cause. Entre nous, il y aura des convergences, mais surtout des différences, dont trois essentielles. La méthode de la réforme économique, d’abord. Il faut des réformes profondes et radicales, mais sans brutalité. La sécurité, ensuite, car les positions de François Fillon, notamment sur le renforcement des effectifs des forces de l’ordre, me semblent très insuffisantes. Enfin, la politique étrangère : je suis tout à fait ouvert à un dialogue avec la Russie, mais je pense qu’envisager une coalition entre la France, la Russie et l’Iran au Proche-Orient, c’est extraordinairement dangereux (NDLR : mercredi soir, Vladimir Poutine a salué en François Fillon un « grand professionnel »).

 

Le climat s’est tendu. Ce débat risque-t-il de tourner au pugilat ?

Je suis tout à fait serein. Je veux souligner nos différences pour que les électeurs se fassent leur opinion. Je parle des projets. Si on ne peut pas débattre des projets, à quoi bon débattre ? Je ne crains aucune question.

 

Faire le rapprochement entre François Fillon et l’extrême droite, ce n’est pas aller un peu loin ?

Je constate qu’il est soutenu par des personnalités d’extrême droite. On m’a tellement reproché d’être soutenu par François Bayrou ! Je me battrai pour dire qu’il y a deux sensibilités aujourd’hui. Une droite clivante et une droite de rassemblement. Je pense que la stratégie gagnante pour le premier tour de la présidentielle, c’est l’alliance de la droite et du centre.

 

Vous dénoncez le programme trop brutal de François Fillon. Son projet est-il dangereux ?

Ses mesures économiques ne sont pas réalisables et risquent de déstabiliser l’économie française. Supprimer 500 000 postes dans la fonction publique, ce n’est pas tenable. Il y aura dans les cinq prochaines années 550 000 départs à la retraite et peut-être moins si nous décalons le départ de l’âge à la retraite à 65 ans, donc ce sera plutôt 500 000 départs. Cela veut dire que pendant cinq ans, il n’y aura aucun nouveau policier, aucune nouvelle infirmière, aucun nouveau professeur. Ça ne peut pas se faire. Ne pas créer de poste de policiers aujourd’hui, ce n’est pas sérieux !

 

François Fillon assume son programme radical et dit que vous êtes un peu mou…

Comme vous le voyez, il ne m’attaque jamais ! (Rire.) Et il paraît que c’est moi qui suis désagréable…

 

Comment qualifiez-vous vos relations avec lui ?

Elles sont amicales et elles sont anciennes. Il a commencé la politique avant moi. Il a été élu pour la première fois en 1981 et moi en 1983. Nous avons eu des parcours différents, moi j’étais chiraquien, lui séguiniste. Il a été mon ministre, j’ai été son ministre. Ce n’est pas une question de relation personnelle. Mais de projets.

 

L’attaquer sur l’IVG, était-ce vraiment nécessaire ?

Je ne l’ai pas attaqué, j’ai demandé une précision. A écouter ses proches, je ne devrais poser aucune question. Je suis très heureux de la clarification qu’il a apportée. C’est un sujet d’une extrême gravité parce qu’une femme ne prend jamais ce genre de décision à la légère. Il avait changé son discours à un moment donné, il était utile qu’il s’explique.

 

Votre charge a été mal perçue, y compris dans votre propre camp…

Mais elle a aussi été extrêmement bien perçue par une grande majorité de femmes !

 

François Fillon a dit que vous étiez « tombé bien bas »…

S’est-il manifesté une seule fois quand on m’a qualifié de salafiste et d’antisémite sur Internet avant le premier tour ? J’ai été l’objet d’une campagne calomnieuse et anonyme sur les réseaux sociaux. Et il ne s’en est pas ému, je ne l’ai jamais entendu là-dessus. On parle du Fillon bashing, mais le Juppé bashing, c’est quelque chose que je connais aussi !

 

La pilule ne passe pas ?

Oui, cette campagne était dégueulasse. J’aurais bien aimé que François Fillon s’en émeuve. C’est dégueulasse quand on m’accuse d’antisémitisme ou de complaisance avec les islamistes. Au début, j’ai pris ces calomnies par le mépris, mais je le regrette aujourd’hui. Car contrairement à ce que j’ai pu penser, ça a eu un impact sur l’élection. Ça m’a fait beaucoup de tort.

 

C’est-à-dire ?

Cela m’a fait incontestablement perdre des voix. J’ai même eu des témoignages dans les files d’attente des bureaux de vote. Les gens disaient que j’étais proche des Frères musulmans et donc qu’ils allaient voter Fillon ! Donc, je n’ai pas de leçon à recevoir sur la hauteur ou la bassesse des campagnes électorales.

 

Votre femme Isabelle est montée sur scène mardi soir à Toulouse pour défendre votre candidature. C’est la première fois. Pourquoi ?

Quand on est candidat à l’Elysée, il est bien évident qu’on le fait en couple. Le rôle de mon épouse est essentiel, la stabilité d’un couple, c’est important. C’est le rôle qu’a eu Michelle Obama auprès de son mari, on l’a vu aussi chez nous avec Carla Sarkozy, Pénélope Fillon, Brigitte Macron… Avec M. Hollande, c’est un peu plus compliqué.

 

Vous aviez promis que vous seriez calme dans cette campagne, « le bonze de Bordeaux ». Vous perdez vos nerfs ?

Vous trouvez que j’ai l’air énervé ? François Fillon me trouve mou, il faudrait savoir ! Depuis deux ans, mes déclarations sont passées au crible et c’est normal. Je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas de même pour tout le monde.

 

Le score de François Fillon comme la cote de popularité d’Emmanuel Macron disent quand même que la France d’aujourd’hui est très libérale…

Et je ne suis pas libéral, moi ? Il est impossible que M. Macron, qui est responsable de la politique économique depuis 2012, soit plus libéral que moi ! Quand j’ai publié mon livre « Cinq Ans pour l’emploi », tout le monde a même écrit que j’étais hyper-libéral. Ça me fait juste rigoler tout ça ! Moi je suis libéral, efficace et réaliste. Il y a des libéraux irréalistes et pas crédibles.

 

Manifestement, vous ne dites pas comme votre adversaire qu’il y a « un problème avec l’islam »…

Je ne suis pas d’accord. Il y a un problème avec les déviances de l’islam, c’est différent. Je serai inflexible avec les islamistes qui refusent les lois de la République.

Sondage Primaire à droite : Fillon 65 %, Juppé 35 %

Sondage Primaire à droite :  Fillon 65 %, Juppé 35 %

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et France Inter, publié mardi 22 novembre Fillon arrive largement en tête des intentions de vote pour le second tour de la primaire à droite, qui se tiendra dimanche. François Fillon réunirait 65% des suffrages, contre 35% pour Alain Juppé. Si ce sondage tient compte des résultats du premier tour, il n’intègre pas en revanche les consignes de vote des candidats battus, et notamment celle de Nicolas Sarkozy, qui s’est prononcé en faveur de son ancien Premier ministre. Les électeurs ayant voté pour l’ancien président seraient d’ailleurs 85% à se reporter sur François Fillon, contre 15% sur Alain Juppé. Si les partisans de Nathalie Kosciusko-Morizet se répartissent équitablement entre les deux prétendants, ceux de Bruno Le Maire se reporteraient aux trois quarts sur François Fillon. Quant eux électeurs centristes, ils ne départagent pas vraiment les deux candidats : 49% d’entre eux donneraient leur suffrage à François Fillon et 51% à Alain Juppé. Les électeurs se déclarant de droite, sans être des sympathisants du Front national, optent eux massivement pour François Fillon à 74%. Le sondage met également en lumière un handicap majeur pour Alain Juppé. En votant pour lui, 45% des électeurs déclarent avoir voulu faire barrage à Nicolas Sarkozy, alors que 86% des électeurs de François Fillon disent avoir voté avant tout par adhésion.

C’est l’équipe Sarkozy-Fillon qui se remet en place (Juppé)

C’est L’équipe Sarkozy-Fillon qui se remet en place (Juppé)

 

Avec le ralliement de Sarkozy et de ses amis  à Fillon, Juppé considère que c’est l’ancienne équipe qui a dirigé de 2007 à 2012 qui se remet en place. Un argument sans doute excessif mais qui n’est pas complètement faux. En effet,  il faudra bien faire des concessions aux anciens partisans de Sarkozy dont le ralliement vise à obtenir un pouvoir d’influence et des postes ministérielles. Sans parler des affaires de Sarkozy qui risque d’être enterrées en remerciement du soutien de l’ancien président.   Juppé a estimé hier que le ralliement de Nicolas Sarkozy, à François Fillon ne relève pas du hasard. « Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigé de 2007 à 2012″, a souligné celui qui a été ministre de la Défense et des Affaires étrangères pendant cette période. « Quand on reste pendant cinq ans Premier ministre d’un président de la République, c’est qu’on est totalement comptable évidemment de ce qui a été fait. » De ce point de vue Juppé s’interroge en faite sur la capacité réelle de Fillon à mettre en œuvre son programme radical. Un peu le même reproche fait à Sarkozy avec le décalage entre ses déclarations très fortes mais sa gestion très molle Par ailleurs Juppé a fortement attaqué les orientations de François Fillon dans le domaine économique, orientations qu’il juge   »d’une très grande brutalité sociale »   »Sur le plan économique, son programme est d’une très grande brutalité sociale. Supprimer 500.000 emplois de fonctionnaires, porter la durée du travail dans la fonction publique dès 2017 à 39 heures, augmenter la TVA de 16 milliards d’euros sont des mesures d’une certaine brutalité dont certaines sont inapplicables », a-t-il poursuivi. « Rupture, ça ne doit pas consister à casser la baraque, la baraque est fragile, il faut faire des réformes (…), les miennes sont aussi audacieuses mais elles sont réalistes et elles sont crédibles. » Le maire de Bordeaux a également décliné ses critiques à l’encontre du programme « peu crédible » de son rival dans un entretien à paraître mardi dans Le Figaro, le jugeant notamment « imprudent » en matière de gestion des finances publiques. « Malgré son cri d’alarme sur la faillite de l’État en 2007, François Fillon envisage de laisser glisser les déficits jusqu’à 4,7 % du PIB », relève-t-il en prévenant qu’ »on ne pourra pas se contenter d’en faire porter la responsabilité à François Hollande ». L’autre angle d’attaque est sociétal. « François Fillon appartient à une famille traditionaliste, moi je suis plus ouvert au modernisme, je me sens plus proche du pape François que de Sens commun ou de la Manif pour tous (les mouvements contre le mariage homosexuel-NDLR) », a estimé Alain Juppé sur France 2 en critiquant les « ambiguïtés » de son rival sur le droit à l’avortement.

Sondage Juppé face à Fillon

Sondage Juppé face à Fillon

Selon un premier sondage OpinionWay pour Atlantico réalisé le 15 novembre, François Fillon arriverait en tête avec 56% des voix contre 35% pour Alain Juppé en cas de duel au second tour. Le 17 novembre, le sondage Ifop-Fiducial réalisé pour Sud Radio et Paris Match donnait les deux anciens Premiers ministres à jeu égal au second tour, avec chacun 50% des voix.   Quoi qu’il en soit, la large avance de François Fillon sur son adversaire le fait entrer dans la campagne du second tour avec sérénité. Il bénéficie en outre du soutien de Nicolas Sarkozy, donc du report des voix de certains de ses sympathisants, ainsi que de celui de Bruno Le Maire. Mais la prudence reste de mise, car la participation, très importante au premier tour, pourrait être moins importante au second.

 

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