Archive pour le Tag 'Juppé'

Juppé chez « Agir » ?

Juppé chez « Agir » ?

 

 

Finalement la position presque neutre qu’adopte Juppé constitue un atout pour renforcer encore le crédit de l’ancien Premier Ministre.  -  Le maire de Bordeaux a participé à un petit-déjeuner avec une vingtaine de membres de cette formation créée en décembre par des dissidents des Républicains (LR), en désaccord avec la ligne Wauquiez, sans leur apporter un soutien officiel. “Il nous a dit que ce qu’on faisait était important et nous a incité à continuer”, a dit à Reuters le député Franck Riester, qui pilote Agir.

En se rendant chez « Agir » (les LR dissidents), Alain Juppé montre qu’il est toujours un acteur important dans le débat politique. Sans étiquette, il apporte une certaine caution à ce mouvement. Pourtant il n’a pas démissionné officiellement de LR où il compte encore de nombreux soutiens. Pendant un moment on a cru que Juppé allait rompre avec LR, et adhérer soit au mouvement dissident Agir voire à LREM. Rien de tout cela. Juppé en demeurant sans étiquette pour l’instant peut peser sur les trois courants. Sur LR  notamment vis-à-vis des orientations européennes, sur Agir pour « européaniser »  encore davantage ce mouvemente et même sur LREM puisque le gouvernement compte d’ancien proches du premier ministre et que sa voix compte même pour la majorité. Bref une  position de sage, qui n’est plus soumis à la dictature de l’élection pour un mandat politique et peut encore peser sur la vie politique française.

 

« Wauquiez, lamentable, vulgaire, et absurde » (Juppé)

 « Wauquiez, lamentable, vulgaire, et absurde » (Juppé)

Avec cette contra attaque de Juppé , Vauquiez risque de laisser des plumes, il en a déjà perdu avec une baisse dans  le sondage ODOXA de février  qui le place à 14% de soutien. Juppé a en effet répondu sèchement aux critiques de Vauquiez sur la gestion de Bordeaux. Il a indiqué au passage que la ville du Puy en Velay n’avait pas été spécialement bien  gérée par Vauquiez.  “Tout ceci est tout à fait lamentable, cela repose sur de fausses informations”, a tonné Alain Juppé lors d‘une conférence de presse à Bordeaux, en vilipendant au passage les “ignorants”, les “incompétents” et les “imprudents” à qui il a “très envie de claquer le bec”. “Les propos sont d‘une vulgarité extrême”, a-t-il ajouté. “Quant aux effets sur LR et sur la droite en général, ils sont tout à fait dévastateurs.” Le président de LR a par la suite dit “assumer” ces propos, qui lui ont valu une pluie de critiques venant de toutes parts, y compris de son camp, tout en dénonçant les pratiques de “Quotidien” – des “méthodes de voyous”, selon lui. Laurent Wauquiez avait également fait savoir qu‘il déposerait plainte. “Le système de défense est absurde. Depuis quand fait-on des cours devant des étudiants en leur réclamant la confidentialité sur ce qu‘on leur dit ?”, lui a répondu Alain Juppé lundi. L‘ex-Premier ministre a également tenu à “rétablir la vérité” sur les finances de sa ville, chiffres à l‘appui. “La vérité est que la capacité de désendettement de la ville de Bordeaux est bonne. Le seuil à ne pas dépasser, c’est douze ans. Nous somme cette année à 4,6. D’ici la fin de la mandature nous resterons en dessous de 7”, a-t-il dit, avant de faire le parallèle avec la commune de Haute-Loire dirigée par Laurent Wauquiez entre 2008 et janvier 2016. “Le Puy-en-Velay était à 7,8 en 2016. Deux fois moins bien que Bordeaux. Je n‘ai pas de leçon à recevoir”, a-t-il dit.

Juppé à Bordeaux : carton jaune de la Cour des comptes

Juppé à Bordeaux : carton jaune de  la Cour des comptes

Finalement Juppé, la personnalité politique au top de la popularité, gère Bordeaux comme on gère la France à coup d’emprunts excessifs et de dettes. On a multiplié les investissements et la dette a doublé. Cela aussi grâce à quelques artifices comptables bien connus à savoir notamment le gonflement artificiel des recettes. Ce que constate la chambre  régionale des comptes (CRC) de Nouvelle Aquitaine qui  épingle la gestion de la mairie de Bordeaux,  Dans ce rapport définitif qui n’a pas été rendu public mais que Reuters a pu consulter, la CRC scrute les exercices 2010 à 2016, et, sur la période 2010-2015 en surchauffe au niveau des investissements avec la construction du stade Matmut-Atlantique, de la Cité municipale et de la Cité du vin, constate que le cumul atteignait 654 millions d‘euros, entraînant “le doublement de la dette (de 185 à 377 millions d‘euros)”.   L‘institution relève l’inscription dans les comptes de “restes à réaliser” dans les recettes sous forme de deux offres bancaires finalement annulés l’année suivante. Pour la CRC, “ils ont eu pour seule finalité d’équilibrer des comptes clos”, alors que le Code général des collectivités locales prévoit que “l’équilibre réel d’un budget suppose une évaluation sincère des recettes et des dépenses”. “En les ôtant des recettes d’investissement, les résultats annuels de 2013 et 2015 deviennent déficitaires”, dit-elle. Ces faits que l’opposant socialiste Mathieu Rouveyre avait porté à la connaissance du tribunal administratif n’ont pas encore été évoqués devant la juridiction. Il souligne dans un communiqué publié mercredi que “ce rapport vient confirmer ce que nous dénonçons depuis plusieurs années et dresse un constat objectif d’une situation inacceptable”. Par ailleurs, la CRC souligne qu’à fin 2016, “avec une valeur de 11,6 millions d’euros, la capacité de désendettement dépassait fin 2016 le palier de dix ans à partir duquel doit être considérée comme préoccupante”. Il ajoute que, “sur la période ces lissages de crédits ont représenté en moyenne 6 millions d’euros par an, soit à peine 8% du montant des crédits reportés”.

Alain Juppé lâche aussi les Républicains

Alain Juppé lâche aussi les républicains 

Pas vraiment de chance pour Wauquiez qui voulait faire de son interview de dimanche dans le JDD le support de sa grande rentrée politique. Une rentrée qu’il avait annoncée fracassante qui effectivement conteste à peu près tout de la politique de Macron. En réalité,  les médias auront surtout retenu la décision d’Alain Juppé de se mettre en congé du parti. Pas vraiment un acte qui caractérise un parti qui se veut rassembleur. Wauquiez droitise sa posture pour régler leur compte aux derniers centristes et libéraux qui subsistent chez les Républicains. De son côté,  Alain Juppé n’a pas la mémoire courte. Il sait que la partie droitière autour de Sarkozy a fusillé sa candidature à la présidentielle et que même lorsque Fillon était dans les pires difficultés, Sarkozy s’est toujours opposé à l’éventualité d’une candidature Juppé. Bref les règlements de compte sont loin d’être terminés à la fois sur le plan personnel mais peut-être tout autant sur le plan idéologique et programmatique avec d’un côté un clan très réactionnaire autour de Wauquiez et de l’autre des libéraux et des européens qui se demandent bien ce qu’il faut encore dans ce parti. Inévitablement il y aura d’autres, d’autres retraits ou mises en congé.. Lors de ses vœux à la presse, relayés sur son compte Twitter, le maire de Bordeaux, candidat malheureux à la primaire de 2016, a annoncé ne pas avoir « payé [sa] cotisation en 2017 et ne pas avoir envie de payer celle de 2018″. « Je prends du recul », a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il « observera » ce qu’il se passera dans les prochains mois en vue des élections européennes de 2019. « J’ai fait savoir que je quittais la présidence LR de Gironde », a également indiqué Alain Juppé dans les salons de l’hôtel de ville de Bordeaux. Interrogé pour savoir s’il se mettait en congé du parti, l’ex-Premier ministre a refusé de répondre. « Je suis vigilant », s’est-il contenté de dire, constatant que « la composante centriste [...] s’est détachée de ce parti ». Quid d’une possible adhésion à En Marche, le maire de Bordeaux a répondu : « Je n’en ai pas l’intention. Je veux être libre. J’ai envie de liberté et d’analyse. […] Je ne cherche pas à créer un parti ou une chapelle ». Dans le JDD, Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime et ancien ministre, justifiait sa prise de distance par la ligne politique portée par Laurent Wauquiez. « Je ne peux que constater que les propos tenus par certains porte-parole des Républicains pourraient être ceux du FN. Il y a des cousinages qui me déplaisent « , affirmait-il, rappelant les « lignes rouges » fixées avec Alain Juppé : « aucune porosité avec le Front national, une distanciation avec Sens commun et les idéologies ultraconservatrices, et l’attachement profond, militant, à la construction européenne ». Des marqueurs qui, pour eux, ne sont aujourd’hui plus respectés par leur famille politique. Chez les juppéistes, la sénatrice Fabienne Keller a salué une « décision sage et courageuse ».

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

D’une certaine manière,  Alain Juppé qui envisage des convergences avec Macron sur l’Europe  a bien résumé ce qui caractérise la république en marche : un mouvement hors sol. À peu près le même jugement que les 100 marcheurs qui ont dénoncé le manque de démocratie du parti de Macron. En réalité,  même pas un vrai parti car pour l’instant Macron préfère le terme mouvement. D’ailleurs il n’a pas souhaité non plus la nomination d’un président mais seulement délégué général. Les statuts de la république en marche témoignent bien de son originalité, une sorte d’organisation hybride qui s’appuie sur des adhérents qui n’ont pas droit à la parole et dirigé  par des responsables autos proclamées. Les trois quarts du principal organisme de direction sont des dirigeants nationaux eux-mêmes désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Bref une sorte de club de supporters dirigés par des jeunes ou vieux crocodiles souvent compétent techniquement mais politiquement très flou et qui réduisent l’approche politique à la seule compétence technocratique. En outre des responsables qui comme Macon manifeste une certaine condescendance pour ne pas dire davantage à l’égard des opposants et un mépris des processus démocratiques. Témoin par exemple la nomination par les responsables nationaux auto proclamés de référents locaux sortes de commissaires politiques pour veiller au silence des troupes. C’est dans ce contexte que .Christophe Castaner, unique candidat au poste de délégué général de La République en marche, doit être désigné par un vote à main levée de ce collège, samedi 18 novembre. Mais alors que son intronisation était réglée comme du papier à musique, des voix s’élèvent contre la méthode employée. Franceinfo revient sur les difficultés que rencontre déjà le futur patron de la majorité.  Les modalités du vote qui doit le conduire à prendre les rênes de La République en marche, c’est l’autre caillou dans la chaussure de Christophe Castaner. Plus de 200 membres du conseil de LREM sur 750, dont 50 parlementaires, se sont prononcés pour l’élection à bulletin secret du bureau exécutif du parti, prévue samedi 18 novembre à Lyon, plutôt qu’à main levée, rapporte Libération. Ils craignent un verrouillage du parti par la garde rapprochée du président de la République.  En effet, sur les quatre listes qui devraient être présentées, la quatrième, soutenue par Christophe Castaner, rassemble les ténors du mouvement. On y retrouve ainsi les deux chefs de file des groupes LREM au Parlement, Richard Ferrand et François Patriat ou encore Cédric O, un des conseillers communs à l’Elysée et Matignon. Pour avoir leurs chances d’intégrer le bureau, les membres des autres listes comptent sur le vote à bulletin secret. « On est des démocrates et on a décidé de ne pas se laisser faire, explique à Libération la porte-parole de la liste numéro 1, Juliette de Causans. Le mouvement se constitue. Il sera exemplaire et démocratique ou il ne sera pas. » Les dissensions touchent également la base des « marcheurs ». Une centaine d’adhérents d’En marche ! ont annoncé, mardi 14 novembre dans une tribune, qu’ils claquaient la porte, faute d’y trouver « démocratie » et « éthique ». « Entre le jeu des statuts, l’opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu’un quart des voix au Conseil national (…), les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication Telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l’expérimentation politique En marche ! » écrivent-ils. Ils évoquent également « un mode d’organisation digne de l’Ancien régime ».

 

Après « en marche », « En mouvement » avec Juppé !!!

Après « en marche », « En mouvement » avec Juppé !!!

 

Nouvelle preuve de la recomposition politique avec Juppé qui se considère désormais en « mouvement”. En clair comme d’autres responsables des Républicains, Juppé se prépare à créer de manière plus officielle une tendance qui s’opposerait à l’ultra droitisation de  Wauquiez voire à rechercher des convergences avec Macron notamment lors des élections européennes. Il apparaît de plus en plus clairement que tout oppose Juppé et Vauquiez  et qu’à l’inverse de nombreux points de convergence existent  entre Macon et Juppé tant sur le plans socio-économiques, que sur le plan européen ou encore sur le plan sociétal. Pas étonnant, si le Premier ministre choisi par Macon est un ancien proche de Juppé. Juppé s’interroge sur les alliances possibles, il observe au passage que le mouvement en marche n’est pas réellement un parti politique mais une organisation hors-sol. Il considère donc il y a peut-être une opportunité pour un regroupement organisationnel et politique Le  rassemblement pourrait se faire autour d‘Emmanuel Macron, d‘Edouard Philippe ou d‘une personnalité encore membre des Républicains (LR), comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand.  “Je ne suis pas En marche, mais je ne suis pas non plus immobile. Disons que je suis en mouvement”, déclare-t-il, sans dire si ce “mouvement” pourrait le conduire à terme à quitter son parti d‘origine. “La droite n‘est pas soluble dans En marche! et la démocratie française a besoin de la droite républicaine. Ce que je veux reconstruire, c‘est une alternative face à Emmanuel Macron ; les Français ont le droit au choix”, ajoute-t-il. Alain Juppé et Laurent Wauquiez divergent notamment sur la vision de l‘Union européenne, le second ayant abandonné le fédéralisme de ses débuts pour une posture nettement plus critique vis-à-vis de la construction européenne actuelle. Dans Le Figaro, il plaide pour l‘adoption d‘un “traité de refondation” qui serait soumis, en fin de processus, à un référendum.

Wauquiez : Juppé pas contre mais pas pour !

Wauquiez : Juppé pas contre  mais pas pour ! 

Officiellement Alain Juppé affirme qu’il ne veut pas se mêler de l’élection du prochain président des Républicains. Pourtant en traçant des lignes rouges, Juppé met clairement Wauquiez en difficulté. D’abord il refuse toute alliance avec le Front National ensuite il refuse tout autant la ligne la plus conservatrice et la plus rétrograde ; en clair celle que représente Wauquiez Alain Juppé se doute cependant que l’élection de Laurent Wauquiez pourrait provoquer une série d’exclusions et de démissions notamment de responsables proches de lui. D’une certaine manière, il se met en position d’observateur. D’abord parce qu’effectivement il a renoncé à tout destin national après avoir été démoli par Sarkozy au profit de Fillon. Ensuite parce que personne ne peut prévoir les modalités de recomposition d’une droite particulièrement divisée entre ceux qui tiennent Macron, la tendance des constructifs de Solère, les libéraux européens et les identitaires nationalistes autant de tendances qui n’ont plus rien à faire ensemble et qui pourrait favoriser la reconstruction d’une sorte d’UDF aux côtés d’un parti républicain marqué davantage à droite. « Je ne me mêlerai pas de l’élection à la présidence de LR. Je ne parraine aucun candidat. Je serai attentif aux lignes rouges que j’ai tracées », écrit le maire de Bordeaux.   A ce stade, le scrutin est brigué officiellement par quatre candidats: Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et trésorier du parti, Florence Portelli, ancienne porte-parole de François Fillon à la présidentielle et Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce dernier fait figure de grand favori, incarnant une ligne politique à l’opposé de celle des juppéistes. D’autres, comme Bruno Retailleau et le juppéiste Maël de Calan, s’interrogent sur une éventuelle candidature.

 

Popularité : Hulot, le Driant, Juppé et Lemaire en tête

Popularité : Hulot, le Driant, Juppé et Lemaire en tête

 

Nicolas Hulot devient la personnalité politique dont les Français espèrent qu’elle va jouer un rôle majeur pour l’avenir.  De fait, la dernière vague de mai de l’enquête BVA-La Tribune-Orange,  montre que la nomination de l’ex-présentateur télé suscite une réelle dynamique en sa faveur avec 58% des Français qui souhaitent qu’il joue un rôle important. Il se classe d’emblée en tête des personnalités testées par ce baromètre mensuel. Sa cote est notamment très élevée chez les sympathisants de gauche (71%) et chez les proches de « La République en marche » (82%). C’est nettement moins le cas à droite (41%). Autre surprise qui montre cet effet gouvernement, l’ancien ministre de la Défense de François Hollande, Jean-Yves Le Drian, devenu le ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron, arrive en seconde position avec une cote d’influence de 42%… contre 28% le mois dernier. En troisième position sur podium, figure l’inusable Alain Juppé (39%). Malgré ses déboires politiques, le maire de Bordeaux suscite toujours manifestement un grand respect auprès des Français. Belle percée de Bruno Le Maire, également entré au gouvernement au ministère de l’Economie, qui se place quatrième (35%).  Jean-Luc Mélenchon conserve son leadership à gauche, même s’il ne domine plus le classement, comme cela avait été le cas en avril avant le premier tour de la présidentielle. Sa cote d’influence auprès de l’ensemble des Français a en effet chuté en un mois de 44% à 32%. Pour autant, il conserve une réelle influence à gauche puisqu’il demeure la personnalité que les sympathisants de la gauche non socialiste souhaitent le plus avoir d’influence à l’avenir (82%). Pour autant, il continue d’être à la peine chez les sympathisants PS (32%) qui lui préfèrent, on l’a vu, Nicolas Hulot mais aussi Benoit Hamon et Bernard Cazeneuve (73% chacun).

Sondage Premier ministre idéal : Alain Juppé

Sondage Premier ministre idéal : Alain Juppé

Alain Juppé en tête  comme le Premier ministre potentiel « préféré » des Français, selon un sondage* Odoxa pour France info, publié le vendredi 12 mai. Interrogées sur leur personnalité préférée parmi une liste de 8 hommes et 2 femmes (Anne-Marie Idrac et Sylvie Goulard), 26% des personnes sondées ont placé Alain Juppé parmi leurs trois choix. François Bayrou (MoDem), qui s’est insurgé entre temps contre la liste des investitures La République en marche pour les législatives, arrive en deuxième position avec 22% de citations. Il devance Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense de François Hollande et soutient d’Emmanuel Macron n’arrivant qu’en 3e position de l’opinion générale mais se place néanmoins 1er (26% de citations) en ce qui concerne les sympathisants d’En Marche ! Mentionné dans plusieurs médias qui parlent de lui comme du « grand favori » pour accéder à Matignon, Edouard Philippe n’est cité que par 10% des sondés. Il complète toutefois le trio de tête chez les sympathisants En Marche!, aux côtés de Jean-Louis Borloo (l’ex-ministre de l’Environnement arrive par ailleurs 4e au « classement » général avec 18%) et de l’eurodéputée Sylvie Goulard. Mais surtout, Edouard Philippe s’affiche comme le grand inconnu de la liste, 80% des sondés ayant indiqué ne pas connaître suffisamment le député-maire (LR) du Havre. Même parmi les sympathisants En Marche!, il ne récolte que 29% d’opinions favorables, loin derrière le quatuor de tête, dont chacun dépasse les 60% de « bonnes opinions ».  A contrario, le maire de Bordeaux est perçu favorablement par une majorité des sondés, avec 48% de « bonnes opinions » contre 38% de « mauvaises » et 14% « ne se prononçant pas ou ne le connaissant pas »

*Sondage réalisé en ligne du 10 au 11 mai sur un échantillon de 1.028 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Voter blanc, c’est voter Le Pen (Juppé)

Voter blanc, c’est voter Le Pen (Juppé)

 

Juppé met les pieds dans le plat de l’hypocrisie des Républicains et réclame une position claire au second tour. Alain Juppé, qui a réuni ses proches mardi soir à Paris, a en effet critiqué les « finasseries » de la position de son parti, Les Républicains, avant le second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen.  »Voter blanc, c’est donner sa chance au FN. Assez de finasserie! Pour battre MLP, il n’y a qu’une solution: voter Macron », a tweeté le maire de Bordeaux dans la soirée.   Lundi soir, le bureau politique de LR a adopté un texte de compromis appelant « à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle ». « Face au Front National, l’abstention ne peut être un choix », insiste ce texte. Le parti laisse donc implicitement le choix entre le vote blanc ou le vote Macron.
Emmanuel Macron a jugé mardi soir sur France 2 « pas claire » la position de LR. « Il y a eu de longs débats même pour savoir s’il fallait mettre mon nom dans le communiqué de presse », a-t-il observé.

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

 

 

Juppé a accepté une photo Chez Deezer en présence de Fillon mais avec beaucoup de réticence (comme précédemment Sarkozy).et avec des conditions.  . «Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition», aurait même lâché Alain Juppé, selon des propos rapportés le jour même dans Le Canard enchaîné. «Écoutez de la musique, ça vous apaisera», préfère éluder Alain Juppé, sans cesse invité à commenter cette phrase. Avant de sévir: «Si je répondais à tous les ragots qui circulent dans les médias, on ne serait pas couché!». Nathalie Kosciusko-Morizet, pas rancunière après avoir été sifflée au meeting de Fillon s’efforce de jouer l’unité de façade et  loue «ce message de rassemblement en cette fin de campagne». «Il y a eu un message de Nicolas Sarkozy (mardi soir, NDLR), aujourd’hui il y a cette visite conjointe avec Alain Juppé. C’est important», plaide l’ancienne candidate à la primaire. . Initialement, c’est dans son école de codeurs informatiques, «l’école 42» de Xavier Niel, le patron de Free  que la poignée de mains Fillon-Juppé aurait dû avoir lieu. Un déplacement annulé à la dernière minute. Quelques élèves auraient exprimé leur souhait de faire apparaître la photo de Penelope Fillon sur tous les écrans de l’établissement. «J’adorerais que nos élèves soient aussi révolutionnaires que les gens le disent. Donc continuez de propager cette info, mais je crois que c’est surtout un vrai problème de sécurité», nuance Xavier Niel. Des salariés de Deezer ont pris le relais: quelques ordinateurs affichent le message «Rends l’argent»… Cernés par les journalistes, les deux responsables politiques n’ont, semble-t-il, rien vu. Alors que François Fillon est persuadé d’accéder le second tour, Alain Juppé laisse entendre que ce n’est pas gagné. Devant un tableau qui précise l’organisation des équipes de Deezer, il observe haut et fort: «La colonne “to do” est plus longue que la colonne “done”. Il y a du boulot».

Présidentielle: Sarkozy, Juppé et Le Maire, service minimum pour Fillon

Présidentielle: Sarkozy, Juppé et Le Maire, service minimum pour Fillon  

 

Les principaux responsables des Républicains font vraiment le service minimum pour soutenir Fillon. Sarko s’est seulement fendu d’un communiqué ambigu.  Aux yeux de l’ancien chef de l’Etat, « le rassemblement au service d’une alternance franche et crédible est donc « un devoir pour chacun de ceux qui partagent nos valeurs ». « Il n’y a plus de place pour les hésitations ou les états d’âme. François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin », insiste-t-il dans une allusion implicite à la mise en examen du candidat de la droite dans le cadre des emplois présumés fictifs de sa famille. Le maire de Bordeaux a de son coté apporté un soutien timide à la candidature de François Fillon. Il juge que l’ancien Premier ministre a « l’expérience » pour diriger la France. « Le monde est dans la tourmente, la France a besoin d’un Président expérimenté. François Fillon a cette expérience. Je lui confirme mon soutien », a écrit sur Twitter le finaliste malheureux de la primaire à droite.  Le maire de Bordeaux, qui vante la stature internationale de François Fillon, a pourtant de nombreuses divergences avec le député de Paris.   Après l’attaque chimique menée contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, Alain Juppé avait fustigé sur Twitter « les tenants de la ‘realpolitik’ », qui jugent Bachar el-Assad « fréquentable ».   Une allusion à peine voilée à Marine Le Pen et François Fillon, qui prônent un rapprochement avec la Russie, protecteur du régime syrien. Enfin Bruno Lemaire se rallie sans enthousiasme à Fillon et avec des réserves. . Bruno Le Maire «continue à croire» que le projet de François Fillon est «le mieux à même de redresser la France». «Il ne doit surtout pas être édulcoré!», demande-t-il. Selon lui, François Fillon est en mesure de se qualifier pour le second tour. Mais il met en garde contre le «risque de bunkerisation de la droite». «La droite doit parler à toute la société, pas à des clientèles. Elle doit être un espoir, pas une punition. Elle doit se tourner davantage vers les jeunes générations», préconise Bruno Le Maire, regrettant qu’«à peine plus de 10% des électeurs de 25 ans (veuillent) voter» pour son camp.

 

Alain Juppé : « démerdez-vous; Je ne serai pas candidat »

Alain Juppé : « démerdez-vous;  Je ne serai pas candidat »

 

C’est en substance ce qu’a presque déclaré Alain Juppé suite aux nombreuses sollicitations dont il était l’objet pour remplacer François Fillon. Une déclaration claire, cohérente et digne mais pleine d’amertume. Alain Juppé a fait clairement allusion à l’irresponsabilité de l’appareil qui a démoli sa candidature. Il a aussi critiqué nettement la ligne radicale choisie par le vainqueur de la primaire. Il s’est aussi étonné du soutien assez soudain de certains sarkozystes notamment qui se sont dernièrement ralliés à lui pour enfoncer François Fillon. Une manière aussi de renvoyer dans leurs baskets le comité politique des républicains dont les revirements et l’irresponsabilité caractérisent la posture. Alain Juppé voulait sans doute anticiper la décision du comité politique qui s’est une nouvelle fois couché devant François Fillon lundi soir. Les appels reçus par Alain Juppé « tout au long de la semaine » n’auront servi à rien. S’exprimant depuis Bordeaux, ville dont il est maire depuis 2006, l’ancien Premier ministre a « confirmé, une bonne fois pour toutes, qu’[il] ne [sera] pas candidat à la présidence de la République »« Pour moi, il est trop tard, je n’incarne pas le renouveau souhaité par les Français. » « Je n’ai pas l’intention de m’engager dans des tractations partisanes ni marchandage de postes. Je ne suis donc pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur (…). Je le répète pour moi il est trop tard, mais il n’est pas trop tard pour la France, il n’est jamais trop tard pour la France. » Au cours d’une allocution sobre, teintée d’amertume et de gravité face à la situation dans laquelle se trouve la candidature de la droite et du centre, le prétendant malheureux de la primaire de novembre dernier a déploré le retrait du soutien d’une partie du centre et regretté la « radicalisation » d’un noyau de militants LR, présent dimanche après-midi au Trocadéro pour soutenir François Fillon. Admettant qu’il ne répondait pas « pleinement à l’exigence d’exemplarité », Alain Juppé a cependant insisté sur le fait qu’il n’avait pas été inquiété pour « enrichissement personnel » et que sa famille n’avait jamais été exposée. Manière de viser (indirectement) François Fillon et sa gestion de la crise dans laquelle son entourage et lui-même sont plongés depuis plus d’un mois, ajoutant que « l’obstination » de l’ancien Premier ministre conduisait à une « impasse ». Assurant qu’il se tenait prêt à dialoguer avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, Alain Juppé a déploré un « gâchis » pour sa famille politique, alors que Fillon « avait un boulevard devant lui ». Et de rappeler, avec insistance, qu’il avait à l’époque été « fair-play » en lui apportant, à plusieurs reprises, son soutien.

 

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

Dans une allocution pleine de dignité et  de cohérence aussi Juppé a dit définit vivement non à un éventuel remplacement de Fillon. Juppé qui en même temps en a profité pour régler ses comptes avec d’une part la radicalité de Fillon d’autre part avec les divisions et manœuvres politiciennes au sein de son propre parti. Il  s’est étonné de l’enthousiasme qu’il suscitait aujourd’hui chez des responsables qui hier avaient démoli sa candidature la tonalité de l’allocution était grave et le fond plein d’amertume. D’une certaine manière,  Juppé fait le constat de l’état catastrophique de la candidature de Fillon et en renvoie la responsabilité aux responsables du parti qui n’ont cessé d’organiser la division. Juppé a bien entendu souhaité la victoire pour son camp mais à bien évité d’apporter son soutien à Fillon. Après cette déclaration sans ambiguïté,  la panique et le désarroi vont sans doute s’amplifier au sein des Républicains ou aucun leader ne se dégage pour un éventuel remplacement de Fillon. Il est probable que les initiatives des oligarques de tous poils vont partir dans tous les sens car plus personne ne dispose de l’autorité morale pour imposer une cohérence et une sérénité dans un parti  aux abois.  De ce point de vue la réunion ce soir du bureau politique des républicains devrait s’achever dans la confusion la plus totale entre le soutien mou à Fillon et la porte ouverte à son remplacement.

Estrosi écarte la candidature de Baroin et soutient Juppé

 

Estrosi écarte la candidature de Baroin et soutient Juppé

 

« Je pense qu’aucun des quinquagénaires de notre formation politique, dont beaucoup ont des talents, ne sont en mesure d’assumer ce rôle pour être sûrs de rassembler à coup sûr une immense majorité de celles et ceux qui aujourd’hui soutiennent encore François Fillon », selon Christian Estrosi. Par cette allusion, le président du conseil régional de Paca a écarté l’option François Baroin, un autre sarkozyste dont le nom a circulé ces dernières semaines. « Le plus simple, de toute évidence c’est de prendre (…) le second qualifié pour le deuxième tour des élections primaires, à savoir Alain Juppé », a poursuivi Christian Estrosi, tout en rappelant ses différends passés avec l’ex-Premier ministre. Mais « connaissant la personnalité d’Alain Juppé, qui est un homme d’écoute, qui est un homme de rassemblement, qui a dirigé lui-même notre famille politique, (…) je ne doute pas un seul instant que, si demain il devait assumer cette si lourde responsabilité, il soit capable d’écouter chacun. » L’ancien ministre a insisté sur l’urgence de la situation, à moins de deux semaines de la clôture de la période ouverte pour le recueil des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle et à moins de 50 jours du premier tour. Se disant toujours déterminé à « tenir bon », François Fillon organise ce dimanche un rassemblement au Trocadéro, à Paris, afin de redonner de l’élan à sa campagne.

Thierry Solère la Girouette pour une rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

Thierry Solère la Girouette pour une  rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

 

De toute évidence face au risque de défaite aux présidentielles, les responsables des Républicains s’agitent dans tous les sens. Il y a aujourd’hui une réunion du bureau politique des Républicains, aussi l’appel d’Estrosi pour une rencontre de plusieurs présidents de région et dernièrement la proposition de Thierry Solère pour une discussion directe entre Sarkozy, Juppé et Fillon. On se souvient que Thierry Soler avait présidé l’organisation des primaires, qu’il s’était félicité de son succès et avait ensuite milité pendant longtemps en faveur du vainqueur avant de le trahir alors qu’il était son porte-parole. Aujourd’hui, il propose de revenir aux vieilles méthodes manœuvrières dans les coulisses pour substituer aux primaires un arrangement entre Sarkozy Juppé et Fillon. L’ancien communicant ne manque pas de bagout pour  justifier  ses revirements de girouette. Au micro de RTL, le député des Hauts-de-Seine demande maintenant à Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon de se rencontrer physiquement pour « trouver une porte de sortie » à ce dilemme politique. « Ce sont trois hommes d’État. Je sais qu’ils se parlent mais pas tous les trois ensemble. Il n’est imaginable que, dans la crise que nous vivons aujourd’hui, ces trois personnes ne se voient pas. Il est impératif qu’ils se voient et trouvent la solution à cette crise que nous connaissons », affirme-t-il, soulignant que les trois hommes ont réuni « 90% des voix de la primaire ».

Sondage 2017 : Juppé meilleur que Fillon

 

Sondage 2017 : Juppé meilleur que Fillon

 

Si Alain Juppé devait remplacer l’actuel candidat de la droite, le maire de Bordeaux prendrait la première place avec 26,5% de suffrages, devant Emmanuel Macron (25%). Dans ce cas de figure, Marine Le Pen serait éliminée dès le premier tour, avec 24%. Les trois candidats testés sont tous dans la marge d’erreur statistique de trois points.  La droite ferait un meilleur score au premier tour de l’élection présidentielle avec Alain Juppé pour candidat à la place de François Fillon, selon ce  sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour « 13h15 le dimanche » de France 2, publié vendredi 3 mars)

Affaire Fillon : appel de parrainages pour Alain Juppé par Georges Fenech

Affaire Fillon : appel de parrainages pour Alain Juppé par Georges Fenech 

Le député (LR) du Rhône, Georges Fenech,  député LR du Rhône, a lancé, jeudi 2 mars sur franceinfo, un appel à « tous les élus responsables » de France pour qu’ils adressent au Conseil constitutionnel leurs parrainages pour Alain Juppé. Georges Fenech estime que la droite devait se prémunir de la « chute imminente » de François Fillon, qui a dit mercredi avoir reçu une convocation en vue d’une probable mise en examen dans fictifs présumés de son épouse et de ses enfants. « Il me semble être le seul par son expérience à pouvoir reprendre le flambeau », a estimé le député les Républicains du Rhône. « C’est une primaire doublement caduque car François Fillon n’est plus le candidat du centre et de la droite, depuis que hier l’UDI a fait marche arrière. Aujourd’hui, François Fillon n’est plus que le candidat de la seule droite. Il n’est plus en mesure de se qualifier pour le second tour », a expliqué celui qui avait apporté son soutien à François Fillon après la primaire de la droite.
« Je pense que son système (NDLR : de défense) ne tient pas », a-t-il dit, après que François Fillon s’est attaqué au Parquet national financier et aux juges. « On ne fait pas jouer contre les juges une justice populaire. Cela n’est pas responsable », a souligné Georges Fenech, disant craindre la réunion de dimanche au Trocadéro. Il a ainsi annoncé solennellement qu’il ne ferait plus campagne pour François Fillon. « Je ne fais pas campagne pour François Fillon parce que je ne peux pas accepter que toute ma famille politique et que toute l’élection présidentielle soient prises en otage. Cela n’est pas possible, d’autant que nous allons vers une déroute parfaitement programmée », a-t-il estimé. « Le Conseil constitutionnel a déjà publié 738 parrainages pour François Fillon » a- t-il expliqué, et il faut donc « nous garantir d’une disparition de notre candidat que je sens arriver inéluctablement ». Selon lui, l’envoi des parrainages pour Alain Juppé au Conseil constitutionnel est la « seule solution raisonnable » en cas « de disparition » du candidat François Fillon. Il a également insisté sur le fait que la justice fait son travail. « Il n’y a pas de complot institutionnel, il n’y a pas de justice qui s’acharne, il n’y a pas de presse qui s’acharne », a martelé Georges Fenech, lui-même ancien magistrat.

Juppé critique le programme de Fillon

Juppé critique le programme de Fillon

 

Juppé adresse une critique à peine voilée à François Fillon dont il considère que le programme ne prend pas assez en compte les attentes des électeurs. Une manière pour Juppé de se rappeler à l’opinion publique bien qu’il affirme toujours refuser le rôle de remplaçant dans le cadre d’un plan B. Il n’empêche les Juppéiste un peu mis sur la touche par François Fillon manifestent  ainsi leur présence pour modérer le programme Fillon dans un sens plus humaniste et peut-être aussi dans l’hypothèse d’un plan B. Alain Juppé presse donc  François Fillon, qu’il soutient pour la présidentielle par « un choix de raison », de « prendre davantage en compte » les attentes des électeurs qui l’ont plébiscité lors de la primaire de la droite et du centre. Dans un billet posté sur son blog sous le titre « Un choix de raison », le maire de Bordeaux, perdant du second tour de la primaire, sort de son silence pour réaffirmer qu’il ne se prêtera pas à « un plan B » visant à remplacer François Fillon, sous le coup d’une enquête judiciaire. « François Fillon a confirmé à plusieurs reprises qu’il était déterminé à aller jusqu’au bout. Je pense qu’il ne changera pas d’avis », écrit-il. « J’ai dit que ce serait dur. C’est une évidence tant la confusion politique est aujourd’hui grande. Mais Fillon peut et doit gagner. Le socle de l’électorat de droite lui reste fidèle », estime Alain Juppé. Pour l’ancien Premier ministre, la plus grande menace demeure la présidente du Front national, alors que « l’emballement pour Emmanuel Macron commence à refluer, au fur et à mesure que l’immaturité politique du candidat apparaît aux yeux de tous », et que la gauche socialiste, selon lui, est minée « par des divergences idéologiques extrêmement profondes. » « Une victoire de Marine Le Pen est improbable; mais elle n’est plus impossible. (…) Pour gagner, F. Fillon doit prendre davantage en compte les attentes de tous les électeurs de la droite et du centre, y compris de ceux qui m’ont fait confiance à la primaire », souligne-t-il. Alain Juppé plaide, comme il l’a fait durant la campagne de la primaire, pour « une droite humaniste » alors que François Fillon a amorcé un virage sécuritaire dans sa campagne avec l’aval de Nicolas Sarkozy, qu’il a rencontré mercredi dernier. Le candidat de la droite et du centre, qui s’était rendu le 25 janvier dernier à Bordeaux au début de ses ennuis judiciaires, doit recevoir Alain Juppé à Paris mercredi après-midi, a fait savoir son entourage. Les élus juppéistes, dont Valérie Pécresse et Jean-Pierre Raffarin, se réunissent mardi soir dans un bar proche de l’Assemblée nationale pour faire le point sur la campagne, dont les cahots inquiètent cadres et militants.

Fillon-Juppé : record d’audience mais pas convaincue

Fillon-Juppé : record d’audience mais pas convaincue

Plus de 8,5 millions de téléspectateurs ont regardé Alain Juppé et François Fillon jeudi soir sur France 2 et TF1, qui le diffusaient en simultané avec France Inter. Soit le tiers des personnes présentes à cette heure-là derrière leurs écrans. France 2 finit légèrement en tête devant TF1 avec plus de 4,5 millions de téléspectateurs, contre 4 millions pour la première chaîne. La diffusion simultanée sur les deux premières chaînes reste exceptionnelle, elle est d’habitude réservée à l’interview du 14-Juillet et au débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle. Il s’agit d’une très bonne audience pour un débat politique, qui témoigne du fort intérêt des Français pour la primaire de la droite, intérêt qui s’est traduit dans les urnes dimanche dernier avec plus de 4 millions de votants. Mais un sondage Elabe montre que les téléspectateurs n’ont pas forcément été convaincus puisque  les réformes voulues par Juppé et surtout Fillon rencontrent l’opposition d’une majorité de Français et qui permet de penser que le climat social risque d’être tendu en cas de victoire de la droite en 2017 et surtout si c’est Fillon. Fillon apparait en effet notoirement plus clivant que Juppé. Pourtant les Français pense que Fillon va cependant gagner la primaire et derrière l’élection de 2017. La conclusion c’est que Fillon aura bien du mal à faire passer ses orientations en douceur et que le climat social se détériorer avec nombre de conflits. D’autant que Fillon veut faire l’impasse sir la concertation avec les partenaires sociaux. Une majorité de Français se dit en effet opposée aux programmes des finalistes de la primaire de la droite. Mais François Fillon et Alain Juppé, sont, au contraire, plébiscités par les proches de la droite et du centre, selon un sondage Elabe publié ce mercredi. Le projet de François Fillon suscite le plus l’opposition des sondés (56 %) devant celui d’Alain Juppé (52 %). Le premier recueille au contraire 42 % d’avis favorables, le second 46 %. Trois proches de la droite et du centre sur quatre (76 %) se déclarent en revanche favorables au programme de François Fillon, 67 % à celui d’Alain Juppé, selon cette enquête pour BFMTV. Le programme de Juppé est jugé meilleur par les Français sur la protection sociale et la santé (55 % contre 36 %), la fiscalité et les impôts (53 % contre 38 %), les relations internationales (51 % contre 40 %), la famille (50 % contre 41 %), l’éducation (49 % contre 42 %) ou la situation économique et l’emploi (48 % contre 42 %).  Le projet de Fillon l’emporte en revanche sur la sécurité, la menace terroriste et l’immigration (49 % contre 42 %) et les valeurs et l’identité française (48 % contre 42 %). A quatre jours du second tour de la primaire, François Fillon apparaît comme celui qui a le plus de chance d’être élu à l’Élysée en 2017 (57 %, contre 34 % à Alain Juppé) auprès des Français. Il est perçu comme « le plus honnête » des deux (55 % contre 35 %) et celui qui « veut vraiment changer les choses » (54 % contre 36 %). Alain Juppé est vu comme celui qui « comprend le mieux les gens » (48 % contre 41 %) et qui « a le plus les qualités » pour être président (46 % contre 43 %).

 

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