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Vichy et les juifs : rétablir la vérité

Vichy et les juifs : rétablir la vérité

 

L’historien ,Jacques Semelin  revient, à la première personne, sur les faits et comment ils ont été établis. « Une énigme française », un livre contre Eric Zemmour.

Par André Loez ( Historien et collaborateur du « Monde des livres »)

« Une énigme française. Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés », de Jacques Semelin, avec Laurent Larcher, Albin Michel, 224 p., 19 €, numérique 13 €.

Qu’une connaissance historique soit exacte ne suffit pas pour qu’elle soit connue, reconnue, ni surtout correctement interprétée dans l’espace public. Tel est l’inconfortable constat qui traverse le nouveau livre de Jacques Semelin, directeur de recherche émérite au CNRS. Une énigme française tient à la fois du carnet de recherche et du plaidoyer pour la compréhension du fait remarquable qui en forme le sous-titre : Pourquoi les trois quarts des juifs en France n’ont pas été déportés. Il y récapitule les résultats des ouvrages qu’il a déjà consacrés à la question, dont le récent et fouillé La Survie des juifs en France. 1940-1944 (CNRS Editions, 2018).

Une utile synthèse des acquis

Ce rappel vient évidemment s’inscrire en opposition aux assertions d’Eric Zemmour qui, en partant des mêmes chiffres – sur près de 320 000 juifs établis en France avant 1940, environ 74 150 furent déportés, soit un taux de survie de 75 % –, attribue faussement la responsabilité de ce bilan (moins lourd que dans la plupart des pays soumis aux nazis, des Pays-Bas à la Pologne) au régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain. Un des derniers chapitres de l’ouvrage, sobrement intitulé « Déjouer les pièges de M. Zemmour », redit avec clarté pourquoi ces vues sont intenables.

Lire aussi cette tribune de Jacques Semelin (2021) : Article réservé à nos abonnés « M. Zemmour, votre rhétorique est celle de “l’entrepreneur identitaire” qui peut entraîner un pays au massacre »

Sur le plan factuel, en effet, le livre constitue une utile synthèse des acquis permettant de comprendre cette proportion apparemment étonnante, déjà soulignée dans les travaux de Serge Klarsfeld (Vichy-Auschwitz, Fayard, 1983) et dans le fameux discours de Jacques Chirac commémorant la rafle du Vél’d’hiv,’ en 1995. Si les trois quarts des juifs ont, en France, échappé à la déportation, ce n’est pas dû à une quelconque protection de Vichy, qui entreprit au contraire de les discriminer et prêta le concours de sa police à l’occupant pour les traquer, mais à l’entrecroisement de plusieurs facteurs : leurs propres stratégies de survie ; les priorités stratégiques du IIIe Reich, initialement moins brutal dans l’ouest de l’Europe ; des réseaux d’entraide ou d’évasion relevant notamment des Eglises ; la complicité ordinaire d’une population prompte à les cacher ou du moins à ne pas les dénoncer ; ainsi que les protestations publiques de plusieurs prélats catholiques, dont l’archevêque de Toulouse, Mgr Jules Saliège (1870-1956), en 1942, aboutissant à infléchir les politiques de persécution. De l’« énigme » du titre, il ne reste rien, en réalité.

 

Zemmour ment à propos des juifs

La rhétorique dangereuse de Zemmour

 

Ce n’est pas Pétain qui a sauvé les juifs français, c’est la société française qui a « agi comme un garde-fou », rappelle, dans une tribune au « Monde », l’historien Jacques Semelin, qui compare la rhétorique du candidat d’extrême droite à celles des Serbes nationalistes en Bosnie et des idéologues hutu au Rwanda.

 

Vous vous présentez à la présidence de la République et vous commencez par tromper les Français sur un des points majeurs de l’histoire de France : durant l’Occupation nazie, si beaucoup de juifs n’ont pas été déportés, ce n’est pas grâce à Vichy, mais en dépit de Vichy. Dès 2014, vous vous étiez emparé de cette question jusqu’alors peu travaillée par les historiens : pourquoi une telle proportion de juifs (75 %), et en particulier de juifs français (85 %), ont-ils pu survivre en France ?

Vous qui vous targuez de culture historique, vous ne pouviez pas ignorer ces données, corroborées par plusieurs de mes pairs. Au lieu de cela, vous avez pioché des éléments très contestables chez un auteur peu reconnu par la communauté scientifique, tout en attaquant des historiens aussi rigoureux que Serge Klarsfeld.

Pour faire court, j’évoquerai les exemples du Danemark et de la France : les cas les plus représentatifs de la collaboration d’Etat. Dès 1940, le gouvernement danois, pourtant proche de l’occupant, déclare que Berlin ne peut toucher aux juifs, faisant valoir que ceux-ci font partie intégrante de la communauté nationale. Copenhague s’en tiendra à cette position qui rendra possible le sauvetage des juifs de ce pays.

Pétain, tout au contraire, publie, en 1940 puis en 1941, un premier puis un second statut des juifs, qui les met au ban de la société : il en dénaturalise plusieurs milliers et rend légal l’internement des juifs étrangers dans des camps. Tout est à l’avenant jusqu’à ce que, par étapes successives, le régime en vienne à arrêter des juifs français pour les livrer aux nazis.

Il est vrai que Vichy a d’abord visé en priorité les juifs étrangers, comme l’atteste la tragédie du Vél’d’Hiv. De concert avec l’occupant, les policiers français ont pour mission d’en arrêter au moins 27 000, mais ils en capturent exactement 12 884. Ce sont bien entendu 12 884 de trop, mais que s’est-il passé ? Paris a connu un mouvement de solidarité spontanée envers ces juifs, pour l’essentiel étrangers, grâce à des fuites en provenance de la Préfecture de police. Des milliers d’entre eux ont réussi à échapper aux mailles du filet avec la complicité d’une population choquée qu’on arrête femmes, enfants et personnes âgées. Cette aide est d’autant plus remarquable que la population était traversée par des préjugés xénophobes.

Ce soutien aux juifs étrangers s’exprime à nouveau en zone libre quelques semaines plus tard quand plusieurs hauts prélats catholiques élèvent des protestations, dont la plus connue est celle de l’archevêque de Toulouse, Jules Saliège. Le 23 août 1942, les églises de ce diocèse résonnent de son cri : « Les juifs sont des hommes, les juifs sont des femmes, les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux. » Vous oubliez d’en parler, M. Zemmour, alors que ces mots sont l’honneur de la France au pire moment : celui du génocide.

« Les Allemands ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes » (Devedjian)

« Les Allemands ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes » (Devedjian)

 

Une boutade pour le moins assez malheureuse de la part de Patrick Devedjian. Une boutade d’autant plus regrettable que Patrick Devedjian est loin d’être le plus nationaliste au parti les républicain,s toutefois cette déclaration à l’emporte-pièce malheureuse est cependant révélatrice d’un certain climat qui règne dans certains milieux. Un climat assez délétère qui fait reposer toute les insuffisances de la France sur l’étranger. Comme une sorte de parfum des années 30 qui revient. L’extrême droite surfe évidemment avec l’amalgame de tous les mécontentements qui peut justifier le rejet de tout ce qui est étranger à la France. C’est son fond de commerce.  On peut s’étonner cependant que dans la droite classique on emboîte le pas trop souvent cet extrémisme nauséabond qui entretient l’obscurantisme, la bêtise et le rejet de l’autre. Certes la France connaît de nombreux problèmes des problèmes économiques, financiers, sociétaux, sociaux, politiques et les perspectives du pays sont globalement assez dramatiques tant en ce qui concerne le devenir économique que le devenir sociétal. Pour autant en faire retomber la responsabilité sur l’étranger relève de la seule approche raciste.  Malheureusement devant le désappointement d’une partie de la population, devant cette crise, certains politiques en profitent pour se lancer lâchement dans une course à la vulgarité au simplisme et à la xénophobie. Il serait temps que le débat reprenne un peu de hauteur et de dignité pour que l’arène politique ne ressemble pas un vaste café du commerce. Après sa déclaration pour le moins inopportune, Patrick Devedjian s’est ensuite excusé sur Twitter pour ce qui était censé être une « boutade humoristique ».

Profanation cimentière juifs : la république doit être impitoyable ( Valls) ; on tremble !

Profanation cimentière juifs : la république doit être impitoyable ( Valls) ; on tremble !

 

 

Valls le Clémenceau d’opérette  a ressorti son sabre de bois et ses poncifs. Celui qui «  ne recule jamais » déclare que la république doit être impitoyable ». des mots, encore des mots vides et creux quand on compare le verbe à l’action. Mais Valls ne dit rien des mesures que souhaitent les français en majorité :  une justice plus sévère pour les délinquants, la suppression de la nationalité française pour les binationaux impliqués dans le djihadisme  ou encore le rétablissement du service militaire obligatoire. Sans parler du laxisme généralisé à l’école, dans la société, des zones de non droit, du trafic de drogue qui finance le radicalisme religieux. Valls come les autres est à coté de l’opinion. La tonalité martiale ne doit pas dissimuler l’angélisme. «  Lamour doit être plus fort que ces attaques ».Il se prend pour une curé de campagne Valls et confond la fonction cléricale avec celle de Premier Ministre. Pas étonnant que pendant ce temps là le FN progresse, c’est avec ce genre de déclarations  insipides qu’on fournit des troupes à l’extrême droite. Marine Lepen n’a pas même besoin de parler, quand elle le fait c’est plutôt nuisible son image tellement ses propos sont caricaturaux. Valls s’en charge, lui et tous les angéliques qui se sont autoproclamés gardiens des valeurs de la république alors qu’ils ne connaissent rien des réalité de cette république, de ses contradictions, de ses lâchetés aussi ; quand ils prétendent descendre sur le terrain , c’est pour rencontre les préfets et les notables dans l’hôtel de la préfecture ou alors sous la protection de centaine de policiers. La preuve ,l’accueil chaleureux avec les kalachnikovs à Marseille ! Valls et les autres se soûlent de verbiage et leur incompétence, leur hypocrisie  participent au discrédit  de la démocratie et au-delà de la république.  La France est secouée par la profanation d’un cimetière juif à Sarre-Union (Bas-Rhin). « Ce sont les fondations-mêmes de notre République, de notre société et de notre civilisation qui ont été attaqués, réagit Manuel Valls. Ceux ont fait cela vont savoir qu’on ne trouble pas impunément le sommeil des morts (…) La République doit être impitoyable ». Ces événements ont amené le premier ministre israélien à appeler les juifs de France à venir vivre en Israël. « Mon message aux juifs de France est le suivant : la France est blessée, comme vous, et ne veut pas votre départ. L’amour et la solidarité sont plus forts que ces attaques », répond Manuel Valls. Le Premier ministre « regrette » les propos de Netanyahu :  »Une campagne électorale ne veut pas dire s’autoriser à n’importe quelle déclaration ». Une déclaration qui n’est pas à la hauteur, il fallait rentre dans le lard à Netanyahou, le traiter d’irresponsable, de provocateur. Qu’aurai-on dit si Valls avait décaler » les juifs ne sont pas insécurité en Israël, qu’ils viennent se réfugier en France » . la diplomatie de salon a des limites !




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