Archive pour le Tag 'journalistes'

Crise médias: le nombre de journalistes diminue

Crise médias: le nombre de journalistes diminue

Précarité, faibles salaires et réduction du nombre de salariés caractérisent  la profession de journaliste. En cause, évidemment l’émergence d’innombrables supports sur Internet. Les sources sont d’ailleurs 100 fois plus nombreuses sur le net que sur les médias traditionnels. Cette multiplication de concurrents s’ajoute à la perte de crédibilité des médias classiques comme les journaux, la télé ou encore les sites de ces médias. En cause, surtout le fait que la presque totalité des médias sont aujourd’hui dans les mains des financiers qui n’ont pas investi pour des questions de rentabilité mais surtout pour influencer l’opinion. S’ajoute à cela les problèmes économiques qui freinent le vrai travail d’investigation et d’analyse. les ressources de la vente de journaux ou les ressources de pub diminuent dans nombre de médias classiques et le nombre de journalistes avec. Le pire ennemi c’est sans doute ces lignes éditoriales d’un conformisme déroutant et qui se ressemblent toutes. Pas étonnant, elles sont surtout constituées de reprises quasi intégrales des dépêches d’agence, de celles du gouvernement, des institutions ou des entreprises. L’information est livrée brut de brut sans beaucoup d’approfondissement d’autant qu’on estime qu’un sujet chassant l’autre il est inutile d’affiner l’analyse. Bref partout les mêmes sujets, les mêmes images et les mêmes commentaires avec quand même quelques rares exceptions mais qui ne font que confirmer la règle de l’uniformité. C’est vrai pour la presse écrite mais aussi pour la télévision y compris pour les chaînes d’info continue qui pour à  peu près les mêmes raisons sont plus proche des discussions de bistrot que des fonctions d’information et de débat. L’an dernier, 35.238 cartes de presse ont été attribuées par cette commission, soit un recul de 690 cartes en un an, et de 2.152 depuis le plus haut atteint en 2009. Parmi toutes les cartes attribuées, seules 1.513 étaient des premières demandes de cartes de presse (soit 649 de moins qu’en 2006). Ces jeunes journalistes sont les plus précaires: 72% sont rémunérés à la prestation (pigistes), et seulement 28% sont mensualisés. Certes on objectera juste titre que l’information sur Internet comporte le pire et le meilleur mais avec un peu d’obstination il est toutefois possible d’obtenir des informations autrement plus pertinentes et plus objectives, en tout cas davantage travaillées.

Pourquoi le nombre de journalistes diminue

Pourquoi  le nombre de journalistes diminue

Précarité, faibles salaires et réduction du nombre de salariés caractérisent  la profession de journaliste. En cause, évidemment l’émergence d’innombrables supports sur Internet. Les sources sont d’ailleurs 100 fois plus nombreuses sur le net que sur les médias traditionnels. Cette multiplication de concurrents s’ajoute à la perte de crédibilité des médias classiques comme les journaux, la télé ou encore les sites de ces médias. En cause, surtout le fait que la presque totalité des médias sont aujourd’hui dans les mains des financiers qui n’ont pas investi pour des questions de rentabilité mais surtout pour influencer l’opinion. S’ajoute à cela les problèmes économiques qui freinent le vrai travail d’investigation et d’analyse. les ressources de la vente de journaux ou les ressources de pub diminuent dans nombre de médias classiques et le nombre de journalistes avec. Le pire ennemi c’est sans doute ces lignes éditoriales d’un conformisme déroutant et qui se ressemblent toutes. Pas étonnant, elles sont surtout constituées de reprises quasi intégrales des dépêches d’agence, de celles du gouvernement, des institutions ou des entreprises. L’information est livrée brut de brut sans beaucoup d’approfondissement d’autant qu’on estime qu’un sujet chassant l’autre il est inutile d’affiner l’analyse. Bref partout les mêmes sujets, les mêmes images et les mêmes commentaires avec quand même quelques rares exceptions mais qui ne font que confirmer la règle de l’uniformité. C’est vrai pour la presse écrite mais aussi pour la télévision y compris pour les chaînes d’info continue qui pour à  peu près les mêmes raisons sont plus proche des discussions de bistrot que des fonctions d’information et de débat. L’an dernier, 35.238 cartes de presse ont été attribuées par cette commission, soit un recul de 690 cartes en un an, et de 2.152 depuis le plus haut atteint en 2009. Parmi toutes les cartes attribuées, seules 1.513 étaient des premières demandes de cartes de presse (soit 649 de moins qu’en 2006). Ces jeunes journalistes sont les plus précaires: 72% sont rémunérés à la prestation (pigistes), et seulement 28% sont mensualisés. Certes on objectera juste titre que l’information sur Internet comporte le pire et le meilleur mais avec un peu d’obstination il est toutefois possible d’obtenir des informations autrement plus pertinentes et plus objectives, en tout cas davantage travaillées.

Journalistes: boucs émissaires ou responsables ?

Journalistes: boucs émissaires ou responsables ?

Les journalistes s’offusquent d’être tenus responsables comme les politiques  de la situation sociale critiquée  notamment les gilets jaunes . Les journalistes dénoncent aussi les insultes et autres menaces dont ils sont l’objet. Ils affirment leur neutralité et refusent d’être des boucs émissaires. La question est pourtant de savoir s’ils ne sont que des boucs émissaires ou bien aussi des responsables. En effet, on ne saurait adhérer à l’idée que les gentils journalistes font leur travail d’information en toute indépendance et en toute honnêteté. En effet force est de constater que la plupart des grands médias qui ont signé la déclaration ci-dessous appartiennent à des grands groupes financiers. Des groupes financiers qui imposent une ligne éditoriale qui défend les intérêts des nantis. Les journalistes ne feraient pas de vieux os dans la rédaction s’il prenait de ne pas respecter cette ligne éditoriale. Certes pour équilibrer,  les grands médias font un peu dans le populisme mais cela ne change pas l’orientation générale. Bien entendu les violences et les intimidations ne sont pas tolérables, il convient de les condamner. Mais cela ne confère  aucune légitimité pour enterrer le débat sur l’orientation de la plupart des grands médias qui objectivement sont au service des grands intérêts économiques et financiers. S’ajoutent à cela la crise dans la plupart des médias, une crise aussi économique qui conduit  à bâcler le travail d’analyse pour y substituer  les communiqués des agences de presse, du gouvernement, des groupes de pressions et des institutions :

La déclaration des journalistes :

«  Depuis quelques semaines, un peu partout en France, lors des manifestations des «gilets jaunes», des journalistes sont empêchés d’exercer, insultés, malmenés physiquement, voire blessés, par des manifestants et/ou des policiers. Des journaux font face à des intimidations et à des blocages de parution. Sur les réseaux sociaux, les invectives sont légion à l’encontre des médias.

Et la liste des atteintes à la liberté de la presse s’allonge inexorablement. Le simple constat qu’il faille désormais à des journalistes des agents de protection pour espérer rentrer sains et saufs à leur rédaction est inadmissible.

Dans un climat de défiance vis-à-vis des médias, la critique est nécessaire. La presse n’est pas exempte de reproches. Et les journalistes sur le terrain sont les premiers à s’interroger au quotidien sur la manière la plus juste et la plus honnête de couvrir l’actualité. Mais aucune défiance vis-à-vis de la profession, quelle qu’elle soit, ni désaccord avec une ligne éditoriale, un titre ou un reportage ne peuvent justifier les violences de ces dernières semaines.

Empêcher les journalistes de faire leur travail, c’est empêcher les citoyens d’être informés, c’est tout simplement menacer la démocratie.

Les Sociétés de journalistes (SDJ) et Sociétés de rédacteurs (SDR) denombreuses rédactions, des associations de journalistes, des syndicats, ainsi que le collectif Informer n’est pas un délit et Reporters sans Frontières (RSF) condamnent de la manière la plus ferme les violences. Ils rappellent avec force que la liberté d’informer est fondamentale et indispensable à une démocratie saine. Les journalistes sont là pour rapporter les informations, y compris dans les pays où la liberté de la presse n’existe pas.

Ils apportent leur soutien à l’ensemble des journalistes et accompagnants qui, ces dernières semaines, ont été agressés ou blessés en couvrant des mobilisations de «gilets jaunes».

Les signataires:

Les Sociétés de journalistes (SDJ), Sociétés de rédacteurs (SDR) ou Société civile des journalistes  de : l’AFP, Challenges, La Tribune, Le Figaro, Le JDD, Le Monde, Le Parisien – Aujourd’hui en France, Le Point, Les Echos, L’Express, Libération, L’Obs, Paris Match, Premières lignes, Télérama, Sud-Ouest, 20 Minutes, M6, France Info, Franceinfo.fr, France Inter, Europe 1, Radio France, RFI, RTL, BFMTV, Cnews, Franceinfo TV, France 2, France 3, France 24, LCP, TF1

Reporters sans frontières (RSF)

L’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), l’Association des journalistes parlementaires (AJP), l’Association des journalistes médias (AJM), l’Association de la presse judiciaire (APJ), l’Association de la presse présidentielle (APP), le collectif Informer n’est pas un délit,

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT), la CFDT-journalistes

 

Gilets jaunes : la grande peur des élites, des journalistes et des institutionnels

Gilets jaunes : la grande peur  des élites, des journalistes et des institutionnels

 

 

Sur BFM hier s’est déroulé cette semaine un débat cette entre gilets jaunes et de représentants du gouvernement. Un débat par ailleurs très confus et très mal maîtrisé par les animateurs. On a connu Ruth Elkrief dans une meilleure forme. À plusieurs moments on a pu ainsi constater la peur des institutionnels exprimée par les journalistes avec la mise en accusation des gilets jaunes qui veulent bousculer la démocratie. Mais qu’est-ce que vous proposez alors ? Ont répété à plusieurs reprises les journalistes. Et les gilets jaunes de répondre simplement : de nouvelles élections. Comment,  mais c’est une insurrection ! Le sommet a été atteint quand un chauffeur de Camion a dit qu’il fallait se rendre à l’Elysée. (Depuis une enquête est ouvertes et on peut penser que la justice va se montrer très diligente.. plus que dans affaires Tapie ou Sarkozy qui durent depuis des dizaines d’années !!). De toute évidence,  le chauffeur s’est fait piégé en se laissant prend au jeu des médias. Il n’est pas armé en face des journalistes, encore moins face aux journalistes experts et autres oligarques. C’est tout juste s’il parvient à prononcer uen phrase entière. Ceci étant, il est représentatif de ces couches populaires qui en ont ras le bol des élites qui monopolisent la démocratie et les fruits de la croissance. Cet épisode et plus largement le mouvement des gilets jaunes traduit la grande trouille des institutionnels. Il est clair que ce mouvement fait peur à  nombre d’institutionnels, des élus bien sûr, des partis politiques mais aussi les médias tellement habitués à dialoguer avec des caciques, des oligarques et des experts à vieilles barbes qui radotent plus souvent. Bref des interlocuteurs dont la sociologie est proche de celle des journalistes qui  partagent  les mêmes idées à la mode concernant la régulation économique et sociale. D’une manière générale les médias accordent une certaine place au mouvement des gilets jaunes mais en manifestant parfois une certaine condescendance, une grande incompréhension aussi. Quelque chose « comme on approuve mais ….. ». C’est vrai de la plupart des institutionnels qu’ils soient politiques, syndicaux, élus, experts ou journalistes La vérité, c’est que ce type de manifestation des gilets jaunes constitue aussi une remise en cause de l’intermédiation classique d’organisations qui ont tendance à se scléroser. Ce mouvement comprend en effet des aspects sociaux, économiques mais aussi sociétaux  en ce sens que c’est une contestation également de la démocratie telle qu’elle est pratiquée. Contestation du pouvoir en place bien entendu qui matraque fiscalement les moins nantis mais contestation aussi des institutions, des partis, des syndicats. Une contestation des organisations tout autant que de la pensée culturelle dominante. Une pensée par ailleurs, comme la mode, très évolutive, voir à cet égard l’évolution concernant le diesel. Peut-être demain sur la filière bois aujourd’hui encensée, peut-être demain mise au pilori. Et cette fameuse taxe carbone dont les économistes, Bercy et les écolos attendent des merveilles. Comme si soudain tous s’étaient convertis à la monétarisation des nuisances comme mode de régulation. Or l’environnement est une question sociétale qui ne peut être régulée par le seul signal prix et par le seul marché. La vraie régulation de ce type de problématique passe par une politique de normes et par une politique d’offre industrielle. Une politique qui doit être cohérente et qui ne peut être que progressive. Ce mouvement constitue une sorte de coup de pied dans la fourmilière des institutions qui au mieux roupillent, au pire participent à la dégradation économique et sociale du pays. La grande trouille des institutions c’est que, le même phénomène se reproduise. Bref qu’il devienne une forme d’expression de démocratie vivante sur tous les grands sujets d’intérêt général.  

Presse écrite : la moitié des journalistes américains ont été supprimés

Presse écrite : la moitié des journalistes américains ont été supprimés

 

C’est une véritable hécatombe des emplois dans la presse écrite américaine puisque les effectifs ont diminué d’environ 50 % en une dizaine d’années. En cause évidemment, l’émergence de nouveaux médias sur Internet ou les effectifs officiels eux ont doublé. Mais il faut aussi compter les milliers de sites non professionnels qui chaque jour décortiquent l’information et contribuent à une meilleure analyse des événements politiques, économiques, sociaux et sociétaux la tendance est donc à la réduction globale tout médias confondus des journalistes professionnels du fait de la prolifération de sites généralistes ou spécialisés qui donnent un autre éclairage que celui trop convenu des agences de presse, des gouvernements ou des grandes entreprises. Selon une étude publiée lundi par l’institut indépendant Pew Research Center. Les effectifs des journalistes de la presse écrite sont passés de 71.000 en 2008 à 39.000 fin 2017, la télévision, a vu ses effectifs quasiment inchangés (28.000 personnes), selon la même étude. Le nombre de journalistes officiant pour des sites d’information en ligne (non associés à un titre papier) a, lui, quasiment doublé, de 7.000 à 13.000, mais sa progression n’a pas suffi, loin s’en faut, à compenser la purge qu’ont connu les journaux dans le même temps. Au total, le nombre de journalistes travaillant dans une rédaction aux Etats-Unis a ainsi reculé de 23% entre 2008 et 2017

Les journalistes virés de l’Elysée !

 

Les journalistes virés de l’Elysée !

 

Pas une mise à l’écart mais ça y ressemble sérieusement. Jusque-là les journalistes accrédités auprès de l’Élysée fréquentaient  une salle de presse située à l’intérieur de l’Élysée. Désormais cette salle de presse sera localisée à l’extérieur de sorte sans doute de limiter les contacts avec les différents chargés de mission auprès de Macron. Officiellement,  il s’agit d’une décision pour rationaliser l’utilisation des bâtiments. Et de manière perverse, l’Elysée indique que la nouvelle salle de presse sera plus grande et permettra de mieux accueillir les journalistes. On sait que Macron entretient des liens ambigus avec les médias. Il ne veut sans doute pas imiter François Hollande qui était tombé dans le délire verbal. Macron craint par-dessus toutes les contradictions au sein de ses conseillers et de sa majorité. Il veut donc cadenasser les rapports avec la presse comme il l’a cadenassé le gouvernement et le parti en marche. Pas sûr cependant que cette discipline de fer imposée par le monarque républicain résiste toujours aux pressions sociales et sociétales. De toute évidence le président république a une conception très centralisée non seulement de la vie politique mais aussi du rapport entre pouvoir central et le citoyen .Quatre agences de presse – Reuters, AFP, AP et Bloomberg – disposent aujourd‘hui d‘un accès permanent à cette salle, qui donne sur la cour de l‘Elysée et est ouverte aux autres journalistes lors de réception de chefs d‘Etat ou d‘évènements politiques ou culturels. La future salle de presse sera située à l‘extérieur du bâtiment principal de l‘Elysée, dans une rue adjacente. Plus grande, elle doit permettre selon l‘Elysée d‘accueillir des journalistes accrédités permanents en plus grand nombre issus des radios, télévisions et de la presse écrite. Cette salle sera toujours au cœur de l‘Elysée, ont insisté les responsables de la présidence, puisqu‘elle sera située dans une emprise de la présidence. L‘actuelle salle de presse a vocation à devenir une salle de réunion. Dans un communiqué, l‘association de la presse présidentielle (APP) prend note de la décision de l‘Elysée tout en “déplorant vivement” le “choix unilatéral malgré les promesses de concertation” de déplacer la salle de presse “hors du bâtiment entourant la cour d’honneur permettant un accès direct aux activités de la présidence.”

Journalistes en France : le déclin

Journalistes en France : le déclin

Un déclin très lent mais irréversible. En cause, l’équilibre économique très précaire de certains médias en particulier la presse mais aussi la télévision. À l’inverse,  la montée quasi exponentielle du support Internet bouleverse le paysage. De ce fait  dans les médias traditionnels, ont réduit le nombre de salariés à statut pour recourir davantage à des pigistes très mal rémunéré et à des experts. La baisse d’audience des médias traditionnels (presse locale comprise) provient aussi de l’uniformisation des lignes éditoriales. Pour schématiser à outrance, la plupart des grands médias reprenne chaque jour à peu près les mêmes informations en provenance des agences, des grandes organisations économiques et sociales et des communiqués du gouvernement. Souvent d’ailleurs sans commentaire et encore moins d’analyse. Du coup, les une du parisien à Libé ont du mal à se différencier. En outre l’image supplante souvent le texte dans la presse écrite comme sur Internet. Même sur Internet par paresse ou manque de moyens on rediffuse à l’envi les vidéos. Enfin les sources d’information par Internet se sont énormément diversifiées et multipliées. Certes Internet c’est un peu l’auberge Espagnole, on n’y trouve le médiocre comme l’indigent, voir l’élucubration ou le mensonge. Mais pour peu de naviguer avec sélection,  on trouve des informations autrement plus pertinentes que celles des grands médias. Le nombre de journalistes en France continue donc de diminuer, selon les chiffres arrêtés au 4 janvier par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. En 2016, 35.238 cartes de presse ont été attribuées par cette commission, soit un recul de 690 cartes en un an, et de 2.152 depuis le plus haut atteint en 2009. Parmi toutes les cartes attribuées, seules 1.513 étaient des premières demandes de cartes de presse (soit 649 de moins qu’en 2006). Ces jeunes journalistes sont les plus précaires: 72% sont rémunérés à la prestation (pigistes), et seulement 28% sont mensualisés.

« Le bordel, «c’est vous, les journalistes, qui le mettez»(Macron)

« Le bordel, «c’est vous, les journalistes,  qui le mettez»(Macron)

 

 

Le bordel, «c’est vous qui le mettez».  La plaisanterie, lâchée par Emmanuel Macron aux journalistes ce vendredi, en dit long sur la vision du chef de l’État du rôle des médias dans la polémique autour de ses propos sur ceux «qui foutent le bordel» au lieu de chercher du travail. Interrogé lors d’une séance de questions-réponses aux «24 H du bâtiment» avec des acteurs du secteur, Macron a tout fait pour relativiser la portée de cette sortie controversée. «On a plus parlé de péripéties sur ce déplacement que du fond de ce que nous avons annoncé avec les ministres du Travail et de l’Education nationale, qui est fondamental», a-t-il regretté. Un moyen de rappeler l’objectif premier de ce déplacement à Egletons, en Corrèze, consacré aux projets pour la formation, et qui devait conclure la contre-offensive sociale du chef de l’État après les débats houleux sur le budget. «Si les gens s’intéressaient à la vie du pays, ils auraient plutôt dû parler de ce qu’on a dit dans cette table ronde. On a parlé des vrais problèmes des vrais gens, et des vraies propositions pour vraiment protéger», a poursuivi le président de la République.

Affaires : menaces de mort sur des journalistes et des magistrats

Affaires : menaces de mort sur des journalistes et des magistrats

 

Il fallait s’y attendre les propos outranciers du camp Fillon mettant en cause la police, la justice et les journalistes ont largement contribué à brûler la cervelle d’individus au cerveau déjà dérangé. Ainsi les attaques injustifiées de Fillon ont encouragé des extrémistes de droite à adresser directement des menaces de mort  à des journalistes et à des magistrats. Si cela devait prendre des tournures dramatiques, Fillon serait grandement responsable par ses accusations irresponsables. Ces accusations graves contre  la  police, la justice et les journalistes le discrédite pour être un président garant de l’unité, de la justice et de la sécurité du pays.une  enquête a donc été ouverte pour « menaces de mort » après la réception par des magistrats et des journalistes du Canard enchaîné et de Mediapart de lettres accompagnées d’une balle, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris. Selon Mediapart, les magistrats en question sont quatre membres du pôle financier chargés de l’affaire concernant le candidat de la droite à l’élection présidentielle, François Fillon, ce que le parquet n’a pas voulu confirmer. Une photo de la lettre diffusée par Mediapart montre une courte missive sur laquelle figurent le dessin d’un cercueil et celui d’une tête de mort, à en-tête d’un « Collectif d’Epuration 2J », avec la mention « Juges et Journalistes dans le même sac». Le texte de la lettre, partiellement caché par une balle sur la photo, est « La Vigilance et la Protection ne durent pas Ad Vitam… Ce jour-là Nous serons là pour Vous ou l’un de vos Proches », ajoute Mediapart, qui précise que la missive a été envoyée de Marseille. Le président de l’association de défense des journalistes Reporters sans frontières, Christophe Deloire, a déclaré dans un communiqué que « les menaces proférées à l’encontre des journalistes de Mediapart et du Canard enchaîné sont graves et doivent être prises très au sérieux ». D’une certaine façon pour ambitionner d’être comme président « Ces actes d’intimidation sont inacceptables dans une démocratie et surviennent dans une atmosphère déjà contaminée par les propos toxiques et dangereux de responsables politiques à l’encontre des journalistes », ajoute-t-il.

La fin des journalistes ?

La fin des journalistes ?

 

Dans une interview à LA TRIBUNE  Dominique Volton, sociologue, s interroge sur l’avenir des journalistes devant la montée des nouveaux moyens d’information. Il soutient qu’on ne saurait réduire le métier au Web journalisme et que l’intermédiation journalistique est indispensable pour analyser l’information. En théorie, le sociologue a sans doute raison car la complexité de la formation exige compétence, sérieux et pédagogie. Mais en pratique force est de constater que les « Une » de la plupart des journaux sont construites à peu près sur le même modèle avec essentiellement la reprise des dépêches d’agence à peine retravaillée. Même les versions Internet des grands médias se ressemblent. Trop rares sont les véritables analyses, études ou enquêtes. Aujourd’hui le véritable vecteur d’information est  Internet même si ce support est aussi une auberge espagnole où le meilleur côtoie le pire. La révolution est en cours même si le paysage a besoin de se stabiliser avec davantage de critères de pertinence.

 

 

Interview dans la tribune

Les journalistes sont-ils une espèce en voie de disparition ?

DOMINIQUE WOLTON - Les médias n’est plus les seuls vecteurs d’accès à l’information. Le public dispose d’un grand nombre de comparatifs et prend lui-même ses sources. C’est pour cette raison qu’il est fondamental de résister à l’idéologie technologique et de cesser le mélange des genres : oui à la présence des médias sur le Web, non à la réduction du métier au « webjournalisme ». Internet ne doit pas devenir la référence journalistique, à laquelle presse écrite, radio et télévision devraient se soumettre. Le journalisme est d’abord une valeur, Internet, un système technique. Ce devrait être la technique qui s’adapte aux métiers et non l’inverse.

La multiplication des blogs personnels qui ambitionnent de se substituer à la production journalistique est une manifestation, parmi d’autres, d’un phénomène de société : le do-it-yourself, qui s’applique à nombre de domaines et constitue l’illusion d’un idéal de démocratie. Supposer que chacun puisse devenir journaliste-citoyen est dangereux. Critiquer la presse, oui ; remplacer le journaliste, non. La prolifération des sources d’information n’a, en effet, jamais rendu le travail des journalistes aussi essentiel pour justement trier, hiérarchiser, (in) valider, expliquer, critiquer, guider dans la compréhension… Ils doivent être « l’intermédiaire humain », ils doivent représenter le contre-pouvoir, ils doivent accomplir cette tâche subjective et pédagogique grâce à laquelle le citoyen peut se retrouver dans ce qui est devenu une jungle, puis construire sa conscience. Ils ont la responsabilité de produire un travail de nuance, de précision, de variété, qui ne soit pas celui de la suspicion généralisée. L’esprit critique des journalistes et la culture au-delà de l’événement sont indispensables à la presse. Sinon, c’est la pseudo-rationalité de l’événement qui s’impose. Plus il y a cette course à l’événement, plus on doit maintenir la mise à distance par les interprétations et la culture. La culture est un des amortisseurs face à l’hétérogénéité d’un monde transparent, chaotique et peu compréhensible.

À quelles conditions est-il possible de revitaliser le lien de confiance entre producteurs et consommateurs d’information ?

Depuis vingt-cinq ans, la confiance à l’égard des journalistes s’érode inexorablement. Cela alors même que l’offre médiatique n’a jamais été aussi copieuse et que la formation des journalistes n’a jamais été aussi pointue. L’augmentation du nombre de médias ne profite donc pas aux journalistes. Cette profession, paradoxalement, ne semble toujours pas entendre le discrédit dont elle est l’objet.

Autisme et arrogance la caractérisent souvent, surtout pour la hiérarchie. Et c’est éclatant en période électorale, à l’aune du terrible triangle qu’elle forme avec les politiques et les sondeurs, tous enfermés dans leur cénacle, tous éloignés de la réalité. Tous certains de tout savoir… Pas assez d’ouverture à l’égard des acteurs de la société́ civile ou du monde de l’université́ et de la recherche, qui pourrait élargir le débat. La mercantilisation affecte l’ensemble des fonctions intellectuelles critiques ; celle des journalistes n’y échappe pas. Elle touche déjà̀ le monde académique qui ne veut pas voir… Plus il y a de l’information, plus il y a de rumeurs et plus il y a de fautes. Or, qui filtre ? Personne. Nous vivons trop dans la tyrannie de l’instant et dans l’illusion que le citoyen « pourrait » tout savoir. Plus les sociétés sont « transparentes », « immédiates », plus il faut valoriser les métiers intermédiaires, dont celui des journalistes, pour essayer de donner du sens à un monde saturé d’informations. Dans ce contexte, la profession n’a pas d’autre choix que d’accepter une autorité́ de régulation déontologique.

Le retour des journalistes !

Le retour des journalistes !

 

Depuis presque une quinzaine de jours les journalistes des grands médias semblent avoir disparu. Même aujourd’hui 4 janvier il convient de fouiller pour dénicher des informations et des analyses un peu approfondies. Pendant cette trêve des confiseurs qui a largement débordé les fêtes il a fallu ce contenter des dépêches des agences, des lobbys et du gouvernement. La presse écrite a perdu pendant cette période la moitié de son épaisseur. La plupart des éditorialistes étaient absents et on a sollicité largement le banc des remplaçants. Du coup on a déversé en direction de l’opinion un flot d’informations plus ou moins contradictoires qui a fait office de ligne éditoriale. Maintenant qu’ils sont revenus de Marrakech, des Antilles ou d’ailleurs les journalistes vont peut-être se remettre au travail avec un peu de sérieux et remettre leur pendule à l’heure de 2016. Exemple de décalage temporel sur le site d’un très grand média : on annonce encore qu’un sondage prévoit le FN en tête au premier tour des élections régionales ! Au cours des fêtes de fin d’année les lecteurs encore fidèles à la presse écrite ont pu constater que leurs journaux avaient diminué le volume de moitié, mais toujours au même prix ! On le sait depuis l’instauration des 35 heures les Français en moyenne prenne un mois de vacances supplémentaires par an. Exténués  sans doute les journalistes ont vite adopté cette nouvelle pratique sociétale qui consiste à mettre entre parenthèses l’économie du pays pendant cette période. Ce qui vaut pour la presse écrite vaut également pour la télévision ou les grands sites informatiques dont certains ont même gardé la même une pendant des jours. Cette quasi absence des grands médias pendant les fêtes est révélatrice de la dégradation du rapport au travail dans notre cher pays. Osons une hypothèse : peut-être s’agit-il du facteur explicatif concernant le différentiel de croissance (et donc de richesse nationale) entre la France et les pays et les autres pays de l’Europe. Aussi la cause de l’ampleur du chômage. 

Drones: trois journalistes d’Al-Jazeera impliqués

Drones: trois journalistes d’Al-Jazeera impliqués

La chaine  qui relate avec complaisance les actes de terrorisme   est à l’origine d’uen nouvel « exploit » avec cette arrestation de trois de ses journalistes en possession d’un drone dans le bois de Boulogne à Paris.  Trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazeera ont été arrêtés et placés en garde à vue mercredi, après avoir fait voler un drone dans le bois de Boulogne à Paris. Pour l’instant, aucun rapprochement n’est fait avec le survol, les deux dernières nuits, de plusieurs lieux emblématiques de la capitale par plusieurs de ces engins volants.  Ils ont fait voler un drone, ce mercredi après-midi, dans le bois de Boulogne à Paris. Voici la raison pour laquelle trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazeera ont été interpellés et placés en garde à vue. Les trois hommes sont âgés de 34, 52 et 68 ans, selon une source proche de l’enquête. Et leur initiative trouve un écho particulier, alors que la polémique ne désenfle pas après le survol, les deux nuits précédentes, de plusieurs lieux emblématiques de la capitale par des drones, sans que les pilotes ne soient arrêtés. Pour autant, aucun rapprochement n’est pour l’heure effectué par les enquêteurs entre ces trois journalistes et les vols de drones dans le viseur des autorités. Des survols qui ont fait l’objet de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. Sans vouloir effrayer qui que ce soit, actuellement certains drones sur le marché peuvent emporter jusqu’à 2 kg. Il faut 5 litres de Sarin pour empoisonner tout ce qui vit sur 1 hectare. 3 drones à 1,7 de sarin chacun ! je vous laisse imaginer sur Paris. et du Sarin, l’état islamique en a utiliser contre les soldats syriens , à l’époque il était plus facile et politiquement correct d’accuser seulement Assad.

« Mediapart »: deux journalistes menacés de par des proches de Marine Le Pen

« Mediapart »:  deux journalistes menacés de par des proches de Marine Le Pen

Il est clair que l’affaire du Micro parti » Jeanne » qui prêtait de l’argent » aux candidats locaux du FN et en se rémunérant grassement fait tache ; certes ce n’est pas le seul micro parti qui détourne la loi sur le financement des partis (il y en a des centaines) mais celui là présente la particularité de faire du businesse sur le dos des candidats. Campagnes électorales ? Qui contrôle le financement des partis ? Une commission de fonctionnaires sans moyen.  La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui  exerce une « mission de surveillance » sur les partis. Elle contrôle les recettes des partis et examinent les rapports des commissaires aux comptes qui certifient les comptes en constatant l’adéquation entre dépenses et recettes. La Commission n’a pas accès aux relevés des dépenses. En revanche, pour les recettes, elle vérifie qu’il n’y pas de dons d’entreprises ou de collectivités publiques et que les dons des personnes, les dons physiques, ne dépassent pas le plafond de 7.500 euros par an. Son président, François Logerot, toujours dans son entretien à Mediapart, reconnaît à ce sujet qu’il existe une zone d’ombre : « les versements peuvent désormais être faits par carte bancaire; or beaucoup d’entreprises ont pour habitude de délivrer des cartes bancaires à leurs cadres (pour des dépenses de représentation professionnelle), où ne figure pas le nom de l’entreprise mais seulement de la personne… Nous sommes donc obligés de nous contenter d’une déclaration sur l’honneur, qu’il s’agit bien d’un compte personnel ». La CNCCFP est composée de neuf membres nommés pour cinq ans renouvelables : trois issus du conseil d’Etat, trois de la Cour de cassation et trois de la Cour des comptes. Elle a aussi pour mission de contrôler dans le détail les comptes de campagne. Elle vérifie que le candidat n’a pas occulté les dépenses d’un meeting afin de ne pas dépasser le plafond des dépenses. La Commission se base également sur les dénonciations, tout en prévenant le candidat qui en est victime, et en vérifiant soigneusement les manquements présumés aux règles comptables. Elle suit également les comptes des partis, mais ne dispose pas de moyens d’investigation. « Seule une enquête de police diligentée par un procureur ou un juge d’instruction peut aboutir à ce genre de constatations », admet le président de la Commission.  Un flou qui permet tous les débordements y compris les critiques sur les journalistes qui les dénoncent comme ceux de Mediapart. Deux journalistes auraient été pris à partie et menacés de mort par des proches de Marine Le Pen alors qu’ils enquêtaient sur le financement du Front national, vendredi 30 janvier. « C’est en arrivant sur la place qu’ils sont soudain entourés et admonestés par un groupe de quatre à cinq personnes, parmi lesquelles Axel Loustau. Mais le plus virulent et le plus menaçant est Olivier Duguet« , peut-on lire sur l’article. « Je vais te tuer. Je vais te retrouver. Je vais t’attendre en bas de chez toi »  L’ancien trésorier de « Jeanne », micro-parti du Front national, aurait alors menacé verbalement Marine Turchi. « Je vais te tuer. Je vais te retrouver. Je vais t’attendre en bas de chez toi », révèle Edwy Plenel. Les deux journalistes se seraient alors réfugiés dans une brasserie avant d’entamer une discussion avec Axel Loustau. L’actuel trésorier du micro-parti critiquant alors le harcèlement subi. « Il faut nous comprendre, on est harcelés à cause de vos articles… Et mon ami est un peu nerveux », se serait-il justifié. Les journalistes de Mediapart auraient signalé les faits au commissariat du XIe arrondissement. Une déposition qui serait remontée comme un signalement au parquet de Paris avant une possible enquête préliminaire. « Ce n’est évidemment pas un incident isolé mais l’énième illustration de la culture de violence politique propre au parti d’extrême droite, sur fond d’intolérance vis-à-vis de la liberté, que ce soit celle de penser différemment ou celle d’enquêter librement », a vivement critiqué le fondateur du journal.

 

Presse écrite : les journalistes menacés

Presse écrite : les journalistes menacés

Le métier de journaliste perd de sa superbe. Il serait même le pire métier du monde, parmi des centaines d’autres passés en revue, selon une étude de Careercast, qui publie son classement pour la 25e année consécutive. Basée sur les données du Bureau des statistiques du travail, l’étude montre que le métier de journaliste de presse écrite se retrouve en bas du tableau pour plusieurs raisons. Un salaire moyen faible avoisinant 36 000 dollars soit presque 28 000 euros, des perspectives professionnelles quasi inexistantes et un stress important. Un métier qui, selon Paul Gillin, « s’effondre en raison du modèle non durable de la presse écrite. Un modèle qui disparaîtra sûrement complètement d’ici dix ans ».Selon Rochelle Gilken, une ancienne journaliste, faire ce métier était un rêve mais cela s’est transformé en un calvaire au fil des ans en raison d’une paye trop faible et d’un stress grandissant. Elle ajoute que ce média doit faire face à toujours plus de réductions budgétaires et surtout la concurrence accrue de la presse online : « avec l’évolution des technologies, les contenus sont accessibles en lignes de n’importe où et menacent les journaux papiers ». Si vous cherchez une reconversion, préférez plutôt le métier d’actuaire –spécialiste de l’application du calcul des probabilités et des statistiques aux questions d’assurance et de finance– qui arrive en tête du classement, ou encore celui d’ingénieur biomédical.

 

Hollande-France 2- des commentaires reportés à lundi, les journalistes sont en vacances

Hollande-France 2- des commentaires reportés à lundi, les journalistes sont en vacances

 

Curieusement peu d’analyses un peu approfondies sur l’intervention de Hollande ce vendredi. Comme chaque vendredi,  l’information des grands médias est maigre; en cause, les journalistes qui sont déjà en week-end. Progressivement, la semaine de travail en France pour les journalistes et les autres est largement amputée le vendredi. Un effet sans doute des 35 heures. Comment expliquer sinon que les trains sont déjà bondés dès le vendredi matin. L’analyse des informations produites sur internet et du taux de lecture démontre nettement la baisse de fréquentation  de ce support d’information. A cet égard, la crise est évidemment économique et sociale mais aussi culturelle. Il faudra donc attendre lundi ou mardi pour décortiquer l’intervention de Hollande. Pour l’immédiat, il faut se contenter de l’inventaire à la Prévert des mesures de Hollande. Priorité dès le vendredi à la météo, aux faits divers, au sport, aux loisirs en général. Bref la semaine des 4 jours, comme les écoliers. Pas de quoi s’étonner de a perte de compétitivité de l’économie française.

.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol