Archive pour le Tag 'Johnson'

Brexit: la peur commence à poindre chez Boris Johnson

Brexit: la peur commence à poindre chez Boris Johnson

 

Boris Johnson semble désormais très partisan d’un accord avec l’Union européenne. Sans doute une position tactique pour mettre l’Union européenne dans l’embarras afin de lui faire porter le chapeau d’une éventuelle rupture et de l’échec des négociations. Il y a aussi chez Boris Johnson des préoccupations de plus importantes quant à l’avenir du pays surtout en cas de No deal . Certes l’union européenne aura à subir un certain ralentissement de sa croissance dans le cas d’absence d’accord mais le choc sera nettement plus rude pour le Royaume uni. Ce que pense aussi l’Allemagne.

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a mis en garde le Royaume-Uni contre les conséquences d’un échec des négociations avec l’UE sur un accord commercial après le Brexit. Une situation pas du tout réglementée aurait des conséquences très significatives pour l’économie britannique, a-t-il estimé, lors d’un point presse à Berlin, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances de l’UE.

En revanche, il s’attend à ce que l’Europe soit en mesure d’y faire face après les préparatifs qui ont déjà été faits. Le ministre allemand a toutefois affirmé toujours espérer que les discussions avec Londres parviennent à un bon résultat. L’Allemagne souhaite même cet accord continuer d’exporter ses biens industriels et manufacturés.

Un «no deal», qui pourrait avoir de rudes conséquences économiques, mais aussi sur la vie quotidienne des citoyens européens et britanniques.

 Selon le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney. D’après un rapport de l’institution, publié en novembre 2018, en cas de «no deal» et dans le scénario du pire, le PIB britannique serait amputé de 7,8 % à 10,5 % d’ici à 2024, par rapport à ce qu’il aurait été sans Brexit. Une étude du gouvernement britannique, parue au même moment, évalue de son côté la perte de PIB à 9,3 % en quinze ans.

La croissance ne serait pas le seul indicateur économique à basculer dans le rouge, selon la Banque d’Angleterre. Le taux de chômage grimperait en flèche à 7,5 % (contre 3,9 % aujourd’hui), tout comme l’inflation à 6,5 % (contre 2,1 % actuellement), tandis que la livre sterling s’effondrerait de 25 % et les prix de l’immobilier de 30 %. Des prévisions alarmistes, très loin de «l’énorme opportunité économique» vantée par Boris Johnson fin juillet.

L’Union européenne (UE) aussi verrait son économie touchée par un Brexit sans accord, puisque les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Union seraient encadrées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), plus drastiques que celles de l’UE, restreignant dès lors le commerce entre les deux parties. Selon les économistes du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii), l’impact serait tout de même moins important qu’au Royaume-Uni. Ils prévoient en effet un repli du PIB de 0,8 % de façon permanente (0,3 % en France), contre 2,8 % outre-Manche (ce qui représente annuellement près de 2.000 livres, soit 2.150 euros, en moyenne par ménage). Par ailleurs, d’après une étude de l’institut allemand IWH, un Brexit sans accord menacerait 600.000 emplois dans le monde, dont 179.000 dans l’UE (50.000 en France)

 

Brexit : Johnson « optimiste » !

Brexit : Johnson « optimiste » !

 

L’intoxication permanente caractérise désormais les dernières discussions concernant le brexit. Chaque partie considère en effet que les discussions sont difficiles mais que la perspective d’un accord n’est pas à écarter. La vérité c’est que ni l’union économique ni le Royaume-Uni ne veulent  endosser la responsabilité de la rupture. La vérité sur les discussions c’est qu’on a avancé sur certains sujets secondaires mais que sur l’essentiel.

il n’y a toujours pas de progrès sauf à ce que l’union économique lâche sur tout permettant ainsi l’accès du marché européen sans contrainte au Royaume-Uni. Il n’est pas impossible que Boris Johnson compte sur l’appui de l’Allemagne qui discrètement serait favorable à un accord qui sauverait les échanges entre les deux zones. Comme d’habitude l’Allemagne privilégie son business.

En tout cas, le  Premier ministre britannique Boris Johnson s’est dit « assez optimiste » au sujet d’un accord post-Brexit, dans un entretien au Telegraph, alors qu’il doit échanger en visio-conférence avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen samedi, en vue du sommet européen du 15 octobre. « Le Royaume-Uni a toujours été clair sur ce que nous voulons, nous voulons un accord comme celui passé (par l’UE) avec le Canada », a expliqué M. Johnson, avant d’ajouter: « Nous avons été membres (de l’Union européenne) pendant 45 ans, et je ne vois pas pourquoi ils ne peuvent pas avoir le même accord avec nous, donc je suis plutôt optimiste ». Notons qu’il y a une différence de taille avec le Canada très éloigné. En effet Royaume-Uni se trouve aux portes de l’Europe et par ailleurs l’Irlande d’une nord  bénéficiant du régime de l’Irlande du Sud pourrait constituer une porte ouverte sans condition aux marchés européens. Une sorte de Singapour pour l’Europe.

 

Brexit : Boris Johnson mise sur le No Deal

Brexit :  Boris Johnson mise sur le No Deal

Sans accord sur le Brexit, le Royaume-Uni deviendrait un sérieux concurrent économique aux portes mêmes de l’Union européenne, constate l’économiste Stéphane Madaule dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Dès que la décision de divorcer entre l’Union européenne et le Royaume-Uni est devenue effective au 31 janvier, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré qu’il fallait que les pays européens se préparent à vivre avec un concurrent de taille aux portes de l’UE.

Le mandat de négociation des Vingt-Sept a été bâti pour tenter de prévenir cette éventualité. L’UE a proposé un libre accès de son marché à Londres, contre l’acceptation de continuer d’appliquer les règles que s’impose l’UE sur le marché britannique. Or les Anglais n’ont pas mordu à l’hameçon. Boris Johnson ne veut pas continuer de se soumettre aux règles bruxelloises alors qu’il vient de reprendre son indépendance. Plus grave, il pense qu’il a davantage à gagner à un « no deal », dont les conséquences éventuelles seront masquées par la crise du Covid-19, plutôt qu’à un accord avec l’UE sur la base d’un libre-échange sous contraintes réglementaires européennes.

Reste que les Britanniques essaient d’obtenir plus qu’un « no deal ». Ils ont proposé le libre-échange intégral. Un choix impossible pour l’UE, qui défend un modèle de production de biens et services où des normes environnementales et sociales exigeantes s’appliquent sur son marché intérieur.

Mais pourquoi les Britanniques ne veulent plus appliquer les règles du marché intérieur ? Parce qu’ils y voient une entorse à leur souveraineté retrouvée. Parce qu’ils pensent que se soustraire à ces règles leur apportera un surcroît de compétitivité face à l’UE. Cet argument est risqué, car le « no deal » ne sera pas forcément payant commercialement et l’opinion publique britannique peut se cabrer contre une politique de dérégulation sociale et environnementale drastique et dangereuse pour la planète, et ce pour un zeste de compétitivité.

Pour l’UE, la négociation demeure difficile, car elle fait face à un exécutif britannique qui se dit prêt au « no deal ». Elle doit aussi tenir compte des pêcheurs des pays européens désireux de continuer à pêcher dans les eaux territoriales britanniques. Elle ne peut pas non plus se fâcher avec son voisin britannique ou, pire, risquer la désunion. Ceci place le négociateur européen, Michel Barnier, en équilibre instable : un « no deal » n’est pas satisfaisant pour l’UE, pas plus qu’un libre-échange intégral sans contraintes réglementaires pour les Britanniques. Plus le « no deal » se rapproche, plus la perspective d’un concurrent aux portes de l’UE se précise.

 

Brexit : Boris Johnson veut saboter l’Europe

Brexit : Boris Johnson veut saboter l’Europe

Barry Johnson veut transformer le Royaume-Uni en Singapour , vider le continent de son potentiel intellectuel et constituer un paradis fiscal aux portes de l’union économique . Ce que confirme Philippe Van Parijs, dans une tribune au « Monde », que l’Union européenne doit refuser que le Royaume-Uni recoure à une concurrence fiscale agressive ou à une politique d’immigration prédatrice.

 

Tribune. 

 

Dominic Raab, alors secrétaire d’Etat à la sortie de l’Union européenne, déclarait en 2018 que l’histoire jugerait le Brexit de la manière suivante : « Un tremplin vers une étreinte boucanière du libre-échange » (The Spectator, 1er octobre 2018). En juillet 2019, Boris Johnson le promeut au poste de ministre des affaires étrangères et assigne à son ministère un rôle « absolument central », tant pour le Brexit que pour la vision du « global Britain ». Cette vision, on peut la trouver dans Britannia Unchained (Palgrave Macmillan, 2012), fervent plaidoyer de M. Raab pour un capitalisme globalisé.

 

Au sein du Parti conservateur, cette vision est loin d’être neuve. En 1999, William Hague, alors chef des tories dans l’opposition, proclamait dans The Guardian du 2 novembre : « Au cours du prochain millénaire, les nations se feront concurrence en adoptant les régulations les plus légères, les impôts les plus bas et le commerce le plus intense. Ces grands animaux trébuchants [les blocs régionaux, comme l’Union européenne] succomberont sous le coup des manœuvres et de la concurrence de l’Etat-nation svelte, à fiscalité légère. » Ceux qui partagent cette vision sont aujourd’hui solidement au pouvoir et comptent sur le Brexit pour leur donner la liberté de la mettre en œuvre.

Si la « Britannia unchained » de MM. Johnson et Raab a des chances de triompher, c’est grâce au pillage de la plus précieuse de toutes les ressources : le capital humain. En 2010, selon des estimations de la Banque mondiale, 292 000 diplômés de l’enseignement supérieur nés au Royaume-Uni et âgés de 25 à 64 ans vivaient alors dans l’Union européenne (UE), tandis que 910 000 diplômés de l’enseignement supérieur de la même tranche d’âge nés dans l’UE vivaient au Royaume-Uni.

Boris Johnson n’a rien fait pour cacher qu’il souhaitait amplifier encore ce « brain drain », qui représente un gain net de plus d’un demi-million de « cerveaux ». Dès août 2019, soit à peine deux semaines après son accession à la tête du gouvernement, il a ordonné aux ambassades britanniques de diffuser un message affirmant sa détermination à « garantir que notre système d’immigration attire les tout meilleurs intellects du monde entier » et détaillant diverses mesures concrètes destinées à réaliser cet objectif.

Pour parvenir à ses fins, il sait qu’il peut compter sur trois atouts majeurs. D’abord la réputation de l’enseignement supérieur britannique. Selon les critères (certes contestables) et les chiffres (indiscutablement influents) du dernier classement QS, le Brexit prive l’UE de ses quatre universités du top 10 mondial et de 17 de ses 27 universités du top 100. Ensuite, il y a Londres. Même affaiblie par la pandémie, celle qui était la plus grande métropole de l’Union n’est pas près de perdre son attrait. Enfin et surtout : la diffusion de l’anglais comme langue commune a fait du pays un aimant puissant, avec une vaste réserve d’entrants potentiels entre lesquels il a tout loisir de choisir. Le contrôle de ses frontières une fois retrouvé, le Royaume-Uni pourra laisser à l’UE la tâche ingrate d’accueillir et de socialiser les réfugiés et migrants innombrables en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient. Pendant ce temps, il pourra ouvrir ses portes toutes grandes aux cerveaux qu’il convoite.

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Brexit: Le Parlement européen refuse le chantage de Boris Johnson

Brexit: Le Parlement européen refuse le chantage de Boris Johnson

le Parlement européen s’est prononcé contre cette sorte de chantage de Boris Johnson qui consiste à sortir une loi en contradiction totale avec le traité prévoyant les conditions du retrait britannique. Un traité très difficilement élaboré et accepté mais qui garantit les rapports entre les deux Irlande et surtout la paix. Or la proposition de Boris Johnson revient à créer une frontière entre les deux Irlande.

“Si les autorités britanniques enfreignaient – ou menaçaient d’enfreindre – l’accord de retrait, par le biais du projet de loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni sous sa forme actuelle ou par tout autre moyen, le Parlement européen ne ratifierait en aucun cas un accord entre l’UE et le Royaume-Uni”, dit un communiqué signé à la fois par les membres du groupe de coordination sur le Royaume-Uni et par les chefs de la plupart des groupes politiques représentés au sein de l’assemblée.

Pour entrer en vigueur, un accord commercial entre Londres et Bruxelles devra obtenir le feu vert des députés européens.

Brexit: Boris Johnson aux abois se conduit en voyou

 Brexit: Boris Johnson aux abois se conduit en voyou

Boris Johnson se conduit en véritable voyou en refusant d’appliquer la loi qui permet d’éviter le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande mais comporte certaines obligations. Pour cela, il sort un projet de loi fou qui contredit tous les accords internationaux passés. Ces règles négociées entre l’union européenne et le Royaume-Uni prévoient le maintien de certaines dispositions dans la province. Elles obligent les Britanniques à notifier à Bruxelles les aides d’État à des entreprises d’Irlande du Nord et celles-ci sont tenues de déclarer les produits qu’elles expédieront vers l’Angleterre. Une perte de souveraineté intolérable pour les Brexiters.

Il s’agit sans doute d’un nouveau bluff de la part de Boris Johnson complètement acculé face à la crise sanitaire mais aussi la dégringolade économique de son pays. Le Premier ministre britannique renie ainsi l’accord qu’il a lui-même approuvé et même vanté. Son projet de loi constitue une véritable provocation.

La vérité sans doute c’est que le Premier ministre britannique en perte de vitesse dans l’opinion ne sait plus très bien quoi faire tellement il est englué sur le plan économique. Faut-il rappeler que l’économie britannique a perdu 20 % au second trimestre et que l’avenir s’annonce très gris. Sans parler évidemment de l’accentuation très inquiétante des contaminations du virus. La remise en cause brutale de l’accord passé pour Irlande constitue un choc de déstabilisation pour nombre d’acteurs et d’observateurs

À l’intérieur du royaume, cette révision secoue aussi fortement. Elle a provoqué la démission mardi du directeur des services juridiques du gouvernement, Jonathan Jones. L’opposition mais aussi de nombreuses personnalités du Parti conservateur se sont indignées. Au-delà du Brexit, l’inquiétude porte sur la crédibilité du pays sur la scène internationale. «Si nous perdons notre réputation d’honorer les promesses que nous faisons, nous aurons perdu quelque chose qui n’a pas de prix et qui pourra peut-être n’être jamais récupéré» a ainsi averti l’ancien premier ministre conservateur John Major.

Devant les députés, l’ex-première ministre Theresa May a aussi demandé à Brandon Lewis comment le gouvernement pourrait à l’avenir rassurer ses partenaires internationaux sur le fait qu’il tiendrait ses engagements. Le leader des indépendantistes écossais du SNP à la Chambre des communes, Ian Blackford, a accusé le premier ministre de se considérer «au-dessus de la loi» et de vouloir créer un «État voyou». La nouvelle a d’ailleurs mis en émoi l’Écosse et le pays de Galles, qui estiment que la loi met en danger l’unité du Royaume-Uni, en «volant les pouvoirs» qui ont été dévolus aux nations.

De nombreux d’observateurs se demandent où veut aller Boris Johnson. Vers un no deal , c’est l’hypothèse la plus répandue. La vérité c’est peut-être qu’il ne sait pas il va, étant capable de se renier souvent et sur tout. Il est aussi possible qu’au dernier moment il arrive à se résoudre un accord de dernière minute qu’il pourrait habiller comme le résultat de son intraitable nationalisme britannique.

Brexit : ne pas se laisser impressionner par les gesticulations de Boris Johnson

Brexit : ne pas se laisser impressionner par les gesticulations de Boris Johnson

L’économiste Stéphane Madaule estime, dans une tribune au « Monde » estime qu’il ne faut pas se laisser impressionner par les gesticulations de Boris Johnson dans une tribune au monde

Tribune. Mais où est-elle, cette Union européenne (UE) en position de force pour négocier un accord commercial équilibré avec le Royaume-Uni ? Mais comment expliquer que Michel Barnier, le négociateur européen du Brexit, soit maintenant fragilisé par des négociations qui n’avancent pas d’un pouce ?

Au départ, l’Union européenne avait la naïveté de croire qu’elle pourrait imposer au Royaume-Uni la continuation de l’application de ses règles commerciales (aides aux entreprises, règles sur les marchés publics, normes applicables sur le marché intérieur…) contre l’accès libre sans taxes et sans droits au marché unique.

Curieux mandat

Mais sur la pêche, sur les marchés publics, sur les normes applicables aux produits et aux services, les négociations n’ont pas avancé d’un iota depuis leur commencement. Comment expliquer cette situation et la fragilisation progressive des positions de l’UE et de son principal négociateur ?

On découvre les aléas de la mise en œuvre d’une politique commune sur le plan commercial, qui n’est pas à même de nous protéger de la concurrence parfois déloyale de pays comme la Chine, ni de constituer un rempart face au Royaume-Uni, qui a décidé de reprendre son indépendance

Tout d’abord, on s’aperçoit que le mandat de négociation fixé par les vingt-sept Etats membres à la Commission, et défendu par Michel Barnier, est quelque peu curieux. Comment en effet demander à un pays qui a choisi de quitter l’Union pour recouvrer sa souveraineté de continuer à appliquer les règles commerciales de cette Union dont il souhaite en premier lieu s’écarter, ce qui a motivé en partie son divorce ?

De plus, le mandat de négociation défini à la Commission par les Vingt-sept est relativement rigide. Les lignes rouges (pêche, marchés publics, subventions aux entreprises, normes à appliquer par les producteurs de biens et services) sont partout. Comment, enserré dans un tel carcan, pouvoir conduire une réelle négociation qui ne soit au final la répétition inlassable, sans concession, sans compromis, d’une position figée ? Qu’est-ce qui est négociable au juste pour l’Union, à part la continuation des relations passées entre les deux entités ?

En réalité, les envolées chauvines de Boris Johnson promettant un avenir radieux après le Brexit masquent une série de faiblesses. Le premier ministre britannique, qui a perdu 26 points dans les sondages depuis le début de la pandémie, cherche à faire oublier sa gestion calamiteuse du Covid-19. Alors que la crise provoquée par le virus a rendu caduque la nouvelle mondialisation prônée par les partisans du Brexit, il ne lui reste qu’à faire vibrer sa corde préférée, celle du nationalisme. D’autant que la crise sanitaire relance la dynamique indépendantiste en Ecosse et que le Brexit rend probable une réunification de l’Irlande.

Quant au rêve prêté à M. Johnson de masquer les dégâts économiques d’un Brexit sans accord par ceux de la crise économique consécutive au Covid, il dépasse les bornes du cynisme et ne résiste pas à la vérité des chiffres : 47 % des exportations britanniques se font vers l’Europe, alors que l’UE n’envoie que 8 % de ses produits outre-Manche. Mauvais pour les continentaux, un « no deal » serait catastrophique pour les Britanniques.

Alors qu’approche le terme de cet interminable marathon, il faut saluer le sang-froid manifesté par Michel Barnier pour surmonter cette énième phase de tensions. La préservation du marché unique, remise en cause par les brèches de M. Johnson en Irlande du Nord, doit continuer de souder les Vingt-Sept. La remarquable unité dont ils ont fait preuve jusqu’à présent à propos du Brexit doit perdurer. C’est à cette condition que l’Europe pourra parvenir à un accord équilibré avec son voisin britannique sans se laisser intimider par les postures d’un premier ministre en position moins flatteuse qu’il n’y paraît.

Brexit: Johnson menace de ne pas payer la facture

Brexit: Johnson menace de ne pas payer la facture

 

En délicatesse dans son pays du fait de la  mauvaise gestion sanitaire  ( dont il a été lui-même victime) et responsable pour partie de la dégringolade économique, Boris Johnson agite la rupture brutale avec l’union économique menaçant même de ne pas payer la facture qu’il doit. Une manière d’entretenir le nationalisme pour tenter de remonter dans l’opinion de plus en plus critique pour sa gestion sanitaire mais aussi économique. Boris Johnson a menacé de claquer la porte mi-octobre, si rien n’était conclu d’ici là. Surtout, la presse a révélé que Londres se préparait à revenir sur un certain nombre d’engagements pris devant les Européens dans l’accord d’octobre dernier. Parmi les engagements il y a la facture.

Sur le calendrier, au-delà de l’avertissement, Boris Johnson est peu ou prou d’accord avec Bruxelles. «L’UE a été très claire au sujet du calendrier. Moi aussi. Il doit y avoir un accord avec nos amis européens d’ici au Conseil européen le 15 octobre pour qu’il entre en vigueur d’ici à la fin de l’année», a dit le premier ministre britannique. De fait, le négociateur européen Michel Barnier a récemment rappelé la nécessité d’un accord à cette date pour permettre une ratification européenne avant le 31 décembre. Il convient cependant de très prudent quant à l’évolution de la négociation tellement Boris Johnson est versatile. Il a changé plusieurs fois de position sur le brexit. On ne peut écarter l’hypothèse d’un accord de dernière minute permettant de sauver la face politiquement. L’essentiel étend d’affirmer que le Royaume-Uni a gagné.

Boris Johnson propose un régime alimentaire pour les Britanniques

Boris Johnson propose un régime alimentaire pour les Britanniques

 

Peut-être pour se préparer à la cure d’austérité incontournable du fait de l’écroulement de l’économie britannique, Boris Johnson lance une grande campagne de régime alimentaire. Lui-même en situation de surpoids a été victime du Coronavirus. S’appuyant sur plusieurs études qui désignent l’obésité comme un facteur aggravant du coronavirus, le gouvernement a donc lancé fin juillet un grand plan de lutte contre le surpoids. Le premier ministre, personnellement atteint par la maladie au printemps, s’est mis au sport . En fait, le Royaume-Uni pourrait bien être contrainte d’accepter une sévère cure d’austérité en raison de la crise économique provoquée non seulement par la situation sanitaire mais aussi par la prochaine rupture du brexit. Le gouvernement britannique a largement sous-estimé l’impact de la séparation avec l’union économique, en outre il a géré encore plus mal que d’autres la crise sanitaire dont il a par ailleurs longtemps nié l’existence. Ce qui caractérise la politique de Johnson, c’est son inconsistance, son manque de compétence et de sérieux. Une appréciation de plus en plus partagé par les Britanniques. Il est très difficile de prévoir les réactions de ce Premier ministre qui n’a cessé de changer de position et qui même sans doute sur le brexit  n’a pas encore de philosophie très arrêtée. Il se pourrait même qu’au dernier moment il accepte un accord de dernière minute à condition de sauver l’es apparences politiques et de donner l’impression que le Royaume-Uni est gagnant. Pour l’instant ce n’est pas l’hypothèse la plus retenue mais avec Boris Johnson tout est possible même l’invraisemblable.

« Boris Johnson doit se calmer » ( Maire de Calais)

« Boris Johnson doit se calmer » ( Maire de Calais)

Toujours aussi provocateur, le Premier ministre britannique Boris Johnson n’a pas eu de mots assez durs pour condamner le phénomène de migration entre la France et l’Angleterre. Le Premier ministre britannique a laissé entendre que la France portait une responsabilité. En réponse , La maire de Calais, Natacha Bouchart a conseillé à Boris Johnson «se calmer» et de «changer d’urgence» ses méthodes d’accueil des migrants, responsables selon elle d’un «appel d’air» vers le Royaume-Uni.

 «Moi, je considère que les propos de Boris Johnson, c’est de la provocation, et je le dis clairement, c’est une déclaration de guerre maritime puisqu’il est hors de question que les navires de l’armée entravent en fait les eaux territoriales (françaises) et en plus, techniquement, c’est impossible», a-t-elle déclaré à l’AFPTV. «Si les migrants veulent passer, c’est parce que les Britanniques eux-mêmes créent l’appel d’air. Ils créent l’appel d’air puisqu’ils n’ont en fait rien touché de leur législation depuis vingt ans, donc depuis le centre de Sangatte», a-t-elle estimé.

 «Donc j’interpelle Boris Johnson en disant ‘vous vous calmez d’urgence, changez d’urgence vos méthodes de faire et d’accueil des migrants’. Et j’interpelle Gérald Darmanin (le ministre de l’Intérieur) en disant ‘ne cédez pas, ne cédez pas puisque les Britanniques ne savent pas négocier, il n’y a qu’en bras de fer qu’on est capable de pouvoir obtenir quelque chose’», a-t-elle encore ajouté.

Un plan de lutte contre les traversées maritimes illégales, élaboré en concertation avec les autorités britanniques, est en cours de finalisation pour renforcer les moyens de contrôle sur les côtes et en amont des principaux points de passage. Le gouvernement britannique a chargé dimanche un ancien de la Royal Marine de rendre «impraticables» les traversées illégales de la Manche. Boris Johnson a dénoncé lundi comme «stupide, dangereux et criminel» de vouloir traverser illégalement la Manche vers le Royaume-Uni. Les tentatives de traversées se sont multipliées récemment, profitant notamment de conditions météorologiques favorables.

Royaume-Uni: Boris Johnson nomme son frère Jo à la Chambre des Lords

Royaume-Uni: Boris Johnson nomme son frère Jo à la Chambre des Lords

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a offert à son frère Jo un siège à la Chambre des Lords, une distinction qui échappe en revanche à l’ancien président de la Chambre des communes John Bercow.

Publiée vendredi 31 juillet, la liste des 36 futurs nouveaux membres de la chambre haute du Parlement britannique comporte de nombreux Brexiters. Leur nomination revient officiellement à la reine Elizabeth II.

Jo Johnson, un fervent pro-européen, avait quitté le gouvernement de son frère aîné en septembre dernier en invoquant «l’intérêt national», jugeant trop radicale la stratégie du Premier ministre dans le dossier brûlant du Brexit. La liste comporte également des figures du parti conservateur comme Ken Clarke ou l’ancien ministre des Finances Philip Hammond, qui avaient été exclus, tout comme une vingtaine de frondeurs, après avoir voté avec l’opposition travailliste lors de l’un des nombreux votes sur le Brexit.

L’ancien «speaker» de la Chambre des Communes John Bercow, dont les tonitruants «Order order» lors des mêmes votes sur le Brexit ont fait le tour du monde, ne figure pas sur la liste. Une entorse à la tradition pour ce personnage haut en couleur aux cravates criardes, qui a été accusé de partialité de la part des rangs conservateurs dont il est issu, et qui a été accusé d’avoir harcelé et tyrannisé ses équipes, accusation qu’il dément avec force.

«Affaibli par le coronavirus, Boris Johnson joue la montre sur le <brexit »

«Affaibli par le  coronavirus, Boris Johnson joue la montre sur le <brexit »

Lord Peter Ricketts est l’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Fra nce (2012 à 2016). Au titre de membre non-politique (cross bench), comme tous les anciens hauts fonctionnaires britanniques et personnalités civiles, il siège aujourd’hui à la Chambre des Lords notamment à la commission des affaires européennes. (interview l’Opinion)

Comment analysez-vous le blocage actuel des négociations post-Brexit ?

Il y a des niveaux de détails très différents entre les deux parties. Le texte de négociation de la Commission européenne est très précis et très clair comparé au texte britannique. Celui-ci est très général, très incertain, car dessinant davantage une ambition que des détails pratiques. Je ne ressens pas de dynamique vers un accord, surtout pas du côté du Royaume-Uni. J’ai surtout l’impression que le gouvernement de Boris Johnson cherche à augmenter la pression sur les Européens, notamment en matière de timing, pour arracher de leur part des concessions sur les points de principe comme son refus de reconnaître la compétence de la Cour de justice européenne, la question des droits de l’Homme, etc. Pour l’instant, la position est de rester ferme sur les lignes rouges en espérant obliger l’Union européenne à bouger.

Que vous inspire cette tactique ?

J’ai beaucoup de doutes. J’ai le sentiment que du côté des brexiters, on fait le calcul que, même si le Royaume-Uni n’arrive pas à un accord à la fin de la période de transition, la crise de la Covid masquera l’impact économique supplémentaire d’un « no deal » et d’une sortie tumultueuse. Ce qui ne serait pas très responsable à mes yeux…

Le fait que l’Allemagne, plus présente économiquement en Grande-Bretagne et moins concernée par les questions de pêche, s’apprête à prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne à compter du 1er juillet n’influe-t-il pas aussi sur l’attitude de Boris Johnson?

L’histoire montre que les Britanniques ont tendance à surestimer la capacité de Mme Merkel à trouver une solution plus profitable pour eux. Cela s’est produit par le passé, cela n’a pas toujours marché. Le gouvernement essaie surtout de retarder l’échéance au-delà du rendez-vous convenu du mois de juin, pour se retrouver en octobre à la dernière minute sous la présidence allemande, dans l’espoir de gagner plus de flexibilité du côté des Européens et d’arriver à un accord le plus avantageux possible. Cela fait aussi partie du calcul.

«Ce qui me préoccupe beaucoup, ce sont les questions sécuritaires et de coopération judiciaire. Si on ne négocie pas un accord détaillé pour avoir accès aux bases de données, aux systèmes d’information et d’alerte, à Europol, on va se retrouver exclu de tous ces instruments»

Cela signifierait que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, maintiendrait son refus prévisible de demander, à la date du 1er juillet, une prolongation des négociations…

Je le présume : il n’y a aucun signe qui prouve un changement de position. Je ne m’attends pas à ce que soit demandée une prolongation des négociations. C’est ce que devrait dire Boris Johnson à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et à Charles Michel, le président du Conseil européen, lors de sa prochaine visite à Bruxelles. C’est un rendez-vous de haut niveau qui était convenu depuis longtemps afin de faire le point sur les négociations et de décider ou non de la prolongation de la période de transition. A priori, pour Londres, il n’est pas question de continuer les discussions au-delà du délai prévu. L’idée serait donc de se retrouver en octobre pour un rendez-vous de dernière minute dans l’espoir d’arracher des concessions. C’est d’ailleurs l’inverse qui pourrait se passer ! On a vu, l’an dernier, lors de la signature de l’accord de sortie, qu’un accord à l’arraché était possible avec des concessions considérables de la part de Boris Johnson – notamment sur le dossier nord-irlandais – tout en présentant cela comme une victoire à l’opinion publique, via une communication très agressive. »

 

 

Secteur aérien britannique: le plan de Johnson contesté

Secteur aérien britannique: le  plan de Johnson contesté

 

D’une façon générale, le plan de des confinement de Boris Johnson est assez contesté notamment concernant la perspective de mise en quarantaine des passagers débarquant au Royaume-Uni. Selon les dirigeants des compagnies aériennes, les nouvelles règles, qui imposeront une période d’isolement de 14 jours à la plupart des personnes en provenance de l’étranger, dissuaderont ces dernières de voyager et éteindront tout espoir d’une reprise rapide dans un secteur déjà en crise.

Depuis la mi-mars, la plupart des compagnies aériennes dans le monde ont été contraintes d’immobiliser leurs flottes en raison des restrictions de voyage pour freiner la propagation du virus.

L’aéroport de Londres-Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a vu son trafic passagers chuter de 97% en avril. Son gestionnaire souhaite des normes internationales communes pour permettre aux passagers de voyager librement entre les pays à faible risque lorsque la circulation du virus sera maîtrisée.

La compagnie easyJet, dont le titre chutait de plus de 8% lundi à la Bourse de Londres, estime pour sa part que de nouvelles règles sur la quarantaine doivent être de courte durée.

La fédération du secteur Airlines UK estime, quant à elle, que ces nouvelles mesures conduiront le secteur à réclamer davantage d’aides de l’Etat.

Willie Walsh, le directeur général d’IAG, la maison mère de British Airways, a déclaré lundi avoir épuisé toutes les possibilités de consolider les liquidités du groupe qui diminuent à un rythme soutenu.

“Nous avons probablement épuisé toutes les possibilités auxquelles je peux penser à ce stade pour consolider nos liquidités. Le cash a considérablement diminué et ce sera le cas au cours des mois de mai, juin et juillet”, a-t-il dit lors d’une audition devant la commission des transports du Parlement.

Dimanche, après un échange entre Emmanuel Macron et Boris Johnson, deux communiqués ont indiqué qu’aucune mesure de quarantaine ne s’appliquerait aux voyageurs arrivant sur le territoire britannique en provenance de France.

Coronavirus Royaume-Uni : Boris Johnson, l’irresponsable

Coronavirus Royaume-Uni : Boris Johnson, l’irresponsable

 

 

Tant qu’il était affecté par le Coron virus Boris Johnson a bénéficié d’un certain soutien public. Maintenant qu’il est pratiquement rétabli, la presse et l’opinion publique s’interroge sérieusement sur le caractère complètement irresponsable du Premier ministre vis-à-vis du Corona virus. On sait en effet que la maladie affecte particulièrement le Royaume-Uni et pour la même raison qu’aux États-Unis , à savoir la sous-estimation voir la négation de la pandémie pendant trop longtemps. Downing Street tente maintenant tant bien que mal d’éteindre l’incendie causé par un article du Sunday Times révélant l’attitude désinvolte qui a empêché le gouvernement de prendre la mesure de l’épidémie.

Boris Johnson est donc l’objet d’attaques virulentes de la presse sur sa gestion de la crise. On lui reproche une réaction trop lente, voire une attitude désinvolte qui a empêché le gouvernement de prendre la mesure du défi. Cette polémique intervient sur fond de flambée de l’épidémie au Royaume-Uni, qui risque de connaître le pire bilan d’Europe.

 

La charge du Sunday Times a été tellement mal reçue que Downing Street s’est fendu d’une rare réponse, répondant point par point aux assertions du journal. Le communiqué affirme que l’article «contient une série de mensonges et d’erreurs qui dénature l’énorme travail fait par le gouvernement aux premiers stades de l’épidémie.»

Boris Johnson en soins intensifs, remplacé par un autre ultra libéral

Boris Johnson en soins intensifs, remplacé par un autre ultra libéral

Boris Johnson, en soins intensifs a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, 46 ans, d’assurer l’intérim à la tête de l’exécutif.

Le chef de la diplomatie britannique remplace donc Boris Johnson. Dominic Raab, ministre des Affaires étrangères, a été nommé par Downing Street pour remplacer le Premier ministre, ou tout du moins là où c’est « nécessaire », après que Boris Johnson a été placé en soins intensifs après avoir contracté le coronavirus.

Ancien avocat spécialisé en droit international, 3e dan de karaté marié et papa de deux garçons, l’ultra-libéral Dominic Raab, 46 ans, représente cette nouvelle génération de conservateurs au sein du Parlement britannique.

 

Boris Johnson a été testé positif au coronavirus le 26 mars dernier, ce qu’il a confirmé le lendemain, devenant ainsi le premier dirigeant d’une puissance majeure à annoncer qu’il est porteur du SARS-CoV-2.

« Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui est le Premier secrétaire d’Etat, d’assurer l’intérim », ajoute le texte, précisant que Boris Johnson est « toujours conscient ».

Selon Downing Street, le transfert de Boris Johnson en soins intensifs est « une précaution dans la mesure où le Premier ministre aurait besoin de ventilation respiratoire ».

Coronavirus : Boris Johnson hospitalisé

Coronavirus : Boris Johnson hospitalisé

Le fantasque premier ministre britannique qui dans un premier temps s’était aligné sur la stratégie de Trump  en minimisant l’enjeu du Coron virus et en refusant le confinement a finalement été atteint par la maladie. Il a aussi revu totalement sa doctrine reprenant  sur le confinement décidé par les autres pays. Boris Johnson vient d’être hospitalisé lui-même.

Boris Johnson a été admis à l’hôpital pour des examens décrits par ses services comme une «mesure de précaution» et non comme une admission en urgence. «Sur les conseils de son médecin, le Premier ministre a été admis ce soir à l’hôpital pour des tests», a dit Downing Street, car il a «des symptômes persistants.» Il avait annoncé le 27 mars avoir été testé positif, devenant le premier dirigeant d’une grande puissance à être touché par le virus. BoJo, âgé de 55 ans, avait alors affirmé ne souffrir que de «symptômes bénins», fièvre et toux persistante.

Après s’être placé à l’isolement pour sept jours, Boris Johnson aurait dû en sortir vendredi dernier. Mais dans une courte vidéo, où il ne semblait guère en forme, il a reconnu ce jour-là avoir toujours de la fièvre et donc continuer sa quarantaine. Celle-ci se déroule au 11, Downing Street, où documents et repas sont déposés devant sa porte. Le premier ministre avait assuré qu’il continuait à assurer sa fonction et à diriger la réponse du gouvernement contre le virus, en tenant notamment les réunions ministérielles par vidéoconférence. Le tout puissant conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, s’est aussi mis à l’isolement, après avoir développé des symptômes. Et la compagne du premier ministre, Carrie Symonds, enceinte, a indiqué samedi avoir elle aussi souffert de la maladie pendant une semaine mais être en voie de guérison.

Brexit: Johnson dans le rôle de « Boris la menace »

Brexit: Johnson dans le rôle de « Boris la menace »

 

Faute de clarté dans ses orientations Boris Johnson a décidé d’imiter Trump  avec des propos extravagants. Il masque  ainsi la faiblesse et le manque de pertinence de son projet. hier, ,l menaçait de réintroduire des contrôles douaniers généralisés, aujourd’hui, il menace d’imposer les voitures allemandes et le fromage français notamment.

Comme Trump, Boris Johnson choisit la provocation sans doute aussi pour masquer la mollesse de ses convictions. Ainsi pendant toute la durée des négociations avec l’union européenne sur les nouvelles relations commerciales Boris Johnson va-t-il s’agiter. Comme pour Trump,  il s’agit moins de peser sur le contenu de la négociation que de satisfaire les tendances populistes intérieures. D’une certaine manière, Boris Johnson est le premier Trumpiste européen. On se demande pourquoi il a besoin d’affirmer dès maintenant l’éventualité d’un retour total des contrôles aux frontières . En effet la négociation n’est même pas commencée et ses résultats pourront varier  entre une situation future proche de ce qui existe aujourd’hui jusqu’à un brexit  très dur pratiquement sans accord qui là justifierait un contrôle total des frontières, mais de part et d’autre.

Pour tout dire B. Johnson  fait dans l’agit-propre . En  définitive il se pourrait bien que Boris Johnson s’accommode d’une situation de partenariat renforcé avec l’union économique mais sans le dire. Et pour compenser un peu cette sorte de trahison,  il pourrait durcir le ton comme procède d’ailleurs Trump  qui un jour menace ses ennemis d’une guerre totale et le lendemain déclare qu’un accord formidable est intervenu. Exemple,  l’accord États-Unis Chine qui ne change pas grand-chose et surtout repose sur l’hypothèse douteuse que les Chinois achèteraient davantage de produits américains.

“Nous prévoyons d’imposer des contrôles complets sur toutes les importations de l’UE – déclaration en douane d’exportation, déclaration de sûreté, certificat sanitaire pour les animaux et passage de tous les biens vendus en supermarché par les services d’inspection aux frontières”, a dit au journal un responsable gouvernemental.

Les négociateurs britanniques espèrent qu’une telle menace leur permettra d’aborder en position de force la période de transition de onze mois pendant laquelle Boris Johnson espère arracher à l’UE un accord de libre-échange similaire à celui qu’elle a conclu avec le Canada, et poussera les Européens à faire des concessions, explique le Telegraph.

Interrogée samedi à ce sujet, une porte-parole de Boris Johnson a déclaré que des changements étaient “inévitables”. “Nous quittons l’union douanière et le marché unique. Cela signifie qu’il va falloir se préparer à vivre en dehors”, a-t-elle répondu à Reuters.

Le rétablissement même limité de contrôles aux frontières et de droits de douane inquiète les milieux d’affaires britanniques et la Banque d’Angleterre, qui a prévenu la semaine dernière que cela aurait des conséquences pour le commerce et la croissance économique à partir de l’an prochain.

La Chambre de commerce britannique a de son côté appelé le gouvernement à privilégier la libre circulation des biens à la fin de la période de transition, en mettant notamment en garde contre le coût de mesures de contrôle supplémentaires et le risque de pénurie de certains biens.

5G : Huawei autorisé par Boris Johnson pour 35% !

5G : Huawei autorisé  par Boris Johnson pour 35% !

 

Une décision de Boris Johnson conforme au personnage, c’est-à-dire particulièrement ambigüe qui prévoit que la technologie chinoise  d’Huawei sera autorisé à se développer dans le système de communication britannique à hauteur de 35 %. Officiellement en dehors des secteurs considérés comme stratégiques. Boris Johnson en prenant cette décision tente ainsi de ne pas mécontenter la Chine et les États-Unis. La Grande-Bretagne en effet  intéressée par les capitaux chinois et par ses investissements mais elle compte aussi renforcer ses échanges avec les États-Unis du fait du brexit . Trump a  fortement recommandé à l’UE de refuser la  technologie chinoise pour des questions de sécurité et d’intelligence économique voire politique. Le Premier ministre britannique a donc autorisé mardi Huawei à jouer un rôle limité dans le développement du réseau mobile de cinquième génération (5G), malgré les pressions de Washington, qui soupçonne le géant chinois des télécoms d’espionnage pour le compte de Pékin.

Boris Johnson a dû tenir compte de la “relation privilégiée” que la Grande-Bretagne entretient avec les Etats-Unis, mais aussi de l’avenir des échanges commerciaux après la rupture avec l’Union européenne.

Le chef du gouvernement a donc décidé que les fournisseurs “à haut risque” seraient autorisés à jouer un rôle dans les domaines “non sensibles” du réseau 5G.

Leur implication sera limitée à 35%, ils seront exclus du traitement des données comme de tous les réseaux et lieux sensibles, tels que les sites nucléaires et les bases militaires, a précisé le gouvernement.

“Il s’agit d’une solution spécifique au Royaume-Uni pour des raisons spécifiques au Royaume-Uni et cette décision répond aux défis auxquels nous sommes confrontés en ce moment”, a souligné Nicky Morgan, secrétaire aux Communications, à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité nationale présidée par Boris Johnson.

Les Etats-Unis avaient averti Londres que laisser Huawei jouer un rôle dans le développement de la 5G risquait de compromettre la coopération bilatérale en matière de renseignement. Liu Xiaoming, ambassadeur de Chine à Londres, avait quant à lui estimé l’an dernier que l’exclusion de Huawei nuirait au commerce et aux investissements chinois en Grande-Bretagne.

Invités à commenter la décision britannique, la Maison Blanche et le département d’Etat américain n’ont pas répondu.

“Cette décision fondée sur des preuves se traduira par une infrastructure de télécommunications plus avancée, plus sûre et plus rentable, adaptée à l’avenir. Elle donne au Royaume-Uni un accès à une technologie de pointe et garantit un marché concurrentiel”, s’est félicité Victor Zhang, vice-président de Huawei.

Les grands acteurs britanniques du marché des télécommunications ont jugé que l’exclusion de Huawei leur coûterait des milliards de dollars et retarderait le déploiement de la 5G. BT et Vodafone utilisent déjà des équipements fabriqués par le géant chinois, mais ils sont essentiellement utilisés en périphérie des réseaux.

Brexit: Boris Johnson, comme Trump, menace l’UE de taxes douanières

Brexit: Boris Johnson,  comme Trump, menace l’UE de taxes douanières

 

 

Les négociations sur le futur accord commercial entre l’Union économique et la Grande-Bretagne n’ont pas encore commencé et pourtant déjà Boris Johnson copie bêtement Trump en menaçant de créer de très fortes taxes douanières pour les produits importés en provenance de l’UE. Finalement la même stratégie que Trump qui consiste d’abord à dramatiser une situation, ensuite à promettre une guerre économique sans merci pour finalement reculer comme il a fait vis-à-vis de la Chine. La vérité, c’est que Johnson n’a guère de stratégie vis-à-vis de l’union économique. C’est un pur opportuniste qui sera capable de faire semblant d’opérer  une rupture spectaculaire avec l’union économique tout en acceptant finalement d’établir des relations qui ne changeront pas tellement la situation précédente. Rappelons qu’au départ , il n’était pas favorable au Brexit  et qu’il a changé sa position uniquement pour contrer le premier ministre britannique et saisir l’opportunité de prendre la tête de la contestation. En outre, il y a une grande différence entre la situation des États-Unis relativement dominante dans un certain nombre de secteurs et celle de la Grande-Bretagne aujourd’hui réduite un petit pays un peu comme la France et qui n’a plus la capacité d’imposer son modèle au monde entier et même pas à l’Europe. Certes l’Europe risque d’être perdante en cas de brexit  très dur mais la Grande-Bretagne encore davantage. .  À quelques jours du Brexit, les manœuvres d’intimidation se multiplient. Le premier ministre britannique joue des muscles, en brandissant la menace de «super-taxes» pour faire pression dans les négociations commerciales à venir avec l’UE. D’après le Times, en échafaudant une stratégie avec ses ministres la semaine dernière, Boris Johnson aurait avancé la menace de taxes douanières élevées, pouvant être utilisée comme «levier» dans les discussions avec les Européens mais aussi d’autres pays.

Ces taxes pourraient monter à 10% pour des voitures allemandes et jusqu’à 30% sur certains fromages français. Avec cette menace, il s’agirait pour Londres d’accélérer le rythme des négociations et de signer rapidement des accords. Pour tenir ses promesses électorales, Boris Johnson veut toujours boucler un accord avec Bruxelles avant le 31 décembre 2020, en excluant une prolongation de la période de transition.

GB: Johnson augmente le salaire minimum de 6,2% et joue la baisse de la livre

GB: Johnson augmente le salaire minimum de 6,2% et joue la baisse de la livre

Un gros coup de pouce au SMIC britannique de 6,2 % décidés par Boris Johnson qui n’est pas sans arrière-pensée politique. De quoi satisfaire les milieux populaires et d’enfoncer un parti travailliste déjà mal en point. Le problème c’est que cela risque d’affecter sérieusement la compétitivité et de peser sur la monnaie. Justement ce que souhaite Boris  Johnson sans le dire: obtenir une forte dévaluation de la livre pour favoriser la compétitivité à terme. Une sorte de fuite en avant qui consiste à s’affranchir de toute contrainte budgétaire, d’investir,  de relever les salaires et  provoquer  un choc de dévaluation compétitive. Le gouvernement britannique mené par Boris Johnson a en effet  annoncé mardi une forte hausse du salaire minimum à partir d’avril, après sa large victoire électorale remportée grâce à de fortes progressions dans les régions défavorisées favorables au Brexit, une annonce qui suscite l’inquiétude du patronat.

Le salaire minimum pour les employés de plus de 25 ans va augmenter de 6,2% au 1er avril pour passer à 8,72 livres de l’heure, a indiqué le Trésor. Cela constitue «la plus forte augmentation en valeur» depuis la création en 2016 du salaire minimum sous sa forme actuelle, touché par 2,8 millions de Britanniques, a insisté Boris Johnson, cité dans un communiqué.

La hausse annoncée représente quatre fois le taux annuel d’inflation de novembre (1,5%). Elle intervient alors que le pouvoir d’achat a été mis sous pression par l’accélération de la hausse des prix après le référendum du Brexit en 2016, qui a pesé sur la monnaie britannique. La tendance s’est modérée ces derniers mois. Cette annonce intervient moins de trois semaines après les élections législatives au Royaume-Uni qui ont abouti à la plus forte majorité parlementaire pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher dans les années 1980.

Le parti de Boris Johnson a ravi des sièges détenus depuis des décennies par les travaillistes dans le centre et le nord de l’Angleterre, dans des régions autrefois ouvrières et défavorisées, très majoritairement favorables au Brexit. Soucieux de faire oublier l’austérité appliquée par son parti depuis 10 ans et face à un Labour très à gauche, le Premier ministre a promis en campagne d’importantes dépenses dans les services publics de santé et la police, des investissements dans les infrastructures et des gestes pour les plus démunis. L’annonce de mardi a été critiquée par les Chambres de commerce britanniques, leur co-directrice générale Hannah Essex s’inquiétant d’une mesure qui va peser sur les finances des entreprises à «une période de grande incertitude économique» et appelant le gouvernement à en compenser le coût.

 

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