Archive pour le Tag 'Johnson'

«Affaibli par le coronavirus, Boris Johnson joue la montre sur le <brexit »

«Affaibli par le  coronavirus, Boris Johnson joue la montre sur le <brexit »

Lord Peter Ricketts est l’ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Fra nce (2012 à 2016). Au titre de membre non-politique (cross bench), comme tous les anciens hauts fonctionnaires britanniques et personnalités civiles, il siège aujourd’hui à la Chambre des Lords notamment à la commission des affaires européennes. (interview l’Opinion)

Comment analysez-vous le blocage actuel des négociations post-Brexit ?

Il y a des niveaux de détails très différents entre les deux parties. Le texte de négociation de la Commission européenne est très précis et très clair comparé au texte britannique. Celui-ci est très général, très incertain, car dessinant davantage une ambition que des détails pratiques. Je ne ressens pas de dynamique vers un accord, surtout pas du côté du Royaume-Uni. J’ai surtout l’impression que le gouvernement de Boris Johnson cherche à augmenter la pression sur les Européens, notamment en matière de timing, pour arracher de leur part des concessions sur les points de principe comme son refus de reconnaître la compétence de la Cour de justice européenne, la question des droits de l’Homme, etc. Pour l’instant, la position est de rester ferme sur les lignes rouges en espérant obliger l’Union européenne à bouger.

Que vous inspire cette tactique ?

J’ai beaucoup de doutes. J’ai le sentiment que du côté des brexiters, on fait le calcul que, même si le Royaume-Uni n’arrive pas à un accord à la fin de la période de transition, la crise de la Covid masquera l’impact économique supplémentaire d’un « no deal » et d’une sortie tumultueuse. Ce qui ne serait pas très responsable à mes yeux…

Le fait que l’Allemagne, plus présente économiquement en Grande-Bretagne et moins concernée par les questions de pêche, s’apprête à prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne à compter du 1er juillet n’influe-t-il pas aussi sur l’attitude de Boris Johnson?

L’histoire montre que les Britanniques ont tendance à surestimer la capacité de Mme Merkel à trouver une solution plus profitable pour eux. Cela s’est produit par le passé, cela n’a pas toujours marché. Le gouvernement essaie surtout de retarder l’échéance au-delà du rendez-vous convenu du mois de juin, pour se retrouver en octobre à la dernière minute sous la présidence allemande, dans l’espoir de gagner plus de flexibilité du côté des Européens et d’arriver à un accord le plus avantageux possible. Cela fait aussi partie du calcul.

«Ce qui me préoccupe beaucoup, ce sont les questions sécuritaires et de coopération judiciaire. Si on ne négocie pas un accord détaillé pour avoir accès aux bases de données, aux systèmes d’information et d’alerte, à Europol, on va se retrouver exclu de tous ces instruments»

Cela signifierait que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, maintiendrait son refus prévisible de demander, à la date du 1er juillet, une prolongation des négociations…

Je le présume : il n’y a aucun signe qui prouve un changement de position. Je ne m’attends pas à ce que soit demandée une prolongation des négociations. C’est ce que devrait dire Boris Johnson à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et à Charles Michel, le président du Conseil européen, lors de sa prochaine visite à Bruxelles. C’est un rendez-vous de haut niveau qui était convenu depuis longtemps afin de faire le point sur les négociations et de décider ou non de la prolongation de la période de transition. A priori, pour Londres, il n’est pas question de continuer les discussions au-delà du délai prévu. L’idée serait donc de se retrouver en octobre pour un rendez-vous de dernière minute dans l’espoir d’arracher des concessions. C’est d’ailleurs l’inverse qui pourrait se passer ! On a vu, l’an dernier, lors de la signature de l’accord de sortie, qu’un accord à l’arraché était possible avec des concessions considérables de la part de Boris Johnson – notamment sur le dossier nord-irlandais – tout en présentant cela comme une victoire à l’opinion publique, via une communication très agressive. »

 

 

Secteur aérien britannique: le plan de Johnson contesté

Secteur aérien britannique: le  plan de Johnson contesté

 

D’une façon générale, le plan de des confinement de Boris Johnson est assez contesté notamment concernant la perspective de mise en quarantaine des passagers débarquant au Royaume-Uni. Selon les dirigeants des compagnies aériennes, les nouvelles règles, qui imposeront une période d’isolement de 14 jours à la plupart des personnes en provenance de l’étranger, dissuaderont ces dernières de voyager et éteindront tout espoir d’une reprise rapide dans un secteur déjà en crise.

Depuis la mi-mars, la plupart des compagnies aériennes dans le monde ont été contraintes d’immobiliser leurs flottes en raison des restrictions de voyage pour freiner la propagation du virus.

L’aéroport de Londres-Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a vu son trafic passagers chuter de 97% en avril. Son gestionnaire souhaite des normes internationales communes pour permettre aux passagers de voyager librement entre les pays à faible risque lorsque la circulation du virus sera maîtrisée.

La compagnie easyJet, dont le titre chutait de plus de 8% lundi à la Bourse de Londres, estime pour sa part que de nouvelles règles sur la quarantaine doivent être de courte durée.

La fédération du secteur Airlines UK estime, quant à elle, que ces nouvelles mesures conduiront le secteur à réclamer davantage d’aides de l’Etat.

Willie Walsh, le directeur général d’IAG, la maison mère de British Airways, a déclaré lundi avoir épuisé toutes les possibilités de consolider les liquidités du groupe qui diminuent à un rythme soutenu.

“Nous avons probablement épuisé toutes les possibilités auxquelles je peux penser à ce stade pour consolider nos liquidités. Le cash a considérablement diminué et ce sera le cas au cours des mois de mai, juin et juillet”, a-t-il dit lors d’une audition devant la commission des transports du Parlement.

Dimanche, après un échange entre Emmanuel Macron et Boris Johnson, deux communiqués ont indiqué qu’aucune mesure de quarantaine ne s’appliquerait aux voyageurs arrivant sur le territoire britannique en provenance de France.

Coronavirus Royaume-Uni : Boris Johnson, l’irresponsable

Coronavirus Royaume-Uni : Boris Johnson, l’irresponsable

 

 

Tant qu’il était affecté par le Coron virus Boris Johnson a bénéficié d’un certain soutien public. Maintenant qu’il est pratiquement rétabli, la presse et l’opinion publique s’interroge sérieusement sur le caractère complètement irresponsable du Premier ministre vis-à-vis du Corona virus. On sait en effet que la maladie affecte particulièrement le Royaume-Uni et pour la même raison qu’aux États-Unis , à savoir la sous-estimation voir la négation de la pandémie pendant trop longtemps. Downing Street tente maintenant tant bien que mal d’éteindre l’incendie causé par un article du Sunday Times révélant l’attitude désinvolte qui a empêché le gouvernement de prendre la mesure de l’épidémie.

Boris Johnson est donc l’objet d’attaques virulentes de la presse sur sa gestion de la crise. On lui reproche une réaction trop lente, voire une attitude désinvolte qui a empêché le gouvernement de prendre la mesure du défi. Cette polémique intervient sur fond de flambée de l’épidémie au Royaume-Uni, qui risque de connaître le pire bilan d’Europe.

 

La charge du Sunday Times a été tellement mal reçue que Downing Street s’est fendu d’une rare réponse, répondant point par point aux assertions du journal. Le communiqué affirme que l’article «contient une série de mensonges et d’erreurs qui dénature l’énorme travail fait par le gouvernement aux premiers stades de l’épidémie.»

Boris Johnson en soins intensifs, remplacé par un autre ultra libéral

Boris Johnson en soins intensifs, remplacé par un autre ultra libéral

Boris Johnson, en soins intensifs a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, 46 ans, d’assurer l’intérim à la tête de l’exécutif.

Le chef de la diplomatie britannique remplace donc Boris Johnson. Dominic Raab, ministre des Affaires étrangères, a été nommé par Downing Street pour remplacer le Premier ministre, ou tout du moins là où c’est « nécessaire », après que Boris Johnson a été placé en soins intensifs après avoir contracté le coronavirus.

Ancien avocat spécialisé en droit international, 3e dan de karaté marié et papa de deux garçons, l’ultra-libéral Dominic Raab, 46 ans, représente cette nouvelle génération de conservateurs au sein du Parlement britannique.

 

Boris Johnson a été testé positif au coronavirus le 26 mars dernier, ce qu’il a confirmé le lendemain, devenant ainsi le premier dirigeant d’une puissance majeure à annoncer qu’il est porteur du SARS-CoV-2.

« Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui est le Premier secrétaire d’Etat, d’assurer l’intérim », ajoute le texte, précisant que Boris Johnson est « toujours conscient ».

Selon Downing Street, le transfert de Boris Johnson en soins intensifs est « une précaution dans la mesure où le Premier ministre aurait besoin de ventilation respiratoire ».

Coronavirus : Boris Johnson hospitalisé

Coronavirus : Boris Johnson hospitalisé

Le fantasque premier ministre britannique qui dans un premier temps s’était aligné sur la stratégie de Trump  en minimisant l’enjeu du Coron virus et en refusant le confinement a finalement été atteint par la maladie. Il a aussi revu totalement sa doctrine reprenant  sur le confinement décidé par les autres pays. Boris Johnson vient d’être hospitalisé lui-même.

Boris Johnson a été admis à l’hôpital pour des examens décrits par ses services comme une «mesure de précaution» et non comme une admission en urgence. «Sur les conseils de son médecin, le Premier ministre a été admis ce soir à l’hôpital pour des tests», a dit Downing Street, car il a «des symptômes persistants.» Il avait annoncé le 27 mars avoir été testé positif, devenant le premier dirigeant d’une grande puissance à être touché par le virus. BoJo, âgé de 55 ans, avait alors affirmé ne souffrir que de «symptômes bénins», fièvre et toux persistante.

Après s’être placé à l’isolement pour sept jours, Boris Johnson aurait dû en sortir vendredi dernier. Mais dans une courte vidéo, où il ne semblait guère en forme, il a reconnu ce jour-là avoir toujours de la fièvre et donc continuer sa quarantaine. Celle-ci se déroule au 11, Downing Street, où documents et repas sont déposés devant sa porte. Le premier ministre avait assuré qu’il continuait à assurer sa fonction et à diriger la réponse du gouvernement contre le virus, en tenant notamment les réunions ministérielles par vidéoconférence. Le tout puissant conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, s’est aussi mis à l’isolement, après avoir développé des symptômes. Et la compagne du premier ministre, Carrie Symonds, enceinte, a indiqué samedi avoir elle aussi souffert de la maladie pendant une semaine mais être en voie de guérison.

Brexit: Johnson dans le rôle de « Boris la menace »

Brexit: Johnson dans le rôle de « Boris la menace »

 

Faute de clarté dans ses orientations Boris Johnson a décidé d’imiter Trump  avec des propos extravagants. Il masque  ainsi la faiblesse et le manque de pertinence de son projet. hier, ,l menaçait de réintroduire des contrôles douaniers généralisés, aujourd’hui, il menace d’imposer les voitures allemandes et le fromage français notamment.

Comme Trump, Boris Johnson choisit la provocation sans doute aussi pour masquer la mollesse de ses convictions. Ainsi pendant toute la durée des négociations avec l’union européenne sur les nouvelles relations commerciales Boris Johnson va-t-il s’agiter. Comme pour Trump,  il s’agit moins de peser sur le contenu de la négociation que de satisfaire les tendances populistes intérieures. D’une certaine manière, Boris Johnson est le premier Trumpiste européen. On se demande pourquoi il a besoin d’affirmer dès maintenant l’éventualité d’un retour total des contrôles aux frontières . En effet la négociation n’est même pas commencée et ses résultats pourront varier  entre une situation future proche de ce qui existe aujourd’hui jusqu’à un brexit  très dur pratiquement sans accord qui là justifierait un contrôle total des frontières, mais de part et d’autre.

Pour tout dire B. Johnson  fait dans l’agit-propre . En  définitive il se pourrait bien que Boris Johnson s’accommode d’une situation de partenariat renforcé avec l’union économique mais sans le dire. Et pour compenser un peu cette sorte de trahison,  il pourrait durcir le ton comme procède d’ailleurs Trump  qui un jour menace ses ennemis d’une guerre totale et le lendemain déclare qu’un accord formidable est intervenu. Exemple,  l’accord États-Unis Chine qui ne change pas grand-chose et surtout repose sur l’hypothèse douteuse que les Chinois achèteraient davantage de produits américains.

“Nous prévoyons d’imposer des contrôles complets sur toutes les importations de l’UE – déclaration en douane d’exportation, déclaration de sûreté, certificat sanitaire pour les animaux et passage de tous les biens vendus en supermarché par les services d’inspection aux frontières”, a dit au journal un responsable gouvernemental.

Les négociateurs britanniques espèrent qu’une telle menace leur permettra d’aborder en position de force la période de transition de onze mois pendant laquelle Boris Johnson espère arracher à l’UE un accord de libre-échange similaire à celui qu’elle a conclu avec le Canada, et poussera les Européens à faire des concessions, explique le Telegraph.

Interrogée samedi à ce sujet, une porte-parole de Boris Johnson a déclaré que des changements étaient “inévitables”. “Nous quittons l’union douanière et le marché unique. Cela signifie qu’il va falloir se préparer à vivre en dehors”, a-t-elle répondu à Reuters.

Le rétablissement même limité de contrôles aux frontières et de droits de douane inquiète les milieux d’affaires britanniques et la Banque d’Angleterre, qui a prévenu la semaine dernière que cela aurait des conséquences pour le commerce et la croissance économique à partir de l’an prochain.

La Chambre de commerce britannique a de son côté appelé le gouvernement à privilégier la libre circulation des biens à la fin de la période de transition, en mettant notamment en garde contre le coût de mesures de contrôle supplémentaires et le risque de pénurie de certains biens.

5G : Huawei autorisé par Boris Johnson pour 35% !

5G : Huawei autorisé  par Boris Johnson pour 35% !

 

Une décision de Boris Johnson conforme au personnage, c’est-à-dire particulièrement ambigüe qui prévoit que la technologie chinoise  d’Huawei sera autorisé à se développer dans le système de communication britannique à hauteur de 35 %. Officiellement en dehors des secteurs considérés comme stratégiques. Boris Johnson en prenant cette décision tente ainsi de ne pas mécontenter la Chine et les États-Unis. La Grande-Bretagne en effet  intéressée par les capitaux chinois et par ses investissements mais elle compte aussi renforcer ses échanges avec les États-Unis du fait du brexit . Trump a  fortement recommandé à l’UE de refuser la  technologie chinoise pour des questions de sécurité et d’intelligence économique voire politique. Le Premier ministre britannique a donc autorisé mardi Huawei à jouer un rôle limité dans le développement du réseau mobile de cinquième génération (5G), malgré les pressions de Washington, qui soupçonne le géant chinois des télécoms d’espionnage pour le compte de Pékin.

Boris Johnson a dû tenir compte de la “relation privilégiée” que la Grande-Bretagne entretient avec les Etats-Unis, mais aussi de l’avenir des échanges commerciaux après la rupture avec l’Union européenne.

Le chef du gouvernement a donc décidé que les fournisseurs “à haut risque” seraient autorisés à jouer un rôle dans les domaines “non sensibles” du réseau 5G.

Leur implication sera limitée à 35%, ils seront exclus du traitement des données comme de tous les réseaux et lieux sensibles, tels que les sites nucléaires et les bases militaires, a précisé le gouvernement.

“Il s’agit d’une solution spécifique au Royaume-Uni pour des raisons spécifiques au Royaume-Uni et cette décision répond aux défis auxquels nous sommes confrontés en ce moment”, a souligné Nicky Morgan, secrétaire aux Communications, à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité nationale présidée par Boris Johnson.

Les Etats-Unis avaient averti Londres que laisser Huawei jouer un rôle dans le développement de la 5G risquait de compromettre la coopération bilatérale en matière de renseignement. Liu Xiaoming, ambassadeur de Chine à Londres, avait quant à lui estimé l’an dernier que l’exclusion de Huawei nuirait au commerce et aux investissements chinois en Grande-Bretagne.

Invités à commenter la décision britannique, la Maison Blanche et le département d’Etat américain n’ont pas répondu.

“Cette décision fondée sur des preuves se traduira par une infrastructure de télécommunications plus avancée, plus sûre et plus rentable, adaptée à l’avenir. Elle donne au Royaume-Uni un accès à une technologie de pointe et garantit un marché concurrentiel”, s’est félicité Victor Zhang, vice-président de Huawei.

Les grands acteurs britanniques du marché des télécommunications ont jugé que l’exclusion de Huawei leur coûterait des milliards de dollars et retarderait le déploiement de la 5G. BT et Vodafone utilisent déjà des équipements fabriqués par le géant chinois, mais ils sont essentiellement utilisés en périphérie des réseaux.

Brexit: Boris Johnson, comme Trump, menace l’UE de taxes douanières

Brexit: Boris Johnson,  comme Trump, menace l’UE de taxes douanières

 

 

Les négociations sur le futur accord commercial entre l’Union économique et la Grande-Bretagne n’ont pas encore commencé et pourtant déjà Boris Johnson copie bêtement Trump en menaçant de créer de très fortes taxes douanières pour les produits importés en provenance de l’UE. Finalement la même stratégie que Trump qui consiste d’abord à dramatiser une situation, ensuite à promettre une guerre économique sans merci pour finalement reculer comme il a fait vis-à-vis de la Chine. La vérité, c’est que Johnson n’a guère de stratégie vis-à-vis de l’union économique. C’est un pur opportuniste qui sera capable de faire semblant d’opérer  une rupture spectaculaire avec l’union économique tout en acceptant finalement d’établir des relations qui ne changeront pas tellement la situation précédente. Rappelons qu’au départ , il n’était pas favorable au Brexit  et qu’il a changé sa position uniquement pour contrer le premier ministre britannique et saisir l’opportunité de prendre la tête de la contestation. En outre, il y a une grande différence entre la situation des États-Unis relativement dominante dans un certain nombre de secteurs et celle de la Grande-Bretagne aujourd’hui réduite un petit pays un peu comme la France et qui n’a plus la capacité d’imposer son modèle au monde entier et même pas à l’Europe. Certes l’Europe risque d’être perdante en cas de brexit  très dur mais la Grande-Bretagne encore davantage. .  À quelques jours du Brexit, les manœuvres d’intimidation se multiplient. Le premier ministre britannique joue des muscles, en brandissant la menace de «super-taxes» pour faire pression dans les négociations commerciales à venir avec l’UE. D’après le Times, en échafaudant une stratégie avec ses ministres la semaine dernière, Boris Johnson aurait avancé la menace de taxes douanières élevées, pouvant être utilisée comme «levier» dans les discussions avec les Européens mais aussi d’autres pays.

Ces taxes pourraient monter à 10% pour des voitures allemandes et jusqu’à 30% sur certains fromages français. Avec cette menace, il s’agirait pour Londres d’accélérer le rythme des négociations et de signer rapidement des accords. Pour tenir ses promesses électorales, Boris Johnson veut toujours boucler un accord avec Bruxelles avant le 31 décembre 2020, en excluant une prolongation de la période de transition.

GB: Johnson augmente le salaire minimum de 6,2% et joue la baisse de la livre

GB: Johnson augmente le salaire minimum de 6,2% et joue la baisse de la livre

Un gros coup de pouce au SMIC britannique de 6,2 % décidés par Boris Johnson qui n’est pas sans arrière-pensée politique. De quoi satisfaire les milieux populaires et d’enfoncer un parti travailliste déjà mal en point. Le problème c’est que cela risque d’affecter sérieusement la compétitivité et de peser sur la monnaie. Justement ce que souhaite Boris  Johnson sans le dire: obtenir une forte dévaluation de la livre pour favoriser la compétitivité à terme. Une sorte de fuite en avant qui consiste à s’affranchir de toute contrainte budgétaire, d’investir,  de relever les salaires et  provoquer  un choc de dévaluation compétitive. Le gouvernement britannique mené par Boris Johnson a en effet  annoncé mardi une forte hausse du salaire minimum à partir d’avril, après sa large victoire électorale remportée grâce à de fortes progressions dans les régions défavorisées favorables au Brexit, une annonce qui suscite l’inquiétude du patronat.

Le salaire minimum pour les employés de plus de 25 ans va augmenter de 6,2% au 1er avril pour passer à 8,72 livres de l’heure, a indiqué le Trésor. Cela constitue «la plus forte augmentation en valeur» depuis la création en 2016 du salaire minimum sous sa forme actuelle, touché par 2,8 millions de Britanniques, a insisté Boris Johnson, cité dans un communiqué.

La hausse annoncée représente quatre fois le taux annuel d’inflation de novembre (1,5%). Elle intervient alors que le pouvoir d’achat a été mis sous pression par l’accélération de la hausse des prix après le référendum du Brexit en 2016, qui a pesé sur la monnaie britannique. La tendance s’est modérée ces derniers mois. Cette annonce intervient moins de trois semaines après les élections législatives au Royaume-Uni qui ont abouti à la plus forte majorité parlementaire pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher dans les années 1980.

Le parti de Boris Johnson a ravi des sièges détenus depuis des décennies par les travaillistes dans le centre et le nord de l’Angleterre, dans des régions autrefois ouvrières et défavorisées, très majoritairement favorables au Brexit. Soucieux de faire oublier l’austérité appliquée par son parti depuis 10 ans et face à un Labour très à gauche, le Premier ministre a promis en campagne d’importantes dépenses dans les services publics de santé et la police, des investissements dans les infrastructures et des gestes pour les plus démunis. L’annonce de mardi a été critiquée par les Chambres de commerce britanniques, leur co-directrice générale Hannah Essex s’inquiétant d’une mesure qui va peser sur les finances des entreprises à «une période de grande incertitude économique» et appelant le gouvernement à en compenser le coût.

 

Brexit: Johnson ment sur la durée de la transition

Brexit: Johnson ment sur la durée de la transition

 

Une nouvelle fois Boris Johnson utilise des arguments complètement fallacieux pour masquer ses propres contradictions. En dépit des élections, il sera évidemment il sera impossible de trouver un accord concernant les échanges commerciaux avec l’union européenne d’ici 2020. Du coup , B. Johnson sort un remède miracle, une proposition législative qui interdirait de prolonger la période de transition. Autant dire qui conduirait la à un  brexit dur. Une sorte de menace en fait vis-à-vis de l’union européenne pour qu’elle accélère le rythme de négociation. Le problème est que la problématique est beaucoup plus complexe que ce que déclare Boris Johnson comme en témoigne l’interview du Ministre du Bureau du cabinet de Boris Johnson, Michael Gove  dans l’Opinion . Ce dernier est plus que réticent vis-à-vis de la perspective d’un récit dur Boris Johnson.

Y a-t-il eu dans le passé des accords de séparation de ce type comme celui auquel devraient arriver le Royaume-Uni et l’Union européenne ?

 

Pour l’Union européenne, non, même si dans l’absolu se sont déjà produites des séparations comme celle de la Slovaquie et de la Tchéquie après l’éclatement de l’Etat fédéral. Mais aucun cas passé ne pourra servir de guide dans cette négociation. Il n’y a pas de précédent comparable. D’ailleurs, les références que l’on prend, aujourd’hui, ce sont les accords récents de l’UE comme l’accord économique commercial global (AECG ou CETA en anglais) conclu récemment avec le Canada ou ceux, plus anciens, passés avec la Suisse ou la Norvège.

Dans ce cadre, comment voyez-vous les négociations commerciales à venir, dès lors que Boris Johnson se dit pressé ?

C’est un accord qui actera des divergences mais son objet sera surtout de savoir quels sont les garanties et l’encadrement juridique que l’on se donnera pour limiter ces divergences et leurs effets. J’ai du mal à croire qu’une négociation de cette complexité puisse être bouclée dans de bonnes conditions en onze mois, sachant que l’accord qui a été le plus rapidement bouclé, à ma connaissance, a été celui conclu avec la Corée et qui a nécessité deux ans et demi de discussions. Je crains que Boris Johnson ne sous-estime la complexité de la négociation et je ne suis pas sûr que cela soit le meilleur moyen pour le Royaume-Uni d’obtenir un bon accord. Il se met en position de faiblesse en partant sur cette base et il risque de le payer assez cher. Dans ce type de négociation, c’est le plus pressé qui est contraint à faire le plus de concessions pour conclure. D’autant qu’il va se trouver confronté à des négociateurs européens excellents. Ce sont les meilleurs au monde et le Royaume-Uni ne dispose que de gens assez peu expérimentés. Ils ne partent pas avec un avantage en matière de maîtrise technique.

Sur quoi va-t-on négocier ​?

Cela va être un accord entre voisins immédiats, c’est-à-dire de bon voisinage. Ce qui le différencie des accords noués avec des partenaires distants. Les enjeux globaux sont clairs en termes d’intérêts offensifs et défensifs de ce type de négociation. L’Union européenne va mettre l’accent sur l’industrie et l’agriculture et le Royaume-Uni sur les services financiers même s’il y a des secteurs comme la chimie et la pharmacie où les Britanniques sont très compétitifs. L’Union sera aussi soucieuse d’obtenir des garanties sur le fait que le Royaume-Uni ne se lance pas dans une stratégie de dumping fiscal ou social. Il y a quand même un contexte spécifique pour l’industrie, en partie là où il y a des chaînes de valeur compliquées déjà en place comme dans l’automobile et l’aéronautique avec beaucoup d’allers-retours des deux côtés de la Manche. Là, le problème c’est que, même avec zéro droits de douane, il faudra des contrôles en douane parce qu’il faudra respecter les règles d’origine, s’assurer de la conformité aux réglementations techniques de l’UE sans parler de la perception de la TVA. On n’aura jamais la même fluidité que précédemment. Il va y avoir des créneaux où le Royaume-Uni aura du mal à rester performant.

 

C’est-à-dire ​?

Quand on négocie un accord, on négocie autour d’opportunités possibles. Si on y arrive, les agents économiques vont investir pour s’en saisir, c’est-à-dire adapter leurs produits, faire du marketing, trouver des distributeurs et des clients etc. Aujourd’hui, ces flux commerciaux existent déjà. Du coup, ce qui va être très coûteux cela va être de voir supprimées ces opportunités dont ces agents économiques jouissaient jusque-là. Ils ont fait ces investissements dans la connaissance du marché, les réseaux etc. Ils ont des coûts fixes et cela va être douloureux car les changements qui vont se produire vont se faire vers le bas et déboucher sur des pertes.

La pêche est un atout dans les mains britanniques…

C’est effectivement un dossier extrêmement sensible sur lequel le Royaume-Uni va se trouver en position de force. Cela va être un élément important de cette négociation. Cela peut faire partie de ces dossiers qui ne seront tranchés qu’à la fin parce qu’il y a une énorme pression politique autour de cela.

Boris Johnson peut aussi claquer la porte purement et simplement et opter pour un Brexit dur…

Il peut jouer cette carte politiquement mais il ne sera pas en position de force pour le faire. Il a beaucoup à perdre. Les Européens aussi, mais beaucoup moins que le Royaume-Uni. Boris Johnson risque de s’affronter à une bonne partie des acteurs économiques britanniques qui seront vent debout contre une telle attitude. Ce serait très dangereux d’organiser un choc qui pourrait être très négatif pour une grande partie du tissu économique du Royaume-Uni.

Un accord commercial rapide avec les Etats-Unis comme le promet Donald Trump est-il faisable ​?

C’est la même problématique qu’avec l’Union européenne mais en pire ​! Les Etats-Unis vont être un partenaire très mal commode. On voit bien comment fonctionne l’administration Trump. Elle sera prête à offrir aux Britanniques un accord très limité dans son périmètre en échange de baisse des barrières douanières comme elle l’a fait avec le Japon. Ce peut être négociable assez rapidement. Mais les Américains essaieront d’exploiter au maximum la position de faiblesse du Royaume-Uni. Est-ce que Boris Johnson va pouvoir résister aux pressions de Washington sur la question de l’ouverture du marché des médicaments et assurer une protection minimale à son agriculture ​? Il y a des différences significatives dans l’approche des priorités commerciales que les Britanniques risquent de payer cher à la fin des négociations avec les Etats-Unis. Ce sont des négociations où il y a des rapports de force et Boris Johnson se met dans des positions qui ne seront pas forcément faciles à gérer.

Brexit: la complexité du Brexit sous-estimée par Boris Johnson

Brexit: la complexité du Brexit  sous-estimée par Boris Johnson

Trouver un accord commercial entre l’union économique et la Grande-Bretagne en à peine un an relève de l’utopie pour  l’économiste Sébastien Jean qui estime que Boris Johnson a complètement sous-estimé la problématique en la caricaturant.( Interview  dans l’Opinion)

Ministre du Bureau du cabinet de Boris Johnson, Michael Gove a répété, dimanche, sur la chaîne télévisée Sky que la priorité du gouvernement conservateur, désormais nanti d’une large majorité au Parlement de Westminster, était d’acter la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 janvier. Le ministre a également assuré que Londres entendait boucler les négociations sur les futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE d’ici fin 2020.

Y a-t-il eu dans le passé des accords de séparation de ce type comme celui auquel devraient arriver le Royaume-Uni et l’Union européenne ?

 

Pour l’Union européenne, non, même si dans l’absolu se sont déjà produites des séparations comme celle de la Slovaquie et de la Tchéquie après l’éclatement de l’Etat fédéral. Mais aucun cas passé ne pourra servir de guide dans cette négociation. Il n’y a pas de précédent comparable. D’ailleurs, les références que l’on prend, aujourd’hui, ce sont les accords récents de l’UE comme l’accord économique commercial global (AECG ou CETA en anglais) conclu récemment avec le Canada ou ceux, plus anciens, passés avec la Suisse ou la Norvège.

Dans ce cadre, comment voyez-vous les négociations commerciales à venir, dès lors que Boris Johnson se dit pressé ?

C’est un accord qui actera des divergences mais son objet sera surtout de savoir quels sont les garanties et l’encadrement juridique que l’on se donnera pour limiter ces divergences et leurs effets. J’ai du mal à croire qu’une négociation de cette complexité puisse être bouclée dans de bonnes conditions en onze mois, sachant que l’accord qui a été le plus rapidement bouclé, à ma connaissance, a été celui conclu avec la Corée et qui a nécessité deux ans et demi de discussions. Je crains que Boris Johnson ne sous-estime la complexité de la négociation et je ne suis pas sûr que cela soit le meilleur moyen pour le Royaume-Uni d’obtenir un bon accord. Il se met en position de faiblesse en partant sur cette base et il risque de le payer assez cher. Dans ce type de négociation, c’est le plus pressé qui est contraint à faire le plus de concessions pour conclure. D’autant qu’il va se trouver confronté à des négociateurs européens excellents. Ce sont les meilleurs au monde et le Royaume-Uni ne dispose que de gens assez peu expérimentés. Ils ne partent pas avec un avantage en matière de maîtrise technique.

Sur quoi va-t-on négocier ​?

Cela va être un accord entre voisins immédiats, c’est-à-dire de bon voisinage. Ce qui le différencie des accords noués avec des partenaires distants. Les enjeux globaux sont clairs en termes d’intérêts offensifs et défensifs de ce type de négociation. L’Union européenne va mettre l’accent sur l’industrie et l’agriculture et le Royaume-Uni sur les services financiers même s’il y a des secteurs comme la chimie et la pharmacie où les Britanniques sont très compétitifs. L’Union sera aussi soucieuse d’obtenir des garanties sur le fait que le Royaume-Uni ne se lance pas dans une stratégie de dumping fiscal ou social. Il y a quand même un contexte spécifique pour l’industrie, en partie là où il y a des chaînes de valeur compliquées déjà en place comme dans l’automobile et l’aéronautique avec beaucoup d’allers-retours des deux côtés de la Manche. Là, le problème c’est que, même avec zéro droits de douane, il faudra des contrôles en douane parce qu’il faudra respecter les règles d’origine, s’assurer de la conformité aux réglementations techniques de l’UE sans parler de la perception de la TVA. On n’aura jamais la même fluidité que précédemment. Il va y avoir des créneaux où le Royaume-Uni aura du mal à rester performant.

C’est-à-dire ​?

Quand on négocie un accord, on négocie autour d’opportunités possibles. Si on y arrive, les agents économiques vont investir pour s’en saisir, c’est-à-dire adapter leurs produits, faire du marketing, trouver des distributeurs et des clients etc. Aujourd’hui, ces flux commerciaux existent déjà. Du coup, ce qui va être très coûteux cela va être de voir supprimées ces opportunités dont ces agents économiques jouissaient jusque-là. Ils ont fait ces investissements dans la connaissance du marché, les réseaux etc. Ils ont des coûts fixes et cela va être douloureux car les changements qui vont se produire vont se faire vers le bas et déboucher sur des pertes.

La pêche est un atout dans les mains britanniques…

C’est effectivement un dossier extrêmement sensible sur lequel le Royaume-Uni va se trouver en position de force. Cela va être un élément important de cette négociation. Cela peut faire partie de ces dossiers qui ne seront tranchés qu’à la fin parce qu’il y a une énorme pression politique autour de cela.

Boris Johnson peut aussi claquer la porte purement et simplement et opter pour un Brexit dur…

Il peut jouer cette carte politiquement mais il ne sera pas en position de force pour le faire. Il a beaucoup à perdre. Les Européens aussi, mais beaucoup moins que le Royaume-Uni. Boris Johnson risque de s’affronter à une bonne partie des acteurs économiques britanniques qui seront vent debout contre une telle attitude. Ce serait très dangereux d’organiser un choc qui pourrait être très négatif pour une grande partie du tissu économique du Royaume-Uni.

Un accord commercial rapide avec les Etats-Unis comme le promet Donald Trump est-il faisable ​?

C’est la même problématique qu’avec l’Union européenne mais en pire ​! Les Etats-Unis vont être un partenaire très mal commode. On voit bien comment fonctionne l’administration Trump. Elle sera prête à offrir aux Britanniques un accord très limité dans son périmètre en échange de baisse des barrières douanières comme elle l’a fait avec le Japon. Ce peut être négociable assez rapidement. Mais les Américains essaieront d’exploiter au maximum la position de faiblesse du Royaume-Uni. Est-ce que Boris Johnson va pouvoir résister aux pressions de Washington sur la question de l’ouverture du marché des médicaments et assurer une protection minimale à son agriculture ​? Il y a des différences significatives dans l’approche des priorités commerciales que les Britanniques risquent de payer cher à la fin des négociations avec les Etats-Unis. Ce sont des négociations où il y a des rapports de force et Boris Johnson se met dans des positions qui ne seront pas forcément faciles à gérer.

Sébastien Jean est directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII).

 

Elections Grande Bretagne : le vote pour Boris Johnson ne changera rien !

Elections Grande Bretagne :  le vote pour Boris Johnson ne changera rien !

 

D’après les sondages, Boris Johnson remporterait assez facilement les élections législatives. Beaucoup espèrent évidemment que l’élection pour le renouvellement du Parlement britannique ( la chambre des communes) permettra de mettre fin à la crise du brexit. Le problème , c’est que la situation risque de ne pas changer beaucoup. De toute manière, il y a un accord de transition qui va s’appliquer de manière automatique juste au moins jusqu’en fin 2020  . D’ici cette date, il  faudra que l’union européenne et la Grande-Bretagne négocient un nouvel accord, définitif celui-là pour préciser  les conditions du commerce entre les deux zones. Compte tenu de la complexité de la problématique, il paraît peu vraisemblable que ce délai du 31 décembre 2020 puisse être respecté,  cela d’autant plus que demeureront des oppositions au sein du gouvernement britannique même si Boris Johnson l’emporte.

En effet les positions au sein du camp conservateur sont loin d’être unanimes. La situation pourrait encore se compliquer si Boris Johnson doit composer avec sa  majorité. L’hypothèse la plus probable ,  c’est que la Grande-Bretagne va s’enfoncer encore pendant des mois dans une crise politique affectant gravement son économie ( sa croissance a déjà été divisée par deux) et qui ne sera pas non plus sans conséquence sur l’union européenne.

Brexit–Sondage élection législative : Johnson en danger

Brexit–Sondage élection législative : Johnson en danger

 

L ‘objectif de Boris et d’obtenir cette  majorité à la chambre des communes qui lui fait défaut actuellement. Le problème c’est que l’intéressé n’avait sans doute pas prévu les nombreuses contradictions qui affectent le pays. Il y a notamment contradictions internes aux conservateurs avec pro et anti brexit. Aussi l’émergence de velléités indépendantistes légitimées par le refus de quitter l’union européenne. Enfin le rôle très néfaste de Nagel Frarage, leader charismatique du brexit dur qui va présenter des candidats partout en privant les conservateurs de précieuses voix. Selon un sondage YouGov publié mercredi, les conservateurs de Johnson accuseraient une petite baisse dans les sondages, il demeure toutefois encore en tête. Au-delà des sondages,  il faut surtout constater au sein même des conservateurs de très nombreuses oppositions et contradictions. Certains considérant que le brexit  constitue une erreur stratégique grave tandis que des brexiters très durs  pensent que Boris Johnson a bradé les intérêts du Royaume-Uni dans l’accord passé avec l’union européenne qui n’est que le copier coller de l’accord négocié avec Teresa May. Ce qui est sûr c’est que la campagne risque d’être assez musclée  et que rien n’est totalement certains surtout avec la montée des revendications indépendantistes en Irlande du Nord, en Écosse voire au pays de Galles.

Le sondage pour Sky News montre que le soutien aux conservateurs est en baisse de 2 points à 36% et que le parti travailliste reste inchangé à 25%. Les données pour le scrutin ont été prises car le lancement de la campagne électorale de Johnson a été éclipsé par la démission de l’un de ses ministres, une gaffe sur les victimes d’un incendie meurtrier et une vidéo trafiquée d’un opposant libéré par son parti.

Les libéraux démocrates ont progressé d’un point à 17% et le parti du Brexit est resté inchangé à 11%.

Le sondage auprès de 1 667 personnes a été réalisé entre le 5 et le 6 novembre et se compare au sondage précédent effectué entre le 1er et le 4 novembre. Les élections auront lieu le 12 décembre.

Sondage brexit : Johnson en baisse

Sondage brexit : Johnson en baisse

 

Selon un sondage YouGov publié mercredi, les conservateurs de Johnson accuseraient une petite baisse dans les sondages, il demeure toutefois encore en tête. Au-delà des sondages,  il faut surtout constater au sein même des conservateurs de très nombreuses oppositions et contradictions. Certains considérant que le brexit  constitue une erreur stratégique grave tandis que des brexiters très durs  pensent que Boris Johnson a bradé les intérêts du Royaume-Uni dans l’accord passé avec l’union européenne qui n’est que le copier coller de l’accord négocié avec Teresa May. Ce qui est sûr c’est que la campagne risque d’être assez musclée  et que rien n’est totalement certains surtout avec la montée des revendications indépendantistes en Irlande du Nord, en Écosse voire au pays de Galles.

Le sondage pour Sky News montre que le soutien aux conservateurs est en baisse de 2 points à 36% et que le parti travailliste reste inchangé à 25%. Les données pour le scrutin ont été prises car le lancement de la campagne électorale de Johnson a été éclipsé par la démission de l’un de ses ministres, une gaffe sur les victimes d’un incendie meurtrier et une vidéo trafiquée d’un opposant libéré par son parti.

Les libéraux démocrates ont progressé d’un point à 17% et le parti du Brexit est resté inchangé à 11%.

Le sondage auprès de 1 667 personnes a été réalisé entre le 5 et le 6 novembre et se compare au sondage précédent effectué entre le 1er et le 4 novembre. Les élections auront lieu le 12 décembre.

Brexit : Boris Johnson dans le potage

Brexit : Boris Johnson dans le potage

 

 

Boris Johnson a bien été contraint de reconnaître qu’il avait échoué dans ses objectifs relatifs au brexit. D’une part contrairement à ce qu’il a affirmé, le Brexit  n’est pas intervenu à la date symbole 31 octobre mais a encore été repoussé en janvier 2020 mais en outre Johnson été contraint d’accepter un accord de transition avec l’union européenne alors qu’il avait annoncé la probabilité d’un brexit  dur.  En fait Boris Johnson s’est englué aussi dans la complexité d’une rupture avec l’union européenne et avoue -même ne pas savoir quand exactement le vrai brexit,  c’est-à-dire la rupture définitive avec l’union européenne, interviendra. De toute manière, il n’est pas certain que Boris Johnson soit très affecté par cette défaite. En effet, il faut rappeler qu’au départ Boris Johnson n’était pas favorable au brexit. Il n’est il ne l’est devenu que pour contester les premiers ministres en place avec l’objectif unique de les remplacer. Il espère maintenant que les élections du 12 décembre lui permettront d’obtenir une majorité dont il ne dispose pas actuellement et surtout que cette majorité le confortera dans son poste de premier ministre. Le problème c’est que les contradictions de Boris Johnson et son entêtement ont réveillé les velléités d’indépendance chez les Irlandais  mais aussi chez les Écossais voire chez les Gallois. L’hypothèse d’un éclatement du Royaume-Uni n’est pas à écarter. Le prix politique et économique du brexit  pourrait alors peser lourdement sur  l’opinion publique. Le pire ce sont sans doute les incertitudes qui minent l’économie du Royaume -Uni sans doute pour des années.

Le dirigeant conservateur a par ailleurs critiqué le président américain Donald Trump, son ami et allié, qui avait jugé jeudi sur les ondes de la radio britannique LBC, que l’accord négocié avec l’Union européenne ne permettait pas de conclure « d‘accord commercial avec le Royaume-Uni« . « Je ne souhaite pas dénigrer le président, mais à cet égard, il commet une erreur manifeste. Quiconque regarde notre accord peut constater que c’est un excellent accord« , a déclaré Boris Johnson.

« La raison pour laquelle il si douloureux d’avoir ce report n’est pas à cause des promesses ou de mon ego ou autre, mais à cause de l’incertitude que cela signifie pour tout le pays. Les entreprises ne peuvent pas faire de prévisions, les familles ne peuvent pas faire de prévisions, les gens ne savent pas quand va avoir lieu le Brexit », a déploré Boris Johnson.

 Expliquant redouter davantage de retard si le Labour, principal parti d’opposition, arrivait au pouvoir à la suite des élections du 12 décembre, il a jugé « folle » la proposition de ce parti de renégocier un accord de sortie et de le soumettre au vote des Britanniques. Boris Johnson a aussi déclaré qu’il ne voyait « aucune raison » de prolonger la période de transition après le Brexit au delà de la date prévue de décembre 2020, estimant que les négociations commerciales « devraient être extrêmement simples ». Le problème c’est que les négociations commerciales de ce type demandent en général des mois et des mois voire des années. Ou à leur le Royaume-Uni pourrait toujours choisir de se conformer aux seules règles de l’organisation mondiale du commerce mais ce qui entraînerait un renchérissement considérable des droits douaniers et donc un handicap supplémentaire sur la compétitivité.

 

Accord Brexit: la menace Nigel Farage à Boris Johnson

Accord Brexit:  la menace  Nigel Farage à Boris Johnson

 

Boris Johnson en dépit de ses qualités de manœuvrier est encore loin d’être sorti des difficultés. Il pensait avoir fait le plus gros après avoir obtenu de la chambre des communes le principe d’élections qui pourraient lui donner la majorité qui lui manque. Mais Nigel Farage  le leader charismatique du brexit  menace maintenant Boris Johnson s’il n’abandonne pas rapidement l’accord de transition passée avec l’union européenne. Nickel Farage considère en effet et sans doute à juste titre que cet accord passé entre Boris Johnson et l’union européenne perpétue en quelque sorte le maintien du Royaume-Uni dans l’union. Il a donc demandé à Boris Johnson de se prononcer totalement pour un brexit dur  en renonçant à cet accord de transition. Sinon, il menace les conservateurs de présenter des candidats partout lors des élections législatives. Il est clair que compte tenu du poids peu politiques des brexiters , les conservateurs pourraient être incapables d’obtenir une majorité dans la nouvelle chambre des communes.. L’eurosceptique laisse ainsi deux semaines au Premier ministre britannique pour prendre sa décision.

« Nous contesterons tous les sièges en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles. Ne doutez pas que nous sommes prêts. Nous avons deux semaines pour former une alliance du ’Leave’ et cela doit être fait », a-t-il déclaré vendredi à Londres. L’enjeu est de taille. Les sondages indiquent que si Nigel Farage décidait de présenter tous ses candidats, le parti Conservateur pourrait être largement délaissé. Le Labour et les démocrates libérales en profiteraient pour l’emporter.

Instabilité. Selon Nigel Farage, l’accord conclu avec Bruxelles n’est pas souhaitable car « ce n’est pas le Brexit ». Il se dit prêt à faire des compromis et à former une alliance si Boris Johnson lâche l’accord. L’eurosceptique a longtemps milité pour un « no deal », qu’il persiste à vouloir appliquer. Adopter les règles en matière de marché de l’Organisation du commerce serait pour lui plus judicieux.

Quant à une possible candidature de Nigel Farage, aucune information n’a pour le moment filtré. Ses alliés assurent que les Tories avaient tenté de l’acheter, mais il avait indiqué qu’il n’était pas ouvert à ce type de marchandage. Le président du parti conservateur n’a pas répondu directement à la demande de Nigel Farage. Selon lui, « un vote pour Farage risque de faire entrer Jeremy Corbyn à Downing Street par la porte de derrière et faire dépenser au pays l’organisation deux référendums sur le Brexit et l’indépendance de l’Ecosse » avant d’ajouter : « Cela n’aidera pas en finir avec le Brexit et cela créera un autre parlement bloqué qui ne fonctionnera pas. » Bref, le feuilleton du break site est loin d’être terminé. Même si Johnson ne parvenait à trouver un accord avec nickel Farhad il lui faudrait encore négocier l’accord définitif concernant les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’union européenne après la transition. Un accord qui risque de demander des mois et des années avec sans doute nombre de rebondissements politiques.

Report du Brexit: Boris Johnson mange son chapeau

Report du  Brexit: Boris Johnson mange son  chapeau

En dépit de ses déclarations grandiloquentes, Boris Johnson a bien été obligé de manger son chapeau en acceptant le report de  la date du brexit au 31 janvier 2020. – Johnson a bien été contraint par la chambre des communes de renoncer à sa promesse de rupture  totale le 31 octobre avec sans accord. Il devra aussi se soumettre au principe même d’un accord. Cet accord provisoire existe, c’est en gros le texte qui avait déjà été négocié entre l’union européenne et Teresa May avec toutefois une modification relative aux droits douaniers en Irlande du Nord. De toute manière, cet accord ne vaudra que pendant une période de transition qui risque de durer assez longtemps. En effet; il  faudra négocier un accord définitif qui réglera les conditions d’échange entre le Royaume-Uni et l’Europe. La négociation de ce texte pourra demander des mois voire des années. En outre,  il faut intégrer la possibilité d’une évolution politique au Royaume-Uni. Cette évolution politique est souhaitée par Boris Johnson lui-même. Le Premier ministre est en effet englué à la chambre des communes faute de majorité. Reste à savoir si une autre majorité pourrait se dégager en faveur de Boris Johnson après d’éventuels élections législatives. Dans l’immédiat, ces élections législatives auront pas lieu.

En effet La Chambre des communes a rejeté hier  soir la tenue d’élections anticipées le 12 décembre prochain que réclamait le Premier ministre britannique Boris Johnson. Seuls 299 élus ont voté en faveur de ce retour anticipé aux urnes ; il en fallait 434 pour que le chef du gouvernement réunisse la majorité qualifiée des deux tiers des élus et obtienne gain de cause sur sa requête. Bref le feuilleton du site pourrait durer encore longtemps et l’hypothèse d’un maintien du Royaume-Uni dans l’union économique ne peut être totalement écartée. Face à ce revers, Boris Johnson attribue son échec à la position de la chambre des communes :

 

“Je n’avais aucune latitude en vertu de la loi sur le retrait de l’Union européenne, qui a été imposée à ce gouvernement contre son gré, de faire quoi que ce soit d’autre que de confirmer l’accord formel du Royaume-Uni à cette extension”, écrit Johnson dans sa lettre à Tusk

“Cette prolongation indésirable de l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE est préjudiciable à notre démocratie”, ajoute-t-il.

Brexit: nouvelle entourloupe de Boris Johnson

Brexit: nouvelle entourloupe de Boris Johnson

Boris Johnson en plaidant pour l’organisation d’élections législatives le 12 décembre prépare un nouvel enfumage. En fait, il s’agit d’une sorte de chantage si la chambre des représentants accepte d’organiser de nouvelles élections, Boris Johnson promet en retour d’accorder plus de temps aux députés pour ratifier l’accord sur la sortie de l’Union européenne qu’il a négocié avec Bruxelles. Dans la réalité, tout  devrait être bouclé très rapidement dans  un calendrier “accéléré” de ratification du Withdrawal Agreement Bill (WAB), ( législation britannique interne).  d’adaptation au Brexit . Un  tel délai ne permet pas d’examiner de manière approfondie et sérieuse cette législation.

Si le délai est aussi court c’est que Boris Johnson craint que la chambre des représentants ne détricoter dans cette législation britannique nombre de dispositions contenues dans l’accord passé avec l’union européenne. D’une certaine manière, c’est un nouvel enfumage de la part de Boris Johnson bien contraint de passer par le Parlement pour organiser des élections dont il espère qu’elles lui donneront une majorité qui n’a pas actuellement. “Nous accorderons tout le temps possible d’ici au 6 novembre pour que le WAB soit débattu et voté. (…) Cela signifie que nous pourrions faire en sorte que le Brexit ait lieu avant les élections du 12 décembre”, écrit Boris Johnson dans sa lettre à Jeremy Corbyn, qu’il a diffusée sur Twitter.

“Si le Parlement refuse de saisir cette occasion et ne ratifie pas (l’accord) avant le 6 novembre, ce que je crains fort, la question devra être réglée par un nouveau Parlement”, ajoute-t-il.

Valerie Vaz, élue du Labour chargée des affaires parlementaires, qui s’est exprimée à la Chambre après la diffusion de cette lettre, n’a pas précisé si son parti allait voter pour ou contre les élections anticipées, mais a reproché au Premier ministre son refus de négocier un nouveau calendrier avec l’opposition.

Le Scottish National Party (SNP) s’est quant à lui indigné qu’il cherche à imposer un scrutin anticipé, ce qui sème le doute sur sa capacité à réunir les suffrage nécessaires à sa tenue. À cette confusion interne britannique s’ajoute aussi des contradictions au sein même de l’union européenne avec un camp dirigé par les Allemands prêts accordés un nouveau délai de. À l’inverse un autre camp cependant minoritaire  » par les Français veulent pousser les Britanniques dehors le plus rapidement possible donc son nouveau délai

Paris estime qu’un report de courte durée contraindrait les élus britanniques à “prendre leurs responsabilités”, tandis qu’un délai plus long prolongerait la période d’incertitude et ouvrirait la porte à toute une série de possibilités, dont celle d’un nouveau référendum. Les ambassadeurs des pays membres de l’UE doivent se réunir vendredi à Bruxelles pour tenter de trouver une solution.

L’Irlande, le pays de l’UE le plus concerné par le Brexit en dehors du Royaume-Uni, plaide pour un report flexible (“flexextension”) qui permettrait au Brexit de se réaliser avant la nouvelle date butoir si le Parlement ratifie d’ici là l’accord négocié par Boris Johnson. L’Italie soutient aussi cette solution. Bref le feuilleton est encore loin d’être terminé.

SAGA du Brexit: Johnson envoie trois lettres différentes à l’UE !

SAGA du Brexit: Johnson envoie trois lettres différentes à l’UE !

 

La confusion est telle à Londres que personne  ne sait pas si le Royaume-Uni quittera un jour l’UE. A la différence de Trump, Boris Johnson est cultivé ; pour autant ; il est aussi fou. Pour preuve, il a envoyé à l’Union économique trois lettres différentes, une lettre officielle pour demander un report, une lettre personnelle pour contester ce report, enfin une lettre demandant à l’UE de trancher entre les Brexiters et les autres. Comme Trump, Johnson s’assoit sur tous les usages démocratiques et diplomatiques. Il choisit la posture de clown pour se démarquer allant jusqu’à se décoiffer volontairement dans toute ses apparitions publiques. En même temps, il enfonce évidemment son pays dans la crise et le ridicule. Ces trois courriers différents adressés à l’union économique traduisent en fait l’enlisement du Royaume Uni et de Johnson en particulier. Pour preuve l’UE a reçu

1. une lettre non signée sur le modèle intégré à la loi Benn – adoptée début septembre pour éviter un “no deal” – qui obligeait le Premier ministre à demander à l’UE une nouvelle extension de trois mois du calendrier, à fin janvier 2020, dans l’éventualité où le Parlement n’approuvait pas un accord de retrait ou un divorce sans accord le 19 octobre au plus tard;

2. une note de “couverture” de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’UE, Tim Barrow, expliquant que le gouvernement est tenu par la loi de demander ce report;

3. une lettre dans laquelle Johnson indique aux Européens qu’un report serait une erreur.

Des courriers qui témoignent de la confusion totale qui règne au Royaume -Uni qui doit assumer les risque d’un Brexit mais désormais ceux d’un éclatement du pays compte tenu des velléités d’indépendance de l’Ecosse, de l’Irlande du nord et même des Gallois.

Jacob Rees-Mogg, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, a déclaré samedi que le gouvernement envisageait de soumettre de nouveau l’accord de Brexit à un débat et à un vote dès lundi.

Mais le “speaker” (président) de la Chambre des communes, John Bercow, a déclaré qu’il se prononcerait lundi sur l’opportunité d’organiser ce nouveau débat. Plusieurs parlementaires lui avaient auparavant rappelé qu’il avait lui-même exhumé sous le gouvernement de Theresa May, en mars dernier, une disposition remontant à 1604 et interdisant qu’une même question soit soumise deux fois à un vote lors d’une même session parlementaire.

“J’ai été surpris par cette affaire, comme d’autres l’ont été”, a commenté Bercow après l’annonce de Rees-Mogg. “Je réfléchirai à cette question, m’imprégnant de ce que des collègues diront et en consultant d’autres, et j’informerai la Chambre lundi”, a-t-il poursuivi, ajoutant: “Le gouvernement n’est pas l’arbitre de ce qui est régulier.”

La plus haute cour de justice d’Ecosse, la Court of Session, doit se pencher lundi sur une plainte dont l’objectif est de forcer Boris Johnson à se plier à la loi Benn, sous peine d’amende voire de prison, ou de décider que la fameuse lettre au président du Conseil européen soit envoyée en son nom si le Premier ministre refuse de le faire.

Dans des documents transmis dans le cadre de cette procédure, les juristes du gouvernement ont indiqué que Johnson se conformerait aux dispositions de la loi Benn. “Que le Premier ministre ou le gouvernement revienne sur ce qu’ils ont affirmé à la cour quant aux intentions du Premier ministre serait préjudiciable à l’un des principes fondamentaux de la procédure constitutionnelle et de la confiance mutuelle qui est le socle de la relation entre la justice et la couronne”, a déclaré le juge Paul Cullen.

Or, des députés de l’opposition estiment qu’en envoyant plusieurs lettres à Bruxelles, Boris Johnson a d’ores et déjà enfreint cette promesse. “Il pourrait bien se retrouver en état d’outrage au parlement, voire d’outrage à la justice parce qu’il tente à l’évidence de nuire à la première lettre (ndlr, celle par laquelle Londres demande un report du Brexit)”, a commenté sur Sky News John McDonnell, un des principaux dirigeants du Parti travailliste. Boris Johnson a déclaré samedi aux parlementaires que son gouvernement soumettrait la semaine prochaine les actes législatifs nécessaires pour quitter l’UE dans le cadre du nouvel accord le 31 octobre. Une promesse impossible à réaliser d’ici le 31 octobre !

On s’attend à ce que ce processus parlementaire débute mardi. Et le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a estimé que le gouvernement pensait disposer du nombre de voix nécessaire pour faire passer ces législations.

Mais cette démarche offrirait aussi la possibilité aux députés, y compris dans l’opposition, d’amender ces textes et d’essayer, pour le Parti travailliste par exemple, d’introduire l’obligation d’organiser un référendum de confirmation de cet accord. Une telle disposition, dont rien ne dit qu’elle réunirait une majorité, serait de nature à introduire dans le débat la possibilité d’annuler purement et simplement la procédure de divorce avec les Européens.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé samedi en fin de soirée qu’il allait entamer des consultations avec les dirigeants des Vingt-Sept.

A l’issue d’une réunion des ambassadeurs des 27 Etats membres organisée à la hâte dimanche matin, des diplomates ont indiqué que l’UE allait temporiser. “Nous souhaitons avoir plus de clarté à la fin de la semaine, en espérant que d’ici là nous verrons également comment les choses évoluent à Londres”, a dit l’un d’eux.

Tant les conservateurs de Boris Johnson, qui n’a plus de majorité aux Communes, que l’opposition travailliste disent vouloir de nouvelles élections. Mais le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, refuse de bouger sur ce front tant que le risque d’un Brexit sans accord ne sera pas écarté. “Des élections sont inévitables du fait de l’arithmétique actuelle du parlement, parce que nous devons briser cette impasse. La question du calendrier relève de Jeremy Corbyn (…) mais il est inévitable que tôt ou tard, la situation débouche sur des élections générales”, a dit Keir Starmer.

Vote Brexit : une première claque pour Boris Johnson

Brexit : une première claque pour Boris Johnson

C’est évidemment une première claque assez retentissante qu’a reçu le Premier ministre Boris Johnson avec le refus de la chambre des communes de voter sur l’accord négocié entre l’UE et le RU. Boris Johnson paye aussi la mise en congé du parlement. S’y ajoute des questions de fond et les contradictions qui ne cesse d’alimenter le débat depuis trois ans dans les différentes familles politiques et même au sein de chaque famille. Il y a des divergences chez les travaillistes comme chez les conservateurs par exemple.

En fait, Johnson paye aussi le flou de l’accord de transition du Brexit. Un accord qui reprend 90% de l’ancien accord passé avec Theresa May surtout modifié sur les tarifs douaniers pour l’Irlande du nord (qui sera provisoirement alignée sur L’Irlande du sud). Si le texte est assez complet pour ce qui concerne l’Europe, c’est assez vague pour le RU. C’est même souvent le vide juridique pour l’après Brexit. D’où cette initiative adoptée à 322 voix contre 306  du député Oliver Letwin qui prévoit de reporter tout vote sur le Brexit tant que la législation nécessaire à son application n’a pas été votée au Parlement .une initiative très politicienne visant surtout à mettre en difficulté la posture de bouldozeur de Johnson avec nombre de contradictions sur fond de règlement de comptes.

“Je ne négocierai pas de report avec l’Union européenne et la loi ne peut pas m’y contraindre”, a déclaré le chef du gouvernement britannique.

A l’origine de son échec, au moins temporaire, cet amendement, qui tient en 26 mots seulement, a été déposé par Oliver Letwin, ancien ministre de 63 ans exclu des rangs du Parti conservateur le mois dernier pour avoir voté contre Boris Johnson une loi visant à éviter une sortie sans accord.

Fin connaisseur des techniques et procédures parlementaires, Letwin soupçonnait les plus ardents Brexiters de ne pas avoir renoncé à leur projet d’un divorce sans accord.

Dans ce cas de figure, ces derniers auraient approuvé dans un premier temps l’accord laborieusement obtenu par Johnson à Bruxelles mais auraient ensuite bloqué la loi de mise en oeuvre l’inscrivant dans la loi britannique, précipitant ainsi un “No Deal”, une sortie sèche de l’Union européenne, à la date du 31 octobre.

Il proposait donc d’inverser le calendrier: adopter d’abord la loi inscrivant l’accord dans la loi britannique avant de se prononcer sur l’accord lui-même.

“Mon objectif est de faire en sorte que l’accord de Boris réussisse, mais que nous ayons aussi une politique d’assurance qui empêche le Royaume-Uni de sortir accidentellement et par erreur le 31 octobre si quelque chose se passe mal lors de l’examen de la loi de mise en oeuvre”, explique-t-il dans les motivations de son amendement. “Aussi simple que cela.”

Adopté par les députés, son amendement repousse par conséquent le vote prévu samedi sur l’accord obtenu jeudi à Bruxelles et contraint Boris Johnson à demander un nouveau report du Brexit, conformément à la loi Benn, celle-là même qui a valu à Letwin d’être exclu du parti Tory.

Cette loi contraignait le Premier ministre à obtenir un accord avec les Européens et à le faire adopter par son Parlement d’ici ce samedi 19 octobre ou, à défaut, d’envoyer une lettre aux Européens demandant un nouveau report du Brexit à fin janvier 2020.

Plus de trois ans après le référendum du 23 juin 2016, les Britanniques ignorent toujours quand – et si – ils quitteront l’Union européenne.

 

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