Archive pour le Tag 'Johnson'

Irlande du Nord : l’accord brexit remis en question par Johnson

Irlande du Nord : l’accord brexit  remis en question par Johnson

 

 

Dans la pratique l’accord du brexit pour régler les questions douanières entre le Royaume-Uni et l’union économique semble avoir du plomb dans l’aile. En cause, le fait que cet accord était d’abord très complexe et qu’il semblait convenir aux deux parties sur des contradictions évidentes.

 

Boris Johnson considère maintenant que cet accord vise à créer une véritable frontière en Irlande avec le Royaume-Uni.

 

Londres a donc fait des propositions pour remettre en cause cet accord et pour faire pression annonce que le Royaume-Uni pourrait à suspendre le protocole en activant son article 16, qui permet de passer outre certaines dispositions de l’accord en cas de «graves difficultés économiques, sociétales ou environnementales».

D’après David Frost, «sans nouveaux arrangements, le protocole n’aura jamais le soutien du Royaume-Uni. ». En fait il s’agit purement et simplement de faire sauter l’accord du brexit . Ce que refuse évidemment Bruxelles qui s’est toujours déclarée ouverte à des négociations sur l’application du protocole, mais pas à la renégociation du texte lui-même. Selon une source gouvernementale britannique, «la vraie question est de savoir si l’UE est prête face à l’ampleur des changements nécessaires».

Biden et Johnson torpillent le marché du siècle de sous-marins pour l’Australie

Biden et Johnson torpillent le marché du siècle de sous-marins pour l’Australie

 

 

Après l’accord stratégique de défense entre les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni («AUKUS» )  , l’Australie a annulé le contrat du siècle des sous-marins que devait fournir la France. Ce partenariat de sécurité conduit l’Australie à annuler sa commande à la France

 

«La décision que nous avons prise de ne pas continuer avec les sous-marins de classe Attack et de prendre un autre chemin n’est pas un changement d’avis, c’est un changement de besoin», a déclaré Scott Morrison, qui a également annoncé l’achat de missiles américains Tomahawk.

 

 

Hausse d’impôt: : Boris Johnson se renie

Hausse d’impôt: : Boris Johnson se renie

Tribune par Chloé Goudenhooft, ancien conseiller spécial du Premier ministre Boris Johnson ( L’Opinion, extrait)

 

Le Premier ministre britannique doit annoncer une réforme attendue de la protection sociale qui pourrait se traduire par une hausse des impôts, une mesure qui serait en contradiction avec son programme de campagne.

Pour la première fois de son mandat, Boris Johnson fait face à une crise strictement britannico-britannique. Au cœur des enjeux : la nécessaire réforme de la protection sociale, soit la prise en charge des personnes âgées. En mai, le programme de nouvelle session parlementaire du Premier ministre britannique avait été critiqué pour rester trop vague sur le sujet. Cette fois, ce sont ses propositions qui révulsent. A ce jour, toute personne ayant des économies de plus de 23 250 livres doit payer partie ou totalité des coûts de santé liés à des problèmes de vieillesse, seuls les individus les plus pauvres étant pris en charge.

Les détails du projet devaient être annoncés ce mardi ou mercredi, mais selon les fuites de la presse, cette réforme devrait être financée par une hausse des cotisations sociales d’au moins 1 %, un chiffre qui devait encore être discuté par le cabinet de Boris Johnson. Or, le manifeste de campagne tory de 2019 indiquait de façon explicite que les Conservateurs n’augmenteraient pas « les taux de l’impôt sur le revenu, de la TVA ou de l’assurance sociale ».

Face à un tel revirement, un vent de révolte souffle sur la sphère politique britannique. « Briser [cette] promesse fiscale est une mauvaise politique pour faire de la mauvaise politique, une bonne nouvelle pour Starmer [le leader de l’opposition] et une bonne nouvelle pour ceux qui veulent que Boris Johnson disparaisse », a commenté sur son blog l’ancien conseiller du Premier ministre et revanchard Dominic Cummings. Le 10 Downing street s’est tiré une balle dans les deux pieds au tout premier jour de la rentrée. »

Dans une tribune publiée dans le Sunday Telegraph, le député tory Marcus Fysh se plaint quant à lui de ne plus reconnaître son parti. « Je suis alarmé par la direction que semble prendre le gouvernement, déplore-t-il. Je ne pense pas qu’il soit conservateur d’adopter une approche socialiste en matière de protection sociale et de son financement alors qu’il existe des alternatives basées sur l’assurance et assez contributives, et que la réforme opérationnelle n’a pas été définie. » Les députés de la base du parti ne sont pas les seuls à s’étonner du contenu de cette fuite.

Philip Hammond, l’ancien ministre des Finances de Theresa May, John Major, l’ancien Premier ministre, et d’autres Tories se sont aussi opposés à cette proposition. « Une augmentation des cotisations sociales impose aux jeunes personnes qui travaillent, et dont certains n’hériteront jamais de propriétés, de soutenir des personnes âgées qui ont cumulé des richesses tout au long de leur vie, a expliqué le premier au micro de TimesRadio. Si le gouvernement va bien dans cette direction, je pense que cela va causer au Parti conservateur des dommages conséquents. »

Toujours selon Philip Hammond, cette mesure n’est pas mauvaise seulement politiquement ; elle l’est aussi d’un point de vue économique. « Etendre encore plus l’intervention de l’Etat, dans le but de protéger des biens privés en demandant à des gens pauvres de subventionner des gens riches, ce n’est pas quelque chose de correct à faire. » La même raison est évoquée par le Parti travailliste pour s’opposer à cette idée.

James Heappey estime que les Britanniques sauront se montrer compréhensifs face aux circonstances actuelles. Un sondage Yougov le 12 juillet semble lui donner raison. 34 % de la population estime que le gouvernement devrait augmenter l’impôt sur le revenu de façon modérée dans le but de soutenir la protection sociale et la rendre plus abordable. Moins de 10 % des sondés seulement estimaient qu’il ne fallait aucune hausse fiscale et que les familles devaient prendre leur responsabilité. Si le sondage conforte le gouvernement sur le fond (l’alourdissement des prélèvements), il ne vise pas le même impôt. Mais c’est plutôt une bonne nouvelle : il lui reste donc une marge de manœuvre pour négocier la remise en cause du programme de 2019.

Brexit : protocole nord-irlandais annulé par Boris Johnson

Brexit : protocole nord-irlandais annulé par Boris Johnson

 

Il se confirme que le protocole passé de l’Union européenne et la Grande-Bretagne s’avère d’une complexité qui pourrait un jour le rendre obsolète. Le conflit porte surtout sur les contraintes qui pèsent sur les échanges de Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord. Des contraintes caractérisées par des formalités administratives coûteuses. Londres a a donc décidé de geler l’application de certains éléments du « protocole nord-irlandais » contenu dans l’accord de Brexit.

Ce protocole, destiné à préserver le marché unique européen et à éviter le rétablissement d’une frontière physique sur l’île d’Irlande, a aussi suscité la colère dans les rangs des unionistes nord-irlandais, qui refusent toute différence de traitement entre la province et le reste du Royaume-Uni.

L’UE a dénoncé une initiative britannique unilatérale et les deux parties s’efforcent de parvenir à une solution de compromis. Londres Bruxelles s’était pourtant félicité de ce protocole, ce qui n’a pas empêché Boris Johnson de le remettre en cause ensuite

BIDEN ET JOHNSON SE RÉVEILLENT ET PARTICIPERONT À UN G7 VIRTUEL SUR L’AFGHANISTAN

BIDEN ET JOHNSON SE RÉVEILLENT ET PARTICIPERONT À UN G7 VIRTUEL SUR L’AFGHANISTAN

 

Comme la plupart des dirigeants occidentaux, Biden  et Johnson se réveillent et se sont mis d’accord pour un G7 sur les conséquences de la victoire des talibans en Afghanistan.

 Le président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont convenu lors d’un entretien téléphonique mardi de participer la semaine prochaine à un sommet virtuel du G7 sur l’Afghanistan, ont fait savoir la Maison Blanche et Downing Street dans deux communiqués.

Les deux hommes ont « salué la coopération des Etats-Unis et du Royaume-Uni » dans les opérations d’évacuation en Afghanistan, selon les services du Premier ministre britannique.

Ils ont également évoqué « le besoin de poursuivre une étroite coopération entre alliés et partenaires démocratiques » au sujet du pays, désormais aux mains des talibans, a indiqué de son côté la présidence américaine.

Covid : Boris Johnson lève la quarantaine en provenance de France

  • Covid : Boris Johnson lève la quarantaine en provenance de France

 

Sans doute en représailles contre l’application du brexit, Boris Johnson avait imposé une quarantaine très coûteuse aux voyageurs en provenance de France.  Londres lève enfin une mesure dénoncée comme «discriminatoire» par Paris, imposée il y a trois semaines, que le gouvernement de Boris Johnson avait justifié par la présence du variant Beta en France. La France continentale retrouve ainsi la liste orange classique, tandis que l’île française de la Réunion, est désormais sur la liste rouge, réservant aux seuls résidents britanniques la possibilité de rentrer en Angleterre, au prix d’une coûteuse quarantaine à l’hôtel obligatoire de 10 jours.

Covid : Boris Johnson lève la quarantaine en provenance de France

  • Covid : Boris Johnson lève la quarantaine en provenance de France

 

Sans doute en représailles contre l’application du brexit, Boris Johnson avait imposé une quarantaine très coûteuse aux voyageurs en provenance de France Londres lève enfin une mesure dénoncée comme «discriminatoire» par Paris, imposée il y a trois semaines, que le gouvernement de Boris Johnson avait justifié par la présence du variant Beta en France. La France continentale retrouve ainsi la liste orange classique, tandis que l’île française de la Réunion, est désormais sur la liste rouge, réservant aux seuls résidents britanniques la possibilité de rentrer en Angleterre, au prix d’une coûteuse quarantaine à l’hôtel obligatoire de 10 jours.

Covid: La France mise en quarantaine par Boris Johnson !

Covid: La France mise en quarantaine par Boris Johnson !

 

 

Alors que d’Angleterre a décidé de réouvrir totalement ses frontières aux pays de l’union européenne, la France, elle, est toujours mise en quarantaine par Boris Johnson. De sorte que les voyages aussi bien des Anglais que des Français entre les deux pays deviennent particulièrement complexes. C’est en quelque sorte une petite revanche mesquine de Boris Johnson dans la mesure où son pays est beaucoup plus affecté par la pandémie que la France. Cela a un moment Boris Johnson remet en cause complètement le brexit concernant le point essentiel de l’Irlande.

En effet, l’Angleterre a exclu la France « au nom du variant Beta, le fameux variant sud-africain, qui représente moins de 5% des cas en France » et qui concerne surtout des territoires d’outre-mer comme la Réunion peu sujets à des flux de voyageurs vers le Royaume-Uni, a déploré Clément Beaune. La recrudescence du nombre de cas de Covid-19 en France n’est pas liée au variant Beta, mais bien au variant Delta qui représente près de 90% des nouveaux cas, selon le site Covidtracker.

Brexit : Boris Johnson menace de suspendre le brexit concernant l’Irlande

Brexit : Boris Johnson menace de suspendre le brexit  concernant l’Irlande

 

En clair, les Britanniques menace de ne plus respecter le brexit concernant l’Irlande. En faite il s’agit d’un aspect essentiel de l’accord. Ce que souhaitent les Britanniques c’est faire sauter tout contrôle des marchandises britanniques vers l’Irlande du Nord.

Une ligne rouge pour Bruxelles, craignant l’arrivée de produits non contrôlés sur le marché unique via l’Irlande (l’UE excluant catégoriquement toute frontière physique avec l’Irlande du Nord). Tout en reconnaissant que ce risque existe, la même source britannique affirme que le Royaume-Uni souhaite utiliser « des technologies de traçage » qui permettraient de garantir que « les produits à destination d’Irlande du Nord ne se retrouvent pas ailleurs ».

Il paraît peu vraisemblable que l’union européenne puisse accepter les demandes britanniques qui remettent en cause la philosophie de l’accord passé.

Si Boris Johnson devait persister dans sa remise en cause des sanctions serait inévitablement prises par l’union européenne.

Covid Royaume-Uni: en dépit des 30 000 contaminations quotidiennes Johnson lève les restrictions

Covid Royaume-Uni: en dépit des 30 000 contaminations quotidiennes Johnson lève les restrictions

 

C’est évidemment le principal paradoxe de la politique : faire contraire de ce qui paraît pertinent pour plaire à une opinion elle-même versatile. Ainsi Johnson va-t-il lever aujourd’hui les principales restrictions alors que le pays s’enfonce à nouveau dans la pandémie. On compte en effet aujourd’hui du fait en particuliers du variant Delta 30 000 contaminations par jour.

Le Royaume-Uni il est bleays en Europe comptant le plus de personnes tuées par la pandémie (128.000) après la Russie, le Royaume-Uni est progressivement sorti d’un troisième confinement, mais certaines restrictions demeurent, empêchant entre autre la réouverture des discothèques, les grands événements à pleine capacité ou encore le service au bar dans les pubs.

Les experts médicaux sont très critiques sur les mesures de nature démagogique du gouvernement. Pour la Pr Susan Michie, spécialiste du comportement à l’University College de Londres, le choix de laisser filer les contaminations revient à «construire de nouvelles +usines à variant+ à un rythme très élevé».

Durant le week-end, la British Medical Association a appelé le gouvernement à maintenir certaines restrictions en place en raison de l’augmentation «alarmante» du nombre de cas, se rapprochant des 30.000 quotidiens ces derniers jours.

Covid-19: en dépit des 30 000 contaminations quotidiennes Johnson lève les restrictions

Covid-19: en dépit des 30 000 contaminations quotidiennes Johnson lève les restrictions

 

C’est évidemment le principal paradoxe de la politique : faire contraire de ce qui paraît pertinent pour plaire à une opinion elle-même versatile. Ainsi Johnson va-t-il lever aujourd’hui les principales restrictions alors que le pays s’enfonce à nouveau dans la pandémie. On compte en effet aujourd’hui du fait en particuliers du variant Delta 30 000 contaminations par jour.

Le Royaume-Uni il est bleays en Europe comptant le plus de personnes tuées par la pandémie (128.000) après la Russie, le Royaume-Uni est progressivement sorti d’un troisième confinement, mais certaines restrictions demeurent, empêchant entre autre la réouverture des discothèques, les grands événements à pleine capacité ou encore le service au bar dans les pubs.

Les experts médicaux sont très critiques sur les mesures de nature démagogique du gouvernement. Pour la Pr Susan Michie, spécialiste du comportement à l’University College de Londres, le choix de laisser filer les contaminations revient à «construire de nouvelles +usines à variant+ à un rythme très élevé».

Durant le week-end, la British Medical Association a appelé le gouvernement à maintenir certaines restrictions en place en raison de l’augmentation «alarmante» du nombre de cas, se rapprochant des 30.000 quotidiens ces derniers jours.

Boris Johnson: première défaite ?

Boris Johnson: première défaite ?

Par Chloé Goudenhooft dans l’Opinion (à Londres)

« Comme en France ce week-end, la population peut traduire son mécontentement dans les urnes sans pour autant basculer lors d’un vote national », note un expert

 Boris Johnson pourrait-il perdre la confiance de la base des conservateurs ? C’est ainsi que sont analysés les résultats de l’élection partielle de Chesham and Amersham, dans les environs de Londres. Alors que le siège est solidement occupé par les Tories depuis des décennies, Sarah Green, candidate des Libéraux Démocrates, l’a remportée avec 56,7 % des voix. Cette défaite agite la sphère conservatrice et nombreux sont les députés de circonscriptions équivalentes, plutôt aisées et situées dans le sud de l’Angleterre, à se faire du souci.

Le Premier ministre a expliqué ce résultat comme étant lié à des problématiques locales. Mais Peter Fleet, le candidat conservateur malheureux, souligne quant à lui le désir des électeurs de retrouver les valeurs traditionnelles du parti et notamment une certaine discipline budgétaire – qui va à l’encontre des dépenses annoncées par Boris Johnson dans son projet de restructuration du nord du pays.

« Les questions locales peuvent pousser les électeurs vers un vote différent de leurs habitudes, mais ils ne sont pas sans ignorer le reste de la politique, confirme Robert Ford, professeur en science politique. Si la plupart d’entre eux ne savent pas dans le détail ce que fait le gouvernement, ils ont un sens général de sa politique et depuis quelques années, les ministres répètent à tout bout de champ qu’ils veulent donner plus pour le nord du pays et entreprendre des réformes qui ne vont pas bénéficier à cette région du sud de l’Angleterre. »

Alors que les conservateurs se targuent d’avoir raflé de nombreux sièges du Red Wall, ces circonscriptions ancrées à gauche depuis des décennies, voilà qu’ils se mettent à craindre de perdre leur « Blue wall ». « Cette circonscription qui, en plus, avait voté pour rester dans l’Europe, ne reconnaît plus son Parti conservateur, c’est-à-dire un parti qui se prononce pour le statut quo et qui défend les intérêts du sud », ajoute l’expert.

S’il précise qu’il ne faut pas voir dans ce résultat un présage du choix électoral des élections générales de 2024, il souligne les problèmes qu’il pourra causer au sein des Tories. « Comme en France ce week-end, la population peut traduire son mécontentement dans les urnes sans pour autant basculer lors d’un vote national. En revanche, c’est l’interprétation de cette élection qui pourra causer du tort à Boris Johnson, parce qu’il fait peur aux députés.

Certains pourraient utiliser cette défaite pour se rebeller contre l’agenda politique du Premier ministre et l’empêcher de mettre au point les réformes qui lui ont valu les votes du nord. » Alors que la volonté d’en finir avec le Brexit avait jusque-là su fédérer les votes derrière les conservateurs, pour maintenir la barre, les Tories devront désormais jongler entre leur électorat traditionnel et les électeurs du Red Wall qui lui ont permis d’obtenir la majorité.

Boris Johnson refuse d’appliquer l’accord du brexi

Boris Johnson refuse d’appliquer l’accord du brexit

 

Un nouveau virage de Boris Johnson qui avait menacé en son temps de ne pas passer l’accord suite au brexit ensuite qui s’est félicité de cet accord jugé historique et qui maintenant veut en suspendre l’application notamment sur les aspects concernant l’Irlande d’une nord.

Le texte poste break site prévoit pour éviter le rétablissement d’une frontière dure entre les deux Irlande afin de préserver la paix, l’instauration de contrôles douaniers en mer d’Irlande, sur les marchandises arrivant en Irlande du Nord depuis la Grande-Bretagne. Une manière pour l’UE de protéger son marché unique et son union douanière, où est restée l’Irlande du Nord mais dont est sorti le reste du Royaume-Uni. Boris Johnson ne veut évidemment s’affranchir de l’accord passé avec l’union européenne pour mieux accéder au marché européen. Une orientation qui ne peut être acceptée par Bruxelles.

Grande-Bretagne : Johnson dans la tourmente de sa gestion du covid

Grande-Bretagne : Johnson dans la tourmente de sa gestion du covid

 

En octobre, le Premier ministre britannique aurait déclaré « Plus de putains de verrouillages – laissez les corps s’entasser par milliers. » Ce que rapportent  nombre de journaux anglais qui se fondent sur les dires de témoins.

S’il est vrai que depuis Johnson a rectifié le tir de sa politique sanitaire en vaccinant très massivement (près de 60 % des Britanniques ont été vaccinés), il est tout aussi exact que pendant longtemps il a négligé le développement du virus et ses conséquences allant même jusqu’à les nier tout au début. Il n’en demeure pas moins que la Grande-Bretagne est l’un des pays les plus touchés proportionnellement à sa population encore davantage qu’en France. (Fin avril plus de 130 000 morts en Grande-Bretagne 100 000 environ en France).

Comme d’autres pays la Grande-Bretagne a mis du temps à reconfiner. Les accusations évoquées par le Daily Mail et la BBC notamment ont été rejetées par Johnson:

«Non, mais encore une fois, je pense que la chose importante, je pense, que les gens veulent que nous continuions et agissions en tant que gouvernement est de nous assurer que les verrouillages fonctionnent, et ils avoir. »

Johnson a imposé un troisième verrouillage, en janvier, bien que les critiques disent que cela aurait pu être évité s’il avait cédé aux pressions de hauts ministres pour rendre le deuxième verrouillage plus strict.

Selon l’Université de médecine Johns Hopkins, la Grande-Bretagne a le cinquième plus grand bilan officiel de décès par COVID-19 au monde, avec 127681 décès, après les États-Unis, le Brésil, le Mexique et l’Inde.

 

Par ailleurs Johnson est aussi accusé d’avoir reçu un prêt à des conditions très privilégiées pour la rénovation de son appartement. Bref le Premier ministre est actuellement dans une certaine tourmente politique.

Royaume-Uni : le masque covid pour masquer l’échec économique de Johnson

Royaume-Uni : le masque covid  pour masquer l’échec économique de Johnson

 

Pour Sylvie Bermann, ancienne ambassadeur au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique a caché son échec économique derrière le masque du virus. ( Interview l’Opinion)

 

 

Successivement ambassadeur en Chine, au Royaume-Uni et en Russie, Sylvie Bermann vient de publier Goodbye Britannia, Le Royaume-Uni au défi du Brexit aux éditions Stock (260 pages, 19,50 euros).

Etes-vous surprise par les premières anicroches entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, notamment sur les vaccins ?

Non, pas du tout ! Le Brexit est un divorce douloureux après plus de quarante-sept ans de vie commune. Aujourd’hui, l’obsession de Boris Johnson est de prouver que la sortie de l’UE est bénéfique pour les Britanniques. Moyennant quoi, il explique que tout ce qui va mal est la faute du coronavirus et que tout ce qui va bien – c’est-à-dire la politique de vaccination – est grâce au Brexit. La réalité, c’est que le Brexit a des effets négatifs pour le Royaume-Uni et que ce type d’anicroche devait se produire. Ce qui a été négocié n’est pas un bon accord pour le Royaume-Uni. Les pêcheurs britanniques qui avaient pratiquement tous voté pour la sortie de l’UE sont furieux et accusent les Brexiters de leur avoir menti alors que leurs poissons et leurs fruits de mer sont en train de pourrir sur les quais. D’autres découvrent toute la paperasserie et la bureaucratie générées par le Brexit. Beaucoup d’entreprises sont encouragées à ouvrir bureaux et filiales sur le continent. Près de 800 000 personnes, dont nombre d’Européens, ont quitté le pays et les prix de l’immobilier ont baissé à Londres… C’est moins bien qu’avant !

Quant au comportement d’AstraZeneca qui explique ses retards par le fait que Bruxelles a contracté trois mois plus tard que Londres, il est problématique. Quand il y a un accord, on s’y tient quel qu’en soit le prix. Je comprends que la Commission européenne ait réagi très vivement compte tenu de la pénurie de vaccins. Maintenant, elle a fait une erreur en évoquant le recours à l’article 16 du protocole nord-irlandais (ce qui lui aurait permis de bloquer les exportations de doses produites par le groupe pharmaceutique sur le territoire de l’UE transitant par l’Irlande du Nord) sans en parler à Dublin. Ce que Londres n’a pas manqué de monter en épingle pour des raisons politiques. C’était une erreur vite reconnue par Ursula von der Leyen. Il y aura d’autres incidents de ce type d’autant que la pandémie ajoute un aspect très émotif à la situation. Il faut toutefois reconnaître qu’en matière de vaccins, ils ont mieux géré l’affaire que nous.

Que pensez-vous du refus de Londres d’accorder le statut d’ambassadeur au représentant de l’UE au Royaume-Uni ?

C’est totalement scandaleux parce que tous les pays y compris la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui pourraient être les plus réticents, ont accepté d’accorder le statut d’ambassadeur au représentant européen. Et quand les Britanniques étaient membres de l’UE, ils soutenaient ce statut dans le monde. C’est une mauvaise manière et c’est tout à fait mesquin.

« La seule chose qui sauvera Boris Johnson cette année, c’est que son pays va assurer la présidence du G7 et accueillir la Cop-26 sur le changement climatique »

Les réticences d’Emmanuel Macron à l’égard du vaccin d’AstraZeneca ont relancé le « french bashing »…

Il est récurrent. Il a dominé toutes la période de négociation de l’accord sur le Brexit. On revient à ce qu’on disait au Moyen Âge : « always blame the French » ! A l’époque où Angela Merkel avait des positions beaucoup plus dures que les nôtres, c’était quand même la France qui était accusée. Il y a et il y aura toujours des tensions. C’est une relation amour-haine, faite de rivalité et de comparaisons car nous sommes des pays de taille et de statut comparables dans le monde, que cela soit économiquement ou comme membres permanents du conseil de sécurité, puissances nucléaires et pays ayant des capacités de projection militaire. Mais nous avons besoin de continuer à avoir une vraie relation et à échanger avec les Britanniques, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité.

Comment pensez-vous que le Royaume-Uni va pouvoir se placer sur la scène internationale ?

Boris Johnson va continuer à mettre les difficultés du Brexit sous le tapis de la Covid. Il parle de négocier de nouveaux accords commerciaux mais il n’a pas réussi avec les Etats-Unis et « good luck » pour en trouver un avec la Chine ! Adhérer au traité de libre-échange transpacifique comme il l’aspire est purement symbolique. Aujourd’hui, on parle de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, avec l’Union européenne comme puissance d’équilibre entre les deux. On ne parle pas du Royaume-Uni. La seule chose qui sauvera Boris Johnson cette année, c’est que son pays va assurer la présidence du G7 et accueillir la Cop-26 sur le changement climatique.

Le virus britannique plus dangereux déclare Boris Johnson ?

Le virus britannique plus dangereux déclare Boris Johnson ?

 

Il faut évidemment se méfier des déclarations de Boris Johnson capable de tout dire et le contraire pour tenter de solidifier un peu sa situation politique relativement bousculée d’une part par les conséquences du brexit  d’autre part par les résultats catastrophiques de la pandémie au Royaume-Uni.

Boris Johnson a longtemps contesté, comme Trump  d’ailleurs, les risques du virus et il lui faut maintenant affronter les conséquences d’un laxisme qui font que le Royaume-Uni est le pays proportionnellement le plus atteint par le Coronavirus.

On sait déjà que ce Coronavirus britannique est beaucoup plus contagieux mais il n’avait pas été démontré qu’il était davantage mortel.

Tout est possible,  les études sont en cours à ce sujet mais il se pourrait aussi que Boris Johnson instrumentalise le virus britannique pour expliquer les dégâts d’une politique sanitaire complètement irresponsable.

Pour les hommes âgés d’une soixantaine d’années, le risque de mortalité est de 10 sur 1000 avec le virus, un chiffre qui atteint 13 à 14 sur 1000 avec le nouveau variant, a indiqué le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance. Ce qui correspond à un surplus de mortalité d’au moins 30%. Cet effet a été évalué par les scientifiques du groupe NERVTAG qui conseille Downing Street. Ils ont comparé la mortalité liées aux différentes souches du virus en Grande Bretagne, mais n’est pas encore visible en analysant les seules données hospitalières du pays, explique la BBC.

«Je tiens à souligner qu’il y a beaucoup d’incertitude autour de ces chiffres», a déclaré Vallance, soulignant une «inquiétude qu’il y ait eu une augmentation de la mortalité ainsi qu’une augmentation de la transmissibilité».

Épidémie Royaume-Uni : totalement hors de contrôle, Boris Johnson responsable

Épidémie Royaume-Uni : totalement hors de contrôle, Boris Johnson responsable

1.035 morts et aux près de 60.000 nouveaux cas enregistrés samedi au Royaume-Uni - des chiffres moins importants que ceux de la veille (80 000 cas) mais qui restent tout de même très élevés – l’affaire ressemble à une goutte d’eau dans l’océan de la pandémie.

 

Selon les statistiques officielles, le variant britannique du virus, de 50 à 70% plus contagieux, était responsable au 2 janvier d’environ 80% des cas à Londres et dans l’est du pays, contre 60% sur la seule Angleterre. Mais il n’est pas le seul responsable de la flambée actuelle : le confinement en vigueur dans la capitale depuis le 20 décembre et dans tout le pays depuis mercredi est également plus laxiste – et moins respecté – que celui du printemps 2020, avec des crèches ouvertes, des célébrations religieuses autorisées et une liste des salariés dits essentiels beaucoup plus longue. Conséquence, plus d’enfants se rendent en classe et la circulation routière reste élevée, à 76% du trafic habituel à Londres.

D’où l’appel de plusieurs scientifiques à durcir immédiatement les mesures prises jusqu’en mars, faute de quoi le système de santé public, le très fragile NHS, sera complètement submergé. Les admissions hospitalières sont déjà en hausse de 50% par rapport au printemps et le nombre de morts du coronavirus comptabilisés ­depuis deux mois (plus de 31.500) représente près de 40% des 80.000 décès enregistrés depuis le début de la pandémie.

Malgré une identification du variant anglais dès septembre dans le comté de Kent, l’exécutif a refusé maintes fois de suivre les recommandations des experts sur les mesures à prendre pour endiguer l’épidémie, refusant notamment de rendre le port du masque obligatoire dans les établissements scolaires. « Le gouvernement a donné au virus des opportunités pour se répandre », accuse la chercheuse Zubaida ­Haque, membre de l’Independent SAGE.

Écosse : Johnson dit non à un référendum sur l’indépendance

Écosse : Johnson dit non à un référendum sur l’indépendance

 

 

Boris Johnson est particulièrement gonflé d’affirmer que les référendums sont à prendre avec des pincettes;  lui qui a semé le trouble dans le pays en se rangeant dans le camp des brexiters  h après y avoir été opposé. Bref quand les référendums l’arrangent, c’est bon pour la Grande-Bretagne mais pour l’Écosse, pas question.

 

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a dit samedi espérer que l’Écosse gagne son indépendance et puisse « rejoindre » l’Union européenne. Mais la décision d’organiser un tel référendum revient au Premier ministre britannique Boris Johnson, qui refuse fermement.

 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a réaffirmé dimanche son opposition à la tenue d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse, ardemment souhaité par la cheffe du gouvernement écossais, qui souhaite que l’Écosse, une fois indépendante, rejoigne l’Union européenne.

« D’après mon expérience, les référendums dans ce pays ne sont pas des événements particulièrement joyeux », a déclaré Boris Johnson de manière très hypocrite.

 

Brexit : le père de Boris Johnson veut devenir français !

Brexit : le père de Boris Johnson veut devenir français !

 

Le père du Premier ministre britannique Boris Johnson a en effet déclaré ce jeudi vouloir prendre la nationalité française et garder ainsi « un lien » avec l’Union européenne (UE), alors que son pays s’apprête à en larguer les amarres.

 

« Si j’ai bien compris, je suis français. Ma mère était née en France, sa mère était entièrement française, également son grand-père », a expliqué Stanley Johnson, en français, sur RTL. (…) Pour moi, c’est une question de réclamer ce que j’ai déjà et de ce fait, je suis très content ».

 

Brexit: toujours le bluff de Boris Johnson

Brexit: toujours le bluff de Boris Johnson

 

Boris Johnson menace toujours d’une rupture des négociations et refuse de prolonger les discussions au-delà de la fin de l’année. Il indique que les règles de l’OMC seraient plus intéressantes qu’un accord avec l’union économique.

 

Une manière pour lui d’exercer sans doute les dernières pressions sur l’Union économique afin qu’elle fasse sauter en particulier ses exigences en matière de concurrence mais aussi sur la pêche.

 

Théoriquement on s’oriente vers un brexit  dur mais avec Boris Johnson tout est possible tellement dans sa vie politique il a changé de position. Faut-il rappeler qu’au départ Boris Johnson était contre le brexit . Il n’y a adhéré que pour prendre la place de premier ministre avec ses manœuvres. Dans toutes les hypothèses, Boris Johnson aura sans doute été l’auteur du plus grand chaos économique de la Grande-Bretagne.

 

On a déjà un exemple Covid qui crée un véritable blocage routier à la frontière. Un Covid au départ d’ailleurs négligé par Boris Johnson mais qui en a été lui-même victime. La position de Boris Johnson est essentiellement idéologique alors que celle de l’union économique est technique et économique. L’impréparation de l’équipe gouvernementale britannique est flagrante tant lors  des négociations que pour l’après brexit .

Boris Johnson a déclaré lundi que des difficultés persistaient dans les négociations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne sur leurs futures relations, tout en assurant que son pays surmonterait aisément les difficultés liées à une absence d’accord.

Le Brexit sera pleinement effectif le 1er janvier et, en l’absence d’accord, les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’UE seront régies par les règles de l’Organisation mondiale du Commerce, avec la possibilité de droits de douane et de quotas.

“Les conditions de l’OMC seraient plus que satisfaisantes pour le Royaume-Uni. Et nous pouvons assurément surmonter toutes les difficultés qui surgiraient sur notre route. Non pas que nous ne voulions pas d’accord mais les conditions de l’OMC seraient pleinement satisfaisantes”, a déclaré Boris Johnson.

Le Premier ministre britannique a dit s’être entretenu avec le président français Emmanuel Macron, qui fête ses 43 ans ce lundi, mais il a rapporté que leur discussion avait porté sur la question des frontières, pas du Brexit.

Au sujet du Brexit, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a déclaré que “des difficultés importantes, dont la pêche”, demeuraient dans les négociations mais que cette question de la pêche ne devait pas être isolée du reste des discussions.

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