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Économie : D. Brandeis Inspirateur de Joe Biden

 Économie : D. Brandeis Inspirateur de Joe Biden 

Le président américain s’inspire notamment de Louis D. Brandeis, juge à la Cour suprême et père intellectuel du « New Deal » de Roosevelt, détaille l’historien Romain Huret dans une tribune au « Monde »(Extrait)

 

Tribune.

Le président Franklin Delano Roosevelt le surnommait le « vieux Isaïe », ses conseillers l’adoraient et, au lendemain de la crise de 1929, les Etats-Unis suivirent ses propositions de régulation du capitalisme. Mal connu en France, Louis D. Brandeis (1856-1941) est sans doute l’un des juges de la Cour suprême des Etats-Unis les plus importants du XXe siècle et l’un des théoriciens d’une « troisième voie » américaine dans le domaine économique et social.

Brandeis a toujours eu une obsession : le gigantisme du capitalisme et ses conséquences sociales et politiques. Depuis le début du XXe siècle, il observe des réorganisations industrielles partout, donnant naissance à des entreprises colossales, comparées par beaucoup à des pieuvres.

 

L’image est forte et renvoie aux tentacules qui enserrent tous les aspects de la vie quotidienne. Les chefs d’entreprise tiennent entre leurs mains le pays tout entier, financent les campagnes, réduisent au silence les syndicats et imposent des taux d’imposition dérisoirement bas.

Pour Brandeis et ses disciples, tous enseignants ou étudiants dans les grandes universités du pays, il est nécessaire de revenir à une tradition américaine de petites entreprises, parfaitement insérées dans le tissu social et économique et tournées vers le bien-être des communautés.

La société crée des liens d’interdépendance entre tous les citoyens, et les capitaines d’industrie ne sont pas au-dessus de cette loi sociale. Pour Brandeis comme pour bien d’autres intellectuels et réformistes, il n’existe pas de richesse sans société.

Dans son livre, Other People’s Money, and How the Bankers Use It (« l’argent des autres, et comment les banquiers l’utilisent », 1914, non traduit), très critique sur le monde bancaire, Brandeis invite à réguler et à moraliser le capitalisme.

L’effondrement de l’économie en 1929 ne fait que confirmer ses craintes sur la démesure du capitalisme. Les années 1920 ont donné naissance à un renforcement des concentrations industrielles, facilitées par une fiscalité très avantageuse et l’apparition des nouveaux marchés en Europe et en Amérique latine. Le capitalisme a alors atteint un stade inconnu jusqu’alors. Au lendemain du krach de Wall Street, ses vues prophétiques transforment Brandeis en oracle, et son livre contre la jungle bancaire et industrielle devient un best-seller pour une population en mal de repères.

Avec beaucoup de nostalgie, le « vieux Isaïe » regrette l’accélération du temps avec l’entrée dans l’âge industriel. Concentrations, monopoles, trusts, conglomérats ont transformé le capitalisme des premiers temps. Loin des promesses de l’égalité républicaine, le pays connaît une croissance forte et inédite des inégalités à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Limites du multilatéralisme de Joe Biden

Limites du multilatéralisme de Joe Biden  

 

Le président des Etats-Unis entend d’un côté lutter contre la crise climatique et de l’autre promouvoir les valeurs démocratiques, analyse l’économiste Kemal Dervis dans une tribune au « Monde ».(extrait)

 

Tribune.

En avril, le président américain Joe Biden a réuni 40 dirigeants mondiaux pour un sommet virtuel sur la lutte contre la crise climatique. Parmi ceux-ci, il y avait des représentants des principaux pays émetteurs, tels que le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping, ainsi que des chefs d’Etat particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. Des dirigeants de la société civile et des entreprises y ont également participé. M. Biden et de nombreux autres participants ont annoncé des politiques plus ambitieuses en vue du sommet des Nations unies sur le changement climatique (COP26) en novembre.

Les 9 et 10 décembre, Biden remplira une promesse préélectorale en organisant un autre rassemblement virtuel, baptisé « Sommet pour la démocratie ». Bien que les détails n’aient pas encore été divulgués, la réunion se concentrera sur « la défense contre l’autoritarisme, la lutte contre la corruption et la promotion du respect des droits humains ». M. Biden invitera à nouveau des responsables de gouvernements, de la société civile et du secteur privé.

Les objectifs des deux sommets illustrent des aspects très différents de la coopération multilatérale. La réduction des émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique est l’archétype du bien public mondial (BPM), entraînant des avantages à la fois non rivaux et non exclusifs. Leur accumulation dans un pays ne diminue pas les avantages pour les autres, et personne ne peut en être exclu une fois qu’ils sont fournis.

Cela donne généralement lieu à un problème de passager clandestin, car chaque pays est incité à minimiser ses propres coûts pour fournir le BPM et à compter, à la place, sur les contributions des autres. Récemment, les nouvelles technologies permettant d’obtenir des avantages économiques nets d’une transformation verte ont réduit le problème, mais ne l’ont pas éliminé. Une coopération mondiale est par conséquent nécessaire pour y remédier.

En revanche, la démocratie et les droits de l’homme, bien qu’ils puissent générer des externalités positives, ne rentrent pas dans cette définition du bien public mondial, parce que leurs avantages bénéficient presque uniquement aux citoyens des pays qui les pratiquent. Atteindre les objectifs du sommet de Biden sur la démocratie dépendra donc beaucoup plus de valeurs communes et partagées.

Alors que la coopération sur les BPM peut se dérouler de manière pragmatique avec une participation mondiale, la coopération basée sur les valeurs et les croyances, elle, implique le défi de déterminer quels gouvernements peuvent être éligibles. Poutine et Xi Jinping ne seront vraisemblablement pas invités en décembre, car ils pratiquent et revendiquent des valeurs différentes de celles des démocraties libérales.

«L’audace de Joe Biden»

«L’audace de Joe Biden»

« Le regard attentif que les progressistes du monde entier portent sur Joe Biden montre que l’enjeu dépasse de loin la symbolique des 100 jours », analyse Matt Browne dans le Wall Street Journal. 

 

Les 100 premiers jours d’un Président nouvellement élu revêtent une dimension symbolique importante et leur évaluation est déterminante pour le succès d’un mandat. Joe Biden ne déroge pas à la règle, mais le regard attentif que les progressistes du monde entier portent sur lui montre que l’enjeu dépasse de loin la symbolique des 100 jours. Les progressistes évaluent en effet non seulement ses premiers succès, mais font également un premier bilan de son positionnement, manifestement en rupture avec le paradigme hérité de la « troisième voie » qu’avaient suivie ses prédécesseurs.

Capital politique. En premier lieu, il faut avoir à l’esprit qu’en matière de stratégie politique comme de l’utilisation de son « capital politique », Joe Biden a fait le choix d’un changement radical. Je me souviens, au début des années 2000, d’une conversation animée en marge d’un sommet sur la gouvernance progressiste. Les conseillers de Tony Blair essayaient de persuader ceux de Gerhard Schrœder de faire avancer les réformes jugées indispensables sur le marché du travail en Allemagne. L’idée clef était de savoir s’il fallait intervenir dès que possible, au début d’un mandat, afin de « faire les choses difficiles pendant que vous en avez le capital politique » et dans l’espoir d’en recueillir les bénéfices politiques par la suite. La suite, nous la connaissons, Schrœder a fait le choix d’attendre, et beaucoup affirment qu’au final c’est Angela Merkel qui en a récolté les bénéfices politiques attendus.

C’est pour cette raison que Joe Biden n’a pas perdu de temps pour mettre en œuvre son programme. Et finalement, le risque d’un impact négatif sur son capital politique ne s’est à ce stade pas concrétisé. Lorsqu’il a prêté serment, chacun avait conscience que la capacité de Biden à distribuer rapidement des vaccins et à faire passer une large réforme budgétaire pour endiguer le ralentissement économique semblait plus que faible. Et pourtant, les difficultés se sont avérées bien moins importantes que prévu.

En faisant preuve d’une si grande célérité, Biden n’a en réalité aucunement érodé son capital politique. Au contraire, il a clairement fait le choix d’investir dans un programme certes risqué, mais qui a produit des dividendes politiques immédiatement – et c’est déjà un fait notable

Les décisions politiques de Biden ont été très largement soutenues par le grand public – mieux encore, le rejet et le doute sur la vaccination a diminué – et même, fait notable, au sein du Parti républicain. De plus, le grand public est venu fortement soutenir son intention de financer les investissements d’avenir dans les infrastructures de transport, les énergies renouvelables, l’éducation et la garde d’enfants, financés par la taxation des entreprises les plus riches et rentables.

En agissant ainsi, avec une telle audace (l’audace, dans le titre, fait référence à Obama et son ouvrage The audacity of Hope) et en faisant preuve d’une si grande célérité, Biden n’a en réalité aucunement érodé son capital politique. Au contraire, il a clairement fait le choix d’investir dans un programme certes risqué, mais qui a produit des dividendes politiques immédiatement – et c’est déjà un fait notable.

En second lieu, le programme de relance de Biden repose sur une philosophie économique fondamentalement différente de celle qui sous-tendait la « troisième voie ». Sa décision, par exemple, de fournir un soutien inconditionnel à ceux qui en ont besoin ou de promouvoir l’idée d’une aide universelle à la garde des enfants contraste fortement avec l’approche des années 1990 et 2000, où les prestations d’aide sociale étaient toujours liées à des incitations conditionnées à un retour à l’activité.

De plus, alors que la politique de la « troisième voie » cherchait à encourager les entreprises avec des réductions d’impôts destinées à soutenir la croissance pour faire croître « la part du gâteau » de chacun dans les fruits de la croissance, le plan dédié aux familles annoncé par Biden réalise l’exact contraire. Son plan sera exclusivement financé par les impôts des sociétés les plus riches et rentables de son pays. Or, la vision de l’économie ici à l’œuvre est très différente : il ne s’agit plus de parts de croissance à redistribuer, mais cela repose sur la conviction qu’une partie fondamentale de l’économie – la santé, l’éducation et le bien-être des travailleurs – est au cœur de la croissance économique et doit faire l’objet d’un investissement massif, quoiqu’il en coûte par ailleurs.

Enfin, Biden a adopté une position beaucoup plus critique et agressive que ses prédécesseurs Obama ou Clinton à l’égard de la mondialisation. Les tenants de la troisième voie pensaient généralement qu’il n’y avait pas grand-chose à faire pour limiter certains des effets les plus négatifs de la mondialisation. Même Gordon Brown a pu comparer la finance mondiale aux mouvements des oiseaux migrateurs, affirmant que le capital international fuirait toujours les environnements hostiles au profit des climats plus tempérés.

Biden marque un changement significatif par rapport à la politique progressiste de ses prédécesseurs et se rapproche davantage de la politique d’après-guerre menée par Franklin Delano Roosevelt

C’est tout le contraire de l’initiative de Joe Biden et de sa secrétaire au Trésor, Janet Yellen. Ils ont déjà proposé un taux de base global pour l’impôt sur les sociétés et la suppression des paradis fiscaux qui ont jusqu’à présent permis aux entreprises multinationales d’optimiser largement les montants de leurs redevances à travers le monde. Enfin, au cours de ses 100 premiers jours, Biden a également clairement affiché sa volonté de reprendre l’initiative sur le climat, en organisant un sommet des leaders mondiaux pour la Journée de la Terre.

Et, pour l’avenir, le président semble avoir l’intention de compléter cet internationalisme économique et climatique par une défense encore plus forte des valeurs démocratiques dans le monde. Or, si la pandémie peut l’empêcher d’organiser un sommet pour la démocratie au cours de sa première année de mandat, il apparaît évident que sa volonté d’affronter les ennemis de la démocratie, à l’intérieur de ses frontières comme à l’extérieur, est bien plus grande que ses prédécesseurs.

Ainsi, la volonté de Joe Biden de faire preuve d’audace pour rebâtir une meilleure politique, plus juste, plus verte, s’incarne dans cette nouvelle vision économique, tout comme dans cette volonté de s’attacher à une compréhension plus profonde de l’impact du contexte mondial sur la politique intérieure de son pays. En ce sens, il marque un changement significatif par rapport à la politique progressiste de ses prédécesseurs et se rapproche davantage de la politique d’après-guerre menée par Franklin Delano Roosevelt. La question de savoir si ce choix inspirera les progressistes au-delà de ses frontières reste entière.

Toutefois, dans les faits, il faut simplement constater que le capital politique de Biden ne s’est pas érodé jusqu’à présent. Bien au contraire, il n’a fait que croître. Mais les défis les plus difficiles restent à relever. Et bien que ses initiatives politiques aient été populaires jusqu’à maintenant, il n’en reste pas moins que beaucoup de ceux qui ont voté pour le président Biden s’attendaient à ce qu’il soit beaucoup plus prudent et mesuré qu’il ne l’a été jusque-là. Il est encore bien trop tôt pour dire si c’était un choix gagnant.

Il est certain, en revanche, que Joe Biden a sans aucun doute fait un choix de départ très audacieux.

Matt Browne est fondateur de Global Progress et Senior Fellow au Center for American Progress, à Washington DC

En 2021, Joe Biden pour une politique internationale apaisée

En 2021, Joe Biden pour une politique internationale apaisée

Après la fureur et la folie médiatique de Trump, le nouveau président américain Joe Biden promet une politique américaine apaisée tant à l’intérieur qu’au plan mondial. Certes il ne faut pas croire que les États-Unis vont abandonner la défense de leurs intérêts. Sur le fond il n’y aura peut-être pas d’immenses changements.

Par contre dans la forme,  les relations avec les autres pays redeviendront plus traditionnelles. Biden va tenter de renouer des relations normalisées avec la plupart des grands pays. Il s’efforcera chaque fois que possible de privilégier la négociation et le compromis. Reste cependant des questions complexes à résoudre notamment les relations économiques avec la Chine de plus en plus envahissante partout.

De ce point de vue l’Amérique n’a guère apprécié que l’Europe se précipite vers un accord sur les investissements entre la Chine et l’union européenne. Un accord surtout poussé par l’Allemagne qui veut gagner des parts de marché en Asie mais qui risque d’en perdre aux États-Unis. Parmi les questions difficiles à régler,  il y a aussi les relations avec l’Iran. L’Iran qui a manifesté des signes positifs vis-à-vis de l’élection de Joe Biden et espère un compromis compte tenu de la situation économique dramatique dans laquelle elle se situe.

Joe Biden dénonce l’attitude d’obstruction de Trump

Joe Biden dénonce l’attitude d’obstruction de Trump 

 

Progressivement le ton monte chez le futur président américain, Joe Biden . Le futur président s’agace de plus en plus des tentatives d’obstruction de TRUMP sur le budget et sur la santé. Le président élu américain Joe Biden, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, s’est entretenu lundi 28 décembre avec les prochains responsables de la diplomatie et de la sécurité de son administration. Lors d’une brève allocution à l’issue de cette rencontre, il a déploré «l’obstruction» de certains responsables du Pentagone dans la transition en cours. «Nous n’avons tout simplement pas toute l’information dont nous avons besoin», a-t-il affirmé, dénonçant une attitude «irresponsable».

Joe Biden officiellement et largement élu

Joe Biden officiellement et largement élu

Biden obtient 306 voix contre 232 pour Trump, et dépasse son adversaire de 7 millions de voix à l’échelle nationale.

 Alors qu’il s’était jusqu’à présent abstenu de polémiquer avec Donald Trump, qui conteste depuis six semaines le résultat de l’élection, Joe Biden a cette fois clairement mis en cause l’attitude du président sortant. Rappelant que Trump avait pu déposer «toutes les plaintes qu’il avait voulu», il a insisté sur le fait qu’«aucune n’avait été reçue». Biden a ajouté qu’il avait remporté la victoire avec la même marge que Trump en 2016, que ce dernier avait qualifiée de «raz-de-marée».

Cependant Trump n’a toujours pas donné signe de son intention de reconnaître sa défaite, même si ses options se réduisent. Alors que la date du 14 décembre avait été mentionnée par l’entourage du président comme la seule élection «officielle», l’un des proches conseillers de la Maison Blanche, Stephen Miller, a suggéré que les contestations pourraient se poursuivre jusqu’à la date de l’investiture. «La seule date mentionnée dans la constitution est le 20 janvier», a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Fox News. «Nous avons donc largement le temps pour corriger les erreurs de ce résultat électoral frauduleux et certifier Donald Trump comme le vainqueur de l’élection.»

Règlement de compte Trump: une enquête fiscale sur le fils de Joe Biden

Règlement de compte Trump: une enquête fiscale sur le fils de Joe Biden

 

Ce n’est sans doute que le début d’un vaste processus de règlement de comptes. En effet, à l’initiative de Trump  une enquête fiscale a été diligentée concernant le fils de au Biden. On sait évidemment que Trump lui-même, sa famille sont eux-mêmes soupçonnés de fraude fiscale.

Cette affaire pourrait bien revenir comme boomerang dans la figure de Trump par parenthèses n’a jamais voulu diffuser sa situation fiscale.

Le président sortant Donald Trump avait qualifié au cours de la campagne présidentielle la famille Biden d’«entreprise criminelle», pointant notamment les affaires de Hunter Biden en Ukraine et en Chine au moment où son père était vice-président de Barack Obama (2009-2017). Il accuse notamment Joe Biden d’avoir obtenu le limogeage d’un procureur ukrainien pour protéger de poursuites pour corruption contre une entreprise gazière, Burisma, dont son fils siégeait alors au conseil d’administration.

 

Cette «affaire ukrainienne» avait valu à Donald Trump une procédure historique en destitution après avoir été accusé par l’opposition démocrate d’avoir abusé de ses fonctions présidentielles en faisant pression sur l’Ukraine pour qu’elle enquête sur son rival politique et les activités commerciales de son fils.

 

 

 

Joe Biden : Marine Le Pen ne reconnaît «absolument pas» la victoire

Joe Biden : Marine Le Pen ne reconnaît «absolument pas» la victoire

 

«Je fais partie de ceux qui ne félicitent pas le futur président des États-Unis, parce que je ne considère pas que le match est joué tant qu’on n’a pas terminé les prolongations», a déclaré à la presse la députée du Pas-de-Calais, en marge de la cérémonie du 11-Novembre à Hénin-Beaumont.

Interrogée sur les accusations de fraude lors du scrutin, lancées par Donald Trump, Mme Le Pen a dit «attendre de savoir ce que la justice américaine dira.» «Ce que je note, c’est qu’un certain nombre de décomptes ont été effectués et que des décomptes donnent, pour ceux qui sont terminés, des résultats qui sont différents de ceux qui avaient été annoncés», a-t-elle poursuivi.

Interrogée sur CNews mercredi 4 novembre, la présidente du Rassemblement national a soutenu la réélection de Donald Trump, «meilleure pour la France» selon elle. Elle s’est félicitée d’un «retour des nations» durant son mandat.

Joe Biden : une victoire aussi écologiste ?

Joe Biden : une victoire aussi écologiste ?

La victoire de Joe Biden est aussi apprécié par les écologistes du fait que l’intéressé a promis de rejoindre l’accord de Paris d’où s’était retiré Trump et qu’il a déclaré lancer un programme de 1700 milliards pour une neutralité carbone en 2050. Certains experts tout en se félicitant de la victoire de Biden se montre circonspects sur les capacités des États-Unis et du monde en général,  à  respecter des engagements de Paris. Aux États-Unis les freins pourraient venir des lobbys bien sûr mais aussi du Sénat.

Notons aussi que des pays très favorables sur le papier comme la France sont encore loin des objectifs qu’ils est supposés atteindre.

« Ne vous y trompez pas. La sombre réalité est que même si chaque Etat américain respecte ses engagements en vertu de l’Accord de Paris (et beaucoup, dont les Etats-Unis et l’UE ne sont aujourd’hui pas à la hauteur), cela nous mènera à moins de la moitié du chemin » pour limiter le réchauffement à +2°C, a mis en garde sur Twitter le climatologue Michael Mann, de la Pennsylvania State University, « prudemment optimiste » après la victoire de Joe Biden.

 

Pour ne pas dépasser +1,5°C et limiter l’ampleur des catastrophes climatiques qui se multiplient déjà à travers la planète, il faudrait en effet réduire de presque 50% les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2030, selon les experts climat de l’ONU (Giec). Une baisse qui nécessite des réformes radicales de l’économie mondiale. Mais une ambition qui serait un peu moins hors de portée avec Joe Biden à la Maison Blanche, estiment certains experts.

Certains experts tout en se félicitant de la victoire de Biden se montre circonspect sur les capacités des États-Unis et du monde en général de respecter des engagements de Paris. Aux États-Unis les freins pourraient notamment

Pour le groupe Climate Action Tracker, cette victoire pourrait ainsi être un « point de bascule » pour se rapprocher  »tout près » de l’objectif de +1,5°C. Il faudrait pour cela que la promesse de neutralité carbone des Etats-Unis d’ici 2050 soit tenue, tout comme les récents engagements chinois, européens et japonais en la matière.

« Si les Etats-Unis adoptent l’objectif de neutralité carbone pour 2050, les quatre plus grandes puissances économiques du monde seront en phase avec la science et montreront la voie vers un avenir sûr, propre et moderne », a de son côté commenté Pr Johan Rockström, co-directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK).

Sans majorité au Sénat, Joe Biden pourra toujours compter sur les milliers d’entités non fédérales (Etats, villes, entreprises…) dont l’engagement ces dernières années devrait permettre aux Etats-Unis d’atteindre malgré tout leurs anciens engagements en vertu de l’Accord de Paris (26 à 28% de baisse des émissions d’ici 2025 par rapport à 2005), selon Climate Action Tracker.

Présidentielle américaine : les priorités Joe Biden

Présidentielle américaine : les priorités Joe Biden

 

La première priorité sera sans doute de combattre avec une plus grande efficacité la crise sanitaire qui fait d’énormes dégâts en moyenne 100 000 contaminés par jour actuellement au moins ( proportionnellement à peu près autant que la France qui détient aussi le triste privilège de figurer en tête des pays les plus touchés). Il faut noter qu’aux États-Unis la plupart des soins sont payants y compris à l’hôpital. Certes, il ne s’agira sans doute pas de rétablir un système universel mais d’aller plus loin que  l’ Obamacare , l’idée est de permettre à chacun de souscrire un programme de soins, type Medicare , mais aussi de faciliter l’adhésion fiscalement aidée à une assurance santé pour les plus défavorisés.

La seconde priorité concernera la relance économique. Joe Biden considère que le fameux made in america de l’ancien président est un concept très théorique. Il entend définir un label beaucoup plus contraignant.( Plus de la moitié des produits entrant dans la composition de la production devrait être américaine) Parallèlement,  il veut favoriser les dépenses publiques en faveur des biens et services produits américains. Biden entend privilégier le développement technologique et les investissements qu’il est supporte. Un plan de 700 milliards pourrait être consacré à cet objectif. Biden vise aussi parallèlement l’accroissement du nombre d’emplois.

En attendant les effets de ces investissements du futur un vaste programme d’infrastructures sera lancé de l’ordre de 1300 milliards sur 10 ans avec un plan immédiat de 50 milliards pour remettre à niveau des infrastructures.

En matière d’environnement , Joe Biden a promis d’engager 1700 milliards sur 10 ans au service du climat et de l’environnement. Par ailleurs,  il  va réadhérer à l’accord de Paris. Pour financer ces différentes mesures, la politique fiscale sera revue à la hausse mais de façon plus égalitaire aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.

Au total Joe Biden va surtout apporter davantage de confiance et de lisibilité à l’avenir économique ce qui devrait générer une croissance bénéfique aux États-Unis mais également au plan international. Reste qu’il ne faut sans doute pas s’attendre à de changement radicaux des États-Unis dans leurs rapports économiques avec les autres puissances concurrentes dont l’Europe. Certes on comptera moins de déclarations tonitruantes mais globalement les États-Unis vont sans doute tenter d’être encore plus protecteurs de leurs intérêts.

Au plan international géopolitique, Biden va sans doute jouer la carte de l’apaisement notamment vis-à-vis de l’Iran et redonner vie aussi à l’OTAN ce qui passera notamment par des clarifications avec la Turquie.

 

 




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