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« Pour une jeunesse musulmane qui assume avec fierté l’histoire de la France»

 « Pour une jeunesse musulmane qui assume avec fierté l’histoire de la France»

Président de la fédération de l’Islam de France (FIF), Ghaleb Bencheikh, revient pour l’Opinion sur son engagement et ses propositions pour lutter contre la radicalisation.

Depuis l’automne, vous défendez la France et sa conception de la laïcité dans les grands médias arabophones. Est-ce votre rôle ?

C’était une nécessité impérieuse après le terrible épisode automnal que nous avons connu. La Fondation de l’islam de France s’est retrouvée, bien malgré elle, au centre d’un débat international diplomatique et religieux. Alors il fallait désamorcer, déminer et expliquer. J’ai fait mon devoir, mû par la volonté de protéger nos compatriotes. Des menaces réelles pesaient sur nos ressortissants résidents dans les pays musulmans qui ont connu les tensions liées aux débats sur les caricatures. La FIF a agi également par patriotisme économique : j’ai voulu défendre les produits français menacés par les campagnes de boycott au Moyen-Orient et en Asie. Lequel boycott n’a jamais été envisagé contre les produits chinois, en dépit de la situation désastreuse des Ouïgours musulmans. Il a fallu expliquer l’expression « l’islam est en crise » dans le discours des Mureaux du président Macron et dans l’oraison funèbre à Samuel Paty, la phrase « nous ne renoncerons jamais aux caricatures ». J’ai insisté sur notre attachement à la laïcité et aux libertés fondamentales. Il y a très peu de personnalités en France capables de clarifier ce débat en rapport avec l’islam, la laïcité et la République en langue arabe sur Sky News Arabia, al Jazzera, al Arabia, al Alam, RT Arabic et la télévision turque arabophone TRT Arabic…

Comment mieux lutter contre la radicalisation en France ?

Il faut un moteur à quatre temps. Il y a la réponse sécuritaire et le renseignement, pour déjouer les attentats. Il y a ensuite l’assèchement du terreau de l’idéologie jihadiste par le fameux « contre-discours ». Celui-ci doit permettre de tarir les sources de radicalisation, notamment en traduisant en français les œuvres des penseurs musulmans réformistes. La lutte contre l’islamisme radical et les thèses salafistes passe par la composante islamique de la nation. Le troisième temps est celui des politiques éducatives, culturelles et sociales. Cela se fait à travers l’instruction, l’acquisition du savoir, l’ouverture sur le monde et à l’altérité, notamment confessionnelle, avec une inclination pour les valeurs esthétiques. Il faut sensibiliser à la musique, à la poésie, aux humanités. La jeunesse musulmane doit assumer avec fierté l’histoire de la France et concourir au génie français en l’enrichissant des trésors de la civilisation impériale sous-tendue par l’islam avec son art de vivre, son raffinement et son hédonisme. C’est ainsi que nous préparons des citoyens à une identité apaisée et heureuse contrairement à ceux qui prétendent qu’elle est torturée et malheureuse. Le quatrième temps, c’est enfin la réponse de la République. Et là, je convoque Honoré Daumier, le caricaturiste, mais je paraphrase le peintre. En 1848, il a voulu concourir au prix de l’allégorie de la République. Il a peint celle-ci sous les traits d’une belle femme plantureuse qui allaite deux nourrissons avec un garçonnet à ses pieds lisant un livre. Morale : la République doit nourrir et instruire ses enfants – et j’ajoute les protéger tous. La France est au cœur de notre mission. A la FIF, nous agissons par l’éducation et la culture.

«La formation civique des ministres du culte musulmans est primordiale. Les imams, prédicateurs et aumôniers doivent comprendre que la laïcité est un acquis de la modernité intellectuelle et politique et une conquête de l’esprit humain»

De quelle façon ?

Nos moyens sont limités. Notre action couvre une gamme qui va de l’université, avec le programme de soutien à l’islamologie, jusqu’aux milieux carcéraux. La formation civique des ministres du culte musulmans est pour nous primordiale. Les imams, prédicateurs et aumôniers doivent comprendre que la laïcité est un acquis de la modernité intellectuelle et politique et une conquête de l’esprit humain. Enfin, dans le cadre de notre université populaire itinérante et avec l’aide des associations locales et des municipalités, nous portons le débat dans les cités et les quartiers que nous devons reconquérir. Un grand débat entre citoyens, et aussi intra-islamique, y est à chaque fois instauré avec la confrontation des idées. Les discussions parfois emportées avec les jeunes salafistes sont une thérapie par et de la parole.

Les intellectuels ont tendance à faire de l’entre-soi. Vous voyez-vous, comme le président Macron, utiliser Tik Tok pour toucher les jeunes ?

Pourquoi pas ! Bien que je pense que les réseaux sociaux sont une sorte de magma de tous les défouloirs, la vulgarisation de nos messages est au cœur de notre réflexion et de notre action. Ce n’est pas toujours facile d’expliquer des choses complexes à des publics qui n’ont pas tous les codes. Nous produisons déjà du contenu en adaptant le vocabulaire pour Facebook et YouTube. Nous avons aussi approché une douzaine d’influenceurs des réseaux sociaux. Nous leur proposons de recouvrer dignité et fierté en épousant une cause nationale et de croire en la République avec un récit commun. C’est le contraire de ce que prônent les islamistes. Ils culpabilisent les jeunes consciences par une religiosité astreignante avec une obsession névrotique sur l’observance de la norme canonique. Ces consciences aliénées et apeurées épuisent la totalité de l’identité dans la donne religieuse dès lors que leur citoyenneté leur semble déniée. Sans être dans une approche victimaire, nous prenons aussi en charge leur désarroi et leur émotion devant la défiance de leurs propres compatriotes. C’est une sorte de « psychothérapie de groupe ». Telle une propédeutique, nous promouvons le dialogue avec la jeunesse musulmane en présentant l’universalité des principes républicains et l’importance de la laïcité. Et nous avons beaucoup d’autres projets comme le lancement d’un festival des cultures d’islam autosuffisant financièrement et d’une Web TV interactive. Nous avons fait aussi une demande au ministère de l’Education nationale pour que nous soyons une institution d’agrément des établissements privés confessionnels islamiques hors contrat, afin de valider le contenu de leur enseignement. Nous avons enfin, le projet d’édification de l’Institut académique d’islamologie appliquée, annoncé par le président Macron en octobre aux Mureaux.

Faut-il aussi lutter contre la radicalisation dans le monde du sport ?

Les idées salafistes imprègnent la pratique du sport. Elles se manifestent par le refus de la nudité dans les douches, de jouer dans des clubs mixtes pour les femmes et la prière avant les matches. Nous voulons reprendre le travail social comme le font les islamistes en recrutant des éducateurs sportifs qui seront nos ambassadeurs dans le milieu sportif. Ce projet est piloté par Tayeb Belmihoub, ancien footballeur professionnel.

Êtes-vous favorable au projet de loi Séparatisme ?

En tant que citoyen, je ne suis pas pour l’inflation législative : nul n’est censé ignorer la loi ni se prévaloir de sa propre turpitude, donc il ne faut pas qu’il y en ait trop. Dans « la loi confortant les principes républicains » il y a 51 articles, cela me paraît beaucoup. Je m’interroge sur certaines dispositions comme celle sanctionnant le certificat de virginité. Exigé par certaines familles maghrébines ou subsahariennes, il n’a aucun fondement canonique ni base théologique même dans la version la plus drastique de la religion. La fermeture des lieux de culte en cas de prêches jugés haineux me pose question. Au pénal, la responsabilité est individuelle. Un imam doit être puni personnellement et les pouvoirs publics n’ont pas à fermer son lieu de culte, sous peine de pénaliser tous les fidèles. En revanche, comme président de la FIF, je souscris à l’idée que la République veuille se défendre. Et elle a raison. Elle doit neutraliser toutes les velléités séparatistes, endiguer la déferlante wahabbo-salafiste et en finir avec l’islamisme radical en se dotant de l’arsenal juridique nécessaire.

Approuvez-vous les propos de la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur les possibles dangers de « l’islamo-gauchisme » à l’université ?

La sagesse recommande d’utiliser une périphrase lorsque les concepts sont imprécis. Dans cette confusion sémantique, il vaut mieux parler de « collusion d’une partie de la gauche avec l’islamisme radical ». Ou bien, à l’extrême rigueur, nous pourrions évoquer « l’islamismo-gauchisme » si ce n’est le gaucho-islamisme. Parce que nous en avons marre de tous ces mots composés avec le préfixe islamo qui affectent la sensibilité des citoyens musulmans. Il est inacceptable de pérorer sur l’islamo-nazisme, l’islamofascisme, l’islamo-délinquance, l’islamo-racaille, l’islamo-réaction… Nous n’avons pas à consacrer le vocabulaire de l’extrême droite ni aucune raison d’entériner, sans le disséquer, le concept de Pierre-André Taguieff. Maintenant, il est clair que l’université n’est pas exempte des courants idéologiques qui travaillent la société. Nous trouvons dans les départements des sciences sociales les controverses générées par les African-American studies, la culture de la dénonciation, l’indigénisme, l’intersectionnalité et les études décoloniales. La congruence entre les visions de l’extrême gauche sur le lumpenprolétariat et la question identitaire islamiste, en voulant défendre les opprimés sur la terre, en fait partie. Le débat académique doit avoir lieu dans l’enceinte universitaire comme espace de liberté. Nous sommes mobilisés au niveau de la société et de l’université afin de dirimer l’idéologie islamiste et pourfendre ses thèses. Aussi notre vigilance s’étend-elle à la concordance entre l’islamisme et le capitalisme sauvage dans l’extension du marché halal à tous les produits de consommation. Tout comme nous sommes très attentifs aux convergences entre les mouvements islamistes et les mouvements réactionnaires sur les questions sociétales.

75 mesures proposées pour la jeunesse (rapport parlementaire)

75 mesures proposées pour la jeunesse (rapport parlementaire)

Un rapport parlementaire dont rend compte le JDD propose 75 mesures pour la jeunesse particulièrement affectée par les conséquences du Corona virus

  »Mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse. » C’était l’objectif ambitieux assigné à la commission d’enquête présidée par la députée (LREM) Sandrine Mörch. Après quatre mois de travaux et plus de 80 heures d’auditions, cette dernière présentera mercredi, aux côtés de la rapporteure (PCF) Marie-George Buffet, l’ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, les fruits de cette étude : un pavé d’environ 270 pages, avec 75 propositions à la clé.

 

Le rapport ausculte, chiffres à l’appui, toutes sortes de maux : prise de poids (6 kilos en plus en moyenne) ; mal-être (la moitié des étudiants disent avoir souffert de la solitude pendant le premier confinement) ; décrochage (un jeune sur six aurait arrêté ses études) ou encore pauvreté (la moitié des personnes aidées par les Restos du cœur ont désormais moins de 25 ans). « La crise a amplifié les difficultés des jeunes : ils sont plus accros au numérique, plus précaires et plus déprimés, constate Sandrine Mörch. Le gouvernement a déjà débloqué des moyens conséquents, mais la crise agit comme un révélateur des problèmes existants. Elle doit maintenant servir de détonateur pour avancer. »

Elargir la garantie jeune

La députée de Haute-Garonne préconise donc « d’élargir encore la garantie jeune, cette aide financière assortie d’un accompagnement, et d’en allonger la durée ». « Les ­bénéficiaires peuvent actuellement la toucher pendant un an, ajoute-t-elle. Nous pourrions passer à 18, 24, voire 28 mois pour les plus éloignés de l’emploi. » Pour soigner les souffrances psychiques des jeunes, elle invite à « renforcer le nombre d’infirmières, de psychologues et d’assistants sociaux. » La France accuse sur ce point un sérieux retard. A l’université, par exemple, on compte un psychologue pour 30.000 étudiants, un ratio « très éloigné de certaines recommandations internationales ».

Face au cyberharcèlement (en hausse de 30% pendant le premier confinement, selon l’association ­e-enfance), à l’explosion des discours racistes, haineux et complotistes, la députée appelle à renforcer l’éducation aux médias et aux usages du numérique, y compris pour les parents. En ce qui concerne la scolarité, Marie-George Buffet, la rapporteure, aurait jugé plus sage de reporter d’une année la réforme du bac. Le document propose « d’adapter et d’alléger les programmes pour tenir compte des retards d’apprentissage. » Sandrine Mörch, elle, plaide surtout pour le renforcement du binôme associations-Education nationale, la pérennisation des crédits destinés aux colonies de vacances ou la création d’un ­observatoire national du décrochage scolaire.

La commission souligne le sort de populations habituellement peu visibles : enfants des bidonvilles, des hôtels sociaux (pour ces derniers, elle suggère d’établir un cahier des charges et des contrôles réguliers de l’Etat), mineurs étrangers isolés… Elle soutient enfin « le renforcement du pilotage national de la politique de protection de l’enfance » et propose de prévoir une réserve de bénévoles ; mobilisables auprès des établissements de l’Aide sociale à l’enfance. « Il est temps d’entendre les enfants, de mieux porter leur parole et d’arrêter de parler de ‘génération sacrifiée’ », conclut-elle. Pour replacer la jeunesse au cœur des politiques publiques, elle recommande de créer une délégation aux droits des enfants et de la jeunesse à l’Assemblée nationale, ainsi qu’un Observatoire de la jeunesse.

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

De toute évidence le symbole Greta Thunberg gêne surtout certains adultes bien installés dans le confort de leurs convictions rétrogrades. Parmi eux aussi des hommes politiques, des intellectuels qui n’apprécient pas de recevoir une leçon de la part de la jeunesse. Au-delà de l’« effet Greta Thunberg », qui insupporte certains adultes, la défense du vivant par la jeune génération marque le passage d’une adolescence assise à une jeunesse en action, souligne Marion Robin, psychiatre d’adolescents, dans une tribune au « Monde ».

« L’image dominante de l’adolescence est aujourd’hui représentée par des jeunes de 12 à 25 ans qui traversent une crise. Apathiques, repliés sur eux-mêmes, critiques envers leurs parents : la vision d’une adolescence « canapé-selfie » inquiète, et plus personne ne sait exactement à quel âge ce stade de développement est censé se terminer. Activisme idéologique et engagement politique paraissent loin de cette construction de l’adolescence occidentale des trente dernières années, qui a plutôt été l’objet d’une médicalisation à l’excès.

Pourtant, la génération Z, née après 2000, nous montre que cette époque est en train d’être révolue. Brutalement, en 2018, une mobilisation citoyenne émerge chez les jeunes, qui ne sont plus appelés adolescents. Greta Thunberg, 15 ans à ce moment, engage une grève étudiante qui mobilise des centaines de milliers de participants à travers le monde.

En fait, elle semble surtout avoir rendu visible un mouvement qui avait démarré quelques années plus tôt, une mobilisation croissante des jeunes pour la survie de l’espèce : en marge de la COP21, le mouvement COY (Conference of Youth) avait par exemple mobilisé des milliers de jeunes venant de nombreux pays pour la défense du climat. Leur organisation très précise incluait des méthodes collaboratives de travail et de modération de réunions inspirées des Nations unies, signant là une forme de maturité inédite. Ils montraient d’ores et déjà leur volonté d’accomplir une transition citoyenne aux côtés des nombreux adultes engagés dans cette voie.

Au-delà de la jeune Greta, qui a la particularité de questionner sans détour la lucidité et la culpabilité des adultes, les poussant ainsi à se mobiliser dans l’action ou à se replier dans le discrédit, cette nouvelle génération sollicite directement la fonction de « contenance » du monde adulte : il s’agit de la façon dont celui-ci est capable de répondre, de reformuler, d’agir et non seulement de réagir à cette jeunesse qui l’interroge et avance vite. Mais comment est-on passé si rapidement d’une adolescence assise à une jeunesse en action ?

Au premier plan, il existe une bascule individuelle : la conscience d’un danger a produit un passage à l’action en lieu et place de la dépression liée à une impuissance défaitiste (que peut-on faire face au système ?), d’un doute obsessionnel (une issue est-elle possible ?) ou d’un déni de la réalité (ça n’existe pas). Pour cela, il a fallu contenir individuellement les angoisses de mort, les dégager d’un sentiment de devoir et d’une culpabilité devenus paralysants. »

La jeunesse contre service national universel obligatoire

La jeunesse contre  service national universel obligatoire

 

On se demande si Macron ne veut pas tuer cette promesse de service national « universel » en organisant une consultation avec les jeunes. L’Arlésienne semble avoir du plomb dans l’aile. Le gouvernement pourrait ainsi appuyer sur l’opposition sans surprise des organisations de jeunesse contre ce service pour enterrer définitivement l’idée.  Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois voire m^me à rien du tout.  Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois. Mais m^me un service d’un mois est contesté par les organisations de jeunesses *  qui déclarent : »

« Ce projet souffre d’un premier décalage majeur entre d’un côté la volonté des jeunes qui, comme nous l’observons au quotidien, font le choix de s’engager de façon souple et diverse dans une recherche de sens comme d’épanouissement et, de l’autre, le cadre obligatoire, rigide et contraignant que le projet semble faire émerger. Rappelons que les principales formes d’engagement, militaires comme la garde nationale, ou civiles tels que le service civique et le bénévolat associatif, ne s’appuient pas sur un principe d’obligation. Au contraire, ils se caractérisent par leur flexibilité tout en s’inscrivant dans un cadre promouvant la diversité des formes d’engagement. »

* Animafac, Coexister, Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Jets d’encre, Les Jeunes Écologistes, Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), La Mutuelle des étudiants (LMDE), MAG Jeunes LGBT, Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC), Promotion et défense des étudiants (PDE), Syndicat général des lycéens (SGL), Union des démocrates et indépendants jeunes (UDI Jeunes), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union nationale lycéenne – syndicale et démocratique (UNL-SD)

« Hollande : pas allé assez loin pour la jeunesse » (Benjamin Lucas) ….Un euphémisme !!!

« Hollande : pas allé assez loin pour la jeunesse » (Benjamin Lucas) ….Un euphémisme !!!

 

 

Il est passablement gonflé le jeune responsable des socialistes en affirmant que Hollande n’est pas allée assez loin pour la jeunesse…. Un euphémisme. D’autant qu’en fait il légitime  l’action du gouvernement en affirmant « la réduction du temps de travail dans ce pays ça crée des emplois, de la richesse, de l’activité ; et ça permet de travailler moins, mieux et tous »…. Enfin presque ! Devrait-il préciser.  Avec de tels propos il n’est pas étonnant que la jeunesse s’estime aussi exclue du débat démocratique. ( interview JDD).

Vous venez d’être élu à la tête du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) pour un mandat de deux ans. Quels sont vos engagements?
Pour que la gauche réussisse et pour limiter la progression du Front national, des mesures sont à renforcer, notamment la lutte contre la pauvreté et la politique jeunesse. On a un besoin urgent de montrer que la politique peut changer le quotidien, parce qu’aujourd’hui 7 jeunes sur 10 s’abstiennent. Une grande partie des jeunes ne croit plus en la politique, ce qui fait progresser le Front national. Pour gagner en 2017, le troisième axe sur lequel je veux insister pendant ces deux ans, c’est la nécessité de l’union de la gauche. La gauche unie, c’est ce qui lui permet de gagner et d’entrer au pouvoir. On va proposer à toutes les organisations de la jeune gauche de se retrouver et de créer des propositions communes pour 2017. C’est la condition de sa victoire et de sa réussite.

Quel est le regard des jeunes sur l’état de la politique en France?
Aujourd’hui, il y a beaucoup de déception, de désespoir et de sentiment que la politique ne peut plus rien chez les jeunes. Pour mobiliser la jeunesse, il faut d’abord que l’on voit clairement la différence entre la gauche et la droite dans les actes et les paroles. C’est pour ça que je rejette absolument toute tentative de travailler avec des gens de droite. Nous n’avons pas du tout la même conception de la société. Ne reprenons pas les mots de la droite sur le temps de travail et sur les cotisations sociales. Ensuite, il y a le renouvellement des pratiques et de la vie politique. Finissons-en avec le cumul des mandats à gauche comme à droite et surtout à l’extrême droite, parce que c’est le parti qui cumule le plus. Aujourd’hui la plupart des présidents de régions nouvellement élus, ça reste des hommes blancs de plus de 50 ans. On a des responsables politiques qui ne ressemblent pas assez à la population. On a besoin de diversité, de parité et de jeunesse.

Justement la jeunesse était au cœur de la campagne de François Hollande en 2012. Sur quoi devrait-il travailler les seize mois qui viennent, avant la prochaine élection présidentielle?
Quand on se compare avec la droite, on peut se rassurer. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites pour les jeunes : la réforme de l’école, l’ouverture de la prime d’activité en janvier 2016, avec des jeunes qui entrent dans le droit commun et qui ont accès aux minimas sociaux. On a augmenté les bourses au début du quinquennat, etc. Mais effectivement on n’est pas allé assez loin. Beaucoup de jeunes ne sentent pas dans leur quotidien l’impact de la gauche arrivée au pouvoir en 2012. C’est ce sur quoi il faut travailler. Aujourd’hui, quand on a moins de 25 ans, on n’a pas le droit au RSA et on ne voit pas au nom de quoi parce qu’on est jeune, on n’aurait pas les mêmes droits que les autres. Les jeunes forment la catégorie la plus pauvre en France et c’est une urgence de travailler sur ce point : augmenter les APL, augmenter les loyers, réduire le temps de travail pour créer des emplois, augmenter le Smic, etc.

La « bougitude » ! (Kanner, ministre de la jeunesse)

La « bougitude » (Kanner, ministre de la jeunesse)

Le gouvernement innove vraiment en matière d’ ingénierie sémantique. Il ya évidemment les célèbres néologismes de l’inénarrable Ségolène. Mais l’obscur Ministre de la jeunesse, Patrick Kanner a apporté sa pierre à l’appromixitude  de la langue de Ségolène. En effet lors du conseil des ministres du 14 octobre d’après le Canard il a présente le site internet  pour faciliter la mobilité des jeunes. Et sur la plaquette de présentation le titre «  la bougitude » ; Pour faire jeune évidemment !  Et rejoindre sans doute la communauté ségolienne de la crétinitude ?

Loi Macron un coup de jeunesse pour le pays !!! (Hollande)

Loi Macron un coup de jeunesse pour le pays !!! (Hollande)

 

Il ne faut décidément pas grand-chose à Hollande pour être satisfait ; d’après lui c’est la loi Macron qui va donner un coup de jeune à notre société ; En fait une loi qui n’est qu’un ramassis de de mesures de bric et de broc (un bout de truc sur les notaires, le travail le dimanche ou encore les cars sur autoroutes) Pas vraiment un programme de modernisation de l’économie. Là où il fallait saisir l’opportunité pour engager la réforme de l’Etat si coûteux et si paralysant. Pas possible sans doute car la mafia des énarques détiennent tous les postes et s’engraissent de ces superstructures inutiles.   François Hollande a jugé mercredi 31 décembre que la France « est capable de se transformer » jugeant que la loi Macron bientôt débattue au Parlement serait « un coup de jeune pour la société » lors de ses vœux aux Français. La France est capable de se transformer. Je sais que vous y êtes prêts (Hollande intégré là le résultat de sondage qui démontrent que les français sont davantage réformateurs que la classe politique°.    »La France est capable de se transformer. Je sais que vous y êtes prêts », a dit le chef de l’Etat, en citant en exemple le projet de loi Macron sur l’économie, qui sera débattu prochainement au Parlement et qui sera un « coup de jeune pour notre société ».  Cette loi « va libérer les initiatives, casser les rentes, libérer les énergies, l’activité, développer l’emploi, simplifier la vie des entreprises tout en protégeant les salariés », a-t-il détaillé, jugeant que cette loi était surtout « destinée à la jeunesse ». « La jeunesse ce sera toujours ma priorité » encore un slogan qui ne mange pas de pain), a-t-il assuré.  Aux entreprises maintenant d’embaucher et d’investir, c’est le sens du mot responsabilité  Revenant sur le pacte de responsabilité, qui entre en vigueur le 1er janvier, il a renvoyé la balle aux entreprises : « Aux entreprises maintenant d’embaucher et d’investir, c’est le sens du mot responsabilité », a dit le chef de l’Etat. « Notre obligation commune, c’est la lutte contre le chômage », a-t-il  ajouté. Un beau slogan mais vide de sens !




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