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Les jeunes , orphelins politiques

Les  jeunes , orphelins politiques

De plus en plus de Français ne se retrouvent pas dans les clivages politiques traditionnels et les partis correspondants. Mais c’est encore plus vrai chez les jeunes

 Un tiers des jeunes s’est abstenu au premier tour de l’élection présidentielle. Pour le sociologue,Olivier Galland,  la désaffiliation politique des jeunes résulte d’un désintérêt aggravé par un affaiblissement aussi de l’adhésion à l’idéal démocratique.

Olivier Galland est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, et auteur de Radiographie de la jeunesse française aujourd’hui, paru en 2022 chez Nathan

Interview dans le Figaro

 Lorsque le discours politique s’adresse aux jeunes, c’est le plus souvent en postulant que «la jeunesse » va mal. Le tableau que vous dressez est moins pessimiste…

Olivier GALLAND. - La jeunesse de France n’est pas si malheureuse qu’on le dit, à condition d’entrer un peu dans le détail. Dans notre enquête, 82 % des jeunes se disent «heureux». D’autres enquêtes ont montré qu’ils sont également majoritairement optimistes quant à leur avenir personnel. Mais bien sûr, il n’existe en réalité pas une seule jeunesse. Nous avons interrogé avec l’Institut Montaigne 8000 jeunes, et montré que les jeunes qui ont un diplôme, et plus encore un diplôme d’études supérieures, s’en sortent plutôt bien – malgré une période de transition avant l’emploi en CDI qui est souvent difficile. À 30 ans, 80 % des jeunes diplômés ont un emploi stable.

Présidentielle 2022 : 80% des jeunes envisageraient de voter d’après une étude douteuse

Présidentielle 2022 : 80% des jeunes envisageraient de voter d’après une étude douteuse

 

Une étude particulièrement douteuse d’ Ipsos – Sopra Steria démontrerait que 80 % des jeunes seraient prêts à voter aux présidentielles.

De quoi s’interroger sur la pertinence de tels résultats quand on connaît le désintérêt général des électeurs potentiels. Globalement il y a d’abord environ 10 % de Français non-inscrits auxquels il faut ajouter 35 % qui n’ont pas l’intention de voter. Les jeunes feraient exception de près cette étude d’ Ipsos.

Exactement le contraire des enquêtes conduites Anne Muxel, directrice de recherches. 

 

Anne Muxel, directrice de recherches au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), a conduit plusieurs enquêtes sur le rapport des jeunes à la politique. Elle a notamment publié (avec Olivier Galland) La Tentation radicale. Enquête auprès des lycéens (PUF, 2018). (interview)

Avec un taux d’abstention de près de 60 % toutes tranches d’âge confondues, le scrutin municipal du 28 juin a battu un record, mais qu’en est-il de l’électorat jeune ? Un record dans le record ?

Oui, c’est encore plus marqué chez les jeunes, puisque l’abstention atteint 72 % chez les 18-34 ans, selon une estimation Ipsos-Sopra Steria. Rien d’étonnant : pour la tranche 18-24 ans, quel que soit le type de scrutin, le taux, ces dernières années, est supérieur de dix points en moyenne à celui de l’ensemble de la population. Au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, comme aux élections européennes de 2019, seul un petit tiers des 18-24 ans s’était rendu aux urnes. Mais dans le surcroît d’abstention des jeunes entrent plusieurs composantes.

Il y a d’abord ce que j’appelle le « moratoire électoral » des années de jeunesse : un temps de latence avant le passage à l’exercice effectif du droit de vote. Outre l’entrée progressive dans la vie adulte, il y a aussi le phénomène de « mal-inscription », quand certains restent inscrits près de chez leurs parents alors qu’ils sont déjà éloignés géographiquement par les études ou le travail. A ces causes structurelles s’ajoutent des raisons plus politiques, l’abstention exprimant alors soit une forme consciente et délibérée de protestation, soit une totale indifférence vis-à-vis du jeu électoral. L’abstention des jeunes s’inscrit aussi dans la généralisation d’un nouveau type de comportement électoral que l’on observe dans l’ensemble de la population : la participation intermittente, variable selon les enjeux et les scrutins. Le vote systématique, c’est-à-dire le sens du devoir de voter, s’est affaibli.

Le désengagement croissant des jeunes du jeu électoral ne met-il pas en cause, à terme, la pérennité des institutions ?

Le vote est l’outil par excellence de « faisabilité » de la vie démocratique. Si les jeunes continuent de se désengager de cette action citoyenne, alors cela peut effectivement mettre en péril la solidité de la démocratie elle-même. Il faut cependant nuancer car il existe d’autres formes d’implication dans la vie démocratique que la participation aux élections. Mais cette question du désengagement est réelle. Elle s’adresse à toute la classe politique et concerne, même si le phénomène est plus marqué chez les jeunes, toute la population, tant la défiance à l’endroit des institutions et du personnel politique est forte.

 

Détention de cryptoactifs : Une petite minorité deux jeunes avides de gains rapides

Détention de cryptoactifs : Une petite minorité deux jeunes avides de gains rapides

 Grâce à une première étude réalisée par le cabinet KPMG pour le compte de l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan), il ressort qu’en janvier 2022, 8 % de la population adulte française ont investi dans des cryptoactifs (cryptomonnaies et NFT, jetons non fongibles).

Même si les comparaisons internationales ne sont pas aisées, c’est un peu moins qu’aux États-Unis (16 %), en Russie ou à Singapour.  C’est davantage que le nombre de Français qui détiennent des actions en propre (6,7% selon l’AMF) alors que les cryptos ont moins de 10 ans d’existence», souligne Alexandre Stachtchenko, directeur blockchain & cryptoactifs de KPMG France.

Près de deux tiers (61 %) des Français qui ont investi dans les cryptoactifs se sont lancés il y a moins de trois ans;  Beaucoup à l’occasion de la crise sanitaire évidemment de l’envolée des crytomonnaies qui ui ont récemment brutalement et fortement chuté après les corrections boursières.

L’engouement pour les crypto monnaie a aussi bénéficié du soutien actif d’influenceurs en général jeunes également qui évidemment ne sont pas neutres puisque rémunérés par les plates-formes de cryptos.

2022-Primaire populaire: des bobos, urbanisés, jeunes et socialement à l’aise

  • Primaire populaire: des bobos, urbanisés, jeunes et socialement à l’aise

 

La primaire dite populaire sera tout sauf une véritable consultation vraiment démocratique. Elle a d’abord été initiée par des personnalités en général aisées  de la même manière que ceux qui vont y participer. Sociologiquement, les partisans de cette démarche très majoritairement sont plutôt des bobos, urbanisés et appartiennent à des classes qui ne sont pas vraiment populaires.

À peu près le même public qu’on retrouve dans les organisations d’extrême-gauche ou surtout chez les écolos d’Europe écologie les Verts. Ils sont de gauche bien sûr mais plutôt tendance gauchiste, anarchiste, utopiste voire révolutionnaire. En tout cas plutôt radicaux.Beaucoup sont fonctionnaires ou équivalents

Pour l’ensemble de cette population, c’est davantage le mouvement qui compte que le contenu du programme. Pour preuve Taubira va sans doute emporter cette élection puisqu’elle est la seule candidate en réalité. La contradiction la plus flagrante c’est que cette primaire populaire devait à l’origine favorisée l’union de la gauche. Par cette opération on va diviser  un peu plus une gauche déjà complètement éclatée. En outre on confiera à Taubira le soin de représenter l’union, elle qui a déjà fait tomber la gauche en 2002 en se maintenant face à Jospin. Bref une opération totalement irresponsable, improductive et qui en quelque sorte va continuer de tuer un peu plus la gauche en tout cas de la déconsidérer.

Primaire populaire: des bobos, urbanisés jeunes et socialement à l’aise

  • Primaire populaire: des bobos, urbanisés jeunes et socialement à l’aise

 

La primaire dite populaire sera tout sauf une véritable consultation vraiment démocratique. Elle a d’abord été initiée par des personnalités en général aisées  de la même manière que ceux qui vont y participer. Sociologiquement, les partisans de cette démarche très majoritairement sont plutôt des bobos, urbanisés et appartiennent à des classes qui ne sont pas vraiment populaires.

À peu près le même public qu’on retrouve dans les organisations d’extrême-gauche ou surtout chez les écolos d’Europe écologie les Verts. Ils sont de gauche bien sûr mais plutôt tendance gauchiste, anarchiste, utopiste voire révolutionnaire. En tout cas plutôt radicaux.Beaucoup sont fonctionnaires ou équivalents

Pour l’ensemble de cette population, c’est davantage le mouvement qui compte que le contenu du programme. Pour preuve Taubira va sans doute emporter cette élection puisqu’elle est la seule candidate en réalité. La contradiction la plus flagrante c’est que cette primaire populaire devait à l’origine favorisée l’union de la gauche. Par cette opération on va diviser  un peu plus une gauche déjà complètement éclatée. En outre on confiera à Taubira le soin de représenter l’union, elle qui a déjà fait tomber la gauche en 2002 en se maintenant face à Jospin. Bref une opération totalement irresponsable, improductive et qui en quelque sorte va continuer de tuer un peu plus la gauche en tout cas de la déconsidérer.

Snapchat, TikTok, Twitter, YouTube: une fabrique de jeunes idiots dépendants ?

Snapchat, TikTok, Twitter, YouTube: une fabrique de jeunes idiots dépendants  ?

 

Malgré la maîtrise des outils numériques, les jeunes ne sont pas forcément armés pour faire face au flot d’information déversé quotidiennement sur les réseaux sociaux, et peuvent avoir une vision limitée de l’actualité puisque l’information reçue dépend directement de ses abonnements et des partages de ses amis. Il y a là le risque de s’enfermer dans des bulles de filtres estime Elodie Gentina, Associate professor, marketing, IÉSEG School of Management. L’experte note que les jeunes sont de plus en plus dépendants d’influenceurs journalistes officiels ou non qui réduisent les problématiques jusqu’à la caricature.

Les 18-25 ans, nés avec le numérique, ont recours à des outils différents pour s’informer. Ils privilégient Internet (66 %), via leur smartphone, puis la télévision (26 %). 

 

Nés avec le digital, les 18-25 ans sont plus équipés, plus connectés que les générations précédentes. Ils n’ont pas recours aux mêmes outils pour s’informer que les générations précédentes. Alors que les plus de 35 ans se tournent majoritairement vers la télévision (53%), Internet (23%) et enfin la radio (17%) quand ils veulent se tenir au courant de l’actualité, la tendance est inversée chez les moins de 35 ans. Ces derniers privilégient Internet (66%), via leur smartphone, puis la télévision (26%). Chez les moins de 25 ans, l’usage d’internet pour s’informer est encore plus marqué, atteignant 75% d’entre eux.

Bien que la télévision soit le premier moyen d’information (46% sont d’abord informés par ce moyen), seulement 21% des moins de 25 ans regardent le journal télévisé. D’après le 34e baromètre Kantar Public, les trois quarts des 18-25 ans s’informent d’abord sur Internet, et en particulier sur leurs smartphones, pour suivre l’actualité en temps réel. Ils peuvent accéder à des contenus personnalisés, commenter, évaluer, réagir et partager l’information rapidement et facilement.

Dès lors, les médias transitionnels n’ont plus que le choix d’aller toucher le jeune public là où il se trouve, en lui proposant une offre éditoriale adaptée à ses usages. C’est ce que certains journaux ont compris en proposant du contenu en ligne quotidiennement sur les réseaux sociaux pour toucher les jeunes lecteurs. Par exemple, Le Monde a investi les formats courts sur Snapchat et Instagram. En 2020, le journal a même sauté le pas vers TikTok, en diffusant du contenu au moment du mouvement #BlackLivesMatter. Quant à Libération, sa version numérique, se classant parmi les sites d’information mobiles les plus visités.

 

Le web (et plus particulièrement les réseaux sociaux) est devenu la porte d’accès à l’acquisition des connaissances chez les jeunes, modifiant ainsi leurs pratiques en matière de recherche et de consommation de l’information. Il est bien loin, le temps du rendez-vous familial devant le journal télévisé du 20h, ou celui de l’écoute des infos à la radio le matin. C’est souvent seuls, pendant les trajets, en attendant un rendez-vous, durant différentes pauses de la journée, que les jeunes suivant l’actualité via les réseaux Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter… Selon les résultats du Baromètre Kantar 2021, 46% des jeunes s’informent via les réseaux sociaux numériques. Plus l’information est proche d’eux, plus les jeunes s’y intéressent.

Ils privilégient le contenu vidéo, plutôt que le contenu écrit, et recherchent un accès rapide, instantané et quotidien de l’actualité, en recourant à la multitude des supports numériques (tablettes numériques, smartphones…) présents dans leur quotidien. D’après l’étude Adweek, 78% des jeunes de moins de 25 ans visionnent des contenus vidéos chaque jour sur YouTube.

 

De nouveaux médias pure players comme Brut, Loopsider, Konbini ou encore Neo ont compris que les 18-25, peu intéressés par l’actualité politique et par les « hard news », recherchent des informations insolites et divertissantes. Ils ont su tirer leur succès des réseaux

Ces formats sont totalement en phase avec les attentes des 18-25 ans, qui privilégient la vidéo courte (1 à 5 minutes), commentée, au point qu’Emmanuel Macron avait consacré lui-même une interview exclusive à Brut en décembre dernier. Les vidéos virales de Brut ont généré 20 milliards de visionnages en 2020, au point qu’elles devanceraient la BBC avec 39 millions de spectateurs uniques par mois en Europe. Konbini compterait plus de 10 millions de visiteurs uniques tous les mois et Loopsider, plus récent, aurait 150 millions de vidéos vues par mois.

Bien que les jeunes soient séduits par tous ces nouveaux médias, centrés sur les vidéos, 70% d’entre eux continueraient de consulter au moins une page de média traditionnel sur les réseaux sociaux.

Les jeunes se sentent éloignés des sujets traités par les médias et de la hiérarchie des informations qui y est pratiquée. Les jeunes voient le monde en horizontalité, en réseau, et la parole du journaliste devient pour les jeunes aussi valable que celle d’un influenceur. Dès lors, on peut se poser la question de savoir si les influenceurs d’aujourd’hui sont les journalistes de demain, alors que des jeunes montent leur propre média en misant sur les réseaux sociaux. Par exemple, Hugo décrypte, surnommé le « petit prince de l’info », mise sur YouTube et Instagram pour convertir les jeunes à l’actualité.

D’autres journalistes ont aussi basculé sur les réseaux sociaux, comme Samuel Etienne qui animait jusqu’en avril 2021  »la Matinée Est Tienne » sur Twitch, afin d’échanger avec les jeunes sur l’actualité via la plate-forme de streaming dont il a su s’approprier les codes.

Malgré la maîtrise des outils numériques, les jeunes ne sont pas forcément armés pour faire face au flot d’information déversé quotidiennement sur les réseaux sociaux, et peuvent avoir une vision limitée de l’actualité puisque l’information reçue dépend directement de ses abonnements et des partages de ses amis. Il y a là le risque de s’enfermer dans des bulles de filtres.

Les parents et les enseignants ont un rôle éducatif à jouer pour aider leurs enfants à élargir leurs horizons, à prendre du recul sur le contenu de l’information reçue qui peut être ludique, sans réelle portée informative et bien sûr à situer les sources et développer des  »gestes barrières » pour repérer les fake news.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

COP26 : un retard pour cacher l’échec

La conférence sur le climat de Glasgow joue les prolongations. L’objectif est maintenant de déboucher sur un texte de compromis suffisamment vague pour cacher les divergences et les chèques global de la rencontre notamment surl’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.

 

Il y a aussi de nombreuses oppositions concernant la contribution mondiale de l’ordre de 100 milliards à attribuer aux pays en développement afin qu’ils puissent lutter également contre le changement climatique. Au-delà de la question symbolique des 100 milliards et de la «confiance brisée», les pays en développement ont mis sur la table une proposition pour créer un mécanisme spécifique de prise en compte des «pertes et préjudices», c’est-à-dire les dommages déjà causés par les impacts ravageurs des tempêtes, sécheresses et canicules qui se multiplient. En vain pour l’instant, en raison de l’opposition des pays riches, selon plusieurs observateurs. Un chiffrage de ses impacts–sans doute à multiplier par 10 la contribution mondiale au pays en développement.

 

Certes cette contribution mondiale serait nécessaire mais des divergences apparaissent sur son montant mais aussi sur son utilisation. Nombre de pays en développement à la démocratie douteuse pourrait en effet détourner au profit des dirigeants une manne destinée à l’adaptation à la nouvelle donne climatique.

 

Finalement on cherche le minima communs dans la déclaration finale. Pour tenter de limiter le réchauffement, le texte provisoire de la présidence britannique appelle les États membres à relever leurs engagements de réduction d’émissions plus régulièrement que prévu dans l’accord de Paris, et ce dès 2022. Même si la possibilité d’aménagements pour «circonstances nationales particulières» a été ajoutée par rapport à la première version, provoquant des critiques des ONG sur la réelle ambition des pays à limiter le réchauffement. Malgré les nouveaux engagements à l’échéance 2030 annoncés juste avant et depuis le début de la COP, le monde se dirige toujours vers un réchauffement «catastrophique» de 2,7°C, selon l’Onu. Alors qu’un réchauffement de 1,1°C environ provoque déjà aujourd’hui une multiplication des catastrophes.

Autre question sensible au cœur des négociations, les énergies fossiles, principales responsables du réchauffement de la planète. Alors que l’accord de Paris ne les mentionnait pas, le dernier projet de déclaration prévoit l’inclusion – adoucie par rapport à la première version – de la sortie de leur financement.

Le « revenu d’engagement jeunes » devient « le contrat »

Le    »revenu d’engagement jeunes » devient « le contrat » mais le champ est plus limité

Un changement de nom qui ne semble pas modifier grand-chose sinon le nombre de personnes intéressées voire même l’éventuel revenu de 500 € par mois.. En fait, il a changer le nom en retenant l’intitulé contrat d’engagement et non pas revenu d’engagement pour ne pas le confondre avec le RSA. Pour des raisons financières on a restreint le champ d’application.

Le scénario désormais privilégié pourrait concerner 500.000 à 600.000 jeunes de 16 à 25 ans par an, depuis un certain temps ni en emploi, ni en formation, ni en étude au lieu du million voire plus envisagé cet été, lorsqu’était évoquée la possibilité d’y inclure aussi des travailleurs précaires et la totalité des jeunes sans emploi ni formation. Des jeunes qui pourraient toucher 500 € par mois mais dont on ne sait pas exactement dans quelles conditions.

Le dispositif comporte aussi un aspect financier pour les jeunes qui signeront ce contrat. « Une allocation pouvant aller jusqu’à 500 euros pourra être versée », écrit Emmanuel Macron. Selon les revenus de la personne, notamment si elle trouve un emploi ou une formation en cours d’accompagnement, le montant de l’allocation pourra diminuer, comme c’est déjà le cas avec la Garantie jeunes (elle tombe à 0 à partir de 1 271,57 euros de revenus).

 Le Contrat d’engagement jeune va finalement « se substituer » à la Garantie jeunes, a précisé Jean Castex mardi.

Là où la Garantie jeunes est uniquement confiée aux missions locales, le Contrat d’engagement jeune pourra en revanche être géré par d’autres acteurs, notamment Pôle emploi, a expliqué le Premier ministre. Il promet également que l’accompagnement sera plus « intensif et personnalisé », et que les bénéficiaires auront un unique référent, qu’ils rencontreront au moins tous les 15 jours. Le chef du gouvernement dit aussi compter sur des partenariats avec des acteurs de terrain comme les associations sportives ou de lutte contre la pauvreté, pour orienter les jeunes vers ce contrat et mieux comprendre leurs besoins.

 Le mot ‘revenu’ a pu interroger. Levons toute ambiguïté, nous sommes dans une logique contractuelle », précisait Jean Castex aux Echos, en septembre. Il insistait alors sur le fait que la mesure n’était pas équivalente à une ouverture du RSA aux moins de 25 ans.

Reste cependant une ambiguïté sur le champ d’application qu’appelle-t-on exactement des jeunes durablement sans emploi ?

La vérité sans doute ce qu’on veut limiter au maximum le nombre de bénéficiaires à 500 000 au lieu d’un million .

La « Garantie jeunes universelle « aussi !

La « Garantie jeunes universelle « aussi !

 

 

Toujours pour éviter la généralisation du RSA jeune le gouvernement le gouvernement vient de lancer successivement le revenu d’engagement des jeunes

toujours pour éviter la généralisation du RSA jeune, le gouvernement vient de lancer alternativement la garantie jeune universelle et le contrat d’engagement. Le contrat d’engagement viserait 500 à 600 000 jeunes de 16 à 25 ans sans emploi et sans formation. La garantie jeune universelle couvrirait 200 000 jeunes au lieu de 100 000 actuellement.

Lancée en 2013, puis généralisée en 2017 par Myriam El Khomri, la Garantie jeunes assure aux 16/25 ans, ni en emploi, ni en études ni en formation, les fameux «Neet», une allocation mensuelle .

Le projet, objet de très nombreuses concertations , est censé apporter une réponse en mieux aux tenants du RSA jeunes : une allocation allant jusqu’à 500 euros mais pas sans rien, couplée avec la promesse d’un accompagnement par un référent dans une mission locale ou à Pôle emploi.( bref ce qui existe déjà!).

Un revenu d’engagement jeunes assez vague

Un revenu d’engagement jeunes assez vague

Emmanuel Macron présentera mardi le «revenu d’engagement» pour les jeunes de 16-25 ans qu’il avait promis en juillet, a appris lundi l’AFP de sources gouvernementales. En fait, il a changer le nom en retenant l’intitulé contrat d’engagement et non pas revenu d’engagement pour ne pas le confondre avec le RSA. Pour des raisons financières on a restreint le champ d’application.

Le scénario désormais privilégié pourrait concerner 500.000 à 600.000 jeunes de 16 à 25 ans par an, depuis un certain temps ni en emploi, ni en formation, ni en étude au lieu du million voire plus envisagé cet été, lorsqu’était évoquée la possibilité d’y inclure aussi des travailleurs précaires et la totalité des jeunes sans emploi ni formation. Des jeunes qui pourraient toucher 500 € par mois mais dont on ne sait pas exactement dans quelles conditions.

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine 

 

La réglementation interdit déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

La Chine a annoncé lundi 30 août qu’elle allait interdire aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux sur internet. Les mineurs ne pourront plus jouer qu’une heure par jour, et uniquement les vendredis, samedis et dimanches, soit trois heures maximum par semaine. Ils ne pourront par ailleurs jouer « qu’entre 20 heures et 21 heures ». Pendant les vacances scolaires, ils pourront jouer une heure par jour.

 

Le jeu vidéo en ligne est décrié depuis longtemps en Chine pour ses conséquences négatives : baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d’activité physique ou risque d’addiction. La réglementation interdisait déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

Covid: Une épidémie de jeunes en Loire-Atlantique

Covid: Une épidémie de jeunes en Loire-Atlantique

Les pays de Loire connaissent une situation contrastée avec une progression inquiétante du virus dans les zones touristiques de Loire-Atlantique et de Vendée. Par contre, la situation est plus maîtrisée dans les autres départements . Autre constat, c’est une population plus jeune qui est désormais hospitalisée.

 

Le médecin de l’ARS  indique que « nous sommes dans une épidémie de jeunes désormais. On a vacciné les personnes à risques qui étaient les plus âgées. Aujourd’hui c’est parmi les jeunes que le virus circule, et beaucoup de ces personnes sont hospitalisées, et faire le covid ce n’est pas si anodin que ça même pour les jeunes.

On fait le constat d’une différence importante entre la côte et le reste de la région. On a eu une très forte montée du taux d’incidence en juillet avec une explosion dans la tranche d’âge des 15-30 ans. On commence à voir des hospitalisations et des entrées en réanimation. Aujourd’hui la situation n’est pas problématique 37 personnes sont en réanimation dans la région. Et il faut en tenir compte.

Sur la Mayenne, la Sarthe et le Maine-et-Loire on est plutôt sur une augmentation lente ou faux plat, signe de la contagiosité du virus. Celle de la grippe au départ, et celle de la varicelle désormais.

Deux chiffres pour comprendre : « Si on prend un patient contaminé par le covid original, on a sur 5 à 6 semaines, si on ne prend pas de mesures, de type masques, tests, isolement, vaccination, 250 personnes contaminées à leur tour. Avec la même absence de mesures, une personne touchée par le variant delta va en contaminer… 16 000″.

Et le médecin de rappeler qu’une personne vaccinée a trois fois plus de chance de ne pas être contaminée, selon l’Imperial College de Londres. Sans préjuger de la gravité de la maladie qui pourra être développée.

La vaccination permet de se prémunir des formes graves de la COVID-19 de l’hospitalisation, de la réanimation, du décès. « Sur 100 personnes qui présentent une forme grave, seules 5 ou 7 sont des personnes vaccinées. Toutes les autres ne sont pas vaccinées, donc le vaccin protège bien », indique Pierre Blaise. « Aux Antilles, 97% des personnes hospitalisées, n’ont pas été vaccinées, 100% des personnes en réanimation n’ont pas été vaccinées ».

Gymnastique de haut niveau : Une torture physique et morale de très jeunes enfants

 Gymnastique de haut niveau : Une torture physique et morale de très  jeunes enfants

 

La sociologue Caroline Ibos revient sur le retrait de l’athlète américaine Simone Biles des JO de Tokyo et propose, dans une tribune au « Monde », une analyse sociopolitique de la gymnastique comme système d’exploitation du corps des filles.(extrait)

 

Tribune

 

Reine annoncée des Jeux olympiques de Tokyo, la gymnaste étatsunienne Simone Biles a abandonné mardi 27 juillet le concours par équipes au milieu de la compétition ; elle avait échoué à réaliser une figure particulièrement difficile au saut de cheval. Le retrait de celle qui domine aujourd’hui son sport plus que toute autre sur terre a semé la stupeur. Mais ce qui a le plus embarrassé le monde du sport est l’explication qu’elle en a donnée : « Dès que je mets le pied sur le tapis, il n’y a plus que moi et ma tête… Faire face aux démons dans ma tête. Je veux me concentrer sur mon bien-être, il n’y a pas que la gym dans la vie. »

Depuis, les commentaires honorent ou déboulonnent l’icône : ils saluent le courage de la « plus grande championne de tous les temps » à briser les tabous, ou la dépouillent de ce blason de GOAT (« Greatest of All Times », « meilleure de tous les temps ») et moquent la petite chèvre brodée sur ses maillots. Et les réseaux sociaux déversent sur elle brouettes de fleurs et torrents de boue.

 

Pourtant, comprendre ce coup de théâtre à partir de la seule personnalité de Simone Biles, à partir de sa supposée surhumanité ou de ses possibles failles, masque ce qu’il exprime et que Simone Biles ne cesse de dénoncer depuis des années : la violence du système de la gymnastique féminine de haut niveau. Une violence dont l’enjeu est d’incarner la gloire nationale dans des corps et des vies contrôlés depuis l’enfance.

Façonner le corps des filles est l’art d’un sport hanté par Pygmalion. Avant d’être étatsunienne, la gymnastique artistique fut soviétique, et c’est dans les régimes communistes qu’a surgi le modèle de l’entraîneur surpuissant, héros du travail et créateur de championnes adolescentes.

 

Rappelons-nous [la RusseElena Mukhina [1960-2006], championne du monde en 1978. Orpheline, entraînée depuis l’âge de 8 ans par l’ancien champion de barre fixe Viktor Klimenko, elle se brise à 20 ans les vertèbres cervicales, quelques jours avant les Jeux de Moscou (1980), et reste entièrement paralysée. Malgré une jambe cassée, Klimenko la forçait à s’entraîner pour être la GOAT de son époque, la première à réaliser une folie de double salto et demi réceptionné sur la nuque.

Dans ce système d’appropriation des corps, le modelage est redoublé par l’exploitation sexuelle, l’éclat de l’innocence rehaussée par la souillure cachée. Olga Korbut, surnommée le « moineau de Minsk » et gloire soviétique des Jeux olympiques de Munich (1972), accusa à la fin du XXe siècle son ancien entraîneur, Renald Knysh, de l’avoir violée de multiples fois alors qu’elle avait 15 ans, réduite à l’esclavage sexuel et menacée d’exclusion de l’équipe nationale si elle parlait. En 2017, elle vendait aux enchères ses médailles olympiques, geste qui, dit-elle, lui « sauvait la vie ».

Démagogie : Macron en T-shirt pour les jeunes…. demain à poil pour les nudistes ?

Démagogie : Macron en T-shirt pour les jeunes…. demain à poil pour les nudistes ? 

 

Le président a encore innové en se laissant prendre en T-shirt par la caméra destinée à diffuser des messages de prévention sanitaire aux jeunes. Encore évidemment un coût de communication aussi ridicule qu’inefficace. Évidemment on voit mal De Gaulle ou Mitterrand s’adresser  aux Français en maillot de corps.

Il faut que la politique soit tombée bien bas pour que celui qui assure la magistrature suprême se laisse aller dans des postures et des situations aussi lamentables. On peut supposer que pour s’adresser aux nudistes le président de la république n’hésiterait pas à se mettre à poil.

 Dans son intervention, le président de la République apparaît en tee-shirt noir et se filme lui-même. Façon de casser les codes d’une communication traditionnelle et de s’adresser à une partie de la population via les réseaux sociaux. Le président a promis qu’il répondrait lui-même toute la semaine aux questions des internautes des réseaux sociaux. Évidemment un énorme mensonge d’autant que le problème majeur qui se pose est celui du manque de vaccins et de cette politique laxiste de mobilité lâchée pendant les vacances aussi par démagogie.

COVID-19: menace croissante sur les jeunes

COVID-19: menace croissante sur les jeunes

Les autorités constatent un net ralentissement des contaminés. Un risque de contamination accrue chez les jeunes.

Désormais, « 50% des malades en réanimation ont moins de 65 ans. Il y a quasiment autant de malades qui ont entre 15 et 65 ans, que plus de 70 ans. Ça montre que la vaccination fonctionne », a confirmé Laurent Zieleskiewicz, anesthésiste-réanimateur à Marseille, ce jeudi sur BFMTV.

 

« Il y a décrochage entre le nombre de cas positifs et l’augmentation des hospitalisés. Mais ça commence à bouger sur les hospitalisations et les réanimations avec des patients plus jeunes. Car les plus âgés sont vaccinés: à 65 ans, on est à plus de 85% de vaccinés », a détaillé le président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français.

Au 29 juillet, sur les 1015 patients en réanimation, 445 ont moins de 60 ans. Dans le détail, ils sont 6 à avoir entre 0 et 19 ans, 92 entre 20 et 39 ans et 347 entre 40 et 59 ans. Du côté des personnes plus âgées, au 28 juillet, 523 ont entre 60 et 79 ans et 42 plus de 80 ans, soit 555 ayant plus de 60 ans. L’écart se resserre donc entre les patients jeunes et les autres.

En comparaison, mi-janvier, juste après la 2e vague et alors que la 3e se profile déjà, 2730 malades sont en réanimation. 537 ont moins de 60 ans: 8 entre 0 et 19 ans, 57 entre 20 et 39 ans, et 472 entre 40 et 59 ans. Mais les malades plus âgés sont beaucoup plus nombreux qu’actuellement: 1842 ont entre 60 et 70 et 324 plus de 80 ans.

Vaccination des jeunes : une urgence

Vaccination des jeunes : une urgence

Dans une tribune au « Monde », la politiste regrette qu’aucun dispositif ne cible la protection des enfants et adolescents, alors même que la contagiosité accrue du nouveau variant et la vaccination des adultes contre le Covid-19 les mettent en première ligne.(Extrait)

 

L’exécutif et le Parlement viennent de débattre de la stratégie de lutte contre la pandémie de Covid-19. Les grands oubliés de ce débat important sont les 15 millions d’enfants et d’adolescents que la quatrième vague va pourtant frapper durement dans les semaines qui viennent. La généralisation du passe sanitaire, mesure-phare du projet de loi adopté dimanche 25 juillet, ne les concerne pas : les enfants de moins de 12 ans en étaient d’emblée dispensés, et ce sera finalement aussi le cas, jusqu’à fin septembre, des adolescents, qui accèdent à la vaccination depuis le 15 juin mais dont la couverture vaccinale ne dépasse pas, à ce jour, les 10 %. Les lieux d’enseignement étaient d’emblée exclus du périmètre d’application.

Au Parlement, les mineurs n’ont été évoqués qu’au prisme de la vaccination des 12-18 ans, au travers d’amendements de tous bords combattant, heureusement sans succès, qu’ils soient soumis au passe sanitaire pour leurs activités de loisirs : les mesures de prévention pèseraient alors sur eux d’un poids disproportionné, dit-on, par rapport à un virus assez généreux pour les épargner. C’est là raisonner dans un cadre épidémiologique que la réalité de la rentrée va rendre complètement périmé.

 

Aucun dispositif, dans la stratégie de lutte contre la quatrième vague, ne cible la protection des enfants et adolescents. Ce sont eux pourtant qui seront en première ligne d’ici à la rentrée. Deux facteurs renforcent aujourd’hui leur fragilité : la contagiosité accrue du variant Delta ; et la vaccination des classes d’âge plus âgées, mieux vaccinées qu’eux, qui accroît de ce fait la pression du virus sur eux. Avant l’été, les mineurs représentaient déjà 25 % des cas détectés. Ils pourraient bientôt compter pour 50 % des contaminations, selon les dernières modélisations.

Au pic, dès septembre, dans un scénario médian où l’on compterait alors 100 000 nouveaux cas par jour, il y aurait donc 50 000 enfants et adolescents infectés chaque jour. Ces projections de l’Institut Pasteur (Hozé et al., 9 juillet 2021 ; Bosetti et al., 13 juillet 2021), accessibles à tous et mises à jour régulièrement sur son site, sont considérées comme vraisemblables même avec l’impact positif de la généralisation du passe sanitaire sur le rythme des vaccinations.

En dépit de ces perspectives alarmantes, il reste très difficile dans notre pays de parler de la réalité du risque Covid chez les mineurs. Plusieurs facteurs l’expliquent. Le soulagement, d’abord, au printemps 2020, de constater que les formes graves de l’infection étaient extrêmement rares pour eux. L’incertitude, ensuite, sur leur rôle dans la circulation virale tout au long de la période de confinement. L’inquiétude, aussi, pour leur santé mentale, affectée par le confinement, les périodes de scolarité en distanciel, et la violence même de cette épidémie qui bouleverse leur quotidien et leurs familles. La sanctuarisation, enfin, de l’impératif scolaire : le président de la République, en ouverture de son allocution du 12 juillet, a convoqué les Français à la fierté d’appartenir à l’une des nations qui a le moins fermé ses écoles.

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