Archive pour le Tag 'Jeanne d’Arc !'

Jeanne d’Arc : après Le Pen récupérée par Philippe et Macron

Jeanne d’Arc : après Le Pen récupérée par Philippe et Macron

 

 

 

L’image Jeanne Drac tombe dans le potage politique contemporain. D’abord récupérée par Le Pen, la pucelle est maintenant courtisée par Philippe dans une  opération de recomposition politicienne  loin du symbole de libération que représente Jeanne d’Arc. En fait,  il s’agit d’honorer le maire d’Orléans qui a démissionné des Républicains pour rejoindre le mouvement d’Estrosi, la France audacieuse. Un mouvement qui montre uen grand communauté de pensée avec Macron. Et qu’il faut donc choyer pour solidifier la majorité présidentielle. Macron avait déjà montré l’exemple.  Le 8 mai 2016, le ministre de l’Economie avait posé les premiers jalons de sa course vers l’Elysée, en participant au défilé d’Orléans, en envoyant des signaux à la droite catholique et en truffant son discours de messages à double sens: «Comme une flèche (…) sa trajectoire est nette, Jeanne fend le système, elle brusque l’injustice qui devait l’enfermer», avait tonné le futur président. Et de poursuivre: Jeanne «est dans cette France déchirée, coupée en deux, agitée par une guerre sans fin qui l’oppose au royaume d’Angleterre. Elle a su rassembler la France pour la défendre, dans un mouvement que rien n’imposait.»

 

Fillon évoque encore Bérégovoy pourquoi pas Jeanne d’Arc ?

Fillon évoque encore Bérégovoy pourquoi pas Jeanne d’Arc ?

 

 

L’évocation comparative de Bérégovoy par Fillon est évidemment outrancière et même infamante. Il suffit de juxtaposer les deux « CV » des intéressés. Extraits de Wikipedia.   En 1937, Bérégovoy obtient son certificat d’études. En 1941, son père tombant gravement malade, il quitte le lycée, obtient un brevet d’enseignement industriel (BEI), un CAP d’ajusteur, un CAP de dessinateur industriel.  En 1941 il travaille à l’âge de 16 ans pendant neuf mois à l’usine de tissage Fraenckel en tant que fraiseur. L’année suivante, il entre sur concours à la SNCF. Il rencontre Roland Leroy. Il entre dans la Résistance via le groupe « Résistance-fer »1. Il s’engage également dans les jeunesses socialistes. En juin 1944 il participe à la libération de la banlieue rouennaise . En 1949 il est nommé au cabinet de Christian Pineau, ministre des Travaux publics et des Transports dans le gouvernement Henri Queuille, en tant que chargé des relations avec les syndicats. En 1950 il entre à Gaz de France comme agent technico-commercial à Rouen, puis obtient en 1957 sa mutation pour Paris. En 1972 il est promu chargé de mission à GDF. En 1978 il termine sa carrière comme directeur adjoint à GDF. Fiilon, lui après se études de droit entre directement en politique, pas de trace d’engagement associatif, syndical ou humaniste, pas de trace de passé de résistant et pour cause il a fait son service militaire en 1980, pas de trace de carrière professionnelle hors la politique. Dès lors, sa comparaison avec Bérégovoy est outrancière et même infamante pour la mémoire de Bérégovoy même si ce dernier avait imprudemment emprunté de l’argent à un ami.  Pourtant Fillon instrumentalise Bérégovoy pour sa défense. « A je le redis calmement et fermement : Bérégovoy n’était pas du sérail et il fut bien ‘livré aux chiens’ pour reprendre l’expression du président de la République de l’époque. » « Je n’ai pas fait les grandes écoles, je n’ai pas été banquier, j’ai donné trente-six ans de vie publique à ma ville, à mon département, à ma région », a souligné l’ancien Premier ministre qui est aujourd’hui distancé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron dans les sondages d’opinion. « Aujourd’hui, je dis aux Français : ne me jugez pas d’après les actes d’accusation de ces nouveaux inquisiteurs, jugez-moi sur mon parcours », a-t-il ajouté. « 

Macron chez Jeanne d’Arc !

Macron chez Jeanne d’Arc !

Après avoir été souverainisée et par le Front  national, Jeanne d’Arc est maintenant républicanisée et par Emmanuel Macron qui va présider les cérémonies en hommage à la libératrice d’Orléans. Pas sûr que la présence d’un ministre de l’économie s’impose vraiment pour une telle commémoration mais celle d’un éventuel candidat à la présidence de la république sans doute ! Après les traditionnelles festivités frontistes du 1er mai, c’est au tour d’Emmanuel Macron, dimanche, de présider les « fêtes johanniques » commémorant la libération d’Orléans assiégée par les Anglais. Objectif : rattacher la sainte catholique, souvent récupérée par les souverainistes et le Front national, à l’idéal républicain. Mais la venue du ministre de l’Economie n’enchante pas vraiment les élus locaux, pas plus que ses « camarades socialistes ».Bien qu’invité par le maire LR d’Orléans, Olivier Carré, Emmanuel Macron n’aura pas le loisir de défiler avec les élus locaux d’opposition. Dans un communiqué révélé en début de semaine par la République du Centre, cinq parlementaires de droite ont en effet annoncé leur intention de boycotter la venue du ministre et de défiler à ses côtés, allant ainsi à l’encontre de la tradition républicaine « Le choix d’Emmanuel Macron, invité d’honneur à l’occasion des Fêtes johanniques, est la compétence exclusive du maire d’Orléans et nous l’admettons. Les parlementaires Jean-Noël Cardoux, Claude de Ganay, Marianne Dubois, Éric Doligé et Jean-Pierre Door honoreront seulement le défilé des militaires, des forces de police, de gendarmerie et des pompiers. Ils ne défileront pas avec l’invité d’honneur, ne cautionnant pas la politique du gouvernement dont il est un des ministres », peut-on lire dans ce texte. Le député-maire d’Orléans Olivier Carré a regretté « l’attitude peu républicaine que [ses] collègues parlementaires ont l’intention d’avoir (…] Je tiens à les inviter à prendre un peu de hauteur ». Sans effet, pour le moment. des élus locaux de gauche ont également fait part de leur incompréhension face à la venue de ce ministre qui fait tant parler de lui. Corinne Leveleux-Teixeira, chef de file de l’opposition socialiste à Orléans, a ainsi également fait savoir qu’elle ne marcherait pas aux côtés du ministre : « il ne fait pas partie du PS et n’est pas de gauche. Je remarque juste qu’avec un nom de mouvement comme ‘En marche !’, il est prêt pour la procession. Mais pour une ville de droite, Emmanuel Macron n’est pas dans l’opposition… », a-t-elle confié à la République du Centre. « Cela sent la politique politicienne à plein nez. C’est le rassemblement des libéraux sur le dos de Jeanne d’Arc », tacle Michel Ricoud, élu Front de gauche.  »La figure de Jeanne d’Arc, personne ne peut se l’approprier ». Emmanuel Macron sera donc boycotté par la droite en raison de la politique du gouvernement. Et il le sera aussi par la gauche en raison lui. Pas de quoi faire vaciller l‘ambitieux ministre, qui fait rappeler par ses proches que « la figure de Jeanne d’Arc, personne ne peut se l’approprier, pas plus qu’on ne peut s’approprier la République ».

 

(Europe 1)




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