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Les algorithmes sont neutres ? ( Aurélie Jean)

Les algorithmes sont neutres ? ( Aurélie Jean)

 

 

D‘une certaine manière, la scientifique Aurélie Jean considère que les algorithmes sont n à l’image de ceux qui les construisent. Un peu la même problématique que l’énergie atomique qui peut être utilisée à des fins de paix ou de guerre. La question ne serait pas celle de l’existence des technologies mais de leurs conditions d’utilisation. Cette appréciation n’évacue pas cependant les questions de transparence démocratique et de régulation si nécessaire. Sans parler des problèmes d’éthique qui peuvent se poser pour certaines technologies. NDLR

En France, Aurélie Jean s’est imposée comme la meilleure des vulgarisatrices de la science algorithmique. De livres à succès en interventions remarquées, cette experte de la morphologie mathématique ne cesse de ferrailler contre les idées reçues sur les algorithmes, trop souvent assimilés aux seules dérives des réseaux sociaux comme Facebook. Dans son dernier ouvrage, la scientifique rappelle qu’ils ne sont responsables de rien, n’étant pas une personnalité juridique. Ne redoutez donc pas une société qui serait contrôlée par des intelligences artificielles. Mais intéressez-vous aux concepteurs des programmes. Pour poursuivre son entreprise de démystification, l’Opinion a soumis au commentaire de la scientifique des assertions sur les algorithmes.

Les algorithmes sont des coupables idéaux…

Le procès contre un algorithme est impossible, même si j’ai souvent l’impression de jouer leur avocate [rires…] ! Les algorithmesn’ont aucune personnalité juridique, qu’elle soit physique ou morale. Derrière chaque algorithme en fonctionnement, il y a des hommes et des femmes qui ont pensé, développé, testé, vendu et utilisé cet algorithme. Des décisions bien humaines ont été prises tout au long du processus, sur la formulation du problème à résoudre, l’algorithme lui-même, des hypothèses, les données sur lesquelles le calibrer ou l’entraîner, ou encore des scénarios d’utilisation.

Ces décisions peuvent potentiellement être biaisées ou faussées, et mener à des discriminations technologiques – quand une catégorie de la population est écartée du fonctionnement de l’algorithme – ou à des erreurs. Un exemple de discrimination technologique tristement connu sont les premiers algorithmes de reconnaissance faciale qui ne reconnaissaient pas les personnes de couleur. Le jeu de données sur lequel l’algorithme avait été entraîné, était constitué majoritairement – voire uniquement – d’individus à peaux claires. L’algorithme était alors dans l’impossibilité de reconnaître la présence d’un visage à peau noire.

Le premier ministre, Jean Castex, en quarantaine politique ou sanitaire ?

Le premier ministre, Jean Castex, en quarantaine politique ou sanitaire ?

 

 

Le premier ministre Jean Castex a été déclaré positif au Covid-19, lundi 22 novembre dans la soirée. Ducoup , il pourrait être contraint de se soumettre à une quarantaine sanitaire qui s’ajouterait sans doute à la quarantaine politique dont il fait l’objet déjà depuis plusieurs mois.

 

On aura en effet observé le peu d’écho des propos du premier ministre depuis des jours et les jours. Rien d’étonnant à cela car les principales mesures relèvent de l’exclusivité médiatique du chef de l’État lui-même. C’est tout juste si Jean Castex a pu aussi annoncer un plan sur le tourisme entre les dizaines de plans prévus par Macron notamment sur le développement industriel, la formation, l’énergie en général, le nucléaire particulier, l’hôpital, la pêche, Marseille ( et sans doute bientôt la Guadeloupe).

 

Il y a longtemps que le Premier ministre est en quarantaine politique coincée entre l’autoritarisme centralisateur de Macron et des ministres qui s’affranchissent de l’autorité de Matignon. Même dans la crise sanitaire qui était la spécialité initiale de Jean Castex, la fonction de Premier ministre est réduite à pas grand-chose d’autant que dans ce domaine l’activisme du ministre de la santé Véran laisse peu d’espace à Matignon.

 

Et « son agenda sera aménagé ces prochains jours afin qu’il poursuive ses activités tout en étant à l’isolement » pendant dix jours. Cas contact après que l’une de ses filles âgée de 11 ans a été diagnostiquée positive, il s’était astreint à l’isolement en fin de journée et avait conduit une réunion avec des élus de Guadeloupe par visioconférence.

Le chef du gouvernement « a immédiatement pratiqué un test PCR, dont le résultat sera connu et communiqué dans la soirée », avait précisé Matignon. Il souffrait, lundi soir, de « légers symptômes », selon son entourage, notamment une « légère toux ».

Le premier ministre aurait notamment un peu de mal à avaler tout les plans annoncés par le président de la république à propos desquels il n’a pas été consulté et qui d’ailleurs n’ont pas fait l’objet de financement. Ce que reproche aussi le Sénat.

Pour un Nouveau Monde de l’énergie (Jean Pisani ferry)

Pour un Nouveau Monde de l’énergie (Jean Pisani ferry) 

L’économiste déplore, dans sa chronique au « Monde », l’insuffisance des signaux politiques qui permettraient aux marchés d’investir dans les énergies renouvelables, alors qu’ils fuient déjà les énergies fossiles, provoquant l’envolée des prix.

 

Chronique.

A l’évidence, l’envol du prix du pétrole et du gaz, qui inquiète les ménages et affole les gouvernements, n’est pas attribuable à une seule cause. Aléas climatiques, comportements de stockage, attitude russe… Les explications contingentes s’empilent, particulièrement dans le contexte d’une économie déréglée par le choc pandémique. Mais il est une cause qui doit alerter, parce qu’elle revêt un caractère structurel : c’est l’impact de la transition écologique – ou plus exactement de la manière dont elle s’engage.

Quelque 80 % de l’énergie consommée dans le monde proviennent aujourd’hui des combustibles fossiles (plus 5 % de nucléaire). Pour limiter le réchauffement, il va falloir passer à 60 % d’ici à 2030 et à 25 % en 2050. Cette transformation va impliquer un effort considérable de recherche, de conversion des systèmes énergétiques, d’adaptation des réseaux et de construction d’infrastructures.


Tout compris, les estimations disponibles de l’investissement additionnel requis convergent, pour 2030, vers 2 % du produit intérieur brut mondial par an, en net. L’Agence internationale de l’énergie estime ainsi que l’investissement énergétique va devoir passer de 2 000 milliards de dollars (1 720 milliards d’euros) par an au cours des dernières années à 5 000 milliards en 2030, avant de redescendre graduellement. Et ce n’est pas tout : la transition va aussi impliquer un transfert vers les renouvelables de l’investissement dans les énergies brunes, qui représente encore une bonne moitié du total. In fine, l’investissement nouveau va devoir s’élever à quelque trois points de PIB mondial par an.

C’est considérable, et ça ne se fera pas sans accroc. L’enjeu macroéconomique est d’importance. L’enjeu énergétique aussi, car la transition va profondément perturber le délicat équilibre du marché mondial. Si la montée en régime des renouvelables ne s’accompagne pas d’un repli parallèle de l’extraction de combustibles fossiles, il y aura excès d’offre et le prix des énergies fossiles s’effondrera ; si, à l’inverse, le désinvestissement dans les énergies d’hier est plus rapide que le développement des nouvelles capacités, les prix s’envoleront.

Déficit de crédibilité

C’est cette seconde tendance qu’on observe actuellement. Dans son rapport, l’AIE compare trois scénarios : le premier, normatif, conduit à la neutralité carbone en 2050 ; le second, moins ambitieux, correspond aux objectifs nationaux annoncés dans le cadre de l’accord de Paris ; et le troisième aux politiques effectivement en place, qui sont loin d’être en ligne avec les objectifs affichés. Or, si l’investissement dans le charbon et le gaz est aujourd’hui au niveau prévu dans le premier scénario, l’investissement en renouvelables est encore près de quatre fois inférieur à ce qu’il faudrait.

Du soleil en 2022 : Jean Lassalle candidat !

Du soleil en 2022 : Jean Lassalle candidat !

 

Jean Lassalle ne va peut-être pas apporter énormément de lumière dans la campagne électorale mais sans doute un peu de chaleur humaine, un peu d’humanité parmi des candidats dont beaucoup sont des adeptes du discours convenu à la mode énarque.

Jean Lassalle ,à nouveau candidat, ne sera sans doute pas porteur d’un grand projet , ni d’une dynamique voir même de la moindre espérance politique. Jean Lassalle est aimé pour autre chose : pour sa simplicité qui frôle d’ailleurs souvent le simplisme. Peu importe d’ailleurs puisqu’on a un peu de mal à comprendre la moitié de ce qu’il raconte. Mais la musique de sa voix est belle, une voix territoriale comme on dit maintenant pour ne plus employer les gros mots de « province » ou « ruralité ».

Politiquement la posture de Jean Lassalle est assez floue.

En 2020, Jean Lassalle rejoint le groupe «Libertés et territoires» au sein de l’Assemblée nationale.

«Libertés et territoires» est un groupe « éclectique qui permet à des élus marginaux dans leurs groupes respectifs de bénéficier de moyens d’action et de temps de parole dans l’hémicycle »1. « le groupe est d’abord né de la volonté des non-inscrits de se doter de moyens matériels et de temps de parole »2Laurent de Boissieu le compare au groupe République et liberté, qui a existé de 1993 à 1997, en ce qu’il est « davantage “technique” qu’idéologique ». Bref un groupe et ailleurs comme Jean Lassalle !.

 

Réforme des retraites : Jean Castex met la pédale douce

Réforme des retraites : Jean Castex met la pédale douce

 

Macron c’est peut-être un peu avancé à propos de la réforme des retraites en tout cas il s’est une nouvelle fois contredit. Le chef de l’État aurait fait savoir son intention non  pas de procéder à la grande réforme annoncée qui doit prendre en compte les aspects paramétriques mais aussi systémiques ( l’équilibre financier et la justice sociale ) mais de se limiter à la suppression de certains régimes spéciaux (certains seront sans doute maintenus comme pour les militaires ou les élus). En même temps, Macron aurait l’intention de procéder un léger relèvement du minimum de pension à 1000 €. (Ce minimum incluant sans doute la retraite complémentaire ).

Cependant cette idée de réformer partiellement les retraites rencontre des oppositions y compris dans la majorité actuelle compte tenu des risques politiques et du côté partiel de la réforme.

« Nous avons plus que jamais l’impérieux devoir de favoriser au maximum l’unité du pays », a lancé Jean Castex, reprenant à son compte les craintes de nombreux Marcheurs qui plaident pour une sortie de crise apaisée. Cette réforme, qualifiée de « nécessité absolue » par le chef du gouvernement, « ne pourra reprendre que lorsque la pandémie sera sous contrôle et que la reprise économique sera suffisamment solide ».

 

Ce passe sanitaire si mal nommé

  • Ce passe sanitaire si mal nommé
  • Par Aurélie Jean  docteure en sciences et entrepreneure.Tribune dans l’Opinion  (Extrait)

    Dans cette maîtrise aléatoire du verbe, le nom donné (au passe) à ce document ((au passe) est son point faible voire son pire ennemi. Le passeport sanitaire incarne à lui seul la maladresse communicative de trop, qui enfonce encore davantage les citoyens dans un flou artistique quand il s’agit de la vie de la cité… et de ses habitants.

  • Beaucoup rejettent l’idée d’un accès relatif aux lieux publics selon la situation vaccinale des citoyens sous prétexte que la vaccination est avant tout un sujet de responsabilité individuelle uniquement. Allant jusqu’à statuer que les risques pris par les non vaccinés ne regardent qu’eux et leur destin, même dangereusement choisi. Seulement voilà, c’est méconnaître les mécanismes scientifiques et médicaux de la vaccination.
  • Notre système social de couverture médicale subit les conséquences financières d’une certaine irresponsabilité de la part de ses contributeurs et bénéficiaires à travers des dépenses pourtant évitables
  • Tout d’abord, en se vaccinant, on protège ceux – même une mince minorité – qui sont dans l’impossibilité de le faire pour des raisons de santé. Comme le cas d’un patient allergique à l’un des différents composants du vaccin. Le rôle de notre société est de donner consciemment et généreusement à ces individus les mêmes opportunités et libertés que nous.
  • De même, en atteignant un nombre significatif – plus exactement massif – de personnes vaccinées, on limite la propagation du virus et donc sa mutation. La mutation pouvant hypothétiquement remettre en question l’efficacité des vaccins aujourd’hui administrés.
  • Enfin, même si ce discours est difficile à recevoir, notre système social de couverture médicale subit les conséquences financières d’une certaine irresponsabilité de la part de ses contributeurs et bénéficiaires à travers des dépenses pourtant évitables. Force est de penser que le droit à une couverture maladie implique également des devoirs… les uns envers les autres.
  • .Selon le Larousse, le passeport est un document délivré par l’autorité de police pour permettre le passage des frontières de certains Etats. Il y a des symboles avec lesquels on ne joue pas, le passeport en fait partie. Représentation forte de l’identité, le passeport est pour beaucoup un signe de liberté qui, lorsqu’il est refusé ou obtenu, est une douleur ou une clé vers une nouvelle vie. On se rassurera tout de même, en reconnaissant avoir évité le pire en échappant au terme « carte d’identité sanitaire ». Même si on peut comprendre la démarche sémantique qui implique l’idée d’un justificatif pour passer les « frontières » de la vaccination, la figure iconique est trop forte.
  • Alors qu’on pensait avoir appris du choix maladroit du nom StopCovid donné à la première version de l’application aujourd’hui renommée TousAntiCovid – en quoi une application peut stopper la Covid ? –, l’histoire se répète. Même la transformation communicative discrète du mot « passeport » en « pass » ne rattrape pas l’erreur, car la marque est persistante. En revanche, par analogie au carnet de vaccination chez l’enfant puis l’adulte, il aurait été préférable et plus juste linguistiquement de nommer ce document carte de vaccination ou carte sanitaire pour inclure les tests PCR.
  • On n’a pas attendu le vaccin contre la Covid-19 pour expérimenter une politique de droits relatifs à la vaccination
  • On n’a pas attendu le vaccin contre la Covid-19 pour expérimenter une politique de droits relatifs à la vaccination. En 1985, en France, sans mes nombreux vaccins obligatoires, je n’aurais pas pu entrer en maternelle et commencer mon éducation que la France m’a généreusement offerte. Pour pouvoir candidater à la carte verte américaine, j’ai dû fournir mon carnet de santé français afin de démontrer l’état de mes vaccinations et en particulier celui contre la tuberculose, le fameux BCG. Sans ce vaccin révolutionnaire créé au début du XXe siècle par les médecins français Albert Calmette et Camille Guérin, je n’aurai pas eu le droit, à raison, de résider de façon permanente aux Etats-Unis. Les médecins Français et Américains avec lesquels je travaille ont quant à eux été obligés de se vacciner contre une dizaine de maladies comme la coqueluche, le tétanos, ou encore l’hépatite B, afin d’exercer leur métier. La raison invoquée est simple à saisir : protéger les autres.
  • Aurélie Jean est docteure en sciences et entrepreneure.

Une réforme des retraites liée à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole)

 

Une réforme des retraites liée à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole) 

Les deux économistes ont proposé , dans une tribune au « Monde », d’améliorer la réforme des retraites dans le sens d’une plus grande équité, sans âge pivot, en indexant les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix.

(Les intéressés reprennent leur proposition d’un récent rapport remis à Macron. Dommage qu’il n’est pas abordé la question du travail des seniors dont se débarrassent  nombre de patrons pour des questions de masse salariale et  fiscalse NDLR)

 

Tribune.

Faut-il reprendre la réforme des retraites, et si oui comment ? En France, les évolutions démographiques sont marquées par l’augmentation de l’espérance de vie plus que par la diminution de la fertilité. L’augmentation de l’espérance et de la qualité de vie est une très bonne nouvelle. Mais elle nécessite des ajustements, en particulier de trouver le bon équilibre entre travail et retraite.

Sur la base des travaux d’Axel Börsch-Supan et des vingt-trois autres membres de notre commission d’experts sur les grands défis économiques, réunie par le président de la République, nous plaidons pour l’adaptation du système de retraite et pour une série de mesures aidant les seniors à travailler plus longtemps et incitant les entreprises à aménager leurs conditions de travail et à les employer plus longtemps s’ils le veulent : par exemple, par un traitement des maladies chroniques en prévention et en réparation, par une formation continue adaptée et par un aménagement des rythmes de travail et de transition vie professionnelle-retraite.

Par rapport aux autres pays développés, la France a un taux d’emploi des seniors beaucoup plus faible (moins de 50 % à 60 ans) et un âge de départ à la retraite plus précoce. En conséquence, le temps passé à la retraite par les Français est, par exemple, 20 % plus long (quatre ans) que celui des Allemands. Cela pose le problème de l’équilibre du système de retraite, et des réformes à répétition pour y mettre des rustines.

 

La proposition de réforme discutée ces trois dernières années a de nombreux points positifs. Mais elle est perfectible. Il ne s’agira ici que du régime général : il est évident que, pour des raisons d’équité, les régimes spéciaux, ceux des fonctionnaires et des indépendants, devront, à terme, se fondre dans un système universel.

S’il y aura toujours des imprévus nécessitant des ajustements, il faut d’une part faire en sorte que le financement du système soit pérenne afin d’éviter des réformes continuelles, et d’autre part fournir une visibilité sur la façon dont ces ajustements auront lieu.

 

Pour cela, nous proposons d’indexer les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix, mais avec un ajustement si nécessaire. L’équilibre du système actuel, indexé sur l’inflation, est otage de l’évolution différentielle des salaires et des prix ; cette évolution elle-même dépend du taux de croissance de la productivité, qui varie dans le temps et se trouve difficile à anticiper. Dans notre proposition, à démographie donnée, salaires, cotisations et pensions évoluent au même rythme, ce qui rend le système plus stable et plus juste.

Politique : un artiste n’a pas à donner son avis ( Jean Dujardin)

 

Dans Présidents, d’Anne Fontaine, c’est une autre page de l’histoire récente que le comédien s’amuse à réécrire en se glissant dans le costume d’un certain Nicolas, un ancien chef de l’État parti sur les routes de Corrèze pour convaincre un autre ex, prénommé François (Grégory Gadebois), de s’unir pour gagner la prochaine élection. Toute ressemblance avec des personnes existantes n’est évidemment pas fortuite…

Anne Fontaine vous avait laissé le choix : pourquoi avoir choisi d’incarner Sarkozy plutôt que Hollande?
C’était plus marrant! Il rappelle les personnages que j’aime incarner : j’ai pu aller un peu chez lui en mettant en avant sa grande assise politique, et un peu chez moi en cherchant dans l’enfance et en le fragilisant, notamment quand il passe l’aspirateur dans le salon avec son petit chien. Même si je peux dire des vacheries, c’est aussi mon boulot de le rendre attachant.

J’ai fonctionné à l’hybride : ce n’est pas totalement lui, ce n’est surtout pas moi, c’est nous

Comment vous êtes-vous préparé?
Je me suis documenté, j’ai regardé des images pour lui faire les poches, comme j’avais fait celles de Sean Connery pour les OSS 117. Par exemple, lors d’une convention, il a employé le mot « tectonique » : comme je le trouvais percutant, je l’ai proposé à Anne Fontaine. Ce n’était pas vraiment du travail car singer est un exercice très amusant : sur les tournages, j’ai tendance à croquer les gens, à reproduire les façons de marcher, les intonations… Comme Sarkozy a été très souvent imité, j’ai entendu des : « Dujardin? Mais qu’est-ce qu’il va faire là-dedans? », mais moi je n’ai jamais dit que j’allais incarner un ancien président d’un mètre soixante. On n’est pas dans le biopic, mais dans l’évocation, voire le détournement comme l’indique la petite phrase en préambule du film : « L’un mesure 1,82 mètre, l’autre a des colères phénoménales… » J’ai fonctionné à l’hybride : ce n’est pas totalement lui, ce n’est surtout pas moi, c’est nous. On propose au spectateur d’opérer un va-et-vient entre ce qu’il connaît de l’ancien président et ce qui se joue à l’écran.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à attraper chez lui : ses tics du corps ou de langage?
Le plus compliqué a été au contraire de ne pas trop les reproduire! Mais Anne m’encourageait à me lâcher notamment dans les scènes de meeting car cet homme a deux visages : il impose une telle stature qu’il vendrait n’importe quoi à n’importe qui, mais il est aussi capable de faire croire qu’il est comme vous en lançant un regard par en dessous. L’enjeu était de trouver le bon réglage. Je voulais à tout prix éviter de tomber dans la caricature : ça devient gênant quand on sent qu’on cabotine.

L’avez-vous rencontré?
Une première fois lors de l’avant-première d’un film à Strasbourg : on s’était croisés dans le hall d’un hôtel alors qu’il était encore en fonction et accompagné de Rachida Dati, on s’était juste serré la main. Puis je l’ai revu au moment de J’accuse (2019), de Roman Polanski, qu’il avait apprécié.

Vous lui avez parlé avant le tournage?
François Hollande avait été rencardé, il était normal d’avertir aussi Sarkozy : on ne voulait pas faire de favoritisme! Le projet les a amusés et intrigués tous les deux. Avec Anne, on est allés le voir dans son bureau et on a discuté pendant plus d’une heure. Il paraît que Sarkozy est flatté que ce soit moi qui l’incarne : comme ce n’est pas vraiment lui à l’écran, il est tranquille.

Les hommes politiques sont-ils de bons acteurs?
Je suis surtout fasciné par leur cuir : ils ont une capacité dingue à rebondir malgré ce qu’ils se prennent dans la gueule ; un comédien ne s’en remettrait pas aussi vite! On partage l’envie de séduire, mais eux sont poussés par un désir de pouvoir : ils rêvent d’accéder au plus haut rang, c’est quasi christique! Moi, cette verticalité, je ne la sens pas et c’est tant mieux, car le cinéma est avant tout un métier d’équipe.

Quand, comme vous, on a décroché un oscar, récompense suprême du cinéma, on doit aussi prendre goût au sommet, non?
Ça dépend où vous situez le sommet. Moi, ça n’a jamais été l’oscar car je ne l’ai jamais souhaité. Je me suis senti honoré de l’avoir reçu et je peux le regarder sur son étagère quand j’ai un problème d’ego, mais cette aventure n’a été qu’un passage. Je ne suis pas tenaillé par un besoin de reconnaissance. Mon moteur, c’est l’envie d’apprendre et de naviguer entre des rôles très différents, de me prendre de vitesse pour voir si je suis capable de relever le défi du personnage. Si ça passe, tant mieux! Et si le film fait des entrées, c’est le bonus : le succès reste un miracle.

J’ai été heureux le jour où je suis devenu un homme et que j’ai pu choisir ma route

Brice de Nice, OSS 117, le colonel Picquart, le juge Michel, Sarkozy… Pourquoi ce goût pour les personnages seuls contre tous?
Ces hommes isolés et souvent en circuit fermé, j’ai envie de les abîmer encore plus pour mieux les réparer. Sans doute parce qu’enfant je me suis senti à l’écart : d’abord à la maison, où j’étais le plus jeune, mais aussi à l’école, où l’on me répétait : « Vivons heureux, vivons caché, hein, Dujardin! » Je me planquais car je n’aimais pas la compétition : avant même un contrôle, je savais que j’allais perdre. A l’école, on ne pousse pas à réussir, on nous clone pour suivre un modèle. J’ai été heureux le jour où je suis devenu un homme et que j’ai pu choisir ma route. Aujourd’hui, je privilégie le travail de bande et je conseille à ceux qui débutent de chercher du talent autour d’eux.

Dans quel costume vous sentez-vous le plus à l’aise : celui d’OSS 117 ou celui de Sarkozy?
Je n’ai pas de préférence, je m’amuse autant. J’ai toujours vu le cinéma comme une salle de jeu mettant à disposition des tas de panoplies : tant qu’on me laisse la possibilité de me déguiser, j’y vais! Les comédies de moeurs ou familiales m’ennuient : les problèmes de couple ou de cœur, je les ai joués 4.000 fois dans Un gars, une fille! Je préfère m’offrir un pas de côté avec des comédies plus étranges et loufoques. J’aime tenter des choses. Si mon cerveau de comédien trouve le texte original et que mon cerveau de spectateur a envie de voir le film sur grand écran, je fonce.

Présidents sort alors que la course à la présidentielle est lancée. Un hasard?
Non, évidemment, ce n’est pas anodin. Même si ce n’est pas un film partisan, il envoie un message. D’autant qu’Anne a ajouté un antagoniste, la bête noire Marine Le Pen qui arriverait. On regarde surtout deux hommes se parler de ce qu’ils ont été et de ce qu’ils pourraient être encore. J’ai assisté à une projection et à la réaction du public, je me suis dit qu’il faisait du bien : il doit tirer la chasse, quelque part.

Accepteriez-vous de joindre votre nom à une pétition politique, pour faire barrage à Marine Le Pen par exemple?
Jamais. Comme la religion, la politique est une affaire privée : ce que je pense ne regarde personne. Je suis un citoyen, mais je n’aime pas voir un artiste donner son avis. En général, ce genre d’exercice retombe d’ailleurs sur la gueule des signataires : dans les extrêmes, on a toujours l’air con.

Qu’avez-vous pensé de la gifle à Emmanuel Macron?
J’ai été très choqué. Je ne supporte pas l’humiliation. J’ai connu ça. C’est une douleur qui colle et laisse des marques.

 

Lier la retraite à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole)

Lier la retraite à l’espérance de vie (Olivier Blanchard et Jean Tirole) 

Les deux économistes proposent, dans une tribune au « Monde », d’améliorer la réforme des retraites dans le sens d’une plus grande équité, sans âge pivot, en indexant les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix. (

(Les intéressés reprennent leur proposition d’un récent rapport remis à Macron. Dommage qu’il n’est pas abordé la question du travail des seniors dont se débarrassent  nombre de patrons pour des questions de masse salariale et  fiscalse NDLR)

 

Tribune.

Faut-il reprendre la réforme des retraites, et si oui comment ? En France, les évolutions démographiques sont marquées par l’augmentation de l’espérance de vie plus que par la diminution de la fertilité. L’augmentation de l’espérance et de la qualité de vie est une très bonne nouvelle. Mais elle nécessite des ajustements, en particulier de trouver le bon équilibre entre travail et retraite.

Sur la base des travaux d’Axel Börsch-Supan et des vingt-trois autres membres de notre commission d’experts sur les grands défis économiques, réunie par le président de la République, nous plaidons pour l’adaptation du système de retraite et pour une série de mesures aidant les seniors à travailler plus longtemps et incitant les entreprises à aménager leurs conditions de travail et à les employer plus longtemps s’ils le veulent : par exemple, par un traitement des maladies chroniques en prévention et en réparation, par une formation continue adaptée et par un aménagement des rythmes de travail et de transition vie professionnelle-retraite.

Par rapport aux autres pays développés, la France a un taux d’emploi des seniors beaucoup plus faible (moins de 50 % à 60 ans) et un âge de départ à la retraite plus précoce. En conséquence, le temps passé à la retraite par les Français est, par exemple, 20 % plus long (quatre ans) que celui des Allemands. Cela pose le problème de l’équilibre du système de retraite, et des réformes à répétition pour y mettre des rustines.

 

La proposition de réforme discutée ces trois dernières années a de nombreux points positifs. Mais elle est perfectible. Il ne s’agira ici que du régime général : il est évident que, pour des raisons d’équité, les régimes spéciaux, ceux des fonctionnaires et des indépendants, devront, à terme, se fondre dans un système universel.

S’il y aura toujours des imprévus nécessitant des ajustements, il faut d’une part faire en sorte que le financement du système soit pérenne afin d’éviter des réformes continuelles, et d’autre part fournir une visibilité sur la façon dont ces ajustements auront lieu.

 

Pour cela, nous proposons d’indexer les pensions sur les salaires plutôt que sur les prix, mais avec un ajustement si nécessaire. L’équilibre du système actuel, indexé sur l’inflation, est otage de l’évolution différentielle des salaires et des prix ; cette évolution elle-même dépend du taux de croissance de la productivité, qui varie dans le temps et se trouve difficile à anticiper. Dans notre proposition, à démographie donnée, salaires, cotisations et pensions évoluent au même rythme, ce qui rend le système plus stable et plus juste.

« LR » se ratatine (Jean Petaux, politologue )

LR se ratatine (Jean Petaux, politologue )

Le  politologue Jean Petaux estime que les sympathisants et militants LR s’enferment dans une « sorte de réduit d’irréductibles ».

 

Interview sur France Info

 

 

Pourquoi Les Républicains manquent-ils autant de visibilité pour un parti qui a été au pouvoir pendant des décennies ?

Jean Petaux : Je crois qu’on pourrait également faire ce constat pour l’autre grand parti de gouvernement depuis des décennies, le Parti socialiste. Je me permets de faire ce rapprochement parce que je crois que la crise que connaît LR aujourd’hui est celle, finalement, d’un réservoir à idées qui est vide. D’une certaine façon, ce sondage Ipsos Sopra Steria est révélateur d’une crise qui est peut-être encore plus profonde, puisque c’est le décalage de la perception de la situation entre ceux qui sont à l’extérieur de LR et ceux qui sont dedans. Car ceux qui sont à l’extérieur et précisément, par exemple les sympathisants La République en Marche et les sympathisants RN ne voient aucun inconvénient à s’allier avec LR. Ils considèrent que, d’une certaine façon, la proximité est forte. Les sympathisants et les militants LR, eux, au contraire, sont en train de s’enfermer dans une sorte de réduit d’irréductibles qui veulent rester tout seuls et qui considèrent qu’ils ne peuvent pas passer d’alliance avec d’autres.

Est-ce la conséquence du « en même temps » d’Emmanuel Macron, qui est entre d’un côté LR et de l’autre le Rassemblement national ?

On dit habituellement que les électeurs préfèrent l’original à la copie. Là, c’est comme si les électeurs se mettaient à préférer les photocopies, celles de LREM et celles du RN par rapport à l’original. C’est-à-dire en quelque sorte qu’ils préféraient ses clones de programmes ou de propositions qui pouvaient être initialement faites par Les Républicains. Par ailleurs, Edouard Philippe a souvent employé l’expression de la poutre qui continue à travailler après la formidable secousse que lui a administré Emmanuel Macron en 2017. On a l’impression cette fois-ci que non seulement la poutre bouge encore, mais qu’elle est surtout fractionnée. Elle est en train de se scinder entre finalement deux partis à l’intérieur-même de LR. Et encore le sondage ne nous donne-t-il qu’une photographie à partir de thématiques. Mais la fracture idéologique des Républicains passe aussi à l’intérieur du parti en fonction des leaders. Si les choses se poursuivent ainsi, LR peut pour la prochaine présidentielle rejoindre le sort qui était celui du Parti socialiste, c’est-à-dire avoir un score à moins de deux chiffres.

Alors justement, qu’existe-t-il comme alternative à gauche ? Qui peut être fédérateur à gauche pour faire face à Emmanuel Macron ?

Actuellement, personne. Puisque les sondages, qui évidemment ne sont que des photographies à un an de la prochaine présidentielle, nous indiquent que toutes les forces sont autour de 8%, 9%, 10%, 12% grand maximum. Et celui ou celle qui va se dégager devra au moins creuser l’écart avec 3 ou 4 points d’avance par rapport aux autres candidats des gauches. On assiste véritablement, par rapport à 2017, à une situation qui pourrait bien plus ressembler à 1969, c’est-à-dire une gauche qui, le Parti communiste n’étant plus là, est complètement diffractée avec des candidats qui auront du mal à dépasser les 15%.

Cela signifie-t-il que ceux qui disent qu’il y aura un duel Macron-Le Pen d’office au deuxième tour ont raison ?

Je me méfie beaucoup de ce genre de prédictions et de prévisions à un an. La vie politique française est faite de rebondissements, de surprises. Elle est faite aussi parfois d’effondrements, totalement inattendus. Donc je ne me risque pas du tout à ces pronostics. Ce qui est certain, c’est qu’aussi bien LR que le Parti socialiste, dans leur dimension de partis de gouvernement, sont complètement en panne d’idées, de propositions, et n’arrivent pas à renouveler un logiciel programmatique qui pourrait en particulier ramener à eux des électeurs qui sont en ce moment en déshérence, soit du côté du RN, soit même du côté de La République en Marche.

Présidentielle 2022 : Jean Lassalle candidat de la joie !

Présidentielle 2022 : Jean Lassalle candidat de la joie !

On pourrait évidemment rire si ce n’était pas aussi grave pour la démocratie. En effet pour l’élection présidentielle de 2022 la France semble condamnée à reprendre les mêmes y compris ceux qui ne représentent à peu près rien comme Jean Lassalle ou Cheminade. Dans le fond pourquoi pas puisque cette  élection présidentielle  est devenu une véritable mascarade comme d’ailleurs nombre d’autres consultations démocratiques. Une démocratie de type néandertalien qui n’a pas bougé depuis son origine et qui en gros se limite au dépôt d’un bulletin de vote supposé sanctionner de fausses promesses et des illusions. Tout cela pour les présidentielles sur fond de communication de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Dès lors pourquoi pas aussi la candidature du truculent Jean Lassalle auquel on attribue autour de 1 % des voix potentielles. Son discours est plutôt amusant, réjouissant aussi, sincère sans doute mais d’une naïveté désarmante. Le contraire évidemment des propos alambiqués de pseudo technocrates qui donne des leçons d’économie alors que sans doute il mettrait en faillite une épicerie de quartier à moins de six mois. Même chose quant aux rapports des intéressés à la dimension sociale et sociétale. Le résultat de leurs rapports ésotériques à un univers social dont ils ignorent  tout. Pas étonnant que la question des banlieues par exemple n’ait jamais été traitée sérieusement depuis des dizaines et des dizaines d’années .

De ce point de vue les propos un peu surréaliste de Jean Lassalle permette au moins de sourire, «le ciel s’assombrit, tout n’est que tristesse, stress, angoisse. Souvent, ça débouche sur des rivières de sang qui emportent nos jeunes». Face à cela, «nous devons être porteurs de joie, toucher au coeur des gens qui sont totalement hagards, comme après le passage d’un tsunami», estime auprès de l’AFP le député des Pyrénées-Atlantiques, confirmant sa candidature annoncée par LCI.

«Pour moi, la politique est un art. Malheureusement il n’y a plus tellement d’artistes», poursuit l’ancien berger, âgé de 65 ans. «Il faut parler aux gens à hauteur d’homme, que ce soit l’heure d’un nouveau printemps basé sur une joie: ces grands moments de joie qu’on retrouve en 98 quand on est champions du monde, qu’on retrouve à la Libération, et qui permettent de rouvrir toutes les portes archi verrouillées», ajoute-t-il.

 

Jean Castex confirme le non confinement….. pour le moment

Jean Castex confirme le non confinement….. pour le moment

 

Il ne fallait pas attendre grand-chose de la conférence de presse du premier ministre qui s’est borné à parodier les annonces du président de la république notamment concernant la décision de non reconfinement.  Ceci étant,  le premier ministre -comme la plupart des membres du gouvernement- a aussi pris des précautions oratoires pour signifier qu’il s’adapterait pour le cas d’ une plus grande dérive des indicateurs caractérisant la pandémie notamment avec la progression DES VARIANTS.

 

Castex a déclaré que le taux d’infection n’avait pas augmenté de manière significative au cours des deux dernières semaines, même si la pression sur les hôpitaux français restait forte.

« Nous devons nous en tenir aux restrictions actuelles que nous avons déjà en place … mais la situation actuelle ne justifie pas un nouveau verrouillage national », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Castex a reconnu que de nombreux autres pays avaient commencé leur campagne de vaccination plus rapidement que la France, mais il a déclaré que cela était le résultat de la décision du gouvernement français de commencer par les personnes les plus vulnérables dans les maisons de retraite.

Bien qu’ils ne représentent qu’un pour cent de la population, a-t-il déclaré, ils ont représenté près d’un tiers des plus de 77000 décès dus au COVID-19 depuis le début de la pandémie.

À la fin de cette semaine, tous les résidents des maisons de retraite se verront offrir un premier vaccin, avec un deuxième vaccin prévu début mars, a-t-il déclaré.

Le gouvernement entend proposer le vaccin à tous les adultes en France d’ici la fin de l’été.

Castex a déclaré que les premières doses du vaccin AstraZeneca devraient arriver en France d’ici la fin de la semaine, aidant le gouvernement à atteindre son objectif de quatre millions de vaccins d’ici la fin du mois.

Il a déclaré que le resserrement progressif des restrictions par la France lui avait permis de maintenir l’économie plus ouverte que certains voisins l’avaient pu, mais a averti qu’il ne pouvait y avoir de ralentissement et a appelé les entreprises à imposer davantage de travail à domicile.

«Le travail à domicile est impératif dans la mesure du possible», a-t-il déclaré.

Il a également annoncé un verrouillage de trois semaines pour l’île française de Mayotte, située au large des côtes du Mozambique, qui a été touchée par la variante sud-africaine du virus.

«Ce n’est pas le moment de ralentir maintenant», a-t-il dit, ajoutant qu’il n’hésiterait pas à resserrer les freins à la libre circulation s’il y avait un pic d’infections.

Sondage Popularité : Macron plus 2 points, Jean Castex moins 2

Sondage Popularité : Macron plus 2 points,  Jean Castex moins 2

Selon la dernière vague du baromètre mensuel Odoxa, publié mardi par France Inter et la presse régionale, Emmanuel Macron progresse de +2 points, à 43% d’opinions favorables, tandis que son premier ministre perd 2 points et tombe à 35%.

«Cela représente respectivement +5 et -5 points à l’un et l’autre depuis la rentrée», indique le sondeur Gaël Sliman, selon qui «le jeu de vases communicants se poursuit au sommet de l’exécutif». Et pour cause, depuis sa nomination à Matignon en juillet, Jean Castex peine à imposer son autorité sur les fortes têtes de son gouvernement.

Ce sondage place également Édouard Philippe en tête de la «cote d’adhésion» des personnalités politiques (51%), avec 18% de «soutiens» et 33% des personnes interrogées qui «éprouvent de la sympathie» pour lui. Cette progression confirme la tendance observée depuis qu’il a regagné sa mairie du Havre.

Enfin, cette enquête révèle que la candidature de Jean-Luc Mélenchon (LFI) à la présidentielle est «désapprouvée» par «plus de deux Français sur trois» (67%), considérant qu’elle serait un «handicap pour la gauche» (67%). Son «image s’est nettement dégradée depuis la dernière présidentielle», est-il relevé.

Chez les seuls «sympathisants de gauche», Jean-Luc Mélenchon reste celui qui bénéficie de la plus importante «cote d’adhésion» (52%), devant Édouard Philippe (49%) et Christiane Taubira (48%). Mais en prenant en compte l’ensemble des sondés, il est «la personnalité suscitant le plus de rejet» (51%) devant Marine Le Pen (50%).


Ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.005 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, interrogées par Internet les 10 et 11 novembre, avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

 

Jean Castex, l’incarnation de la nullité

Jean Castex, l’incarnation de la nullité

 

 

Macron a toujours choisi avec soin ses collaborateurs avec un critère essentiel : s’assurer qu’ils ne lui feront pas de l’ombre. C’est justement ce qui s’est produit avec l’ancien premier ministre Édouard Philippe qui commençait à sérieusement conforter sa stature dans l’opinion. Du coup,  il a été renvoyé sans raison objective et remplacé par un total inconnu. une  sorte de techno, sans charisme, sans vision et complètement inaudible. Pour preuve, il ne cesse de s’écrouler dans les sondages.

 

À la limite, Jean Castex pourrait occuper les fonctions de président de conseil départemental dans la mesure où ces responsables sont en général peu exposés et souvent même inconnus des résidents d’un département.

 

Pourtant Jean Castex donne le maximum, sa tonalité volontariste témoigne de son envie de faire partager ce qu’il pense ou plus exactement ce que pense Macron;  Un exercice particulièrement complexe ! Le  vrai problème c’est que Castex ne pense rien, il est là uniquement pour diffuser la parole officielle du monarque qui décide seul depuis que le pays est en état d’urgence.

 

Castex n’apporte aucune valeur ajoutée à ce gouvernement, il n’est même pas capable d’harmoniser les points de vue des ministres. Il est évident que le ministre de l’économie, le ministre de la justice, le ministre de l’intérieur pour ne citer qu’eux  n’ont qu’une considération relative vis-à-vis de cet t élu qu’on dirait sorti de la IIIe République.

 

Jean Castex c’est l’incarnation de la nullité. Sympathique au demeurant mais nul.

Laïcité : « pour une conception unique  » (Jean Glavany)

Laïcité : « pour une  conception unique  » (Jean Glavany)

Jean Glavany, ancien ministre, ardent défenseur de la laïcité, refuse de cautionner le débat actuel entre plusieurs conceptions de la laïcité, qui divise la sphère politique.  »Il faut rétablir une conception unique, celle de la République », dit-il sur Europe 1

INTERVIEW

Avec 48 autres personnalités, il signe une tribune dans le Journal du dimanche, dans laquelle il appelle à « porter haut l’idéal laïc ». L’ancien ministre socialiste Jean Glavany, auteur de La laïcité, un combat pour la paix, est revenu, dimanche sur Europe 1, sur la controverse, ancienne, mais remise au centre du débat depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, sur les différentes conceptions de la laïcité qui divisent la sphère politique.

« La laïcité est une valeur complexe et subtile », explique Jean Glavany. La loi de 1905, rappelle-t-il, « est une loi de caractère libéral, mais qui dit bien que ces libertés s’exercent dans les limites de l’ordre public ». La laïcité est donc un « subtil équilibre entre deux jambes : une jambe libérale et une jambe d’ordre public ».

Pour Jean Glavany, les deux conceptions antagonistes qui s’affrontent régulièrement dans le débat intellectuel, sont des conceptions « qu’ont ces hémiplégiques, ceux qui retiennent uniquement le volet libéral et oublient l’ordre public, c’est une grande partie de la gauche et de l’extrême-gauche, et ceux qui oublient le volet liberté et le respect des différences ».

« Il y a ceux qui parlent des droits et jamais des devoirs, d’autres qui parlent des devoirs et jamais des droits », résume l’invité d’Europe 1.

Or, dit encore Jean Glavany, « ces deux conceptions sont erronées », car la laïcité « fait marcher en même temps les deux jambes, sinon on est hémiplégique ».  »Non, il n’y a pas deux conceptions de la laïcité », martèle l’ancien ministre. Et de conclure : « Il faut rétablir une conception unique de la laïcité, celle de la République ».

Climat et économie pas contradictoire (Jean Pisani-Ferry )

Climat et économie pas contradictoire (Jean Pisani-Ferry  )

 

L’économiste, Jean Pisani-Ferry  observe, dans une  chronique au monde, que la transition vers un modèle économique soutenable ne pourra se faire sans un investissement massif dans les technologies et l’amélioration de la productivité

 

Tribune

 

Qualifier d’« amish » les opposants à la 5G, comme l’a fait Emmanuel Macron, n’était ni judicieux ni habile. S’interroger sur les innovations techniques est en effet légitime, aussi prometteuses qu’elles paraissent. Mais la saillie présidentielle a eu le mérite de poser la question des voies de la transition écologique : sortirons-nous d’un modèle de développement insoutenable avec, ou contre, l’innovation et la « tech » ? Avec, ou contre, la croissance ? Débat urgent, fondamental et terriblement mal posé.

La pensée écologiste s’est construite contre la croissance et contre le capitalisme. C’est d’abord autour d’une opposition à la frénésie quantitative des « trente glorieuses » que se sont unis des militants venus d’horizons intellectuels et politiques hétéroclites. Très vite, cependant, cette opposition s’est doublée d’une hostilité au capitalisme, avec l’émergence d’une écologie politique.

En France, l’acte de naissance de cette dernière est sans doute un texte acéré et prescient, publié en 1974 par André Gorz. Dans cet article (« Leur écologie et la nôtre », republié par Le Monde diplomatique en avril 2010), Gorz avertissait que le capitalisme intégrerait la contrainte écologique comme il a intégré toutes les autres, et qu’il transformerait les consommations polluantes en biens de luxe. C’est contre cette logique inégalitaire qu’il appelait à s’élever parce que, concluait-il, « nous pouvons être plus heureux avec moins d’opulence, car, dans une société sans privilèges, il n’y a pas de pauvres ».

 

Près de cinquante ans plus tard, défiance envers le capitalisme et aversion à l’égard de la croissance persistent. Chaque épisode de greenwashing et chaque arbitrage gouvernemental en faveur de telle ou telle catégorie de producteurs renforcent la conviction de ceux dont la priorité est l’avenir de la planète : décidément, ce n’est pas comme cela qu’on va en sortir. Et, pourtant, on ne répondra à l’urgence climatique qu’en y enrôlant le capitalisme ; et on ne la rendra socialement tolérable qu’en misant sur la productivité – c’est-à-dire sur la croissance. 

Commençons par le capitalisme. Il est aujourd’hui divisé entre deux fractions, brune et verte, dont les intérêts divergent de plus en plus. D’un côté, on trouve les entreprises qui, comme Exxon, veulent perpétuer l’existant ; de l’autre, celles, comme Tesla, qui misent sur sa transformation. Comme jadis avec la lutte entre intérêts agraires et industriels, l’issue de l’affrontement entre ces deux capitalismes va définir notre avenir.

Jean Castex : encore un rendez-vous manqué

Jean Castex : encore un rendez-vous manqué

 

 

Lors de sa première interview sur TF1 Jean Castex n’avait déjà pas attiré une audience phénoménale, autour seulement de 5 millions de téléspectateurs. Sur France 2 jeudi, la participation devrait être encore très inférieure. Pour preuve le peu de reprise par les grands médias de son intervention. De toute manière il n’y avait pas grand-chose à retenir de nouveau et de vraiment intéressant. De toute évidence, Jean Castex semble flotter dans son costume de Premier ministre. En outre en dépit de son volontarisme apparent, il  a quand même donné l’impression d’être plutôt un prophète du pessimisme en n’ excluant plus un retour du confinement. L’intéressé a beaucoup trop centré son intervention sur la question sanitaire.

«Si nous n’agissons pas – et nous allons agir ! -, (…) on pourrait se retrouver dans une situation proche de celle qu’on a connue au printemps», a prévenu Jean Castex. «Ça pourrait dire reconfinement», a concédé le premier ministre, selon qui «il faut l’éviter» à tout prix.

Le premier ministre à passer du temps à justifier les mesures annoncées par le ministre de la santé notamment vis-à-vis des bars et des restaurants en général et ceux de Marseille en particulier. «On a trois fois plus de chances de se contaminer dans un bar qu’ailleurs, deux fois plus dans un restaurant», a justifié Jean Castex. Le premier ministre a toutefois promis que les restaurateurs concernés seront «indemnisés» via un recours au chômage partiel, une exonération de charges sociales, et au Fonds de solidarité pour les entreprises.

Sur  la question de l’emploi, le Premier ministre n’a guère innové avec une promesse d’une éventuelle reconversion assez illusoire. «On va se battre» mais «la partie va être compliquée». Jean Castex a promis que l’exécutif mettra tout en œuvre pour que l’usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais) «ne ferme pas ou se reconvertisse». Face à la vague  de faillite qui se prépare ( 100 000 prévus d’ici la fin de l’année) Jean Castex a vanté les mérites de l’allégement fiscal décidé par le gouvernement.

Le Premier ministre, contrairement d’ailleurs à son ministre de la justice a souhaité concernant la sécurité des réponses pénales plus rapides et une police efficace. À noter l’augmentation du budget de la justice de 8 %.

Sur les retraites le  Premier ministre confirme le recul du gouvernement avec une mini réforme qui écartera les questions de financement. Une mini réforme qui n’est même pas certain d’aboutir compte tenu des échéances électorales. On se demande bien pourquoi le Premier ministre s’est exprimé sur le nombre de spectateurs autorisés à regarder le tennis à Roland-Garros à moins de meubler une intervention relativement terne.

«La RSE: faire mieux avec moins». ( Jean Vasseur)

«La RSE: faire mieux avec moins». ( Jean Vasseur)

 

 

Jean Vasseur dirige Histoire de Comprendre, qui anime et accompagne des démarches RSE estime dans le journal l’opinion que grâce à la RSE on peut faire mieux avec moins.( l’Opinion)

 

 »

« La nouvelle donne économique va s’accompagner pour les professionnels de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) d’une cure d’austérité. Après avoir longtemps professé qu’il fallait, dans un monde fini, faire moins avec mieux, il va falloir appliquer à nos métiers cette saine résolution. Et c’est une bonne nouvelle !

Au temps d’avant (il y a 90 jours), la RSE multipliait à l’infini les référentiels. Des cartographies dignes du maître de l’art abstrait Kandinsky et un jargon fort créatif rendaient la discipline aussi impénétrable que la mécanique quantique. Le monde d’opulence et de sophistication qui était le nôtre favorisait cette tendance.

Désormais, nous allons devoir, à notre tour, faire mieux avec moins. Faire mieux, c’est-à-dire aller à l’essentiel pour prouver notre utilité sociale, en produisant des démarches à forte valeur ajoutée. Avec moins, c’est-à-dire dans le cadre de budgets réduits. C’est une bonne nouvelle ! Pour le dire rapidement, « aller à l’essentiel » est précisément le propre d’une démarche RSE vertueuse, une démarche qui traite efficacement les vrais sujets (*) sans toutefois nier leur complexité. Concrètement, le temps des Rapports RSE de plus de 200 pages comportant parfois près de 300 indicateurs qui laissaient le lecteur de bonne volonté « lost in data » est derrière nous.

Paradoxalement, cette obligation de « sobriété/simplicité », ce « redimensionnement » peut libérer le potentiel d’enthousiasme que recèle le sujet qui est souvent « brimé » par une vision trop bureaucratique ou trop quantitative.

Mais surtout, cette simplification va constituer une limite au greenwashing et nous inciter à revenir à l’essence de la RSE : être le témoin crédible, fidèle et lisible du comportement responsable de l’entreprise et l’accélérateur de ses progrès.

(*) Dans son ouvrage fondateur « Social Responsibilities of the Businessman » paru en 1953, Howard Bowen père de la discipline insistait déjà sur les difficultés que représente la mise en œuvre du concept pour qu’il soit le reflet fidèle des véritables enjeux.

Retraites: Jean Castex veut se limiter à la suppression des régimes spéciaux

Retraites: Jean Castex veut se limiter à la suppression des régimes spéciaux

 

On sait que Macon tient par-dessus tout à sa réforme des retraites pour satisfaire sa clientèle de droite. Peu importe même maintenant le contenu même de cet réforme car il s’agit surtout d’une question d’affichage dans la perspective des élections présidentielles. Le gouvernement serait prêt à abandonner beaucoup de choses dans cette réforme et finalement pourrait se contenter de la suppression des régimes spéciaux. Les questions financières d’équilibre qualifié de paramétriques seraient renvoyées à plus tard..

Fin des régimes spéciaux

«Cela implique clairement la disparition à terme des régimes spéciaux tout en prenant pleinement en considération la situation des bénéficiaires actuels de ces régimes», a-t-il poursuivi.  En gros la clause du grand-père sauvé une réforme bien mal en point. Pas sûr que cela soit suffisant et pertinent pour réussir le sauvetage.

Jean Castex veut des ministres sur le terrain !!!

Jean Castex veut des ministres sur le terrain !!!

 

Le nouveau Premier ministre a en quelque sorte lancé un appel solennel aux membres du gouvernement pour qu’ils se rendent sur le terrain. Une curieuse expression qui ne veut pas dire grand-chose ou sinon  que les responsables sont le plus souvent en suspension dans le ciel des technostructures.

Le Premier ministre lui-même a commencé sa tournée de terrain mais peut-on vraiment parler de terrain il s’agit d’une visite à l’Assemblée nationale, au Sénat, au conseil économique et social, à la direction d’une entreprise ou à des élus locaux.

Il y a de toute évidence quelques confusions à propos de ce concept de terrain.

Inutile d’être dupe , les visites de terrain sont des opérations de communication. En effet le plus souvent ces visites assez protocolaires ont surtout pour objet de solliciter la presse locale pour qu’elle rendre compte avec une certaine bienveillance de l’action des pouvoirs publics.

La plupart du temps ce terrain peut même se limiter à une rencontre avec quelques responsables locaux dans les salons de la préfecture.

Les responsables gouvernementaux (ou d’institutions en charge de l’intérêt général) entretiennent un rapport très ésotérique avec ce concept de terrain. Sans doute par peur de rencontrer les vrais les acteurs économiques et sociaux qu’il s’agisse des entreprises, des syndicats, des organisations locales.

 

Finalement Jean Castex en tant que premier ministre inscrit c’est pas dans ceux de Macron qui ne cesse lui-même de multiplier les visites sur tous les thèmes et dans toute la France. Résultat un bavardage de plus en plus insupportable en même temps qu’incompréhensible qui découle d’une simple préoccupation de communication.

Jean Castex, qui a formé son équipe ministérielle lundi, l’a réunie rue de Ségur, à Paris, pour “fixer” sa méthode de travail.

“Je l’ai rappelé : je souhaite que les ministres aillent sur le terrain pour entendre les demandes des Français, des entreprises et des élus locaux”, écrit-il sur Twitter.

Le Premier ministre a, selon lui, exprimé un “soucis très marqué de la concrétisation”. On se demande s’il n’y a pas une confusion entre concrétisation et communication. Pour preuve quand le Premier ministre invite »  les membres du gouvernement à se déplacer sur le terrain, à aller au contact des français, pour mesurer les effets concrets des décisions que nous aurons à prendre.”

Notons l’utilisation du futur à-propos des décisions. Peut-être serait-il préférable que Jean Castex précise d’abord les orientations en matière économique, sociale et même sanitaire avant de lancer ses ministres dans une campagne de com.

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