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Exclusion de Jean-Marie Le Pen : approuvé par seulement 53 % au FN

Exclusion de Jean-Marie Le Pen : approuvé par seulement 53 % au FN

D’après un sondage IFOP pour le Figaro la population montre peu d’intérêt pour l’exclusion de Jean-Marie Le Pen. Mais seulement 53 % de sympathisants FN approuvent cette mise à l’écart de l’ancien président du front national. Jean-Marie Le Pen est certes minoritaire au sein du FN mais 22 % désapprouvent son éviction. Preuve que la radiation de Jean-Marie Le Pen pourrait troubler durablement l’image du Front National et surtout sa sérénité. Il est en effet évident que le feuilleton familial va durer des semaines, des mois et même des années. Sur l’ensemble de la population, une majorité de 51% des personnes interrogées se disent indifférentes à cette sanction, 38 % l’approuvant alors que 11 % la désapprouvent. Mais cette enquête révèle que, dans son propre camp, Marine Le Pen n’a le soutien que d’une moitié seulement des sympathisants du FN. 53 % d’entre eux approuvent la sanction prise à l’encontre du fondateur du parti. Ce dernier garde un socle de soutiens, minoritaire mais non négligeable, puisque 22 % désapprouvent son éviction. Pour Marine Le Pen, qui a fait le pari qu’à terme, la clarification aura des bénéfices électoraux, cette enquête contient une nouvelle plus encourageante: parmi les personnes qui ne s’étaient pas prononcées pour elle en 2012 jusqu’à 19 % des électeurs de Nicolas Sarkozy pourraient désormais voter pour le FN.

 

FN : Jean-Marie Le Pen exclu

FN : Jean-Marie Le Pen exclu

 

 

Justice expéditive Front national pour virer Jean-Marie Le Pen du FN. Une décision qui était évidemment attendue tellement la tension  était forte entre le fondateur du parti et son héritière. Une position aussi de fond sur l’affichage de la ligne avec d’un côté Marine Le Pen qui veut arrondir les angles,  banaliser son parti pour le rendre présentable, d’un autre côté Jean-Marie Le Pen qui considère qu’il est vain de dissimuler la vraie ligne du Front National. Un épisode en tout cas qui va sans doute se prolonger et qui aura des conséquences sur le plan électoral. Il est évident que Jean-Marie Le Pen fera tout pour empêcher que sa fille puisse se qualifier pour le second tour des élections présidentielles.  Cette décision marque en effet une nouvelle étape dans la guerre ouverte qui oppose depuis des mois le patriarche de 87 ans à sa fille et présidente du FN, Marine Le Pen, et au vice-président, Florian Philippot.   »A l’issue de la réunion qui s’est tenue ce jour, le bureau exécutif du Front national, réuni en formation disciplinaire, a délibéré et a décidé, à la majorité requise, l’exclusion de M. Jean-Marie Le Pen comme membre du Front national », peut-on lire dans un communiqué du bureau exécutif du parti d’extrême droite.   »La décision complète et motivée sera notifiée prochainement à M. Le Pen », précise-t-on.  Après une audition de plusieurs heures par le bureau exécutif, Jean-Marie Le Pen avait souhaité « une réunification active » de son parti. « J’ai exprimé le souhait que cet épisode un petit peu polémique soit une étape vers la réunification active du Front national », a-t-il déclaré à la presse. « C’est mon souhait je l’ai exprimé, j’ai donné des explications à ceux qui n’avaient pas toujours bien compris ce qui se disait ou se rapportait ». Frédéric Joachim, avocat de Jean-Marie Le Pen, a déclaré voir une trahison dans l’exclusion de son client, qui était selon lui « décidée depuis longtemps. »   »C’est la première fois, que je sache, que le fondateur d’un parti, au surplus président d’honneur, se fait évincer comme un malpropre de son propre parti par une bande de gens qui l’ont écouté pendant trois heures et qui ont décidé de son sort en deux heures comme si ce sort était déjà décidé, ce que je finis par croire », a-t-il déclaré sur BFM TV.  Me Joachim a ajouté qu’il envisageait de demander « l’annulation de cette mesure devant les tribunaux, à travers une procédure d’urgence ».

Jean-Marie Le Pen devant son propre tribunal d’exception

Jean-Marie Le Pen devant son propre tribunal d’exception

 

Finalement Jean-Marie Le Pen être victime de sa propre conception démocratique dans  le parti qu’il a créé et transmis comme un héritage familial à sa fille. Une conception démocratique très relative puisque la totalité des membres du bureau exécutif qui va le juger est composés de membres désignés par celui ou celle qui assure la présidence du parti. Du coup c’est sans surprise que Jean-Marie Le Pen devrait être exclu. En fait c’est le même procédé  qu’a employé Jean-Marie Le Pen concernant Maigret et qui se retourne aujourd’hui contre lui. Jean-Marie Le Pen annonce dans le Journal du Dimanche qu’il ira bien le 20 août devant le bureau exécutif du Front national réuni en formation disciplinaire, qui doit se prononcer sur son éventuelle exclusion du parti qu’il a fondé. « Je ne vais pas faire le cadeau aux membres du bureau exécutif désignés par Marine Le Pen de pouvoir s’exprimer sans me regarder dans les yeux », déclare le père de la présidente du parti d’extrême-droite, qui avait refusé de se rendre à une première convocation. Jean-Marie Le Pen et sa fille sont en guerre ouverte depuis des mois. Dans la convocation qu’elle a adressée au début de la semaine passée à son père, Marine Le Pen énumère 15 griefs, dont ses propos qualifiant les chambres à gaz nazies de « détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». L’ex-président du FN, âgé de 87 ans, admet que « l’attitude à l’égard de la Deuxième Guerre mondiale, [qu'il] a connue alors qu’elle n’a fait qu’en entendre parler », est un des éléments qui le distinguent de celle dont il a fait son successeur. « J’ai choisi Marine Le Pen au bénéfice de l’âge et de la santé. En quatre ans, il faut bien dire la vérité, elle ne s’est pas améliorée », dit-il. Il qualifie de « leurre » la politique de « dédiabolisation » du FN conduite par sa fille, qu’il juge sous influence du vice-président du parti, Florian Philippot, « son mauvais génie ». Cette ligne politique, estime-t-il, favorise la tentative de reconquête du pouvoir de Nicolas Sarkozy, qui a notamment lancé dans une interview à Valeurs Actuelles un appel aux électeurs du FN pour qu’ils se détournent de ce parti. L’ancien chef de l’Etat, battu en 2012 par le socialiste François Hollande et aujourd’hui président du parti Les Républicains (ex-UMP) « entre dans la brèche », souligne Jean-Marie Le Pen. « On connaît ses qualités de manœuvrier. » Prié de dire s’il pense que Florian Philippot « roule » pour Nicolas Sarkozy, il répond : « C’est une des hypothèses. »

 

FN- exclusion de Jean Marie Le Pen : une erreur stratégique

FN- exclusion de Jean Marie Le Pen : une erreur stratégique

L’exclusion probable de Jean-Marie Le Pen le 20 août est sans doute la première erreur stratégique notable de Marine Le Pen. D’abord elle utilise, comme son père, la méthode expéditive pour nettoyer le parti de ses opposants. De quoi affecter l’image démocratique derrière laquelle le FN court. Il faut aussi noter que depuis le début du feuilleton entre le père et la fille, Marine Le Pen et le FN stagnent  dans les sondages voir régressent. Autre aspect plus stratégique celui-là : la probabilité qu’une fois exclu Jean-Marie Le Pen fera tout pour s’opposer à la qualification de sa fille au second tour de 2017 pour les présidentielles. Pour cela il se présentera ou suscitera un candidat qui enlèvera à Marine Le Pen les quelques points nécessaires  à la qualification du second tout. . Jean-Marie Le Pen est donc convoqué le 20 août devant le bureau exécutif du Front national « statuant en formation disciplinaire », notamment sur les propos qu’il a tenus sur les chambres à gaz et le maréchal Pétain. Sur France Info, le co-fondateur du FN a réagi à cette convocation, qu’il qualifie d’abjecte.   »C’est de la persécution, elle (Marine Le Pen) espère sans doute me décourager, mais elle me connaît mal, elle se trompe« , réagit Jean-Marie Le Pen sur France Info, après qu’il a reçu mardi une convocation le 20 août prochain devant le bureau exécutif du Front national qui statuera en formation disciplinaire. Dans cette nouvelle convocation, il lui est notamment reproché ses propos tenus au printemps sur les chambres à gaz nazies ou pour réhabiliter le maréchal Pétain.  Marine Le Pen cherchait la parade pour écarter son père et apparemment elle l’a trouvée. Le 20 août prochain, lors de ce bureau exécutif disciplinaire, elle pourrait carrément l’exclure du parti. Jean-Marie Le Pen est convaincu que c’est ce qu’elle veut faire, « c’est un procédé abject, indigne d’une candidate à la présidence de la République« , dit-il. Il s’agit là d’un nouvel épisode du conflit qui oppose le co-fondateur du FN à sa fille. Jean-Marie Le Pen avait été suspendu en mai dernier de sa qualité d’adhérent au FN, dans l’attente d’une assemblée générale qui, en juillet, a supprimé son poste de président d’honneur du parti. Sauf que la justice avait ensuite annulé ces sanctions, et suspendu l’assemblée générale extraordinaire organisée par correspondance et dont le résultat avait conforté les dirigeants actuels du FN. « Mme Le Pen s’entête, malgré ses différentes défaites judiciaires, elle bafoue donc les décisions de justice« , estime aujourd’hui Jean-Marie Le Pen. Il faut dire que depuis que la justice a annulé toutes les mesures prises par la direction du FN, Jean-Marie Le Pen était redevenu très gênant pour sa fille et même pour sa petite fille, Marion Maréchal-Le Pen, candidate en PACA. Il menaçait de se présenter aux régionales et même de venir aux universités d’été du FN début septembre à Marseille. Marine Le Pen va donc probablement déclencher l’arme nucléaire. Les statuts du parti prévoient en effet que la présidente peut exclure n’importe quel membre du parti pour « faute grave« . Alors que rien n’est prévu pour son titre de président d’honneur, Jean-Marie Le Pen pourrait cependant le conserver malgré son exclusion. Mais en tout cas, cette fois, il n’aurait aucun recours, il ne pourrait pas faire appel de son exclusion devant la justice. Jean-Marie Le Pen dénonce la méthode, un bureau exécutif « composé de gens exclusivement nommés par elle-même (sa fille)« . Pour lui, ce bureau exécutif n’est donc « absolument pas démocratique, il n’y a qu’une seule instance démocratique au FN c’est le comité central, mais Mme Le Pen ne pense pas du tout à le convoquer bien sûr« , lance-t-il. « On souhaite évidemment changer la ligne politique du FN, et évacuer la personne qui en est la plus représentative, c’est une opération politicienne, menée par Marine Le Pen sans aucune délicatesse, car convoquer les gens en plein milieu du mois d’août alors qu’on a soit même pris ses vacances, je trouve cela assez abject« , poursuit-il.

FN : 94 % pour virer Jean-Marie Le Pen

FN : 94 % pour virer Jean-Marie Le Pen

La guerre continue entre Marine Le Pen et son père. En dépit de l’annulation du congrès postal par la justice Marine Le Pen a décidé de publier les résultats de cette consultation. Une consultation qui comportait évidemment des ambiguïtés puisqu’elle portait sur l’adoption de nouveaux statuts incluant une disposition pour supprimer le poste de président d’honneur. En tout état de cause cette consultation postale est juridiquement nulle désormais. Reste que Marine Le Pen peut organiser un congrès physique mais avec le risque d’être contrainte d’autoriser  Jean-Marie Le Pen à s’exprimer. L’autre risque c’est de voir Jean-Marie Le Pen se présenter aux élections régionales dans la PACA et aussi, directement ou indirectement, aux présidentiels de 2017. Le feuilleton entre les Le Pen risque encore de durer des semaines et des mois. Les adhérents du Front national se sont donc  prononcés mercredi à une large majorité en faveur de la suppression de la présidence d’honneur du parti, poste occupé jusqu’à présent par Jean-Marie Le Pen, engagé dans une guerre ouverte avec sa fille depuis plusieurs mois.  A l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire qui s’est déroulée par correspondance du 20 juin au 10 juillet, « 94,08% des adhérents ont approuvé les nouveaux statuts proposés », écrit le FN dans un communiqué. « Jean-Marie Le Pen perd aujourd’hui devant ce choix incontestable fait par le peuple du Front national toute légitimité politique à rester président d’honneur », poursuit le parti. « S’acharner à se maintenir, via des artifices juridiques, face à une réalité aussi implacable n’est ni respectable ni raisonnable; c’est l’essence et l’honneur d’un démocrate que de s’incliner, quel que soit son statut, devant la volonté populaire. » Le vote organisé par la formation d’extrême-droite n’a aucune valeur juridique, la justice ayant confirmé mardi la suspension de cette Assemblée générale extraordinaire. Le parti co-fondé par Jean-Marie Le Pen et présidé depuis 2011 par Marine le Pen n’a pas encore pris de décision concernant la tenue éventuelle d’un congrès « physique » ou une saisie de la Cour de cassation. L’Assemblée générale extraordinaire avait été convoquée le 4 mai dernier par la direction du FN après une série de déclarations polémiques de Jean-Marie Le Pen dans l’hebdomadaire « Rivarol » dans lequel il réhabilitait, notamment, le maréchal Pétain. Avant la publication des résultats du vote, le patriarche de 87 ans a dénoncé mercredi sur son blog « une opération de communication politicienne au pire sens du terme » et dénoncé une initiative « hors-la-loi » car « jugée par deux fois illicite » par la justice.   »Une dernière fois, je demande aux dirigeants du Front national de retrouver la raison et le chemin de l’union… avant qu’il ne soit trop tard. »

 

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore devant la justice

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore  devant la justice

 

Une nouvelle fois Jean Marie Le Pen gagne devant la justice pour faire annuler le congrès postal du FN. De fête, Marine Le Pen se trouve dans une position très délicate elle ne peut plus utiliser les résultats de ce congrès par correspondance pour exclure son père, par ailleurs elle hésite à organiser un congrès physique qui permettrait à Jean-Marie Le Pen de s’exprimer devant les militants. La justice française a donc  infligé mardi une nouvelle défaite à Marine Le Pen dans le conflit qui l’oppose à son père en confirmant la suspension de l’assemblée générale extraordinaire du Front national censée aboutir à l’éviction de son fondateur. Cette décision de la cour d’appel de Versailles risque d’empoisonner la campagne du parti d’extrême droite pour les élections régionales de décembre prochain, avec un Jean-Marie Le Pen pour l’instant conforté dans sa présidence d’honneur du FN. Le patriarche de 87 ans est apparu triomphant devant la presse dans sa propriété située près de Paris, réservant ses flèches les plus acérées au vice-président du FN, Florian Philippot, qu’il accuse d’avoir influencé sa fille. « Quelqu’un a dit que j’appartenais au passé, je crois que c’est Monsieur Philippot, il doit s’apercevoir que j’appartiens à un présent extrêmement brûlant », a-t-il déclaré. Fort de la décision de la cour d’appel de Versailles, il a d’ailleurs « bien l’intention » de participer à l’université d’été du Front national, début septembre à Marseille. Mais il a tendu la main à sa fille, avec laquelle il n’a, a-t-il expliqué, plus aucun contact. « Pour ma part, je suis ouvert à toutes les discussions, à toutes les conversations qui iront dans le sens de l’unité et d’une marche en avant », a-t-il expliqué en jugeant indispensable de retrouver « l’élan » du parti d’extrême droite qui a selon lui été « freiné » par la crise. Il n’a pas exclu, si ce n’était pas le cas, une candidature à la tête d’une liste dissidente en Provence-Alpes-Côte d’Azur face à sa petite-fille Marion, décision qui, a-t-il laissé entendre, dépend de la réponse qui sera donnée à ses appels. Dans un communiqué, le FN a dit son « étonnement », la décision de justice permettant à Jean-Marie Le Pen de conserver un titre de président d’honneur « qu’il ne mérite évidemment plus vu son comportement de plus en plus inqualifiable ».

FN- Philippot « un agent double » (Jean Marie Le Pen)

FN- Philippot « un agent double » (Jean Marie Le Pen)

La saga des Le Pen continue. Cette fois l’ancêtre accuse le trop proche collaborateur de sa fille, Philippot le traitre,  d’être  en faiat un agent double (comprendre un infiltré de la gauche). L’intéressé se défend et prétend être un agent  de la CIA. Du sang, des larmes et du fric, la saga risque d’être un vrai succès populaire au moins jusqu’en 2017… à moins qu’on assassine le patriarche avant ! Suspens évidemment insoutenable. Jean-Marie Le Pen charge à nouveau Florian Philippot. « Quel est son objectif? Pourquoi est-il là? Il pourrait être parfaitement un agent double envoyé en mission » juge-t-il dans le Parisien, suspectant le vice-président du parti d’être envoyé par la droite pour « saboter le Front national de l’intérieur. » Le principal intéressé a réagi sur BFM TV. « Êtes-vous un agent double? », lui demande-t-on. « Oui et Marine Le Pen est une extraterrestre reptilienne. Tout ça est un complot de la CIA », a-t-il répliqué.

Justice : Jean-Marie Le Pen à nouveau jugé

Justice : Jean-Marie Le Pen à nouveau jugé

 

Les Le Pen entretiennent des liens étroits avec la justice qu’il s’agisse des querelles familiales, des déclarations extrémistes ou encore du financement du parti. Cette fois c’est encore Jean-Marie Le Pen qui sera de nouveau jugé en correctionnelle pour avoir réaffirmé en avril dernier que les chambres à gaz étaient « un détail » de la Seconde Guerre mondiale, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le cofondateur du Front national est cité à comparaître devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris pour « contestation de crime contre l’humanité ». La date du procès n’a pas encore été fixée. Le 2 avril dernier, sur BFM TV et RMC Info, Jean-Marie Le Pen avait maintenu ses propos sur les chambres à gaz qui lui ont déjà valu cinq condamnations depuis 1987, date à laquelle il avait déclaré : « Je n’ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale ». Des déclarations réitérées en 1997 à Munich, en 2008 dans un magazine et en 2009 au Parlement européen. « Je les maintiens parce que je crois que c’est la vérité et que ça ne devrait choquer personne », avait dit le député européen en avril. « On a instrumentalisé cette affaire contre moi en y introduisant un soupçon d’antisémitisme, alors que je mets au défi quiconque de citer une phrase antisémite dans ma vie politique », avait-il ajouté.

Justice : Jean-Marie Le Pen à nouveau jugé

Justice : Jean-Marie Le Pen à nouveau jugé

 

Les Le Pen entretiennent des liens étroits avec la justice qu’il s’agisse des querelles familiales, des déclarations extrémistes ou encore du financement du parti. Cette fois c’est encore Jean-Marie Le Pen qui sera de nouveau jugé en correctionnelle pour avoir réaffirmé en avril dernier que les chambres à gaz étaient « un détail » de la Seconde Guerre mondiale, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le cofondateur du Front national est cité à comparaître devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris pour « contestation de crime contre l’humanité ». La date du procès n’a pas encore été fixée. Le 2 avril dernier, sur BFM TV et RMC Info, Jean-Marie Le Pen avait maintenu ses propos sur les chambres à gaz qui lui ont déjà valu cinq condamnations depuis 1987, date à laquelle il avait déclaré : « Je n’ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale ». Des déclarations réitérées en 1997 à Munich, en 2008 dans un magazine et en 2009 au Parlement européen. « Je les maintiens parce que je crois que c’est la vérité et que ça ne devrait choquer personne », avait dit le député européen en avril. « On a instrumentalisé cette affaire contre moi en y introduisant un soupçon d’antisémitisme, alors que je mets au défi quiconque de citer une phrase antisémite dans ma vie politique », avait-il ajouté.

 

Jean-Marie Le Pen candidat en Paca et en 2017 ?

Jean-Marie Le Pen candidat en Paca et en 2017 ?

 

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Forts remous au FN en PACA qui de nouveau réhabilitent  la possibilité d’une candidature de Jean Marie Lepen aux régionales. Au-delà pourrait se profiler une  candidature pour 2017 moins pour être  élu que pour faire éliminer Marine Lepen du second tour. Ce pourrait être la propre candidature de Jean Marie Le Pen voire de l’un de ses fidèles. Je suis sollicité de le faire par un certain nombre de gens auxquels je n’ai donné aucune réponse », a-t-il déclaré lundi à Reuters. « Je suis dans une phase d’information, puisque c’est un phénomène nouveau. Je fais le tour de la question et je communiquerai ma décision en temps utile. » S’il constituait effectivement une liste dissidente, Jean-Marie Le Pen se retrouverait en concurrence avec sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste officielle du FN dans cette région susceptible de basculer à l’extrême droite. La jeune députée du Vaucluse avait déclaré en mai à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles avoir reçu l’assurance de son grand-père « qu’il ne s’immiscerait pas dans la campagne ». « Nous sommes à quatre mois des élections. Il y a des remous qui se produisent », a dit Jean-Marie Le Pen, 87 ans, qui a réussi à faire annuler par la justice sa suspension par la direction du parti pour cause de propos polémiques répétés, notamment sur les chambres à gaz. Prié de dire s’il n’excluait pas de présenter une liste dissidente en Paca, il a répondu à Reuters, en jouant sur les mots : « Je suis le seul dans ce mouvement qui n’exclut pas. »

Jean-Marie Le Pen candidat en PACA et en 2017 ?

Jean-Marie Le Pen candidat en PACA  et en 2017 ?

Pas impossible mais  peu vraisemblable. Une candidature De Jean Marie Le Pen aux régionales en PACA pourrait être un avant gout des présidentielles en 2017.  Jean Marie Lepen pourrait en effet cautionner un candidat dissident uniquement pour empêcher sa fille de figurer au second tour.  .   Ce samedi 18 juillet, Le Parisien croit savoir qu’une « hypothèse d’une liste Front national » aux prochaines régionales conduite par Le Pen père « ne peut plus être écartée ». Selon des sources proches du fondateur du parti d’extrême droite, Jean-Marie Le Pen envisagerait, pourquoi pas, une candidature en PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur). Mais voilà, sa petite-fille, Marion Maréchal, a déjà annoncé sa propre candidature, même si elle l’a récemment remise en cause.  Le fait est qu’une candidature du grand-père pourrait remettre de l’huile sur le feu alors que celui-ci est en conflit avec une branche du parti, notamment celle proche de Florian Philippot qu’il a traité de « jeune con » en mai dernier. Cité par le quotidien, un conseiller régional suspendu du parti, Laurent Comas, confie qu’ils sont en train de préparer, pour les régionales, « une liste avec Jean-Marie Le Pen en tête de liste si ce dernier reste personna non grata au FN ». Un peu de chantage en somme. Mais en réalité, cette candidature serait davantage un pied de nez au numéro 2 du parti qu’une manœuvre pour affaiblir Marion Maréchal. Celui qui a « déclaré la guerre », selon Jean-Marie Le Pen, est dans le viseur de nombreux élus régionaux qui semblent organiser une fronde contre Florian Philippot. Toutefois, toujours d’après le journal, Bruno Gollnisch, au parti depuis 1983, ne croit pas à une telle candidature et la jugerait « pour le moins hasardeuse ». Jean-Marie Le Pen, lui, n’a pas commenté et laisse planer le doute, comme le commente Le Parisien.

Jean-Marie Le Pen peut affaiblir le FN

Jean-Marie Le Pen peut affaiblir le FN

 

Jean Marie Lepen a toujours considéré que sa fille Marine « était née avec une cuillère d’argent dans la bouche » (triple  héritage, celui de la fortune des Lepen, celui d’un parti dont il est le créateur, celui d’uen idéologie d’extrême droite). Marine Lepen devra faire des concessions car Jean marie Le Pen n’en fera pas. Il est certes très minoritaire au sein du FN mais cette situation d’opposant est le statut qui lui convient le mieux car il n’a jamais voulu réellement du pouvoir. Jean Marie le Pen fera tout pour pourrir la vie de sa fille. Il a déjà obtenu deux victoires juridiques (il y en aura sans doute d’autres notamment sur le nombre d’adhérents réels ou sur les moyens de financement du FN). Il vient de remporter une troisième victoire avec la décision de reculer la réunion du conseil de discipline (réunion interne où il aurait était présent !). La dernière cartouche de Jean Marie Lepen pourraat être une  candidature représentant ses idées en 2017 (sa candidature ou une  autre). Juste pour que Marine Le Pen ne parvienne pas au second tour. Marine devra plier notamment à propos du congrès annulé par la justice. Marine Le Pen peut se passer de ce congrès si elle accepte que la situation reste ce qu’elle était avant cette séquence. « On va voir là quels sont les équilibres internes au sein du Front national et quelle est la détermination de Florian Philippot à aller jusqu’au bout du processus qu’il a engagé et qui vise l’élimination politique de Jean-Marie Le Pen du Front national, » explique Joël Gombin. Les militants commencent à être las de cette situation qui commence à trop durer et qui risque de nuire à l’image et au fonctionnement du Front national. Jean-Marie Le Pen a compris dès le départ que sa voie de salut était juridique plutôt que politique. « C’est un grand classique au Front national où Jean-Marie Le Pen a remporté de nombreuses batailles juridiques« , estime Joël Gombin, membre de l’Observatoire des radicalités politiques à la fondation Jean Jaurès.

Le Pen contre Le Pen : Jean Marie attaque le congrès par correspondance du FN

Le Pen contre Le Pen : Jean Marie attaque le congrès par correspondance du FN

Il es pourrait bien que Jean Marie Lepen remporte une  seconde victoire juridique après celle concernant son poste de Présidenet d’honneur. En effet Jean marie Lepen a été illégalement écarté de l’organisation de ce «  congrès ». Second grief, il s’agit d’un congrès mais sans congressiste puisque c’est un vote par courrier. Au FN on ne fait pas dans la dentelle démocratique et juridique . Mais Jean marie Lepen connait la musique judiciaire  . Certes il ne fera pas basculer la majorité au FN mais il va conserver un pouvoir de nuisance qui pourrait affecter limage de Marine pour 2017. Au-delà de la saga familiale, c’est aussi un affrontement idéologique avec d’un coté les positions clairement d’extrême droite de Jean Marie le Pen et de l’autre les positions attrape tout de Marine Lepen ( la retraite à 60 ans, expulsion de immigrés ,  la fermeture des frontières et la sortie de l’euro). Un programme qui n’a d’ailleurs aucune importance puisque le FN est surtout un parti de protestation.  Après une première victoire en justice jeudi, Jean-Marie Le Pen en espère une autre de plus grande ampleur. Le fondateur du Front national a décidé d’attaquer en justice la tenue du vote par correspondance organisé par sa fille, Marine Le Pen, qui vise à supprimer la fonction de président d’honneur du parti, qu’il occupe de nouveau, et à réformer les statuts du mouvement. « J’attaque cette consultation postale que j’estime illégale, il y aura une instance mardi à Nanterre », dit-il au JDD. Une assignation a été déposée pour un référé le 7 juillet à la mi-journée, poursuit-il. Le vote des adhérents du Front national est en cours et le scrutin doit être dépouillé vendredi 10 juillet. S’il obtient une nouvelle fois gain de cause, Jean-Marie Le Pen pourrait faire annuler ce processus. Selon lui, ce congrès par correspondance n’aurait pas du être lancé en son absence par le bureau politique et le bureau exécutif du FN, puisque le tribunal a jugé sa suspension illégale jeudi. « Il a été décidé sans que j’y participe alors que j’en suis membre », insiste-t-il. Autre grief, « le fait de demander une seule réponse alors qu’il y a plusieurs sujets est un amalgame dirimant », plaide-t-il. Jean-Marie Le Pen considère aussi que la tenue d’un congrès sans la présence physique des adhérents « est aberrant ». Jeudi, Marine Le Pen avait minimisé les conséquences de la réintégration de son père, ordonnée par les juges. Le FN a fait appel de cette décision.

 

FN-appel au :boycott des nouveaux statuts ( Jean Marie Le Pen)

FN-appel au  :boycott des nouveaux  statuts ( Jean Marie Le Pen)

Jean-Marie Le Pen, qui dénonce une éviction politique dictée selon lui par l’entourage de sa fille Marine Le Pen, présidente du parti, a appelé lundi les adhérents à ne pas prendre part au scrutin. « Aux adhérents du Front, je demande instamment de NE PAS PARTICIPER AU VOTE de réforme des statuts », écrit-il sur son compte Twitter. « D’abord il n’est pas secret, et surtout c’est un piège destiné à changer l’orientation politique du Front National. » Depuis sa mise à l’écart, Jean-Marie Le Pen a crié à la trahison, a dit renier sa fille puis s’est attaqué à Florian Philippot, l’un des vice-présidents du FN, qu’il accuse de manipuler Marine Le Pen. Le projet de statuts adressé pour vote aux quelque 40.000 adhérents du FN est accompagné d’une lettre de Marine Le Pen qui condamne une nouvelle fois les propos de son père. « Chacun d’entre nous a été, depuis quelques semaines, le témoin navré de ce que des initiatives et des propos préjudiciables d’un président d’honneur peuvent très gravement nuire au fonctionnement de notre mouvement politique », écrit-elle. Mais elle souligne aussi que les nouveaux statuts doivent « moderniser » le parti en vue des élections régionales de décembre et surtout de la présidentielle de 2017, comme pour montrer que le seul changement majeur n’est pas la suppression de l’article 11 bis qui instituait la présidence d’honneur pour son père. Le projet stipule en outre que l’adhésion au FN « n’est compatible avec aucune autre appartenance à un autre parti ou groupement politique de droit ou de fait » sans l’aval du conseil d’administration. Cette définition large exclurait de facto un retour de Jean-Marie Le Pen dès lors que celui-ci créerait un mouvement, comme il l’a suggéré, mais contraindrait aussi ses derniers fidèles, comme Bruno Gollnisch, à choisir entre le FN et son dirigeant historique.

Front national : « un parti dictatorial » ( Jean Marie Le Pen)

Front national : « un parti dictatorial » ( Jean Marie Le Pen)

 

Devant la justice Jean Marie Lepen veut récupérer son titre de président d’honneur abusivement supprimé par sa fille d’après lui. Dan le même temps Marine Lepen va faire un tour de passe en modifiant les statuts qui suppriment ce poste de président d’honneur . Une affaire qui est loin d’être terminée car derrière l’opposition politique il y a aussi en cause les conditions de financement du FN et  la propriété du patrimoine des Le Pen comme la démontré l’émission envoyé spécial de France 2 hier. Tout se joue donc à Nanterre, ce vendredi 12 juin, pour le clan Le Pen. Jean-Marie Le Pen sera au tribunal pour régler ses comptes avec sa fille et au même moment ou presque, au siège du parti, le bureau politique se réunira pour décider s’il faut lui supprimer le titre de président d’honneur. Marine Le Pen est déterminée à prendre ses distances avec ce père devenu encombrant. C’est donc purement et simplement l’avenir politique du vieux chef qui devrait se dessiner dans la journée. Le sort de Jean-Marie Le Pen se joue dans un rayon de deux kilomètres. Selon le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, l’ancien président d’honneur perd son temps :  »Ce sera de toute façon un coup d’épée dans l’eau. À supposer que le tribunal lui donne satisfaction et annule la suspension provisoire, eh bien à ce moment-là, interviendra le vote de tous les adhérents sur la présidence d’honneurC’est un combat inutile« .  Les militants seront consultés par courrier à la fin du mois. Et Jean-Marie Le Pen peut compter sur le soutien du député européen Bruno Gollnish.  »Il me paraît assez difficile, sur le plan politique ou sur le plan moral de proposer aux adhérents la suppression de la fonction du président d’honneur sans proposer au président d’honneur la possibilité de s’exprimer« , explique-t-il. Pour ne pas en faire un vote pour ou contre Jean-Marie Le Pen, les dirigeants frontistes vont modifier tous les statuts du parti et les soumettre aux adhérents.  »On noie le poisson », reconnaît un cadre. Mais le père de Marine Le Pen a prévenu, il n’acceptera pas le vote des militants si la question concerne autre chose que sa présidence d’honneur. Dans un entretien au Figaro, il explique ainsi qu’il compte reprendre sa « place qui semble gênante ».    »J’avoue ne pas bien comprendre que le problème principal du grand parti français d’espérance soit de se priver de son président d’honneur (…) Nous ne sommes pas dans un parti démocratique. Il est autoritaire, pour ne pas dire dictatorial puisque seule la volonté exprimée par Marine s’impose, sans aucune discussion. Tout le monde doit plier », ajoute-t-il.

 

Jean Marie Le Pen : enquête pour fraude fiscale

Jean marie Le Pen : enquête pour fraude fiscale

Des enrichissements douteux, de comptes dans les paradis fiscaux et des fraudes fiscales valent à Jean marie Lepen une enquête judicaire officielle. Le parquet national financier a ouvert lundi une enquête pour blanchiment de fraude fiscale sur des soupçons de compte bancaire caché à l’étranger qui pourrait appartenir à Jean-Marie Le Pen, ce qu’il nie, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Fin avril, le site d’information Mediapart avait révélé un signalement de la cellule de renseignements financiers Tracfin évoquant un trust géré à Genève, dont l’ayant droit serait l’assistant personnel de Jean-Marie Le Pen. Selon ce signalement, le trust comprendrait un compte abondé à hauteur de 2,2 millions d’euros, dont 1,7 sous forme de lingots et de pièces d’or. Contacté mardi, Jean-Marie Le Pen a nié toute implication dans un trust à l’étranger. « Je le nie. Ce n’est pas parce que Mediapart dit quelque chose que c’est une vérité évangélique », a-t-il déclaré. Dans son signalement, Tracfin évoque l’existence d’un trust basé aux Iles vierges britanniques et géré à Genève pour le compte de Gérald Gérin, l’assistant personnel de Jean-Marie Le Pen, selon une source proche du dossier. Selon cette source, le compte aurait été clôturé en 2014 et les fonds transférés dans une banque aux Bahamas.  « Tous ces éléments doivent faire l’objet de vérifications », a-t-elle précisé.  « Je n’ai rien à dire » sur cette affaire, a déclaré pour sa part Gérald Gérin. Très proche de Jean-Marie Le Pen, qu’il accompagne dans tous ses déplacements, Gérald Gérin apparaît aussi comme le trésorier de son microparti, Cotelec. Au Parlement européen, il est l’assistant de l’eurodéputée Marie-Christine Arnautu, elle aussi très proche de l’ancien président du FN désormais suspendu du parti d’extrême droite. Une précédente enquête ouverte par le parquet de Paris visait déjà le patrimoine de Jean-Marie Le Pen et un enrichissement de 1,1 million d’euros entre 2004 et 2009, années de début et de fin d’un de ses mandats de parlementaire européen. Cette procédure, dans laquelle la question de la prescription pourrait se poser, est désormais associée à l’enquête du parquet national financier, a précisé la source judiciaire. Jean-Marie Le Pen avait admis en 2013 avoir détenu un compte en Suisse ouvert à l’UBS en 1981, une affaire déjà évoquée par le passé. Il avait alors parlé d’une opération d’emprunt pour sa société de disques de l’époque, la Serp.

 

« Marine Le Pen ne fera pas pus de 18% » en 2017 ( Jean Marie Le Pen)

« Marine Le Pen ne fera pas pus de 18% » en 2017  ( Jean Marie Le Pen)

 

Le vieux continue de se lâcher contre sa fille et considère qu’elle ne fera guère plus de 18% ( en fait autour de 25% au second tour de 2017 d’après les sondages) mais quelle ne sera pas élu évidemment. Il considère que Fn est mal préparé au pouvoir, comme lui, en 2002. Il y a évidemment des attaques claires contre sa fille dans cette interview mais aussi uen lucidité à savoirt que le FN est un parti d’opposition qui n’est pas préparé pour la gestion. Il est d’ailleurs  considéré comme tel par l’opinion puisque Plus de 75% des Français n’accordent pas de crédibilité au programme économique du FN.  Dans un entretien au journal Society, Jean-Marie Le Pen revient donc sur sa carrière et notamment sur sa qualification au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 : « J’ai envisagé avec une certaine angoisse qu’il y ait une déferlante populiste. » Dans cette même interview, il dit aussi craindre « une déferlante démographique qui va submerger l’Europe en provenance d’Afrique ».  Jean-Marie Le Pen continue d’enchaîner les déclarations chocs dans la presse. Dans le nouveau numéro de l’hebdomadaire Society paru vendredi, l’ancien patron du FN se confie dans un long entretien. Il évoque l’actualité politique bien sûr, mais revient aussi sur sa carrière, et notamment sur son accession au second tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002. Il avait déjà confié, à Serge Moati entre autres, ses doutes dans l’entre-deux-tours du scrutin. A Society, il admet plus clairement avoir eu peur de prendre le pouvoir. « En 2002, c’est vrai, j’ai envisagé avec une certaine angoisse qu’il y ait une déferlante populiste », affirme-t-il avant d’expliquer : « Je ne suis pas spécialement un homme politique qui a la réputation d’être peureux mais je sais évaluer le danger. Quand vous vous retrouvez dans l’hypothèse d’être président de la République alors que vous n’avez pas l’appareil pour le faire, vous ne trouvez pas que ça puisse susciter légitimement une impression d’angoisse? Si ce n’est pas le cas, c’est que vous êtes un branleur. » A travers ses mots, il cible ses équipes de l’époque, et notamment Marine Le Pen, qui débutait son ascension au sein du parti.

Création d’un parti pour libérer le FN « de M. Philippot et de ses mignons »( Jean Marie Le Pen)

Création d’un parti  pour libérer le FN « de M. Philippot et de ses mignons »( Jean Marie Le Pen)

 

Comme d’habitude Jean Marie le Pen ne fait pas dans la dentelle et accuse sa file d’être sous la tutelle de Philoppot et de ses « mignons » . En fait il va créer un parti mais qui ne sera pas concurrent du FN mais destiné à remettre le FN sur les rails. Une orientation évidemment très ambigüe et contradictoire qui vise surtout à nuire à sa fille. Bien entendu Jean Marie Le Pen sait bien que son audience est de plus réduite y compris au sein du FN mais il suffira de quelques % de nuisances politiques pour rendre impossible la qualification de Marine Lepen au second tour de 2017. A cet égard Jean Marie Le Pen ne peut sans doute pas inverser le rapport de forces au sein du FN mais il peut développer une capacité de nuisance mortelle pour l’avenir de sa fille et au delà du FN.  Le fondateur du FN, sous le coup d’une suspension de son statut d’adhérent, a donc annoncé son intention de créer une formation politique, « pas concurrente » au parti présidé par sa fille. Il veut dit-il la libérer « de M. Philippot et de ses mignons ».  Jean-Marie Le Pen a répondu lundi à une interrogation sur sa volonté de rester ou non de rester sur l’échiquier politique. C’est oui et avec « une formation collatérale pour remettre le FN sur les rails » a-t-il déclaré sur France Info. Auparavant sur Radio Courtoisie, le fondateur du FN avait annoncé souhaiter mettre sur pied une formation « non concurrente » au parti que préside sa fille. Pour justifier la création de sa formation, Jean-Marie Le Pen a déclaré sur France Info ne pas vouloir d’un Front national aux mains de Florian Philippot, devenu « le patron ». « Nous voudrions que Marine Le Pen soit présidente et qu’elle ne soit pas prisonnière de ses collaborateurs, de Mr Philippot et de ses mignons » a-t-il ajouté. « Il me semble que c’est Mr Philippot qui est devenu le patron du Front national et nous voudrions que ce soit Marine Le Pen » : Jean-Marie Le Pen sur France Info Le fondateur du FN a ajouté qu’il ne contestait pas « la légitimité de sa fille, mais la réalité du pouvoir qui s’exerce« .  Le fondateur du FN, suspendu le 4 mai de son statut d’adhérent, souhaite créer une formation, « un parachute contre le désastre« .  « Je ne vais pas créer un autre parti. Je vais créer une formation qui ne sera pas concurrente du FN. »Sur Radio Courtoisie, Jean-Marie Le Pen a précisé qu’il s’agira « de recueillir tous ceux qui sont actuellement indignés de la ligne politique suivie » par le parti qu’il a cofondé en 1972 et que sa fille Marine, désormais en rupture totale avec son père, dirige depuis 2011. L’objectif, a poursuivi le fondateur du parti, qui aura 87 ans le 20 juin, est de « peser pour rétablir la ligne politique qui a été suivie depuis des décennies« . L’un des proches de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnish, député européen frontiste, a indiqué sur France Info qu’il avait entendu parler de la création possible « d’une fondation« . Il estime que cette initiative peut être « l’occasion d’une clarification« . Selon Bruno Gollnish, le projet de Jean-Marie Le Pen ne vise pas la création d’un parti politique.

Sondage suspension Jean Marie Le Pen : une bonne affaire pour le FN

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Un sondage qui confirme que la mise  l’écart de Jean Marie Le Pen participe à la dédiabolisation idéologique du FN. Mais pour autant  ne contredit pas le manque de crédibilité économique du programme (approuvé seulement pas 18% Selon un sondage CSA pour Capital et M6, seuls 18% des Français ). Selon un sondage Odoxa pour I-Télé publié vendredi, la suspension de Jean-Marie Le Pen de sa qualité d’adhérent du Front national est une « bonne chose » pour le parti aux yeux de 3 Français sur  des sondés.   La suspension de l’adhérent Jean-Marie Le Pen fera-t-elle les affaires du Front national? C’est ce que pensent plus de trois Français sur quatre. 78% jugent en effet  que la suspension de Jean-Marie Le Pen de sa qualité d’adhérent du Front national est « plutôt une bonne chose » pour le parti, selon un sondage Odoxa pour I-Télé publié vendredi. »Le lundi 4 mai, le bureau exécutif du Front national a décidé la suspension du statut d’adhérent de Jean-Marie Le Pen. Diriez-vous que c’est plutôt une bonne chose ou plutôt une mauvaise chose pour le Front national? » A cette question 78% répondent que c’est « plutôt une bonne chose », 20% « plutôt une mauvaise chose ». 2% ne se prononcent pas. Les sympathisants de gauche sont 70% à voir cela sous un jour favorable pour le FN, contre 84% pour les sympathisants de droite, dont 84% aussi pour les sympathisants FN. Enfin, 51% des personnes interrogées estiment que « les partis politiques auront moins d’arguments pour attaquer le FN« , contre 48% qui pensent le contraire. 1% des sondés ne se prononce pas.

« Le FN loin du pouvoir »( Jean-Marie Le Pen)

« Le FN loin du pouvoir »( Jean-Marie Le Pen)

 

Jean-Marie Le Pen fait finalement une analyse assez lucide de la situation politique du FN considérant qua la perspective du pouvoir est encore très loin. Il attribue sa montée aux circonstances à l’environnement, aussi  aux faiblesses des autres partis. Il considère qu’il faudra remédier à la dramatique situation laissée en cas d’accession au pouvoir et assumer ses  terribles conséquences sur le plan politique. Une sorte d’aveu pour dire que le programme du FN est complètement inadapté.  e vieux leader   publie vendredi sur son site internet ce qu’il présente comme une déclaration faite lundi devant le bureau politique de la formation, juste avant la réunion du bureau exécutif qui l’a sanctionné pour une série de déclarations polémiques. Ce que les partis républicains n’ont pas réussi à faire pour démonter la fantaisie du programme du FN, Jean Marie Lepen pourrait ,lui, bien le faire car il connait toutes les contradictions de son mouvement. Il laisse aussi pointer hypothèse d’un éclatement du FN.  Ceci étant Jean marie le Pen persiste et signe dans ses propos racistes.  « Ne nous faisons pas d’illusions sur la force réelle du mouvement », a-t-il dit. « Le fait, réel, d’arriver en première position lors des (élections) européennes et des départementales ne doit pas nous aveugler. Le chiffre des voix obtenues doit être la vraie référence », indique-t-il dans une allusion au fort taux d’abstention de ces scrutins. « Ce sont les événements qui nous rallient l’opinion de nos concitoyens, l’aggravation inéluctable de la situation (à laquelle, il faudra remédier après) peut nous conduire au pouvoir et à ses terribles responsabilités, mais nous n’en sommes pas aux portes, loin de là », dit-il encore.  Pour Jean-Marie Le Pen, « l’unité du mouvement est une des conditions sine qua non, or, elle est gravement menacée par la crise actuelle. »  Cette crise a été provoquée par de nouvelles sorties polémiques du fondateur du FN qui mettent à mal la stratégie de « dédiabolisation » du parti impulsée par Marine Le Pen depuis qu’elle a succédé à son père aux commandes du FN. Une interview à l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol où il a réitéré ses propos sur les chambres à gaz nazies, « détail » selon lui de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, et défendu la mémoire du maréchal Pétain a mis le feu aux poudres. Jean-Marie Le Pen, qui a refusé de comparaître devant le bureau exécutif, estime que, dans cette affaire, « c’est l’âme du FN qui a été blessée. »   »On craint d’avoir mauvaise réputation républicaine. Sommes-nous devenus le premier parti antifasciste et antiraciste de France ? », s’est-il demandé, pour ajouter : « Laissons ces tristes hochets à nos ennemis et soyons fiers d’être le parti des patriotes français et des parias du drapeau tricolore. »  Quant à sa convocation devant le bureau exécutif réuni en commission disciplinaire, il a déclaré qu’elle était « indélicate, injustifiée, immorale et (…) scandaleuse. »  Il a encore assuré qu’il ne s’était pas exprimé au nom du Front national dans ses interviews controversées, « laissant ce soin aux collaborateurs socialo-gaullistes de la présidente » Marine Le Pen.

 

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