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Comprendre la crise des prisons (Jean-Marie Delarue)

Comprendre la crise des prisons (Jean-Marie Delarue)

 L’ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, évoque dans un article du JDD les solutions possible pour résoudre la crise des prisons

 

« Il est aisé de prédire des événements réalisés. Admettons pourtant que la colère des surveillants pénitentiaires (peut-on arrêter de les baptiser « gardiens de prison »?) était aisément prévisible. Il y a des signes de retrait du travail qui ne trompent pas depuis plusieurs années, qui auraient dû préoccuper les responsables : peu de candidats aux concours de recrutement (avec la baisse de qualité corollaire) ; démissions nombreuses dans les premières années du métier ; et surtout, quotidiennement, absentéisme important (« maladies ») des surveillants de coursive, ceux qui s’occupent directement des personnes détenues. A cet égard, le conflit actuel a bien des traits communs avec le « soulèvement » spontané des fonctionnaires de police voici quelques mois. Cette colère n’a pas pour origine l’agression de la prison de Vendin-le-Vieil. Ses causes résident dans l’étouffement progressif de l’exercice du métier en raison du surpeuplement des maisons d’arrêt : il y devient impossible de pratiquer le dialogue, avec pour conséquence le développement des rapports de force ; il y faut renoncer à des missions que l’on sait indispensables, avec comme suite la frustration qui en résulte. Mais les causes résident aussi, dans tous les établissements, dans une hiérarchie trop souvent « omniabsente » dans les coursives de la détention ; dans l’anonymat complet qu’engendre le gigantisme des nouvelles prisons ; dans la difficulté à affirmer l’autorité face à des jeunes générations de prisonniers (et non pas seulement des terroristes) indociles, ignorantes des règles et intolérantes à la frustration ; dans l’absence de normes et l’accroissement des brutalités qui en résultent dans les relations entre surveillants et personnes détenues ; dans l’accroissement des tâches sans augmentation corrélative des effectifs ; dans le peu d’appétence – c’est une litote – pour les questions humaines et sociales du personnel d’une administration pénitentiaire opaque et jalouse, elle, de son autorité ; dans le « populisme » (puisque c’est ainsi qu’on le baptise) enfin, qui gagne en influence dans les métiers de la sécurité et pèse sur la conception que l’on se fait des choses et des gens.  Il appartient aux parties en présence dans le conflit, et non au signataire de ces lignes, de trouver en responsabilité une issue rapide. Faute de quoi, à la colère des surveillants se superposera celle des prisonniers, privés de leurs droits élémentaires (se soigner, voir leurs proches, rencontrer leur juge). On ne peut oublier qu’en tout état de cause surveillants et personnes détenues se retrouveront face à face : il vaut mieux dans l’intérêt de tous que ce soit aussi paisiblement que possible. Mais la crise sera positive si elle permet d’appréhender les difficultés à leurs vraies dimensions et de prendre les décisions courageuses génératrices de solutions durables. Non, la question sociale ne se résume pas au traitement des terroristes, mais le terrorisme est aussi une question sociale. Non, la violence carcérale n’est pas que le fait des djihadistes. Non, la sécurité développée sans frein au sein des prisons, comme on le fait depuis trente ans, ne peut suffire à y ramener le calme. Non, les hommages appuyés aux forces de sécurité ne peuvent remplacer une gestion intelligente de leur emploi. Il convient d’affronter l’opinion commune et de modifier une politique pénale qui remplit sans limites les prisons en multipliant les courtes peines et en allongeant les très longues peines. De développer et inventer des peines alternatives convaincantes. De limiter le recours croissant à la détention provisoire, responsable d’une grande part de la croissance actuelle du nombre de détenus. Il est indispensable d’aborder de front la question de la maladie mentale pour retirer de la prison tous ceux qui en souffrent. De renoncer absolument à la démesure des dimensions et des effectifs des prisons construites depuis trente ans et de ne plus mêler des « quartiers » à vocation différente dans un même établissement. Il est nécessaire d’instaurer des instances de dialogue entre administration et personnes détenues. De penser des politiques de prise en charge de ces dernières par le soin pour celles qui en ont besoin ; par le travail pour celles qui le veulent (la très grande majorité) ; la culture ; l’économie numérique (évidemment contrôlée). De responsabiliser l’administration pénitentiaire sur le devenir de ceux et celles qu’elle a hébergés. Il faut développer massivement la formation continue des surveillants et la prise en charge de leurs problèmes sociaux. Faire évoluer les règles de commandement et le rôle de l’encadrement pour mettre fin à la solitude de l’exécutant. Améliorer le cadre matériel du travail. On doit, enfin, répandre chez tous les acteurs professionnels comme dans l’opinion la conviction que, dans toutes les prisons du monde, la prise en charge par la confiance, le respect de la dignité des personnes et les initiatives qu’on leur permet de prendre est beaucoup plus efficace pour la tranquillité et l’ordre public que l’usage de mesures de sécurité toujours renforcées, d’obstacles au dialogue, de renforcement de la seule discipline et de la peur. »

Jean-Marie Le Pen devant la justice pour la fournée promise à Patrick Bruel

Jean-Marie Le Pen devant la justice pour la fournée promise à Patrick Bruel

 

Jean-Marie Le Pen a été renvoyé en correctionnelle pour provocation à la haine raciale. En cause, des  propos tenus en 2014 à l’encontre du chanteur Patrick Bruel. Le député européen avait été mis en examen en février dans cette affaire. Dans une vidéo publiée en juin 2014 sur le site fn.com, Jean-Marie Le Pen s’en était pris à différentes personnalités critiques vis-à-vis du Front national. Au moment où son interlocutrice évoque le nom du chanteur de confession juive, l’eurodéputé éclate de rire et lance : « on fera une fournée la prochaine fois ». Selon l’avocat de Jean-Marie Le Pen, cette décision est une « persécution ». « On lui porte des pensées qu’il n’a jamais eues », a dit à Reuters Me Frédéric Joachim, qui conteste le caractère antisémite de la formulation.

Changement de nom du FN , c’est bidon »(Jean-Marie Le Pen)

Changement de nom du FN , c’est bidon »(Jean-Marie Le Pen)

 

Le vice-président du parti, Florian Philippot, envisage de changer le nom du parti. Mais Jean-Marie Le Pen n’est pas de cet avis. Il explique au Figaro que « le changement de nom, c’est comme le changement du climat, c’est bidon ». Le fondateur du Front national « observe un certain nombre de failles, y compris sur le plan technique puisqu’il y a eu des problèmes d’affiches et de bulletins de vote (…) Je constate que le Front national est probablement le seul parti politique au monde qui n’a pas de journal ». Il ajoute : « La pensée politique si Marine Le Pen quitte le terrain de l’euro, sans doute se privera-t-elle des services de monsieur Philippot.  « .  Quant au rôle de Marine Le Pen dans l’opposition, Jean-Marie Le Pen juge que sa fille « sera amenée à animer une opposition radicale au macronisme.

«Retrait de Marion : une désertion» Jean-Marie Le Pen

«Retrait de Marion : une désertion» Jean-Marie Le Pen

 

La décision de Marion Maréchal Le Pen de se retirer de la vie politique pourrait avoir des conséquences considérables sur le score du FN aux législatives estime dans une interview au Figaro Jean Marie Le Pen qui considère ce départ comme une  désertion.

 

- Votre petite fille renonce à ses mandats. Qu’en pensez-vous?

Jean-Marie LE PEN. - S’il n’y a pas une raison gravissime à cette décision, je considère que c’est une désertion.

La raison principale de ce choix serait d’ordre personnel…

Évidemment, on ne m’a pas demandé mon avis mais si on me le demandait, j’y serais totalement hostile. Chacun est maître de son destin. Je ne suis pas à sa place. J’avais un peu insisté pour qu’elle soit candidate et elle avait été couronnée de succès. Si elle se retire de la ligne de combat maintenant, cela me désole.

Êtes-vous très surpris par cette décision?

Franchement, oui. Je pensais qu’il s’agissait d’un ragot.

Quel peut-être l’impact de cette décision en Paca, une région considérée comme une terre de force du FN?

Cela va créer une grande déception. Bien au-delà de la Paca, Marion représentait un espoir d’avenir pour pas mal de militants et d’électeurs du Front national. J’espère qu’elle peut encore revenir sur sa décision, la nuit porte conseil. Elle peut encore réfléchir. Si, à ses yeux, mon opinion a encore quelque valeur, je lui dis: “Non, on ne quitte pas la ligne de Front”.

Avez-vous l’intention de la contacter?

Peut-être. Après tout, cela justifierait que je rompe ma convention de discrétion.

Certains militants pensent que Marion Maréchal-Le Pen pourrait un jour se porter candidate à une présidentielle…

Pas si elle se retire du combat! Parce qu’il faut prendre de l’élan.

Mais si ce retrait n’était que temporaire, pour mieux rebondir plus tard?

Je ne me suis jamais trouvé devant une telle hypothèse. J’ai été sévèrement battu. J’ai obtenu 0,74% des voix à une présidentielle mais je ne me suis pas retiré, et j’ai continué à me battre. Je pense que Marion aurait du prendre cette décision avant ou attendre un peu car nous sommes en campagne électorale. Le pays attend le verdict des urnes. Qu’en pleine bataille législative, l’une des vedettes les plus aimées et admirées du mouvement défaille, cela peut avoir des conséquences terribles. J’espère qu’elle les a mesurées. En pleine bataille politique, je trouve cette décision désolante.

Jean Marie Le Pen félicite Mélenchon

Jean Marie Le Pen félicite Mélenchon

Un hommage dont aurait bien pu se passer Mélenchon et surtout ses électeurs : celui de Jean-Marie Le Pen. L’ancien président du Front National adresse des louanges à Mélenchon. Invité de France-Inter ce mardi 25 avril, il a salué le comportement… d’un des adversaires de sa fille, Jean-Luc Mélenchon ! Jean-Marie Le Pen a en effet particulièrement apprécié l’absence de consigne de vote du leader de La France insoumise pour le second tour de la présidentielle : « Il est très correct. Ça me paraît très digne de la part d’un candidat qui a fait une percée remarquable et qui était, sur le plan oratoire, le meilleur. » Et des louanges le considérant même presque comme son héritier sur le plan oratoire ? Les propos de Jean-Marie Le Pen font écho à de précédentes déclarations, moins remarquées, dans l’hebdomadaire d’extrême droite « Minute », qui avait titré son dernier numéro du 12 avril : « Le tribun Le Pen a trouvé son héritier, il s’appelle Mélenchon. » Interviewé, Jean-Marie Le Pen y tressait déjà des lauriers au candidat de La France insoumise… tout en se jetant des fleurs. Pour lui, il était tout simplement le précurseur du style « Mélenchon » :

Jean-Marie Le Pen mis en examen

Jean-Marie Le Pen mis en examen

 

Le président d’honneur du Front national (FN) Jean-Marie Le Pen a été mis en examen (inculpé) jeudi à Paris pour provocation à la haine après ses propos sur la « fournée » tenus en juin 2014, a annoncé son avocat, Me Frédéric Joachim. Ce dernier a dénoncé des poursuites fondées sur des propos « volontairement tronqués » auxquels est attribuée une connotation qu’ils n’ont pas.Coutumier des poursuites judiciaires pour ses déclarations, Jean-Marie Le Pen s’en était pris en juin 2014 dans une vidéo diffusée sur le site internet du FN aux artistes engagés contre ce parti d’extrême droite, comme Guy Bedos et Madonna. A l’évocation du nom de Patrick Bruel, d’origine juive, il avait ajouté : « Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois ! »Cette phrase avait suscité des critiques virulentes au sein même du Front national, Marine Le Pen ayant alors estimé qu’il s’agissait d’une « faute politique » et Louis Aliot, un des vice-présidents de ce parti, ayant qualifé le choix de ce terme de « stupide politiquement et consternant ». « Le mot ‘fournée’ que j’ai employé n’a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles », avait réagi Jean-Marie Le Pen. « S’il y a des gens de mon camp qui l’interprètent de cette manière, c’est que ce sont des imbéciles ! » Le Parlement européen a levé fin octobre son immunité parlementaire dans cette affaire.(Info Le Figaro)

Fraude financière : Jean-Marie et Marine Le Pen contre-attaquent

Fraude financière : Jean-Marie et Marine Le Pen contre-attaquent

Marine Le Pen et son père Jean-Marie ont décidé de contre-attaquer sur le front judiciaire. Empêtrés dans de nombreuses affaires (avec les impôts comme avec le Parlement européen et la justice française), ils ont décidé de déposer plainte. une plainte déposée cette semaine pour dénonciation calomnieuse, visant personnellement Jean-Louis Nadal, le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Jean-Marie Le Pen s’estime « harcelé » par la Haute autorité dans le but « de ruiner les ambitions présidentielles » de sa fille Marine. L’affaire remonte à février 2016, quand, en épluchant les comptes bancaires de Jean-Marie le Pen, la HATVP a tiqué sur une somme de 600.000 euros, en provenance de Cotelec, le micro parti de financement de l’ancien président frontiste. Le patrimoine immobilier des Le Pen continue d’intéresser la justice. Des investigations judiciaires sont en cours sur les conditions d’achat par Jean-Marie et Marine Le Pen d’une villa en 2012, peu après un virement d’un micro-parti satellite du FN sur un compte du cofondateur du parti, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.  Comme l’a révélé Le Point, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait signalé ces opérations au parquet national financier (PNF), soupçonnant des faits possibles d’abus de confiance et de recel, précisent les sources judiciaire et proche du dossier.  Le PNF a joint ce signalement à l’enquête déjà ouverte sur de possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine de Jean-Marie et Marine Le Pen au Parlement européen, sur des soupçons de fraude fiscale concernant l’ancien président du FN, a précisé la source judiciaire. Le signalement portait sur la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. « Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison », indique encore cette source. Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui « n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété » de Rueil-Malmaison en 2012.  A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes. Si l’argent d’un parti est utilisé à d’autres fins qu’un but politique, cela peut constituer le délit d’abus de confiance.

Justice-FN : Jean Marie Le Pen exclu mais pourra assister aux réunions comme président d’honneur !

Justice-FN : Jean Marie Le Pen exclu mais pourra assister aux réunions comme président d’honneur !

 

 

Une décision évidemment incompréhensible  et contradictoire voire à la limite du grotesque. Le Pen conserve le statut symbolique de président d’honneur du parti d’extrême droite qu’il a cofondé en 1972. Il n’en est en revanche plus légalement membre, a tranché la justice jeudi 17 novembre.   Dans leur décision, les juges expliquent que le « Menhir » demeure « investi » de sa qualité de président d’honneur et, « en conséquence », « devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances » dirigeantes du parti dirigé par sa fille Marine Le Pen. Il pourra aussi y « participer », mais « sous astreinte de 2.000 euros par infraction constatée », précisent-ils.  Le Front national est en outre condamné à verser 15.000 euros de dommages et intérêts à Jean-Marie Le Pen, pour lui avoir interdit depuis plus d’un an d’exercer ses fonctions de président d’honneur et pour avoir publié l’an dernier les résultats d’une consultation des adhérents portant sur la suppression de la présidence d’honneur, malgré la suspension de cette consultation par la justice.

2017 : Marine Le Pen « sera battue » (Jean-Marie Le Pen)

2017 : Marine Le Pen « sera battue » (Jean-Marie Le Pen)

Il est clair que Jean-Marie Le Pen ne prend pas beaucoup de risques en déclarant que sa fille, Marine, sera battue en 2017. Au second tour c’est absolument certain. Par contre elle a les plus grandes chances de se qualifier au premier tour encore qu’un dernier sondage montre qu’elle pourrait être battue par Macron  dès le premier tour. Il est évident que Jean-Marie Le Pen règle des comptes personnels avec sa fille mais qu’au demeurant ce pronostic relatif à 2017 est relativement pertinent. Même si le Front  national devient un parti très important, voire le premier parti de France, il demeurera encore pour longtemps un parti d’opposition. Parti réceptacle de toutes les déceptions,  légitimes ou non, toutes les frustrations démocratiques,  une sorte de syndicat politique contestataire n’ayant pas vocation à gouverner mais à exprimer les déceptions. Jean-Marie Le Pen n’a pas épargné sa fille, ce dimanche matin, dans son discours du 1er mai, aux pieds de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, à Paris. Le co-fondateur du Front national estime que Marine Le Pen « sera battue » au deuxième tour de la présidentielle, peut-être même « au premier », à moins de changer de stratégie. Pour Jean-Marie Le Pen, la seule voie possible vers l’Elysée est « l’opposition au système » et « l’unité du FN  qui « peut être faible de ses divergences, de ses remontrances... » Le co-fondateur du parti propose l’aide des comités « Jeanne d’Arc, au secours » qu’il a lancés.  »Chacun où qu’il soit doit faire un effort pour ne retenir que ce qui nous unit contre la décadence et l’adversité. » Le cofondateur du FN était arrivé vers 10h40 devant la statue de Jeanne d’Arc, sous les acclamations et aux cris de « Merci Jean-Marie. » Dans son discours, qui a duré un peu plus d’une demi-heure, il n’a jamais nommé sa fille, Marine Le Pen, qu’il s’est contenté d’appeler « la nouvelle présidente ». Il a dénoncé la dérive politique du parti, symbolisée, selon lui, par son éviction du parti, qu’il compare à la décapitation de Louis XVI. Pour Jean-Marie Le Pen, la dédiabolisation du parti est un « leurre », une « sottise suicidaire. » Et sa fille sera battue à la présidentielle.

 

(Avec Reuters)

 

Enquête chez Jean-Marie Le Pen

Enquête chez Jean-Marie Le Pen

Une enquête est en cours dans la villa Montretout de Jean-Marie Le Pen, située à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine d’après Le Parisien. L’affaire n’est pas nouvelle il s’agit de vérifier quelles sont les attributions exactes de 20 personnes payées par l’Europe comme conseillers  des parlementaires européens mais qui en réalité exercent essentiellement sinon exclusivement des fonctions pour le Front national en France .. Une enquête a été ouverte en mars 2015 par le parquet de Paris sur des soupçons d’irrégularités dans l’emploi et la rémunération des assistants des eurodéputés du Front national, après un signalement du Parlement européen. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la direction centrale de la police judiciaire. Le Parlement européen avait annoncé le 9 mars qu’il avait saisi l’organisme antifraude de l’UE, l’Olaf, et transmis le dossier à la justice française. Il avait rappelé que les assistants parlementaires « doivent nécessairement et directement travailler à l’exercice du mandat parlementaire des députés européens ». Le préjudice représenterait 7,5 millions d’euros pour l’ensemble de la législature, avait estimé une source parlementaire. « On ne peut pas être payé par le Parlement européen et travailler pour un parti », avait résumé le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, répondant à la présidente du FN Marine Le Pen qui l’avait accusé d’organiser une « vaste manipulation politique », « sur instruction », selon elle, du Premier ministre Manuel Valls. « L’organigramme de la direction nationale du parti reprend 4 assistants accrédités (à Strasbourg ou à Bruxelles) et 16 assistants locaux (basés dans les circonscriptions). Parmi les assistants locaux concernés, dix ont conclu un contrat de travail qui indique comme adresse d’exécution l’adresse du siège du Front national à Nanterre », détaillait le Parlement européen dans son communiqué du 9 mars.

« FN » : Jean-Marie Le Pen veut racheter la marque !

« FN » : Jean-Marie Le Pen veut racheter la marque !

D’une certaine manière Marine Le Pen  est un peu piégé par sa propre proposition de changer le nom du front national. En effet en cas de changement de nom , Jean-Marie Le Pen annonce déjà la couleur : il veut récupérer la marque. Ce changement de nom a été évoqué de nombreuses fois par la direction actuelle du parti de l’extrême droite précisément pour couper les ponts avec Jean-Marie Le Pen et  encore davantage dédiaboliser l’organisation Progressivement leurs des campagnes électorales, on met de côté le front national pour ici substituer le mot bleu marine voir récemment Marine tout court. Une sorte de personnalisation à l’extrême, typique des partis d’extrême droite. Il a aussi été envisagé de nommer l’organisation du nom de « patriotes » par opposé aus mondialistes que représenteraient tous les autres partis. Il est clair que juridiquement Jean Marie Le Pen peut faire jouer son droit d’antériorité sur la marque FN qu’il a créé et dirigée pendant si longtemps. Derrière la bataille du changement de nom ce joue aussi un conflit sur les orientations. Jean-Marie Le Pen entend conserver sa ligne originelle au Front National clairement parti d’extrême droite et s’oppose à la transformation de l’organisation en partie attrape-tout. Alors que Florian Philippot, vice-président du Front national, n’a pas exclu un changement de nom du parti, Jean-Marie Le Pen place donc  déjà ses pions. « Une chose est sûre, si la direction du FN abandonne le nom, je le récupérerai. « , déclare-t-il dans un entretien au journal d’extrême-droite Rivarol, à paraître jeudi 24 décembre. « Les deux personnes qui s’avancent pour demander de changer le nom du Front national n’en font pas partie, mais lui doivent leur siège, aussi bien M. [Robert] Ménard à Béziers que M. [Gilbert] Collard dans le Gard. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont vraiment pas la reconnaissance du ventre », affirme-t-il également. « S’ils s’étaient présentés sous leur propre couleur, (ils) auraient fait tchoufa comme on disait en Algérie. Tout cela est non seulement ridicule mais un tel changement serait criminel ». Le cofondateur du Front national déclare également qu’« en tout cas, si l’on veut lancer un débat sur ce sujet, il faut y associer Jean-Marie Le Pen et ses amis. Sinon ce n’est pas un vrai débat, c’est un monologue. Mais alors il faut organiser un congrès physique, pas un congrès postal ».

 

Pas d’un « président Mustapha » en 2017 (Jean Marie Le Pen)

Pas d’un « président Mustapha » en 2017 (Jean Marie Le Pen)

 

 

Jean-Marie Le Pen a au moins le mérite d’annoncer la couleur il ne veut pas d’un président Mustapha en 2017, ni sans doute d’un président basané, musulman, juif, ou de sang mêlé. Pas question d’un Obama chez nous, on veut un vrai président de pure race blanche, catholique en plus. Une déclaration qui a le mérite de la clarté raciste et xénophobe à la différence de celle des dirigeants actuels du Front National qui avance masqués. Avec le FN on a évidemment trouvé le bouc émissaire ;  le responsable c’est l’étranger d’une façon plus générale, l’autre, celui qui est différent. Une idéologie qui s’inscrit de plus en plus dans le paysage politique et qui démontre que face à l’incapacité à comprendre les grandes mutations qui impactent  les champs  économiques, sociaux, technologiques, environnementaux et culturels et cela dans un espace de plus en plus internationalisé nombre  de français se satisfont d’une  simplification primaire qui fait porter toutes les responsabilités de nos insuffisances à un bouc émissaire.  une posture qui n’est pas nouvelle renouvelée souvent dans l’histoire et qui a conduit aux pires barbaries aux pires tueries aux pires guerres. C’est le même sectarisme la même folie la même haine qui anime les barbares de l’État islamique. Certes les conséquences de ces deux folles philosophies ne sont pas de même nature mais sur le fond c’est le même projet de repli identitaire sectaire. « Il y a eu une union sacrée de l’extrême gauche à la droite pour barrer la route du Front national », dénonce le patriarche à l’instar de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen qui lui a emboité le pas dimanche soir en déclarant « qu’il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs ». Et des propos outranciers qui devraient faire honte à ceux qui les prononcent !

PACA-régionales : Jean-Marie Le Pen rejoint Marion Maréchal-Le Pen

PACA-régionales  : Jean-Marie Le Pen rejoint  Marion Maréchal-Le Pen

Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen a appelé vendredi ses partisans à « se rallier » à la candidature de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.   »L’élection régionale de décembre peut et doit donner le signal d’alerte en donnant la majorité à la liste de Marion Maréchal-Le Pen, qui saura réunir derrière elle tous les patriotes et en particulier mes courageux amis, auxquels je demande de se rallier dans l’intérêt supérieur de la région Paca et de la France », a déclaré  Jean-Marie Le Pen lors de la dernière séance plénière du conseil régional de Paca. M. Le Pen a convié sa petite-fille à un déjeuner dans la foulée, en compagnie d’élus FN proches de lui et en rupture de ban avec le parti, pour la convaincre d’en intégrer certains sur les listes frontistes.  »C’est un symbole que Marion vienne au Conseil régional, au milieu des conseillers sortants, quand même », a-t-il souligné avant la séance au conseil régional. Le patriarche du Front national s’est cependant défendu d’avoir « négocié » avec  sa petite-fille : « Je n’ai pas négocié avec elle, non, je lui ai donné des conseils », a-t-il tenu à nuancer. Le conseiller régional suspendu du FN Laurent Comas, l’un des élus fidèles de Jean-Marie Le Pen prenant part à la fronde contre Marion-Maréchal Le Pen et le parti, a quant à lui indiqué vouloir « convaincre Marion de ne pas participer à un racolage, mais plutôt à un rassemblement ». « Il est évident que si Marion ne postule pas pour ce rassemblement, eh bien elle pourra dire adieu à la région et saluer la victoire d’Estrosi », a-t-il estimé. En cas d’échec des discussions sur les listes, « il est évident que nous riposterons et que nous ferons entendre notre voix, une voix de vérité. Car nous sommes des fidèles, mais des fidèles empreints de vérité« , a-t-il menacé, reprochant à Marion Maréchal Le Pen de piocher parmi des transfuges des Républicains. Jean-Marie Le Pen, exclu le 20 août après un long bras de fer avec sa fille Marine, a relancé mercredi la guérilla judiciaire avec le parti qu’il a co-fondé en 1972 en l’assignant pour demander sa réintégration.

FN : Jean-Marie Le Pen assigne le parti en justice

FN : Jean-Marie Le Pen assigne le parti en justice

Le feuilleton est loin d’être terminé et Jean-Marie Le Pen assigne une nouvelle fois le FN devant la justice. Il s’agit pour Jean-Marie Le Pen de demander sa réintégration comme adhérent du Front National et au-delà de récupérer son titre de président d’honneur. En outre Jean-Marie Le Pen a formulé  une demande financière en réparation du préjudice moral subi. « Je demande deux millions parce que je voudrais que les responsables de cette injustice aient aussi une responsabilité financière devant leurs adhérents », a dit Jean-Marie Le Pen sur BFM TV, confirmant une information de L’Opinion. « C’est une réparation morale (…) ça ne me paraît pas extravagant », a-t-il ajouté, comparant avec Bernard Tapie qui, dans le cadre de son litige avec le Crédit lyonnais sur la vente d’Adidas, a demandé 50 millions d’euros pour préjudice moral. Jean-Marie Le Pen a rappelé avoir déjà obtenu de la justice l’annulation d’une première suspension puis celle d’une assemblée générale censée aboutir à son éviction pendant la bataille avec sa fille Marine, présidente du parti, et les proches de celle-ci, dont le vice-président Florian Philippot. Il a en outre assuré que plusieurs de ses fidèles avaient été écartés des listes pour les élections régionales, notamment. « On s’efforce de frapper pour l’exemple un certain nombre de gens qui ont manifesté leur désaveu de la sanction qui m’était infligée », a-t-il dit.   »On ne peut pas défendre la justice pour tous les Français quand on ne l’applique pas à son propre père. »

FN : création rassemblement bleu blanc rouge de Jean-Marie Le Pen

FN : création  rassemblement bleu blanc rouge de Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen vient de créer un nouveau parti : le rassemblement bleu blanc rouge. En quelque sorte aussi un pied de nez à Marine Le Pen et à son rassemblement bleu marine. On sait en effet que Jean-Marie Le Pen a toujours été opposé à l’idée d’un changement de nom du front national et que l’idée de l’appeler bleu marine était une manière de rompre avec l’héritage du FN. Du coup avec la création de son parti Jean-Marie Le Pen bloque en quelque sorte le changement de nom du FN. Plus fonda mentalement Jean-Marie Le Pen consacre la rupture totale avec le front national même s’il affirme le contraire. L’objectif pour lui n’est pas  d’obtenir une majorité dans des élections mais de créer pouvoir de nuisance suffisant pour empêcher l’élection des listes de Marine Le Pen.. Le fondateur du parti d’extrême droite, dont il a été exclu le mois dernier, a rassemblé ses soutiens dans les quartiers Nord de la cité phocéenne au moment où débutaient dans la ville l’université d’été du FN, à laquelle il n’a pas été convié. « Je propose, comme il y a le Front national et le Rassemblement bleu Marine, de créer le Rassemblement bleu-blanc-rouge. Vous ne serez pas orphelins », a déclaré Jean-Marie Le Pen dans un restaurant du XIIIe arrondissement. « Nous pourrons donc agir dans le même sens que le FN sans forcément y appartenir. Le FN sera bien en peine de refuser notre démarche car elle correspond au parallélisme des formes. Vous serez appelés à adhérer de telle sorte que nous remettions le FN dans l’axe », a-t-il ajouté. Parc Chanot, où se tient l’université d’été, la proposition de l’eurodéputé de 87 ans a été accueillie avec circonspection. « Jean Marie Le Pen peut créer toutes les associations qu’il veut, il en promet d’ailleurs une depuis un grand nombre de mois. Mais le Front national, ce n’est pas le Parti socialiste, il n’y a pas de courants constitués », a réagi Marine Le Pen. « Chacun est libre à l’extérieur du Front national de monter toutes les associations qu’il veut. Cela ne pose aucun problème. Il fait ce qu’il veut, il est un homme libre, mais au sein du Front national il n’y a pas d’associations constituées qui s’apparenteraient à un courant politique. Ce n’est pas l’organisation du Front national », a-t-elle ajouté.

Jean Marie Le Pen veut défier Marine en Paca

Jean Marie Le Pen veut défier Marine en Paca

Nouveau coup dur pour le Front national avec l’affrontement qui se déroulera ce week-end entre Jean-Marie et Marine Le Pen en PACA. Un affrontement qui sera forcément médiatisé et sur lequel compte Jean-Marie Le Pen pour discréditer le message de sa fille avec en plus la menace d’une liste indépendante dans la région PACA ; liste  qui n’a pas de chance d’obtenir une majorité mais qui pourrait peut-être empêcher le Front National de gagner cette région. Tandis que Marine Lepen tiendra son université d’été en PACA  Jean-Marie Le Pen partagera aussi un « déjeuner-débat patriotique » avec plus de 300 de ses soutiens, dont plusieurs élus locaux qui se disent prêts à le suivre s’il décidait de se présenter au scrutin de décembre. « Les listes sont bouclées, on attend son feu vert. Cette mobilisation montre l’influence qui est toujours la sienne dans cette région », explique l’un d’eux, rappelant la « légitimité » de l’octogénaire en PACA où il est élu régional depuis 1992. La direction du FN craint surtout que le « menhir » ne vienne défier sa fille sur son propre terrain, celui de l’université d’été elle même où, d’après ses proches, le député européen devrait se rendre. Le 1er mai, Jean-Marie Le Pen, vêtu d’un imperméable rouge, s’était incrusté sur scène juste avant le discours de sa fille. Un combat médiatique jugé par avance « dérisoire » par sa fille. « Disons que c’est notre petite Femen personnelle, en quelque sorte », a-t-elle dit mercredi sur LCI-Radio Classique en référence aux femmes à seins nus qui perturbent certains événements.   »L’objectif est évidemment de venir gêner l’université d’été, de créer un incident si c’est possible, un buzz médiatique qui couvrira les messages extrêmement importants que le FN a à faire passer aux Français », a-t-elle regretté.

Exclusion de Jean-Marie Le Pen : approuvé par seulement 53 % au FN

Exclusion de Jean-Marie Le Pen : approuvé par seulement 53 % au FN

D’après un sondage IFOP pour le Figaro la population montre peu d’intérêt pour l’exclusion de Jean-Marie Le Pen. Mais seulement 53 % de sympathisants FN approuvent cette mise à l’écart de l’ancien président du front national. Jean-Marie Le Pen est certes minoritaire au sein du FN mais 22 % désapprouvent son éviction. Preuve que la radiation de Jean-Marie Le Pen pourrait troubler durablement l’image du Front National et surtout sa sérénité. Il est en effet évident que le feuilleton familial va durer des semaines, des mois et même des années. Sur l’ensemble de la population, une majorité de 51% des personnes interrogées se disent indifférentes à cette sanction, 38 % l’approuvant alors que 11 % la désapprouvent. Mais cette enquête révèle que, dans son propre camp, Marine Le Pen n’a le soutien que d’une moitié seulement des sympathisants du FN. 53 % d’entre eux approuvent la sanction prise à l’encontre du fondateur du parti. Ce dernier garde un socle de soutiens, minoritaire mais non négligeable, puisque 22 % désapprouvent son éviction. Pour Marine Le Pen, qui a fait le pari qu’à terme, la clarification aura des bénéfices électoraux, cette enquête contient une nouvelle plus encourageante: parmi les personnes qui ne s’étaient pas prononcées pour elle en 2012 jusqu’à 19 % des électeurs de Nicolas Sarkozy pourraient désormais voter pour le FN.

 

FN : Jean-Marie Le Pen exclu

FN : Jean-Marie Le Pen exclu

 

 

Justice expéditive Front national pour virer Jean-Marie Le Pen du FN. Une décision qui était évidemment attendue tellement la tension  était forte entre le fondateur du parti et son héritière. Une position aussi de fond sur l’affichage de la ligne avec d’un côté Marine Le Pen qui veut arrondir les angles,  banaliser son parti pour le rendre présentable, d’un autre côté Jean-Marie Le Pen qui considère qu’il est vain de dissimuler la vraie ligne du Front National. Un épisode en tout cas qui va sans doute se prolonger et qui aura des conséquences sur le plan électoral. Il est évident que Jean-Marie Le Pen fera tout pour empêcher que sa fille puisse se qualifier pour le second tour des élections présidentielles.  Cette décision marque en effet une nouvelle étape dans la guerre ouverte qui oppose depuis des mois le patriarche de 87 ans à sa fille et présidente du FN, Marine Le Pen, et au vice-président, Florian Philippot.   »A l’issue de la réunion qui s’est tenue ce jour, le bureau exécutif du Front national, réuni en formation disciplinaire, a délibéré et a décidé, à la majorité requise, l’exclusion de M. Jean-Marie Le Pen comme membre du Front national », peut-on lire dans un communiqué du bureau exécutif du parti d’extrême droite.   »La décision complète et motivée sera notifiée prochainement à M. Le Pen », précise-t-on.  Après une audition de plusieurs heures par le bureau exécutif, Jean-Marie Le Pen avait souhaité « une réunification active » de son parti. « J’ai exprimé le souhait que cet épisode un petit peu polémique soit une étape vers la réunification active du Front national », a-t-il déclaré à la presse. « C’est mon souhait je l’ai exprimé, j’ai donné des explications à ceux qui n’avaient pas toujours bien compris ce qui se disait ou se rapportait ». Frédéric Joachim, avocat de Jean-Marie Le Pen, a déclaré voir une trahison dans l’exclusion de son client, qui était selon lui « décidée depuis longtemps. »   »C’est la première fois, que je sache, que le fondateur d’un parti, au surplus président d’honneur, se fait évincer comme un malpropre de son propre parti par une bande de gens qui l’ont écouté pendant trois heures et qui ont décidé de son sort en deux heures comme si ce sort était déjà décidé, ce que je finis par croire », a-t-il déclaré sur BFM TV.  Me Joachim a ajouté qu’il envisageait de demander « l’annulation de cette mesure devant les tribunaux, à travers une procédure d’urgence ».

Jean-Marie Le Pen devant son propre tribunal d’exception

Jean-Marie Le Pen devant son propre tribunal d’exception

 

Finalement Jean-Marie Le Pen être victime de sa propre conception démocratique dans  le parti qu’il a créé et transmis comme un héritage familial à sa fille. Une conception démocratique très relative puisque la totalité des membres du bureau exécutif qui va le juger est composés de membres désignés par celui ou celle qui assure la présidence du parti. Du coup c’est sans surprise que Jean-Marie Le Pen devrait être exclu. En fait c’est le même procédé  qu’a employé Jean-Marie Le Pen concernant Maigret et qui se retourne aujourd’hui contre lui. Jean-Marie Le Pen annonce dans le Journal du Dimanche qu’il ira bien le 20 août devant le bureau exécutif du Front national réuni en formation disciplinaire, qui doit se prononcer sur son éventuelle exclusion du parti qu’il a fondé. « Je ne vais pas faire le cadeau aux membres du bureau exécutif désignés par Marine Le Pen de pouvoir s’exprimer sans me regarder dans les yeux », déclare le père de la présidente du parti d’extrême-droite, qui avait refusé de se rendre à une première convocation. Jean-Marie Le Pen et sa fille sont en guerre ouverte depuis des mois. Dans la convocation qu’elle a adressée au début de la semaine passée à son père, Marine Le Pen énumère 15 griefs, dont ses propos qualifiant les chambres à gaz nazies de « détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». L’ex-président du FN, âgé de 87 ans, admet que « l’attitude à l’égard de la Deuxième Guerre mondiale, [qu'il] a connue alors qu’elle n’a fait qu’en entendre parler », est un des éléments qui le distinguent de celle dont il a fait son successeur. « J’ai choisi Marine Le Pen au bénéfice de l’âge et de la santé. En quatre ans, il faut bien dire la vérité, elle ne s’est pas améliorée », dit-il. Il qualifie de « leurre » la politique de « dédiabolisation » du FN conduite par sa fille, qu’il juge sous influence du vice-président du parti, Florian Philippot, « son mauvais génie ». Cette ligne politique, estime-t-il, favorise la tentative de reconquête du pouvoir de Nicolas Sarkozy, qui a notamment lancé dans une interview à Valeurs Actuelles un appel aux électeurs du FN pour qu’ils se détournent de ce parti. L’ancien chef de l’Etat, battu en 2012 par le socialiste François Hollande et aujourd’hui président du parti Les Républicains (ex-UMP) « entre dans la brèche », souligne Jean-Marie Le Pen. « On connaît ses qualités de manœuvrier. » Prié de dire s’il pense que Florian Philippot « roule » pour Nicolas Sarkozy, il répond : « C’est une des hypothèses. »

 

FN- exclusion de Jean Marie Le Pen : une erreur stratégique

FN- exclusion de Jean Marie Le Pen : une erreur stratégique

L’exclusion probable de Jean-Marie Le Pen le 20 août est sans doute la première erreur stratégique notable de Marine Le Pen. D’abord elle utilise, comme son père, la méthode expéditive pour nettoyer le parti de ses opposants. De quoi affecter l’image démocratique derrière laquelle le FN court. Il faut aussi noter que depuis le début du feuilleton entre le père et la fille, Marine Le Pen et le FN stagnent  dans les sondages voir régressent. Autre aspect plus stratégique celui-là : la probabilité qu’une fois exclu Jean-Marie Le Pen fera tout pour s’opposer à la qualification de sa fille au second tour de 2017 pour les présidentielles. Pour cela il se présentera ou suscitera un candidat qui enlèvera à Marine Le Pen les quelques points nécessaires  à la qualification du second tout. . Jean-Marie Le Pen est donc convoqué le 20 août devant le bureau exécutif du Front national « statuant en formation disciplinaire », notamment sur les propos qu’il a tenus sur les chambres à gaz et le maréchal Pétain. Sur France Info, le co-fondateur du FN a réagi à cette convocation, qu’il qualifie d’abjecte.   »C’est de la persécution, elle (Marine Le Pen) espère sans doute me décourager, mais elle me connaît mal, elle se trompe« , réagit Jean-Marie Le Pen sur France Info, après qu’il a reçu mardi une convocation le 20 août prochain devant le bureau exécutif du Front national qui statuera en formation disciplinaire. Dans cette nouvelle convocation, il lui est notamment reproché ses propos tenus au printemps sur les chambres à gaz nazies ou pour réhabiliter le maréchal Pétain.  Marine Le Pen cherchait la parade pour écarter son père et apparemment elle l’a trouvée. Le 20 août prochain, lors de ce bureau exécutif disciplinaire, elle pourrait carrément l’exclure du parti. Jean-Marie Le Pen est convaincu que c’est ce qu’elle veut faire, « c’est un procédé abject, indigne d’une candidate à la présidence de la République« , dit-il. Il s’agit là d’un nouvel épisode du conflit qui oppose le co-fondateur du FN à sa fille. Jean-Marie Le Pen avait été suspendu en mai dernier de sa qualité d’adhérent au FN, dans l’attente d’une assemblée générale qui, en juillet, a supprimé son poste de président d’honneur du parti. Sauf que la justice avait ensuite annulé ces sanctions, et suspendu l’assemblée générale extraordinaire organisée par correspondance et dont le résultat avait conforté les dirigeants actuels du FN. « Mme Le Pen s’entête, malgré ses différentes défaites judiciaires, elle bafoue donc les décisions de justice« , estime aujourd’hui Jean-Marie Le Pen. Il faut dire que depuis que la justice a annulé toutes les mesures prises par la direction du FN, Jean-Marie Le Pen était redevenu très gênant pour sa fille et même pour sa petite fille, Marion Maréchal-Le Pen, candidate en PACA. Il menaçait de se présenter aux régionales et même de venir aux universités d’été du FN début septembre à Marseille. Marine Le Pen va donc probablement déclencher l’arme nucléaire. Les statuts du parti prévoient en effet que la présidente peut exclure n’importe quel membre du parti pour « faute grave« . Alors que rien n’est prévu pour son titre de président d’honneur, Jean-Marie Le Pen pourrait cependant le conserver malgré son exclusion. Mais en tout cas, cette fois, il n’aurait aucun recours, il ne pourrait pas faire appel de son exclusion devant la justice. Jean-Marie Le Pen dénonce la méthode, un bureau exécutif « composé de gens exclusivement nommés par elle-même (sa fille)« . Pour lui, ce bureau exécutif n’est donc « absolument pas démocratique, il n’y a qu’une seule instance démocratique au FN c’est le comité central, mais Mme Le Pen ne pense pas du tout à le convoquer bien sûr« , lance-t-il. « On souhaite évidemment changer la ligne politique du FN, et évacuer la personne qui en est la plus représentative, c’est une opération politicienne, menée par Marine Le Pen sans aucune délicatesse, car convoquer les gens en plein milieu du mois d’août alors qu’on a soit même pris ses vacances, je trouve cela assez abject« , poursuit-il.

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