Archive pour le Tag 'Jean Marc Ayrault'

Jean-Marc Ayrault : « le gouvernement ne peut arrêter la neige », ni le chômage, ni la récession, ni les déficits !

Jean-Marc Ayrault : «   le gouvernement ne peut arrêter la neige », ni le chômage, ni la récession, ni les déficits !

 

Puisque le gouvernement ne peut arrêter la hausse du chômage, la récession, la dette et les déficits, on aurait pu s’attendre à ce qu’il arrête la neige. Même pas ; il n’y aura donc pas de loi pour stopper la neige ; pourtant on n’est pas à une loi inutile près. Peut-être aurait-on pu mettre en place une concertation ou une mission spéciale d’un expert ; rien non plus. Dommage car le rapport aurait été rendu environ en août et là, on aurait été sur que la neige avait bien disparu. Un vrai résultat. Finalement le message est clair « que chacun se débrouille ». C’est en substance ce que dit Ayrault sur RTL  « Ce que nous souhaitons c’est que les Français soient informés du mieux possible pour qu’ils puissent prendre leur disposition. Mais en même temps nous sommes face à la neige ça demande une très très grande vigilance, donc le gouvernement a beaucoup de responsabilités, il n’a pas la responsabilité d’arrêter la neige, donc c’est pour ça qu’il faut anticiper, mettre sous contrôle ces situations mais c’est l’affaire de tous ».

PS : « Il y a un manque de service après-vente » de l’Elysée ; non, il manque surtout une stratégie !

PS : « Il y a un manque de service après-vente » de l’Elysée ; non, il manque surtout une stratégie !

 

Comme souvent quand il y a échec de la politique, on accuse la politique de communication, ce que faiat le député Philippe Martin dans une  Interview de Philippe Martin, député du Gers. (Nouvel Obs.) En réalité ce qui manque c’est une stratégie, une cohérence et une détermination.   Jean-Marc AyraultGouvernement Ayrault, Philippe Martin

La popularité de l’exécutif chute encore selon notre baromètre LH2. Est ce que ça devient problématique pour gouverner ?

- Dans un contexte de crise, c’est difficile d’être populaire personnellement. Si on voit que derrière cette baisse signifie qu’il existe un malentendu entre la majorité et son électorat, cela peut devenir problématique. C’est un vrai questionnement. Il faut savoir si cette baisse est naturelle vu la crise, ou s’il y a vraiment une mauvaise explication de la direction qu’on emprunte. Le pari est de faire des choses compliquées, qui ne correspondent peut-être pas symboliquement à ce que la gauche attendait mais qui vont aboutir courant 2013 à un redressement. Cela montrera qu’on a été l’équipe exécutive et législative qui a redressé le pays. Cette ligne nécessite des ajustements qu’il faut expliquer clairement.

Comment inverser la donne et relancer la popularité du gouvernement ?

- Tout ce qui sera de nature à faire frissonner l’emploi pourra redonner de la confiance. Notre priorité doit être le social, le social et le social. La seule chose qui permettra de redonner de l’espoir ce n’est pas qu’on continue à emprunter à 0% ou qu’on trouve la bonne solution pour le mariage gay, c’est d’améliorer l’emploi et de desserrer l’étau des marges pour que les gens n’aient pas un pouvoir d’achat qui soit mangé.

Quel message allez-vous envoyer à Matignon demain lors du petit déjeuner de la majorité ?

- On a fait énormément de choses, quand on regarde le bilan de la législature, c’est assez énorme. Mais pour l’instant, il n’y a pas de retour positif à hauteur de ce qui a été réalisé. Ce qui veut dire que les attentes sont plus fortes encore. Dans ces conditions-là, il faut que le gouvernement s’appuie davantage sur un groupe qui a en son sein des parlementaires talentueux. Ils veulent la réussite du quinquennat et ils aimeraient bien voir leurs idées intégrées pour modifier la politique que mène le gouvernement. Il a pu apparaître ces dernières semaines que les propositions du gouvernement étaient à prendre ou à laisser.

A quel texte faites-vous allusion ? 

- Le texte le plus emblématique sur lequel il y a eu le sentiment que les marges de manœuvre étaient trop faibles c’est le crédit d’impôt. Mais d’une manière générale, en tant qu’interlocuteur pour les députés, je me suis rendu compte que la considération que peut avoir l’exécutif à l’égard du groupe parlementaire est un point important. Leurs propositions ne doivent pas être prises pour quantité négligeable. Ce groupe est plein de nouveaux parlementaires aguerris, intelligents, avec une vraie réflexion. Il faut les écouter pour que le groupe acquière, non pas une autonomie, mais une vraie identité.

Y a-t-il un manque de communication entre le gouvernement et l’Assemblée ?

- Non, mais il y a une difficulté liée à l’engagement de François Hollande de ne pas rencontrer les parlementaires. C’est un vrai sujet. C’est un enjeu que le président de la République puisse expliquer sa politique à la partie du groupe qu’il connaît moins bien. Car aujourd’hui, il y a un manque de service après-vente de sa politique.

Le malaise avec l’aile gauche qui n’a pas voté le TSCG persiste-t-il ?

- Il n’est plus perceptible parce que ceux qui avaient voté contre restent des gens actifs au sein du groupe. Et quand Bruno Le Roux, sur le droit de vote des étrangers, demande un projet de loi du gouvernement et pas seulement une proposition des députés, cela contribue beaucoup à faire renaître cette identité commune. Bruno Le roux a une double responsabilité. Il doit faire que les projets de loi du gouvernement passent dans le timing à l’Assemblée, et en même temps il doit être le défenseur de ses députés qui ne sont pas juste des machines à voter.

Lettre ouverte des députés, pétitions… Est-ce que ces initiatives sont les bienvenues ?

- Non parce qu’on voudrait faire passer des messages autrement que par des lettres rendues publiques. On a des moyens de parler entre nous sans prendre la France à témoin. Je n’apprécie pas trop. Je suis de ceux qui ne trouvent pas les pétitions très responsables. A la réunion du groupe, tous ceux qui veulent parler peuvent le faire. On a aussi monté un système avec une adresse mail de retour du terrain, pour dire ce qu’ils ont vu entendu ou ce dont ils ne sont pas satisfaits. On a mis en place des outils qui permettent que les choses soient dites. Après, il y a aussi le narcissisme de ceux qui veulent faire parler d’eux. Un parlementaire qui demande la déchéance de nationalité de Depardieu, il s’en fiche de Depardieu. Il pense surtout à lui. Il veut qu’on en parle et qu’on buzze là-dessus. Il y en a beaucoup qui ont parlé de Depardieu de manière excessive, Premier ministre compris. Moi je suis pour le travail tranquille. Il y a des lieux, des moments et des procédures pour discuter.

Les groupes EELV et Front de gauche retoquent les textes au Sénat. Est-ce viable à long terme ?

- C’est très gênant. Ce n’est pas une bonne chose. L’exemple type du bon travail, c’est Guillaume Bachelay qui l’a fait sur la BPI. Il a fait un travail de sherpa en allant voir les communistes, les verts, les radicaux. Du coup le texte a été voté par tout le monde en commission. Ca doit être le modèle du travail parlementaire.

Sans tomber dans un hégémonisme organisé, il y a forcément une hégémonie naturelle. Faire vivre un groupe parlementaire de gauche quand on est le plus gros parti c’est forcément en abandonner des parts et se montrer un peu altruiste. Ce n’est jamais naturel, il faut le solliciter, le provoquer. Je suis pour que certaines auditions de groupe puissent se faire en présence d’élus verts. Mais on n’a pas encore trouvé le bon système.

 

Jean-Marc Ayrault : 35 ou 39 heures ?

Jean-Marc Ayrault : 35 ou 39 heures ?

Interrogé sur un retour aux 39 heures payées 39 dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd’hui en France, le Premier ministre n’avait pas fermé la porte: « Il n’y a pas de sujet tabou ». Il est revenu sur ses propos sur l’antenne de France Info : « Ce n’est pas la point de vue de gouvernement. Il n’est pas question de revenir sur les 35H. » Jean-Marc Ayrault qui annonce sur France Info qu’il n’y « a rien sur les 35H » dans le rapport de Louis Gallois.  Alors que des médias avaient affirmé le 25 octobre que le fameux rapport Gallois allait préconiser la suppression des 35 heures, affirmations démenties alors par les services de Louis Gallois et par Matignon, le Premier ministre a semblé relancer le débat  avec ce « pourquoi pas ? » Et s’il défend la loi instaurant les 35 heures, votée à l’initiative du gouvernement Jospin à la fin des années 1990, « elle a produit des effets positifs« , il note aussi « qu’elle a causé plus de dificultés aux petites entreprises, il ne faut pas le nier ». Pas question pour autant de revenir sur les 35H a-t-il expliqué ensuite sur France Info : « Un lecteur du Parisien me pose cette question (sur les 39h). Je dis qu’il n’y a pas de sujet tabou. Simplement ce n’est pas le point de vue du gouvernement. Il n’est pas question de revenir sur les 35H parce que ce n’est pas la cause de nos difficultés. » Et Jean-Marc Ayrault annonce qu’il a rencontré ce lundi Louis Gallois. Et qu’il n’y « aura rien sur les 35H » dans ce rapport..

 

 

Jean-Marc Ayrault: c’est qui ?

Jean-Marc Ayrault: c’est qui ?

Ni Ena, ni HEC, pas même un petit passage par Sciences-Po. Jean-Marc Ayrault n’est pas un Premier ministre comme les autres. Prof d’allemand, il a passé la quasi-totalité de sa scolarité dans le public. Surtout, il accède à Matignon sans aucune expérience gouvernementale.   Son CV, il l’a forgé sur le terrain, en cumulant de nombreux mandats: conseiller général, maire d’une petite commune, puis de Nantes depuis 1989, député depuis 1988, président du groupe PS à l’Assemblée depuis 1997. Il a ainsi réussi à survivre à la tête du groupe PS, une pétaudière animée par les courants et sous-courants, pendant quinze ans. Cette longévité étonne, mais s’explique par un goût pour le terrain, une grande capacité d’écoute et une discrétion qui l’éloigne de toute polémique.  Certes, Jean-Marc Ayrault s’est toujours abstenu d’appeler, comme Vincent Peillon ou Ségolène Royal, à un rapprochement PS-MoDem. Certes, à Nantes, il n’a pas engagé le MoDem dans sa majorité. Mais il a toujours veillé à bien traiter les centristes. Ainsi, il a accordé le statut de groupe autonome aux trois élus municipaux MoDem, depuis bienveillants à son égard. Jean-Marc Ayrault n’incarne aucun courant clairement déterminé au sein du PS, mais son profil réformiste est à rapprocher de celui de François Hollande. Pas franchement un gauchiste. Tout le contraire du Ayrault jeune, qui analysait la société par le prisme marxiste, qui était entré au PS par le CERES de Jean-Pierre Chevènement et qui s’était placé dans les pas de Jean Poperen, leader le plus à gauche du parti socialiste. Il a même décidé de prénommer sa première fille Ysabelle, comme celle de l’ancien dirigeant chilien Salvador Allende.  La carrière nationale de Jean-Marc Ayrault décolle réellement en 1997, année de l’arrivée au pouvoir de Lionel Jospin. Au même moment, ou presque, François Hollande débarque à la tête du PS. Les deux travaillent régulièrement ensemble et se retrouvent pour les petits-déjeuners de la majorité à Matignon. Ils partagent la même sensibilité politique et sont tous les deux des élus locaux, qui labourent leur circonscription. Le courant passe entre eux. Pourtant, Ayrault garde ses distances, refusant de se lier à une chapelle. Tôt dans la primaire PS, dès juin 2010, il participera néanmoins aux réunions des hollandais, au milieu des plus fidèles, tels Kader Arif, Stéphane Le Foll ou Faouzi Lamdaoui.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol