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Crise du JDD et avenir de la presse française

Crise du JDD et avenir de la presse française

La mobilisation au Journal du dimanche est exceptionnelle non seulement par sa longévité mais parce qu’elle vise à défendre l’indépendance du journalisme et finalement son existence même. Par Alexis Lévrier, Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) dans la Tribune


Après plus de cinq semaines de mobilisation contre Arnaud Lagardère (et à travers lui contre Vincent Bolloré), la rédaction du Journal du dimanche (JDD) continue avec acharnement à défendre son indépendance. L’équipe s’oppose en effet de manière presque unanime au recrutement comme directeur de la rédaction de Geoffroy Lejeune, connu pour porter une idéologie d’extrême droite. Mais cela n’empêche pas le groupe Lagardère de se montrer inflexible et d’ignorer toutes les demandes de la rédaction : l’arrivée de l’ancien journaliste de Valeurs actuelles a été confirmée et fixée au 1ʳᵉ août dans un communiqué publié le 24 juillet. Quelle que soit l’issue de cette grève, on aurait tort de penser qu’il s’agit d’un conflit isolé et sans implication pour le reste des médias : dans ce combat si dissymétrique se joue sans doute une partie de l’avenir de la presse française.

Cette mobilisation est en effet exceptionnelle non seulement par sa longévité mais parce qu’elle vise à défendre l’indépendance du journalisme et finalement son existence même. Certes, il y a bien sûr eu d’autres mouvements sociaux importants et durables dans l’histoire récente des médias français. On peut rappeler par exemple la longue grève qui a touché Le Parisien libéré en 1975 et qui s’est prolongée pendant 28 mois. Mais cette crise était très différente de celle que connaît aujourd’hui le JDD puisqu’elle opposait le propriétaire du quotidien au Syndicat du Livre sur des questions touchant à la modernisation de la fabrication du journal.

Si la presse écrite a connu d’autres conflits liés à la volonté de défendre l’autonomie d’une rédaction, à l’image des Échos encore récemment, ils n’ont jamais atteint une telle durée dans l’histoire récente. L’exemple le plus proche de la mobilisation de la rédaction du JDD est peut-être la longue grève des techniciens et des journalistes de l’ORTF en 1968.

Ce mouvement social, qui a duré presque deux mois, avait déjà pour but de défendre la liberté de l’information. La différence était bien sûr que les journalistes se battaient contre la mainmise de l’État et non contre les choix d’un industriel devenu propriétaire d’un média.

Le conflit en cours au JDD a aussi pour caractéristique de s’inscrire dans le prolongement de deux autres grèves qui ont déjà mis en évidence la brutalité des méthodes de Vincent Bolloré. Après Itélé en 2016 et Europe 1 en 2021, c’est en effet la troisième rédaction qui se révolte contre cet industriel.

La répétition de ces crises témoigne de la singularité du modèle Bolloré. Cet empire a d’abord pour particularité son extension très importante et le choix de Vivendi de se recentrer sur des activités en lien avec les médias, la publicité ou l’édition. Il est unique également, au moins à l’échelle française, par la radicalité de l’idéologie promue par Vincent Bolloré et par le rapport de force très agressif qu’il institue de manière systématique avec les rédactions.

Une bataille déjà perdue ?
Il est par ailleurs probable, comme en témoignent justement les exemples d’Itélé et d’Europe 1, que la bataille des journalistes du JDD se soldera par une défaite. Les deux grèves précédentes ont en effet connu la même conclusion : les normes éthiques censées encadrer le travail journalistique ont été foulées au pied, et les protections dont bénéficient en principe les rédactions ont été contournées, ou perverties. Les journalistes ont été sommés de se soumettre (et donc d’accepter cette réorientation idéologique) ou de se démettre (et donc de quitter le journal en échange d’une indemnité financière).

L’attitude inflexible d’Arnaud Lagardère laisse penser qu’il en ira de même pour le JDD. Alors même que la grève a été chaque jour reconduite à plus de 95 % pendant plus d’un mois, la SDJ n’a même pas obtenu l’ajout dans la charte de déontologie d’un paragraphe demandant l’interdiction dans le journal de « propos racistes, sexistes et homophobes ».

À travers le choix de Geoffroy Lejeune, c’est donc bien une profonde réorientation de la ligne éditoriale qui va être imposée à l’ensemble des journalistes qui accepteront de rester.

Depuis le début de cette crise, les réactions ont été assez unanimes dans le monde journalistique, en dehors bien sûr des médias détenus par Vincent Bolloré, car la profession voit bien qu’elle est tout entière concernée.

Le soutien du monde politique a cependant été beaucoup plus contrasté. S’il est majoritaire à gauche, il n’est pas pour autant unanime : Jean-Luc Mélenchon a jugé par exemple, dans une note de blog publiée le 15 juillet 2023, que le JDD penchait déjà à l’extrême droite et que les journalistes de l’hebdomadaire sont depuis longtemps habitués à « lécher les pieds du patron ».

De nombreux élus des Républicains se sont eux associés au discours de Reconquête et du Rassemblement national sur la prétendue domination idéologique exercée par la gauche sur les médias. Eric Ciotti s’est ainsi opposé avec virulence à la tribune de soutien à la rédaction du JDD parue dans Le Monde.

Quant à François-Xavier Bellamy, il a ostensiblement défendu la nomination de Geoffroy Lejeune, alors même que ce dernier a été évincé de Valeurs actuelles en raison d’une ligne éditoriale jugée trop marquée à l’extrême droite par l’actionnaire lui-même.

Le plus inquiétant sans doute est que le lectorat semble lui aussi divisé ou simplement indifférent. Ce désintérêt relatif s’explique peut-être par la banalisation du discours de l’extrême droite dans l’espace médiatique, mais elle doit aussi être reliée à l’évolution des ventes du Journal du dimanche. Ces dernières ont en effet fortement baissé au cours des quinze dernières années. D’après les chiffres de l’APCM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias), la diffusion de l’hebdomadaire a même été divisée par deux en un peu plus d’une décennie, passant d’environ 260 000 exemplaires en 2010 à 131 700 exemplaires en 2022. Si cette crise soulève évidemment des questions d’ordre éthique, elle traduit donc aussi l’épuisement d’un modèle économique.

La situation actuelle montre par ailleurs l’insuffisance des dispositifs dont dispose notre pays en matière de régulation des médias. L’Arcom a encore récemment infligé des sanctions aux chaînes de Vincent Bolloré, et elle pourra se prononcer sur le renouvellement de la fréquence de C8 et CNews en 2025, mais elle n’a pas évidemment vocation à intervenir dans le fonctionnement de la presse écrite.

La loi qui régit la concentration des médias date par ailleurs de 1986 et, même si elle a été aménagée depuis, elle est totalement inadaptée au paysage médiatique qui est le nôtre aujourd’hui. En témoigne par exemple la règle dite des « deux sur trois », qui interdit sous certaines conditions de posséder à la fois un quotidien, une radio et une chaîne de télévision : Vincent Bolloré possède un empire d’une extraordinaire diversité mais il n’a encore racheté aucun quotidien, et n’est donc pas concerné par ce dispositif.

Comme pour mieux nous renvoyer à l’obsolescence de nos règles nationales, les seules limites au rachat de Lagardère par Vincent Bolloré sont venues de l’Europe : la Commission européenne a validé cette OPA, mais elle a lancé une enquête sur une éventuelle prise de contrôle anticipée qui pourrait valoir au groupe Bolloré une amende de presque un milliard d’euros.

Elle a aussi obligé Vivendi à vendre Gala pour acquérir Paris Match afin d’éviter une situation de monopole sur les magazines « people », puisque ce groupe possède également l’hebdomadaire Voici.

La menace représentée par le modèle Bolloré oblige donc de toute évidence à adapter nos mécanismes de régulation. La bonne nouvelle est qu’un consensus semble se dégager sur le sujet au sein d’une partie au moins du monde politique : une proposition de loi transpartisane, réunissant des élus des partis de gauche et de la majorité présidentielle, pourrait être examinée en fin d’année, avec la volonté de renforcer les pouvoirs des collectifs de journalistes face aux actionnaires.

On peut par ailleurs espérer que les États généraux du droit à l’information, qui vont être lancés en septembre, donneront lieu à des initiatives pour renforcer l’indépendance éditoriale des rédactions. Mais dans tous les cas, il sera malheureusement trop tard pour les journalistes du JDD.

Cette crise pose aussi la question de l’orientation idéologique qu’un nouvel actionnaire peut donner à un journal ayant une histoire et une identité fortes. Ces dernières années – et ce n’est un secret pour personne – la ligne du JDD était dans l’ensemble plutôt favorable à Emmanuel Macron, ce qui n’excluait pas un réel pluralisme interne. De manière plus générale, cet hebdomadaire a toujours cultivé une image de modération qui le situe aux antipodes d’un journal d’opinion tel que Valeurs actuelles.

L’arrivée de Geoffroy Lejeune ne témoigne donc pas seulement de la volonté d’infléchir cette ligne. Elle traduit le choix assumé de l’inverser, en faisant d’un journal traditionnellement proche du pouvoir politique un outil de contestation de ce même pouvoir.

Geoffroy Lejeune incarne en effet mieux qu’aucun autre la tentation réactionnaire à laquelle une partie des médias français ont cédé depuis une dizaine d’années. Ami de jeunesse de Marion Maréchal, il a été un soutien de la première heure d’Eric Zemmour, dont il a imaginé l’élection dès 2015 dans un roman intitulé Une élection ordinaire.

Son ascension rapide dans le monde journalistique au cours de la dernière décennie avait déjà pour origine la nouvelle impulsion donnée à la ligne éditoriale d’un titre historique de la presse française. Il a bénéficié en effet de l’élan qu’a amené Yves de Kerdrel dès son arrivée à la tête de Valeurs actuelles en 2012 : ce dernier a choisi de faire évoluer un hebdomadaire jusque là assez conservateur vers une idéologie beaucoup plus radicale. Devenu à son tour directeur de la rédaction en 2016, Geoffroy Lejeune a prolongé et accentué ce glissement.

À partir des années 2010, Valeurs actuelles a ainsi multiplié les unes provocatrices sur l’« invasion » musulmane, sur l’« ensauvagement » des banlieues ou sur les « barbares » venus de l’étranger. Autour de Geoffroy Lejeune, une très jeune rédaction s’est constituée et a su investir les plateaux de télévision, à commencer par ceux de CNews. Or, on sait déjà qu’à l’image de Charlotte d’Ornellas, plusieurs de ces journalistes sont destinés à rejoindre Geoffroy Lejeune au sein de la nouvelle rédaction du JDD.

Les défenseurs de son bilan à la tête de Valeurs actuelles rappellent, à juste titre, la légitimité du journalisme d’opinion. Mais dans le cas de Valeurs actuelles, du moins depuis le virage éditorial opéré ces dernières années, il ne s’agit pas de n’importe quelle opinion : obsédés par la désignation d’un ennemi de l’intérieur qui menacerait la cohésion de la nation, Geoffroy Lejeune et son équipe ont mis à l’honneur un imaginaire raciste et xénophobe qui leur a valu plusieurs condamnations judiciaires, en 2015 et en 2022 notamment. Cet imaginaire ne vient pas de nulle part et il a même déjà connu son heure de gloire dans la presse française : entre la Belle Époque et la Seconde Guerre mondiale, toute une tradition journalistique s’est appuyée sur le recours à des caricatures et à des unes provocatrices pour stigmatiser des minorités prétendument inassimilables.

Bien sûr, la rédaction de Valeurs actuelles ne revendique jamais ouvertement cet héritage encombrant. Mais le candidat qu’elle a soutenu avec ardeur lors de la dernière élection présidentielle apparaît comme un trait d’union assumé entre ces deux périodes de l’histoire de France en général et de l’histoire de la presse en particulier. Éric Zemmour n’a eu de cesse en effet de manifester son admiration pour Charles Maurras et plus encore pour Jacques Bainville, qui a été jusqu’à sa mort l’une des figures les plus en vue de L’Action française.

Dans Face à l’info, émission qui lui aura servi de rampe de lancement vers la présidentielle, il s’est en outre ouvertement interrogé à plusieurs reprises sur l’innocence de Dreyfus et sur le rôle joué par Zola dans cette affaire. « C’est trouble cette histoire aussi » a-t-il notamment déclaré le 29 septembre 2020, dans une émission où il a également estimé que le « J’accuse » de Zola et la victoire des dreyfusards ont contribué à la désorganisation de l’armée en 1914. Il est revenu sur le sujet quelques jours plus tard, en affirmant dans l’émission du 15 octobre 2020 : « En plus l’étude graphologique est assez, comment dire, parlante… on ne saura jamais. » En distillant un tel soupçon devant des centaines de milliers de téléspectateurs, Eric Zemmour a renoué avec les mensonges et avec les obsessions de la presse antidreyfusarde.

Depuis la Libération, l’extrême droite médiatique n’avait évidemment pas disparu mais elle était tenue à l’écart de la presse « mainstream ». Elle occupe à nouveau le devant de la scène, et le combat idéologique que mène Vincent Bolloré lui permet de jouer les premiers rôles à la télévision comme dans la presse écrite. Cela explique sans doute la résistance désespérée de la rédaction du Journal du dimanche aujourd’hui : instruite par l’exemple d’Itélé et d’Europe 1, elle sait très bien ce que signifie l’arrivée des signatures venues de Valeurs actuelles.

Le basculement prévisible du JDD vers cette forme de journalisme identitaire ne peut donc qu’inquiéter. D’une manière plus générale, les grands journaux fondés à la Libération ont aujourd’hui perdu une part de leur rayonnement et de leur influence. Leur domination avait déjà été largement battue en brèche par la montée en puissance de la télévision à partir des années 1960, et elle tend à s’estomper encore davantage depuis les débuts de la révolution numérique.

La presse magazine est de loin le secteur le plus touché par cette désaffection. Le cas du JDD est en effet loin d’être isolé : faute d’avoir suffisamment anticipé le passage au digital, les hebdomadaires connaissent une crise profonde de leur modèle économique, ce qui affecte leurs ventes comme leur capacité à influencer l’opinion publique. Cette fragilité a favorisé l’arrivée de nouveaux acteurs, à commencer bien sûr par Vincent Bolloré. Avant de prendre possession du Journal du dimanche et de Paris Match, ce dernier a notamment profité du désengagement de Bertelsmann pour acquérir la vingtaine d’hebdomadaires de Prisma Media.

Vincent Bolloré n’est cependant pas le seul dans ce cas, puisque le groupe Reworld Media s’est fait une spécialité de racheter des magazines en difficulté en les vidant de leur substance : à défaut d’infléchir la ligne éditoriale de ces titres, le nouvel actionnaire les transforme de manière systématique en journaux « low-cost » en ayant recours à des agences extérieures et en multipliant les publicités déguisées. Pour Reworld Media et Vivendi, les journaux sont ainsi avant tout des marques médiatiques, que l’on peut détourner de leur fonction originelle après avoir provoqué le départ de la majeure partie des journalistes.

Il ne faut pas pour autant désespérer de la presse papier car la situation des quotidiens nationaux est heureusement plus encourageante. Le Monde, Le Figaro et dans une moindre mesure Libération ont en effet réussi à négocier la transition numérique : à la fin de l’année 2021, Le Monde a même dépassé pour la première fois le cap des 500000 abonnés, en battant un record de diffusion datant de 1979.

Si l’on peut regretter qu’aucun de ces titres ne soit indépendant d’un point de vue économique, à l’inverse d’un « pureplayer » comme Mediapart, la situation de ces rédactions n’a rien de commun avec les conditions de travail auxquelles les journalistes sont soumis dans les médias détenus par Vincent Bolloré.

La presse écrite dans son ensemble vit donc une situation difficile, et sa faiblesse fait d’elle la proie de prédateurs qui peuvent retourner contre elle son histoire, son éthique et ses valeurs. Il est probable que l’empire de Vincent Bolloré continuera à s’étendre, et que d’autres médias verront leur ligne éditoriale brutalement remise en cause par l’arrivée de figures comme Geoffroy Lejeune. Mais le pire, dans la crise que traverse aujourd’hui le Journal du dimanche, serait de mettre tous les titres de presse sur le même plan.

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Par Alexis Lévrier, Historien de la presse, maître de conférences, chercheur associé au GRIPIC, Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA)

JDD: Journal bâclé et virage à droite

JDD: Journal bâclé et virage à droite


Le nouveau JDD commence mal avec une ligne éditoriale recentré à droite comme Europe 1, C8 ou CNews, les medias de Bolloré. Bref plus proche de discussion de bistrot que d’un hebdo pertinent.

On objectera sans doute que cette édition d’ailleurs réduite a été réalisée en grande vitesse mais elle témoigne bien de la ligne populiste développée déjà dans les médias de Bolloré avec des propos très orientés, simplistes voire caricaturaux. En plus comme le signale France Info avec une grave erreur d’illustration en page une. La preuve caractéristique du caractère bâclé du nouveau journal

En effet, la photo choisie pour figurer à la une du journal n’est pas la bonne. Celle-ci, en effet, a été prise par Sud Ouest lors d’une marche blanche organisée en mémoire d’un autre adolescent prénommé Enzo. Les proches de cet adolescent, mort à 16 ans après avoir été percuté par une voiture, lui avaient rendu hommage le 21 janvier dernier à Hinx (Landes).

Cette erreur iconographique manifeste a été relevée par plusieurs observateurs, dont le député socialiste Philippe Brun. « J’étais à la marche blanche pour Enzo. La photo ne correspond pas à notre marche blanche, a commenté l’élu. Le JDD s’est trompé d’Enzo et a mis une photo concernant un jeune renversé par une voiture dans les Landes en janvier ! » L’hebdomadaire s’est également trompé en page 3, puisqu’il utilise de nouveau la marche blanche de janvier pour illustrer son sujet.

Ce numéro du Journal du dimanche a été réalisé en toute hâte, essentiellement par des journalistes extérieurs, avec peu de membres de la rédaction sortante impliqués. On y retrouve les signatures de Charlotte d’Ornellas (ancienne de Valeurs actuelles, comme Geoffroy Lejeune), de Pascal Praud, journaliste à Europe 1 et CNews, ou encore de Jacques Vendroux, pour le sport, Bref pas vraiment des fabricant de dentelles.

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Crise du JDD et de la liberté de la presse

Crise du JDD et de la liberté de la presse

Par
Alexis Lévrier
Historien de la presse, maître de conférences, chercheur associé au GRIPIC, Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) dans the Conversation


Après plus de cinq semaines de mobilisation contre Arnaud Lagardère (et à travers lui contre Vincent Bolloré), la rédaction du Journal du dimanche (JDD) continue avec acharnement à défendre son indépendance. L’équipe s’oppose en effet de manière presque unanime au recrutement comme directeur de la rédaction de Geoffroy Lejeune, connu pour porter une idéologie d’extrême droite. Mais cela n’empêche pas le groupe Lagardère de se montrer inflexible et d’ignorer toutes les demandes de la rédaction : l’arrivée de l’ancien journaliste de Valeurs actuelles a été confirmée et fixée au 1ʳᵉ août dans un communiqué publié le 24 juillet. Quelle que soit l’issue de cette grève, on aurait tort de penser qu’il s’agit d’un conflit isolé et sans implication pour le reste des médias : dans ce combat si dissymétrique se joue sans doute une partie de l’avenir de la presse française. Cette mobilisation est en effet exceptionnelle non seulement par sa longévité mais parce qu’elle vise à défendre l’indépendance du journalisme et finalement son existence même. Certes, il y a bien sûr eu d’autres mouvements sociaux importants et durables dans l’histoire récente des médias français. On peut rappeler par exemple la longue grève qui a touché Le Parisien libéré en 1975 et qui s’est prolongée pendant 28 mois. Mais cette crise était très différente de celle que connaît aujourd’hui le JDD puisqu’elle opposait le propriétaire du quotidien au Syndicat du Livre sur des questions touchant à la modernisation de la fabrication du journal.

Si la presse écrite a connu d’autres conflits liés à la volonté de défendre l’autonomie d’une rédaction, à l’image des Échos encore récemment, ils n’ont jamais atteint une telle durée dans l’histoire récente. L’exemple le plus proche de la mobilisation de la rédaction du JDD est peut-être la longue grève des techniciens et des journalistes de l’ORTF en 1968.

Récit de Mai 1968, et de la grève à l’ORTF, télévision et Radio France, Marcel Trillat, qui était journaliste de télévision à « 5 colonnes à la une » jusqu’en 1968, raconte le mai 68 de ceux de la télévision, le mai 68 à l’ORTF. Interviewé par Jeanne Menjoulet (Centre d’Histoire sociale des mondes contemporains, CHS).
Ce mouvement social, qui a duré presque deux mois, avait déjà pour but de défendre la liberté de l’information. La différence était bien sûr que les journalistes se battaient contre la mainmise de l’État et non contre les choix d’un industriel devenu propriétaire d’un média.

Le conflit en cours au JDD a aussi pour caractéristique de s’inscrire dans le prolongement de deux autres grèves qui ont déjà mis en évidence la brutalité des méthodes de Vincent Bolloré. Après Itélé en 2016 et Europe 1 en 2021, c’est en effet la troisième rédaction qui se révolte contre cet industriel.

La répétition de ces crises témoigne de la singularité du modèle Bolloré. Cet empire a d’abord pour particularité son extension très importante et le choix de Vivendi de se recentrer sur des activités en lien avec les médias, la publicité ou l’édition. Il est unique également, au moins à l’échelle française, par la radicalité de l’idéologie promue par Vincent Bolloré et par le rapport de force très agressif qu’il institue de manière systématique avec les rédactions.

Il est par ailleurs probable, comme en témoignent justement les exemples d’Itélé et d’Europe 1, que la bataille des journalistes du JDD se soldera par une défaite. Les deux grèves précédentes ont en effet connu la même conclusion : les normes éthiques censées encadrer le travail journalistique ont été foulées au pied, et les protections dont bénéficient en principe les rédactions ont été contournées, ou perverties. Les journalistes ont été sommés de se soumettre (et donc d’accepter cette réorientation idéologique) ou de se démettre (et donc de quitter le journal en échange d’une indemnité financière).

L’attitude inflexible d’Arnaud Lagardère laisse penser qu’il en ira de même pour le JDD. Alors même que la grève a été chaque jour reconduite à plus de 95 % pendant plus d’un mois, la SDJ n’a même pas obtenu l’ajout dans la charte de déontologie d’un paragraphe demandant l’interdiction dans le journal de « propos racistes, sexistes et homophobes ».

À travers le choix de Geoffroy Lejeune, c’est donc bien une profonde réorientation de la ligne éditoriale qui va être imposée à l’ensemble des journalistes qui accepteront de rester.

Depuis le début de cette crise, les réactions ont été assez unanimes dans le monde journalistique, en dehors bien sûr des médias détenus par Vincent Bolloré, car la profession voit bien qu’elle est tout entière concernée.

Le soutien du monde politique a cependant été beaucoup plus contrasté. S’il est majoritaire à gauche, il n’est pas pour autant unanime : Jean-Luc Mélenchon a jugé par exemple, dans une note de blog publiée le 15 juillet 2023, que le JDD penchait déjà à l’extrême droite et que les journalistes de l’hebdomadaire sont depuis longtemps habitués à « lécher les pieds du patron ».

De nombreux élus des Républicains se sont eux associés au discours de Reconquête et du Rassemblement national sur la prétendue domination idéologique exercée par la gauche sur les médias. Eric Ciotti s’est ainsi opposé avec virulence à la tribune de soutien à la rédaction du JDD parue dans Le Monde.

Quant à François-Xavier Bellamy, il a ostensiblement défendu la nomination de Geoffroy Lejeune, alors même que ce dernier a été évincé de Valeurs actuelles en raison d’une ligne éditoriale jugée trop marquée à l’extrême droite par l’actionnaire lui-même.

Le plus inquiétant sans doute est que le lectorat semble lui aussi divisé ou simplement indifférent. Ce désintérêt relatif s’explique peut-être par la banalisation du discours de l’extrême droite dans l’espace médiatique, mais elle doit aussi être reliée à l’évolution des ventes du Journal du dimanche. Ces dernières ont en effet fortement baissé au cours des quinze dernières années. D’après les chiffres de l’APCM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias), la diffusion de l’hebdomadaire a même été divisée par deux en un peu plus d’une décennie, passant d’environ 260 000 exemplaires en 2010 à 131 700 exemplaires en 2022. Si cette crise soulève évidemment des questions d’ordre éthique, elle traduit donc aussi l’épuisement d’un modèle économique.

La situation actuelle montre par ailleurs l’insuffisance des dispositifs dont dispose notre pays en matière de régulation des médias. L’Arcom a encore récemment infligé des sanctions aux chaînes de Vincent Bolloré, et elle pourra se prononcer sur le renouvellement de la fréquence de C8 et CNews en 2025, mais elle n’a pas évidemment vocation à intervenir dans le fonctionnement de la presse écrite.

La loi qui régit la concentration des médias date par ailleurs de 1986 et, même si elle a été aménagée depuis, elle est totalement inadaptée au paysage médiatique qui est le nôtre aujourd’hui. En témoigne par exemple la règle dite des « deux sur trois », qui interdit sous certaines conditions de posséder à la fois un quotidien, une radio et une chaîne de télévision : Vincent Bolloré possède un empire d’une extraordinaire diversité mais il n’a encore racheté aucun quotidien, et n’est donc pas concerné par ce dispositif.

Comme pour mieux nous renvoyer à l’obsolescence de nos règles nationales, les seules limites au rachat de Lagardère par Vincent Bolloré sont venues de l’Europe : la Commission européenne a validé cette OPA, mais elle a lancé une enquête sur une éventuelle prise de contrôle anticipée qui pourrait valoir au groupe Bolloré une amende de presque un milliard d’euros.

Elle a aussi obligé Vivendi à vendre Gala pour acquérir Paris Match afin d’éviter une situation de monopole sur les magazines « people », puisque ce groupe possède également l’hebdomadaire Voici.

La menace représentée par le modèle Bolloré oblige donc de toute évidence à adapter nos mécanismes de régulation. La bonne nouvelle est qu’un consensus semble se dégager sur le sujet au sein d’une partie au moins du monde politique : une proposition de loi transpartisane, réunissant des élus des partis de gauche et de la majorité présidentielle, pourrait être examinée en fin d’année, avec la volonté de renforcer les pouvoirs des collectifs de journalistes face aux actionnaires.

On peut par ailleurs espérer que les États généraux du droit à l’information, qui vont être lancés en septembre, donneront lieu à des initiatives pour renforcer l’indépendance éditoriale des rédactions. Mais dans tous les cas, il sera malheureusement trop tard pour les journalistes du JDD.

Cette crise pose aussi la question de l’orientation idéologique qu’un nouvel actionnaire peut donner à un journal ayant une histoire et une identité fortes. Ces dernières années – et ce n’est un secret pour personne – la ligne du JDD était dans l’ensemble plutôt favorable à Emmanuel Macron, ce qui n’excluait pas un réel pluralisme interne. De manière plus générale, cet hebdomadaire a toujours cultivé une image de modération qui le situe aux antipodes d’un journal d’opinion tel que Valeurs actuelles.

L’arrivée de Geoffroy Lejeune ne témoigne donc pas seulement de la volonté d’infléchir cette ligne. Elle traduit le choix assumé de l’inverser, en faisant d’un journal traditionnellement proche du pouvoir politique un outil de contestation de ce même pouvoir.

Geoffroy Lejeune incarne en effet mieux qu’aucun autre la tentation réactionnaire à laquelle une partie des médias français ont cédé depuis une dizaine d’années. Ami de jeunesse de Marion Maréchal, il a été un soutien de la première heure d’Eric Zemmour, dont il a imaginé l’élection dès 2015 dans un roman intitulé Une élection ordinaire.

Son ascension rapide dans le monde journalistique au cours de la dernière décennie avait déjà pour origine la nouvelle impulsion donnée à la ligne éditoriale d’un titre historique de la presse française. Il a bénéficié en effet de l’élan qu’a amené Yves de Kerdrel dès son arrivée à la tête de Valeurs actuelles en 2012 : ce dernier a choisi de faire évoluer un hebdomadaire jusque là assez conservateur vers une idéologie beaucoup plus radicale. Devenu à son tour directeur de la rédaction en 2016, Geoffroy Lejeune a prolongé et accentué ce glissement.

À partir des années 2010, Valeurs actuelles a ainsi multiplié les unes provocatrices sur l’« invasion » musulmane, sur l’« ensauvagement » des banlieues ou sur les « barbares » venus de l’étranger. Autour de Geoffroy Lejeune, une très jeune rédaction s’est constituée et a su investir les plateaux de télévision, à commencer par ceux de CNews. Or, on sait déjà qu’à l’image de Charlotte d’Ornellas, plusieurs de ces journalistes sont destinés à rejoindre Geoffroy Lejeune au sein de la nouvelle rédaction du JDD.

Les défenseurs de son bilan à la tête de Valeurs actuelles rappellent, à juste titre, la légitimité du journalisme d’opinion. Mais dans le cas de Valeurs actuelles, du moins depuis le virage éditorial opéré ces dernières années, il ne s’agit pas de n’importe quelle opinion : obsédés par la désignation d’un ennemi de l’intérieur qui menacerait la cohésion de la nation, Geoffroy Lejeune et son équipe ont mis à l’honneur un imaginaire raciste et xénophobe qui leur a valu plusieurs condamnations judiciaires, en 2015 et en 2022 notamment. Cet imaginaire ne vient pas de nulle part et il a même déjà connu son heure de gloire dans la presse française : entre la Belle Époque et la Seconde Guerre mondiale, toute une tradition journalistique s’est appuyée sur le recours à des caricatures et à des unes provocatrices pour stigmatiser des minorités prétendument inassimilables.

Bien sûr, la rédaction de Valeurs actuelles ne revendique jamais ouvertement cet héritage encombrant. Mais le candidat qu’elle a soutenu avec ardeur lors de la dernière élection présidentielle apparaît comme un trait d’union assumé entre ces deux périodes de l’histoire de France en général et de l’histoire de la presse en particulier. Éric Zemmour n’a eu de cesse en effet de manifester son admiration pour Charles Maurras et plus encore pour Jacques Bainville, qui a été jusqu’à sa mort l’une des figures les plus en vue de L’Action française.

Dans Face à l’info, émission qui lui aura servi de rampe de lancement vers la présidentielle, il s’est en outre ouvertement interrogé à plusieurs reprises sur l’innocence de Dreyfus et sur le rôle joué par Zola dans cette affaire. « C’est trouble cette histoire aussi » a-t-il notamment déclaré le 29 septembre 2020, dans une émission où il a également estimé que le « J’accuse » de Zola et la victoire des dreyfusards ont contribué à la désorganisation de l’armée en 1914. Il est revenu sur le sujet quelques jours plus tard, en affirmant dans l’émission du 15 octobre 2020 : « En plus l’étude graphologique est assez, comment dire, parlante… on ne saura jamais. » En distillant un tel soupçon devant des centaines de milliers de téléspectateurs, Eric Zemmour a renoué avec les mensonges et avec les obsessions de la presse antidreyfusarde.

Depuis la Libération, l’extrême droite médiatique n’avait évidemment pas disparu mais elle était tenue à l’écart de la presse « mainstream ». Elle occupe à nouveau le devant de la scène, et le combat idéologique que mène Vincent Bolloré lui permet de jouer les premiers rôles à la télévision comme dans la presse écrite. Cela explique sans doute la résistance désespérée de la rédaction du Journal du dimanche aujourd’hui : instruite par l’exemple d’Itélé et d’Europe 1, elle sait très bien ce que signifie l’arrivée des signatures venues de Valeurs actuelles.

Le basculement prévisible du JDD vers cette forme de journalisme identitaire ne peut donc qu’inquiéter. D’une manière plus générale, les grands journaux fondés à la Libération ont aujourd’hui perdu une part de leur rayonnement et de leur influence. Leur domination avait déjà été largement battue en brèche par la montée en puissance de la télévision à partir des années 1960, et elle tend à s’estomper encore davantage depuis les débuts de la révolution numérique.

La presse magazine est de loin le secteur le plus touché par cette désaffection. Le cas du JDD est en effet loin d’être isolé : faute d’avoir suffisamment anticipé le passage au digital, les hebdomadaires connaissent une crise profonde de leur modèle économique, ce qui affecte leurs ventes comme leur capacité à influencer l’opinion publique. Cette fragilité a favorisé l’arrivée de nouveaux acteurs, à commencer bien sûr par Vincent Bolloré. Avant de prendre possession du Journal du dimanche et de Paris Match, ce dernier a notamment profité du désengagement de Bertelsmann pour acquérir la vingtaine d’hebdomadaires de Prisma Media.

Vincent Bolloré n’est cependant pas le seul dans ce cas, puisque le groupe Reworld Media s’est fait une spécialité de racheter des magazines en difficulté en les vidant de leur substance : à défaut d’infléchir la ligne éditoriale de ces titres, le nouvel actionnaire les transforme de manière systématique en journaux « low-cost » en ayant recours à des agences extérieures et en multipliant les publicités déguisées. Pour Reworld Media et Vivendi, les journaux sont ainsi avant tout des marques médiatiques, que l’on peut détourner de leur fonction originelle après avoir provoqué le départ de la majeure partie des journalistes.

Il ne faut pas pour autant désespérer de la presse papier car la situation des quotidiens nationaux est heureusement plus encourageante. Le Monde, Le Figaro et dans une moindre mesure Libération ont en effet réussi à négocier la transition numérique : à la fin de l’année 2021, Le Monde a même dépassé pour la première fois le cap des 500000 abonnés, en battant un record de diffusion datant de 1979.

Si l’on peut regretter qu’aucun de ces titres ne soit indépendant d’un point de vue économique, à l’inverse d’un “pureplayer” comme Mediapart, la situation de ces rédactions n’a rien de commun avec les conditions de travail auxquelles les journalistes sont soumis dans les médias détenus par Vincent Bolloré.

La presse écrite dans son ensemble vit donc une situation difficile, et sa faiblesse fait d’elle la proie de prédateurs qui peuvent retourner contre elle son histoire, son éthique et ses valeurs. Il est probable que l’empire de Vincent Bolloré continuera à s’étendre, et que d’autres médias verront leur ligne éditoriale brutalement remise en cause par l’arrivée de figures comme Geoffroy Lejeune. Mais le pire, dans la crise que traverse aujourd’hui le Journal du dimanche, serait de mettre tous les titres de presse sur le même plan.

La perspective d’un JDD journal d’extrême droite dénoncée

La perspective d’un JDD journal d’extrême droite dénoncée


Les salariés et des figures du monde politique, économique, social, culturel, associatif ou sportif, parmi lesquelles Elisabeth Badinter, JoeyStarr et Lionel Jospin, se mobilisent contre la nomination de Geoffroy Lejeune à la tête de l’hebdomadaire. Dans Le Monde.

Acteurs du monde politique, économique, social, culturel, associatif ou sportif, nous ne pouvons nous résoudre à voir ce rendez-vous dominical de référence véhiculer des opinions contraires aux valeurs républicaines qu’il porte depuis soixante-quinze ans. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, qu’on le lise ou qu’on ne le lise pas, le JDD, avec ses qualités et ses défauts, est toujours resté attaché à la diversité des opinions. Il ne peut devenir un journal au service des idées d’extrême droite.

Deux semaines après le feu vert sous conditions de la Commission européenne pour l’offre publique d’achat de Vivendi sur Lagardère, qui s’inscrit dans un mouvement plus vaste de concentration des médias, cette décision radicale laisse augurer une transformation à marche forcée dont l’homme d’affaires Vincent Bolloré est coutumier. Une brutalité dont ont déjà été victimes les rédactions de Canal+, d’i-Télé (devenue CNews), d’Europe 1 et de Prisma Presse.

Remettre en question l’indépendance éditoriale d’un journal quel qu’il soit est une atteinte à l’équilibre démocratique, dont l’un des socles est la liberté de la presse. Inquiets pour les salariés, nous le sommes également pour la pérennité du titre, cette arrivée contestée d’un nouveau directeur de la rédaction étant de nature à repousser lecteurs et annonceurs.

Pour la première fois en France depuis la Libération, un grand média national sera dirigé par une personnalité d’extrême droite. Un dangereux précédent qui nous concerne tous.

Grève au JDD: Un virage à droite de plus du journal

Grève au JDD: Un virage à droite de plus du journal

Le JDD déjà nettement marqué par sa ligne éditoriale populiste à droite opère un virage de plus avec la nomination d’un nouveau directeur de rédaction en provenance de valeurs actuelles.

D’une certaine manière, une évolution conforme à la pensée politique réactionnaire de Bolloré.

En réaction à la nouvelle, une assemblée générale s’est tenue cet après-midi à l’initiative de la Société des journalistes (SDJ). Pour exprimer leur opposition à ce probable recrutement, la rédaction du JDD a voté à 93% (77 pour, 1 non, 5 non réponses) une grève reconductible à compter de ce jeudi 17h30. «Nous nous opposons avec force à cette nomination», martèle la SDJ dans un communiqué. «Geoffroy Lejeune, ancien directeur de la rédaction de l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs Actuelles, exprime des idées à l’opposé des valeurs que porte le JDD depuis soixante-quinze ans», abonde-t-elle.

Le JDD déjà nettement marqué par sa ligne éditoriale populiste à droite opère un virage de plus avec la nomination d’un nouveau directeur de rédaction en provenance de valeurs actuelles.

D’une certaine manière, une évolution conforme à la banque à la pensée politique réactionnaire de Bolloré.

En réaction à la nouvelle, une assemblée générale s’est tenue cet après-midi à l’initiative de la Société des journalistes (SDJ). Pour exprimer leur opposition à ce probable recrutement, la rédaction du JDD a voté à 93% (77 pour, 1 non, 5 non réponses) une grève reconductible à compter de ce jeudi 17h30. «Nous nous opposons avec force à cette nomination», martèle la SDJ dans un communiqué. «Geoffroy Lejeune, ancien directeur de la rédaction de l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs Actuelles, exprime des idées à l’opposé des valeurs que porte le JDD depuis soixante-quinze ans», abonde-t-elle.

Orientation JDD: Un virage à droite de plus

Orientation du JDD: Un virage à droite de plus

Le JDD déjà nettement marqué par sa ligne éditoriale populiste à droite opère un virage de plus avec la nomination d’un nouveau directeur de rédaction en provenance de valeurs actuelles.

D’une certaine manière, une évolution conforme à la banque à la pensée politique réactionnaire de Bolloré.

En réaction à la nouvelle, une assemblée générale s’est tenue cet après-midi à l’initiative de la Société des journalistes (SDJ). Pour exprimer leur opposition à ce probable recrutement, la rédaction du JDD a voté à 93% (77 pour, 1 non, 5 non réponses) une grève reconductible à compter de ce jeudi 17h30. «Nous nous opposons avec force à cette nomination», martèle la SDJ dans un communiqué. «Geoffroy Lejeune, ancien directeur de la rédaction de l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs Actuelles, exprime des idées à l’opposé des valeurs que porte le JDD depuis soixante-quinze ans», abonde-t-elle.

Sondage: le JDD au secours de Macron

Sondage: le JDD au secours de Macron

À deux jours d’intervalle, le JDD ( propriété de Bolloré) sort des sondages qui sont un peu plus favorable à Macron. D’après un sondage IFOP dans ce journal, la cote du président remonterait autour de 31 % même si près de 70 % condamnent sa politique. Dimanche, le JDD constate que Macron n’a pas de vrai concurrent !

Un sondage par ailleurs ambiguë qui mélange la popularité potentielle une fois au pouvoir et non l’audience au moment d’une élection. En outre, on mesure la popularité des concurrents par rapport à un Macron qui ne se représente pas ! Et le JDD d’affirmer que les Français peinent à trouver un remplaçant à Macron alors que les candidatures ne sont même pas déclarées. Bref un sondage particulièrement tordu sur le plan méthodologique.

« Quand on interroge les Français , ils seraient 30 % à estimer que Marine Le Pen ferait « mieux » que l’actuel chef de l’État si elle était aujourd’hui au pouvoir. Elle arrive en tête des personnalités testées, avec un score « jamais vu » pour la triple candidate à la présidentielle du Rassemblement national, ­souligne le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi. Ils sont toutefois 40 % à juger qu’elle ferait « moins bien » et 30 % « ni mieux ni moins bien ».

La députée RN devance l’ex-Premier ministre Édouard Philippe (24 % des sondés pensent qu’il ferait « mieux », 16 % « moins bien » et 60 % ni l’un ni l’autre) et le ­leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon (21 % jugent qu’il ferait « mieux », 46 % « moins bien » et 33 % ni l’un ni l’autre).

Présidentielle : le JDD souligne la remontée de Zemmour

Présidentielle : le JDD souligne la remontée de Zemmour 

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si le JDD souligne la remontée de Zemmour  et titre même que ces derniers talonne la candidate des Républicains.

Le  JDD se fonde sur la moyenne de sondages ce qui méthodologiquement est très approximatif et en tout cas non pertinent d’un point de vue statistique. La vérité c’est que si Macron est toujours en tête, la plupart des sondages pas trop manipulés montrent que Marine Le Pen devance très légèrement Valérie Pécresse et que Éric Zemmour se trouve plus loin.

Cette analyse du JDD n’est pas étonnante, elle est nettement orientée comme la plupart des médias désormais sous la tutelle de Bolloré principal soutien de Zemmour.  A gauche, Jean-Luc Mélenchon reste nettement en tête à 9,7 %. Suivent, sous la barre des 5%, l’écologiste Yannick Jadot (4,7 %), Christiane Taubira (4 %), le communiste Fabien Roussel qui poursuit son ascension (3,7 %, soit une hausse de plus d’un point en une semaine) et la socialiste Anne Hidalgo (2,4 %). Curieusement on parle peu des abstentions qui risquent d’atteindre un chiffre record content tenu du niveau actuel de la campagne électorale ( sans doute au moins 35 % d’abstention).

Une abstention record au premier tour de l’élection présidentielle, de toute l’histoire de la Vème république. C’est ce que révèle un sondage Odoxa – Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro sur «Les Français et l’abstention à l’élection présidentielle de 2022»*. Selon cette étude, près de 3 Français sur 10 ne s’intéressent pas à cette élection présidentielle, et 2 sur 3 (65%) anticipent une abstention plus importante à cette élection qu’aux précédentes.

 

* Ifop, Ipsos, Elabe, Harris Interactive, BVA, OpinionWay et Odoxa. S’agissant des rollings quotidiens de l’Ifop et d’OpinionWay, nous ne retenons pas chacune de leur « vague » mais celles réalisées sur une période de temps différente, après renouvellement en intégralité de leur échantillon. 

SONDAGE JDD 2022 : Un sondage maison pour Macron !

SONDAGE JDD 2022 : Un sondage maison pour Macron !

 

Sondage maison comme d’habitude pour le JDD qui soutient Macon. Ainsi son étude affirme en titre que 62 % des Français ne croient pas que Valérie Pécresse pourrait battre Emmanuel Macron et pas davantage Le Pen.

Notons qu’il ne s’agit pas d’un sondage portant sur des intentions de vote des sondés car là le résultats serait différent puisque dess sondages démontrent que le score serait très serré entre Macron et Pécresse et même que Pécresse pourrait triompher.

Et pour bien enfoncer la candidate Pécresse, le JDD affirme que Valérie Pécresse a encore beaucoup à prouver aux yeux des Français : ils ne sont que 17% à partir du principe qu’elle ferait « mieux » à l’Élysée. Pas mieux, mais pas pire non plus. Seule une minorité (30%) estime qu’elle ferait « moins bien », la majorité des sondés considérant, à 53%, qu’elle ne ferait « ni mieux ni moins bien ».

Cependant d’après le JDD, sur le terrain économique, la candidate LR est par ailleurs jugée – légèrement – plus crédible que ses concurrents : 16% estiment qu’elle ferait « mieux » que ­Macron, contre 12% pour Marine Le Pen et seulement 6% pour Zemmour. Surtout, Pécresse est, de loin, considérée comme la plus capable de l’emporter face à Macron en 2022 : 46% des sondés pensent qu’elle pourrait le battre. Ils sont nombreux à croire en ses chances : à droite, bien sûr (85% des sympathisants LR), mais aussi au RN (46%) et à gauche (46% des sympathisants EELV et 45% des socialistes).

En revanche, seule une minorité (32%) pense que Le Pen pourrait battre Macron, et moins d’un quart (21%) que Zemmour y parviendrait. « Pour les Français, si Pécresse est au second tour, il y a match, alors que si Le Pen et Zemmour y sont, il n’y a pas de match », conclut Dabi. De quoi conforter la stratégie de la candidate LR : devenir, demain, le réceptacle du « tout sauf Macron ».

Sondage « spécial » JDD: les jeunes pour Macron et l’extrême droite !

 

Sondage très ambigu comme d’habitude de la part du JDD qui titre que les jeunes de 18 à 20 ans se prononceront de manière privilégiée pour Macron, Le Pen et Zemmour mais qui indique en même temps que le taux d’abstention sera majoritaire

à 60 %.
Du coup l’interprétation du sondage de l’IFOP par le JDD doit être prise avec des pincettes.

D’après un sondage Ifop réalisé auprès de 1.000 Français âgés de 18 à 30 ans Environ 60 % comptent s’abstenir . « L’abstention est perçue comme un comportement électoral », analyse Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Avant de poursuivre : « C’est une rupture dans la cinquième République. »

 

Cinq ans plus tôt, leur motivation était pourtant intacte : 68% des 18-24 ans comptaient se rendre aux urnes au premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Désormais, les primo-votants s’avouent les plus sceptiques : 63% des 18-20 ans envisagent de s’abstenir l’année prochaine. Comme si voter n’était plus si utile… « A quoi bon se déplacer puisque les politiques ne changent pas ma vie? interprète Frédéric Dabi. Cette crise sans fin, avec la reprise épidémique, fait plonger le moral des jeunes. » En un an, leur confiance en l’avenir s’est étiolée. Un sur deux se dit optimiste au regard de sa situation personnelle (62% en octobre 2020). Et un sur deux s’avoue pessimiste (38% en octobre 2020).

 

Le tiercé gagnant Pour le JDD qui ne sait pas qui va voter: Macron (25% des intentions de vote), Marine le Pen (20%). Et Eric Zemmour (12%). Anne Hidalgo (Parti socialiste) ne recueille que 5%, Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts), 8%.… Avec 10%, Valérie Pécresse (Les Républicains) possède un socle non négligeable, plus important que celui de François Fillon en 2017.

Fut une époque où l’on cherchait à transgresser les penchants électoraux de sa famille. Aujourd’hui, la tendance est à les épouser. « Il y a une perte de singularité du vote jeune, qui s’homogénéise avec celui des autres Français, observe Dabi. Le bloc de droite nationale concentre 32,5% des voix en moyenne, et 34% chez les jeunes. »

 

Sondage présidentiel : le JDD conforte Macron

Sondage présidentiel : le JDD conforte Macron

Un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche ( journal de Lagardère très proche de Macron) et Sud Radio ( proche de l’extrême droite), Emmanuel Macron l’emporterait facilement avec 25% (stable) au premier tour face aux candidats LR Xavier Bertrand, Michel Barnier ou Valérie Pécresse, mais 28% face à Éric Ciotti ou de Philippe Juvin.

Dans tous ces cas, la candidate du RN Marine Le Pen est stable, entre 19 et 20%, soit trois points de plus qu’en début de mois, alors qu’Eric Zemmour, à 14 ou 15% selon les cas de figure, perd deux à trois points.

Parmi les possibles candidats de droite, Xavier Bertrand recueillerait 13% (stable), Michel Barnier ou Valérie Pécresse 10%. Éric Ciotti est crédité de 6% et Philippe Juvin de 3%. À gauche, Anne Hidalgo demeure à 6% dans la plupart des configurations et Jean-Luc Mélenchon oscille entre 7,5 et 8,5%, un point devant Yannick Jadot qui se situe entre 6,5% et 7,5%.

En cas de deuxième tour Macron-Le Pen, l’actuel président est crédité de 54% contre 46% pour la candidate d’extrême droite. Il perd deux points par rapport au début du moins (56% contre 44%). Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation de l’enquête précise le sondeur.

( Notons cependant que les échantillons sont construits sur des populations de listes électorales et non sur des électeurs potentiels qui pourraient faire apparaître une l’abstention jusqu’à 50 %).

Sondages politiques : le bidouillage du JDD

Sondages politiques : le bidouillage du JDD

 

 

Régulièrement le JDD, proche de Macron mais aussi de Bolloré ( depuis le dépeçage de l’empire Lagardère, proche de Sarkozy) sort  des sondages politiques qualifiés d’inédits à partir des moyennes des enquêtes déjà réalisées par des instituts. Le journal ne cache pas cette incongruité méthodologique.

 

  »Pour y voir plus clair, le JDD dresse, comme en 2017, l’évolution de la moyenne des sondages à partir des trois dernières enquêtes réalisées. Cette méthode permet de lisser les éventuelles variations entre instituts tout en faisant ressortir les tendances en cours. Dans nos infographies présentées ci-dessous, les courbes sont ainsi des moyennes mobiles des intentions de vote de chaque candidat. »

 

Certes l’évolution du moyenne présente un sens statistique mais pas sur des résultats en pourcentage mais sur des données.

 

Or sur le plan méthodologique additionner des moyennes ne présente aucune pertinence. Pour présenter une garantie scientifique, il faudrait que le JDD dispose des données des enquêtes et non seulement des résultats en pourcentage.

 

Bref du bricolage auquel nous a habitué à journal à sensation de caractère très populiste mais en réalité très proche du pouvoir.

 

Pris isolément les sondages sont déjà très critiquables à plusieurs points de vue. Il y a évidemment la nature de la question, la construction de l’échantillon, son redressement et sa marge d’erreur de sorte qu’on peut dire que les résultats avancés sont juste à trois ou 5 % près. Preuve en ce moment, c’es sondage qui alternativement indique que Marine Le Pen et Zemmour  sont en deuxième position.

 

Depuis avril 2021, soit un an tout juste avant le scrutin du 10 avril 2022, ce sont 50 enquêtes qui ont été diffusées par différents instituts de sondages, en France : l’Ifop, Ipsos, Elabe, Harris Interactive, BVA, OpinionWay et Odoxa. Mais la configuration testée pouvant varier d’un institut à l’autre ou évoluer avec le temps, seule une partie d’entre elles a été retenus dans les trois hypothèses présentées ici, en fonction du candidat de droite qui sera désigné.

Dernière observation la plupart des sondages sont commandés par des médias détenus par les grands financiers qui objectivement ont intérêt à pousser tel ou tel candidat et ou à démolir tel autre.

 

Il faut aussi et peut-être surtout prendre en compte le fait que la plupart des sondages s’appuie sur des échantillons d’électeurs potentiels alors qu’il est possible que le taux d’abstention atteigne cette fois autour de 40 %. Autant dire que les « pronostics » avancés relèvent parfois de la manipulation

Le JDD premier avocat d’Agnès Buzyn

Le JDD premier avocat d’Agnès Buzyn

 Le directeur de la rédaction du JDD, Hervé Gattegno prend sa plume de soutien à Macron avec certains arguments pertinents, d’autres très partisans et même vulgaires.

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Depuis vendredi, la France est le seul pays au monde où un responsable public est traduit devant la justice pénale pour sa gestion de la crise sanitaire. L’épidémie de Covid-19 ayant frappé la quasi-totalité de la planète et les gouvernements l’ayant affrontée comme ils ont pu, avec des hésitations compréhensibles et des errements comparables, faut-il en déduire que nos dirigeants ont fait pire qu’ailleurs ou que nos juges sont plus perspicaces? D’évidence, ce n’est ni l’un ni l’autre. Avec la mise en examen d’Agnès Buzyn, une étape nouvelle est franchie dans le conflit de pouvoir entre la magistrature et le monde politique.

Contrairement à ce que croient les jobards et disent les démagogues, cette offensive ne nous place pas aux avant-postes mais à l’arrière-garde de la démocratie. Elle est à la fois déraisonnable, déloyale et dévastatrice.

La déraison s’exprime dans le choix des indices retenus contre l’ex-ministre : il ne tient aucun compte de la stupeur et de l’incertitude qui ont entouré l’irruption du virus. Sur les masques comme pour les tests, on ne peut décemment reprocher à Agnès Buzyn de n’avoir pas discerné l’an dernier ce qui est établi aujourd’hui. Quand les experts eux-mêmes se divisent, un ministre est-il censé en savoir plus que les savants? On voit mal, du reste, quelle compétence permettrait aux juges de la CJR d’en décider.

Seuls juges de leurs propres actions, les juges imposent leur pouvoir sans contre-pouvoir.

La déloyauté réside dans la violation délibérée par des magistrats de la séparation des pouvoirs, principe qui n’est pas destiné à protéger ceux qui les détiennent mais les citoyens au nom desquels ils sont exercés. En reprochant à Agnès Buzyn d’avoir « mis en danger » les ­Français par ses décisions (ou son indécision), c’est bien une politique de santé que la CJR s’autorise à apprécier – pour ne pas dire à condamner. En cela, les magistrats outrepassent leurs missions. Mais à l’inverse des ministres, nul ne les sanctionnera pour cela : seuls juges de leurs propres actions, les juges imposent leur pouvoir sans contre-pouvoir. Peut-être est-il temps d’en finir avec cette anomalie.

La dévastation découle de tout ce qui précède. La gestion de la pandémie par Emmanuel Macron et ses gouvernements n’est certes pas au-dessus de toute critique (Édouard Philippe l’a humblement admis en son temps) ; mais en jetant sur elle le soupçon d’une intention malveillante, les juges de la CJR versent dans le populisme judiciaire. Ils ne peuvent ignorer qu’ils sapent la crédibilité d’une politique sanitaire déjà difficile à imposer dans un pays rétif aux injonctions bien plus qu’aux injections. Observons d’ailleurs leur constance : en octobre 2020, c’est au lendemain de l’annonce du couvre-feu dans les grandes villes que les domiciles des ministres visés par l’enquête avaient été perquisitionnés – surprenant calendrier.

L’autre effet désastreux de tels dévoiements est, paradoxalement, l’affaissement de la justice : autant que les gouvernants qu’ils cherchent à concurrencer, les magistrats doivent, pour rester légitimes, garder le respect des citoyens. Attiser la défiance ne les aidera pas à inspirer la confiance.

Sondage « spécial » du JDD : Macron, 41% de satisfaits !

Sondage « spécial » du JDD : Macon, 41% de satisfaits !

Le dernier sondage du JDD illustre le soutien de ce média à Emmanuel Macron en affichant une hausse trois. points et en concluant que Emmanuel Macron en position de force à huit mois de la présidentielle. Bref la bataille des sondages a commencé et tous les grands médias aux mains des financiers qui ont permis l’élection de Macron vont multiplier ce genre d’information.

 

Selon leJDD avec 41% de satisfaits, la popularité de macro augmente de 3 points en un mois, signe que l’annonce, le 12 juillet, de la mise en œuvre du passe sanitaire et les mobilisations de l’été n’ont pas nui au chef de l’État. Au contraire. Il retrouve ainsi son plus haut niveau de l’année écoulée. À huit mois de l’élection présidentielle, ce résultat le place en position de force, 8 points au-dessus de son prédécesseur Nicolas Sarkozy à la même période de son mandat et 25 points au-dessus de François Hollande.

Baromètre Macron spécial JDD : « Macron bondit » !!!

Baromètre Macron spécial JDD : « Macron bondit » !!!

Le JDD est sans conteste un soutien inconditionnel de Macron. C’est aussi le spécialiste de la production et de la diffusion de sondages favorables au président et à son gouvernement. Ainsi aujourd’hui dans son titre il indique « Macron bondit ». La vérité c’est que la cote présidentielle  ne change pas et demeure à 40 % de bonnes opinions selon le baromètre Ifop pour le JDD du mois de juin;  et d’affirmer que la gifle assénée cette semaine dans la Drôme au chef de l’Etat n’y a rien changé, l’Ifop ne mesurant pas d’effet particulier de l’incident. Et pour cause il n’y a pas eu d’enquête sur cette question !

La suite de l’article montre une stabilité de la popularité du président.

« le président ne sort pas affaibli d’une crise aussi longue », constate Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Par contre l’institut de sondage constate une montée des préoccupations vis-à-vis de l’éventuelle  réforme des retraites.

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