Archive pour le Tag 'jaune'

Européennes : une liste jaune menée par Francis Lalanne

Européennes : une liste jaune menée par Francis Lalanne

Cette fois il semble bien qu’une  gilets jaune se présentera au européenne, elle devrait être menée par le chanteur Francis Lalanne ; ce dernier a annoncé, mardi 30 avril, prendre la tête d’une liste nommée « Alliance jaune » pour les élections européennes du 26 mai. Cette liste, déposée mardi au ministère de l’Intérieur, est le fruit d’une alliance avec les représentants de la liste « Ralliement d’initiative citoyenne », dite « RIC », a précisé le chanteur lors d’une conférence de presse.

Jérémy Clément, meneur du « RIC », sera numéro 3 de la liste, derrière Sophia Albert-Salmeron, avocate à Avignon ayant défendu plusieurs « gilets jaunes ». On se souvient que cette liste RIC comme d’autres projets de liste avaient été très critiqués par les gilets jaunes. Reste à savoir comment sera accueillie la liste Lalanne par la plupart des gilets jaunes de base. Pas sûr qu’une personnalité comme Francis Lalanne soit très représentative du milieu sociologique des gilets jaunes. Justement ce que reproche ses gilets jaunes à la plupart des organisations politiques classiques. La liste bénéficie d’une caution financière de 800 000 euros assurée par Jean-Marc Governatori, président de l’Alliance écologiste indépendante et soutien de la liste EELV menée par Yannick Jadot.

La manifestante gilet jaune blessée à Nice : la justice et le pouvoir ont menti !

La manifestante gilet jaune blessée à Nice : la justice et le pouvoir ont menti !

Cette affaire de la blessure d’une gilet jaune Geneviève Legay, militante d’Attac, gravement blessé samedi manière samedi dernier constitue à la fois un scandale politique et juridique. En effet, toute la semaine le pouvoir politique à travers les voix de plusieurs membres du gouvernement, le ministre de l’intérieur évidemment mais  Macron aussi n’ont cessé d’affirmer que finalement l’intéressée était tombée à terre tout seule et qu’aucun contact n’avait eu lieu avec la police. Un discours repris avec une complaisance coupable par le procureur. Rappelons que si la manifestation était interdite le groupe où se trouvait la gilet jaune était parfaitement pacifique. Comme d’habitude Macron a fait preuve d’une condescendance voire d’un mépris insoutenable vis-à-vis de cette personne indiquant qu’elle n’avait rien à faire à son âge dans la rue et qu’elle manquait de sagesse. De la part d’un ado prolongé mal élevé comme Macron, il y avait de quoi être scandalisé. Mais le pouvoir politique a oublié aujourd’hui qu’on dispose d’outils de transparence pour démonter les mensonges d’État et la complaisance de la justice. Grâce aux outils numériques, à Internet, on accumule de nombreuses preuves pour rétablir la vérité. Ce qui a été le cas à Nice où finalement des documents démontrent qu’il y a bien eu agression de la part de policiers. Le procureur aurait bien fait de montrer une grande prudence est d’être moins docile vis-à-vis du pouvoir. Quand on est en charge de la justice Il faut savoir prendre le temps d’une enquête et non se précipiter sur les micros des médias pour dédouaner le pouvoir. Cette affaire témoigne en tout cas du déni de démocratie et  du déni de justice dans certaines circonstances qui arrangent le pouvoir. Le pire maintenant c’est qu’on veut faire porter le chapeau de cette bavure à  un seul policier qui en quelque sorte aurait commis une faute alors qu’évidemment le policier en question n’a fait qu’appliquer les ordres d’évacuation des manifestants. En outre, ce serait le policier visé qui aurait menti leur de sa première audience comme si la hiérarchie à la demande du pouvoir n’avait pas fait pression sur lui. »Les résultats finalisés (…) de l’exploitation de très nombreuses autres images (…) et la mise en cohérence de l’ensemble de ces éléments de preuve, m’ont conduit avec les enquêteurs à constater qu’avant l’arrivée du cordon de ses collègues au niveau où se trouvait Mme Legay, un fonctionnaire de police isolé et dépourvu de bouclier avait écarté du bras vers sa droite Mme Legay, provoquant ainsi (sa) chute », a ajouté le magistrat. « Geneviève Legay et sa famille sont extrêmement soulagées que le mensonge des autorités administratives et judiciaires soit enfin éclaboussé », a réagi Me Arié Alimi, l’avocat de Geneviève Legay, qui a salué le travail d’enquête réalisé par plusieurs médias et associations pour montrer « ce mensonge qui avait été propagé par Emmanuel Macron (…), Christian Estrosi, le procureur de la République et le préfet des Alpes-Maritimes ». Vendredi, le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, a affirmé que l’action de dispersion était « totalement légitime » et « totalement volontaire ». « Ce qui peut poser problème, c’est l’action individuelle du policier » qui l’a bousculée, a-t-il ajouté. Encore un bouc émissaire

Un « Gilet jaune sur la liste européenne de Dupont-Aignan : une récupération politique ?

Un  « Gilet jaune  sur la liste européenne de Dupont-Aignan : une récupération politique ?

La récupération politique du mouvement des gilets jaunes par les partis commence avec cette décision du « Gilet jaune » Benjamin Cauchy de figurer sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Pourquoi une récupération , parce qu’on ne voit pas très bien ce qu’un seul gilet sur la lite de Dupont Aignan pourrait peser sur l’orientation politique de ce parti, par ailleurs marginal. Le seul résultat vraiment concret sera que l’intéressé réalise une belle promotion de carrière.   Une décision qui risque de contribuer à faire éclater un peu plus un mouvement déjà très composite et aux idéologies contradictoires. Cette décision risque d’être assez mal appréciée par d’autres gilets jaunes qui combattent l’insertion dans un système politique qu’il condamne par ailleurs. Pour preuve, la liste autonome dite RIC a éclaté en vol. Il en sera de même pour toute candidature sous d’autres auspices politiques. La contradiction fondamentale réside dans le faite que le mouvement des gilets jaunes est fondamentalement un mouvement social, une sorte de syndicat des citoyens. Une force de contestation et de proposition mais pas de gestion qui suppose évidemment compromis voire des compromissions sans parler des aventures et déviances personnelles possibles qu’on rencontre dans tous les partis. Le “Gilet jaune” Benjamin Cauchy a donc annoncé jeudi dans Le Parisien sa candidature aux élections européennes, en position éligible, sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de “Debout la France”. “J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert”, précise-t-il dans un entretien diffusé jeudi soir. “Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux gilets jaunes depuis quatre mois”, explique-t-il. Benjamin Cauchy, qui fut conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010, estime qu’une liste “Gilets jaunes” serait inopérante, invoquant “un manque de corpus et de cohérence politique”. “Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin”, dit-il. Une observation qui n’est pas fausse mais qui est tout autant valable pour le mariage de responsable des gilets jaunes avec un mouvement politique.

 

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

La récupération politique du mouvement des gilets jaunes par les parties commence avec cette décision du « Gilet jaune » Benjamin Cauchy de figurer sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Une décision qui risque de contribuer à faire éclater un peu plus un mouvement déjà très composite et aux idéologies contradictoires. Cette décision risque d’être assez mal appréciée par d’autres gilets jaunes qui combattent l’insertion dans un système politique qu’il condamne par ailleurs. Pour preuve, la liste autonome dite RIC a éclaté en vol. Il en sera de même pour toute candidature sous d’autres auspices politiques. La contradiction fondamentale réside dans le faite que le mouvement des gilets jaunes est fondamentalement un mouvement social, une sorte de syndicat des citoyens. Une force de contestation et de proposition mais pas de gestion qui suppose évidemment compromis voire des compromissions sans parler des déviances personnelles possibles qu’on rencontre dans tous les partis. Le “Gilet jaune” Benjamin Cauchy a donc annoncé jeudi dans Le Parisien sa candidature aux élections européennes, en position éligible, sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de “Debout la France”. “J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert”, précise-t-il dans un entretien diffusé jeudi soir. “Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux gilets jaunes depuis quatre mois”, explique-t-il. Benjamin Cauchy, qui fut conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010, estime qu’une liste “Gilets jaunes” serait inopérante, invoquant “un manque de corpus et de cohérence politique”. “Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin”, dit-il. Une observation qui n’est pas fausse mais qui est tout autant valable pour le mariage de responsable des gilets jaunes avec un mouvement politique.

Une liste gilets jaunes tomberait à 3% aux européennes

Une liste gilets jaunes tomberait à  3% aux européennes

D’après un sondage Harris interactive Epoka pour RTL, LCI et Le Figaro, une liste gilets jaunes aux élections européennes ne recueillerait plus que 3 %  pourtant en janvier dernier, un sondage Elabe réalisé avant toute officialisation d’une liste gilets jaunes plaçait une telle équipe en troisième position, nantie de 13% de suffrages. Une chute  raison de l’affaiblissement global du mouvement passé de 300 000 manifestants le 17 novembre à environ 50 000 le week-end dernier ; cela aussi en raison des nombreuses contradictions qui affectent les différents courants des gilets jaunes et leurs leaders. Des leaders qui se sont laissés prendre au piège de la médiatisation et qui ont largement contribué au discrédit du mouvement dans l’opinion puisqu’aujourd’hui une majorité de Français souhaitent  que les manifestations cessent. Le mouvement des gilets jaunes dérape surtout en raison des postures très contradictoires de leurs leaders. Par exemple la liste RIC aux européennes  a sérieusement du plomb dans l’aile depuis la défection de plusieurs de ses candidats et en particulier de sa tête de liste,  Ingrid le Vavasseur. Cette dernière a même été chassée de la manifestation de dimanche dernier par des autres gilets jaunes qui la soupçonnent de récupération politique au bénéfice de Macron. D’autres au contraire ont pris des postures de caractère révolutionnaire en glissant des revendications initiales à caractère social à des objectifs politiques qui servent d’autres intérêts que ceux d’Ingrid le Vavasseur Le soutien aux manifs des gilets jaunes devient minoritaire dans l’opinion publique et bascule en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes une majorité soutient encore les gilets jaunes mais la même majorité condamne les manifestations.  Deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes en particulier sont en train de tuer le mouvement : Maxime Nicolle et Eric Drouet  (sans parler de Christophe Chalençon qui parle de prise de pouvoir par des paramilitaires !). Heureusement d’autres leaders plus réalistes considèrent les dérives politiques comme irresponsables.  Finalement, certains leaders autoproclamés  n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Malheureusement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup découragent les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho légèrement de droite des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques voire sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la plupart des gilets jaunes avaient bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

«La nuit jaune», la proposition de Drouet qui va discréditer le mouvement

«La nuit jaune», la proposition de Drouet qui va discréditer le mouvement

De  toute évidence le médiatique leader des gilets jaunes Éric Drouet  utilise la provocation pour s’imposer comme le principal responsable du mouvement. La lettre qu’il vient d’adresser au président est particulièrement incohérente puisque qu’elle se fixe pour objet d’obtenir une rencontre avec le chef de l’État mais qu’en même temps Drouet  menace de sortir des règles républicaines pour durcir l’action. En clair il annonce une plus grande radicalité et conseille  même aux gilets jaunes un peu mous de s’abstenir de venir. Il propose maintenant des manifestations de nuit qui pourraient n’être pas déclarées. Cette lettre officiellement adressée au président est surtout destinée aux gilets jaunes les plus radicaux pour qu’ils se rallient à Éric Drouet. Il est clair que se joue actuellement chez les gilets jaunes une bataille de leadership entre ceux  qui veulent politiser et durcir le mouvement et ceux plus réformistes qui souhaitent des résultats. La lettre d’Éric Drouet  assez maladroite sur la forme démontre à l’évidence un manque d’expérience politique et sociale avec un mélange de rouerie et de naïveté. Éric Drouet  se sert aussi des gilets jaunes en colère pour assurer sa propre promotion médiatique. Politiquement Éric Drouet se situe sur une ligne à anarcho  gauchiste et soigne son image de marque pour s’imposer personnellement. Une attitude que dénoncent nombre d’autres leaders des gilets jaunes qui ont critiqué les initiatives provocatrices de l’intéressé. Sa demande d’audience auprès du président de la république n’est cependant pas sans arrière-pensée. Il n’en espère sans doute pas grand-chose mais ce serait une manière de le consacrer comme leader indiscutable du mouvement. La proposition radicale d’organiser des manifestations non déclarées de nuit relève d’une grande irresponsabilité et pourrait porter un coup fatal au mouvement par suite des violences inévitables qui pourraient être favorisées la nuit. Il est probable cependant qu’Éric Drouet ne mettra pas sa menace à exécution. En effet déjà poursuivi judiciairement, certes pour des motifs plus ou moins clairs, il pourrait cette fois être lourdement condamné. Une fois encore on constate que ce mouvement des gilets jaunes manque cruellement de coordination et de responsables à la hauteur des enjeux je. Le pire ennemi des gilets jaunes pourrait bien venir désormais de l’intérieur, des contradictions idéologiques mais aussi des déviances personnelles.

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

Gilet jaune : Marine Lepen ramasse la mise grâce à son silence

 

Benoît H mon attaque durement Jean-Luc Mélenchon et le rend  responsable de la récupération politique des gilets jaunes par le rassemblement national. Certes ne peut nier certaines ambiguïtés que partagent les mouvements d’extrême gauche comme extrême droite. Pour autant on ne saurait rendre Mélenchon seul coupable du bénéfice par le  rassemblement national du mécontentement en cours.  Benoît Hamon s’en prend en effet  directement à Jean-Luc Mélenchon dans un long entretien accordé au Point, samedi 12 janvier. L’ancien député, fondateur de Génération·s, dénonce notamment les prises de parole du leader de La France insoumise sur les médias. « On ne peut pas laisser passer ce qu’il dit à l’égard des journalistes, car cela laisse se développer une violence contre eux. Une violence qui n’est pas que verbale… » Mais il dénonce aussi une « tentation du pouvoir personnel » chez les dirigeants « insoumis ». « Moi je ne suis pas dans une stratégie qui considère que ce mouvement [des "gilets jaunes"] est insurrectionnel et qu’il doit me porter au pouvoir en lieu et place de celui qui l’occupe en ce moment, pointe-t-il. C’est peut-être ce qu’espèrent Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, mais pas moi. » On sent évidemment dans les propos de Benoît Hamon une certaine amertume car son mouvement ne parvient pas réellement à émerger dans l’opinion publique. Témoin les résultats de la dernière enquête pour les européennes :

 

 RN / Rassemblement National 24%

 Liste LREM / MoDEM • 19%

 Liste FI / France Insoumise • 11,5% 

Liste LR / Les Républicains • 8% Liste Gilets Jaunes  8% 

Liste DLF / Debout La France 7%

 Liste PS / Parti Socialiste 7% Liste EELV / Europe Ecologie Les Verts 6,5%

 Liste NPA  2,5%

 Liste Génération-S  3% 

Liste Résistons !  • 3% 

Liste UDI 2,5% 

Liste PC / Parti Communiste 2% Liste Patriotes 1% Liste UPR • 1%

En faite, Benoît Hamon  ne ferait pas mieux que les autres listes gauchistes. La vérité c’est surtout que le rassemblement national progresse quand Marine Le Pen ne parle pas. D’une certaine manière,  c’est presque mécanique plus la leader d’extrême droite s’exprime et plus le mouvement diminue en audience. L’inverse est également vrai. En gros,  la majorité de ceux qui se retrouvent dans le rassemblement national ont en commun d’adhérer à un parti d’opposition mais il ne soutienne pas la personnalité de Marine Le Pen considérée à la fois comme inconsistante et irresponsable. Ce qui pose un redoutable problème au RN pour les présidentielles.

 

Gilets jaunes : il y aura une suite aux grands débats d’après Macron.

Gilets jaunes : il y aura une suite aux grands débats d’après Macron.

 

  • Il y a beaucoup de scepticisme et d’interrogations concernant les suites du grand débat tant chez les gilets jaunes que dans l’opinion publique. Plus de 60 % de l’opinion n’en attendent pas grand-chose et 70 % pensent que cela ne changera pas l’orientation du pouvoir actuel. Macron s’est vu obligé d’insister sur la prise en compte par le gouvernement des conclusions de ce grand débat. Une attitude un peu contradictoire par rapport à celle de certains ministres qui ne cessent d’affirmer que le grand débat sera nécessairement très cadré et que nombre de questions ne pourront pas être traitées. Benjamin Griveaux avait d’ailleurs tracé les limites de l’exercice : pas question pour le gouvernement de remettre en cause les décisions prises jusqu’à maintenant et pas question non plus de changer de cap. Autant dire que c’est réduire le débat à du bavardage. Notons que Macron a gagné- ou perdu- une quinzaine de jours avec l’annonce de sa lettre aux Français qui sans doute n’apportera pas grand chose mais qui réduit encore dans le temps une discussion qui mériterait au moins six mois d’échanges et non quelques semaines. Prié de dire s’il s’engagerait sur les conséquences du débat, le chef de l’Etat a répondu à des journalistes : “bien sûr, c’est une condition pour qu’il soit pris de manière sérieuse. Oui, dans la lettre que je m’apprête à écrire aux Français, j’expliquerai ce que je compte en faire”. Les organisations syndicales et patronales reçues vendredi par le Premier ministre, Edouard Philippe, ont insisté sur la nécessité que ce débat se traduise par un changement de cap de l’exécutif.“La cohésion nationale ne se ramènera pas en un jour, il faut beaucoup de détermination, il faut beaucoup d’humilité et de patience mais je pense que c’est aussi un travail dans lequel chacun a sa part”, a poursuivi Emmanuel Macron, à la veille d’une nouvelle journée de manifestations des “Gilets jaunes”. Ce débat, “c’est une grande opportunité pour le pays”, a-t-il ajouté. “Il faut que chacun la prenne, avec la part de responsabilités et de risques aussi, d’inconnus. Moi, je veux qu’on fasse un vrai débat, ce n’est pas un débat dont on connaît les termes et l’aboutissement, c’est un débat sur lequel je souhaite que nous nous engagions tous et moi le premier.” Bref de promesses mais bien peu de précisions concrètes

Michel-Édouard Leclerc: « Gilet jaune de luxe » ?

Michel-Édouard Leclerc: «  Gilet jaune de luxe » ?

 

Le président-directeur général d’E.Leclerc, est pour le moins gonflé d’affirmer que les salaires ne sont pas assez élevés.  Ce n’est pas la première fois que le patron de Leclerc utilise des questions sociales ou sociétales pour se faire de la pub. On se souvient notamment de sa proposition de vendre de l’électricité verte en plein débat sur la fiscalité énergétique. Comme s’il était possible dans le réseau de distribution de distinguer l’énergie renouvelable des autres. Le patron de Leclerc est coutumier du détournement à son profit d’une problématique sociale ou sociétale. Comme si le patron de cette grande entreprise de distribution pouvait aussi affirmer sa légitimité pour s’exprimer comme un syndicat de citoyens. Pour tout dire, la démarche est assez putassière surtout quand on connaît les conditions sociales chez Leclerc notamment des caissières qui doivent se contenter de leur de 800 € pour des temps partiels. Pire Michel Édouard Leclerc critique la loi alimentation visant à limiter les promotions de la grande distribution. Il conteste le fait que cette loi vise à mieux rémunérer les producteurs. Une hypocrisie habituelle chez Michel Édouard Leclerc qui certes dérive avec efficacité son réseau de distribution mais a un peu trop tendance à s’immiscer avec des contradictions particulièrement hypocrites dans le champ social sociétal. Et d’en rajouter une couche démagogique : « Le capital paie en France mais le travail pas assez. Aujourd’hui si vous n’êtes pas cooptés à un échelon supérieur, votre salaire n’augmente plus. Je ne dis pas que tout le monde doit s’enrichir mais il faut au moins que les gens aient la possibilité de vivre décemment. » Un conseil sans doute pour l’ensemble de l’économie mais pas forcément pour Leclerc.

Gilet jaune Drouet : une justice aux ordres

Gilet jaune Drouet : une justice aux ordres

 

L’arrestation du gilet jaune Éric Drouet ne grandit ni la police ni surtout la justice. Cela démontre à l’évidence que la justice indépendante n’est pas soumise à l’ordre public mais plutôt aux ordres du pouvoir. Il y a évidemment deux justices, celle qui est capable de se mobiliser immédiatement pour sanctionner les pauvres. Une autre justice complice de certains intérêts politiques aux financiers qui font traîner les affaires au point d’enterrer les casseroles d’hommes politiques ou de financiers après des années et des dizaines d’années. Voir par exemple les affaires Sarkozy encore tapie qui comme d’autres finiront un jour en eau de boudin. Sans parler de l’affaire Richard Ferrand, actuel président de l’Assemblée nationale qui a permis à sa compagne de récupérer un petit magot de 700 à 800 000 €. L’attitude de la justice et derrière celle du pouvoir est non seulement provocatrice mais elle touche en plus au ridicule vis-à-vis du gilet jaune Eric Drouet. Une attaque d’autant plus facile que l’intéressé n’est pas d’une grande habileté et qu’il manque sérieusement de structures dans son discours politique. Pour parler clair,  il à même des difficultés à construire une phrase un peu élaborée. Dans ces conditions, il n’est pas compliqué de mettre en défaut une rhétorique assez approximative. C’est d’ailleurs la grande faiblesse de ce mouvement d’être incapable pour l’instant de faire émerger des leaders ayant une certaine expérience sociale politique et maîtrisant un minimum la problématique économique, sociale et sociétale. (D’où certains dérapages sérieux au plan sociétal). Cela n’autorise pas la justice à se transformer en outil de propagande au service d’un pouvoir aux abois. Éric Drouet  a été placé en garde à vue au motif de l’intention qu’il ait de manifester alors qu’il était entouré d’une quinzaine de personnes ! De quoi sourire si la situation n’était pas aussi pathétique

Le « Gilet jaune » Eric Drouet : le pouvoir a trouvé son lampiste

 Le « Gilet jaune » Eric Drouet : le pouvoir a trouvé son lampiste

 

 

Après la compassion, la concession, vient maintenant le temps de la répression : et le pouvoir vient de trouver son bouc émissaire : Eric Drouet, l’intéressé a été de nouveau mis en garde à vue au motif qu’il « s’apprêtait à manifester sur les Champs-Élysées ». Une arrestation qui n’est pas neutre et qui vise surtout à faire peur aux derniers protestataires des gilets jaunes qui surtout ont eu l’impudence de demander la démission du monarque Macron. Un monarque qui lors de son allocution du 31 décembre a d’ailleurs nettement changé de ton en remettant son costume jupitérienne, en rappelant l’ordre public, en justifiant ses réformes et qui a dit qu’il ne changerait pas de cap. On sait que les gilets jaunes n’ont pour l’instant pas de structuration ; du coup, d’une certaine manière à travers cette deuxième interpellation très symbolique le pouvoir en désigne un. Avec évidemment le risque d’en faire un martyr tellement les chefs d’inculpation sont minces voir inexistants. Le pouvoir montre ainsi son vrai visage revanchard et veut régler ses comptes à cette foule haineuse. Une foule composée surtout de gueux qui remettent le pouvoir en cause, le pouvoir de l’ordre financier établi et de ses courtisans. On observera en la circonstance que la justice indépendante fait diligence quand sur des dossiers politico-financiers, il faut attendre des années voir des dizaines d’années pour que tout finisse en eau de boudin. Ainsi les casseroles de Chirac, celles de Sarkozy engluées dans les méandres de la procédure ou encore celle de l’actuel président de l’Assemblée, Richard Ferrand qui a permis à sa compagne de se constituer un petit magot de 700 à 800 000 € aux frais de la princesse. C’est la confirmation que l’ordre public servi par la justice et surtout un concept pour les pauvres. Pas vraiment une découverte mais avec Macron, la réaffirmation du droit monarchique.

Les «gilets jaune ont inversé la pyramide de la légitimité (Benedetti)

Les «gilets jaune ont inversé la pyramide de la légitimité (Benedetti)

Arnaud Benedetti,  professeur à la Sorbonne, compare la légitimité des gilets jaunes et celle du macronisme. En dénonçant au passage l’agit-prop de Castaner. (Tribune Le Figaro)

 

« La révolution par l’image arrive à petits pas. Ce ne sont pas les pavés, ni les barricades, encore moins l’immensité des foules qui aujourd’hui constituent la plus grande menace pour le pouvoir. Ce sont les images et la guérilla communicante que lui impose les «gilets jaunes». L’homme né par et de la com’ a trouvé dans la com’ effervescente des «giletistes» un adversaire redoutable qui réimpose la figure du peuple comme acteur politique conscient de sa force. Première manifestation de cette prise de conscience, le refus d’opérer une mobilisation sur le Champ-de-Mars, espace dont le volume constituait à n’en pas douter un piège pour la représentation à venir de la journée. Les «gilets jaunes» ont décidé de converger vers les Champs-Élysées, long courant urbain qui de l’Étoile conduit aux avenues du pouvoir. Le cœur battant de celui-ci a apporté mécaniquement, souci d’ordre public aidant, une réponse qui métaphoriquement a enfermé l’Élysée en forteresse assiégée, barricadée, vidée de toute chaleur un tant soit peu compréhensive. Sur les réseaux sociaux, dès potron-minet, circulait la carte du périmètre de sécurité enveloppant les hauts lieux de la République dans un no man’s land, symbole d’un isolement, d’une coupure sur-signifiante entre l’exécutif et le peuple. Cette image d’un État retranché, assiégé en disait plus long sur la drôle de révolte que nous vivons que tous les argumentaires potentiellement portés par les oppositions. La macronie en était comme rendue à s’enfermer sur elle-même.

Volontaire ou non, la stratégie des «gilets jaunes» a inversé la pyramide de la légitimité: leur colère, réelle, en vient à rappeler implicitement, par un effet de jeux de miroirs déformants, l’isolement sociologique originel du macronisme. L’inconscient ne parle pas, il travaille: c’est ce labeur indicible qu’a projeté explicitement la topographie des événements en ce début de matinée du 24 novembre jusqu’à ce que surgissent sur le théâtre des opérations urbaines les confusions inhérentes aux éruptions mobilisatrices.

L’usage de mots porteurs d’un sens anachroniquement historique pour rendre compte de la situation visait à déconstruire la légitimité du mouvement.

Paris, destination du cœur le plus actif du mouvement «giletiste» a d’abord concentré toute la lumière médiatique d’une mobilisation par construction polycentrique, au risque d’occulter les points de fixation qui n’ont pas manqué de se développer ailleurs en province. C’est bien sur la scène parisienne que s’est joué la partie de cette seconde journée nationale de mobilisation des «gilets jaunes» .

Les images continues et chaotiques des tensions sur les Champs-Élysées n’ont de sens immédiat qu’au regard de la distance qu’on leur oppose. Leur immédiateté suscite un effet d’optique qui occulte ce qu’historiquement l’expérience du passé nous enseigne. Rares, voire inexistantes sont les mobilisations sociales sans impact sur l’ordre public. Celle-ci n’échappe pas à la règle: elle n’est pas exceptionnelle – et mieux: relativement contenue au regard d’épisodes passés , au demeurant eux-mêmes encadrés par des militants professionnels. C’est plus la visibilité immédiate du désordre que le niveau réel de celui-ci qui vient nourrir au risque de les enflammer les perceptions de l’événement.

Les chaînes infos, les réseaux constituent un forum à ciel ouvert où l’instantanéité charge les émotions et survitamine l’hyper-réactivité. En boucle, les séquences se nourrissent de leurs propres effets de miroirs, boursouflant, à n’en pas douter, les grilles de lectures des commentateurs et acteurs. C’est dans cet interstice émotionnel qu’a voulu s’engouffrer le ministre de l’Intérieur en cherchant à imposer à la mi-journée une représentation de la situation dont l’objectif consistait à relativiser la force mobilisatrice des gilets, à l’associer peu ou prou au Rassemblement national de Marine le Pen et à dramatiser l’instant en recourant à la rhétorique quasi-criminalisante de la «sédition», comme si la République, subitement, était en danger. Le choix d’une sorte d’«agit-com» un brin provocante, l’usage de mots porteurs d’un sens anachroniquement historique pour rendre compte de la situation visait à déconstruire la légitimité du mouvement, comme pour en appeler à un sursaut d’un éventuel et hypothétique parti de l’ordre susceptible de venir contrecarrer un prurit prétendument ‘’factieux ». Au désordre de la rue, le pouvoir a répondu par un désordre communicant, alternant faux calme, hystérisation de la sémantique et sur-scénarisation dramatisante des clivages politiques. Une fois les images décantées, c’est le sentiment d’une impasse périlleuse qui risque de s’installer. Les «gilets jaunes» ont déjà réussi à devenir un symbole. C’est à ce symbole qu’une majorité de Français semble déléguer le pouvoir de mieux se faire entendre de Monsieur Macron… »

Juppé à Bordeaux : carton jaune de la Cour des comptes

Juppé à Bordeaux : carton jaune de  la Cour des comptes

Finalement Juppé, la personnalité politique au top de la popularité, gère Bordeaux comme on gère la France à coup d’emprunts excessifs et de dettes. On a multiplié les investissements et la dette a doublé. Cela aussi grâce à quelques artifices comptables bien connus à savoir notamment le gonflement artificiel des recettes. Ce que constate la chambre  régionale des comptes (CRC) de Nouvelle Aquitaine qui  épingle la gestion de la mairie de Bordeaux,  Dans ce rapport définitif qui n’a pas été rendu public mais que Reuters a pu consulter, la CRC scrute les exercices 2010 à 2016, et, sur la période 2010-2015 en surchauffe au niveau des investissements avec la construction du stade Matmut-Atlantique, de la Cité municipale et de la Cité du vin, constate que le cumul atteignait 654 millions d‘euros, entraînant “le doublement de la dette (de 185 à 377 millions d‘euros)”.   L‘institution relève l’inscription dans les comptes de “restes à réaliser” dans les recettes sous forme de deux offres bancaires finalement annulés l’année suivante. Pour la CRC, “ils ont eu pour seule finalité d’équilibrer des comptes clos”, alors que le Code général des collectivités locales prévoit que “l’équilibre réel d’un budget suppose une évaluation sincère des recettes et des dépenses”. “En les ôtant des recettes d’investissement, les résultats annuels de 2013 et 2015 deviennent déficitaires”, dit-elle. Ces faits que l’opposant socialiste Mathieu Rouveyre avait porté à la connaissance du tribunal administratif n’ont pas encore été évoqués devant la juridiction. Il souligne dans un communiqué publié mercredi que “ce rapport vient confirmer ce que nous dénonçons depuis plusieurs années et dresse un constat objectif d’une situation inacceptable”. Par ailleurs, la CRC souligne qu’à fin 2016, “avec une valeur de 11,6 millions d’euros, la capacité de désendettement dépassait fin 2016 le palier de dix ans à partir duquel doit être considérée comme préoccupante”. Il ajoute que, “sur la période ces lissages de crédits ont représenté en moyenne 6 millions d’euros par an, soit à peine 8% du montant des crédits reportés”.

Municipales : un carton jaune pour Hollande avant le carton rouge du second tour

Municipales :  un carton jaune pour Hollande avant le carton rouge du second tour

 

Première constatation une abstention très importante 35%, certes moins fortes que  celle des sondeurs qui pronostiquaient 40% ; Abstention qui traduit le désintérêt d’un grand nombre d’électeurs pour cette élection. Second enseignement, la percée nette du Front National qui se trouve même en position éligible au second tout dans ses bastions comme Hénin- Beaumont, Béziers, Fréjus, Avignon, Perpignan ou encore Forbach. Dans environ 200 villes le FN va se trouver en position d’arbitre  entre l’UMP et le PS. C’est enfin une défaite pour Hollande, son gouvernement et la majorité. Un désaveu de sa politique économique et sociale notamment. Pour résumer une sorte de carton jaune adressé à Hollande. Carton jaune qui va se transformer en carton rouge au second tour. En effet si la PS en appelle au front républicain, en clair à une alliance UMP-PS au second tour contre le FN, par contre l’UMP refuse cette alliance ; L’UMP va donc sortir renforcée au second tour et la majorité perdre de nombreuses villes. C’est l’annonce d’une nette défaite dimanche prochain quand même atténué par le maintien de listes FN. Une défaite auusi atténuée par des considérations d’ordre local, ce qui ne sera pas le cas lors de la déroute qui se profile pour les européennes. Ce scrutin entraînera des effets sur la politique nationale dans la mesure où moins que jamais Hollande ne sera en capacité d’engager de vraies reformes structurelles. Bref pas vraiment une bonne nouvelle pour l’avenir économique du pays qui va s’enfoncer encore davantage dans l’immobilisme et le corporatisme puisque  Hollande et sa majorité ont perdu la légitimité populaire (même sil reste la légitimité institutionnelle) pour mener une réelle politique de redressement.




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