Archive pour le Tag 'japonaise'

Alliance Renault-Nissan : le capitalisme à la mode japonaise

Alliance Renault-Nissan : le capitalisme à la mode japonaise

Le Japon est un pays champion du capitalisme mais un capitalisme à caractère très nationaliste pour ne pas dire davantage. On se souvient en effet que pendant longtemps le Japon a occupé le hit Paris parade des pays exportateurs. Il a surtout fondé son développement sur les échanges extérieurs. Aussi sur sa capacité à copier les technologies étrangères américaines européennes (le relais étant pris désormais par la Chine !) Mais le Japon milite pour un libéralisme très ouvert quand cela sert ses intérêts mais très fermé quand il s’agit de capitaux extérieurs. L’exemple plus significatif étend celui du conflit actuel entre Renault et Nissan. Nissan sauvé par Renault mais qui veut aujourd’hui reprendre son indépendance contre toutes les règles capitalistes en vigueur voir même prendre le contrôle de Renault. L’affaire Carlos Ghosn n’est qu’un prétexte pour remettre en cause le poids de Renault chez Nissan et dans l’alliance entre parenthèses mêmes si évidemment Carlos gone est loin d’être dans). Ces deux dossiers ne sont pas évidemment de même nature et de même ampleur. On fait semblant de croire qu’il s’agit d’une affaire personnelle entre les autorités fiscales et Carlos Ghosn alors qu’il s’agit d’une bataille de pouvoir pour savoir qui de la France ou du Japon va maîtriser l’alliance et les entreprises qui la composent. Ce qui est engagé c’est la déstabilisation de cette alliance est même de Renault par le gouvernement japonais qui a montré une grand rigueur judiciaire à l’égard d’un patron français mais qui a épargné tous les responsables japonais de la catastrophe de Fukushima.  Les pouvoirs publics français seraient bien naïfs de croire que l’affaire Carlos Ghosn se limite à une fausse déclaration de revenus voir à quelques détournements de fonds. En effet il est vraisemblable qu’en prison depuis le 19 novembre, il  va rester pour de nombreuses semaines voir de nombreux mois en tout cas jusqu’à ce qu’il n’ait plus aucune responsabilité dans l’Alliance et les entreprises qui en font partie.  et surtout  tant qu’un accord n’aura pas été trouvé concernant le pilotage de l’alliance Renault Nissan. Pour résumer Nissan a été sauvé par Renault ne supporte plus d’être sous la coupe du constructeur français et réclame la direction de l’alliance ou bien son indépendance. Sans parler de la possibilité pour Nissan de racheter aussi Renault. Certes Carlos Ghosn n’est pas complètement blanc et  comme de nombreux patrons de multinationales il a eu une certaine tendance à confondre la caisse de l’entreprise avec son portefeuille (de manière officielle  ou officieuse)  Lundi, il sera soumis à une nouvelle épreuve : le bureau des procureurs doit choisir de l’inculper ou non, mais selon le quotidien économique Nikkei et d’autres grands médias japonais, la décision ne fait guère de doute. Carlos Ghosn, affirment-ils, va être poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, devrait aussi être inculpé. Nissan ne sera pas épargné, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise est également engagée, car elle est l’entité ayant remis les rapports incriminés aux autorités boursières. Dans cette affaire, les rumeurs, spéculations, scénarios sont nombreux, et la parole officielle rare si ce n’est, au tout début, celle du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a d’emblée lâché son ancien mentor. Les procureurs ont pour l’instant communiqué à minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s’est pas publiquement exprimé. Tout juste sait-on que « le suspect Ghosn », comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. « Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif », souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l’établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. Il s’occupe à lire livres et magazines quand il n’est pas interrogé par les enquêteurs. Chez Nissan, la mise à l’écart de Ghosn a comme libéré la parole et les frustrations ont éclaté au grand jour, transpirant dans les médias japonais où « M. Ghosn et l’Etat français (actionnaire de Renault) sont le diable », résume un analyste du secteur, Takaki Nakanishi. On voit là, dit-il, l’opportunité de « re-japoniser » le groupe et de revoir les termes du partenariat. Le dossier juridique est accessoire, ce n’est qu’un prétexte. En effet on ne peut justifier  le maintien prolongé de Carlos Ghosn en prison par la sévérité de la justice japonaise. Rappelons par exemple que dans l’affaire du scandale de Fukushima, aucun responsable japonais climat aucun n’a été inquiété ! en un mois, Renault et l’État français n’ont fait que constater les velléités d’émancipation de Nissan. Le groupe automobile japonais n’a cessé de multiplier les déclarations et les allusions promettant un rééquilibrage de l’Alliance Renault-Nissan. Ce lundi 17 décembre toutefois, Renault a décidé de ne pas rester les bras ballants en faisant capoter la tentative de nomination d’un successeur à Carlos Ghosn à la tête du conseil d’administration de Nissan. Alors que Nissan a constitué une commission de trois personnes pour trouver un successeur, celle-ci a échoué, sous la pression de Renault. Le groupe automobile français exige désormais une assemblée générale des actionnaires (AG). Selon Thierry Bolloré, auteur d’une lettre adressée à Hiroto Saikawa et divulguée par le Wall Street Journal, cette AG permettrait de remettre sur la table des sujets comme celui de la gouvernance et les nominations au conseil d’administration. De son côté, Hiroto Saikawa, la gouvernance doit être prioritaire, tandis que l’AG peut attendre. En réalité, Renault est coincé puisqu’en l’absence de Carlos Ghosn, il perd une voix au conseil d’administration. D’où la nécessité d’une AG afin de récupérer cette troisième voix qui compte tant, sur un conseil composé de 8 personnes seulement.

Production industrielle japonaise : yo-yo et baisse

Production industrielle japonaise : yo-yo  et baisse

 

La production industrielle japonaise a rebondi de 3,7% en janvier par rapport à décembre, sa plus forte hausse depuis un an, selon des données publiées lundi par le ministère du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 3,3%, après la baisse de 1,7% annoncée pour décembre. Les industriels interrogés par les services du ministère restent toutefois prudents pour les prochains mois, tablant en moyenne sur un repli de 5,2% en février suivi d’une hausse de 3,1% en mars. Sur cette base, la production industrielle reculerait de 0,3% sur le trimestre par rapport aux trois mois précédents, reflétant une demande toujours faible et la prudence des industriels face aux turbulences sur les marchés financiers. L’autre statistique publiée lundi au Japon a fait ressortir un troisième mois consécutif de baisse des ventes au détail en janvier, de 1,1% sur un mois et de 0,1% sur un an. La consommation privée représente environ 60% du produit intérieur brut japonais, lequel a affiché au quatrième trimestre une contraction plus forte que prévu de 1,4% en rythme annualisé (-0,4% en séquentiel).

Dette japonaise : 7.700 milliards d’euros

Dette japonaise : 7.700 milliards d’euros

Un million de milliards de yens. Tel est le seuil qu’a officiellement franchi, ce vendredi 9 août, la dette japonaise, selon un communiqué publié par le ministère des Finances.  Le chiffre exact de la dette japonaise est de 1,08 millions de milliards de yens à fin juin. Ce montant astronomique représente 7.734 milliards d’euros soit près de 4 fois le PIB de la France! Il correspond, par ailleurs, à environ 2,45 fois le PIB du Pays, selon le FMI, qui a récemment exhorté le Japon à mettre en œuvre un plan crédible pour réduire ce lourd fardeau. La précédente publication du gouvernement faisait état de 992.000 milliards de yen à fin mars.   Contrairement à plusieurs pays européens, le Japon ne connaît pas de crise de la dette, entre autres parce qu’il s’agit d’une économie beaucoup plus puissante – la troisième plus importante de la planète – et que cet endettement est détenu à plus de 90% par des Japonais. Néanmoins, jeudi, le gouvernement a décidé de répondre aux appels du pied lancés par le FMI en décidant de tailler dans les dépenses publiques, à hauteur de 8.000 milliards de yens, soit 62 milliards d’euros, sur 2014 et 2015. Ce qui représente, en moyenne, une réduction des dépenses d’un peu plus de 4% par an. Le détail des mesures prises pour y parvenir n’a toutefois pas été précisé et devrait faire l’objet d’annonces ultérieures.

 




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