Archive pour le Tag 'japon'

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Mali : un don du Japon !

Mali : un don du  Japon !

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De toute évidence les grandes puissances ne souhaitent pas s’engager au Mali, alors on multiplie les messages d’encouragement à la France ou les dons. Ainsi, Le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, a annoncé mardi que son pays allait faire un don de 120 millions de dollars pour aider à stabiliser le Mali et le Sahel, quelques jours après la mort de dix Japonais dans une prise d’otages en Algérie, attaque liée au conflit dans cette région d’Afrique du Nord. « Cela doit aider la région à renforcer sa gouvernance et sa sécurité, y compris via des opérations de maintien de la paix », a-t-il expliqué, précisant que ce don vise à « renforcer la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) et à réduire la pauvreté qui peut constituer le terreau du terrorisme ».

 

 

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Croissance- Japon : prévisions 2013 en hausse

Croissance- Japon : prévisions 2013 en hausse

Le japon faiat le contraire de l’Europe en soutenant a croissance avec une politique monétaire très accommandante (et en dépit d’une dette record). Le comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) a annoncé mardi de nouvelles prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour l’année d’avril 2013 à mars 2014, estimant qu’elle atteindra 2,3%, au lieu de 1,6% précédemment estimé. La BoJ a en revanche abaissé son évaluation pour l’année 2012-2013 qui s’achèvera en mars, jugeant que le PIB n’augmentera que de 1,0% contre 1,5% envisagé lors des précédentes prévisions datant d’octobre 2012. La déflation devrait aussi être plus forte que prévu durant l’année en cours, mais une inflation de 0,4% est espérée pour l’année budgétaire qui débutera en avril.

La France davantage mondialisée que les Etats-Unis, la Chine et le Japon !

La France davantage mondialisée que les Etats-Unis, la Chine et le Japon !

Dans son étude Ernst & Young prend en compte cinq critères totalement objectifs: l’importance des échanges commerciaux dans l’activité économique (PIB), les flux de capitaux, les mouvements de main d’œuvre, les échanges technologiques et «l’intégration culturelle». Même ce dernier aspect fait l’objet de mesures quantitatives simples et incontestables, tels les échanges téléphoniques internationaux. À quoi s’ajoutent les jugements qualitatifs de quelque 800 «global business leaders» (décideurs privés internationaux) – le public naturel de Davos – qui s’expriment en particulier sur les réglementations de chaque pays. En clair, l’image plus ou moins protectionniste de chaque économie nationale. Au total, la France est classée au 14e rang des pays les plus ouverts, sur les 60 pays les plus importants de la planète par leur PIB. Les États-Unis, la Chine et le Japon, les trois premières puissances économiques mondiales, n’arrivent respectivement qu’en 25e, 44e et 43e position. À l’inverse Hongkong, Singapour, l’Irlande, la Belgique et la Suisse occupent le haut du classement, leur faible taille les obligeant tout naturellement à s’ouvrir aux autres et à jouer la carte de la division internationale du travail. L’Allemagne figure pour sa part en 11e position. «Depuis 1995, la France a progressé de sept places», soulignent les auteurs de l’étude, dont la finalité est de décrypter pour les entreprises multinationales les vagues de fond de la mondialisation. «Bien que la globalisation continue, son rythme s’est ralenti par rapport aux niveaux atteints avant la récession (de 2008-2009) et sa nature a changé», considère toutefois James Turley, le président d’Ernst & Young. Selon lui, bien plus que les investissements internationaux, «la technologie est maintenant le premier moteur de la mondialisation». Il s’agit avant tout des technologies de l’information et des réseaux sociaux, qui vont «permettre aux entreprises d’établir de nouvelles relations avec les consommateurs». Autre tendance forte, «les perspectives de croissance fortes vont au-delà des pays traditionnels des Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine)». Les nouveaux marchés porteurs englobent désormais «le Mexique, la Turquie, l’Indonésie et l’Afrique en général de plus en plus attractifs pour les entreprises, et ce malgré les risques qu’ils peuvent présenter», souligne l’étude d’Ernst & Young, qui a été réalisée en collaboration avec l’Economic Intelligence Unit de Londres.

 

Japon: relance par la création monétaire

Japon: relance par la création monétaire

Comme aux Etats-Unis, le japon veut sortir de la crise grâce à une politique monétaire très accommandante. »Le gouvernement et la Banque du Japon se sont entendus pour mener conjointement une politique renforcée afin d’en finir rapidement avec la déflation et permettre au pays d’atteindre une croissance économique durable sur fond de stabilité des prix », ont-ils écrit dans une déclaration conjointe.  La banque du Japon aurait été tellement obnubilée par le risque d’une inflation excessive que cela l’a empêchée de viser jusqu’à présent plus de 1%.  A cette pression politique s’ajoute celle des marchés qui spéculent tant et si bien sur les décisions espérées que la BoJ était quasi forcée de satisfaire les attentes, sans quoi le retour de bâton aurait pu être sévère au moment où la Bourse a remonté et le yen fortement baissé.  De fait, en dépit de son indépendance statutaire, la BoJ a consenti mardi non seulement à fixer un objectif d’inflation de 2%, mais aussi à amplifier son dispositif spécial d’achat d’actifs financiers divers, au premier rang desquels figurent des obligations d’Etat.  La BoJ va modifier le procédé et « acheter chaque mois pour un certain montant » des actifs financiers, de façon illimitée dans le temps, au lieu d’une enveloppe pour une période plurimensuelle donnée comme c’était le cas jusqu’à présent.  Le nouveau montant est fixé à 13.000 milliards de yens (110 milliards d’euros) par mois à partir de janvier 2014, dont 10.000 milliards pour les bons du Trésor et 2.000 milliards pour les obligations d’Etat, le reste étant réservé à des titres divers d’entreprises ou fonciers.  Grâce à ces dispositions et à un plan de relance de 20.200 milliards de yens (dont la moitié à la charge de l’Etat) décidé par M. Abe, l’économie nippone devrait atteindre une croissance de 2,3% pour l’année d’avril 2013 à mars 2014 selon les prévisions révisées mardi par la BoJ. L’inflation, elle, ne devrait pas dépasser 0,4% dans ce même laps de temps, encore loin de l’objectif visé.

Relance économique ; le Japon fait le contraire de l’Europe

Relance économique ; le Japon fait le contraire de l’Europe

Curieusement peu d’observateurs note que le Japon va à contrecourant de l’Europe, d’abord en injectant des liquidités pour financer notamment de grands travaux (près de 90 milliards), ensuite avec une politique monétaire plus accommandante enfin  pour laisser filer l’inflation. Pourtant le taux d’endettement du Japon est de l’ordre de celui de l’Italie (autour de 200%). Ce qui est bon au Japon (et qui est bon aux Etas unis) serait banni en Europe ? Ou alors l’Europe a décidé de perdre la guerre monétaire et derrière a guerre économique.   Depuis début janvier, Shinzo Abe explique qu’il a « trois flèches dans son carquois » pour redresser l’économie japonaise. Son premier projectile est un plan de relance de 10.300 milliards de yens (87 milliards d’euros) qu’il compte activer dans les toutes prochaines semaines. Il propose de remettre les entreprises du pays au travail en finançant sur les deniers publics de nouveaux chantiers d’infrastructures, des travaux de reconstruction dans les régions dévastées par le tsunami de 2011 et en les aidant à investir plus dans les technologies du futur et notamment dans la biotech. Au total, 3.800 milliards de yens devraient être débloqués pour la rénovation de routes, de ponts ou d’écoles et 3.100 milliards de yens iront aux secteurs d’avenir. Une somme équivalente sera consacrée à l’amélioration de la vie quotidienne de la population et notamment des personnes âgées.  Selon les premiers calculs du gouvernement, ce plan devrait refaire partir à la hausse le PIB dès le deuxième trimestre de 2013. Près de 600.000 emplois pourraient être créés et une croissance de 2 % pourrait être atteinte sur l’année fiscale qui démarrera en avril prochain. Cette semaine, Shinzo Abe va sortir la seconde flèche de son carquois économique en pressant la Banque du Japon (BoJ) de relâcher sa politique monétaire. Le leader dispose d’une semaine pour convaincre la banque d’élargir massivement son programme d’assouplissement quantitatif et d’accepter de se fixer un objectif d’inflation annuelle de 2 %. « Cela entraînerait des changements fondamentaux », a assuré, hier, le dirigeant sans vraiment expliciter son raisonnement. La Banque a déjà un objectif d’inflation de 1 % et pourtant l’Archipel reste englué dans la déflation. Sans conviction, l’institution devrait toutefois accepter, le 21 janvier, les consignes du nouvel exécutif. Il sera alors temps pour Shinzo Abe de se concentrer sur sa troisième flèche. Mais il apparaît moins pressé de la tirer, tant elle semble plus délicate à manoeuvrer. Le dernier volet de sa stratégie prévoit la définition des grandes réformes économiques et sociales permettant d’entretenir sur le temps long la relance de l’activité. Les cibles sont plus mouvantes et le dirigeant se donne au moins six mois pour les ajuster.

 

Investissements Europe, Etats-Unis, japon : effondrement

Investissements Europe, Etats-Unis, japon  : effondrement

 

Au sein de ces trois régions, aucun autre indicateur économique n’a connu une telle baisse. Or l’investissement est le nerf de la guerre de la croissance, selon une étude publiée par McKinsey Global Institute (MGI). L’investissement privé en Europe a ainsi chuté de 15% comparé à 2007. En Irlande, c’est un effondrement, avec un recul de 64%, rapporte MGI, qui fait également état d’une baisse de 27% en Espagne. « La chute de l’investissement en Europe ne pèse pas uniquement sur la croissance actuelle du PIB, elle menace également les capacités économiques du continent dans le futur », souligne MGI dans son rapport sur la pénurie des investissements en Europe. Selon les calculs de MGI, les investissements dans l’Union européenne – hors dépenses publiques – ont chuté de 350 milliards d’euros entre 2007 et 2011, ce qui représente vingt fois la baisse de la consommation domestique et quatre fois le déclin du PIB. La frilosité des investisseurs peut s’expliquer par la menace que fait peser le « mur budgétaire » sur la croissance future des Etats-Unis, l’incertitude quant à l’avenir de la zone euro ou encore la baisse inexorable de la population japonaise. Dans le même temps, cette prudence peut paraître étonnante quand on garde à l’esprit que les entreprises disposent de quantité très importantes de liquidités et que leurs profits sont en forte croissance aussi bien aux Etats-Unis, en Europe qu’au Japon.

 

Japon : la croissance recule fortement en décembre

Japon :  la croissance recule fortement en décembre

L’indice PMI du secteur manufacturier japonais s’est contracté en décembre à son rythme le plus marqué en plus de trois ans, signe que les entreprises souffrent de la récession de l’économie japonaise et d’une faible demande pour les exportations. L’indice PMI manufacturier a reculé à 45,0 en décembre, ajusté des variations saisonnières, contre 46,5 en novembre et reste ainsi en-dessous de la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction. Il s’agit du plus fort recul de l’indice observé depuis avril 2009. L’indice des nouvelles commandes à l’exportation est passé de 45,1 en novembre à 43,3 en décembre et la composante de la production a atteint 44,4 contre 46,7 le mois précédent.

 

Japon : endetté à 200% le pays annonce un plan de relance de 100 milliards

Japon : endetté à 200% le pays annonce un plan de relance de 100 milliards

Le japon fait le contraire de l’Europe avec son plan de relance de 100 milliards alors que le pays a pourtant un endettement de 200 % du PIB. Une stratégie qui privilégie la croissance alors que l’Europe s’embourbe dans sa seule politique d’austérité. La prochaine coalition gouvernementale japonaise prépare un plan de soutien économique assorti d’une rallonge budgétaire qui pourrait atteindre 10.000 milliards de yens (près de 100 milliards d’euros), afin de dynamiser l’activité intérieure, quitte à recourir à l’endettement.  Le Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite), grand vainqueur des élections législatives de dimanche, et son allié traditionnel centriste Nouveau Komeito travaillent sur un train de mesures qui devrait être mis sur les rails juste après l’entrée en fonction du nouveau gouvernement prévue à la fin du mois.  Le but est d’accélérer la reconstruction du nord-est dévasté par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, de remettre en état des ponts, tunnels et autres infrastructures publiques vieillissantes, d’aider les entreprises à lutter contre la cherté handicapante du yen ou encore de doper la consommation des ménages, le tout visant aussi à mettre fin à la déflation.   »Un montant de 10.000 milliards de yens est nécessaire », a déclaré mercredi à la presse un responsable du PLD, rejoignant le point de vue du Nouveau Komeito.  Les deux partis devraient s’entendre sur les détails du plan d’ici au 25 décembre, veille de l’investiture du prochain Premier ministre, Shinzo Abe, président du PLD.  Cette rallonge devrait être approuvée par le parlement en février et financée par l’émission de nouveaux bons du Trésor.  Le prochain pouvoir exécutif conservateur fera au passage voler le plafond de surcroît d’endettement annuel de 44.000 milliards de yens (420 milliards d’euros) que s’était imposé le gouvernement de centre-gauche afin de diminuer la dette colossale du pays (plus de 200% de son produit intérieur brut).   »Nous allons avancer le calendrier des travaux publics qui auraient de toute façon été nécessaires un jour ou l’autre », a précisé Masahiko Komura, vice-président du PLD, un parti qui a assis son pouvoir sur le Japon pendant des décennies en dopant l’économie par la construction d’infrastructures.  Et de préciser qu’il est plus bénéfique à moyen terme pour les finances du pays de réaliser les travaux en temps de crise, car non seulement cela apporte un coup de pouce à l’économie, mais en plus la main-d’oeuvre et les matériaux sont moins chers et les taux d’intérêt plus faibles.

 

Japon : la victoire des conservateurs rassure

Japon : la victoire des conservateurs rassure

 

Au lendemain de la victoire magistrale du Parti libéral démocrate (PLD), le gouvernement emmené par le nouveau premier ministre, Shinzo Abe, devrait mettre en place un assouplissement très net de la politique monétaire. Une perspective qui a tiré le yen à la baisse ces dernières semaines. Le dollar a progressé de 5,1% par rapport à la monnaie nippone au cours de ces cinq dernières semaines. Le billet vert a même atteint dans la matinée de lundi son plus haut niveau depuis avril 2011, à un dollar pour 84,48 yens.  La dépréciation du yen est plutôt bien accueillie par les investisseurs, alors que son appréciation a beaucoup pesé sur les exportations japonaises cette année. Les titres des grandes entreprises exportatrices étaient ainsi en hausse lundi, à l’instar de Honda qui s’adjuge 1,1% ou de Toshiba qui prend 3,74%. L’indice Topix Electric Power & Gas, consacré au secteur de l’énergie a progressé de 8%, alors que le nouveau parti au pouvoir tient à relancer la filière nucléaire, remise en question depuis l’accident de Fukushima.  La large majorité des sièges obtenue au Parlement par le PLD permettra à Shinzo Abe de mettre plus facilement en place sa politique économique. Les investisseurs attendent de la nouvelle équipe des solutions à la déflation et à la récession économique dans laquelle le pays vient d’entrer. Le premier test du nouveau chef de gouvernement devrait arriver rapidement avec la réunion cette semaine des dirigeants de la Banque centrale. D’ores et déjà, le futur premier ministre a fait savoir qu’il demanderait à son gouvernement, une fois formé le 26 décembre, de travailler avec la Banque du Japon pour fixer un objectif d’inflation de 2%.

 

Japon : retour du parti traditionnel (LPD) pour gérer la crise économique

Japon : retour du parti traditionnel (LPD) pour gérer la crise économique

 

Le Parti libéral-démocrate (PLD, opposition) s’achemine vers une large victoire lors des élections législatives du 16 décembre au Japon qui pourrait lui donner une majorité des deux tiers à la chambre basse avec l’appoint de son allié du Nouveau Komeito, selon un sondage, jeudi. L’enquête réalisée auprès de 60.000 électeurs montre que le PLD de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe pourrait rafler 295 des 480 sièges en jeu tandis que le Nouveau Komeito obtiendrait près de 30 élus. Une telle majorité qualifiée permettrait à la chambre basse de passer outre aux décisions de la chambre haute dans laquelle aucun parti ne dispose d’une position dominante. Le PLD a été battu en 2009 après avoir gouverné presque sans interruption pendant un demi-siècle. Une victoire de Shinzo Abe, qui avait démissionné brutalement en 2007, serait de nature à rassurer les marchés inquiets de la situation de la troisième économie mondiale. Abe a ainsi promis de pousser la banque centrale du Japon à assouplir radicalement sa politique monétaire afin de lutter contre la déflation et contre un yen jugé trop fort. Il a également promis d’adopter une politique de fermeté à l’égard de la Chine dans le contentieux qui oppose les deux pays à propos de la propriété d’îlots en mer de Chine orientale.

Japon-récession : – 0,9% au 3e trimestre

Japon-récession : – 0,9% au 3e trimestre

Le produit intérieur brut du Japon s’est contracté de 0,9% au troisième trimestre (juillet-septembre) 2012 par rapport au trimestre précédent, selon les chiffres fournis par le gouvernement et publiés lundi. Ce résultat est conforme aux premières estimations du mois dernier, l’économie japonaise devant faire face à une demande mondiale hésitante et à un yen fort. Il est en revanche supérieur au consensus des économistes qui tablaient sur une baisse de 0,8%.En données annualisées, la contraction s’établit à -3,5%, là encore, un résultat conforme aux premières estimations gouvernementales de novembre. Le consensus des économistes s’établissait à -3,3%. Le gouvernement nippon a également révisé les chiffres du PIB pour la période avril-juin signalant une légère baisse montrant que l’économie nippone s’est contractée pour le deuxième trimestre consécutif.

 

Japon- production industrielle: baisse de 4,1% en septembre

Japon- production industrielle: baisse  de 4,1% en septembre

En cause les  constructeurs d’automobiles qui ont réduit le rythme dans leurs usines de pièces détachées et d’assemblage, en raison de la fin d’un programme de subvention publique à l’achat de véhicules non polluants. L’activité manufacturière japonaise a aussi souffert du ralentissement de l’économie internationale dû à la crise européenne. Sur un an, la production industrielle a dévissé de 8,1%. Le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) a précisé que la production industrielle était « sur une pente déclinante« , alors qu’il avait expliqué le mois précédent qu’elle « semblait s’affaiblir« . En septembre, toutes industries confondues, les livraisons ont pour leur part décliné de 4,3% sur un mois (contre 4,4% selon les chiffres antérieurs) et les stocks se sont repliés de 0,9% (donnée inchangée). Une nouvelle baisse de la production industrielle est également à redouter en octobre, mois pour lequel les statistiques industrielles seront prochainement publiées. En novembre, la production pourrait toutefois quelque peu se reprendre selon les entrepreneurs interrogés par le Meti.

Japon : exportations en baisse de 10%, le signe du ralentissement mondial

Japon : exportations en baisse de 10%, le signe du ralentissement mondial

 Le mois dernier, les exportations du pays ont ainsi chuté de 10,3% alors que les économistes avaient anticipé un recul de 9,6%. Selon les données du ministère des Finances, il s’agit de leur quatrième mois de baisse d’affilée. Le déficit commercial s’est établi à 558,6 milliards de yens (5,38 milliards d’euros) en septembre, les importations ayant progressé de 4,1%. En plus des chiffres relatifs au commerce extérieur, le sentiment des manufacturiers japonais est à un plus bas depuis janvier 2010 et devrait rester négatif dans les mois à venir, selon une enquête Reuters. A la faveur notamment des travaux de reconstruction qui avaient suivi le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, le Japon a fait mieux que les autres pays du G7 en termes d’activité au cours des derniers trimestres. Mais l’effet de cet effort de reconstruction se dissipe et la demande des ménages ne suffit plus à compenser la baisse des exportations, qui sont en outre handicapées par la vigueur du yen. Indépendamment de la santé économique de la Chine, la chute des exportations japonaises vers le pays, qui touche en particulier les secteurs automobile et électronique, est liée à un différend territorial entre Pékin et Tokyo. Vers la mi-septembre, les relations bilatérales entre la Chine et le Japon se sont brutalement dégradées lorsque Tokyo a décidé de racheter à son propriétaire privé des îlots inhabités que les chinois nomment Diaoyu et les Japonais Senkaku. Les dernières données macro-économiques devraient renforcer les craintes de voir le Japon retomber en récession et pourraient inciter la Banque du Japon à prendre de nouvelles mesures de soutien à l’économie lors de sa réunion prévue le 30 octobre. La semaine dernière, les médias du pays ont rapporté que le Premier ministre japonais prévoyait de mettre en oeuvre un nouveau programme de soutien à l’économie de 1.000 milliards de yens (9,6 milliards d’euros) pour relancer la croissance, un plan toutefois jugé insuffisant par nombre d’économistes.

 

 

Pour le Japon, attention à l’effet domino : Grèce, Europe, monde

Pour le Japon, attention à l’effet domino : Grèce, Europe, monde

« Il est risqué de se tenir sur le bord et de regarder. Il ne s’agit pas seulement de l’Europe, il y a une possibilité que cela se propage à l’économie mondiale », a souligné M. Noda dans un entretien à l’agence Dow Jones Newswires paru ce week-end. « C’est bien évidemment le principal facteur de risque pour l’économie japonaise », a-t-il ajouté.  L’Europe doit certes prendre des mesures pour éviter la contagion à d’autres régions, mais les pays extérieurs à cette zone ne peuvent pas se contenter de regarder sans rien faire, selon le Premier ministre.  Les autorités japonaises gardent par ailleurs un oeil sur le marché des changes et l’évolution du yen, a-t-il ajouté.   »Nous surveillons de près le marché pour voir si les dernières évolutions résultent de l’état réel de l’économie ou si elles sont les fruits de mouvements spéculatifs », a déclaré le Premier ministre.  Le renchérissement du yen entame la compétitivité des exportations japonaises et le montant des revenus réalisés par les firmes japonaises à l’étranger.  Le yen a progressé récemment face au dollar, avec un dollar à moins de 80 yens ces derniers jours, en raison de la nouvelle poussée d’inquiétudes sur la zone euro, où la Grèce ne parvient pas à former un gouvernement.  Le yen valait 84 yens pour un dollar en février, après une intervention de la Banque du Japon.  Pour enrayer cette nouvelle hausse de la devise japonaise, le Premier ministre n’a pas écarté la possibilité d’une action unilatérale. « Il y a des moments où nous avons agi seuls. Il peut y avoir plusieurs approches », a-t-il rappelé.  Il en a également appelé à la Banque du Japon. « Nous partageons avec la Banque du Japon l’opinion selon laquelle un yen fort et la déflation sont des défis, pour l’économie, qui doivent être relevés », a déclaré Yoshihiko Noda.   »J’espère que la Banque du Japon prendra des mesures audacieuses au bon moment et de manière adéquate en ayant ces pensées en tête », a-t-il encore dit.

 

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