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Croissance Japon: coup de frein

Croissance Japon: coup de frein

Une estimation préliminaire à la mi-novembre avait établi la croissance à +0,5% au troisième trimestre, mais de nouveaux calculs publiés lundi par le gouvernement ont fait état d’une activité un peu plus amorphe à cause d’investissements (hors immobilier) et d’ajustements des stocks des entreprises moins profitables à l’économie qu’escomptés.  Le coup de frein est net par rapport aux premier et deuxième trimestres: dopé par un rebond de la consommation des ménages, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale avait augmenté de 1,1% puis 0,9%.  Les ménages, dont les revenus stagnent, ont à peine augmenté leurs dépenses au troisième trimestre, bien que de nombreux économistes prévoient un rebond avant la hausse en avril de la taxe sur la consommation.  La croissance a en outre fortement pâti d’un lourd déficit commercial au troisième trimestre, alors que jadis le pays était abonné aux excédents grâce à la puissance de ses industries exportatrices dans l’automobile et l’électronique.  De plus la dépréciation du yen d’un quart de sa valeur face au dollar et à l’euro en un an a rendu plus coûteuses ses importations à un moment où, privé de réacteurs nucléaires deux ans et demi après la catastrophe de Fukushima, l’archipel doit acheter toujours plus d’hydrocarbures pour produire son électricité.  L’économie japonaise a en revanche pu s’appuyer sur une progression robuste des investissements publics, favorisés par des dépenses gouvernementales supplémentaires d’environ 70 milliards d’euros débloqués en début d’année par le nouveau pouvoir conservateur.  Ces fonds destinés entre autres à accélérer la reconstruction des zones du nord-est ravagées par le tsunami du 11 mars 2011 ont dopé particulièrement l’activité dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.  Le gouvernement a approuvé jeudi dernier une nouveau plan de dépenses, équivalent à 40 milliards d’euros supplémentaires, toujours pour soutenir la région dévastée du Tohoku mais aussi préparer les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.  Cette prodigalité constitue le premier pan (ou « flèche ») de la politique du Premier ministre de droite Shinzo Abe, revenu au pouvoir en décembre 2012, pour relancer l’économie et la sortir d’une déflation d’une quinzaine d’années, une tâche dont il a fait la priorité de son début de mandat.  Deuxième vecteur, M. Abe a poussé la Banque du Japon à assouplir considérablement sa politique monétaire en avril, sous l’égide du nouveau gouverneur, Haruhiko Kuroda, qu’il a lui-même choisi.  Ce changement de cap a favorisé la chute du yen sur le marché des changes, ce qui augmente les revenus des entreprises japonaises exportatrices, une fois leurs profits convertis en yens, et dope par conséquent la Bourse de Tokyo, au plus haut ces dernières semaines en près de six ans.  Les « Abenomics » comportent une troisième « flèche », décrite à grand trait par son inspirateur mais pas encore tirée, qui est censée augmenter le potentiel de croissance du pays. Pour ce faire, le gouvernement veut restructurer un secteur agricole jugé peu productif, conclure des accords de libre-échange avec les Etats-Unis et l’Union européenne, réduire les impôts pesant sur les entreprises et faire adopter un certain nombre de « dérégulation » du marché du travail.

 

Japon : nouveau plan de relance

Japon :  nouveau plan de relance

 

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe prépare un nouveau plan de relance de 18.600 milliards de yens (134 milliards d’euros) cette semaine, sans qu’il soit nécessaire d’emprunter plus pour le financer. Le dispositif doit être approuvé en conseil des ministres jeudi, ont déclaré des sources au fait du dossier mercredi. Shinzo Abe avait déjà mis en route dans le courant de l’année un plan de relance de l’économie de 20.000 milliards de yens, dans le but de mettre fin à 15 années de déflation et de croissance molle. Pour l’essentiel, le nouveau programme reprendra des mesures ordonnées par Abe en octobre et destinées à amortir le choc d’une hausse de la TVA en avril 2014, ont ajouté les sources. Il ne sera pas nécessaire d’emprunter car il sera financé par des recettes fiscales qui ont dépassé les projections initiales en raison de la reprise de la croissance et par des fonds provenant d’autres postes budgétaires mais qui n’ont pas été mobilisés, ont encore dit les sources.

 

Japon: déficit extérieur record

Japon:  déficit extérieur record

Le déficit commercial japonais a atteint le mois dernier 932 milliards de yens (7 milliards d’euros), à cause d’une forte dépréciation du yen qui renchérit les importations. Il s’agit du quinzième mois d’affilée de déficit enregistré par la balance commerciale de l’archipel, une série jamais vue depuis le lancement de cette statistique sous cette forme il y a 35 ans. La valeur des importations a grimpé de 16,5% bien que leur volume se soit réduit de 2,2%. La principale raison en est la dépréciation de plus de 25% subie par le yen depuis l’année dernière face au dollar et à l’euro, en raison de l’assouplissement monétaire décidé par la banque centrale du Japon (BOJ) dans le cadre de la politique économique du dirigeant conservateur Shinzo Abe, redevenu Premier ministre en décembre. Les achats en valeur de téléphones portables et autres équipements de télécommunications depuis l’étranger se sont envolés de 63,5%, ceux de semi-conducteurs de 59%. Ces produits sont importés par le Japon depuis les pays asiatiques et notamment la Chine où les groupes nippons les produisent eux-mêmes ou les confient à des tiers, ce qui a entraîné une aggravation du déficit subi par l’archipel vis-à-vis de l’Empire du milieu – son premier fournisseur. Bien que peu changées d’une année sur l’autre, les importations de pétrole, gaz et charbon sont restées en outre très onéreuses, deux ans et demi après la catastrophe de Fukushima qui a entraîné l’arrêt temporaire de tous les réacteurs nucléaires de l’archipel. « Il est peu probable que des réacteurs nucléaires soient relancés cette année, au vu de l’état de l’opinion » majoritairement méfiante vis-à-vis de l’atome, a expliqué Junko Nishioka, économiste chez RBS Securities, citée par Dow Jones Newswires. « Cela signifie que le Japon restera très dépendant des importations d’énergie, et que la hausse des revenus tirés des exportations grâce à l’affaiblissement du yen ne suffira pas à inverser le déficit commercial », a-t-elle ajouté.  Le moindre renchérissement du yen élève en effet les revenus tirés à l’étranger de la vente des produits japonais, une fois les recettes converties en monnaie nippone. En septembre, ce phénomène a contribué à une augmentation de 11,5% des exportations en valeur, bien qu’elles se soient effritées de 1,9% en volume. Les ventes à l’étranger de voitures fabriquées au Japon ont notamment rapporté 34% de plus sur un an, celles de générateurs d’électricité 10% et celles de produits chimiques 16%. « Les exportations n’ont pas grimpé autant qu’espéré. Les ventes vers l’Union européenne se sont certes reprises après leur plus bas atteint au moment de la crise d’endettement, mais celles vers les Etats-Unis et le reste de l’Asie sont restées mitigées », a déclaré à l’AFP Masahiko Hashimoto, économiste à l’Institut de recherche Daiwa. Il a ajouté que le Japon risquait de rester en déficit commercial encore un moment pour « des raisons structurelles » (facture énergétique et yen faible), alors que ce pays était autrefois habitué à de larges excédents soutenus par la puissance de ses industries automobile et électronique, entre autres.

 

Le Japon critique les 35 heures de la France

Le Japon critique les 35 heures de la France

 

 

« Entre les 35 heures, les salaires et les prélèvement sociaux particulièrement élevés, l’environnement de travail n’est pas favorable à l’investissement alors que la main d’œuvre  représente une part significative de nos coûts », a critiqué Mitsuo Okamato dans le quotidien Le Parisien.  Le groupe est installé depuis près de 40 ans (1965) en France mais « à dire vrai, aujourd’hui, s’il s’agissait d’investir pour la première fois en France, nous y réfléchirons à deux fois », a-t-il ajouté.  Ces remarques ont été publiées alors que le groupe devait annoncer un investissement de 40 millions d’euros sur ses trois sites de production en France, qui devrait déboucher sur la création de « plusieurs dizaines » d’emploi.  Et ce, en présence du ministre français du Redressement économique Arnaud Montebourg et de son homologue du Commerce extérieur Nicole Bricq à l’occasion de l’inauguration du siège européen du groupe à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).  M. Okamato a du reste tempéré ses propos à cette occasion, en regrettant que « dans un quotidien du matin, (ils) aient été mal compris ».   »Si nous investissons en France, depuis plus de 20 ans, c’est que nous sommes convaincus de l’excellence industrielle de votre pays », a-t-il déclaré. « Ici en France, les technologies, le personnel et le marché existant en sont les atouts majeurs. (?). La position géographique de la France et la qualité des infrastructures font parties des atouts de votre pays », a-t-il dit.  L’investissement projeté vise à augmenter de 50% la production des trois usines françaises: Château-du-Loir (Sarthe), spécialisé dans les presses plieuses et les cisailles, Charleville-Mézières (Ardennes), qui fabrique des poinçonneuses, et Auffay (Seine-Maritime), qui produit des outils destinés à équiper des poinçonneuses.  Ces investissements vont permettre de créer 20% d’emplois supplémentaires sur ces sites, soit « plusieurs dizaines d’emplois », assure Amada dans un communiqué.  Actuellement, environ 340 salariés travaillent sur les trois sites, dont l’activité ne cesse de croître.  Sept millions d’euros ont déjà été engagés dans un centre d’usinage, le foncier et la rénovation d’usinage. Le reste le sera entre fin 2013 et 2014, a précisé le fabricant des machines et solutions de production pour le travail de la tôle fine (découpe laser, poinçonnage, pliage et soudure).  En juillet, le groupe avait indiqué qu’il songeait à accueillir de nouvelles activités logistiques, un centre de maintenance de fibres laser à Charleville-Mézières notamment.  En 2012, cette usine a réalisé un chiffre d’affaires combiné de 77 millions d’euros, tandis que l’usine normande d’Auffay a enregistré 6,5 millions d’euros.  En plus des sites industriels, Amada France dispose d’agences commerciales à Toulouse, Lyon et Nantes, en sus de son siège social, jusqu’ici seulement français, à Tremblay-en-France.  Au total, la filiale française compte environ 540 personnes pour un chiffre d’affaires de 160,5 millions d’euros en 2012, en hausse de près de 11% sur un an.   »

 

Japon : un TGV à 500 km/h

Japon : un  TGV à 500 km/h

 500 km/h pour le nouveau train à grande vitesse japonais un train à sustentation magnétique. Le principe est un peu le même que lorsqu’on essaie de rapprocher deux aimants : le trail et le rail se repoussent mutuellement. Du coup, il n’y a plus de frottement, ce qui permet d’atteindre des vitesses phénoménales. Le L0 permettra par exemple de relier Tokyo à Nagoya -286 kilomètres- en 40 minutes. C’est deux fois moins que le temps de trajet record aujourd’hui. Pour optimiser le trajet, il faudra aussi faire en sorte que la ligne soit la plus droite possible. 248 kilomètres de tunnels vont devoir être creusés, au milieu des « Alpes japonaises ». Un projet titanesque à 52 milliards de dollars, censé aboutir en 2027. Mais les experts craignent que le L0 ne soit obsolète avant même d’avoir vu le jour. Pour des raisons non pas technologiques, mais démographiques : la population japonaise va tellement se réduire sous le coup du vieillissement que l’utilité de ce train futuriste est remise en cause avant même son lancement.

Croissance Japon : hausse au 2 ème trimestre

Croissance Japon : hausse au 2 ème trimestre

 

Les chiffres de la croissance japonaise pour le trimestre avril-juin ont été révisés en nette hausse lundi en raison d’une amélioration de l’investissement, l’expansion économique ressortant à 0,9% par rapport au trimestre précédent, a annoncé le gouvernement. La hausse du produit intérieur brut (PIB) avait d’abord été estimée à 0,6%. Les chiffres révisés donnent une croissance annualisée de 3,8% au lieu d’une estimation initiale de 2,6%. Les économistes anticipaient en moyenne un rythme de 3,7%. Ce troisième trimestre consécutif de croissance confirme que la reprise économique est en marche au Japon, et suffisamment solide pour supporter une augmentation de la TVA destinée à réduire le déficit des finances publiques, même si l’entourage du Premier ministre Shinzo Abe assure que la décision n’a pas encore été prise. L’annonce est intervenue quelques heures après l’attribution à Tokyo de l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2020, qui selon le gouvernement viendra renforcer la croissance de la troisième économie mondiale. La décision du Comité international olympique et la révision à la hausse des chiffres du PIB ont fait gagner 2,48% à la Bourse de Tokyo lundi, l’indice Nikkei signant sa meilleure clôture depuis le 6 août. L’investissement, en particulier, a été revu en hausse à +1,3% sur avril-juin au lieu d’un tassement de 0,1% annoncé en première estimation, marquant ainsi sa première progression en six trimestres. « Les entreprises remplacent de vieux équipements et c’est cela qui explique la forte révision à la hausse du PIB », juge Hiroaki Muto, économiste chez Sumitomo Mitsui Asset Management. « Dans ce contexte, le gouvernement pourra procéder à la hausse de la TVA comme prévu. »

 

Japon : la politique monétaire accommodante fait baisser le chômage

Japon : la politique monétaire accommodante fait baisser le chômage

 Le taux de chômage au Japon en données corrigées des variations saisonnières s’est inscrit en juillet à 3,8% de la population active (contre 3,9% en juin), soit le niveau le plus bas depuis octobre 2008, selon des statistiques publiées vendredi qui confortent la politique de relance du gouvernement de Shinzo Abe. L’inflation hors produits alimentaires frais ressort elle en juillet à 0,7% par rapport à juillet 2012 (contre 0,4% en juin). C’est le deuxième mois d’affilée de hausse des prix au Japon, où la Banque centrale s’efforce de sortir de la déflation. Il faut remonter à novembre 2008 pour retrouver une progression plus importante (+1,0% à l’époque). Cette statistique sur les prix prend en compte les produits pétroliers mais pas les produits alimentaires frais. « Il est plus aisé pour les détaillants de vêtements et de produits haut de gamme de répercuter une hausse des coûts sur les consommateurs, ce qui est un signe positif indiquant que les dépenses des ménages restent fortes », relève Shuji Tonouchi, de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities. « Cependant, la progression des prix à la consommation continue de s’expliquer majoritairement par l’énergie, et la pression à la hausse des tarifs de l’énergie devrait probablement ralentir dans les mois à venir », ajoute-t-il, appelant à ne pas être « exagérément optimiste ». La production industrielle a progressé elle de 3,2% en juillet, rebondissant après un recul de 3,1% le mois précédent. Enfin, l’activité manufacturière a augmenté en août pour le sixième mois d’affilée, grâce à la vigueur de la demande intérieure. L’indice des directeurs d’achats Markit/JMMA (PMI) a été de 52,2 en août contre 50,7 en juillet, au plus haut de deux mois.

 

Croissance Japon : ralentissement à prévoir

Croissance Japon : ralentissement à prévoir

 

 La reprise économique du Japon devrait s’affirmer tout au long de l’exercice budgétaire en cours, grâce à des projets de travaux publics et au dynamisme de la consommation des ménages mais elle risque de faiblir au cours l’exercice suivant en raison de la hausse prévue de la TVA, montre une enquête Reuters publiée mardi. Par ailleurs, la hausse des prix de détail sera sans doute inférieure à l’objectif de la Banque du Japon – qui vise une inflation de 2% d’ici deux ans – et l’enquête donne une probabilité de 60% que la BoJ augmente ses rachats d’actifs d’ici la mi-2014. L’augmentation serait de 10.000 milliards de yens (77 milliards d’euros) et porterait essentiellement sur des fonds indiciels (ETF). La nouvelle politique monétaire lancée en avril prévoit d’augmenter la masse monétaire de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an. La BoJ s’est engagée à racheter annuellement pour 50.000 milliards de yens d’obligations souveraines (JGB), 1.000 milliards d’ETF et 30.000 milliards de yens de fonds d’investissement immobilier. Suivant l’enquête menée du 13 au 16 août auprès de 21 économistes, le Japon enregistrerait une croissance de 2,6% sur l’exercice 2013-2014 clos le 31 mars prochain. Ce résultat diffère peu de celui de l’enquête de juillet. La croissance retomberait à 0,6% durant l’exercice 2014-2015, conséquence d’une TVA qui passerait de 5% à 8% en avril 2014. L’enquête de juillet donnait 0,5%. Elle remonterait à 1,1% sur l’exercice 2015-2016. « La consommation et la dépense publique seront les moteurs de la croissance en 2013, remplacées en 2014 par l’investissement et l’exportation », dit Masayuki Kichikawa (Bank of America Merrill Lynch Securities). « Il y aura des fluctuations en raison des taux de change et du chômage mais il est possible que l’inflation tourne autour de 1% ». Sur l’exercice 2014-2015 qui débutera le 1er avril prochain, l’inflation mesurée par les prix de détail serait de 0,9%, tout comme pour l’exercice suivant, en faisant abstraction de la hausse de la TVA. L’enquête de juillet donnait 0,7% sur l’exercice 2014-2015. La BoJ prévoit des taux d’inflation de 1,3% et 1,9% respectivement.

Japon: doublement du déficit commercial

Japon: doublement du  déficit commercial

En juillet, la troisième puissance économique mondiale a subi un déficit commercial de presque 1.024 milliards de yens (7,88 milliards d’euros), 93,7% plus élevé que celui de l’an passé à la même époque. Il  s’agit du 13e mois consécutif de déficit enregistré par la balance commerciale du Japon, une série inédite depuis plus de 30 ans pour un pays autrefois habitué à des excédents soutenus par la puissance de ses industries exportatrices (électronique, automobile, etc.).  L’archipel doit en effet importer nettement plus d’hydrocarbures depuis l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011 qui a entraîné l’arrêt, par précaution, de la quasi totalité des réacteurs du pays.   »La facture des importations restera élevée, à moins que des réacteurs nucléaires soient relancés » en nombre, ce qui est très incertain à court terme, a prévenu Takeshi Minami, économiste à l’Institut de Recherche Norinchukin. « Il est probable que le déficit se prolonge pendant quelques années », a-t-il expliqué à l’AFP.  Le renchérissement de la facture énergétique a été aggravé depuis la fin 2012 par la dépréciation du yen, entraînée par la perspective d’une politique monétaire assouplie sous l’égide du dirigeant conservateur Shinzo Abe, redevenu Premier ministre en décembre.  Face au dollar, le yen valait en moyenne 24,3% de moins en juillet qu’au même mois de 2012, a précisé le ministère.  En conséquence, la valeur des importations a bondi de 19,6%, à 6.986 milliards de yens (53,74 milliards d’euros). La facture pétrolière a bondi de 30% et celle de gaz naturel liquéfié (GNL) de 17%. Le coût total des achats d’ordinateurs depuis l’étranger a en outre grimpé de presque 27%, celui des semi-conducteurs de 40% et celui des vêtements de 29%.  Hormis l’impact de la dépréciation du yen, M. Minami a évoqué « une hausse de la demande en GNL et en autres combustibles (pour les centrales électriques), à cause d’une fin prématurée de la saison des pluies et de l’arrivée d’une vague de chaleur », ce qui entraîne des besoins plus importants de courant pour les climatiseurs.  Il a aussi souligné que la demande du secteur privée avait crû, sur fond d’une certaine reprise de l’économie japonaise.  Par région, la hausse des importations a été particulièrement notable en provenance du Moyen Orient (+26%), principal approvisionneur d’hydrocarbures. Elle a été aussi nette depuis les pays d’Asie du Sud-Est (+20%) et depuis la Chine (+18%), le principal fournisseur du pays (tous produits confondus) envers qui le déficit des échanges japonais s’est accru.  Toujours en juillet, les exportations ont pour leur part augmenté en volume de 1,8% sur un an, leur premier rebond constaté en 14 mois. Elle se sont élevées de 12,2% en valeur à 5.962 milliards de yens (45,86 milliards d’euros). Les contrats d’exportations japonaises sont souvent libellés en devises étrangères, notamment en dollar. Avec la dépréciation du yen, un même volume d’exportations – libellé au même prix en monnaie étrangère – va rapporter davantage en devise japonaise.  La valeur des exportations de machines a ainsi augmenté (+7%), tout comme celle des livraisons à l’étranger de semi-conducteurs (+15%) et de voitures (+17%).  Les ventes ont augmenté vers les Etats-Unis (+18%), le premier client de l’archipel juste devant la Chine (+9%). Fait remarquable, les exportations ont aussi vigoureusement grimpé vers l’Europe de l’Ouest (+14%), longtemps en récession mais où l’activité semble frémir.

 

Japon : croissance un peu ralentie

Japon : croissance un peu ralentie

L’économie japonaise a connu une croissance de 2,6% en rythme annualisé sur avril-juin, ce qui représente un troisième trimestre consécutif d’expansion mais une performance moins bonne que prévu. Le Premier ministre, Shinzo Abe, qui a mis en oeuvre une vigoureuse politique de relance budgétaire et monétaire depuis son retour aux affaires en décembre, a annoncé lundi après la publication de ces statistiques que son gouvernement allait « continuer à prendre le plus grand soin possible de l’économie ». Il n’a pas dit un mot sur son projet de relèvement de la TVA, censée passer de 5% à 8% en avril 2014 puis à 10% en octobre 2015 pour tenter de contenir une dette publique qui dépasse 200% du produit intérieur brut (PIB). Des voix s’élèvent au Japon pour réclamer un report de cette mesure, le temps de vérifier que le pays est bel et bien en train de sortir de la déflation. « Je souhaite me concentrer sur l’économie, y compris sur la mise en oeuvre à l’automne de stratégies supplémentaires pour la croissance », a simplement déclaré Shinzo Abe. La croissance du premier trimestre a en outre été révisée à la baisse, à 3,8% en rythme annualisé contre 4,1% selon les chiffres initiaux. Pour le deuxième trimestre, les économistes s’attendaient à 3,6% de croissance. L’investissement des entreprises a baissé de manière inattendue, de 0,1%, malgré le climat d’optimisme créé par les politiques de Shinzo Abe, qui ont fait s’envoler la Bourse de Tokyo et conduit les ménages à consommer.  D’untrimestre à l’autre, le PIB de la troisième économie du monde a progressé de 0,6% sur avril-juin. La demande extérieure a contribué à hauteur de 0,2 point de croissance et la demande intérieure pour 0,5 point.

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

 

Les ventes au détail ont augmenté de 1,6% en juin au Japon sur un an, confirmant une meilleure orientation de la consommation des ménages, selon des données publiées lundi par le ministère de l’Economie. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 1,9%. En mai, les ventes au détail avaient progressé de 0,8%. (Kaori Kaneko, Véronique Tison pour le service français)

 

Japon : assouplissement monétaire payant

Japon : assouplissement monétaire payant

 

Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) Haruhiko Kuroda a estimé jeudi que la politique monétaire ultra-accommodante adoptée par la banque centrale japonaise commençait à porter ses fruits, au vu de la reprise de l’économie et des signes d’une hausse des anticipations d’inflation. S’exprimant à l’occasion de la réunion trimestrielle des directeurs d’agence de la Banque du Japon, il a réaffirmé l’engagement de la BoJ à ne pas durcir sa politique tant que son objectif d’une hausse des prix à la consommation de 2% l’an ne sera pas atteint de manière durable. Début avril, la BoJ a annoncé une refonte de sa politique monétaire qui, via le rachat de plus de 7.000 milliards de yens (53,8 milliards d’euros) d’obligations souveraines à long terme par mois, vise à porter le taux d’inflation à 2% en 2015. « L’économie japonaise prend résolument le chemin de la reprise depuis que nous avons adopté notre assouplissement monétaire quantitatif et qualitatif en avril. Nous voyons l’effet de notre politique, à l’instar des indicateurs suggérant une hausse des anticipations d’inflation », a déclaré Haruhiko Kuroda. Les prix à la consommation ont cessé de baisser en mai pour la première fois en sept mois au Japon, selon des données officielles publiées la semaine dernière. Il y a plus d’un mois, les chiffres du produit intérieur brut (PIB) du premier trimestre avaient montré que le Japon avait connu sur cette période une croissance plus forte que les Etats-Unis pour le deuxième trimestre consécutif. Comme le mois dernier, la Banque du Japon ne devrait pas modifier sa politique monétaire lors de sa réunion de la semaine prochaine. Elle est en revanche susceptible de revoir à la hausse son appréciation de la conjoncture de la troisième puissance économique mondiale.

Carlos Ghosn, patron le mieux payé du Japon

Carlos Ghosn, patron  le mieux payé du Japon

Au titre de PDG de Nissan, Carlos Ghosn a touché 988 millions de yens (7,7 millions d’euros au taux de change actuel) d’émoluments au cours de l’année d’avril 2012 à mars 2013, soit plus de cinq fois plus que son homologue de Toyota. Ce montant est pour ainsi dire identique (en yens) à celui empoché l’année précédente, mais entre temps le patron de Toyota, Akio Toyoda, n’a pas rattrapé son retard, juste réduit un peu l’écart. Salaire, primes et dividendes compris, l’héritier de la famille fondatrice Toyoda a perçu 184 millions de yens, contre 136 millions un an plus tôt. Carlos  Ghosn touchait alors sept fois plus que Akio Toyoda. Dans un univers concurrentiel tel que celui de la fabrication d’automobiles, « les entreprises doivent employer et conserver des dirigeants de haut niveau », avait déclaré l’an passé Carlos Ghosn, pour justifier sa rétribution conséquente. Un bon salaire, tel est selon lui le prix à payer pour avoir les meilleurs patrons. Les sommes qu’il touche chez Nissan sont encore bien inférieures à celles de nombre d’autres PDG de sociétés étrangères, arguent ses défenseurs. Les 988 millions de yens perçus chez Nissan font probablement de Carlos Ghosn le PDG le mieux payé du Japon.

Croissance : reprise au Japon

Croissance : reprise au Japon

Selon les dernières données officielles, la croissance nippone a été revue officiellement à la hausse, de 0,9% à 1%, pour le premier trimestre 2013. A titre de comparaison, l’Allemagne, un des rares pays de la zone euro dans le vert, se situe à 0,1% de croissance sur la même période. Sur un an, la croissance japonaise s’élève à 4,1% (contre 3,5% lors de la précédente estimation), soit un important rebond.  Ce bon chiffre s’explique avant tout par une baisse des investissements des entreprises (hors immobilier) moins forte qu’escompté: -0,3% par rapport au trimestre précédent contre -0,7% annoncé mi-mai. Ce facteur explique à lui seul la révision à la hausse, modeste certes mais qui va dans le sens souhaité par Shinzo Abe. « L’évolution des dépenses d’investissement des entreprises privées demeure négative, mais elle devrait ensuite bénéficier d’une progression grâce aux exportations censées grimper sur fond d’affaiblissement du yen », a expliqué Yuichi Kodama, économiste chez Meiji Yasuda Life Insurance, cité par l’agence Dow Jones Newswires. De son coté, Hideki Matsumura, du Japan Research Institute, estime que « ces statistiques confirment que l’économie japonaise est bel et bien en train de se reprendre ».

Nucléaire au Japon : Hollande soutient

Nucléaire au Japon : Hollande soutient

- La France ne fait pas pression sur le Japon, ni sur aucun autre pays, en matière d’énergie nucléaire, a déclaré samedi François Hollande à Tokyo. Le groupe Areva et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française coopèrent avec le Japon, dont 52 réacteurs sur 54 sont à l’arrêt depuis la catastrophe de la centrale de Fukushima, au printemps 2011. Le gouvernement de Shinzo Abe prévoit de remettre en marche d’autres réacteurs dans les mois qui viennent, alors que le parc nucléaire nippon fait l’objet d’une révision complète pour accroître sa sécurité. « Chaque pays détermine souverainement sa politique énergétique et nous ne voulons en aucune manière intervenir sur les choix, en l’occurrence du Japon », a dit François Hollande lors d’une conférence de presse à Tokyo. « Le Japon fera ce qu’il pensera avoir à faire en matière d’approvisionnement énergétique ou de production d’énergie ». « La France ne fait pression en aucune façon et permet à notre technologie, à nos ingénieurs, à nos entreprises, d’être en coopération avec toutes les entreprises qui le voudraient », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat a cité en exemple l’accord signé début mai pour la construction d’une deuxième centrale nucléaire en Turquie par le consortium franco-japonais composé de GDF Suez, Mitsubishi Heavy Industries et Itochu Corporation. Areva fournira les réacteurs. « Nous travaillons, et ensuite chaque pays décide de poursuivre ou d’arrêter », a insisté le président français, qui achève une visite d’Etat de trois jours au Japon. François Hollande a confirmé sa décision de ramener le pourcentage du nucléaire dans la production d’électricité en France de 75% à 50% d’ici 2025. « J’ai pris des engagements, ils seront tenus », a-t-il dit, évoquant le « débat sur la transition énergétique » à venir. « Il y a une réduction du nucléaire dans la production d’électricité. À quel rythme, c’est le débat qui le dira. »

 

Hollande : « Pour un accord de libre échange Japon-Europe

 

Hollande : « Pour un accord de libre échange   Japon-Europe

Protectionnisme quand il est en France et libre échangiste quand il se trouve à l’étranger, Hollande déclare au Japon « Je serai un acteur majeur pour qu’il puisse y avoir un accord de partenariat économique entre l’Europe et le Japon ». Selon le chef d’Etat, la conclusion d’un partenariat Japon-Europe « sera bon économiquement pour l’Europe et excellent pour le Japon ». Le président français a insisté sur la nécessité pour l’Europe de prendre des dispositions fortes tournées vers la croissance, tout comme le fait le gouvernement japonais de Shinzo Abe en place depuis six mois et dont les mesures économiques sont à rebours de l’austérité. François Hollande a dit regarder de façon « favorable » cette politique économique dite des « trois flèches » (largesses budgétaire, souplesse monétaire et stratégie de croissance) et surnommée « abenomics », car elle est tournée vers la croissance.

Japon-France un « partenariat d’exception »

Japon-France un « partenariat d’exception »

La France et le Japon ont inauguré vendredi un « partenariat d’exception » sur la politique internationale, l’économie et la culture, lors d’une visite d’Etat du président François Hollande qui s’est appuyé sur les « Abenomics » pour appeler l’Europe à doper sa croissance.  M. Hollande et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont précisé vouloir adopter des positions communes sur de grands enjeux internationaux, accentuer les coopérations économiques en favorisant les collaborations industrielles et amplifier le rayonnement culturel des deux pays.  Cette visite d’Etat, une première pour un président français au Japon depuis 17 ans, permet de créer « une ambiance nouvelle » et constitue « une étape supplémentaire » de l’amitié franco-japonaise, s’est réjoui François Hollande lors d’une conférence de presse conjointe.  Confrontés en janvier à une prise d’otages en Algérie sur le site gazier d’In Amenas (sud), les deux pays prévoient une enceinte de dialogue « 2 + 2″, avec leurs ministres des Affaires étrangères et de la Défense.   »Nos deux pays doivent prendre le leadership pour la paix et la sécurité », a souligné M. Abe.  Jeudi, ce dernier avait appelé la France, « grande puissance maritime », à collaborer avec le Japon « à l’heure d’un changement des conditions de sécurité dans la région Asie-Pacifique », une allusion indirecte à la Chine dont l’activité croissante dans la région inquiète Tokyo.  Par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui accompagne M. Hollande au Japon, Paris a toutefois déjà prévenu que la Chine constituait « un partenaire incontournable » de la France.  En matière économique, « nous devons ensemble susciter l’innovation et profiter des opportunités de croissance », a jugé M. Abe, dont la politique de relance budgétaire et d’assouplissement monétaire suscite un vif intérêt côté français, en pleine récession et cure d’austérité européenne.

 

Japon: reprise économique grâce à la politique monétaire ultra-accommodante

Japon: reprise économique grâce à la  politique monétaire ultra-accommodante

Après deux jours de réunion, le comité de politique monétaire de la banque centrale (BoJ) a déclaré qu’elle allait poursuivre sa politique consistant à élever la base monétaire de 60 à 70.000 milliards de yens chaque année (455 à 530 milliards d’euros).  Son objectif: doubler en deux ans la base monétaire, essentiellement la masse d’argent liquide en circulation et les réserves obligatoires des banques, en procédant à des achats massifs d’actifs (notamment des obligations d’Etat), afin de parvenir à une inflation annuelle de 2% d’ici deux ans et sortir l’archipel de la déflation qui plombe son dynamisme depuis une quinzaine d’années.   »L’économie japonaise a commencé à rebondir », s’est félicitée la BoJ dans un communiqué, quelques jours après la publication de chiffres encourageants pour la croissance du Japon, dont le produit intérieur brut a grimpé de 0,9% au premier trimestre par rapport au précédent.  Exportations, investissements privés et publics, consommation des ménages, production industrielle, conditions financières, la BoJ dirigée depuis deux mois par Haruhiko Kuroda a jugé que tous les voyants s’approchaient du vert, en partie grâce à ses propres mesures d’assouplissement monétaire.  Et si elle a concédé que les prix à la consommation « devraient continuer de baisser pour le moment », après un nouveau repli de 0,9% en mars sur un an (tous produits confondus) elle a assuré qu’ils « devraient ensuite peu à peu augmenter ».  Lors de sa réunion précédente, la BoJ avait élevé ses prévisions d’inflation, attendue désormais à 0,7% pendant l’année budgétaire d’avril 2013 à mars 2014, à 3,4% en 2014/2015 (grâce aussi à un coup de pouce de deux points de pourcentage dû à l’augmentation prévue en avril 2014 de la taxe sur la consommation) et à 1,9% en 2015/2016.  Mercredi, l’institut a prévenu qu’il continuerait « sa politique d’assouplissement quantitatif et qualitatif autant que nécessaire » pour atteindre son objectif de 2% d’inflation par an.  Un des neuf membres du comité, Takahide Kiuchi, a toutefois proposé que la BoJ ne vise ces 2% qu’à moyen ou long terme (et non d’ici deux ans), et considère les mesures actuelles comme des dispositions intensives pour une période limitée d’environ deux ans.  Dans son communiqué, la BoJ n’a pas fait mention de la hausse du taux des obligations d’Etat du Japon, qui sont montés ces derniers jours au-dessus de 0,9% pour l’échéance dix ans, au plus haut depuis plus d’un an, ces titres étant jugés moins lucratifs que les actions à la Bourse de Tokyo.  En augmentant considérablement la base monétaire, la BoJ veut faciliter la baisse des taux d’intérêt et créer un contexte monétaire qui facilite les prêts aux particuliers et entreprises afin de les inciter à investir pour dynamiser l’activité.  La BoJ avait pris sa décision marquante d’assouplissement le 4 avril, lors de la première réunion de politique monétaire dirigée par Haruhiko Kuroda, fraîchement choisi par le Premier ministre conservateur Shinzo Abe.  Arrivé au pouvoir en décembre, M. Abe a fait de la relance de la troisième puissance économique mondiale sa priorité.  L’assouplissement de la politique monétaire de la BoJ, statutairement indépendante, constitue l’un des trois moyens mis en oeuvre pour y parvenir, aux côtés de dépenses budgétaires étatiques (notamment des grands travaux) et d’une « dérégulation » censée favoriser les investissements, dont M. Abe doit encore préciser les contours.  Le niveau du yen, qui avait chuté après les décisions du 4 avril, n’a pas été fortement affecté par les déclarations de mercredi.

 

L’OCDE félicite le Japon pour sa politique de relance

L’OCDE félicite le Japon pour sa politique de relance

 

Après le G20 qui, à Washington le week-end dernier, s’est soigneusement gardé de critiquer la politique économique japonaise, en dépit de la baisse du yen qui a perdu 20% de sa valeur face au dollar depuis novembre 2012, l’Organisation de coopération et de développement économiques juge qu’en finir avec quinze ans de déflation est une «priorité».  La décision de la Banque du Japon (BoJ) de fixer un objectif d’inflation de 2% est «bienvenue» indique l’organisation dans un rapport rendu public mardi matin. Une politique monétaire «agressive» va «pousser la croissance». Et la chute de la monnaie «n’est pas une manipulation des taux de change», écrit l’OCDE, emboitant le pas des ministres des Finances du G20 réunis la semaine dernière à Washington. L’Organisation de coopération et de développement économiques, qui rappelle que le pays a subi coup sur coup la crise financière de 2008 et le tremblement de terre et l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011, doit également se focaliser sur la diminution de sa dette colossale. Elle atteindra 228,3% du PIB (produit intérieur brut) en 2013 et 232,6% en 2014. Même si elle est quasiment totalement entre les mains des ménages japonais, il est «crucial d’en stopper la croissance» et de renverser la tendance, insiste l’OCDE qui souligne que l’une des clés pour y parvenir est le «contrôle des dépenses publiques, en particulier de sécurité sociale, face à une population de plus en plus âgée». Aussi peu populaire qu’elle soit, l’OCDE préconise parallèlement une hausse des taxes à la consommation «à 10% en deux paliers», au lieu de 5% actuellement, et le recul de l’âge de la retraite au-delà de 60 ans pour allonger la carrière des employés les plus âgés. C’est normalement ce que devrait faire le gouvernement, en remontant la TVA à 8% en avril 2014, puis à 10% en octobre 2015. L’exercice, note l’organisation, est d’autant plus difficile que la «consolidation fiscale ne doit pas accentuer les inégalités sociales et la pauvreté». Le taux de chômage tourne autour de 4,1%, mais la population en âge de travailler va diminuer de 40% à l’horizon 2050 et le nombre des salariés précaires ne cesse d’augmenter. Le marché du travail est caractérisé par une «plus grande protection pour les travailleurs réguliers qui incite les entreprises à embaucher des salariés temporaires pour avoir plus de flexibilité de l’emploi», écrit le rapport. Avant d’ajouter qu’il est néanmoins essentiel pour le pays d’accroître sa productivité. Pour parvenir à davantage de cohésion sociale, l’OCDE préconise non seulement une meilleure couverture sociale pour les travailleurs précaires, mais encore une réforme en profondeur des moyens de formation, une amélioration du système d’éducation et une plus grande internationalisation des universités qui doivent se tourner davantage vers l’innovation. Innovation dont le Japon va devoir faire preuve pour gérer l’après Fukushima. Il va lui falloir négocier en douceur son virage du nucléaire vers les énergies renouvelables. Il va lui falloir aussi restructurer son secteur agricole, particulièrement important pour la région très touchée de Tohoku. Un secteur particulièrement sensible en termes d’électeurs, rappelle l’OCDE, que le Japon veut préserver à tout prix, mais qui complique régulièrement ses relations avec l’étranger dès qu’il s’agit de signer des traités de libre-échange. À l’heure où le pays entame des négociations commerciales avec l’Union européenne d’une part et avec les États-Unis d’autre part, l’avertissement de l’Organisation de coopération et de développement économiques tombe à point nommé.

Airbus : gros contrat au Japon

Airbus : gros contrat au Japon

 

. Selon une information dévoilée hier dans le « Nikkei », et confirmée par « Les Echos », Japan Airlines serait sur le point de commander à l’avionneur européen 20 A350-1000, équipés de 350 sièges, pour un prix catalogue estimé à 400 milliards de yens (3,3 milliards d’euros). Si JAL et Airbus refusent pour l’instant de confirmer l’information, des sources proches des négociations affirment que l’opération est « bien partie » et qu’elle pourrait être conclue dans les tout prochains mois. Ce contrat représenterait une percée historique pour Airbus dans un ciel japonais où il ne détient que 10 % du marché, alors qu’il contrôle 50 % des ventes d’avions sur l’ensemble de la planète. L’annonce d’une vente d’avions Airbus va mobiliser dès ce matin les officiels américains et tous leurs lobbies au sein de l’administration et de la communauté d’affaires japonaise. Ils vont chercher à imposer le Boeing 777-X, toujours en phase de développement, à JAL, qui doit remplacer à partir de 2017 sa flotte vieillissante de 777. La pression américaine va toutefois se heurter à une partie du management de JAL qui veut, elle aussi, diversifier les fournisseurs de la compagnie pour disposer d’un meilleur pouvoir de négociation sur les prochaines commandes d’avions et pour éviter d’exposer sa flotte à des incidents similaires à celui de la batterie du Boeing 787. Comme ANA, son grand concurrent local, JAL perd chaque jours depuis janvier des sommes colossales en maintenant au sol ses Dreamliner.  La décision de Japan Airlines va aussi intervenir quelques semaines après le lancement officiel des négociations commerciales entre l’Union européenne et le Japon, qui veulent définir rapidement un accord de libre-échange. Une trop lourde pression de Tokyo sur l’état-major de la compagnie privée japonaise pourrait avoir un effet néfaste sur les pourparlers, surveillés de près par Paris, qui dénonce depuis des années « l’injustice » avec laquelle Airbus a été traité dans l’Archipel. S’il a été systématiquement écarté des grandes commandes de JAL et ANA, l’avionneur européen a tout de même réussi à placer depuis 1980 une centaine d’appareils dans le pays grâce à l’apparition depuis 2011 dans le ciel japonais de plusieurs compagnies low cost, telles que Jetstar Japan ou Skymark.

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