Archive pour le Tag 'japon'

Page 6 sur 8

Croissance : récession surprise au Japon

Croissance : récession surprise au Japon

 

Résultat de la baisse de la demande mondiale et d’une diminution de la consommation interne, le Japon crée la surprise en retombant en récession. Un mauvais signe après le tassement en Chine sur la santé de l’économie mondiale. Le monde se rapproche d’une nouvelle crise et le Japon vient de démontrer que la hausse des impôts via la TVA était un remède de cheval qui tuait la croissance. En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,6%, un repli qui vient après la contraction (révisée) de 7,3% enregistrée au deuxième trimestre, dans la foulée d’une hausse de la TVA entrée en vigueur le 1er avril.  Les économistes avaient anticipé une hausse de 2,1% du PIB de la troisième puissance économique mondiale, mais la consommation et les exportations sont restées atones, lestant les entreprises de stocks importants. Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment déclaré que les données du PIB du troisième trimestre pèseraient lourd dans sa décision de reporter ou non une nouvelle hausse de la TVA, qui doit normalement intervenir en octobre 2015. Après avoir été relevée de 5% à 8% le 1er avril, la TVA doit passer à 10% l’année prochaine. L’Etat japonais a besoin de rentrées fiscales supplémentaires pour contenir un endettement qui dépasse les 200% du PIB. Selon les médias japonais, le Premier ministre, qui rentre ce lundi d’une tournée d’une semaine l’ayant mené en Chine, au Myanmar et en Australie, pourrait annoncer dès mardi sa décision de reporter la hausse de la TVA. Il pourrait également faire état dans la foulée de son intention de convoquer des élections législatives anticipées, qui, selon des élus du parti libéral démocrate au pouvoir, pourraient être organisées le 14 décembre. D’après des experts, Shinzo Abe veut profiter d’une cote de popularité encore relativement favorable pour renforcer sa position à la tête du pays et poursuivre une politique économique visant à sortir le Japon de deux décennies de déflation mais aussi des orientations plus contestées, comme une prise de distance par rapport au pacifisme observé par le pays depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

 

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

 

Une croissance insignifiante (0.5%  en 2014 du faiat notamment de l’effet négatif de la taxe sur la consommation)) un chômage qui monte en septembre et le japon se décide à régir vivement en soutenant la croissance par un nouvel assouplissement monétaire. Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Haruhiko Kuroda, a estimé vendredi, après l’annonce d’une expansion de la politique monétaire de l’institution, que l’archipel se trouvait « à un moment critique dans son combat contre la déflation ». C’est pour cette raison que la BoJ a annoncé, contre toute attente, de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire. Elle va désormais augmenter la base monétaire de 80.000 milliards de yens (583 milliards d’euros) par an, contre 60 à 70.000 milliards auparavant.  La BoJ table à présent sur une croissance de 0,5% pour l’année en cours contre 1% annoncé en juillet et 1,4% précédemment. (Crédits : reuters.com) latribune.fr (avec AFP)  |  31/10/2014, 8:30  -  366  mots Si l’on s’en tient à sa prévision initiale de 1,4%, la nouvelle hypothèse de croissance de la BoJ a été presque divisée par trois à 0,5%. Alors que l’inflation ralentit, l’institut monétaire a annoncé de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire.  La banque centrale nippone abaisse ses estimations pour l’inflation, qui devrait s’établir à 1,2% sur la période (en excluant l’effet taxe), contre 1,3% escompté auparavant, et à seulement 1,7% l’année suivante (avril 2015 à mars 2015), contre une prévision initiale de 1,9%.  Même si l’institut d’émission ne reporte pas officiellement son objectif de 2%, dit de stabilité des prix, il reconnaît implicitement que celui-ci ne devrait finalement être atteint qu’en 2016. La BoJ pointe « le déclin de la demande » consécutif à l’entrée en vigueur le 1er avril d’une taxe sur la consommation, équivalente de la TVA française, à 8% (contre 5% auparavant), ainsi qu’ »une certaine faiblesse des exportations« .

 

Japon : baisse de la consommation des ménages

Japon : baisse de la consommation des ménages

Plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre cette biaise mais notamment la crise mondiale qui est loin d’être terminée. Les dépenses des ménages japonais ont en effet enregistré au mois de juillet un repli plus important que prévu et la production industrielle est restée atone, autant de signes suggérant que les effets du relèvement du taux de TVA intervenu en avril pourraient encore se prolonger. Selon les statistiques publiées vendredi par le gouvernement, la consommation a reculé de 5,9%, plus que la prévision médiane des économistes (-3,0%), en raison de la hausse de la TVA mais aussi du mauvais temps qui n’a pas incité les Japonais à faire des achats. « Le relèvement de la TVA a eu un impact sur le pouvoir d’achat. Et les fortes tempêtes de pluie de cet été ont aggravé la situation. Les dépenses vont repartir, mais ce sera long », estime Hiroaki Muto, économiste chez Sumitomo Mitsui Asset Management. En juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 3,3% – conformément aux attentes des économistes -, en excluant des éléments volatils comme ceux des produits frais mais en prenant en compte ceux de l’énergie. Si l’on fait abstraction des conséquences de l’augmentation de la TVA, l’inflation s’élève à 1,3%. La Banque du Japon (BoJ) s’est promis d’atteindre l’an prochain un taux de 2%. La production industrielle, en berne, pâtit de la faible demande : elle n’a progressé que de 0,2% en juillet. Ce chiffre marque un rebond par rapport au mois de juin, lorsqu’elle avait chuté de 3,4%, mais il est inférieur à celui de 1% que prévoyaient les analystes consultés par Reuters. Sur le front de l’emploi, le taux de chômage est passé de 3,7% à 3,8% entre juin et juillet. Le relèvement de trois points du taux normal de TVA a produit des effets spectaculaires : le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 6,8% en rythme annualisé au cours du deuxième trimestre.

 

Japon : forte récession

Japon : forte récession

L’impôt qui tue, le Japon vient d’en faire l’expérience avec la hausse de la TVA (un impôt inventé par la France !!)L’économie japonaise s’est contractée de 6,8% en rythme annualisé lors du trimestre avril-juin, sa contraction la plus forte depuis le séisme et le tsunami de mars 2011, la hausse de la TVA ayant pesé sur les dépenses des ménages, selon les chiffres publiés mercredi par le gouvernement. Les économistes de marché anticipaient un recul de 7,1% du produit intérieur brut (PIB). Lors du trimestre janvier-mars, l’économie avait affiché une croissance de 6,1%, les consommateurs ayant anticipé leurs achats en prévision de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril. D’un trimestre à l’autre, la richesse économique a reculé de 1,7%, alors que le marché tablait sur un repli de 1,8%. La consommation privée, qui représente 60% de l’économie japonaise, a particulièrement souffert de la hausse de la TVA. Elle a reculé de 5% sur le trimestre, alors que le marché attendait une baisse de 4,3%.

 

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

 

En tachetant massivement des actifs, la Banque centrale choisit délibérément de soutenir une économie encore faiblarde. La Banque du Japon a maintenu mardi sa politique monétaire ultra-accommodante et légèrement réduit sa prévision de croissance pour l’exercice en cours afin de refléter le ralentissement des exportations et le tassement de la consommation des ménages après la hausse de la TVA en avril. Comme attendu, la banque centrale a voté à l’unanimité le maintien de sa politique instaurée en avril 2013 et qui se traduit par des rachats d’actifs de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an (434-506 milliards d’euros), ce soutien à l’activité ayant pour objectif de revenir à un taux d’inflation de 2% l’an prochain pour en finir avec des années de déflation. Dans son communiqué, la BoJ dit s’attendre à ce que l’impact de la hausse de la TVA s’atténue progressivement et elle réaffirme son analyse d’une reprise modérée de l’économie. Elle a ajusté sa prévision de croissance pour l’exercice clos en mars 2015 à 1,0%, au lieu des 1,1% qu’elle anticipait il y a trois mois, mais sa nouvelle projection est supérieure aux 0,9% qu’attendaient en moyenne les économistes interrogés par Reuters. Elle a en revanche réitéré ses prévisions de croissance pour les deux exercices suivants et confirmé également ses projections pour l’évolution des prix, avec un taux d’inflation qui devrait atteindre 1,9% en 2015/2016 puis 2,1% en 2016/2017. La banque centrale continue de parler d’ »augmentation modérée » des investissements des entreprises, d’amélioration de leurs bénéfices et de fermeté de la consommation des ménages, montrant ainsi qu’elle prévoit un rebond de la croissance après la contraction du produit intérieur brut (PIB) prévue au deuxième trimestre en conséquence du relèvement de la TVA. Le taux d’inflation (hors éléments volatils) était de 1,4% en mai sur un an, en faisant abstraction de la hausse de la TVA, mais bon nombre d’analystes s’attendent à ce qu’il ralentisse dans les prochains mois. La BoJ publie ses projections à long terme tous les six mois, en avril et en octobre, et les réexamine en janvier et en juillet.

 

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

 

Finalement l’ignorance économique est une tare bien partagée dans le monde. Le japon vient d’imiter l’Europe en matraquant fiscalement la consommation. Résultat la consommation s’écroue de 8% sur un an. La consommation japonaise victime de la hausse la TVA. Le ministère des Affaires intérieures des chiffres a annoncé, ce vendredi 27 juin, une chute de -8% en mai sur un an, alors que les économistes prédisaient -2%.  Les ventes au détail n’ont décliné que de 0,4% en mai sur un an, contre plus de 4% en avril. L’explication se trouve dans les arbitrages. Dans les mois précédant l’augmentation de 5 à 8% de la taxe à la consommation, fixée au 1er avril, les acheteurs s’étaient rués dans les boutiques. A contrario, en avril et mai, ils ont en partie vécu sur leurs stocks les premières semaines et n’ont pas ou peu investi dans des biens durables ou semi-durables pas plus que dans les travaux de rénovation de leurs logements, tout en réduisant les dépenses moins indispensables afin de privilégier le reste. Et pour cause: du fait de cette hausse de taxe, les prix à la consommation, hors ceux des produits périssables, ont bondi de 3,4% en mai sur un an, du jamais vu en 32 ans. Si le Japon n’a pas encore officiellement annoncé la fin de la déflation qui a sévi pendant une quinzaine d’années, les tarifs ont quand même recommencé à grimper nettement depuis l’an passé: +1,3% entre décembre 2013 et mars 2014.  Au-delà des oscillations brutales liées à la hausse de taxe, l’important sera de voir si la troisième puissance économique mondiale sera capable d’augmenter la demande intérieure dans les prochain mois, sans seulement compter sur l’aide des pouvoirs publics. Pour cela, estiment les économistes, il n’y pas de mystère, il faut que les revenus augmentent. C’est un enjeu de taille pour la politique de relance « Abenomics » du Premier ministre de droite Shinzo Abe qui a promis au patronat une baisse des impôts sur les bénéfices des sociétés en échange d’une plus grande générosité salariale. Si ces appels du pied ne sauraient suffire, un autre élément va dans le bon sens: l’embellie sur le marché de l’emploi. En mai, le chômage est tombé à 3,5% de la population active, un record de faiblesse depuis décembre 1997. Certains secteurs, comme celui du bâtiment, ont besoin de main-d’œuvre, du fait de la demande liée à la reconstruction après la catastrophe du nord-est en 2011 et avant les jeux Olympiques à Tokyo en 2020. La demande de personnels est également dans le secteur des soins à la personne du fait d’une population âgée en forte croissance.

 

Japon : vers une stagnation de l’économie

Japon : vers une stagnation de l’économie

Le Japon a enregistré un déficit commercial record sur l’exercice clos en mars, avec une croissance des exportations à son plus bas niveau depuis un an, selon des chiffres publiés lundi qui relancent le débat sur d’éventuelles nouvelles mesures de la Banque du Japon pour soutenir l’activité. Après une progression de 9,8% en février, les exportations de la troisième économie mondiale ont augmenté de seulement 1,8% en mars par rapport au même mois de 2013, leur plus faible croissance depuis un an, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 6,3%. La hausse des exportations vers la Chine, notamment, a ralenti à 4,3% sur un an après un bond de 27,6% en février, et les livraisons vers les Etats-Unis n’ont augmenté que de 3,5%, leur plus faible gain annuel depuis décembre 2012 quand elles avaient reculé de 0,8%, selon les données publiées par le ministère des Finances. Les importations ont dans le même temps augmenté de 18,1% sur un an, après une hausse de 9,0% en février, alors que les économistes prévoyaient en moyenne un gain de 16,2%. La balance commerciale a dû coup été déficitaire pour le 21e mois consécutif avec un solde négatif de 1.446 milliards de yens (10,2 milliards d’euros). Sur l’ensemble de l’exercice clos fin mars, le déficit commercial a atteint un niveau record de 13.750 milliards de yens (97 milliards d’euros). En volume, les exportations ont baissé de 2,5% en mars par rapport à mars 2013, ce qui montre les limites de la politique de dépréciation du yen. La baisse de la devise, censée favoriser les exportations, a aussi eu pour effet d’accroître la facture énergétique alors que le pays a dû fortement augmenter ses importations d’énergie fossile pour compenser la fermeture de ses centrales nucléaires après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011. Les délocalisations de capacités manufacturières des grands groupes japonais ont en outre atténué l’apport du yen faible sur le secteur exportateur. Or Tokyo compte sur les exportations, moteur historique de l’économie nippone, pour compenser toute baisse de la demande intérieure après la hausse de trois points de la TVA, de 5 à 8%, intervenue le 1er avril. « On s’achemine vers une stagnation de l’économie pendant l’été », déclare Takeshi Minami, chef économiste du Norinchukin Research Institute. La Banque du Japon (BoJ) a exclu de nouvelles mesures sur le court terme, estimant que l’économie poursuit sa reprise et que l’objectif d’un taux d’inflation à 2% dans deux ans est en vue, mais les marchés spéculent de plus en plus sur une action d’ici juillet quand la banque centrale publiera ses perspectives semestrielles. « Si les exportations ne repartent pas et que la demande intérieure baisse plus que prévu en avril et en mai, la Banque du Japon pourrait assouplir sa politique dès juin ou juillet », juge Naoki Iizuka, économiste chez Citigroup Global Markets Japan. Les économistes prévoient une contraction de l’économie sur le trimestre en cours en raison de la majoration de la TVA mais anticipent le retour à une croissance modérée ensuite. Le gouvernement a réduit ses prévisions économiques pour la première fois depuis 2012 en raison de l’impact de la hausse de la TVA mais continue de tabler sur une reprise modérée qui, selon lui, ne justifie pas de nouvelles mesures de soutien.

Japon: croissance seulement de 1,5% en 2013

Japon: croissance seulement de  1,5% en 2013

Pour 2013, la croissance a aussi été revue un peu moins vigoureuse, à 1,5% (contre 1,6%).  Même si c’est un tout petit peu mieux qu’en 2012 (1,4%) et si cela représente le meilleur résultat depuis 2010, cela constitue une déception pour l’équipe du Premier ministre de droite Shinzo Abe qui, dès son arrivée au pouvoir fin 2012, avait fait de la relance sa priorité.  Cette politique avait d’ailleurs été confortée par un début d’année en fanfare sur le plan macro-économique, ce qui avait attiré l’attention de responsables politiques de pays européens en pleine cure d’austérité.  Rapidement le gouvernement nippon avait mis le paquet pour relancer la machine, malade d’une déflation chronique depuis 15 ans. Il a engagé des dépenses budgétaires pour soutenir l’activité (l’équivalent de 70 milliards d’euros en 2013 puis 35 milliards supplémentaires début 2014) et poussé la Banque du Japon à assouplir sa politique monétaire, ce qui a fait plonger le yen, au bonheur des grandes entreprises exportatrices japonaises. Le Premier ministre a promis en outre des réformes structurelles pour doper le potentiel économique, la troisième « flèche » d’une stratégie popularisée sous le vocable d’ »Abenomics » via une stratégie de communication minutieuse.  Mais au quatrième trimestre 2013, la consommation des ménages et les investissements des entreprises n’ont progressé que modérément et les investissements publics ont moins contribué à la croissance, à mesure que s’épuisaient les fonds du premier plan de relance de M. Abe et avant les dépenses du deuxième.  L’activité de l’archipel a en outre été freinée par le lourd déficit de sa balance commerciale. « La faible croissance économique mondiale pèse sur les exportations, tandis que les importations grimpent du fait d’un surcroît de demande avant la hausse d’une taxe sur la consommation », a expliqué Marcel Thieliant, du centre de recherches Capital Economics.  Cette taxe, équivalente de la TVA française, va augmenter de 3 points au 1er avril, à 8%, ce qui incite des ménages à acheter des produits qu’ils auraient acquis sinon plus tard, afin de profiter jusqu’au bout du taux à 5%. Et comme les industriels japonais ont délocalisé une partie de leur production dernièrement, l’archipel doit importer davantage pour sa propre consommation.  Le Japon doit en outre importer massivement des hydrocarbures pour compenser l’arrêt de ses réacteurs nucléaires après l’accident de Fukushima, dont le troisième anniversaire sera célébré mardi avec celui du séisme et du tsunami dans le nord-est qui avaient ravagé le nord-est du pays (plus de 18.000 morts directs).  Le déséquilibre des comptes extérieurs nippons s’aggrave même en ce début d’année, avec un déficit courant record équivalent à 11 milliards d’euros en janvier, ont montré d’autres statistiques officielles lundi.  Pour les mois à venir, la principale inconnue réside dans la manière dont l’économie japonaise supportera la hausse de la pression fiscale, destinée à apaiser l’envolée de la colossale dette publique. Le surcroît de consommation attendu au premier trimestre risque d’être suivi d’un comportement plus prudent des ménages une fois la taxe augmentée début avril, d’autant que leur pouvoir d’achat subira le retour de l’inflation.  Le sort de la reprise pourrait dès lors résider dans la décision des entreprises d’accorder ou non les hausses de salaires réclamées par les syndicats, alors que près des trois-quarts des Japonais disaient ne pas ressentir les bienfaits des « Abenomics » d’après un récent sondage.

Japon : déficit commercial record en 2013 de 82 milliards d’euros

Japon :  déficit commercial record en 2013 de 82 milliards d’euros

Le déséquilibre de la balance commerciale de la troisième puissance économique mondiale s’est élevé à 11.475 milliards de yens (82 milliards d’euros au taux de change actuel). Il a augmenté de 65% par rapport à celui de 2012 qui constituait le précédent record pour un pays autrefois habitué aux excédents commerciaux portés par ses puissants secteurs exportateurs (automobile, électronique grand public, machinerie, etc.).  Les importations ont augmenté en valeur de 15% pour atteindre 81.262 milliards de yens (580 milliards d’euros), leur niveau le plus haut depuis le lancement de cette statistique sous cette forme en 1979.  Leur montant a été mécaniquement relevé par la forte dépréciation du yen (21% face au dollar et 26% face à l’euro en 2013), entraînée par l’assouplissement considérable de la politique monétaire décidée en avril par la Banque du Japon afin de lutter contre la déflation.  Les dépenses en pétrole (+16%) et gaz naturel liquéfié (GNL, +18%), qui pèsent lourd dans la balance, ont particulièrement grimpé.  La baisse de la devise nippone est d’autant plus ressentie que l’archipel doit se passer de la totalité de ses réacteurs nucléaires, arrêtés par précaution après l’accident de Fukushima de mars 2011. Pour compenser, les compagnies d’électricité doivent importer davantage de GNL afin de faire tourner davantage leurs centrales thermiques.  Mais le Japon a dû aussi payer davantage de yens pour importer des produits alimentaires (+10% en valeur), des vêtements (+21%), des ordinateurs (+17%), des semiconducteurs (+37%) et des téléphones – notamment des smartphones – (+25%).  L’archipel est d’autant plus dépendant de la production étrangère que nombre d’industriels nippons ont transféré leurs usines dans d’autres pays d’Asie où ils produisent aussi pour la clientèle japonaise.  Par région, le déficit nippon s’est aggravé avec la Chine (plus de 5.000 milliards de yens, 36 milliards d’euros), son premier fournisseur qui lui expédie entre autres les téléphones intelligents qui connaissent un vrai boom dans l’archipel.  Le déséquilibre du Japon a aussi empiré avec les pays du Moyen-Orient, son premier fournisseur de pétrole (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis) et de GNL (Qatar, EAU).  La valeur des exportations a grimpé de son côté de presque 10% à 69.788 milliards de yens (498 milliards d’euros), augmentée elle aussi par la chute du yen, mais pas suffisamment pour compenser le bond des importations.  Les recettes de ventes des biens « made in Japan » ont crû, notamment du côté des voitures (+15%), des générateurs électriques (+11%), des produits chimiques (+18%) et sidérurgiques (+9%).  Au final, les revenus tirés des exportations de l’archipel ont augmenté vis-à-vis de la Chine (+10%), des Etats-Unis (+16%), son premier client envers lequel le Japon a augmenté son excédent commercial (6.120 milliards de yens, 44 milliards d’euros) et à l’égard de l’Union européenne (+8%), avec qui l’archipel est néanmoins resté en léger déficit.  Lors du seul mois de décembre, le déficit commercial a doublé sur un an, à 1.302 milliards de yens (9 milliards d’euros), avec une montée de 25% des importations, non compensée par une hausse de 15% des exportations.   »Le déficit commercial devrait s’aggraver davantage au premier trimestre 2014, car les consommateurs japonais vont augmenter leurs achats en prévision d’une hausse de la taxe sur la consommation en avril », a prévenu Marcel Thieliant, chercheur à Capital Economics. « A l’avenir, les volumes d’exportations pourraient toutefois rebondir grâce à la reprise de la croissance mondiale », a-t-il ajouté.  Les entreprises japonaises ont jusqu’à présent profité de la chute du yen pour élever leurs revenus mais ne l’ont pas utilisée pour abaisser leurs prix à l’étranger. Le volume des exportations nippones a en conséquence peu progressé, ce qui a limité les retombées positives de la dépréciation du yen sur la croissance nippone.

 

Croissance Japon: coup de frein

Croissance Japon: coup de frein

Une estimation préliminaire à la mi-novembre avait établi la croissance à +0,5% au troisième trimestre, mais de nouveaux calculs publiés lundi par le gouvernement ont fait état d’une activité un peu plus amorphe à cause d’investissements (hors immobilier) et d’ajustements des stocks des entreprises moins profitables à l’économie qu’escomptés.  Le coup de frein est net par rapport aux premier et deuxième trimestres: dopé par un rebond de la consommation des ménages, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale avait augmenté de 1,1% puis 0,9%.  Les ménages, dont les revenus stagnent, ont à peine augmenté leurs dépenses au troisième trimestre, bien que de nombreux économistes prévoient un rebond avant la hausse en avril de la taxe sur la consommation.  La croissance a en outre fortement pâti d’un lourd déficit commercial au troisième trimestre, alors que jadis le pays était abonné aux excédents grâce à la puissance de ses industries exportatrices dans l’automobile et l’électronique.  De plus la dépréciation du yen d’un quart de sa valeur face au dollar et à l’euro en un an a rendu plus coûteuses ses importations à un moment où, privé de réacteurs nucléaires deux ans et demi après la catastrophe de Fukushima, l’archipel doit acheter toujours plus d’hydrocarbures pour produire son électricité.  L’économie japonaise a en revanche pu s’appuyer sur une progression robuste des investissements publics, favorisés par des dépenses gouvernementales supplémentaires d’environ 70 milliards d’euros débloqués en début d’année par le nouveau pouvoir conservateur.  Ces fonds destinés entre autres à accélérer la reconstruction des zones du nord-est ravagées par le tsunami du 11 mars 2011 ont dopé particulièrement l’activité dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.  Le gouvernement a approuvé jeudi dernier une nouveau plan de dépenses, équivalent à 40 milliards d’euros supplémentaires, toujours pour soutenir la région dévastée du Tohoku mais aussi préparer les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.  Cette prodigalité constitue le premier pan (ou « flèche ») de la politique du Premier ministre de droite Shinzo Abe, revenu au pouvoir en décembre 2012, pour relancer l’économie et la sortir d’une déflation d’une quinzaine d’années, une tâche dont il a fait la priorité de son début de mandat.  Deuxième vecteur, M. Abe a poussé la Banque du Japon à assouplir considérablement sa politique monétaire en avril, sous l’égide du nouveau gouverneur, Haruhiko Kuroda, qu’il a lui-même choisi.  Ce changement de cap a favorisé la chute du yen sur le marché des changes, ce qui augmente les revenus des entreprises japonaises exportatrices, une fois leurs profits convertis en yens, et dope par conséquent la Bourse de Tokyo, au plus haut ces dernières semaines en près de six ans.  Les « Abenomics » comportent une troisième « flèche », décrite à grand trait par son inspirateur mais pas encore tirée, qui est censée augmenter le potentiel de croissance du pays. Pour ce faire, le gouvernement veut restructurer un secteur agricole jugé peu productif, conclure des accords de libre-échange avec les Etats-Unis et l’Union européenne, réduire les impôts pesant sur les entreprises et faire adopter un certain nombre de « dérégulation » du marché du travail.

 

Japon : nouveau plan de relance

Japon :  nouveau plan de relance

 

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe prépare un nouveau plan de relance de 18.600 milliards de yens (134 milliards d’euros) cette semaine, sans qu’il soit nécessaire d’emprunter plus pour le financer. Le dispositif doit être approuvé en conseil des ministres jeudi, ont déclaré des sources au fait du dossier mercredi. Shinzo Abe avait déjà mis en route dans le courant de l’année un plan de relance de l’économie de 20.000 milliards de yens, dans le but de mettre fin à 15 années de déflation et de croissance molle. Pour l’essentiel, le nouveau programme reprendra des mesures ordonnées par Abe en octobre et destinées à amortir le choc d’une hausse de la TVA en avril 2014, ont ajouté les sources. Il ne sera pas nécessaire d’emprunter car il sera financé par des recettes fiscales qui ont dépassé les projections initiales en raison de la reprise de la croissance et par des fonds provenant d’autres postes budgétaires mais qui n’ont pas été mobilisés, ont encore dit les sources.

 

Japon: déficit extérieur record

Japon:  déficit extérieur record

Le déficit commercial japonais a atteint le mois dernier 932 milliards de yens (7 milliards d’euros), à cause d’une forte dépréciation du yen qui renchérit les importations. Il s’agit du quinzième mois d’affilée de déficit enregistré par la balance commerciale de l’archipel, une série jamais vue depuis le lancement de cette statistique sous cette forme il y a 35 ans. La valeur des importations a grimpé de 16,5% bien que leur volume se soit réduit de 2,2%. La principale raison en est la dépréciation de plus de 25% subie par le yen depuis l’année dernière face au dollar et à l’euro, en raison de l’assouplissement monétaire décidé par la banque centrale du Japon (BOJ) dans le cadre de la politique économique du dirigeant conservateur Shinzo Abe, redevenu Premier ministre en décembre. Les achats en valeur de téléphones portables et autres équipements de télécommunications depuis l’étranger se sont envolés de 63,5%, ceux de semi-conducteurs de 59%. Ces produits sont importés par le Japon depuis les pays asiatiques et notamment la Chine où les groupes nippons les produisent eux-mêmes ou les confient à des tiers, ce qui a entraîné une aggravation du déficit subi par l’archipel vis-à-vis de l’Empire du milieu – son premier fournisseur. Bien que peu changées d’une année sur l’autre, les importations de pétrole, gaz et charbon sont restées en outre très onéreuses, deux ans et demi après la catastrophe de Fukushima qui a entraîné l’arrêt temporaire de tous les réacteurs nucléaires de l’archipel. « Il est peu probable que des réacteurs nucléaires soient relancés cette année, au vu de l’état de l’opinion » majoritairement méfiante vis-à-vis de l’atome, a expliqué Junko Nishioka, économiste chez RBS Securities, citée par Dow Jones Newswires. « Cela signifie que le Japon restera très dépendant des importations d’énergie, et que la hausse des revenus tirés des exportations grâce à l’affaiblissement du yen ne suffira pas à inverser le déficit commercial », a-t-elle ajouté.  Le moindre renchérissement du yen élève en effet les revenus tirés à l’étranger de la vente des produits japonais, une fois les recettes converties en monnaie nippone. En septembre, ce phénomène a contribué à une augmentation de 11,5% des exportations en valeur, bien qu’elles se soient effritées de 1,9% en volume. Les ventes à l’étranger de voitures fabriquées au Japon ont notamment rapporté 34% de plus sur un an, celles de générateurs d’électricité 10% et celles de produits chimiques 16%. « Les exportations n’ont pas grimpé autant qu’espéré. Les ventes vers l’Union européenne se sont certes reprises après leur plus bas atteint au moment de la crise d’endettement, mais celles vers les Etats-Unis et le reste de l’Asie sont restées mitigées », a déclaré à l’AFP Masahiko Hashimoto, économiste à l’Institut de recherche Daiwa. Il a ajouté que le Japon risquait de rester en déficit commercial encore un moment pour « des raisons structurelles » (facture énergétique et yen faible), alors que ce pays était autrefois habitué à de larges excédents soutenus par la puissance de ses industries automobile et électronique, entre autres.

 

Le Japon critique les 35 heures de la France

Le Japon critique les 35 heures de la France

 

 

« Entre les 35 heures, les salaires et les prélèvement sociaux particulièrement élevés, l’environnement de travail n’est pas favorable à l’investissement alors que la main d’œuvre  représente une part significative de nos coûts », a critiqué Mitsuo Okamato dans le quotidien Le Parisien.  Le groupe est installé depuis près de 40 ans (1965) en France mais « à dire vrai, aujourd’hui, s’il s’agissait d’investir pour la première fois en France, nous y réfléchirons à deux fois », a-t-il ajouté.  Ces remarques ont été publiées alors que le groupe devait annoncer un investissement de 40 millions d’euros sur ses trois sites de production en France, qui devrait déboucher sur la création de « plusieurs dizaines » d’emploi.  Et ce, en présence du ministre français du Redressement économique Arnaud Montebourg et de son homologue du Commerce extérieur Nicole Bricq à l’occasion de l’inauguration du siège européen du groupe à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).  M. Okamato a du reste tempéré ses propos à cette occasion, en regrettant que « dans un quotidien du matin, (ils) aient été mal compris ».   »Si nous investissons en France, depuis plus de 20 ans, c’est que nous sommes convaincus de l’excellence industrielle de votre pays », a-t-il déclaré. « Ici en France, les technologies, le personnel et le marché existant en sont les atouts majeurs. (?). La position géographique de la France et la qualité des infrastructures font parties des atouts de votre pays », a-t-il dit.  L’investissement projeté vise à augmenter de 50% la production des trois usines françaises: Château-du-Loir (Sarthe), spécialisé dans les presses plieuses et les cisailles, Charleville-Mézières (Ardennes), qui fabrique des poinçonneuses, et Auffay (Seine-Maritime), qui produit des outils destinés à équiper des poinçonneuses.  Ces investissements vont permettre de créer 20% d’emplois supplémentaires sur ces sites, soit « plusieurs dizaines d’emplois », assure Amada dans un communiqué.  Actuellement, environ 340 salariés travaillent sur les trois sites, dont l’activité ne cesse de croître.  Sept millions d’euros ont déjà été engagés dans un centre d’usinage, le foncier et la rénovation d’usinage. Le reste le sera entre fin 2013 et 2014, a précisé le fabricant des machines et solutions de production pour le travail de la tôle fine (découpe laser, poinçonnage, pliage et soudure).  En juillet, le groupe avait indiqué qu’il songeait à accueillir de nouvelles activités logistiques, un centre de maintenance de fibres laser à Charleville-Mézières notamment.  En 2012, cette usine a réalisé un chiffre d’affaires combiné de 77 millions d’euros, tandis que l’usine normande d’Auffay a enregistré 6,5 millions d’euros.  En plus des sites industriels, Amada France dispose d’agences commerciales à Toulouse, Lyon et Nantes, en sus de son siège social, jusqu’ici seulement français, à Tremblay-en-France.  Au total, la filiale française compte environ 540 personnes pour un chiffre d’affaires de 160,5 millions d’euros en 2012, en hausse de près de 11% sur un an.   »

 

Japon : un TGV à 500 km/h

Japon : un  TGV à 500 km/h

 500 km/h pour le nouveau train à grande vitesse japonais un train à sustentation magnétique. Le principe est un peu le même que lorsqu’on essaie de rapprocher deux aimants : le trail et le rail se repoussent mutuellement. Du coup, il n’y a plus de frottement, ce qui permet d’atteindre des vitesses phénoménales. Le L0 permettra par exemple de relier Tokyo à Nagoya -286 kilomètres- en 40 minutes. C’est deux fois moins que le temps de trajet record aujourd’hui. Pour optimiser le trajet, il faudra aussi faire en sorte que la ligne soit la plus droite possible. 248 kilomètres de tunnels vont devoir être creusés, au milieu des « Alpes japonaises ». Un projet titanesque à 52 milliards de dollars, censé aboutir en 2027. Mais les experts craignent que le L0 ne soit obsolète avant même d’avoir vu le jour. Pour des raisons non pas technologiques, mais démographiques : la population japonaise va tellement se réduire sous le coup du vieillissement que l’utilité de ce train futuriste est remise en cause avant même son lancement.

Croissance Japon : hausse au 2 ème trimestre

Croissance Japon : hausse au 2 ème trimestre

 

Les chiffres de la croissance japonaise pour le trimestre avril-juin ont été révisés en nette hausse lundi en raison d’une amélioration de l’investissement, l’expansion économique ressortant à 0,9% par rapport au trimestre précédent, a annoncé le gouvernement. La hausse du produit intérieur brut (PIB) avait d’abord été estimée à 0,6%. Les chiffres révisés donnent une croissance annualisée de 3,8% au lieu d’une estimation initiale de 2,6%. Les économistes anticipaient en moyenne un rythme de 3,7%. Ce troisième trimestre consécutif de croissance confirme que la reprise économique est en marche au Japon, et suffisamment solide pour supporter une augmentation de la TVA destinée à réduire le déficit des finances publiques, même si l’entourage du Premier ministre Shinzo Abe assure que la décision n’a pas encore été prise. L’annonce est intervenue quelques heures après l’attribution à Tokyo de l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2020, qui selon le gouvernement viendra renforcer la croissance de la troisième économie mondiale. La décision du Comité international olympique et la révision à la hausse des chiffres du PIB ont fait gagner 2,48% à la Bourse de Tokyo lundi, l’indice Nikkei signant sa meilleure clôture depuis le 6 août. L’investissement, en particulier, a été revu en hausse à +1,3% sur avril-juin au lieu d’un tassement de 0,1% annoncé en première estimation, marquant ainsi sa première progression en six trimestres. « Les entreprises remplacent de vieux équipements et c’est cela qui explique la forte révision à la hausse du PIB », juge Hiroaki Muto, économiste chez Sumitomo Mitsui Asset Management. « Dans ce contexte, le gouvernement pourra procéder à la hausse de la TVA comme prévu. »

 

Japon : la politique monétaire accommodante fait baisser le chômage

Japon : la politique monétaire accommodante fait baisser le chômage

 Le taux de chômage au Japon en données corrigées des variations saisonnières s’est inscrit en juillet à 3,8% de la population active (contre 3,9% en juin), soit le niveau le plus bas depuis octobre 2008, selon des statistiques publiées vendredi qui confortent la politique de relance du gouvernement de Shinzo Abe. L’inflation hors produits alimentaires frais ressort elle en juillet à 0,7% par rapport à juillet 2012 (contre 0,4% en juin). C’est le deuxième mois d’affilée de hausse des prix au Japon, où la Banque centrale s’efforce de sortir de la déflation. Il faut remonter à novembre 2008 pour retrouver une progression plus importante (+1,0% à l’époque). Cette statistique sur les prix prend en compte les produits pétroliers mais pas les produits alimentaires frais. « Il est plus aisé pour les détaillants de vêtements et de produits haut de gamme de répercuter une hausse des coûts sur les consommateurs, ce qui est un signe positif indiquant que les dépenses des ménages restent fortes », relève Shuji Tonouchi, de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities. « Cependant, la progression des prix à la consommation continue de s’expliquer majoritairement par l’énergie, et la pression à la hausse des tarifs de l’énergie devrait probablement ralentir dans les mois à venir », ajoute-t-il, appelant à ne pas être « exagérément optimiste ». La production industrielle a progressé elle de 3,2% en juillet, rebondissant après un recul de 3,1% le mois précédent. Enfin, l’activité manufacturière a augmenté en août pour le sixième mois d’affilée, grâce à la vigueur de la demande intérieure. L’indice des directeurs d’achats Markit/JMMA (PMI) a été de 52,2 en août contre 50,7 en juillet, au plus haut de deux mois.

 

Croissance Japon : ralentissement à prévoir

Croissance Japon : ralentissement à prévoir

 

 La reprise économique du Japon devrait s’affirmer tout au long de l’exercice budgétaire en cours, grâce à des projets de travaux publics et au dynamisme de la consommation des ménages mais elle risque de faiblir au cours l’exercice suivant en raison de la hausse prévue de la TVA, montre une enquête Reuters publiée mardi. Par ailleurs, la hausse des prix de détail sera sans doute inférieure à l’objectif de la Banque du Japon – qui vise une inflation de 2% d’ici deux ans – et l’enquête donne une probabilité de 60% que la BoJ augmente ses rachats d’actifs d’ici la mi-2014. L’augmentation serait de 10.000 milliards de yens (77 milliards d’euros) et porterait essentiellement sur des fonds indiciels (ETF). La nouvelle politique monétaire lancée en avril prévoit d’augmenter la masse monétaire de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an. La BoJ s’est engagée à racheter annuellement pour 50.000 milliards de yens d’obligations souveraines (JGB), 1.000 milliards d’ETF et 30.000 milliards de yens de fonds d’investissement immobilier. Suivant l’enquête menée du 13 au 16 août auprès de 21 économistes, le Japon enregistrerait une croissance de 2,6% sur l’exercice 2013-2014 clos le 31 mars prochain. Ce résultat diffère peu de celui de l’enquête de juillet. La croissance retomberait à 0,6% durant l’exercice 2014-2015, conséquence d’une TVA qui passerait de 5% à 8% en avril 2014. L’enquête de juillet donnait 0,5%. Elle remonterait à 1,1% sur l’exercice 2015-2016. « La consommation et la dépense publique seront les moteurs de la croissance en 2013, remplacées en 2014 par l’investissement et l’exportation », dit Masayuki Kichikawa (Bank of America Merrill Lynch Securities). « Il y aura des fluctuations en raison des taux de change et du chômage mais il est possible que l’inflation tourne autour de 1% ». Sur l’exercice 2014-2015 qui débutera le 1er avril prochain, l’inflation mesurée par les prix de détail serait de 0,9%, tout comme pour l’exercice suivant, en faisant abstraction de la hausse de la TVA. L’enquête de juillet donnait 0,7% sur l’exercice 2014-2015. La BoJ prévoit des taux d’inflation de 1,3% et 1,9% respectivement.

Japon: doublement du déficit commercial

Japon: doublement du  déficit commercial

En juillet, la troisième puissance économique mondiale a subi un déficit commercial de presque 1.024 milliards de yens (7,88 milliards d’euros), 93,7% plus élevé que celui de l’an passé à la même époque. Il  s’agit du 13e mois consécutif de déficit enregistré par la balance commerciale du Japon, une série inédite depuis plus de 30 ans pour un pays autrefois habitué à des excédents soutenus par la puissance de ses industries exportatrices (électronique, automobile, etc.).  L’archipel doit en effet importer nettement plus d’hydrocarbures depuis l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011 qui a entraîné l’arrêt, par précaution, de la quasi totalité des réacteurs du pays.   »La facture des importations restera élevée, à moins que des réacteurs nucléaires soient relancés » en nombre, ce qui est très incertain à court terme, a prévenu Takeshi Minami, économiste à l’Institut de Recherche Norinchukin. « Il est probable que le déficit se prolonge pendant quelques années », a-t-il expliqué à l’AFP.  Le renchérissement de la facture énergétique a été aggravé depuis la fin 2012 par la dépréciation du yen, entraînée par la perspective d’une politique monétaire assouplie sous l’égide du dirigeant conservateur Shinzo Abe, redevenu Premier ministre en décembre.  Face au dollar, le yen valait en moyenne 24,3% de moins en juillet qu’au même mois de 2012, a précisé le ministère.  En conséquence, la valeur des importations a bondi de 19,6%, à 6.986 milliards de yens (53,74 milliards d’euros). La facture pétrolière a bondi de 30% et celle de gaz naturel liquéfié (GNL) de 17%. Le coût total des achats d’ordinateurs depuis l’étranger a en outre grimpé de presque 27%, celui des semi-conducteurs de 40% et celui des vêtements de 29%.  Hormis l’impact de la dépréciation du yen, M. Minami a évoqué « une hausse de la demande en GNL et en autres combustibles (pour les centrales électriques), à cause d’une fin prématurée de la saison des pluies et de l’arrivée d’une vague de chaleur », ce qui entraîne des besoins plus importants de courant pour les climatiseurs.  Il a aussi souligné que la demande du secteur privée avait crû, sur fond d’une certaine reprise de l’économie japonaise.  Par région, la hausse des importations a été particulièrement notable en provenance du Moyen Orient (+26%), principal approvisionneur d’hydrocarbures. Elle a été aussi nette depuis les pays d’Asie du Sud-Est (+20%) et depuis la Chine (+18%), le principal fournisseur du pays (tous produits confondus) envers qui le déficit des échanges japonais s’est accru.  Toujours en juillet, les exportations ont pour leur part augmenté en volume de 1,8% sur un an, leur premier rebond constaté en 14 mois. Elle se sont élevées de 12,2% en valeur à 5.962 milliards de yens (45,86 milliards d’euros). Les contrats d’exportations japonaises sont souvent libellés en devises étrangères, notamment en dollar. Avec la dépréciation du yen, un même volume d’exportations – libellé au même prix en monnaie étrangère – va rapporter davantage en devise japonaise.  La valeur des exportations de machines a ainsi augmenté (+7%), tout comme celle des livraisons à l’étranger de semi-conducteurs (+15%) et de voitures (+17%).  Les ventes ont augmenté vers les Etats-Unis (+18%), le premier client de l’archipel juste devant la Chine (+9%). Fait remarquable, les exportations ont aussi vigoureusement grimpé vers l’Europe de l’Ouest (+14%), longtemps en récession mais où l’activité semble frémir.

 

Japon : croissance un peu ralentie

Japon : croissance un peu ralentie

L’économie japonaise a connu une croissance de 2,6% en rythme annualisé sur avril-juin, ce qui représente un troisième trimestre consécutif d’expansion mais une performance moins bonne que prévu. Le Premier ministre, Shinzo Abe, qui a mis en oeuvre une vigoureuse politique de relance budgétaire et monétaire depuis son retour aux affaires en décembre, a annoncé lundi après la publication de ces statistiques que son gouvernement allait « continuer à prendre le plus grand soin possible de l’économie ». Il n’a pas dit un mot sur son projet de relèvement de la TVA, censée passer de 5% à 8% en avril 2014 puis à 10% en octobre 2015 pour tenter de contenir une dette publique qui dépasse 200% du produit intérieur brut (PIB). Des voix s’élèvent au Japon pour réclamer un report de cette mesure, le temps de vérifier que le pays est bel et bien en train de sortir de la déflation. « Je souhaite me concentrer sur l’économie, y compris sur la mise en oeuvre à l’automne de stratégies supplémentaires pour la croissance », a simplement déclaré Shinzo Abe. La croissance du premier trimestre a en outre été révisée à la baisse, à 3,8% en rythme annualisé contre 4,1% selon les chiffres initiaux. Pour le deuxième trimestre, les économistes s’attendaient à 3,6% de croissance. L’investissement des entreprises a baissé de manière inattendue, de 0,1%, malgré le climat d’optimisme créé par les politiques de Shinzo Abe, qui ont fait s’envoler la Bourse de Tokyo et conduit les ménages à consommer.  D’untrimestre à l’autre, le PIB de la troisième économie du monde a progressé de 0,6% sur avril-juin. La demande extérieure a contribué à hauteur de 0,2 point de croissance et la demande intérieure pour 0,5 point.

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

 

Les ventes au détail ont augmenté de 1,6% en juin au Japon sur un an, confirmant une meilleure orientation de la consommation des ménages, selon des données publiées lundi par le ministère de l’Economie. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 1,9%. En mai, les ventes au détail avaient progressé de 0,8%. (Kaori Kaneko, Véronique Tison pour le service français)

 

1...45678



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol