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Croissance Japon : L’industrie sort du trou

Croissance Japon : L’industrie sort du trou

C’est pas le Pérou en mai mais c’est mieux qu’avant notamment en avril. L’indice qui mesure l’évolution de l’industrie passe la barre des 50 qui mesure la limite entre progression et contraction. L’industrie japonaise a renoué avec la croissance en mai avec la progression des nouvelles commandes et de la production, montre l’étude Markit/JMMA auprès des directeurs d’achat publiée lundi. L’indice PMI manufacturier Markit/JMMA s’est élevé à 50,9 en mai en version définitive, ce qui est inchangé par rapport à sa version préliminaire et supérieur au 49,9 enregistré en avril. En fait comme dans d’autres pays la croissance du japon faiat du yo-yo.  La croissance s’est accélérée au premier trimestre au Japon, mais l’activité manufacturière s’est contractée en avril pour la première fois depuis près d’un an puis s’est donc redresse en mai.   Le pays sort difficilement de la récession. Ses entreprises renâclent à investir malgré des bénéfices records et les consommateurs continuent de tenir fermement serrés les cordons de la bourse. Dans ce contexte, la Banque du Japon (BoJ) peine à respecter son engagement de redresser l’inflation à 2% alors qu’elle fait massivement tourner la planche à billets. L’inflation de base a certes atteint 2,2% sur un an en avril mais elle devrait replonger vers zéro en mai lorsqu’aura disparu l’effet de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril 2014. Contrairement aux espoirs de la BoJ, ses injections de liquidités n’entraînent pas non plus de revalorisation des salaires. Les statistiques montrent que les salaires de base n’ont quasiment pas évolué en mars et que les salaires réels, ajustés de l’inflation, déclinent depuis désormais deux ans. La croissance s’est cependant  accélérée au premier trimestre au Japon, qui se relève doucement d’une récession, mais la consommation des ménages reste atone, un défi pour le gouvernement et la Banque du Japon (BoJ) aux prises avec une déflation tenace. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé entre janvier et mars de 0,6% d’un trimestre sur l’autre, après une expansion de 0,3% dans les trois derniers mois de 2014, selon des statistiques publiées ce matin. Si certains économistes ont salué « de bons chiffres du PIB », tous n’étaient pas de cet avis. « L’accélération s’explique essentiellement par le bond constaté au niveau des stocks » (des entreprises), a ainsi estimé Marcel Thieliant, de Capital Economics, qui prédit « un ralentissement » au deuxième trimestre et une croissance « proche de zéro » sur l’ensemble de 2015. Point noir, la consommation des ménages, fortement ébranlée par une augmentation de la TVA nippone en avril 2014, a encore manqué d’éclat en ce début d’année. La faute à des rémunérations qui ont tendance à stagner dans un marché du travail certes quasiment en plein emploi (taux de chômage de 3,4%), mais où la précarité progresse.  En 2014, le Japon a vu son PIB se contracter de 0,1%, un revers pour le gouvernement, après une croissance de 1,7% en 2012 et de 1,6% en 2013.

Croissance Japon- : ralentissement comme la Chine et les Etats-Unis

Croissance Japon- :  ralentissement comme la Chine et les Etats-Unis

 

Ça se tasse sérieusement pours les exportations japonaise. Normal avec le coup de mou de la croissance tant en Chine, qu’aux Etats Unis et bien sûr en Europe ( en Allemagne en particulier). Preuve que la crise est loin d’être terminée au plan international. Que la politique de l’offre prioritaire partout a montré ses limites et que sans parallèlement une politique de la demande, la reprise mondiale est vouée à l’échec.   Les exportations ont augmenté de 8,0% par rapport à avril 2014, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 6,4%, après une hausse de 8,5% en mars, suivant les données publiées lundi par le ministère des Finances. Par rapport à mars 2015, les exportations ont fléchi de 1,5%. « Les chiffres ne sont pas aussi mauvais qu’on le pensait mais les exportations vers la Chine et l’Asie se sont révélées faibles, ce qui est préoccupant pour les perspectives de demande externe du Japon », commente Hidenobu Tokuda, économiste de l’institut d’études Mizuho. Les exportations vers la Chine, premier partenaire commercial du Japon, ont augmenté de 2,4% après +3,9% en mars. Les exportations de voitures en particulier ont diminué de moitié sur une période de 12 mois à fin avril. La balance commerciale a dégagé un déficit de 53,4 milliards de yens (400 millions d’euros), bien inférieur à l’estimation médiane donnant un déficit de 318,9 milliards de yens. Le Japon avait enregistré en mars son premier excédent commercial en près de trois ans. Le PIB du premier trimestre a donné une croissance des exportations de 2,4% contre 3,2% au dernier trimestre 2014, ralentissement témoin là encore du coup de frein à la croissance des Etats-Unis et de la Chine. La demande extérieure avait retranché 0,2 point à la croissance du premier trimestre.

 

Japon : la croissance fait du yo-yo

Japon : la croissance fait du yo-yo

L a croissance au Japon faiat du yo-yo comme l’économie mondiale. La croissance s’est accélérée au premier trimestre au Japon, mais l’activité manufacturière s’est contractée en avril pour la première fois depuis près d’un an, à en croire l’indice des directeurs d’achats (PMI) Markit/JMMA publié vendredi et descendu à 49,9.  Le pays sort difficilement de la récession. Ses entreprises renâclent à investir malgré des bénéfices records et les consommateurs continuent de tenir fermement serrés les cordons de la bourse. Dans ce contexte, la Banque du Japon (BoJ) peine à respecter son engagement de redresser l’inflation à 2% alors qu’elle fait massivement tourner la planche à billets. L’inflation de base a certes atteint 2,2% sur un an en avril mais elle devrait replonger vers zéro en mai lorsqu’aura disparu l’effet de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril 2014. Contrairement aux espoirs de la BoJ, ses injections de liquidités n’entraînent pas non plus de revalorisation des salaires. Les statistiques montrent que les salaires de base n’ont quasiment pas évolué en mars et que les salaires réels, ajustés de l’inflation, déclinent depuis désormais deux ans. La croissance s’est cependant  accélérée au premier trimestre au Japon, qui se relève doucement d’une récession, mais la consommation des ménages reste atone, un défi pour le gouvernement et la Banque du Japon (BoJ) aux prises avec une déflation tenace. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé entre janvier et mars de 0,6% d’un trimestre sur l’autre, après une expansion de 0,3% dans les trois derniers mois de 2014, selon des statistiques publiées ce matin. Si certains économistes ont salué « de bons chiffres du PIB », tous n’étaient pas de cet avis. « L’accélération s’explique essentiellement par le bond constaté au niveau des stocks » (des entreprises), a ainsi estimé Marcel Thieliant, de Capital Economics, qui prédit « un ralentissement » au deuxième trimestre et une croissance « proche de zéro » sur l’ensemble de 2015. Point noir, la consommation des ménages, fortement ébranlée par une augmentation de la TVA nippone en avril 2014, a encore manqué d’éclat en ce début d’année. La faute à des rémunérations qui ont tendance à stagner dans un marché du travail certes quasiment en plein emploi (taux de chômage de 3,4%), mais où la précarité progresse.  En 2014, le Japon a vu son PIB se contracter de 0,1%, un revers pour le gouvernement, après une croissance de 1,7% en 2012 et de 1,6% en 2013.

Confiance des consommateurs : chute au Japon

 

Un indice en baisse qui est cohérent avec notamment la contraction de l’activité manufacturière en avril. L’indice de confiance des consommateurs japonais a légèrement régressé en avril, interrompant l’ascension observée durant quatre mois d’affilée.  Après être monté en mars à son plus haut niveau depuis décembre 2013, ce thermomètre du moral des Nippons a enregistré le mois dernier un repli de 0,2 point à 41,5 points. La perception qu’ont les consommateurs de la conjoncture reste cependant meilleure qu’elle ne l’a été l’an passé après une hausse de trois points du taux de TVA (à 8% contre 5%). S’ajoutant à la politique inflationniste de la Banque du Japon (BoJ), cette augmentation avait altéré le pouvoir d’achat des foyers. Bien qu’un peu plus sceptiques qu’en mars, les citoyens japonais semblent continuer de croire en une amélioration significative sur le front du travail. L’activité manufacturière s’est contractée en avril pour la première fois depuis près d’un an, à en croire l’indice des directeurs d’achats (PMI) Markit/JMMA publié vendredi et descendu à 49,9.  Le pays sort difficilement de la récession. Ses entreprises renâclent à investir malgré des bénéfices records et les consommateurs continuent de tenir fermement serrés les cordons de la bourse. Dans ce contexte, la Banque du Japon (BoJ) peine à respecter son engagement de redresser l’inflation à 2% alors qu’elle fait massivement tourner la planche à billets. L’inflation de base a certes atteint 2,2% sur un an en avril mais elle devrait replonger vers zéro en mai lorsqu’aura disparu l’effet de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril 2014. Contrairement aux espoirs de la BoJ, ses injections de liquidités n’entraînent pas non plus de revalorisation des salaires. Les statistiques publiées vendredi montrent que les salaires de base n’ont quasiment pas évolué en mars et que les salaires réels, ajustés de l’inflation, déclinent depuis désormais deux ans.

Croissance Japon : recul de l’industrie

Croissance Japon : recul de l’industrie

 

Au Japon, l’activité manufacturière s’est contractée en avril pour la première fois depuis près d’un an, à en croire l’indice des directeurs d’achats (PMI) Markit/JMMA publié vendredi et descendu à 49,9.  Le pays sort difficilement de la récession. Ses entreprises renâclent à investir malgré des bénéfices records et les consommateurs continuent de tenir fermement serrés les cordons de la bourse. Dans ce contexte, la Banque du Japon (BoJ) peine à respecter son engagement de redresser l’inflation à 2% alors qu’elle fait massivement tourner la planche à billets. L’inflation de base a certes atteint 2,2% sur un an en avril mais elle devrait replonger vers zéro en mai lorsqu’aura disparu l’effet de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril 2014. Contrairement aux espoirs de la BoJ, ses injections de liquidités n’entraînent pas non plus de revalorisation des salaires. Les statistiques publiées vendredi montrent que les salaires de base n’ont quasiment pas évolué en mars et que les salaires réels, ajustés de l’inflation, déclinent depuis désormais deux ans.

Croissance Japon : reprise des exports

Croissance Japon : reprise des exports

 

L’économie du  Japon  sort d’uen situation atone grâce notamment au plan de soutien du gouvernement.  La croissance des exportations japonaises a accéléré à 8,5% en mars, le Japon enregistrant au passage son premier excédent commercial en près de trois ans, à la faveur d’une hausse des ventes de véhicules et de matériel électronique. En février, les exportations avaient progressé de 2,5% sur un an (révisé de +2,4%).Du coup la croissance devrait repartir alors quelle a été nulle en 2014.  Selon une enquête du JCER, Centre japonais d’études économiques, les analystes attendent neuf trimestres consécutifs de croissance au Japon. La Banque du Japon a revu à la hausse sa prévision pour l’exercice 2015 commençant en mars, à 2,5 %, contre 2,1 % auparavant. Dans l’édition de janvier de son rapport mensuel sur l’activité, le gouvernement estimait l’économie « en reprise modérée ». De fait, l’administration du premier ministre Shinzo Abe a annoncé en décembre plusieurs mesures devant soutenir l’activité. Il a décidé de reporter de 18 mois l’augmentation, de 8 à 10 %, de la TVA initialement prévue pour octobre 2015. Il a également annoncé un nouveau plan de soutien à l’économie, de 3 500 milliards de yens (26 milliards d’euros), principalement destiné aux régions et aux ménages modestes. 2015 devrait se traduire par plusieurs mesures d’aide aux entreprises, avec notamment une première baisse de l’impôt sur les sociétés. Cela dans un contexte de baisse de 50 % des prix du pétrole depuis la mi-2014, qui réduit notamment les coûts des entreprises et la facture énergétique des particuliers.

Cyberattaques : 25 milliards recensées au Japon

Cyberattaques : 25 milliards recensées au Japon

 

La cyberdépendance du monde pourraiat bien aboutir un jour à une  catastrophe mondiale car les cyberattaques ne cessent de se développer. Exemple au Japon avec  25 milliards d’attaques informatiques en 2014, soit le double de l’année précédente, selon une enquête rapportée par l’agence de presse Kyodo. Il est clair  que les systèmes informatiques permettent une gestion  optimisée des informations et de nombre de  fonctions, pour autant cette cyberdépendance extrême constitue une fragilité pour nombre de système dont certains sont vitaux pour la société. Il serait urgent à cet égard de réfléchir à une  stratégie mondiale de protection et de défense des systèmes informatiques.  L’institut national des technologies de la communication et de l’information (NICT), qui est doté d’un réseau de 240.000 outils pour détecter ce type d’intrusions, a évalué à 40% la part d’attaques en provenance de Chine. Figurent ensuite en bonne place la Corée du Sud, la Russie et les Etats-Unis. Dans un nombre croissant de cas, les pirates prennent le contrôle de routeurs, caméras de sécurité et autre systèmes connectés à internet afin d’établir leurs propres communications, a indiqué l’institut. Cette étude a été menée pour la première fois en 2005: à l’époque, seulement 310 millions d’incidents avaient été recensés. Les cyberattaques et l’espionnage informatique devraient encore se multiplier en 2015 et les groupes extrémistes vont multiplier leurs offensives sur la toile, avait prévenu en décembre le spécialiste américain en sécurité sur internet McAfee. Parmi les piratages les plus récents, un groupe de hackers, le GOP, a pénétré le 24 novembre dans le système informatique de Sony Pictures, filiale américaine de cinéma du géant japonais de l’électronique, volant les données personnelles de 47.000 employés et tiers.

Croissance Japon : ça patine encore

Croissance Japon : ça patine encore

 

Plus 2.2%  sur un an c’est pas brillant surtout .après  contraction de 2,3% au troisième trimestre 2014, quand l’économie souffrait encore d’une hausse de la TVA. La sortie de la récession est laborieuse En fait comme ailleurs c’set une panne d’investissement et de consommation.  La croissance du PIB est cependant moins forte que n’escomptaient les économistes interrogés par Reuters, dont la médiane des estimations s’établissait à +3,7%. De trimestre à trimestre, le PIB s’est accru de 0,6% sur la période. Dans le détail, la demande externe a ajouté 0,2 point de pourcentage à la croissance du trimestre d’octobre à décembre, grâce à des exportations robustes vers la Chine et les Etats-Unis, les deux principaux marchés extérieurs des entreprises nippones. Mais la consommation des ménages, qui représente environ 60% du PIB, a augmenté seulement de 0,3% au dernier trimestre alors que les économistes prévoyaient une hausse de 0,7%. L’investissement n’a augmenté que de 0,1% après deux trimestres consécutifs de baisse, ce qui suggère que la politique de la planche à billets pratiquée par la banque centrale n’incite que moyennement les sociétés à investir. Commentant les statistiques, le ministre de l’Economie Akira Amari a déclaré à la presse que l’économie était en voie de se reprendre, avec des signes d’amélioration du moral des ménages. Cependant, des analystes font la fine bouche devant le faible rebond de la consommation et de l’investissement. Ainsi, selon Takeshi Minami, économiste en chef à l’institut de recherche Norinchukin, « ce sont des chiffres plutôt décevants »: « La situation reste faible et les entreprises reportent clairement leurs investissements », estime-t-il. La sortie de la récession devrait néanmoins permettre à la Banque du Japon de geler pour l’instant son programme monétaire incitatif, même si son objectif d’inflation à 2% s’est encore éloigné avec la chute des prix du pétrole.  Taro Saito, directeur des recherches économiques à l’institut NLI, prédit: « La BOJ devrait maintenir sa politique monétaire inchangée pendant un moment pour observer l’impact du dernier assouplissement quantitatif. » Les chiffres de la croissance devraient être scrutés de près lors de la réunion de deux jours de la BOJ, mardi 17 et mercredi 18 février.

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Japon: recul de 20% des ventes automobiles

Japon: recul de 20% des  ventes automobiles

Les ventes de véhicules neufs au Japon ont chuté de quelque 19% en janvier sur un an, contrecoup d’une ruée dans les concessions durant les premiers mois de 2014 avant une pénalisante hausse de taxe en avril, selon les statistiques officielles publiées aujourd’hui. Le facteur « TVA » a joué sur les automobiles de particuliers qui avaient acheté l’an passé avant que le taux de cet impôt indirect n’augmente de 3 points à 8%.Dans le détail en janvier, parmi les modèles de divers types de cylindrées classiques, ont été vendus 207.635 voitures de tourisme (-21,4%), 28.799 poids lourds (+4,4%) et 736 bus (+26,7%). Comme au cours des derniers mois de 2014, les ventes d’automobiles classiques accusent une chute suffisamment forte pour plomber l’ensemble du marché, une faiblesse également imputable à la réticence des consommateurs à s’endetter dans une période économique incertaine. Les ventes de véhicules de catégories inférieures à 660 cm3 se sont établies pour leur part à 164.196 unités contre 203.659, d’après l’association des vendeurs de mini-véhicules.  En 2014, les ventes de véhicules neufs au Japon avaient dans leur ensemble augmenté de 3,5% sur un an, grâce aux achats plus importants de mini-véhicules et de poids lourds et malgré la hausse de TVA qui a concerné huit des douze mois de l’année.

Japon : un plan de relance de 24 milliards

Japon : un plan de relance de 24 milliards

 

 

Face à la récession, le gouvernement japonais réagit et lance un vaste plan de relance de 24 milliards d’euros. Un plan qui articule souplesse budgétaire, politique monétaire accommodante et réformes structurelles. Une sorte de plan proche de celui qu’avaient lancé les Etats-Unis. Le gouvernement compte sur l’effet d’annonce car ce plan doit entrer rapidement en vigueur.( A la  différence avec la France dont les discussions se sont perdues dans les méandres de la négociation pour le pacte de responsabilité).  « En mettant rapidement en œuvre ces mesures, je pense que nous pouvons donner du tonus à la consommation comme aux économies régionales et étendre à l’ensemble du pays un cercle vertueux de croissance », a déclaré aux médias le Premier ministre à l’issue d’une réunion de son équipe. Un peu plus d’un tiers du montant ira à la stimulation de la consommation des particuliers et à l’activité des entreprises, 1.700 milliards à la reconstruction du nord-est dévasté par le tsunami du 11 mars et à la prévention des désastres, et 600 millions à la revitalisation des localités économiquement en léthargie. L’ensemble, qui doit être financé par des recettes d’impôts et non par de nouvelles obligations d’Etat, comprendra notamment des bons d’achats et de voyage que distribueront les régions à leurs administrés, afin de les inciter à dépenser et à bouger. Le gouvernement a calculé que les mesures prises devraient donner un coup de pouce de 0,7 point de pourcentage à l’évolution du produit intérieur brut (PIB), lequel a reculé durant les deuxième et troisième trimestres. Conforté dans son approche par sa victoire récente aux urnes, le Premier ministre entend amplifier sa politique économique « abenomics » lancée depuis son retour au pouvoir en décembre 2012. Shinzo Abe exige de tous des efforts: la banque centrale du Japon est appelée à poursuivre dans la voie de l’assouplissement monétaire et le patronat est poussé à faire un geste salarial pour que le pouvoir d’achat des foyers augmente suffisamment avant que ne soit de nouveau augmentée la taxe sur la consommation en avril 2017. La première hausse de cet impôt indirect, intervenue au printemps dernier, a cassé la reprise amorcée. C’est elle qui a fait replonger le pays en récession. D’où le choix de Shinzo Abe de différer de dix-huit mois la seconde, initialement prévue en octobre 2015.

 

Japon : la récession confirmée

Japon : la récession confirmée

 

 

Les japonais ne parviennent pas à  « avaler » la hausse de TVA d’avril (8% au lieu de 5)  et du coup la consommation plonge et la croissance avec. La consommation des ménages japonais a en effet chuté en novembre pour le huitième mois d’affilée (-2,5% sur un an), même si le recul est moins marqué qu’en octobre (-4%), a annoncé aujourd’hui le ministère des Affaires intérieures. Les Nippons ont fortement réduit leurs dépenses après la hausse début avril de la taxe sur la consommation, ce qui a provoqué une très nette contraction du Produit intérieur brut (PIB), de 1,7% au deuxième trimestre, puis de 0,4% au troisième, le Japon retombant de ce fait en récession. Au troisième trimestre 2014, le PIB du pays a baissé de 0,4%: soit davantage que les estimations du mois de novembre.  Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a chuté de 0,4% entre juillet et septembre comparé au trimestre précédent.  Après une contraction de 1,7% entre avril et juin (selon les données actualisées), le retour en récession de la troisième puissance économique mondiale – pour la cinquième fois depuis 2000 – se confirme donc, En rythme annualisé, le PIB a plongé de 6,7%, puis de 1,9% au cours des deux derniers trimestres. Parmi les raisons d’un tel marasme: l’entrée en vigueur début avril d’une TVA à 8% (contre 5% auparavant). Sur la période estivale passée en revue, la consommation des particuliers est demeurée faible (+0,4%), bien qu’un peu meilleure qu’annoncé initialement. Surtout, l’investissement privé a reculé plus qu’estimé précédemment, tant du côté des achats de logements (-6,8%) que des investissements non résidentiels des entreprises (-0,4%), qui ont en outre fortement réduit leurs stocks, plombant le PIB (-0,6 point). La demande publique a par ailleurs été réévaluée à la baisse (+0,5%), tandis que les exportations sont restées inchangées (+1,3%).

 

Japon: croissance plombée par la fiscalité

Japon:   croissance plombée par la fiscalité

 

La hausse de la fiscalité a fait retomber le Japon en récession. Encore une preuve que l’austérité à marche forcée provoque l’effet contraire de celui recherché. La hausse de 3% de la TVA en avril a assommé la consommation et comme la demande extérieure est très faiblarde, l’économie du Japon plonge. Au cours du troisième trimestre 2014, le PIB du pays a baissé de 0,5%: soit davantage que les estimations du mois de novembre. Ces statistiques tombent mal pour le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à moins d’une semaine d’élections législatives convoquées en urgence.  Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a chuté de 0,5% entre juillet et septembre comparé au trimestre précédent, a annoncé lundi le gouvernement, révisant négativement l’évaluation préliminaire (-0,4%). Après une contraction de 1,7% entre avril et juin (selon les données actualisées), le retour en récession de la troisième puissance économique mondiale – pour la cinquième fois depuis 2000 – se confirme donc, à moins d’une semaine d’élections législatives convoquées en urgence par le Premier ministre Shinzo Abe. En rythme annualisé, le PIB a plongé de 6,7%, puis de 1,9% au cours des deux derniers trimestres. Parmi les raisons d’un tel marasme: l’entrée en vigueur début avril d’une TVA à 8% (contre 5% auparavant). Sur la période estivale passée en revue, la consommation des particuliers est demeurée faible (+0,4%), bien qu’un peu meilleure qu’annoncé initialement. Surtout, l’investissement privé a reculé plus qu’estimé précédemment, tant du côté des achats de logements (-6,8%) que des investissements non résidentiels des entreprises (-0,4%), qui ont en outre fortement réduit leurs stocks, plombant le PIB (-0,6 point). La demande publique a par ailleurs été réévaluée à la baisse (+0,5%), tandis que les exportations sont restées inchangées (+1,3%).

Japon: récession confirmée

Japon: récession confirmée

Le japon ne se remet pas d’une brutale rigueur budgétaire (dont l’Europe devrait bien tirer enseignement !)  et confirme sa récession en octobre. En faiat la taxe sur la consommation littéralement assommé la croissance. S’ajoute beine entendu à cela la baisse de la demande mondiale qui plombe les exportations. Les prix à la consommation au Japon, hors ceux des produits périssables, ont augmenté de 2,9% en octobre, enregistrant un nouveau ralentissement (+3% en septembre), a annoncé cette nuit le ministère des Affaires intérieures.  En excluant l’impact de la hausse début avril de la taxe sur la consommation, qui gonfle l’inflation de l’ordre de deux points, la progression ressort à 0,9%, selon la méthode de calcul proposée par la Banque du Japon (BoJ), en deçà de l’objectif qu’elle s’est fixé pour l’année 2014-2015 (1,2%). La consommation des ménages a reculé (-4% sur un an) pour le septième mois consécutif, mais de façon moins sévère qu’en septembre (-5,6%), contrecoup d’une hausse de taxe début avril. L’entrée en vigueur d’une TVA à 8% (contre 5% auparavant) a provoqué une nette contraction du Produit intérieur brut (PIB), de 1,9% au deuxième trimestre, puis de 0,4% au troisième, le Japon retombant de ce fait en récession.

Croissance : récession surprise au Japon

Croissance : récession surprise au Japon

 

Résultat de la baisse de la demande mondiale et d’une diminution de la consommation interne, le Japon crée la surprise en retombant en récession. Un mauvais signe après le tassement en Chine sur la santé de l’économie mondiale. Le monde se rapproche d’une nouvelle crise et le Japon vient de démontrer que la hausse des impôts via la TVA était un remède de cheval qui tuait la croissance. En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,6%, un repli qui vient après la contraction (révisée) de 7,3% enregistrée au deuxième trimestre, dans la foulée d’une hausse de la TVA entrée en vigueur le 1er avril.  Les économistes avaient anticipé une hausse de 2,1% du PIB de la troisième puissance économique mondiale, mais la consommation et les exportations sont restées atones, lestant les entreprises de stocks importants. Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment déclaré que les données du PIB du troisième trimestre pèseraient lourd dans sa décision de reporter ou non une nouvelle hausse de la TVA, qui doit normalement intervenir en octobre 2015. Après avoir été relevée de 5% à 8% le 1er avril, la TVA doit passer à 10% l’année prochaine. L’Etat japonais a besoin de rentrées fiscales supplémentaires pour contenir un endettement qui dépasse les 200% du PIB. Selon les médias japonais, le Premier ministre, qui rentre ce lundi d’une tournée d’une semaine l’ayant mené en Chine, au Myanmar et en Australie, pourrait annoncer dès mardi sa décision de reporter la hausse de la TVA. Il pourrait également faire état dans la foulée de son intention de convoquer des élections législatives anticipées, qui, selon des élus du parti libéral démocrate au pouvoir, pourraient être organisées le 14 décembre. D’après des experts, Shinzo Abe veut profiter d’une cote de popularité encore relativement favorable pour renforcer sa position à la tête du pays et poursuivre une politique économique visant à sortir le Japon de deux décennies de déflation mais aussi des orientations plus contestées, comme une prise de distance par rapport au pacifisme observé par le pays depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

 

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

 

Une croissance insignifiante (0.5%  en 2014 du faiat notamment de l’effet négatif de la taxe sur la consommation)) un chômage qui monte en septembre et le japon se décide à régir vivement en soutenant la croissance par un nouvel assouplissement monétaire. Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Haruhiko Kuroda, a estimé vendredi, après l’annonce d’une expansion de la politique monétaire de l’institution, que l’archipel se trouvait « à un moment critique dans son combat contre la déflation ». C’est pour cette raison que la BoJ a annoncé, contre toute attente, de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire. Elle va désormais augmenter la base monétaire de 80.000 milliards de yens (583 milliards d’euros) par an, contre 60 à 70.000 milliards auparavant.  La BoJ table à présent sur une croissance de 0,5% pour l’année en cours contre 1% annoncé en juillet et 1,4% précédemment. (Crédits : reuters.com) latribune.fr (avec AFP)  |  31/10/2014, 8:30  -  366  mots Si l’on s’en tient à sa prévision initiale de 1,4%, la nouvelle hypothèse de croissance de la BoJ a été presque divisée par trois à 0,5%. Alors que l’inflation ralentit, l’institut monétaire a annoncé de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire.  La banque centrale nippone abaisse ses estimations pour l’inflation, qui devrait s’établir à 1,2% sur la période (en excluant l’effet taxe), contre 1,3% escompté auparavant, et à seulement 1,7% l’année suivante (avril 2015 à mars 2015), contre une prévision initiale de 1,9%.  Même si l’institut d’émission ne reporte pas officiellement son objectif de 2%, dit de stabilité des prix, il reconnaît implicitement que celui-ci ne devrait finalement être atteint qu’en 2016. La BoJ pointe « le déclin de la demande » consécutif à l’entrée en vigueur le 1er avril d’une taxe sur la consommation, équivalente de la TVA française, à 8% (contre 5% auparavant), ainsi qu’ »une certaine faiblesse des exportations« .

 

Japon : baisse de la consommation des ménages

Japon : baisse de la consommation des ménages

Plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre cette biaise mais notamment la crise mondiale qui est loin d’être terminée. Les dépenses des ménages japonais ont en effet enregistré au mois de juillet un repli plus important que prévu et la production industrielle est restée atone, autant de signes suggérant que les effets du relèvement du taux de TVA intervenu en avril pourraient encore se prolonger. Selon les statistiques publiées vendredi par le gouvernement, la consommation a reculé de 5,9%, plus que la prévision médiane des économistes (-3,0%), en raison de la hausse de la TVA mais aussi du mauvais temps qui n’a pas incité les Japonais à faire des achats. « Le relèvement de la TVA a eu un impact sur le pouvoir d’achat. Et les fortes tempêtes de pluie de cet été ont aggravé la situation. Les dépenses vont repartir, mais ce sera long », estime Hiroaki Muto, économiste chez Sumitomo Mitsui Asset Management. En juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 3,3% – conformément aux attentes des économistes -, en excluant des éléments volatils comme ceux des produits frais mais en prenant en compte ceux de l’énergie. Si l’on fait abstraction des conséquences de l’augmentation de la TVA, l’inflation s’élève à 1,3%. La Banque du Japon (BoJ) s’est promis d’atteindre l’an prochain un taux de 2%. La production industrielle, en berne, pâtit de la faible demande : elle n’a progressé que de 0,2% en juillet. Ce chiffre marque un rebond par rapport au mois de juin, lorsqu’elle avait chuté de 3,4%, mais il est inférieur à celui de 1% que prévoyaient les analystes consultés par Reuters. Sur le front de l’emploi, le taux de chômage est passé de 3,7% à 3,8% entre juin et juillet. Le relèvement de trois points du taux normal de TVA a produit des effets spectaculaires : le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 6,8% en rythme annualisé au cours du deuxième trimestre.

 

Japon : forte récession

Japon : forte récession

L’impôt qui tue, le Japon vient d’en faire l’expérience avec la hausse de la TVA (un impôt inventé par la France !!)L’économie japonaise s’est contractée de 6,8% en rythme annualisé lors du trimestre avril-juin, sa contraction la plus forte depuis le séisme et le tsunami de mars 2011, la hausse de la TVA ayant pesé sur les dépenses des ménages, selon les chiffres publiés mercredi par le gouvernement. Les économistes de marché anticipaient un recul de 7,1% du produit intérieur brut (PIB). Lors du trimestre janvier-mars, l’économie avait affiché une croissance de 6,1%, les consommateurs ayant anticipé leurs achats en prévision de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril. D’un trimestre à l’autre, la richesse économique a reculé de 1,7%, alors que le marché tablait sur un repli de 1,8%. La consommation privée, qui représente 60% de l’économie japonaise, a particulièrement souffert de la hausse de la TVA. Elle a reculé de 5% sur le trimestre, alors que le marché attendait une baisse de 4,3%.

 

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

 

En tachetant massivement des actifs, la Banque centrale choisit délibérément de soutenir une économie encore faiblarde. La Banque du Japon a maintenu mardi sa politique monétaire ultra-accommodante et légèrement réduit sa prévision de croissance pour l’exercice en cours afin de refléter le ralentissement des exportations et le tassement de la consommation des ménages après la hausse de la TVA en avril. Comme attendu, la banque centrale a voté à l’unanimité le maintien de sa politique instaurée en avril 2013 et qui se traduit par des rachats d’actifs de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an (434-506 milliards d’euros), ce soutien à l’activité ayant pour objectif de revenir à un taux d’inflation de 2% l’an prochain pour en finir avec des années de déflation. Dans son communiqué, la BoJ dit s’attendre à ce que l’impact de la hausse de la TVA s’atténue progressivement et elle réaffirme son analyse d’une reprise modérée de l’économie. Elle a ajusté sa prévision de croissance pour l’exercice clos en mars 2015 à 1,0%, au lieu des 1,1% qu’elle anticipait il y a trois mois, mais sa nouvelle projection est supérieure aux 0,9% qu’attendaient en moyenne les économistes interrogés par Reuters. Elle a en revanche réitéré ses prévisions de croissance pour les deux exercices suivants et confirmé également ses projections pour l’évolution des prix, avec un taux d’inflation qui devrait atteindre 1,9% en 2015/2016 puis 2,1% en 2016/2017. La banque centrale continue de parler d’ »augmentation modérée » des investissements des entreprises, d’amélioration de leurs bénéfices et de fermeté de la consommation des ménages, montrant ainsi qu’elle prévoit un rebond de la croissance après la contraction du produit intérieur brut (PIB) prévue au deuxième trimestre en conséquence du relèvement de la TVA. Le taux d’inflation (hors éléments volatils) était de 1,4% en mai sur un an, en faisant abstraction de la hausse de la TVA, mais bon nombre d’analystes s’attendent à ce qu’il ralentisse dans les prochains mois. La BoJ publie ses projections à long terme tous les six mois, en avril et en octobre, et les réexamine en janvier et en juillet.

 

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

 

Finalement l’ignorance économique est une tare bien partagée dans le monde. Le japon vient d’imiter l’Europe en matraquant fiscalement la consommation. Résultat la consommation s’écroue de 8% sur un an. La consommation japonaise victime de la hausse la TVA. Le ministère des Affaires intérieures des chiffres a annoncé, ce vendredi 27 juin, une chute de -8% en mai sur un an, alors que les économistes prédisaient -2%.  Les ventes au détail n’ont décliné que de 0,4% en mai sur un an, contre plus de 4% en avril. L’explication se trouve dans les arbitrages. Dans les mois précédant l’augmentation de 5 à 8% de la taxe à la consommation, fixée au 1er avril, les acheteurs s’étaient rués dans les boutiques. A contrario, en avril et mai, ils ont en partie vécu sur leurs stocks les premières semaines et n’ont pas ou peu investi dans des biens durables ou semi-durables pas plus que dans les travaux de rénovation de leurs logements, tout en réduisant les dépenses moins indispensables afin de privilégier le reste. Et pour cause: du fait de cette hausse de taxe, les prix à la consommation, hors ceux des produits périssables, ont bondi de 3,4% en mai sur un an, du jamais vu en 32 ans. Si le Japon n’a pas encore officiellement annoncé la fin de la déflation qui a sévi pendant une quinzaine d’années, les tarifs ont quand même recommencé à grimper nettement depuis l’an passé: +1,3% entre décembre 2013 et mars 2014.  Au-delà des oscillations brutales liées à la hausse de taxe, l’important sera de voir si la troisième puissance économique mondiale sera capable d’augmenter la demande intérieure dans les prochain mois, sans seulement compter sur l’aide des pouvoirs publics. Pour cela, estiment les économistes, il n’y pas de mystère, il faut que les revenus augmentent. C’est un enjeu de taille pour la politique de relance « Abenomics » du Premier ministre de droite Shinzo Abe qui a promis au patronat une baisse des impôts sur les bénéfices des sociétés en échange d’une plus grande générosité salariale. Si ces appels du pied ne sauraient suffire, un autre élément va dans le bon sens: l’embellie sur le marché de l’emploi. En mai, le chômage est tombé à 3,5% de la population active, un record de faiblesse depuis décembre 1997. Certains secteurs, comme celui du bâtiment, ont besoin de main-d’œuvre, du fait de la demande liée à la reconstruction après la catastrophe du nord-est en 2011 et avant les jeux Olympiques à Tokyo en 2020. La demande de personnels est également dans le secteur des soins à la personne du fait d’une population âgée en forte croissance.

 

Japon : vers une stagnation de l’économie

Japon : vers une stagnation de l’économie

Le Japon a enregistré un déficit commercial record sur l’exercice clos en mars, avec une croissance des exportations à son plus bas niveau depuis un an, selon des chiffres publiés lundi qui relancent le débat sur d’éventuelles nouvelles mesures de la Banque du Japon pour soutenir l’activité. Après une progression de 9,8% en février, les exportations de la troisième économie mondiale ont augmenté de seulement 1,8% en mars par rapport au même mois de 2013, leur plus faible croissance depuis un an, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 6,3%. La hausse des exportations vers la Chine, notamment, a ralenti à 4,3% sur un an après un bond de 27,6% en février, et les livraisons vers les Etats-Unis n’ont augmenté que de 3,5%, leur plus faible gain annuel depuis décembre 2012 quand elles avaient reculé de 0,8%, selon les données publiées par le ministère des Finances. Les importations ont dans le même temps augmenté de 18,1% sur un an, après une hausse de 9,0% en février, alors que les économistes prévoyaient en moyenne un gain de 16,2%. La balance commerciale a dû coup été déficitaire pour le 21e mois consécutif avec un solde négatif de 1.446 milliards de yens (10,2 milliards d’euros). Sur l’ensemble de l’exercice clos fin mars, le déficit commercial a atteint un niveau record de 13.750 milliards de yens (97 milliards d’euros). En volume, les exportations ont baissé de 2,5% en mars par rapport à mars 2013, ce qui montre les limites de la politique de dépréciation du yen. La baisse de la devise, censée favoriser les exportations, a aussi eu pour effet d’accroître la facture énergétique alors que le pays a dû fortement augmenter ses importations d’énergie fossile pour compenser la fermeture de ses centrales nucléaires après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011. Les délocalisations de capacités manufacturières des grands groupes japonais ont en outre atténué l’apport du yen faible sur le secteur exportateur. Or Tokyo compte sur les exportations, moteur historique de l’économie nippone, pour compenser toute baisse de la demande intérieure après la hausse de trois points de la TVA, de 5 à 8%, intervenue le 1er avril. « On s’achemine vers une stagnation de l’économie pendant l’été », déclare Takeshi Minami, chef économiste du Norinchukin Research Institute. La Banque du Japon (BoJ) a exclu de nouvelles mesures sur le court terme, estimant que l’économie poursuit sa reprise et que l’objectif d’un taux d’inflation à 2% dans deux ans est en vue, mais les marchés spéculent de plus en plus sur une action d’ici juillet quand la banque centrale publiera ses perspectives semestrielles. « Si les exportations ne repartent pas et que la demande intérieure baisse plus que prévu en avril et en mai, la Banque du Japon pourrait assouplir sa politique dès juin ou juillet », juge Naoki Iizuka, économiste chez Citigroup Global Markets Japan. Les économistes prévoient une contraction de l’économie sur le trimestre en cours en raison de la majoration de la TVA mais anticipent le retour à une croissance modérée ensuite. Le gouvernement a réduit ses prévisions économiques pour la première fois depuis 2012 en raison de l’impact de la hausse de la TVA mais continue de tabler sur une reprise modérée qui, selon lui, ne justifie pas de nouvelles mesures de soutien.

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