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Croissance Japon : recul de l’industrie

Croissance Japon : recul de l’industrie

 

Au Japon, l’activité manufacturière s’est contractée en avril pour la première fois depuis près d’un an, à en croire l’indice des directeurs d’achats (PMI) Markit/JMMA publié vendredi et descendu à 49,9.  Le pays sort difficilement de la récession. Ses entreprises renâclent à investir malgré des bénéfices records et les consommateurs continuent de tenir fermement serrés les cordons de la bourse. Dans ce contexte, la Banque du Japon (BoJ) peine à respecter son engagement de redresser l’inflation à 2% alors qu’elle fait massivement tourner la planche à billets. L’inflation de base a certes atteint 2,2% sur un an en avril mais elle devrait replonger vers zéro en mai lorsqu’aura disparu l’effet de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril 2014. Contrairement aux espoirs de la BoJ, ses injections de liquidités n’entraînent pas non plus de revalorisation des salaires. Les statistiques publiées vendredi montrent que les salaires de base n’ont quasiment pas évolué en mars et que les salaires réels, ajustés de l’inflation, déclinent depuis désormais deux ans.

Croissance Japon : reprise des exports

Croissance Japon : reprise des exports

 

L’économie du  Japon  sort d’uen situation atone grâce notamment au plan de soutien du gouvernement.  La croissance des exportations japonaises a accéléré à 8,5% en mars, le Japon enregistrant au passage son premier excédent commercial en près de trois ans, à la faveur d’une hausse des ventes de véhicules et de matériel électronique. En février, les exportations avaient progressé de 2,5% sur un an (révisé de +2,4%).Du coup la croissance devrait repartir alors quelle a été nulle en 2014.  Selon une enquête du JCER, Centre japonais d’études économiques, les analystes attendent neuf trimestres consécutifs de croissance au Japon. La Banque du Japon a revu à la hausse sa prévision pour l’exercice 2015 commençant en mars, à 2,5 %, contre 2,1 % auparavant. Dans l’édition de janvier de son rapport mensuel sur l’activité, le gouvernement estimait l’économie « en reprise modérée ». De fait, l’administration du premier ministre Shinzo Abe a annoncé en décembre plusieurs mesures devant soutenir l’activité. Il a décidé de reporter de 18 mois l’augmentation, de 8 à 10 %, de la TVA initialement prévue pour octobre 2015. Il a également annoncé un nouveau plan de soutien à l’économie, de 3 500 milliards de yens (26 milliards d’euros), principalement destiné aux régions et aux ménages modestes. 2015 devrait se traduire par plusieurs mesures d’aide aux entreprises, avec notamment une première baisse de l’impôt sur les sociétés. Cela dans un contexte de baisse de 50 % des prix du pétrole depuis la mi-2014, qui réduit notamment les coûts des entreprises et la facture énergétique des particuliers.

Cyberattaques : 25 milliards recensées au Japon

Cyberattaques : 25 milliards recensées au Japon

 

La cyberdépendance du monde pourraiat bien aboutir un jour à une  catastrophe mondiale car les cyberattaques ne cessent de se développer. Exemple au Japon avec  25 milliards d’attaques informatiques en 2014, soit le double de l’année précédente, selon une enquête rapportée par l’agence de presse Kyodo. Il est clair  que les systèmes informatiques permettent une gestion  optimisée des informations et de nombre de  fonctions, pour autant cette cyberdépendance extrême constitue une fragilité pour nombre de système dont certains sont vitaux pour la société. Il serait urgent à cet égard de réfléchir à une  stratégie mondiale de protection et de défense des systèmes informatiques.  L’institut national des technologies de la communication et de l’information (NICT), qui est doté d’un réseau de 240.000 outils pour détecter ce type d’intrusions, a évalué à 40% la part d’attaques en provenance de Chine. Figurent ensuite en bonne place la Corée du Sud, la Russie et les Etats-Unis. Dans un nombre croissant de cas, les pirates prennent le contrôle de routeurs, caméras de sécurité et autre systèmes connectés à internet afin d’établir leurs propres communications, a indiqué l’institut. Cette étude a été menée pour la première fois en 2005: à l’époque, seulement 310 millions d’incidents avaient été recensés. Les cyberattaques et l’espionnage informatique devraient encore se multiplier en 2015 et les groupes extrémistes vont multiplier leurs offensives sur la toile, avait prévenu en décembre le spécialiste américain en sécurité sur internet McAfee. Parmi les piratages les plus récents, un groupe de hackers, le GOP, a pénétré le 24 novembre dans le système informatique de Sony Pictures, filiale américaine de cinéma du géant japonais de l’électronique, volant les données personnelles de 47.000 employés et tiers.

Croissance Japon : ça patine encore

Croissance Japon : ça patine encore

 

Plus 2.2%  sur un an c’est pas brillant surtout .après  contraction de 2,3% au troisième trimestre 2014, quand l’économie souffrait encore d’une hausse de la TVA. La sortie de la récession est laborieuse En fait comme ailleurs c’set une panne d’investissement et de consommation.  La croissance du PIB est cependant moins forte que n’escomptaient les économistes interrogés par Reuters, dont la médiane des estimations s’établissait à +3,7%. De trimestre à trimestre, le PIB s’est accru de 0,6% sur la période. Dans le détail, la demande externe a ajouté 0,2 point de pourcentage à la croissance du trimestre d’octobre à décembre, grâce à des exportations robustes vers la Chine et les Etats-Unis, les deux principaux marchés extérieurs des entreprises nippones. Mais la consommation des ménages, qui représente environ 60% du PIB, a augmenté seulement de 0,3% au dernier trimestre alors que les économistes prévoyaient une hausse de 0,7%. L’investissement n’a augmenté que de 0,1% après deux trimestres consécutifs de baisse, ce qui suggère que la politique de la planche à billets pratiquée par la banque centrale n’incite que moyennement les sociétés à investir. Commentant les statistiques, le ministre de l’Economie Akira Amari a déclaré à la presse que l’économie était en voie de se reprendre, avec des signes d’amélioration du moral des ménages. Cependant, des analystes font la fine bouche devant le faible rebond de la consommation et de l’investissement. Ainsi, selon Takeshi Minami, économiste en chef à l’institut de recherche Norinchukin, « ce sont des chiffres plutôt décevants »: « La situation reste faible et les entreprises reportent clairement leurs investissements », estime-t-il. La sortie de la récession devrait néanmoins permettre à la Banque du Japon de geler pour l’instant son programme monétaire incitatif, même si son objectif d’inflation à 2% s’est encore éloigné avec la chute des prix du pétrole.  Taro Saito, directeur des recherches économiques à l’institut NLI, prédit: « La BOJ devrait maintenir sa politique monétaire inchangée pendant un moment pour observer l’impact du dernier assouplissement quantitatif. » Les chiffres de la croissance devraient être scrutés de près lors de la réunion de deux jours de la BOJ, mardi 17 et mercredi 18 février.

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Japon: recul de 20% des ventes automobiles

Japon: recul de 20% des  ventes automobiles

Les ventes de véhicules neufs au Japon ont chuté de quelque 19% en janvier sur un an, contrecoup d’une ruée dans les concessions durant les premiers mois de 2014 avant une pénalisante hausse de taxe en avril, selon les statistiques officielles publiées aujourd’hui. Le facteur « TVA » a joué sur les automobiles de particuliers qui avaient acheté l’an passé avant que le taux de cet impôt indirect n’augmente de 3 points à 8%.Dans le détail en janvier, parmi les modèles de divers types de cylindrées classiques, ont été vendus 207.635 voitures de tourisme (-21,4%), 28.799 poids lourds (+4,4%) et 736 bus (+26,7%). Comme au cours des derniers mois de 2014, les ventes d’automobiles classiques accusent une chute suffisamment forte pour plomber l’ensemble du marché, une faiblesse également imputable à la réticence des consommateurs à s’endetter dans une période économique incertaine. Les ventes de véhicules de catégories inférieures à 660 cm3 se sont établies pour leur part à 164.196 unités contre 203.659, d’après l’association des vendeurs de mini-véhicules.  En 2014, les ventes de véhicules neufs au Japon avaient dans leur ensemble augmenté de 3,5% sur un an, grâce aux achats plus importants de mini-véhicules et de poids lourds et malgré la hausse de TVA qui a concerné huit des douze mois de l’année.

Japon : un plan de relance de 24 milliards

Japon : un plan de relance de 24 milliards

 

 

Face à la récession, le gouvernement japonais réagit et lance un vaste plan de relance de 24 milliards d’euros. Un plan qui articule souplesse budgétaire, politique monétaire accommodante et réformes structurelles. Une sorte de plan proche de celui qu’avaient lancé les Etats-Unis. Le gouvernement compte sur l’effet d’annonce car ce plan doit entrer rapidement en vigueur.( A la  différence avec la France dont les discussions se sont perdues dans les méandres de la négociation pour le pacte de responsabilité).  « En mettant rapidement en œuvre ces mesures, je pense que nous pouvons donner du tonus à la consommation comme aux économies régionales et étendre à l’ensemble du pays un cercle vertueux de croissance », a déclaré aux médias le Premier ministre à l’issue d’une réunion de son équipe. Un peu plus d’un tiers du montant ira à la stimulation de la consommation des particuliers et à l’activité des entreprises, 1.700 milliards à la reconstruction du nord-est dévasté par le tsunami du 11 mars et à la prévention des désastres, et 600 millions à la revitalisation des localités économiquement en léthargie. L’ensemble, qui doit être financé par des recettes d’impôts et non par de nouvelles obligations d’Etat, comprendra notamment des bons d’achats et de voyage que distribueront les régions à leurs administrés, afin de les inciter à dépenser et à bouger. Le gouvernement a calculé que les mesures prises devraient donner un coup de pouce de 0,7 point de pourcentage à l’évolution du produit intérieur brut (PIB), lequel a reculé durant les deuxième et troisième trimestres. Conforté dans son approche par sa victoire récente aux urnes, le Premier ministre entend amplifier sa politique économique « abenomics » lancée depuis son retour au pouvoir en décembre 2012. Shinzo Abe exige de tous des efforts: la banque centrale du Japon est appelée à poursuivre dans la voie de l’assouplissement monétaire et le patronat est poussé à faire un geste salarial pour que le pouvoir d’achat des foyers augmente suffisamment avant que ne soit de nouveau augmentée la taxe sur la consommation en avril 2017. La première hausse de cet impôt indirect, intervenue au printemps dernier, a cassé la reprise amorcée. C’est elle qui a fait replonger le pays en récession. D’où le choix de Shinzo Abe de différer de dix-huit mois la seconde, initialement prévue en octobre 2015.

 

Japon : la récession confirmée

Japon : la récession confirmée

 

 

Les japonais ne parviennent pas à  « avaler » la hausse de TVA d’avril (8% au lieu de 5)  et du coup la consommation plonge et la croissance avec. La consommation des ménages japonais a en effet chuté en novembre pour le huitième mois d’affilée (-2,5% sur un an), même si le recul est moins marqué qu’en octobre (-4%), a annoncé aujourd’hui le ministère des Affaires intérieures. Les Nippons ont fortement réduit leurs dépenses après la hausse début avril de la taxe sur la consommation, ce qui a provoqué une très nette contraction du Produit intérieur brut (PIB), de 1,7% au deuxième trimestre, puis de 0,4% au troisième, le Japon retombant de ce fait en récession. Au troisième trimestre 2014, le PIB du pays a baissé de 0,4%: soit davantage que les estimations du mois de novembre.  Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a chuté de 0,4% entre juillet et septembre comparé au trimestre précédent.  Après une contraction de 1,7% entre avril et juin (selon les données actualisées), le retour en récession de la troisième puissance économique mondiale – pour la cinquième fois depuis 2000 – se confirme donc, En rythme annualisé, le PIB a plongé de 6,7%, puis de 1,9% au cours des deux derniers trimestres. Parmi les raisons d’un tel marasme: l’entrée en vigueur début avril d’une TVA à 8% (contre 5% auparavant). Sur la période estivale passée en revue, la consommation des particuliers est demeurée faible (+0,4%), bien qu’un peu meilleure qu’annoncé initialement. Surtout, l’investissement privé a reculé plus qu’estimé précédemment, tant du côté des achats de logements (-6,8%) que des investissements non résidentiels des entreprises (-0,4%), qui ont en outre fortement réduit leurs stocks, plombant le PIB (-0,6 point). La demande publique a par ailleurs été réévaluée à la baisse (+0,5%), tandis que les exportations sont restées inchangées (+1,3%).

 

Japon: croissance plombée par la fiscalité

Japon:   croissance plombée par la fiscalité

 

La hausse de la fiscalité a fait retomber le Japon en récession. Encore une preuve que l’austérité à marche forcée provoque l’effet contraire de celui recherché. La hausse de 3% de la TVA en avril a assommé la consommation et comme la demande extérieure est très faiblarde, l’économie du Japon plonge. Au cours du troisième trimestre 2014, le PIB du pays a baissé de 0,5%: soit davantage que les estimations du mois de novembre. Ces statistiques tombent mal pour le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à moins d’une semaine d’élections législatives convoquées en urgence.  Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a chuté de 0,5% entre juillet et septembre comparé au trimestre précédent, a annoncé lundi le gouvernement, révisant négativement l’évaluation préliminaire (-0,4%). Après une contraction de 1,7% entre avril et juin (selon les données actualisées), le retour en récession de la troisième puissance économique mondiale – pour la cinquième fois depuis 2000 – se confirme donc, à moins d’une semaine d’élections législatives convoquées en urgence par le Premier ministre Shinzo Abe. En rythme annualisé, le PIB a plongé de 6,7%, puis de 1,9% au cours des deux derniers trimestres. Parmi les raisons d’un tel marasme: l’entrée en vigueur début avril d’une TVA à 8% (contre 5% auparavant). Sur la période estivale passée en revue, la consommation des particuliers est demeurée faible (+0,4%), bien qu’un peu meilleure qu’annoncé initialement. Surtout, l’investissement privé a reculé plus qu’estimé précédemment, tant du côté des achats de logements (-6,8%) que des investissements non résidentiels des entreprises (-0,4%), qui ont en outre fortement réduit leurs stocks, plombant le PIB (-0,6 point). La demande publique a par ailleurs été réévaluée à la baisse (+0,5%), tandis que les exportations sont restées inchangées (+1,3%).

Japon: récession confirmée

Japon: récession confirmée

Le japon ne se remet pas d’une brutale rigueur budgétaire (dont l’Europe devrait bien tirer enseignement !)  et confirme sa récession en octobre. En faiat la taxe sur la consommation littéralement assommé la croissance. S’ajoute beine entendu à cela la baisse de la demande mondiale qui plombe les exportations. Les prix à la consommation au Japon, hors ceux des produits périssables, ont augmenté de 2,9% en octobre, enregistrant un nouveau ralentissement (+3% en septembre), a annoncé cette nuit le ministère des Affaires intérieures.  En excluant l’impact de la hausse début avril de la taxe sur la consommation, qui gonfle l’inflation de l’ordre de deux points, la progression ressort à 0,9%, selon la méthode de calcul proposée par la Banque du Japon (BoJ), en deçà de l’objectif qu’elle s’est fixé pour l’année 2014-2015 (1,2%). La consommation des ménages a reculé (-4% sur un an) pour le septième mois consécutif, mais de façon moins sévère qu’en septembre (-5,6%), contrecoup d’une hausse de taxe début avril. L’entrée en vigueur d’une TVA à 8% (contre 5% auparavant) a provoqué une nette contraction du Produit intérieur brut (PIB), de 1,9% au deuxième trimestre, puis de 0,4% au troisième, le Japon retombant de ce fait en récession.

Croissance : récession surprise au Japon

Croissance : récession surprise au Japon

 

Résultat de la baisse de la demande mondiale et d’une diminution de la consommation interne, le Japon crée la surprise en retombant en récession. Un mauvais signe après le tassement en Chine sur la santé de l’économie mondiale. Le monde se rapproche d’une nouvelle crise et le Japon vient de démontrer que la hausse des impôts via la TVA était un remède de cheval qui tuait la croissance. En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,6%, un repli qui vient après la contraction (révisée) de 7,3% enregistrée au deuxième trimestre, dans la foulée d’une hausse de la TVA entrée en vigueur le 1er avril.  Les économistes avaient anticipé une hausse de 2,1% du PIB de la troisième puissance économique mondiale, mais la consommation et les exportations sont restées atones, lestant les entreprises de stocks importants. Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment déclaré que les données du PIB du troisième trimestre pèseraient lourd dans sa décision de reporter ou non une nouvelle hausse de la TVA, qui doit normalement intervenir en octobre 2015. Après avoir été relevée de 5% à 8% le 1er avril, la TVA doit passer à 10% l’année prochaine. L’Etat japonais a besoin de rentrées fiscales supplémentaires pour contenir un endettement qui dépasse les 200% du PIB. Selon les médias japonais, le Premier ministre, qui rentre ce lundi d’une tournée d’une semaine l’ayant mené en Chine, au Myanmar et en Australie, pourrait annoncer dès mardi sa décision de reporter la hausse de la TVA. Il pourrait également faire état dans la foulée de son intention de convoquer des élections législatives anticipées, qui, selon des élus du parti libéral démocrate au pouvoir, pourraient être organisées le 14 décembre. D’après des experts, Shinzo Abe veut profiter d’une cote de popularité encore relativement favorable pour renforcer sa position à la tête du pays et poursuivre une politique économique visant à sortir le Japon de deux décennies de déflation mais aussi des orientations plus contestées, comme une prise de distance par rapport au pacifisme observé par le pays depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

 

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

Banque du Japon : soutien massif à l’économie

 

Une croissance insignifiante (0.5%  en 2014 du faiat notamment de l’effet négatif de la taxe sur la consommation)) un chômage qui monte en septembre et le japon se décide à régir vivement en soutenant la croissance par un nouvel assouplissement monétaire. Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Haruhiko Kuroda, a estimé vendredi, après l’annonce d’une expansion de la politique monétaire de l’institution, que l’archipel se trouvait « à un moment critique dans son combat contre la déflation ». C’est pour cette raison que la BoJ a annoncé, contre toute attente, de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire. Elle va désormais augmenter la base monétaire de 80.000 milliards de yens (583 milliards d’euros) par an, contre 60 à 70.000 milliards auparavant.  La BoJ table à présent sur une croissance de 0,5% pour l’année en cours contre 1% annoncé en juillet et 1,4% précédemment. (Crédits : reuters.com) latribune.fr (avec AFP)  |  31/10/2014, 8:30  -  366  mots Si l’on s’en tient à sa prévision initiale de 1,4%, la nouvelle hypothèse de croissance de la BoJ a été presque divisée par trois à 0,5%. Alors que l’inflation ralentit, l’institut monétaire a annoncé de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire.  La banque centrale nippone abaisse ses estimations pour l’inflation, qui devrait s’établir à 1,2% sur la période (en excluant l’effet taxe), contre 1,3% escompté auparavant, et à seulement 1,7% l’année suivante (avril 2015 à mars 2015), contre une prévision initiale de 1,9%.  Même si l’institut d’émission ne reporte pas officiellement son objectif de 2%, dit de stabilité des prix, il reconnaît implicitement que celui-ci ne devrait finalement être atteint qu’en 2016. La BoJ pointe « le déclin de la demande » consécutif à l’entrée en vigueur le 1er avril d’une taxe sur la consommation, équivalente de la TVA française, à 8% (contre 5% auparavant), ainsi qu’ »une certaine faiblesse des exportations« .

 

Japon : baisse de la consommation des ménages

Japon : baisse de la consommation des ménages

Plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre cette biaise mais notamment la crise mondiale qui est loin d’être terminée. Les dépenses des ménages japonais ont en effet enregistré au mois de juillet un repli plus important que prévu et la production industrielle est restée atone, autant de signes suggérant que les effets du relèvement du taux de TVA intervenu en avril pourraient encore se prolonger. Selon les statistiques publiées vendredi par le gouvernement, la consommation a reculé de 5,9%, plus que la prévision médiane des économistes (-3,0%), en raison de la hausse de la TVA mais aussi du mauvais temps qui n’a pas incité les Japonais à faire des achats. « Le relèvement de la TVA a eu un impact sur le pouvoir d’achat. Et les fortes tempêtes de pluie de cet été ont aggravé la situation. Les dépenses vont repartir, mais ce sera long », estime Hiroaki Muto, économiste chez Sumitomo Mitsui Asset Management. En juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 3,3% – conformément aux attentes des économistes -, en excluant des éléments volatils comme ceux des produits frais mais en prenant en compte ceux de l’énergie. Si l’on fait abstraction des conséquences de l’augmentation de la TVA, l’inflation s’élève à 1,3%. La Banque du Japon (BoJ) s’est promis d’atteindre l’an prochain un taux de 2%. La production industrielle, en berne, pâtit de la faible demande : elle n’a progressé que de 0,2% en juillet. Ce chiffre marque un rebond par rapport au mois de juin, lorsqu’elle avait chuté de 3,4%, mais il est inférieur à celui de 1% que prévoyaient les analystes consultés par Reuters. Sur le front de l’emploi, le taux de chômage est passé de 3,7% à 3,8% entre juin et juillet. Le relèvement de trois points du taux normal de TVA a produit des effets spectaculaires : le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 6,8% en rythme annualisé au cours du deuxième trimestre.

 

Japon : forte récession

Japon : forte récession

L’impôt qui tue, le Japon vient d’en faire l’expérience avec la hausse de la TVA (un impôt inventé par la France !!)L’économie japonaise s’est contractée de 6,8% en rythme annualisé lors du trimestre avril-juin, sa contraction la plus forte depuis le séisme et le tsunami de mars 2011, la hausse de la TVA ayant pesé sur les dépenses des ménages, selon les chiffres publiés mercredi par le gouvernement. Les économistes de marché anticipaient un recul de 7,1% du produit intérieur brut (PIB). Lors du trimestre janvier-mars, l’économie avait affiché une croissance de 6,1%, les consommateurs ayant anticipé leurs achats en prévision de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril. D’un trimestre à l’autre, la richesse économique a reculé de 1,7%, alors que le marché tablait sur un repli de 1,8%. La consommation privée, qui représente 60% de l’économie japonaise, a particulièrement souffert de la hausse de la TVA. Elle a reculé de 5% sur le trimestre, alors que le marché attendait une baisse de 4,3%.

 

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

 

En tachetant massivement des actifs, la Banque centrale choisit délibérément de soutenir une économie encore faiblarde. La Banque du Japon a maintenu mardi sa politique monétaire ultra-accommodante et légèrement réduit sa prévision de croissance pour l’exercice en cours afin de refléter le ralentissement des exportations et le tassement de la consommation des ménages après la hausse de la TVA en avril. Comme attendu, la banque centrale a voté à l’unanimité le maintien de sa politique instaurée en avril 2013 et qui se traduit par des rachats d’actifs de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an (434-506 milliards d’euros), ce soutien à l’activité ayant pour objectif de revenir à un taux d’inflation de 2% l’an prochain pour en finir avec des années de déflation. Dans son communiqué, la BoJ dit s’attendre à ce que l’impact de la hausse de la TVA s’atténue progressivement et elle réaffirme son analyse d’une reprise modérée de l’économie. Elle a ajusté sa prévision de croissance pour l’exercice clos en mars 2015 à 1,0%, au lieu des 1,1% qu’elle anticipait il y a trois mois, mais sa nouvelle projection est supérieure aux 0,9% qu’attendaient en moyenne les économistes interrogés par Reuters. Elle a en revanche réitéré ses prévisions de croissance pour les deux exercices suivants et confirmé également ses projections pour l’évolution des prix, avec un taux d’inflation qui devrait atteindre 1,9% en 2015/2016 puis 2,1% en 2016/2017. La banque centrale continue de parler d’ »augmentation modérée » des investissements des entreprises, d’amélioration de leurs bénéfices et de fermeté de la consommation des ménages, montrant ainsi qu’elle prévoit un rebond de la croissance après la contraction du produit intérieur brut (PIB) prévue au deuxième trimestre en conséquence du relèvement de la TVA. Le taux d’inflation (hors éléments volatils) était de 1,4% en mai sur un an, en faisant abstraction de la hausse de la TVA, mais bon nombre d’analystes s’attendent à ce qu’il ralentisse dans les prochains mois. La BoJ publie ses projections à long terme tous les six mois, en avril et en octobre, et les réexamine en janvier et en juillet.

 

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

 

Finalement l’ignorance économique est une tare bien partagée dans le monde. Le japon vient d’imiter l’Europe en matraquant fiscalement la consommation. Résultat la consommation s’écroue de 8% sur un an. La consommation japonaise victime de la hausse la TVA. Le ministère des Affaires intérieures des chiffres a annoncé, ce vendredi 27 juin, une chute de -8% en mai sur un an, alors que les économistes prédisaient -2%.  Les ventes au détail n’ont décliné que de 0,4% en mai sur un an, contre plus de 4% en avril. L’explication se trouve dans les arbitrages. Dans les mois précédant l’augmentation de 5 à 8% de la taxe à la consommation, fixée au 1er avril, les acheteurs s’étaient rués dans les boutiques. A contrario, en avril et mai, ils ont en partie vécu sur leurs stocks les premières semaines et n’ont pas ou peu investi dans des biens durables ou semi-durables pas plus que dans les travaux de rénovation de leurs logements, tout en réduisant les dépenses moins indispensables afin de privilégier le reste. Et pour cause: du fait de cette hausse de taxe, les prix à la consommation, hors ceux des produits périssables, ont bondi de 3,4% en mai sur un an, du jamais vu en 32 ans. Si le Japon n’a pas encore officiellement annoncé la fin de la déflation qui a sévi pendant une quinzaine d’années, les tarifs ont quand même recommencé à grimper nettement depuis l’an passé: +1,3% entre décembre 2013 et mars 2014.  Au-delà des oscillations brutales liées à la hausse de taxe, l’important sera de voir si la troisième puissance économique mondiale sera capable d’augmenter la demande intérieure dans les prochain mois, sans seulement compter sur l’aide des pouvoirs publics. Pour cela, estiment les économistes, il n’y pas de mystère, il faut que les revenus augmentent. C’est un enjeu de taille pour la politique de relance « Abenomics » du Premier ministre de droite Shinzo Abe qui a promis au patronat une baisse des impôts sur les bénéfices des sociétés en échange d’une plus grande générosité salariale. Si ces appels du pied ne sauraient suffire, un autre élément va dans le bon sens: l’embellie sur le marché de l’emploi. En mai, le chômage est tombé à 3,5% de la population active, un record de faiblesse depuis décembre 1997. Certains secteurs, comme celui du bâtiment, ont besoin de main-d’œuvre, du fait de la demande liée à la reconstruction après la catastrophe du nord-est en 2011 et avant les jeux Olympiques à Tokyo en 2020. La demande de personnels est également dans le secteur des soins à la personne du fait d’une population âgée en forte croissance.

 

Japon : vers une stagnation de l’économie

Japon : vers une stagnation de l’économie

Le Japon a enregistré un déficit commercial record sur l’exercice clos en mars, avec une croissance des exportations à son plus bas niveau depuis un an, selon des chiffres publiés lundi qui relancent le débat sur d’éventuelles nouvelles mesures de la Banque du Japon pour soutenir l’activité. Après une progression de 9,8% en février, les exportations de la troisième économie mondiale ont augmenté de seulement 1,8% en mars par rapport au même mois de 2013, leur plus faible croissance depuis un an, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 6,3%. La hausse des exportations vers la Chine, notamment, a ralenti à 4,3% sur un an après un bond de 27,6% en février, et les livraisons vers les Etats-Unis n’ont augmenté que de 3,5%, leur plus faible gain annuel depuis décembre 2012 quand elles avaient reculé de 0,8%, selon les données publiées par le ministère des Finances. Les importations ont dans le même temps augmenté de 18,1% sur un an, après une hausse de 9,0% en février, alors que les économistes prévoyaient en moyenne un gain de 16,2%. La balance commerciale a dû coup été déficitaire pour le 21e mois consécutif avec un solde négatif de 1.446 milliards de yens (10,2 milliards d’euros). Sur l’ensemble de l’exercice clos fin mars, le déficit commercial a atteint un niveau record de 13.750 milliards de yens (97 milliards d’euros). En volume, les exportations ont baissé de 2,5% en mars par rapport à mars 2013, ce qui montre les limites de la politique de dépréciation du yen. La baisse de la devise, censée favoriser les exportations, a aussi eu pour effet d’accroître la facture énergétique alors que le pays a dû fortement augmenter ses importations d’énergie fossile pour compenser la fermeture de ses centrales nucléaires après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011. Les délocalisations de capacités manufacturières des grands groupes japonais ont en outre atténué l’apport du yen faible sur le secteur exportateur. Or Tokyo compte sur les exportations, moteur historique de l’économie nippone, pour compenser toute baisse de la demande intérieure après la hausse de trois points de la TVA, de 5 à 8%, intervenue le 1er avril. « On s’achemine vers une stagnation de l’économie pendant l’été », déclare Takeshi Minami, chef économiste du Norinchukin Research Institute. La Banque du Japon (BoJ) a exclu de nouvelles mesures sur le court terme, estimant que l’économie poursuit sa reprise et que l’objectif d’un taux d’inflation à 2% dans deux ans est en vue, mais les marchés spéculent de plus en plus sur une action d’ici juillet quand la banque centrale publiera ses perspectives semestrielles. « Si les exportations ne repartent pas et que la demande intérieure baisse plus que prévu en avril et en mai, la Banque du Japon pourrait assouplir sa politique dès juin ou juillet », juge Naoki Iizuka, économiste chez Citigroup Global Markets Japan. Les économistes prévoient une contraction de l’économie sur le trimestre en cours en raison de la majoration de la TVA mais anticipent le retour à une croissance modérée ensuite. Le gouvernement a réduit ses prévisions économiques pour la première fois depuis 2012 en raison de l’impact de la hausse de la TVA mais continue de tabler sur une reprise modérée qui, selon lui, ne justifie pas de nouvelles mesures de soutien.

Japon: croissance seulement de 1,5% en 2013

Japon: croissance seulement de  1,5% en 2013

Pour 2013, la croissance a aussi été revue un peu moins vigoureuse, à 1,5% (contre 1,6%).  Même si c’est un tout petit peu mieux qu’en 2012 (1,4%) et si cela représente le meilleur résultat depuis 2010, cela constitue une déception pour l’équipe du Premier ministre de droite Shinzo Abe qui, dès son arrivée au pouvoir fin 2012, avait fait de la relance sa priorité.  Cette politique avait d’ailleurs été confortée par un début d’année en fanfare sur le plan macro-économique, ce qui avait attiré l’attention de responsables politiques de pays européens en pleine cure d’austérité.  Rapidement le gouvernement nippon avait mis le paquet pour relancer la machine, malade d’une déflation chronique depuis 15 ans. Il a engagé des dépenses budgétaires pour soutenir l’activité (l’équivalent de 70 milliards d’euros en 2013 puis 35 milliards supplémentaires début 2014) et poussé la Banque du Japon à assouplir sa politique monétaire, ce qui a fait plonger le yen, au bonheur des grandes entreprises exportatrices japonaises. Le Premier ministre a promis en outre des réformes structurelles pour doper le potentiel économique, la troisième « flèche » d’une stratégie popularisée sous le vocable d’ »Abenomics » via une stratégie de communication minutieuse.  Mais au quatrième trimestre 2013, la consommation des ménages et les investissements des entreprises n’ont progressé que modérément et les investissements publics ont moins contribué à la croissance, à mesure que s’épuisaient les fonds du premier plan de relance de M. Abe et avant les dépenses du deuxième.  L’activité de l’archipel a en outre été freinée par le lourd déficit de sa balance commerciale. « La faible croissance économique mondiale pèse sur les exportations, tandis que les importations grimpent du fait d’un surcroît de demande avant la hausse d’une taxe sur la consommation », a expliqué Marcel Thieliant, du centre de recherches Capital Economics.  Cette taxe, équivalente de la TVA française, va augmenter de 3 points au 1er avril, à 8%, ce qui incite des ménages à acheter des produits qu’ils auraient acquis sinon plus tard, afin de profiter jusqu’au bout du taux à 5%. Et comme les industriels japonais ont délocalisé une partie de leur production dernièrement, l’archipel doit importer davantage pour sa propre consommation.  Le Japon doit en outre importer massivement des hydrocarbures pour compenser l’arrêt de ses réacteurs nucléaires après l’accident de Fukushima, dont le troisième anniversaire sera célébré mardi avec celui du séisme et du tsunami dans le nord-est qui avaient ravagé le nord-est du pays (plus de 18.000 morts directs).  Le déséquilibre des comptes extérieurs nippons s’aggrave même en ce début d’année, avec un déficit courant record équivalent à 11 milliards d’euros en janvier, ont montré d’autres statistiques officielles lundi.  Pour les mois à venir, la principale inconnue réside dans la manière dont l’économie japonaise supportera la hausse de la pression fiscale, destinée à apaiser l’envolée de la colossale dette publique. Le surcroît de consommation attendu au premier trimestre risque d’être suivi d’un comportement plus prudent des ménages une fois la taxe augmentée début avril, d’autant que leur pouvoir d’achat subira le retour de l’inflation.  Le sort de la reprise pourrait dès lors résider dans la décision des entreprises d’accorder ou non les hausses de salaires réclamées par les syndicats, alors que près des trois-quarts des Japonais disaient ne pas ressentir les bienfaits des « Abenomics » d’après un récent sondage.

Japon : déficit commercial record en 2013 de 82 milliards d’euros

Japon :  déficit commercial record en 2013 de 82 milliards d’euros

Le déséquilibre de la balance commerciale de la troisième puissance économique mondiale s’est élevé à 11.475 milliards de yens (82 milliards d’euros au taux de change actuel). Il a augmenté de 65% par rapport à celui de 2012 qui constituait le précédent record pour un pays autrefois habitué aux excédents commerciaux portés par ses puissants secteurs exportateurs (automobile, électronique grand public, machinerie, etc.).  Les importations ont augmenté en valeur de 15% pour atteindre 81.262 milliards de yens (580 milliards d’euros), leur niveau le plus haut depuis le lancement de cette statistique sous cette forme en 1979.  Leur montant a été mécaniquement relevé par la forte dépréciation du yen (21% face au dollar et 26% face à l’euro en 2013), entraînée par l’assouplissement considérable de la politique monétaire décidée en avril par la Banque du Japon afin de lutter contre la déflation.  Les dépenses en pétrole (+16%) et gaz naturel liquéfié (GNL, +18%), qui pèsent lourd dans la balance, ont particulièrement grimpé.  La baisse de la devise nippone est d’autant plus ressentie que l’archipel doit se passer de la totalité de ses réacteurs nucléaires, arrêtés par précaution après l’accident de Fukushima de mars 2011. Pour compenser, les compagnies d’électricité doivent importer davantage de GNL afin de faire tourner davantage leurs centrales thermiques.  Mais le Japon a dû aussi payer davantage de yens pour importer des produits alimentaires (+10% en valeur), des vêtements (+21%), des ordinateurs (+17%), des semiconducteurs (+37%) et des téléphones – notamment des smartphones – (+25%).  L’archipel est d’autant plus dépendant de la production étrangère que nombre d’industriels nippons ont transféré leurs usines dans d’autres pays d’Asie où ils produisent aussi pour la clientèle japonaise.  Par région, le déficit nippon s’est aggravé avec la Chine (plus de 5.000 milliards de yens, 36 milliards d’euros), son premier fournisseur qui lui expédie entre autres les téléphones intelligents qui connaissent un vrai boom dans l’archipel.  Le déséquilibre du Japon a aussi empiré avec les pays du Moyen-Orient, son premier fournisseur de pétrole (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis) et de GNL (Qatar, EAU).  La valeur des exportations a grimpé de son côté de presque 10% à 69.788 milliards de yens (498 milliards d’euros), augmentée elle aussi par la chute du yen, mais pas suffisamment pour compenser le bond des importations.  Les recettes de ventes des biens « made in Japan » ont crû, notamment du côté des voitures (+15%), des générateurs électriques (+11%), des produits chimiques (+18%) et sidérurgiques (+9%).  Au final, les revenus tirés des exportations de l’archipel ont augmenté vis-à-vis de la Chine (+10%), des Etats-Unis (+16%), son premier client envers lequel le Japon a augmenté son excédent commercial (6.120 milliards de yens, 44 milliards d’euros) et à l’égard de l’Union européenne (+8%), avec qui l’archipel est néanmoins resté en léger déficit.  Lors du seul mois de décembre, le déficit commercial a doublé sur un an, à 1.302 milliards de yens (9 milliards d’euros), avec une montée de 25% des importations, non compensée par une hausse de 15% des exportations.   »Le déficit commercial devrait s’aggraver davantage au premier trimestre 2014, car les consommateurs japonais vont augmenter leurs achats en prévision d’une hausse de la taxe sur la consommation en avril », a prévenu Marcel Thieliant, chercheur à Capital Economics. « A l’avenir, les volumes d’exportations pourraient toutefois rebondir grâce à la reprise de la croissance mondiale », a-t-il ajouté.  Les entreprises japonaises ont jusqu’à présent profité de la chute du yen pour élever leurs revenus mais ne l’ont pas utilisée pour abaisser leurs prix à l’étranger. Le volume des exportations nippones a en conséquence peu progressé, ce qui a limité les retombées positives de la dépréciation du yen sur la croissance nippone.

 

Croissance Japon: coup de frein

Croissance Japon: coup de frein

Une estimation préliminaire à la mi-novembre avait établi la croissance à +0,5% au troisième trimestre, mais de nouveaux calculs publiés lundi par le gouvernement ont fait état d’une activité un peu plus amorphe à cause d’investissements (hors immobilier) et d’ajustements des stocks des entreprises moins profitables à l’économie qu’escomptés.  Le coup de frein est net par rapport aux premier et deuxième trimestres: dopé par un rebond de la consommation des ménages, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale avait augmenté de 1,1% puis 0,9%.  Les ménages, dont les revenus stagnent, ont à peine augmenté leurs dépenses au troisième trimestre, bien que de nombreux économistes prévoient un rebond avant la hausse en avril de la taxe sur la consommation.  La croissance a en outre fortement pâti d’un lourd déficit commercial au troisième trimestre, alors que jadis le pays était abonné aux excédents grâce à la puissance de ses industries exportatrices dans l’automobile et l’électronique.  De plus la dépréciation du yen d’un quart de sa valeur face au dollar et à l’euro en un an a rendu plus coûteuses ses importations à un moment où, privé de réacteurs nucléaires deux ans et demi après la catastrophe de Fukushima, l’archipel doit acheter toujours plus d’hydrocarbures pour produire son électricité.  L’économie japonaise a en revanche pu s’appuyer sur une progression robuste des investissements publics, favorisés par des dépenses gouvernementales supplémentaires d’environ 70 milliards d’euros débloqués en début d’année par le nouveau pouvoir conservateur.  Ces fonds destinés entre autres à accélérer la reconstruction des zones du nord-est ravagées par le tsunami du 11 mars 2011 ont dopé particulièrement l’activité dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.  Le gouvernement a approuvé jeudi dernier une nouveau plan de dépenses, équivalent à 40 milliards d’euros supplémentaires, toujours pour soutenir la région dévastée du Tohoku mais aussi préparer les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.  Cette prodigalité constitue le premier pan (ou « flèche ») de la politique du Premier ministre de droite Shinzo Abe, revenu au pouvoir en décembre 2012, pour relancer l’économie et la sortir d’une déflation d’une quinzaine d’années, une tâche dont il a fait la priorité de son début de mandat.  Deuxième vecteur, M. Abe a poussé la Banque du Japon à assouplir considérablement sa politique monétaire en avril, sous l’égide du nouveau gouverneur, Haruhiko Kuroda, qu’il a lui-même choisi.  Ce changement de cap a favorisé la chute du yen sur le marché des changes, ce qui augmente les revenus des entreprises japonaises exportatrices, une fois leurs profits convertis en yens, et dope par conséquent la Bourse de Tokyo, au plus haut ces dernières semaines en près de six ans.  Les « Abenomics » comportent une troisième « flèche », décrite à grand trait par son inspirateur mais pas encore tirée, qui est censée augmenter le potentiel de croissance du pays. Pour ce faire, le gouvernement veut restructurer un secteur agricole jugé peu productif, conclure des accords de libre-échange avec les Etats-Unis et l’Union européenne, réduire les impôts pesant sur les entreprises et faire adopter un certain nombre de « dérégulation » du marché du travail.

 

Japon : nouveau plan de relance

Japon :  nouveau plan de relance

 

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe prépare un nouveau plan de relance de 18.600 milliards de yens (134 milliards d’euros) cette semaine, sans qu’il soit nécessaire d’emprunter plus pour le financer. Le dispositif doit être approuvé en conseil des ministres jeudi, ont déclaré des sources au fait du dossier mercredi. Shinzo Abe avait déjà mis en route dans le courant de l’année un plan de relance de l’économie de 20.000 milliards de yens, dans le but de mettre fin à 15 années de déflation et de croissance molle. Pour l’essentiel, le nouveau programme reprendra des mesures ordonnées par Abe en octobre et destinées à amortir le choc d’une hausse de la TVA en avril 2014, ont ajouté les sources. Il ne sera pas nécessaire d’emprunter car il sera financé par des recettes fiscales qui ont dépassé les projections initiales en raison de la reprise de la croissance et par des fonds provenant d’autres postes budgétaires mais qui n’ont pas été mobilisés, ont encore dit les sources.

 

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