Archive pour le Tag 'japon'

Politique énergétique : le Japon mise sur l’Hydrogène

Politique énergétique : le Japon mise sur  l’Hydrogène

 

Un article du Wall Street Journal (extrait)

 

Selon certains experts, si le Japon réussit (comme il l’avait fait dans les années 1970 avec la démocratisation du gaz naturel liquéfié), l’hydrogène pourrait enfin se frayer un chemin dans la chaîne logistique mondiale et supplanter le pétrole et le charbon.

L’hydrogène a souvent fait l’actualité, mais des défis économiques et techniques existent toujours. Tokyo devrait choisir de s’éloigner petit à petit des énergies fossiles et d’étaler la transition sur plusieurs années : la réduction des émissions de carbone sera d’abord très progressive. Et, quoi qu’il arrive, cela ne résoudra pas son problème de dépendance aux importations, puisque le pays veut, dans un premier temps, produire l’essentiel de son hydrogène à partir d’énergies fossiles achetées à l’étranger.

Comme tant d’autres pays, le Japon comprend peu à peu qu’il ne pourra pas atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 sans énergies renouvelables telles que le solaire ou l’éolien. L’hydrogène ne produit pas de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique (comme le dioxyde de carbone par exemple), mais de la vapeur d’eau. Il peut être utilisé pour remplacer les énergies fossiles dans les secteurs dans lesquels les énergies renouvelables ne fonctionnent pas bien.

L’Etat japonais a plus que doublé le budget de R&D alloué à l’hydrogène, le portant à près de 300 millions de dollars entre 2018 et 2019, un chiffre qui ne tient pas compte des sommes dépensées par les entreprises privées.

En décembre, le pays a publié une feuille de route préliminaire qui définit deux objectifs : porter à 10 % la part de l’hydrogène et des carburants connexes dans la production d’électricité (contre quasiment 0 % aujourd’hui) et augmenter significativement le poids de l’hydrogène dans des secteurs comme le transport ou la production d’acier d’ici 2050. Le gouvernement peaufine la version finale du plan pour l’énergie, qui pourrait comporter des objectifs officiels de montée en puissance de l’hydrogène et des estimations de coût.

Il devrait aussi proposer des subventions et prévoir des sanctions à l’encontre des technologies émettrices de carbone. Les géants industriels se sont lancés dans la production de bateaux, de terminaux gaziers et d’infrastructures pour que l’hydrogène s’impose dans le quotidien des Japonais.

JERA, premier producteur d’électricité du Japon, entend réduire ses émissions de carbone en utilisant de l’ammoniac dans ses centrales à charbon et a signé, en mai dernier, un protocole d’accord avec l’un des plus grands spécialistes mondiaux de l’ammoniac pour en développer la production.

Les conglomérats nippons cherchent des fournisseurs d’ammoniac et d’hydrogène. Les transporteurs maritimes, dont Nippon Yusen Kabushiki Kaisha, imaginent de leur côté des bateaux qui fonctionnent à l’hydrogène.

« Si le Japon réussit et que toute la chaîne logistique s’adapte aux besoins du marché japonais, tout sera différent et l’adoption pourrait être rapide » au niveau mondial, estime David Crane, ancien directeur général de NRG Energy, un producteur américain d’électricité qui siège aujourd’hui au conseil de JERA.

De fait, l’hydrogène possède de sérieux atouts. Il peut être utilisé (sous réserve de modifications) dans des centrales électriques ou des équipements conçus pour fonctionner au charbon, au gaz ou au pétrole, ce qui ferait économiser des milliards de dollars aux pays qui pourraient utiliser l’infrastructure existante pour la transition énergétique.

Il peut également être stocké et utilisé dans des piles à combustible capables d’emmagasiner plus d’énergie qu’une batterie électrique de même taille : l’hydrogène est donc parfaitement adapté aux avions ou aux bateaux qui doivent embarquer des grandes quantités de carburant pour pouvoir parcourir de très longue distance.

Autre avantage : il s’agit d’une technologie dont le Japon peut devenir spécialiste, ce qui lui permettrait de moins dépendre de la Chine, qui s’impose petit à petit comme numéro un mondial des énergies alternatives et premier fournisseur de panneaux solaires et de batteries électriques.

A l’heure actuelle, 80 % des panneaux solaires viennent de Chine, « une source d’inquiétude » pour l’avenir de la sécurité énergétique, indique Masakazu Toyoda, président de l’Institute of Energy Economics qui fait également partie de la commission qui conseille le gouvernement nippon sur la stratégie énergétique.

En mai, l’Agence internationale de l’Energie (AIE) a déclaré que l’hydrogène serait, aux côtés du solaire et de l’éolien, nécessaire pour que le monde atteigne la neutralité carbone d’ici 2050. Selon sa feuille de route détaillant la stratégie la plus « techniquement réalisable », l’hydrogène et les carburants connexes devraient représenter 13 % du mix énergétique mondial à cet horizon, pour des investissements dépassant 470 milliards de dollars par an.

Aux Etats-Unis, des Etats et des entreprises misent aussi sur des projets liés à l’hydrogène, notamment des stations-service, mais les efforts restent sporadiques.

L’an passé, l’Union européenne a dévoilé sa stratégie pour l’hydrogène et estimé que les investissements dans ce secteur pourraient se chiffrer en centaines de milliards de dollars d’ici 2050. Plusieurs groupes pétroliers européens, dont Royal Dutch Shell et BP, soutiennent aussi des projets dans ce domaine. Cette année, Airbus a présenté les plans de trois avions fonctionnant à l’hydrogène.

En Asie, un consortium de conglomérats coréens, dont Hyundai, a annoncé en mars dernier allouer 38 milliards de dollars d’ici 2030 à un projet lié à l’hydrogène. La Chine, elle, veut s’équiper de centaines de bus roulant à l’hydrogène avant les Jeux olympiques d’hiver début 2022.

Mais le problème, c’est que l’hydrogène n’existe pas en tant que tel dans la nature : ( ou en faible quantité NDLR);  il faut donc l’extraire, par exemple de l’eau ou des combustibles fossiles, ce qui consomme de l’énergie. De fait, il faut plus d’énergie pour fabriquer de l’hydrogène pur que ce que cet hydrogène est ensuite capable de générer.

En règle générale, il est extrait du gaz naturel ou du charbon, ce qui produit aussi beaucoup de dioxyde de carbone. A long terme, l’objectif est un hydrogène « vert » obtenu avec une électricité issue de sources renouvelables, qui coûte aujourd’hui plus cher.

Le stockage et le transport peuvent également se révéler complexes. Le gaz est si léger et occupe tant d’espace à température ambiante qu’il doit être compressé ou liquéfié pour pouvoir être transporté. Mais il ne devient liquide qu’à moins 253 °C, soit seulement 20° de plus que le zéro absolu.

Si le projet japonais est susceptible de tout changer, c’est parce que le pays a eu l’idée révolutionnaire d’utiliser l’ammoniac. Mélange d’azote et d’hydrogène, il n’émet pas de dioxyde de carbone, ce qui résout une partie des problèmes. Il est plus coûteux à fabriquer, mais plus simple à transporter et à stocker (donc à vendre) que l’hydrogène pur. Et il est déjà produit en grande quantité, essentiellement pour fabriquer des engrais.

Son groupe avait découvert que l’ammoniac pouvait être utilisé dans les centrales thermiques à charbon ou à gaz, qui produisent actuellement les trois quarts de l’électricité nipponne. La combustion produit du protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre, mais les ingénieurs japonais ont réussi à en réduire la quantité et affirment que le reste peut être filtré pour ne pas finir dans l’atmosphère.

Les producteurs d’électricité locaux pourraient, dans un premier temps, utiliser de l’ammoniac provenant d’énergies fossiles et trouver des stratégies de capture ou de compensation des émissions de carbone, s’était dit Shigeru Muraki. La demande augmentant et les prix baissant, ils pourraient dans un second temps passer à l’ammoniac « vert ».

Shigeru Muraki a présenté son idée aux pouvoirs publics, notamment au ministre de l’Economie. Le problème, c’est qu’il fallait réaliser des économies d’échelle pour faire baisser les prix de l’hydrogène ou de l’ammoniac et qu’aucun gros consommateur ne semblait exister.

C’est à ce moment-là que JERA est entré dans l’équation. Le groupe avait été créé après la catastrophe de Fukushima, qui avait mis Tokyo Electric Power, l’opérateur de la centrale, en grandes difficultés financières. En 2019, Tepco et un autre groupe de services collectifs ont transféré leurs centrales thermiques à JERA, qui s’est retrouvé avec des installations produisant un tiers environ de l’électricité japonaise.

JERA s’est rendu compte que, pour que la totalité de l’électricité nipponne provienne de sources renouvelables, il faudrait bâtir un nouveau réseau, un processus coûteux et chronophage, raconte Hisahide Okuda, le responsable du département stratégie du groupe. En revanche, le réseau existant pouvait supporter assez d’électricité renouvelable pour répondre à la moitié de la demande nationale.

Pour décarboner le reste, Hisahide Okuda s’est tourné vers l’ammoniac et convaincu les sceptiques. JERA a dévoilé son projet de conversion des centrales au charbon en octobre dernier.

A Yokohama, le groupe industriel IHI adapte les turbines au mélange gaz/ammoniac qui sera utilisé.

Masahiro Uchida, l’un de ses chercheurs, explique qu’il suffit de changer le brûleur, un cylindre couleur bronze placé au-dessus de la turbine. IHI a aussi réussi à adapter les chaudières et espère les vendre à des pays comme l’Australie ou la Malaisie, en plus du Japon.

JERA et IHI ont lancé un essai (subventionné par l’Etat) de combustion d’un mélange contenant 20 % d’ammoniac dans l’une des plus grandes centrales de JERA. Si tout se passe bien, JERA espère déployer cette technologie dans toutes ses centrales à charbon d’ici 2030, puis progressivement augmenter le pourcentage d’ammoniac, ce qui réduira les émissions de carbone.

Pour ce faire, il faudra cependant beaucoup, beaucoup d’ammoniac. Quelque 500 000 tonnes par an, selon les premiers tests de JERA, soit près de la moitié de la consommation annuelle du Japon. D’ici 2050, le pays pourrait consommer 30 millions de tonnes d’ammoniac et 20 millions de tonnes d’hydrogène par an, selon les projections du ministère de l’Economie et un comité consultatif. A l’heure actuelle, 20 millions de tonnes sont vendues chaque année dans le monde.

C’est à des groupes comme Mitsubishi et Mitsui, qui importent l’essentiel des carburants et des produits chimiques que consomme actuellement le Japon, qu’échoit la délicate mission de l’approvisionnement.

Le principal défi ? Le prix. Des responsables publics et privés estiment qu’une électricité produite avec un mélange à 20 % d’ammoniac coûtera environ 24 % plus cher que si elle est produite uniquement avec du charbon. Certains chefs d’entreprise nuancent toutefois en indiquant qu’avec des aides publiques, cet écart peut être gérable.

Mitsui discute actuellement de la construction d’une gigantesque usine d’ammoniac avec l’Arabie saoudite, pays qui, selon le conglomérat, est la source la moins onéreuse. Mitsubishi, lui, négocie avec ses fournisseurs en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie, ainsi qu’avec des transporteurs nippons pour la construction de navires de plus grande capacité.

Énergie : le Japon mise sur l’Hydrogène et pourrait révolutionner le marché de l’énergie

Énergie : le Japon mise sur  l’Hydrogène et pourrait révolutionner le marché de l’énergie

 

Un article du Wall Street Journal (extrait)

 

Selon certains experts, si le Japon réussit (comme il l’avait fait dans les années 1970 avec la démocratisation du gaz naturel liquéfié), l’hydrogène pourrait enfin se frayer un chemin dans la chaîne logistique mondiale et supplanter le pétrole et le charbon.

L’hydrogène a souvent fait l’actualité, mais des défis économiques et techniques existent toujours. Tokyo devrait choisir de s’éloigner petit à petit des énergies fossiles et d’étaler la transition sur plusieurs années : la réduction des émissions de carbone sera d’abord très progressive. Et, quoi qu’il arrive, cela ne résoudra pas son problème de dépendance aux importations, puisque le pays veut, dans un premier temps, produire l’essentiel de son hydrogène à partir d’énergies fossiles achetées à l’étranger.

Comme tant d’autres pays, le Japon comprend peu à peu qu’il ne pourra pas atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 sans énergies renouvelables telles que le solaire ou l’éolien. L’hydrogène ne produit pas de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique (comme le dioxyde de carbone par exemple), mais de la vapeur d’eau. Il peut être utilisé pour remplacer les énergies fossiles dans les secteurs dans lesquels les énergies renouvelables ne fonctionnent pas bien.

L’Etat japonais a plus que doublé le budget de R&D alloué à l’hydrogène, le portant à près de 300 millions de dollars entre 2018 et 2019, un chiffre qui ne tient pas compte des sommes dépensées par les entreprises privées.

En décembre, le pays a publié une feuille de route préliminaire qui définit deux objectifs : porter à 10 % la part de l’hydrogène et des carburants connexes dans la production d’électricité (contre quasiment 0 % aujourd’hui) et augmenter significativement le poids de l’hydrogène dans des secteurs comme le transport ou la production d’acier d’ici 2050. Le gouvernement peaufine la version finale du plan pour l’énergie, qui pourrait comporter des objectifs officiels de montée en puissance de l’hydrogène et des estimations de coût.

Il devrait aussi proposer des subventions et prévoir des sanctions à l’encontre des technologies émettrices de carbone. Les géants industriels se sont lancés dans la production de bateaux, de terminaux gaziers et d’infrastructures pour que l’hydrogène s’impose dans le quotidien des Japonais.

JERA, premier producteur d’électricité du Japon, entend réduire ses émissions de carbone en utilisant de l’ammoniac dans ses centrales à charbon et a signé, en mai dernier, un protocole d’accord avec l’un des plus grands spécialistes mondiaux de l’ammoniac pour en développer la production.

Les conglomérats nippons cherchent des fournisseurs d’ammoniac et d’hydrogène. Les transporteurs maritimes, dont Nippon Yusen Kabushiki Kaisha, imaginent de leur côté des bateaux qui fonctionnent à l’hydrogène.

« Si le Japon réussit et que toute la chaîne logistique s’adapte aux besoins du marché japonais, tout sera différent et l’adoption pourrait être rapide » au niveau mondial, estime David Crane, ancien directeur général de NRG Energy, un producteur américain d’électricité qui siège aujourd’hui au conseil de JERA.

De fait, l’hydrogène possède de sérieux atouts. Il peut être utilisé (sous réserve de modifications) dans des centrales électriques ou des équipements conçus pour fonctionner au charbon, au gaz ou au pétrole, ce qui ferait économiser des milliards de dollars aux pays qui pourraient utiliser l’infrastructure existante pour la transition énergétique.

Il peut également être stocké et utilisé dans des piles à combustible capables d’emmagasiner plus d’énergie qu’une batterie électrique de même taille : l’hydrogène est donc parfaitement adapté aux avions ou aux bateaux qui doivent embarquer des grandes quantités de carburant pour pouvoir parcourir de très longue distance.

Autre avantage : il s’agit d’une technologie dont le Japon peut devenir spécialiste, ce qui lui permettrait de moins dépendre de la Chine, qui s’impose petit à petit comme numéro un mondial des énergies alternatives et premier fournisseur de panneaux solaires et de batteries électriques.

A l’heure actuelle, 80 % des panneaux solaires viennent de Chine, « une source d’inquiétude » pour l’avenir de la sécurité énergétique, indique Masakazu Toyoda, président de l’Institute of Energy Economics qui fait également partie de la commission qui conseille le gouvernement nippon sur la stratégie énergétique.

En mai, l’Agence internationale de l’Energie (AIE) a déclaré que l’hydrogène serait, aux côtés du solaire et de l’éolien, nécessaire pour que le monde atteigne la neutralité carbone d’ici 2050. Selon sa feuille de route détaillant la stratégie la plus « techniquement réalisable », l’hydrogène et les carburants connexes devraient représenter 13 % du mix énergétique mondial à cet horizon, pour des investissements dépassant 470 milliards de dollars par an.

Aux Etats-Unis, des Etats et des entreprises misent aussi sur des projets liés à l’hydrogène, notamment des stations-service, mais les efforts restent sporadiques.

L’an passé, l’Union européenne a dévoilé sa stratégie pour l’hydrogène et estimé que les investissements dans ce secteur pourraient se chiffrer en centaines de milliards de dollars d’ici 2050. Plusieurs groupes pétroliers européens, dont Royal Dutch Shell et BP, soutiennent aussi des projets dans ce domaine. Cette année, Airbus a présenté les plans de trois avions fonctionnant à l’hydrogène.

En Asie, un consortium de conglomérats coréens, dont Hyundai, a annoncé en mars dernier allouer 38 milliards de dollars d’ici 2030 à un projet lié à l’hydrogène. La Chine, elle, veut s’équiper de centaines de bus roulant à l’hydrogène avant les Jeux olympiques d’hiver début 2022.

Mais le problème, c’est que l’hydrogène n’existe pas en tant que tel dans la nature : ( ou en faible quantité NDLR);  il faut donc l’extraire, par exemple de l’eau ou des combustibles fossiles, ce qui consomme de l’énergie. De fait, il faut plus d’énergie pour fabriquer de l’hydrogène pur que ce que cet hydrogène est ensuite capable de générer.

En règle générale, il est extrait du gaz naturel ou du charbon, ce qui produit aussi beaucoup de dioxyde de carbone. A long terme, l’objectif est un hydrogène « vert » obtenu avec une électricité issue de sources renouvelables, qui coûte aujourd’hui plus cher.

Le stockage et le transport peuvent également se révéler complexes. Le gaz est si léger et occupe tant d’espace à température ambiante qu’il doit être compressé ou liquéfié pour pouvoir être transporté. Mais il ne devient liquide qu’à moins 253 °C, soit seulement 20° de plus que le zéro absolu.

Si le projet japonais est susceptible de tout changer, c’est parce que le pays a eu l’idée révolutionnaire d’utiliser l’ammoniac. Mélange d’azote et d’hydrogène, il n’émet pas de dioxyde de carbone, ce qui résout une partie des problèmes. Il est plus coûteux à fabriquer, mais plus simple à transporter et à stocker (donc à vendre) que l’hydrogène pur. Et il est déjà produit en grande quantité, essentiellement pour fabriquer des engrais.

Son groupe avait découvert que l’ammoniac pouvait être utilisé dans les centrales thermiques à charbon ou à gaz, qui produisent actuellement les trois quarts de l’électricité nipponne. La combustion produit du protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre, mais les ingénieurs japonais ont réussi à en réduire la quantité et affirment que le reste peut être filtré pour ne pas finir dans l’atmosphère.

Les producteurs d’électricité locaux pourraient, dans un premier temps, utiliser de l’ammoniac provenant d’énergies fossiles et trouver des stratégies de capture ou de compensation des émissions de carbone, s’était dit Shigeru Muraki. La demande augmentant et les prix baissant, ils pourraient dans un second temps passer à l’ammoniac « vert ».

Shigeru Muraki a présenté son idée aux pouvoirs publics, notamment au ministre de l’Economie. Le problème, c’est qu’il fallait réaliser des économies d’échelle pour faire baisser les prix de l’hydrogène ou de l’ammoniac et qu’aucun gros consommateur ne semblait exister.

C’est à ce moment-là que JERA est entré dans l’équation. Le groupe avait été créé après la catastrophe de Fukushima, qui avait mis Tokyo Electric Power, l’opérateur de la centrale, en grandes difficultés financières. En 2019, Tepco et un autre groupe de services collectifs ont transféré leurs centrales thermiques à JERA, qui s’est retrouvé avec des installations produisant un tiers environ de l’électricité japonaise.

JERA s’est rendu compte que, pour que la totalité de l’électricité nipponne provienne de sources renouvelables, il faudrait bâtir un nouveau réseau, un processus coûteux et chronophage, raconte Hisahide Okuda, le responsable du département stratégie du groupe. En revanche, le réseau existant pouvait supporter assez d’électricité renouvelable pour répondre à la moitié de la demande nationale.

Pour décarboner le reste, Hisahide Okuda s’est tourné vers l’ammoniac et convaincu les sceptiques. JERA a dévoilé son projet de conversion des centrales au charbon en octobre dernier.

A Yokohama, le groupe industriel IHI adapte les turbines au mélange gaz/ammoniac qui sera utilisé.

Masahiro Uchida, l’un de ses chercheurs, explique qu’il suffit de changer le brûleur, un cylindre couleur bronze placé au-dessus de la turbine. IHI a aussi réussi à adapter les chaudières et espère les vendre à des pays comme l’Australie ou la Malaisie, en plus du Japon.

JERA et IHI ont lancé un essai (subventionné par l’Etat) de combustion d’un mélange contenant 20 % d’ammoniac dans l’une des plus grandes centrales de JERA. Si tout se passe bien, JERA espère déployer cette technologie dans toutes ses centrales à charbon d’ici 2030, puis progressivement augmenter le pourcentage d’ammoniac, ce qui réduira les émissions de carbone.

Pour ce faire, il faudra cependant beaucoup, beaucoup d’ammoniac. Quelque 500 000 tonnes par an, selon les premiers tests de JERA, soit près de la moitié de la consommation annuelle du Japon. D’ici 2050, le pays pourrait consommer 30 millions de tonnes d’ammoniac et 20 millions de tonnes d’hydrogène par an, selon les projections du ministère de l’Economie et un comité consultatif. A l’heure actuelle, 20 millions de tonnes sont vendues chaque année dans le monde.

C’est à des groupes comme Mitsubishi et Mitsui, qui importent l’essentiel des carburants et des produits chimiques que consomme actuellement le Japon, qu’échoit la délicate mission de l’approvisionnement.

Le principal défi ? Le prix. Des responsables publics et privés estiment qu’une électricité produite avec un mélange à 20 % d’ammoniac coûtera environ 24 % plus cher que si elle est produite uniquement avec du charbon. Certains chefs d’entreprise nuancent toutefois en indiquant qu’avec des aides publiques, cet écart peut être gérable.

Mitsui discute actuellement de la construction d’une gigantesque usine d’ammoniac avec l’Arabie saoudite, pays qui, selon le conglomérat, est la source la moins onéreuse. Mitsubishi, lui, négocie avec ses fournisseurs en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie, ainsi qu’avec des transporteurs nippons pour la construction de navires de plus grande capacité.

 (Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Chine, Japon, Corée : le danger démographique

Chine, Japon, Corée : le danger démographique

Les trois pays d’Asie du Nord-Est doivent adapter d’urgence leur modèle économique et social au vieillissement rapide de leur population, prévient le politiste Yves Tiberghien dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

Le triangle Japon-Corée-Chine est au cœur du modèle asiatique de croissance à haute vitesse qui a tant inspiré le reste du monde. Sur le plan démographique, ces trois pays ont tiré parti d’une vaste population jeune et bien formée entrant sur le marché du travail. Mais ces temps sont révolus. Tous font face à une chute brutale de la natalité, au vieillissement rapide leurs populations et à une urgence d’adaptation de leur modèle économique et social.


Au Japon, le taux de fécondité par femme oscille entre 1,3 et 1,4 depuis 1995 ; la population, estimée à 125,7 millions de personnes en 2021, a une moyenne d’âge de 49 ans et a déjà chuté de 3 millions d’habitants depuis son maximum atteint en 2011. La population de la Corée du Sud n’a pas encore décru, mais le taux de fécondité est tombé depuis 2018 à 0,9, le plus bas niveau mondial ! Quant à la Chine, elle a déjà rejoint ce club du fait de sa politique de l’enfant unique (1979 – 2016) : la fécondité a chuté à 1,3 en 2020. Sa population est proche de son maximum à 1,415 milliard et va bientôt diminuer, mais la moyenne d’âge, 38 ans, est encore basse. Ces taux de fécondité contrastent avec ceux, encore élevés, dans le reste de l’Asie, notamment en Inde (2,2 en 2018) et Asie du Sud-Est (Indonésie à 2,3).

 

La population vieillit très rapidement dans les trois pays. Les plus de 65 ans représentent 28 % des Japonais en 2018 (le taux le plus élevé du monde), 14 % des Coréens et 11 % des Chinois. Pour comparaison, ce taux est de 20 % en Union européenne et en France. Cela génère un ratio de « dépendance » (entre population âgée et population active) de 50 % au Japon en 2019 ; il devrait attendre 80 % en 2060. La Corée du Sud part de plus bas (20 % en 2019), mais elle se dirige vers le plus haut ratio du monde en 2060 (85 %). La Chine est actuellement à 15 %, mais la montée sera rapide dans les années qui viennent, bien qu’elle ait abandonné la politique de l’enfant unique, autorisant deux enfants en 2016, puis trois en 2021. Mais l’effet de ce changement tardif sera très limité du fait des coûts de vie exorbitants dans les villes et de la modernisation des modes de vie. Comment les pays d’Asie du Nord-Est réagissent-ils à cette transformation radicale ?

 

Premièrement, pour des raisons culturelles et politiques, Japon, Corée du Sud et Chine feront très peu appel à la migration, malgré les demandes de leurs entreprises. Japon et Corée ont entrouvert la porte à des populations limitées pour des durées limitées et répondant à des critères économiques et culturels précis (avec un maximum de 400 000 personnes dans le cas du Japon), mais ces petits pas n’auront pas d’impact réel.

Japon: croissance dans le rouge au premier trimestre

Japon: croissance dans le rouge au premier trimestre

comme en Europe, les chiffres économiques ne sont pas très réjouissant pour le premier trimestre même si on s’attend un redressement à partir d’avril mai. Le Produit intérieur brut (PIB) du Japon a en effet baissé légèrement moins qu’initialement estimé au premier trimestre, selon des chiffres révisés publiés mardi 8 juin, qui témoignent néanmoins du fort impact économique de la recrudescence du coronavirus dans l’archipel.

Le PIB de la troisième économie mondiale s’est ainsi replié de 1% sur la période janvier-mars par rapport au trimestre précédent, contre une estimation précédente publiée mi-mai de -1,3%. Les économistes du consensus Bloomberg s’attendaient à un recul de 1,2%, après une forte reprise au second semestre 2020.

Comment Nissan a organisé la chute de Carlos Ghosn victime d’un complot au Japon

Comment Nissan a organisé la chute de Carlos Ghosn victime d’un complot au Japon

A l’occasion du procès de l’ancien cadre de Nissan, Greg Kelly il a été révélé qu’un véritable complot a été organisé contre Carlos Ghon pour le débarquer. Un complot sans doute organisé avec la complicité du Japon qui souhaitait nationaliser l’entreprise. Dans l’opération complotiste ,  il a même été envisagé une mise «mise sous tutelle pour incapacité mentale». Pas. Un processus précis avec été prévu et il a été en grande partie réalisée avec l’arrestation de Carlos Ghosn lors de son arrivée un avion au Japon.

Japon : doutes sur les J.O. en juillet.

  • Japon : doutes sur les J.O. en juillet.

En dépit du renforcement des mesures restrictives au Japon, il paraît de plus en plus douteux que les épreuves sportives puissent se dérouler en juillet. Officiellement le Japon maintient l’événement mais la population locale y est de moins en moins favorable . Au plan international plusieurs pays s’interrogent aussi sur leur future participation. Les JO de Tokyo-2020, retardés d’un an en raison de la pandémie, doivent s’ouvrir le 23 juillet dans la capitale japonaise où les infections avaient diminué grâce à l’état d’urgence mais où elles sont reparties à la hausse depuis la levée des restrictions le 21 mars.

Les nouvelles mesures -qui sont beaucoup moins sévères que les stricts confinements imposés dans d’autres pays- prévoient principalement la fermeture des restaurants et des bars à 20h00, sous peine d’amendes pour les entreprises récalcitrantes.

Nucléaire Corée-du-Nord : alliance États-Unis–Japon–Corée-du-Sud

Nucléaire Corée-du-Nord : alliance États-Unis–Japon–Corée-du-Sud

 

Les trois pays ont décidé de mettre en place une coopération trilatérale concertée en vue de la dénucléarisation », ont-ils annoncé vendredi 2 avril, dans une déclaration commune.

Les trois pays sont également convenus de la nécessité d’une mise en oeuvre complète, par la communauté internationale, des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Corée du Nord.

« Combine ». Le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, sera reçu le 16 avril à la Maison Blanche, devenant le premier dirigeant étranger à rencontrer en personne le nouveau président démocrate, ont aussi annoncé vendredi soir les gouvernements américain et nippon.

Le président américain a déclaré, la semaine dernière, que les États-Unis restaient ouverts à la diplomatie avec la Corée du Nord malgré ses essais de missiles balistiques. Mais il a prévenu qu’il y aurait des réactions si la Corée du Nord provoquait une escalade de la situation. Il s’est dit prêt « à une certaine forme de diplomatie, mais soumise à la condition de la dénucléarisation ».

Japon : un  » ministre de la solitude » a été nommé

Japon : un  » ministre de la solitude » a été nommé 

 

Tetsushi Sakamoto a été nommé au Japon « ministre de la solitude ».

 

L’ancien ministre de la Revitalisation régionale devra « proposer une stratégie globale » contre ce fléau qui a été accentué par l’essor du télétravail et le manque de relations sociales depuis le début de la pandémie. Le nombre de suicides au Japon a ainsi augmenté pour la première fois en 11 ans, date de la crise financière, relève le site Nikkei Asia.  »Les femmes en particulier se sentent plus isolées et font face à des taux de suicide croissants », estime le Premier ministre.

 

Pratiquement 21.000 personnes se sont suicidées au Japon cette année, soit 750 de plus qu’en 2019. La hausse est particulièrement visible chez les femmes. Environ 440 élèves se sont également suicidés cette année, soit le chiffre le plus élevé depuis 1980. Lors d’une rencontre avec des journalistes, Tetsushi Sakamoto a indiqué qu’il engagerait des actions « pour prévenir la solitude sociale et l’isolement et pour protéger les liens entre les gens ».

Les États-Unis veulent renforcer l’alliance avec l’Australie, l’Inde et le Japon pour faire face à la Chine

Les États-Unis veulent renforcer l’alliance avec l’Australie, l’Inde et le Japon pour faire face à la Chine

 

 

Si comme prévu la tonalité à changer dans les rapports entre la Chine et les États-Unis, sur le fond on peut s’attendre à des divergences stratégiques presque identiques entre ces deux pays. Les États-Unis veut en effet renforcer l’alliance stratégique baptisée «Quad»,. Une alliance clairement pour faire face au danger chinois. Le département d’État américain a indiqué que le secrétaire d’État Antony Blinken allait s’entretenir avec ses homologues de chacun des trois pays. Au programme: la pandémie de Covid-19 et le changement climatique. «Ces discussions avec les ministres des Affaires étrangères du Quad sont essentielles pour faire avancer nos objectifs communs d’une région indo-Pacifique libre et ouverte et pour être à la hauteur des défis de notre temps», a dit le porte-parole du département d’État, Ned Price, mercredi à la presse.

La formation du Quad, groupement stratégique informel initié en 2007, avait été fortement encouragée par l’ex-Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui voulait un contrepoids à une Chine de plus en plus puissante et ambitieuse. En novembre, les pays du Quad ont mené d’importantes manœuvres navales communes dans le golfe du Bengale.

Le journal chinois Global Times a récemment averti Joe Biden que renouveler l’alliance du Quad serait «une sérieuse bourde stratégique», et qu’il risquait une «sérieuse confrontation stratégique» avec Pékin en essayant de limiter son influence.

Croissance Japon: une chute de près de 5 % en 2020

Croissance Japon: une chute de près de 5 % en 2020

 

Une chute de près de 5 % du PIB en 2020,1 record depuis 2009. Le Produit intérieur brut (PIB) du Japon a dégringolé de 4,8% en 2020 sur fond de pandémie, sa première contraction annuelle depuis 2009, selon des chiffres préliminaires publiés lundi 15 février par le gouvernement.

Le Japon a notamment vu ses exportations s’effondrer de 11,1% lors de l’année 2020, soit leur plus forte baisse depuis 2009, au moment du précédent choc économique mondial.

Le pays a expédié pour 68 406,7 milliards de yens (545,5 milliards d’euros) de marchandises l’an dernier, soit leur plus bas niveau en valeur depuis 2012, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère nippon des Finances. Les exportations du Japon ont surtout reflué à destination des Etats-Unis (-17,3%) et de l’Europe occidentale (-15,1%). Les expéditions vers la Chine, premier partenaire commercial du Japon, ont en revanche légèrement augmenté, de 2,7% à 15 083 milliards de yens.

Les importations du pays en 2020 ont également chuté (-13,8%), à 67 732 milliards de yens (540,1 milliards d’euros). Les importations en provenance des Etats-Unis ont fondu de 14% et celles venant d’Europe occidentale de 13,7%. Les importations de Chine ont aussi diminué, dans une moindre (-5,3%).

Japon : le rachat d’actifs par la Boj en discussion

Japon : le rachat d’actifs par la Boj en discussion

 

Il paraît évident que la politique accommodante de la banque centrale du Japon va continuer surtout avec les récents indicateurs économiques qui montrent un tassement par rapport aux objectifs fixés. En cause évidemment l’épidémie mondiale qui affaiblit les exportations. Reste que la banque centrale fait quand même savoir que ce soutien pour lutter notamment contre la déflation ne pourra pas être éternel car il peut aussi constituer un élément déstabilisateur des marchés. Nakamura, un ancien dirigeant d’entreprise qui a rejoint le conseil d’administration en juillet, a déclaré que les achats par la BOJ de fonds négociés en bourse (ETF) avaient aidé à éradiquer l’état d’esprit déflationniste du Japon en maintenant les marchés boursiers stables.

Mais il a déclaré que le programme d’achat d’actifs fera partie des outils que la banque centrale examinera dans une revue de mars, visant à rendre son programme de relance massif plus durable.

« Les achats d’ETF de la BOJ … resteront un outil nécessaire », a déclaré Nakamura dans un discours lors d’une réunion en ligne avec des chefs d’entreprise mercredi.

«Mais en achetant d’énormes quantités d’actifs et en les conservant pendant une période prolongée, la BOJ pourrait affecter les fonctions du marché. C’est quelque chose dont nous devons garder à l’esprit », a-t-il déclaré.

La pandémie de coronavirus étant susceptible de prolonger sa bataille pour ramener l’inflation à son objectif de 2%, la BOJ a dévoilé un plan visant à mener en mars un examen de ses outils politiques pour les rendre plus «durables et efficaces».

Des sources ont déclaré à Reuters que la BOJ discuterait des moyens de réduire son programme controversé d’achat d’ETF et de permettre aux rendements de se déplacer plus largement autour de son objectif, en partie pour faire face au coût croissant d’un assouplissement prolongé.

«En raison de l’impact du COVID-19, il est inévitable que notre assouplissement monétaire se prolonge davantage. S’il y a quelque chose que nous pouvons faire de plus pour rendre notre assouplissement monétaire plus efficace et durable, nous en tiendrons compte », a déclaré Nakamura.

Croissance Japon : la consommation plombe l’activité

Croissance Japon : la consommation plombe l’activité

Déjà affectée par le tassement des échanges extérieurs, la croissance japonaise est aussi plombée par une baisse de la consommation. ( Notons aussi un certain tassement de l’industrie manufacturière et plus globalement de la croissance en Chine qui constitue un client important pour le Japon).

Les dépenses des ménages ont baissé de 0,6% en décembre par rapport au même mois un an plus tôt, selon les données officielles vendredi. C’était une baisse plus lente que la prévision médiane de 2,4%, mais la première baisse des dépenses d’une année sur l’autre en trois mois.

Pour l’ensemble de 2020, les dépenses des ménages d’au moins deux personnes ont chuté de 5,3% en raison du coup de la pandémie. Il a diminué de 6,5% pour tous les ménages, la pire baisse depuis que des données comparables sont devenues disponibles en 2001.

«Une baisse des revenus des travailleurs, y compris des primes, exerce une pression sur les dépenses», a déclaré Takeshi Minami, économiste en chef au Norinchukin Research Institute.

Croissance Japon :Baisse

Croissance Japon :Baisse

La croissance au Japon est aussi en berne notamment la production industrielle au Japon qui a fortement baissé en décembre (-1,6% sur un mois) cela surtout en raison du recul des biens manufacturés à hauteur de 1,6% sur un mois en décembre, alors que les restrictions se multipliaient de nouveau face à la pandémie dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe

Pourtant selon une étude du Meti, la production industrielle du pays devrait fortement rebondir en janvier (+8,9%) avant de refaire une pause en février (-0,3%). L’état d’urgence affecte surtout des activités dans les services (hôtellerie-restauration, commerces de détail) plutôt que l’industrie, qui profite par ailleurs de la reprise de l’économie chinoise. Les chiffres préliminaires du PIB nippon du quatrième trimestre 2020 doivent être publiés le 15 février.

Coronavirus Japon: état d’urgence et doute sur les JO

Coronavirus Japon:  état d’urgence et doute sur les JO

le Japon bat décider de l’état d’urgence en raison d’une montée de la pandémie qui devient de plus en plus hors contrôle à l’occasion de la troisième vague Le Japon avait pourtant fait figure de bon élève lors de la première vague. Au total le Japon a  connu jusqu’à présent 298000 cas de coronavirus et 4192 décès, selon la chaîne publique NHK.

Alors que les infections à coronavirus atteignent des niveaux records dans une troisième vague au Japon, les sondages d’opinion ont montré qu’un public de plus en plus opposé à la tenue des Jeux d’été cette année – et une frustration croissante à l’égard de Suga..

Le gouvernement doit tenir une réunion avec un groupe consultatif mercredi pour décider de l’élargissement de l’état d’urgence. Suga tiendra une conférence de presse à 19 heures (10h00 GMT).

L’ajout attendu des préfectures d’Osaka, Kyoto, Hyogo, Fukuoka, Aichi, Gifu et Tochigi à l’état d’urgence couvrirait environ 55% de la population japonaise de 126 millions d’habitants.

La dernière déclaration d’urgence devrait durer jusqu’au 7 février et sa portée est beaucoup plus étroite que la première du printemps dernier. Il se concentre sur la lutte contre la transmission dans les bars et restaurants, tout en incitant les gens à rester à la maison autant que possible.

Coronavirus Japon : état d’urgence

Coronavirus Japon : état d’urgence

Un état d’urgence a été décrété au Japon où la pandémie se répand de façon inquiétant menaçant y comprit les JO « La pandémie mondiale a été plus dure que ce à quoi nous nous attendions, mais j’ai l’espoir que nous pourrons la surmonter », a déclaré le Premier ministre, Yoshihide Suga, au cours d’une conférence de presse télévisée. « Pour que cela soit le cas, je dois demander aux citoyens de supporter une vie faite de restrictions ».

3 000 morts. Certains experts sanitaires redoutent cependant que ces mesures ne soient pas suffisantes pour enrayer la hausse des contaminations alors que le Japon doit accueillir à partir du 23 juillet les Jeux olympiques d’été, déjà reportés d’un an en raison de la pandémie.

Yoshihide Suga a déclaré que l’économie japonaise allait inévitablement souffrir de ses décisions, mais qu’il s’efforcerait de préserver les entreprises et les emplois via le plan de soutien économique de 70 000 milliards de yens (551 milliards d’euros) en phase de déploiement.

Le Japon n’a pas été aussi durement touché par l’épidémie que de nombreux autres pays à travers le monde, mais il éprouve plus de difficultés que la plupart de ses voisins à contenir la propagation actuelle du coronavirus, le nombre de nouvelles contaminations ayant dépassé pour la première fois le seuil des 7 000 jeudi, selon un bilan fourni par les médias nippons.

Voiture à essence interdite d’ici 2030 et 2035 au Japon

Voiture à essence interdite d’ici 2030 et 2035 au Japon

La production de voitures à moteur thermique sera prohibée d’ici 2030. La totalité du parc à essence en circulation sera, elle, interdite d’ici 2035. Cette décision du Japon d’interdire la production des véhicules à essence d’ici 2030 aura des conséquences sur l’ensemble du monde. Le Japon est en effet l’un des plus grands producteurs d’automobiles. Le basculement vers des véhicules propres au moins 10 ans avant les autres va constituer un avantage compétitif considérable. Par ailleurs, le Japon mise sur le développement prioritaire de l’hydrogène.  Cette “stratégie de croissance verte”, centrée sur les secteurs de l’automobile et de l’hydrogène, s’inscrit dans le cadre du plan présenté en octobre dernier part le Premier ministre Yoshihide Suga, qui souhaite aligner le Japon sur les critères ambitieux de l’Union européenne et la Chine notamment en matière de réduction des émissions polluantes.

L’Etat, qui offrira des allègements fiscaux et d’autres incitations financières aux entreprises, entend générer 90.000 milliards de yens (870 milliards de dollars) de croissance économique supplémentaire par an d’ici 2030 à travers les investissements dans la croissance verte et 190.000 milliards ($1.800 milliards) d’ici 2050.

Un fonds “vert” de 2.000 milliards de yens soutiendra les investissements des entreprises dans les technologies vertes. Ce plan prévoit de remplacer la vente de nouveaux véhicules à moteur thermique par celle de véhicules électriques, notamment des véhicules hybrides et à pile à combustible, d’ici mi-2030.

Le Japon vise également à utiliser “autant que possible” les énergies renouvelables d’ici 2050, principalement par le biais de parcs éoliens en mer. L’objectif centrale vise à ce que les sources d’énergie renouvelables représentent 50 à 60% des sources d’énergie du pays d’ici 2050, contre moins de 20% aujourd’hui, tout en réduisant la dépendance à l’égard de l’énergie nucléaire.

 

Coronavirus Japon et Suède : les anciens modèles devenus mauvais élèves

Coronavirus Japon et Suède : les anciens modèles devenus mauvais élèves

 

Le Japon comme la Suède ont souvent été cité comme des modèles d’efficacité et de liberté par rapport à la crise sanitaire. C’était effectivement le cas lors de la première vague. Malheureusement la tendance s’est complètement inversée dans ces deux pays lors de la seconde vague et à l’amorce de la troisième.la Suède et le Japon  ont opté pour une approche différente de celle de leurs voisins, et ont attribué leur succès initial aux avantages présumés de leurs spécificités nationales. Les deux pays semblent aujourd’hui payer le prix de cette stratégie.

Ces deux gouvernements ont préféré se baser sur le volontariat, la responsabilité individuelle et, surtout, le caractère exceptionnel de leurs citoyens.

 

La Suède n’a ainsi pas ordonné la fermeture de ses bars, restaurants et salles de sport durant la pandémie, pas plus qu’elle n’a imposé le port du masque dans les espaces publics. À l’instar de la Suède, le Japon a choisi l’option sans confinement et refusé d’imposer des restrictions strictes, même si le pays a fermé ses frontières il y a quelques mois. Le problème aujourd’hui c’est que les deux pays sont affrontés à une flambée de contamination qui contredit totalement leur politique sanitaire précédente.

 

Les véhicules à essence interdits d’ici 2030 au Japon

Les véhicules à essence interdits d’ici 2030 au Japon

La décision du Japon d’interdire les véhicules à essence d’ici 2030 aura des conséquences sur l’ensemble du monde. Le Japon est en effet l’un des plus grands producteurs d’automobiles. Le basculement vers des véhicules propres au moins 10 ans avant les autres va constituer un avantage compétitif considérable. Par ailleurs, le Japon mise sur le développement prioritaire de l’hydrogène.  Cette “stratégie de croissance verte”, centrée sur les secteurs de l’automobile et de l’hydrogène, s’inscrit dans le cadre du plan présenté en octobre dernier part le Premier ministre Yoshihide Suga, qui souhaite aligner le Japon sur les critères ambitieux de l’Union européenne et la Chine notamment en matière de réduction des émissions polluantes.

L’Etat, qui offrira des allègements fiscaux et d’autres incitations financières aux entreprises, entend générer 90.000 milliards de yens (870 milliards de dollars) de croissance économique supplémentaire par an d’ici 2030 à travers les investissements dans la croissance verte et 190.000 milliards ($1.800 milliards) d’ici 2050.

Un fonds “vert” de 2.000 milliards de yens soutiendra les investissements des entreprises dans les technologies vertes.Ce plan prévoit de remplacer la vente de nouveaux véhicules à moteur thermique par celle de véhicules électriques, notamment des véhicules hybrides et à pile à combustible, d’ici mi-2030.

Le Japon vise également à utiliser “autant que possible” les énergies renouvelables d’ici 2050, principalement par le biais de parcs éoliens en mer.L’objectif centrale vise à ce que les sources d’énergie renouvelables représentent 50 à 60% des sources d’énergie du pays d’ici 2050, contre moins de 20% aujourd’hui, tout en réduisant la dépendance à l’égard de l’énergie nucléaire.

Moral des patrons Japon: en hausse

Moral des patrons Japon: en hausse -

Le moral des patrons des grandes sociétés industrielles s’est amélioré en octobre-décembre au Japon.

D’après les résultats de l’enquête publiés lundi, l’indice du sentiment des grandes entreprises du secteur manufacturier s’est établi à -10 en décembre contre -27 en septembre. L’indice mesurant la confiance des grandes entreprises non-manufacturières est lui aussi remonté, à -5 contre -12 trois mois plus tôt, un résultat

Après avoir connu une contraction historique au deuxième trimestre, l’économie japonaise a rebondi sur la période juillet-septembre grâce au rebond des exportations et de la consommation.

Japon : nouveau plan de relance de $ 700 mds

Japon : nouveau plan de relance de $ 700 mds

 

 

Le Japon a déjà décidé un plan de soutien économique de 2200 milliards de dollars. Le pays a décidé d’y ajouter encore 708 milliards de dollars- c’est le troisième plan d’aide à l’économie.

Ces nouvelles mesures vont permettre de contribuer à une “nouvelle croissance économique”, a dit Yoshihide Suga.

L’économie nippone a rebondi sur la période juillet-septembre après une contraction historique au deuxième trimestre. Cependant de nombreux analystes s’attendent à ce que le rétablissement reste modeste du fait d’une nouvelle vague d’infections au coronavirus.

Le Japon pourrait cependant bénéficier du net redressement de la croissance constatée en Chine.

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