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Yannick Jadot menace de se présenter sans la bénédiction d’Europe écologie les Verts

Yannick Jadot menace de se présenter sans la bénédiction d’Europe écologie les Verts

Le torchon brûle entre Yannick Jadot et Europe écologie les Verts. Déjà désigné candidat d’EELV en 2017 avant son retrait en faveur de Benoît Hamon, l’élu pourrait cette fois être tenté de s’émanciper de la stratégie de son parti. Il est vrai qu’il ne se sent en réalité guère soutenu par l’équipe aux commandes que son entourage soupçonne de vouloir torpiller sa candidature. Une étude de l’IFOP publiée dans le JDD indique que 45 % des sondés le considèrent comme un bon représentant de la gauche en 2022, derrière Anne Hidalgo et Jean-Luc Mélenchon mais loin devant Eric Piolle (27 %), son principal challenger à EELV.

Yannick Jadot croit pouvoir réparer les liens avec le PS, abîmés depuis la sortie de la maire de Paris sur le « rapport à la République » des écologistes. « C’est un dérapage qui mine le respect et la confiance indispensables au bon fonctionnement d’une majorité », a-t-il regretté. Tout en espérant qu’Anne Hidalgo « contribuera » à « rassembler les forces qui, entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, veulent bâtir une alternative crédible, écologiste, sociale et républicaine. »

Le temps risque pourtant de se faire long avant le début de la campagne pour les primaires. Yannick Jadot veut croire qu’un « cycle politique nouveau s’ouvrira en janvier ». Ce sera alors pour lui « le temps des propositions programmatiques, sur la jeunesse en particulier ». Une rentrée de plus dans le costume inconfortable du presque candidat.

 

 

Présidentielle 2022: une femme écolo pour départager le gauchiste Piolle et le radical-socialiste Jadot

Présidentielle 2022: une femme écolo pour départager le gauchiste Piolle et le radical-socialiste Jadot

 

Il est clair que le mouvement écolo qui a une légitimité en tant que mouvement de défense de l’environnement est plus contestable sur le plan politique. En effet, l’intérêt général ne saurait se réduire à la seule question environnementale même si elle est importante. Il convient aussi de prendre en compte tous les facteurs explicatifs de la crise historique que nous vivons notamment les aspects économiques, sociaux, technologiques mais aussi sociétaux. Autant de dimensions qu’enjambent  allègrement Europe écologie les Verts en raison des orientations gauchistes qui constituent leur véritable fondement philosophique et politique.

Du coup une femme, Sandrine Rousseau,( elle aussi marquée à gauche)  pourrait bien arbitrer le duel entre le très gauchiste Piolle et l’opportuniste Jadot sorte d’écolo radical-socialiste dont les positions se nourrissent surtout d’opportunisme et de sondages.

«Pour la première fois de notre histoire, nous pouvons gagner», martèle Julien Bayou. Voilà des mois que les Verts en sont convaincus. Après leur bon score aux européennes en 2019 et leur belle performance aux municipales de 2020, leur heure serait venue pour la présidentielle. Si EELV n’est pas hostile au rassemblement de la gauche, Julien Bayou prévient: «Nous ne voulons plus être sous-traités. S’il y a bien un parti qui s’est déjà retiré au profit des autres, c’est nous.» . Bref l’unité à gauche c’est pas pour demain desquamation

« MÉPRIS DE CLASSE »: Bayrou répond à Jadot

 

Après les dérapages de certains des élus écolos bobos, le responsable d’Europe écologie les Verts Julien  Bayou tentent d’atténuer la polémique. En effet l’autre écolo Yannick Jadot avait estimé que ces propos constituaient un mépris de classe vis-à-vis des milieux populaires. Notons que la défense du tour de France de Bayou ressemble quand même de près à une mise en cause !

 

« Il a été dit que le Tour de France devait s’adapter aux enjeux de l’écologie et du féminisme, et je constate qu’ils le font, puisque maintenant les remises de maillots sont faites par un homme et une femme. Je ne crois pas que le Tour de France se soit effondré pour autant », a d’abord affirmé Julien Bayou.

Rappelant que l’épreuve coûtait entre « 600.000 et un million d’euros à la ville qui accueille », l’élu du conseil régional d’Île-de-France a dit vouloir adopter une attitude responsable. « Nous dénonçons un écolo-bashing », estime Julien Bayou.

« Pour nous, il n’y a pas de logique de mépris de classe. Nous soutenons le Tour de France. Simplement, nous sommes à la tête de collectivités. Quand on vous demande un million d’euros pour venir à la ville, c’est une dépense importante, (…) ça doit aussi aller avec des conditions. Le Tour de France peut générer jusqu’à 35 tonnes de déchets par étape », a-t-il prévenu.

Le 9 septembre, des propos du maire écologiste de Lyon avaient ouvert la polémique. Dans un entretien au Progrès, Grégory Doucet déplorait un Tour de France « machiste et polluant ».

Jadot, l’écolo candidat en 2022, défend le tour de France !

Jadot, l’écolo candidat en 2022,  défend le tour de France !

 

Yannick Jadot qui vient de subir un revers politique lors de la dernière réunion nationale des verts prend exactement le parti inverse de la ligne majoritaire d’EELV concernant en particulier le tour de France et l’insécurité. Le différend politique entre la direction d’Europe écologie les Verts et Yannick Jadot porte sur la désignation du candidat. Ce dernies souhaitait un vote avant la fin de l’année des militants sur sa personne. mais  direction d’Europe écologie les Verts a décidé d’attendre les élections départementales et régionales de mars. Du coup Yannick Jadot s’est désolidarisé des positions abracadabrantes des verts plusieurs sujets. Nombre de maires  nouvellement élus notamment celui de Lyon ou encore celui de Nantes avait considéré le tour de France comme trop polluants, trop coûteux et trop machiste. Très récemment, Jacques Boutault. ‘élu EELV de Paris a considéré sur CNews que la Grande Boucle était un spectacle de «types hyperdopés» destiné à des gens «qui restent dans leur canapé».  «Je ne supporte pas cette façon d’insulter les Français, d’insulter les classes populaires. Il y a là un mépris de classe qui est absolument insupportable», a-t-il fustigé Jadot  sur France Info.

Ce qui s’affrontent en réalité au sein d’Europe écologie les Verts,  c’est non seulement la perspective du choix du candidat mais aussi des questions idéologiques clairement libérales, tolérantes et social-démocrate tandis que la direction d’EELV et nombre de maires nouvellement élus se situent  sur une ligne gauchiste, moralisatrice et sectaire.

«Moi qui adore le Tour de France, j’étais sur place quand j’étais gamin, j’y allais, j’emmenais mes enfants et je le regarde régulièrement sur mon canapé, un peu avachi, je ne supporte pas ce mépris», a poursuivi Yannick Jadot. Et d’envoyer un signal à ses camarades écologistes dans la perspective de 2022 : «Ce n’est pas en insultant (les Français) qu’on les rassemble, ce n’est pas en les méprisant qu’on les mobilise».

 

SONDAGE Yannick Jadot : grosse baisse de popularité

SONDAGE Yannick Jadot : grosse baisse de popularité

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Yannick Jadot peine à incarner le futur leader incontestable des écologistes. D’une certaine manière,  plus les écolos progressent et plus Yannick Jadot tend à se marginaliser. A peine 16 % des Français disent avoir une « bonne image » de la figure de proue des écologistes, dans le baromètre politique Elabe pour « Les Echos » et Radio classique. Son point de plus bas depuis plus d’un an.

 

Il faut dire que Yannick Jadot est difficilement identifiable en matière de positionnement politique écartelé entre le radicalisme des verts et ses positions personnelles relativement modérées voir même assez proches de la politique du pouvoir. Sans doute plus proche par exemple  du MoDem que des gauchistes qui contrôlent les verts. En plus Yannick Jadot cultive une politique de médiatisation très personnelle mettant même en scène sa vie familiale, ce qui déplaît fondamentalement aux écolos purs et durs.

L’eurodéputé n’avait gagné que 4 points dans la foulée des municipales, fin juin. Depuis, sur deux mois, il en a perdu 6. Et se retrouve même 9 points plus bas qu’après les européennes de mai 2019. L’ancien activiste de Greenpeace n’occupe que la 27e marche du classement des personnalités politiques (qui en compte 33), quand Nicolas Hulot, retiré de la vie politique, est troisième avec 46 % de bonnes opinions.

Insécurité : Jadot contredit Piolle

Insécurité : Jadot contredit Piolle

Ce n’est sans doute pas un hasard si Jadot ,candidat autoproclamé des écolos pour les élections présidentielles , prend position sur la sécurité considérant qu’elle est réelle et indiscutable. En fait, l’éventuel candidat se manifeste sur un terrain peu fréquenté par les écolos uniquement pour s’opposer à Piolle, maire de Grenoble,   l’autre candidat potentiel des verts nettement plus à gauche,  qui, lui ,s’était offusqué de l’opération de police menée dans sa ville contre la drogue et l’in sécurité. Jadot, invité de BFM Politique ce dimanche, reconnaît une « réelle » insécurité en France et incite à « réinstaller la police de proximité » pour y remédier.

« L’insécurité est réelle » et cette thématique continue d’agiter les débats politiques. Alors que Gérald Darmanin observe un « ensauvagement » dans la société française, le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, évoque un « sentiment d’insécurité » plus qu’une véritable menace. Invité ce dimanche de BFM Politique, Yannick Jadot se dit quant à lui « extrêmement inquiet ».

« Des parents qui se font tabasser simplement pour avoir réclamé le port du masque, un chauffeur de bus qui se fait tuer, une aide-soignante qui se fait tuer en étant traînée sur 800 mètres dans la rue… Tout cela est insupportable », développe le député européen Europe Ecologie.

Il reproche au président de la République Emmanuel Macron de ne pas avoir su « restaurer le respect de la règle commune et le civisme dans notre pays » et déplore, dans le même temps, « les leçons de la droite sur la question de l’insécurité et de la police. Nicolas Sarkozy et ceux qui hurlent sur l’insécurité étaient tous là [au pouvoir, NDLR]« , tance-t-il.

« Nous souhaitons réinstaller la police de proximité. C’est ce que nous faisons avec nos élus nouvellement arrivés dans les municipalités. Nous travaillons avec les populations, la police, les animateurs sociaux et la justice à l’échelle des quartiers, des immeubles », expose-t-il appelant à une révision structurelle à grande échelle.

La «star» Yannick Jadot : encore un écolo politique qui dérape

La «star» Yannick Jadot : encore un écolo politique qui dérape

Jadot, comme nombre de ses prédécesseurs écolos et politiques est tombé dans le piège de la personnalisation et même de la starisation. Il ne manque pas d’écolo qui, sous Hollande, se sont pris les pieds dans le tapis du star système politique. La plupart ont d’ailleurs disparu du paysage pour se reconvertir notamment dans le business. Ils ont souvent échangé leurs convictions écolos contre un portefeuille ministériel ou une place d’élus. Cohn-Bendit lui-même, leader historique des écolos est passé avec l’âge chez Macron. La vieillesse est vraiment un naufrage quand on voit cet autre leader gauchiste de 68, Romain Goupil, adhérer   aussi à l’ultra libéralisme de Macron).  . (La vieillesse est vraimenet un naufrage quand o voit cet autre leader gauchiste Romain Goupil a adhéré au macronisme)).  Jadot lui aussi veut sa part de reconnaissance médiatique. Son premier geste d’ailleurs après score honorable des élections européennes a été de se faire prendre en photo avec son épouse pour figurer sur la couverture de Paris-Match ! «Je suis devenu une star parce que j’ai fait ce score-là….. », s’est-il félicité. Les réactions n’ont pas tardé, notamment sur Twitter où de nombreux internautes ont moqué le manque de modestie de l’élu. Mais Jadot vise maintenant les élections présidentielles, moins peut -être pour les gagner que pour un éventuel poste (notons qu’il n’a pas affirmé très clairement être de gauche et que les combinaisons sont possibles ! Ce qu’il dit d’ailleurs à propos des municipales. ). Les dérapages de Jadot ont déjà été sanctionnés car les écolos de base n’aiment pas la starisation. D’après le baromètre mensuel Elabe pour Les Échos et Radio Classique, Yannick Jadot perd dix places au classement des personnalités politiques en juillet, et rassemble davantage d’opinions négatives (36%, contre 21% de sondés ayant de lui une image positive). Chez les sympathisants de gauche, sa popularité dégringole également de huit points.

Jadot (EELV) pour des «congés canicule»

Jadot (EELV) pour  des «congés canicule»

 

 

Ce que propose notamment l’écolo Jadot qui ambitionne notamment d’être candidat aux présidentielles de 2022 L’écolo dit des choses justes sur l’environnement mais de grosses bêtises quand il propose le rétablissement de la taxe carbone sur le carburant. Il avait déjà soutenu la taxe de Macron. Pour se différencier sans doute (aussi brosser dans le sens du poil), il propose aussi   des «congés canicule». Il y a longtemps qu’on n’avait pas proposé une nouvelle réduction du temps de travail. Les Français qui s’honorent déjà d’être  peu près le seul pays au monde à travailler 35 heures pourrait encore améliorer son  record. Un moyen de tuer encore un peu plus la compétitivité et de vider définitivement la France des quelques usines  qui s’accrochent encore à rester sur le territoire. En outre ,ce serait une amélioration pour la qualité de l’air puisqu’on aurait exporté nos nuisances. L’idée de congé canicule est évidemment surréaliste et bien dans la traduction de cette non culture économique de certains responsables politiques. Du coup, on pourrait développer l’idée et prévoir aussi des journées neige, ds journées froides des journées pluie. Bref avec un peu d’imagination il doit être possible d’accorder aux salariés 15 jours de congés supplémentaires pour des motifs météorologiques. Certes on comprendra que certains métiers particulièrement exposés puissent voir leurs conditions de travail amélioré mais c’est aux partenaires sociaux de discuter de ces cas particuliers et non à l’Etat d’imposer par une nouvelle réglementation des dispositions générales aussi surréalistes que démentielles.

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

 

Finalement la plupart des écolos tombent comme les mouches dans le piège du pouvoir ;  Sa conquête devient l’objet suprême et le projet accessoire. C’est ainsi qu’on a vu défiler nombre de leaders écolos par exemple sous Hollande. Mais on aurait bien du  mal à retenir la moindre action un peu significative de ces ministres. Même Hulot,  a été attiré par le vinaigre doux de Macron. Des paroles sirupeuses, des mamours qui n’avaient d’autres fins que de transférer une partie de la popularité Hulot vers Macron.  Maintenant c’est à Jadot d’être enivré par le parfum du pouvoir. Avec les 13 % réalisés aux européennes, il se voit déjà comme l’arbitre des élections présidentielles en 2022. Sa première grande action significative sitôt le résultat connu a été de se faire prendre en photo avec sa compagne pour figurer sur la Une de Paris-Match. Comme démarche collective et comme geste politique on fait mieux dans un parti qui prône la démocratie, condamne le culte de la personnalité et s’attache davantage à la lutte pour  l’environnement qu’à la lutte pour le leadership politicien. Évidemment Jadot va retomber sur terre d’abord parce que les municipales ne sont pas forcément  favorables à des écolos pas toujours très bien implantés localement. Peu importe car l’objectif de Jadot c’est de maintenir son petit capital pour l’offrir et  pour le négocier en 2022. À défaut d’être président il pourrait revendiquer le poste de Premier ministre ( même avant 2022). Encore un qui aura sauvé au moins son propre environnement : celui qui tourne autour de son nombril.

 

Nicolas Hulot : un vernis gouvernemental (Yannick Jadot)

Nicolas Hulot : un vernis gouvernemental (Yannick Jadot)

Yannick Jadot d’Europe écologie les Verts n’a sans doute pas tort  quand il estime que Nicolas Hulot « a servi de caution à un vernis environnemental». De fait, il faut se souvenir que  Macon s’est montré très discret sur la problématique environnementale lors de sa campagne électorale. Au dernier moment pour combler ce vide il a appelé Nicolas Hulot au gouvernement. Malheureusement,  le ministre de l’environnement, comme ses prédécesseurs, a dû avaler de nombreuses couleurs. C’est une sorte de tradition dans ce ministère qui ne dispose ni de pouvoir, ni d’administration ni de moyens. C’est en quelque sorte le ministère de la parole mais tout se décide ailleurs Nicolas Hulot le rôle de la pythie mais ses  sobres présages ne sont guère écoutés sur le climat, sur les émissions polluantes, ou encore sur la politique énergétique. D’une certaine manière contraire Nicolas Hulot sert de caution pour faire passer la politique du nucléaire en agitant les marionnettes inutiles et coûteuses des éoliennes. Jadot distingue clairement ce qui relève de « l’écologie de l’affichage », pratiquée par le gouvernement, et de « l’écologie du courage », incarnée selon lui par son parti.

« L’affichage c’est de faire un tweet disant ‘le glyphosate on en sortira dans 3 ans’. Le courage c’est de l’inscrire dans la loi, c’est les écologistes qui l’ont eu au parlement européen quand on a gagné en votant la sortie du glyphosate. Emmanuel Macron n’a pas de courage. »

Yannick Jadot conclut en laissant tout de même une chance à Nicolas Hulot de se rattraper si ce dernier obtenait « l’arrêt du projet Montagne d’Or », projet d’exploitation minière polémique en Guyane, ou « la fermeture de centrales nucléaires » avant la fin du quinquennat. En fait,  il s’agit plutôt d’un piège concernant le nucléaire car la programmation de l’énergie va démontrer qu’on ne pourra pas fermer une seule centrale d’ici la fin du quinquennat compte tenu des reports répétés de la mise en service de l’EPR de Flamanville qui conditionne la seule fermeture envisagée à savoir celle de Fessenheim.

 

Européennes : Yannick Jadot renvoie Hamon à son club

Européennes : Yannick Jadot renvoie Hamon à son club

Encore assommé par les piètres résultats de Benoît Hamon aux présidentielles, Yannick Jadot qui s’était à l’époque rallié à la candidature du socialiste refuse cette fois toute possibilité de réaliser une liste commune entre le club de Benoît Hamon et les écologistes d’Europe écologie les Verts. Il est clair que pour cette élection, l’objet central de la consultation européenne sera largement dépolitisé. D’abord faut s’attendre comme d’habitude à un très fort taux d’abstention. Ensuite comme d’habitude aussi pour cette élection les électeurs se prononcent moins  sur la question européenne que sur leur mécontentement de tous ordres. Les grandes organisations auront sans doute beaucoup à souffrir vote européen. Pour preuve dans certaines formations politiques on ne parvient pas à trouver candidat qui veuille assumer les risques d’une défaite. C’est le cas pour le Front National, Marine Le Pen ne veut pas être tête de liste, c’est le cas chez les républicains ou Laurent Wauquiez refuse aussi de figurer en tête enfin chez les socialistes on cherche un bouc émissaire pour gérer une nouvelle défaite assez certaine. On a même envisagé un moment d’avoir recours à un belge ! Il semblerait que le mouvement écologiste Europe écologie les Verts semble compter cette sur cette désaffection des parties traditionnelles. Europe écologie les Verts est aussi très sévère vis-à-vis du gouvernement et de Nicolas Hulot en particulier.

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action ! (Yannick Jadot)

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action !  (Yannick Jadot)

« Les discours de repentance climatique, j’en ai un peu assez ». Invité sur franceinfo pour évoquer le sommet pour le climat qui s’est tenu mardi 12 décembre, à Paris, Yannick Jadot a déploré que l’on fasse  »des sommets d’autoaccusation pour masquer l’inaction. » Le député européen Europe Ecologie – Les Verts a affirmé qu’il n’y avait pas eu  »d’annonces sérieuses » à l’occasion de cette journée organisée presque deux ans jour pour jour après l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21. « Moi je veux que la France soit gardienne de l’accord de Paris, leader du climat. Mais pour cela, il faut que l’on agisse. Il faut arrêter de dire : nous n’en faisons pas assez. »« Les Etats ne sont pas dans le bon tempo de l’action climatique », a encore martelé Yannick Jadot, donnant ainsi raison à Emmanuel Macron quand il affirme que l’on est « en train de perdre la bataille »« Qu’Emmanuel Macron prenne un leadership mondial sur le climat, tant mieux. Qu’à ce sommet, tout le monde ait mis un taquet à Donald Trump, cela nous fait tous plaisir. Moi, les discours de repentance climatique j’en ai un peu assez. Moi, je veux de l’action. » Yannick Jadot a également salué les engagements pris par les entreprises. « Tant mieux si elles le font. C’est une responsabilité morale. Mais la responsabilité des Etats, c’est de ne plus donner un euro aux énergies fossiles, sinon on n’est pas cohérent. » Le député a ainsi rappelé que les pays européens doivent encore augmenter leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter à au moins deux degrés le réchauffement climatique  à l’échelle mondiale d’ici 2100.  Et d’inviter le président Emmanuel Macron à engager l’action « à l’échelle française et européenne pour que l’on puisse assumer ce leadership par l’exemple. Mais c’est le seul président français qui utilise les enceintes des Nations Unies ou ce type de sommet pour vanter le nucléaire. Ce qui totalement aberrant.’

Yannick Jadot candidat écolo pour quoi faire ?

Yannick Jadot candidat écolo pour quoi faire ?

 

Yannick Jadot a remporté la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) avec 54,25% des voix, devant Michèle Rivasi (40,75%) mais pour quoi faire ? pas pour être élu comme Président ;  alors si les écolos veulent encore exister ils devront se rallier au PS notamment avant les législatives. Certes Jadot offre une image autrement positive des écolos par rapport à la gauchiste  Cécile Duflot mais il peut espérer au mieux 2 à 3% en 2017. Le choix est clair se rallier ou disparaitre. Yannick Jadot a évoqué après sa victoire une « nouvelle page de l’écologie dans le pays » en promettant de « construire une campagne collective ». « Je suis déterminé à ce que cette campagne soit celle de toutes les familles de l’écologie », a-t-il dit à la presse. Européen convaincu et proche de Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot avait adhéré aux Verts en 2009 et a réussi à s’imposer progressivement au sein de sa famille politique par un discours ouvert et tolérant. En 2012, porte-parole de campagne d’Eva Joly, il avait jeté l’éponge en reprochant à la magistrate d’avoir trop tiré contre le Parti socialiste. Il exclut cependant aujourd’hui toute alliance avec le PS « à ce stade » ! .A moins que les écolos aient rapidement besoin de cette alliance pour ne pas disparaître.

« Hollande n’a pas de culture écolo »( Jadot –JDD) ; le problème c’est qu’il n’a pas de culture du tout !

« Hollande n’a pas de culture écolo »( Jadot –JDD) ; le problème c’est qu’il n’a pas de culture du tout !

Dansune interview au JDD, le leader des verts (EELV) estime qu’en fait Hollande n’a pas de culture écologique, mais on devrait ajouter qu’il n’a pas non plus de culture économique et encore moins de culture sociale et pas de culture du tout . Une culture politique, certes, celle des appareils où il a passé toute sa carrière.

Delphine Batho a évoqué des « forces » qui empêchent le changement et notamment la transition énergétique. Que pensez-vous de cette dénonciation?
Cela fait longtemps que l’on dénonce les lobbys. Au niveau de Bercy, et de l’ensemble des ministères, il y a une pression permanente d’un certain nombre d’entre eux. Ils instrumentalisent la crise pour exiger une déconstruction des règles environnementales, et non plus simplement pour empêcher d’aller de l’avant. Les lobbys ont retrouvé, notamment cette dernière année, un poids qu’ils avaient largement perdu. J’aurai bien aimé que Delphine Batho se révèle sur les onze derniers mois. En tant que ministre, elle aurait eu l’espace de combattre ces lobbys.

Selon vous, elle aurait pu?
Il aurait fallu qu’elle utilise – si elle a de vraies convictions – des alliances pour faire vivre ce débat et contrer les lobbys de manière bien plus efficace. Elle s’est quand même isolée, n’utilisant ni les réseaux ONG, ni les écologistes pour l’aider à construire un espace que François Hollande ne lui avait pas vraiment accordé dans le gouvernement. Là, on a l’impression qu’elle s’est laissé enfermer pendant onze mois et que d’un seul coup, la digue a lâché. Alors que je trouvais qu’elle commençait à habiter la fonction. Maintenant, il faut espérer que cela élargisse l’espace de Philippe Martin, qui a quelques combats écolos au compteur et a toujours essayé de porter la préoccupation environnementale au sein du PS.

Delphine Batho a également dénoncé un « tournant de la rigueur » qui prépare « la marche à l’extrême droite ». Partagez-vous cette analyse?
Oui. L’austérité sans perspective d’investissements construit de la désillusion démocratique. Il y a une forte défiance vis-à-vis des politiques. Elle est aussi beaucoup liée au sentiment d’impuissance de la politique. Cela favorise les mouvements qui disent « coup de balai » ou « on va retourner la table ». Même si personne n’imagine que Marine Le Pen pourrait diriger ce pays et faire baisser le chômage, il y a une volonté de dire « j’en ai marre ».

EELV a tenu une « réunion de crise » et finalement décidé de rester au gouvernement. Etait-ce la meilleure chose à faire?
Le terme « réunion de crise » n’était pas approprié. Nous ne sommes pas au gouvernement pour Delphine Batho. Et nous n’allions pas mourir pour elle. Nous sommes là avec des frustrations régulièrement exprimées, des déceptions sur l’écologie comme sur l’Europe, mais avec des échéances fortes : la loi de programmation sur l’énergie, la fiscalité et le budget 2014. Ce limogeage ne modifie pas nos échéances. Après, c’est vrai que le symbole d’un budget en diminution et l’éviction de Delphine Batho ont créé des remous et une réaction légitimement forte.

«Sortir du gouvernement et gueuler à l’extérieur, cela ne fait rien bouger» A l’automne, pourrait-il ne plus y avoir de ministres écolos au gouvernement?
Oui. Qu’on ne se trompe pas : nous voulons agir, nous sommes prêts à mettre les mains dans le cambouis, à passer des compromis pour changer la société. Il n’y a pas d’ambiguïté. Mais si les arbitrages faits sur la transition énergétique et la fiscalité écolo sont très insuffisants, nous en tirerons les conclusions sur notre présence dans ce gouvernement. Si on ne pèse pas, on ne va pas non plus assumer la mauvaise partie du compromis.

Pour vous, Hollande est-il anti-écolo?
Non. Il n’a pas de culture écolo. Dans notre rapport au gouvernement et au chef de l’Etat, nous sommes encore trop souvent, non pas dans la co-construction positive, mais dans le rapport de forces. Cela crée un climat malsain. Il faut cogner pour qu’à un moment, une idée soit reprise, non pas parce qu’elle convainc, mais parce que c’est la condition de la stabilité de la coalition.

A force de menaces justement, n’y a-t-il pas une crainte du « ridicule » et de ne plus être compris, notamment par votre base électorale?
J’entends ce que vous dites. Mais c’est une simplification. Depuis l’automne dernier, nous avons toujours dit que nous avions deux grandes échéances, autour de l’été 2013. Des fois, on dit notre ras-le-bol. Mais tant que l’on peut peser dans cette dynamique, on le fait. Sortir du gouvernement et gueuler à l’extérieur comme Mélenchon, cela ne fait rien bouger. Nous, nous voulons changer ce pays.

Le Parlement européen a approuvé le projet de budget pluriannuel 2014-2020. Seuls les Verts ont voté contre. Pourquoi?
Pour la première fois de l’histoire de l’UE, son budget va être en régression de 85 milliards. Les gouvernements ont fonctionné comme Margaret Thatcher qui disait « I want my money back » : ils ont tous poussé uniquement leurs intérêts nationaux. C’est le chacun pour soi qui nous met tous dans le mur. Je regrette que la France se comporte comme un petit pays européen qui agite simplement un drapeau pour dire « ce petit bout là, il ne faut pas y toucher » – comme sur l’exception culturelle. Elle n’a plus de vision pour l’Europe et n’a pas de vision pour l’Europe dans la mondialisation. L’ensemble du Parlement européen – de Lamassoure à droite jusqu’aux socialistes – disait pourtant que ce compromis était inacceptable.

«Ne peut pas être sur un fonctionnement démocratique qui écrase les différences»Comment expliquer ce revirement?
Malheureusement aujourd’hui, les parlementaires écoutent trop souvent leur gouvernement, plutôt que de défendre l’intérêt général européen. C’est triste. Les socialistes français décident de voter comme Hollande sur le budget. Ils ne votent pas pour l’Europe, ils ne font pas leur boulot de parlementaire européen, mais deviennent des représentants du gouvernement français. S’empêcher de se donner les moyens pour agir au niveau européen, c’est scier la branche sur laquelle nous sommes installés.

Barroso a annoncé que les négociations avec les USA sur l’accord de libre-échange se poursuivraient malgré l’affaire Snowden. Qu’en pensez-vous?
C’est pathétique. Les Européens vont négocier avec la partie adverse qui nous a espionnés et que ne s’est toujours pas expliquée. Les communications de millions de citoyens européens sont récupérées. Quand vous mettez des micros au sein du Conseil européen, à la représentation française… cela ressemble à la guerre froide. Constater cela et se dire que l’on va quand même négocier, c’est l’Europe qui se couche devant les Etats-Unis. Quand est-ce que nos dirigeants vont comprendre que nous sommes potentiellement la première économie du monde?

Serez-vous candidat aux européennes de 2014 et quel est l’objectif des écologistes?
Oui, je serai tête de liste dans une région. Je suis convaincu que nous avons un espace politique important. L’extrême droite, le Front de gauche, une partie de l’UMP vont être sur un discours très anti-européen, en désignant l’Europe comme est le coupable presque parfait de tous nos problèmes. Le PS va essayer de limiter la casse. Les écologistes seront les seuls à porter le discours suivant : le fonctionnement de cette Europe est nul, mais on ne peut pas se passer d’Europe, alors voilà comment on peut la reconstruire.

 

Pour les municipales, EELV a acté des listes autonomes dans les villes de plus de 100.000 habitants. Hollande appelle à une « majorité rassemblée ». Ce ne sera donc pas le cas?
Dans le contexte politique actuel, et au regard des dissensions locales qu’il peut y avoir, il est logique que les écologistes aient leur candidat. Vous nous imaginez à Nantes avec le PS au premier tour (en raison de Notre-Dame-des-Landes, Ndlr)? Il ne suffit pas d’afficher un discours de « majorité rassemblée ». Il y a des conditions pour une telle majorité : que nos idées soient prises en compte, que l’on soit vraiment dans une co-construction. Et puis, nous avons aussi des spécificités. On ne peut pas être sur un fonctionnement démocratique qui écrase les différences. Il faut pouvoir dire que l’on n’est pas pareil, mais qu’on a l’intelligence de travailler ensemble.

 




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