Archive pour le Tag 'Italie'

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Manifs anti-austérité en Italie et au Portugal

Manifs anti-austérité en Italie et au Portugal

En Italie, quelque 70.000 personnes selon les syndicats, 50.000 selon les autorités, ont protesté à Rome, où un important dispositif policier avait été déployé de crainte d’incidents. « On proteste contre une austérité qui met le pays à genoux », a expliqué Piero Bernocchi, du syndicat autonome Cobas. Pour lui, elle « n’a pas atteint son but, qui était de réduire la dette, pendant que la classe politique continue avec ses privilèges ». Le Parlement italien a entamé l’examen du budget pour l’an prochain, qui comporte d’importantes coupes dans les prestations sociales. Des heurts ont opposé une centaine de manifestants encagoulés à la police autour du ministère italien des Finances, tandis que la vitrine d’une agence de la banque Unicredit a été détruite à coups de pierres. Quinze personnes ont au total été interpellées, tandis que deux policiers ont été blessés dans ces affrontements, a annoncé la police. A Porto, des milliers de personnes ont traversé à pied le pont do Infante qui relie les deux rives du Douro, le fleuve qui arrose cette cité du nord, tandis que sur l’île de Madère des centaines de personnes ont également manifesté. Dans la capitale portugaise, les protestataires ont franchi le célèbre pont du 25 Avril, du nom de la révolution qui a renversé la dictature salazariste en 1974, à bord de quelque 400 autocars. Les organisateurs n’ont pas communiqué d’estimations sur le nombre des participants. « Menteurs ! », « Dehors ! », « Le peuple est en colère ! », scandaient les protestataires, qui s’étaient rassemblés dans le quartier d’Alcantara à Lisbonne. « Il est urgent de changer de politique » ou « Face aux injustices, la révolution est une obligation », proclamaient des banderoles en tête de cortège déployées par des retraités en colère. Dans le même temps, une colonne d’autocars a traversé le pont au ralenti, au milieu d’un concert de klaxons. A leur arrivée, ils ont été accueillis par les applaudissements des manifestants. « Mon fils, mon petit-fils et mon arrière-petit-fils sont au chômage. J’ai des raisons d’être inquiète ! », s’exclame Olga Costa, une femme de 71 ans qui touche une retraite mensuelle d’à peine 371 euros. « Je dois travailler dans sept endroits différents pour m’en sortir », confie, un peu plus loin, une femme de ménage qui a fait le déplacement depuis Aveiro (centre). « Le budget du gouvernement pour l’année prochaine, cible encore les classes modestes et pauvres. C’est injuste », lâche Eugenia Leal, professeur dans une école lisboète. « Je ne pense pas que les choses vont s’améliorer dans ce pays ! », constate Marta Tavares, une étudiante en communication, âgée de 19 ans. « Je vais devoir émigrer! », dit-elle. « C’est une journée historique », s’est félicité Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP, qui a annoncé une nouvelle manifestation pour le 1er novembre. Au Portugal, il s’est agi de la première grande mobilisation après qu’une nouvelle cure d’austérité a été dévoilée mardi dans le projet de budget pour 2014 qui touchera de plein fouet le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des retraités. Parmi les mesures les plus contestées figurent des réductions des salaires des fonctionnaires allant de 2,5% à 12%, ainsi que les coupes de près de 10% dans les retraites des anciens salariés du secteur public. L’organisation de cette journée de mobilisation avait été marquée par le bras de fer qui a opposé la CGTP et le gouvernement sur le parcours choisi pour cette manifestation à Lisbonne. « Le gouvernement a tenté de nous empêcher, mais le pont ne lui appartient pas », a lancé le leader syndical.

 

Italie : économiquement et politiquement fragile

Italie : économiquement et politiquement fragile

. Après deux années dans le rouge – baisse du PIB de 2,4% en 2012 et 1,8% en 2013, le FMI  table, pour la péninsule italienne, sur une hausse de 0,7% en 2014. «La demande interne, qui a chuté significativement ces dernières années, va se reprendre doucement en raison des conditions de crédit très resserrées et un chômage toujours élevé», commente le rapport du FMI. À la condition, alerte prudemment le FMI, que les risques liés à un dérapage des réformes politiques et à la faiblesse du secteur bancaire ne se matérialisent pas. Car la situation politique reste très chaotique en Italie: la majorité du gouvernement d’Enrico Letta, suspendue au parti de Silvio Berlusconi, ne tient plus qu’à un fil. Du côté des banques, le FMI note que les prêts non performants ont presque triplé depuis 2007 et que les banques ont considérablement durci l’accès au crédit, en particulier pour les entreprises. Plus inquiétant pour le long terme, le rapport appuie sur les faiblesses structurelles de l’Italie: «productivité stagnante, environnement des affaires difficile, secteur public très endetté, faiblesse des investissements directs étrangers…» En raison de cette faible productivité, l’économie italienne a perdu en compétitivité face au concurrent espagnol. Bon élève de la zone euro sur le plan budgétaire avec un déficit à 3% du PIB en 2012, l’Italie doit aussi faire face au fardeau de la dette publique, qui atteindra cette année 130% du PIB. En l’absence de réformes, la croissance à moyen terme restera faible, prévient le FMI dans son rapport. Le FMI encourage l’Italie à poursuivre l’effort d’ajustement budgétaire, en particulier trouver un substitut à la suppression d’une taxe sur les résidences. Il recommande d’élargir l’assiette fiscale afin de réduire la fiscalité sur le travail et le capital et d’accroître la lutte contre l’évasion fiscale. L’Italie doit également poursuivre les réformes engagées sur le marché du travail afin de doper la productivité et augmenter le taux d’emploi, en particulier des jeunes et des femmes.

Croissance Italie : récession en hausse

Croissance Italie : récession en hausse  

.Rome prévoit désormais une contraction de 1,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre une baisse de 1,3% attendue jusqu’à présent. En 2014, l’économie devrait renouer avec la croissance mais celle-ci devrait être de 1,0% seulement, contre 1,3% dans les prévisions précédentes, publiées en avril. Le gouvernement a annoncé peu après une hausse des prévisions de déficit, désormais attendu à 2,5% du PIB en 2014 contre 1,8% précédemment, et de dette, annoncée à 132,9% du PIB cette année et à 132,8% l’an prochain, contre respectivement 130,4% et 129% auparavant. Enrico Letta, le président du Conseil, a prévenu que les nouvelles prévisions ne pourraient être respectées que si l’Italie conservait une certaine stabilité politique, alors que la possible exclusion du Sénat de Silvio Berlusconi menace la coalition entre ses partisans de droite et la gauche de l’actuel chef du gouvernement. Selon le gouvernement, la trajectoire actuelle du déficit laisse penser qu’il atteindra 3,1% du PIB cette année mais le ministre de l’Economie, Fabrizio Saccomani, a déclaré à la presse qu’il était important de la corriger rapidement afin de respecter le plafond de 3% fixé par l’Union européenne. Une source interne à la Commission européenne a rapporté que l’organe exécutif de l’UE, qui doit publier ses prévisions d’automne le 5 novembre, souhaitait que Rome adopte d’ici le début de novembre des mesures destinées à ce que le déficit respecte le plafond de 3%. Saccomani a par ailleurs estimé que la croissance serait stimulée par le paiement d’arriérés par le gouvernement à des créanciers privés et a dit attendre une stagnation du PIB au troisième trimestre, après huit mois consécutifs de déclin, puis un retour à la croissance, modeste entre octobre et décembre, puis plus solide en 2014. Les analystes interrogés par Reuters attendent en moyenne une croissance italienne de 0,5% pour l’année prochaine, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) la voit atteindre 0,7%. Les nouvelles prévisions ne semblent guère, à ce stade, inquiéter les intervenants du marché obligataire, où le rendement des obligations italiennes à 10 ans prenait 1,5 point de base, à 4,304%.

 

Accident d’ autocar en Italie, 36 morts

Accident d’ autocar en Italie, 36 morts

Au moins 36 personnes sont mortes dans un accident d’autocar dimanche soir près d’Avellino dans le sud de l’Italie, a déclaré un porte-parole des pompiers. Le véhicule a basculé d’un viaduc et fait une chute d’au moins quinze mètres dans un ravin. Il transportait 48 passagers de retour vers Naples après avoir visité la ville de Telese Terme, en Campanie, précise le quotidien La Repubblica. Onze personnes ont pu être dégagées vivantes de l’épave de l’autocar et hospitalisées, certaines avec de graves blessures. D’autres véhicules ont été impliqués dans l’accident.

 

Italie : le déficit dérape, tension politique

Italie : le déficit dérape, tension politique

 Le déficit budgétaire italien s’est creusé au premier trimestre, représentant 7,3% du produit intérieur brut (PIB) contre un ratio de 6,6% sur les trois premiers mois de 2012, a dit jeudi l’agence des statistiques Istat. Cet accroissement du déficit sur la période a été le fait d’une hausse des dépenses, qui ont augmenté de 1,3% d’une année sur l’autre. Le déficit budgétaire du premier trimestre est toujours beaucoup plus élevé que ceux des trimestres suivants parce que l’essentiel des paiements d’impôts sont effectués plus tard dans l’année. Sur l’ensemble de 2012, le déficit budgétaire italien est ressorti à 3% du PIB, ratio qui constitue la limite imposée par l’Union européenne et Rome prévoit 2,9% pour 2013. S’il veut respecter cet objectif, le Premier ministre Enrico Letta n’a guère de marges de manoeuvre pour augmenter les dépenses, un état de fait qui crée des tensions au sein de sa large coalition gauche-droite.

 

Croissance Italie : récession accentuée

Croissance Italie : récession accentuée

D’un an sur l’autre, le produit intérieur brut (PIB) italien s’est contracté de 2,4%, a annoncé l’agence statistiques Istat au lieu de la chute de 2,3% initialement publiée. Sur un trimestre, le repli est de 0,6% au lieu de 0,5%. L’Italie traverse ce qui pourrait bientôt devenir la récession la plus longue depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, avec sept trimestres consécutifs de contraction économique. Les derniers indicateurs ne donnent aucun espoir de reprise dans l’immédiat. De janvier à mars, l’économie transalpine a été pénalisée par une demande intérieure anémique mais également par une baisse de 1,9% de ses exportations, un niveau sans précédent depuis le premier trimestre 2009. Une majorité d’économistes s’attend à ce que la troisième économie de la zone euro se contracte d’au moins 1,5% cette année après celle de 2,4% endurée l’an dernier, avec les conséquences que cela comporte pour les finances publiques italiennes. Le PIB italien est désormais de plus de 7% inférieur à ce qu’il était à la fin 2007 tandis que le revenu disponible des ménages a diminué de plus de 9% sur la même période. Selon les chiffres de la Banque d’Italie, la production industrielle a plongé d’un quart et les heures travaillées de 5,5%.

Fraude fiscale: « c’est l’hypocrisie au niveau européen » (Letta-Italie)

Fraude fiscale:  »c’est l’hypocrisie au niveau européen » (Letta-Italie)

« Le problème est que sur ce sujet il y a une hypocrisie incroyable au niveau européen », a déclaré M. Letta devant les sénateurs italiens.  Le nouveau chef du gouvernement, dont c’est le premier sommet européen, présentait aux élus de la péninsule les positions italiennes à la veille de ce sommet.  Quand la volonté de lutte contre les paradis fiscaux « doit être appliquée, elle a des conséquences qui ne plaisent pas à certains car elle entraîne des pertes de revenus faciles », a-t-il ajouté, sans nommer aucun Etat.  Les ministres des Finances des 27 ont décidé mardi de confier un mandat à la Commission européenne pour renégocier les accords fiscaux avec la Suisse, Andorre, Monaco, Saint-Marin et le Liechtenstein. Mais ils ont échoué à se mettre d’accord sur le point le plus important: faire adopter à l’unanimité la révision d’une loi européenne, en souffrance depuis 2008, sur la fiscalité de l’épargne.  Cette loi prévoit l’échange automatique d’informations de certaines données bancaires. L’idée est à terme de la renforcer et d’en étendre le champ d’application, notamment à l’assurance-vie.  Or, l’Autriche et le Luxembourg, farouches défenseurs du secret bancaire, n’ont pas complètement levé leurs restrictions, contrairement à ce qu’espéraient leurs partenaires, arguant qu’il fallait au préalable des négociations abouties avec les pays tiers comme la Suisse, ce qui va prendre du temps.   »A un moment où tous les Etats demandent des sacrifices à leurs propres citoyens pour assainir les comptes, la lutte contre la fraude fiscale est un impératif moral, un objectif incontournable », a ajouté M. Letta.   »La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale internationales représente un problème qui impose des solutions coordonnées à l’échelle internationale, il faut imposer la transparence et la timidité n’est plus admise », a martelé le chef du gouvernement italien.

Italie : changement de cap sur l’austérité

Italie : changement de cap sur l’austérité

 

Le message qu’a voulu faire passer Enrico Letta, le fraîchement nommé président du Conseil italien, est clair. Les politiques de relance de la croissance ne peuvent plus attendre dans la péninsule qui « se meurt » à cause des politiques d’austérité, selon lui. « L’Italie se meurt par la faute de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre« , a-t-il déclaré, lundi 29 avril, dans un discours très attendu devant la Chambre des députés. « Au niveau des institutions européennes, nous individualiserons les stratégies pour arriver à la croissance sans compromettre l’assainissement des finances publiques« , a-t-il poursuivi. Avant de se vouloir rassurant: « la réduction de la pression fiscale sans endettement sera un objectif permanent de ce gouvernement dans tous les domaines« , a-t-il dit.  Puis il a adressé un message à l’adresse de l’Europe qui, selon lui, « est en crise de légitimité et au moment où les citoyens en ont le plus besoin elle doit redevenir un moteur de croissance durable« . Afin de démontrer que son gouvernement est « européen et « européiste«  », c’est-à-dire partisan du fédéralisme européen, Enrico Letta a déclaré que ses premiers déplacements seraient à « Bruxelles, Berlin et Paris« . Puis il a assuré  que l’Italie « respecterait les engagements » pris envers l’UE, mais qu’elle espère grâce à ce respect « avoir une marge de manoeuvre » supérieure dans ses négociations avec la Commission européenne pour pouvoir financer des politiques de relance économique.  Il a ensuite annoncé la suspension du paiement de la quote-part, prévue en juin pour le très impopulaire impôt foncier sur la résidence principale, instauré par le gouvernement de son précésseur Mario Monti. Le nouveau dirigeant a également promis « une réforme complète » du système des impôts. Autre annonce forte, même si elle relève du symbole: la suppression des salaires des ministres, qui sont également députés. Enfin, le président du Conseil s’est donné 18 mois pour réussir. Dans le cas contraire, ce dernier « en tirera les conséquences« . « La seule issue possible est le succès« , a-t-il conclu.

 

Italie : Berlusconi revient

Italie : Berlusconi revient

Silvio Berlusconi a réclamé samedi à Bari (sud de l’Italie) « un gouvernement fort ou des élections » pour lesquelles il se dit prêt à être à nouveau candidat, pendant que le chef de la gauche Pier Luigi Bersani l’appelait de Rome à mettre fin à la « démagogie ». « Ou bien il y a tout de suite un gouvernement fort et stable, ou alors il est préférable de redonner la parole aux Italiens, en allant voter en juin », a déclaré le Cavaliere, devant une foule très nombreuse. « Nous sommes déjà prêts à voter et je serai le candidat à la présidence du Conseil, une responsabilité grande et douloureuse à laquelle je ne peux me soustraire », a assuré le milliardaire âgé de 76 ans, qui a gouverné l’Italie à trois reprises.

 

Zone euro : alertes sur la France, l’Espagne et l’Italie

Zone euro : alertes sur la France, l’Espagne et l’Italie

 

 Dans son deuxième examen approfondi des déséquilibres macroéconomiques de 13 pays de l’Union européenne, l’exécutif européen s’est inquiété de la France et de l’Italie, tout en incluant l’Espagne et la Slovénie parmi les pays pouvant être mis à l’amende s’ils ne rectifient pas le tir. Ce système d’alertes appelé procédure des déséquilibres macroéconomiques vise à circonscrire les problèmes individuels et à empêcher un effet de contagion. Il a été mis sur pied après les crises de la dette en Grèce, en Irlande et au Portugal. La procédure peut déboucher sur une amende représentant 0,1% du PIB à l’encontre d’un pays prévenu de déséquilibres macroéconomiques excessifs, mais qui n’a pas suivi les recommandations qui lui ont été adressées pour y remédier. « En Espagne et en Slovénie, les déséquilibres peuvent être considérés comme excessifs », écrit la Commission, mentionnant des déficits et des dettes élevés et des déséquilibres structurels du système bancaire et du marché de l’emploi. Les deux pays doivent à présent faire savoir à la CE d’ici la fin avril de quelle manière ils comptent s’attaquer aux problèmes mentionnés et cette dernière émettra des recommandations à leur adresse fin mai. Peut-être encore plus inquiétants sont les signes de déséquilibres en France et en Italie, les deuxième et troisième économies de la zone euro, même s’ils ne sont pas « excessifs ». Si ces problèmes s’aggravent, cela voudrait dire que quasiment aucune économie de l’Union européenne, à l’exception peut-être de l’Allemagne, n’est à l’abri de la crise de la dette et que les coûts d’emprunt dans l’ensemble de la région pourraient augmenter pour refléter ce risque.  

 

Nouvelle dégradation de l’Italie ?

Nouvelle dégradation de l’Italie ?

 

Signe de tensions sur les marchés, les coûts d’emprunts des pays considérés comme les plus fragiles de la zone euro, l’Italie et l’Espagne, augmentaient sur le marché de la dette. Les taux à 10 ans de Madrid augmentaient de 0,10%, tout comme ceux du pays transalpin. L’euro a de son côté, peu après la clôture de Bourses, atteint un plus bas de quatre mois face au billet vert, à 1,2830 dollar pour un euro. Ce retournement de situation a, d’abord été dû à une rumeur: l’agence de notation Moody’s pourrait dégrader la note de crédit de l’Italie.  « Dans les salles de marché, la rumeur circule depuis quelques heures. Cela me semble plausible car l’incertitude politique dure depuis trop longtemps », a déclaré un opérateur à Milan, cité par Reuters. Interrogée par cette dernière, Moody’s se refuse pour le moment à tout commentaire. Mais si cette rumeur se confirmait, le groupe serait la deuxième agence à dégrader l’Italie après le résultat des élections législatives qui ont plongé le pays dans l’impasse politique. Fitch avait ainsi décidé, le 8 mars dernier, d’abaisser la note du pays de A- à BBB+, citant la situation politique comme un facteur pouvant aggraver la récession que connaît l’Etat méditerranéen.  Autre facteur qui a maintenu les bourses sous pression, les marchés restent inquiets quant au remède de cheval imposé à Chypre pour débloquer l’aide européenne. « Le résultat obtenu un dimanche soir apporte un soulagement instantané mais ne constitue pas une garantie pour des eaux plus calmes », estime ainsi Carsten Brzeski, analyste d’ING. Le chef de file de l’Eurogroup, Jeroen Dijsselbloem, a accentué la tension en déclarant que « le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire », dans un entretien à Reuters. Ce qui laisse penser que le sort réservé à Chypre pourrait être appliqué à d’autres Etats. Ces propos ont fait craindre aux investisseurs de possibles nouvelles pertes sur leur participation dans des banques des pays les plus en difficultés de la zone euro, qui auraient besoin d’être sauvées. Jeroen Dijsselbloem, conscient sans doute de l’impact de ses déclarations sur la crédibilité des banques européennes,  est ensuite revenu sur ses propos en assurant que  « Chypre est un cas spécifique », et qu’ainsi les solutions retenues ne sont pas un modèle.une rectification qui ne rassure pas.

Notation :Fitch dégrade l’Italie

Notation :Fitch dégrade l’Italie

 

Draghi avait botté en touche juedi à propos de l’Italie avec quqlues propos insipides ; propos pas vraiment rassurants car  Fitch Ratings a annoncé vendredi l’abaissement de la note souveraine de l’Italie, la ramenant de A- à BBB+, évoquant des élections législatives qui n’ont pas abouti à une majorité claire et le risque que la récession qui frappe le pays soit plus longue que prévu. L’agence a assorti sa note d’une perspective négative. Elle pourrait encore abaisser cette note si la récession devait s’aggraver. « Les résultats peu concluants des législatives italiennes des 24 et 25 février font qu’il est improbable qu’un nouveau gouvernement stable puisse être constitué dans les prochaines semaines », souligne l’agence. « Le quatrième trimestre 2012 confirme que la récession en cours en Italie est l’une des plus profondes en Europe », ajoute-t-elle. Fitch anticipe une contraction du PIB de 1,8% cette année en Italie, après 2,4% en 2012. Les dernières élections législatives italiennes ont débouché sur une impasse politique, le centre-gauche ayant décroché une majorité à la Chambre des députés sans parvenir à l’emporter au Sénat. L’absence de consensus politique entre les forces politiques en présence empêche la constitution d’un gouvernement et menace la stabilité de la république transalpine. L’agence de notation s’attend à ce que l’endettement italien monte jusqu’à un niveau proche de 130% du produit intérieur brut du pays. Au milieu de l’année dernière, sa prévision tablait sur un maximum à 125%. L’annonce de Fitch a provoqué un repli de l’euro et une progression des rendements des obligations italiennes sur le marché secondaire.

Automobiles-Italie : les ventes s’écroulent

Automobiles-Italie : les ventes s’écroulent

Les ventes de voitures neuves en Italie ont chuté de 17,41% en février sur un an, a annoncé vendredi le ministère des Transports dans un communiqué. Le nombre de véhicules neufs immatriculés dans la péninsule s’est établi à 108.419 unités en février 2013, contre 131.271 l’année précédente, a précisé le ministère.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

 

Italie : gouvernement de coalition ?

Italie : gouvernement de coalition ?

 

 

Les pistes pour essayer de sortir de l’impasse politique en Italie commencent à se dessiner. Suite aux élections de dimanche et lundi, la Chambre des députés est à gauche et le Sénat sans majorité.  Aux législatives, le parti protestataire de l’humoriste Beppe Grillo (M5S) est devenu la première formation du pays, quatre ans après sa formation. Il a obtenu la troisième position en faisant la moyenne des deux élections.  La coalition de gauche de Pier Luigi Bersani, arrivée légèrement en tête, ne peut donc pas faire sans lui. Son leader s’est dit conscient du « caractère dramatique de la situation et des risques encourus par le pays« . Il a entrouvert la porte aux élus du Mouvement 5 étoiles, mais n’est pas favorable à une grande coalition. Au lendemain des résultats et même si sa coalition de gauche est arrivée légèrement en tête, Pier Luigi Bersani a constaté mardi amèrement : « Ceux qui n’arrivent pas à garantir la gouvernabilité ne peuvent pas revendiquer la victoire. Nous n’avons pas gagné, même si nous sommes arrivés en tête« . Le leader du Parti démocrate veut donc trouver une solution, soit avec Silvio Berlusconi, soit avec le M5S de Beppe Grillo. Il a réfuté cependant l’idée d’une grande coalition englobant tout le monde. Il pense plutôt à une plate-forme commune portant sur des thèmes principaux comme la réforme des institutions, les coûts de la politique ou la défense des plus exposés à la crise. Une manière pour chacun de « prendre ses responsabilités devant le pays« . L’humoriste devenu politique refuse quant à lui toute idée d’alliance. Les parlementaires du Mouvement 5 étoiles n’accorderont leur confiance à aucun gouvernement formé par les partis politiques traditionnels, a-t-il annoncé mercredi. Sur son blog, Beppe Grillo écrit « Le M5S n’accordera aucun vote de confiance au PD (Parti démocrate) ni à personne d’autre. Il votera en faveur des lois qui reflètent son programme« . Beppe Grillo demandera aux élus M5S de voter les lois ou non, au « cas par cas« . Il pense que le prochain gouvernement en restera pas au pouvoir plus de six mois.  Une des critiques qui sont faites au parti de Beppe Grillo, c’est le manque d’expérience politique de ses élus. Des inconnus choisis lors de rapides primaires sur Internet.

 

Italie : un non à cette Europe qui sera suivie d’autres dans d’autres pays

Italie : un non à cette Europe qui sera suivie d’autres dans d’autres pays

 

Réactions irrationnelles, mouvement de colère, populisme, comment qualifier les réactions des italiens ? C’est sans doute clairement un nom à cette Europe là et un nom aussi à la classe politique traditionnelle. Pour la première fois l’Europe a été au centre de la campagne, et le candidat de cette Europe, premier ministre sortant, encensé à Bruxelles comme le sage d’entre les sages, présenté comme un exemple, a été brutalement rejeté par son peuple. Il plafonne à 10%. Pier Luigi Bersani, candidat d’une coalition de gauche regroupé autour du Parti démocrate, et gagnant très relatif, considère que la rigueur n’est pas une panacée. Ce qu’a dit l’europhile Italie, hier soir, c’est un Non à l’Europe telle qu’on la dicte depuis Bruxelles, ses troïkas, ses plans d’austérité, ses techniciens, ses professeurs, ses statistiques, et ses économistes qui viennent dire à la télévision, sur le ton de l’évidence exaspérée, qu’il faut se couper les pattes pour se remettre sur pied.    Que va faire l’Italie avec sa majorité socialiste à l’assemblée, et minoritaire au sénat ? Qui pourra gouverner, et avec quelle alliance ? Mais comment va réagir Bruxelles à ce message monté de Rome ? C’est une immense question, de portée continentale.  L’Europe pourra se dire qu’elle était folle, aussi folle au fond que Beppe Grillo, d’avoir pensé que la potion de Mario Monti serait supportée après avoir plongé son pays dans la récession, baissé les pensions, fermé 104 000 entreprises, mis huit millions de personnes sous le seuil de la pauvreté, et fait monter le taux de chômage des jeunes à 37%.   L’Europe pourra aussi s’en tenir au diagnostic du ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle : « l’important est que la ligne pro-européenne et les réformes continuent ». Dans ce cas tout continuera effectivement, comme si de rien n’était, le vote d’hier sera présenté comme une curiosité locale, on tentera de l’escamoter comme le Non de 2005, mais des Grillo et des Berlusconi apparaitront partout pas seulement en Italie, ailleurs. Cette Europe de la seule austérité, sans véritable stratégie de redressement de la croissance, sans vrai projet politique autre que le libre échange connaitra le même sort dans nombre de pays condamné au chômage, à la pauvreté et au désespoir.

 

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