Archive pour le Tag 'Italie'

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Italie: Crédit agricole veut racheter trois banques italiennes

Italie: Crédit agricole veut racheter trois banques italiennes

 

 

Au moment la France refuse le droit à l’Italie de prendre la majorité du capital dans ST X,  Le Crédit agricole est candidat pour racheter, via sa filiale Cariparma, trois caisses d’épargne régionales en Italie.  La France ne cesse de prendre des participations financières en Italie et la balance est en effet très déséquilibrée. Sur les cinq dernières années, les investissements français dans des entreprises italiennes ont atteint 36 milliards d’euros. Dans le même temps, les Italiens ont réalisé pour seulement 3 milliards d’acquisitions en France La banque française indique dans un communiqué avoir confirmé cet intérêt auprès du Fonds interbancaire de garantie des dépôts italien. « La transaction (..) s’inscrit dans le cadre des objectifs de croissance du groupe Crédit agricole en Italie », souligne l’établissement bancaire. « Crédit agricole a renouvelé, par le biais de sa filiale CACariparma son intérêt pour la poursuite de la transaction et ce, jusqu’au 15 septembre 2017″, poursuit le groupe. Des sources proches du dossier ont dit lundi à Reuters que le bouclage de l’opération avait été repoussé après les vacances d’été afin de régler certains détails. Le Crédit agricole souhaite racheter les caisses d’épargne de San Miniato, Rimini et Cesena pour 130 millions d’euros mais la banque française veut les récupérer sans leurs créances douteuses, qui totalisent trois milliards d’euros en brut. Le groupe négocie ces acquisitions depuis fin avril.

36 milliards d’investissements français en Italie, 3 milliards en France pour l’Italie

La balance est en effet très déséquilibrée. Sur les cinq dernières années, les investissements français dans des entreprises italiennes ont atteint 36 milliards d’euros. Dans le même temps, les Italiens ont réalisé pour seulement 3 milliards d’acquisitions en France. Le géant du luxe LVMH, déjà propriétaire de Fendi ou Pucci, vient de s’offrir le joaillier romain Bulgari pour 3,7 milliards d’euros. Alors que le luxe italien occupe une part comparable sur le marché mondial à celle des acteurs français, le secteur, dominé par des joyaux familiaux (Armani, Prada, Ferragamo…), n’a pas su faire émerger de groupes cotés en Bourse capables de rivaliser avec les champions tricolores LVMH ou PPR (famille Pinault), propriétaire de Gucci et Bottega Veneta. Les mouvements inverses sont beaucoup plus modestes. La famille Borletti, actionnaire des grands magasins Rinascente, a racheté Le Printemps aux Pinault, avec le soutien majoritaire de financiers. Le patron du chausseur Tod’s, Diego Della Valle, a relancé la petite marque française ­Roger Vivier. Il a aussi investi au capital de l’enseigne américaine Saks. C’est d’ailleurs l’une des rares figures du capitalisme transalpin qui aspire encore à jouer un rôle de consolidateur. Il s’est récemment positionné comme un recours face à Vincent Bolloré qui détient 5% du géant bancaire Mediobanca. L’homme d’affaires breton, également actionnaire et vice-président de l’assureur ­Generali, vient de jeter un pavé dans la mare en refusant d’en approuver les comptes, dénonçant leur manque de transparence, ce qui a été perçu comme un exemple de l’arrogance française. La défense de l’italianité peine toutefois à émerger. Il y a deux ans, le sauvetage de la faillite d’Alitalia par Air France avait suscité une levée de boucliers incarnée jusqu’au sommet de l’État par Berlusconi. Or, dans ce cas comme dans les autres, le patronat italien n’a pas su élaborer d’alternative.

Italie: Moody’s sanctionne en abaissant la note

Italie: Moody’s sanctionne en abaissant la note

Conséquence du non au référendum, Moody’s a annoncé mercredi abaisser de stable à négative la perspective attachée à la note « Baa2″, qui reste inchangée, attribuée à la dette souveraine de l’Italie, évoquant la lenteur des réformes économiques et budgétaires du pays. Dans un communiqué, l’agence de notation estime que la victoire sans appel du « non » au référendum de dimanche portant sur le projet de réforme constitutionnelle, qui a entraîné la démission du président du Conseil Matteo Renzi, éloigne encore davantage la perspective de ces réformes. Moody’s ajoute que la faiblesse de la croissance anticipée pour les années à venir laisse peu de place à une diminution sensible de l’endettement de l’Italie qui, à un ratio de 133% du produit intérieur brut (PIB) estimé pour 2016, est le deuxième plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

Italie : nouvel exemple d’un détournement de référendum

Italie : nouvel exemple d’un détournement de référendum

 

 

Après Cameron en Grand Bretagne,  c’est au tour de Matteo Renzi de faire l’expérience d’un détournement de référendum. Comme souvent en la circonstance les électeurs ont moins répondu à la question de la réforme constitutionnelle qu’à leur volonté d’exprimer leur colère vis-à-vis de la crise économique et de la responsabilité du système. Les eurosceptiques en ont hâtivement conclu que l’Italie était mûre pour quitter l’euro. Une interprétation un peu abusive. D’autant que dans cette éventualité une monnaie italienne indépendante entraînerait une dévaluation de  de 25 % d’après les experts avec l’inflation qui en découle donc une très forte atteinte au pouvoir d’achat des Italiens dont ils se plaignent déjà. Sans parler des effets désastreux immédiats sur la croissance et donc sur le chômage. La faute de Matteo Renzi c’est surtout d’avoir lié son sort au résultat de ce référendum. Une expérience dont se méfie particulièrement la plupart des responsables français qui se souviennent comment même De Gaulle a dû quitter le pouvoir. D’une certaine manière c’est une piqûre de rappel pour tous ceux qui imaginent que le référendum constitue la forme suprême de démocratie. On sait bien qu’il est rare que les électeurs répondent à la question posée pour ce type de consultation et qu’ils en profitent pour exprimer leur colère de toutes natures. Certains responsables français proposent cependant de recourir aux référendums pour trancher sur certaines questions. Ils  seraient bien inspirés de bien peser les conséquences d’une d’un possible détournement de ce genre de consultation ;  heureusement dans la plupart des cas, il s’agit de propos de campagne électorale qui ne seront pas suivies d’effet. Certes on objectera que la démocratie représentative n’est pas exempte de défauts démocratiques mais la consultation directe est bien souvent une illusion aux conséquences qui peuvent être dramatiques. C’est le cas pour l’Italie qui va sans doute retrouver une instabilité politique à laquelle elle est habituée au moment même où son économie est fragilisée  et son système bancaire menacé

Italie : rejet de la réforme et démission de Renzi

Italie : rejet de la réforme et démission de  Renzi

La réforme des institutions de Renzi ayant été rejetée à près de 60 % le président du conseil à immédiatement annoncer sa démission. Une démission qui risque de plonger dans d’une nouvelle crise démocratique et au-delà de déstabiliser la zone euro. Conséquence immédiate le danger sur le système bancaire italien déjà grandement fragilisé par ses créances douteuses va encore s’amplifier. Reste à savoir s’il n’y aura pas un effet domino sur l’ensemble des banques européennes. Autre conséquence à attendre une nouvelle tension sur le marché des changes avec encore un tassement de l’euro. D’une certaine manière, il s’agit encore d’une victoire du populisme alimenté tout autant par l’ignorance que par la colère. Un phénomène qui gagne aujourd’hui de nombreux pays. Le Président du Conseil a donc annoncé sa démission lors d’une brève déclaration dans les salons du Palais Chigi alors que la deuxième projection des instituts de sondage confirmait l’ampleur de la défaite: 40,7 % pour le Oui qu’il défendait, 59,3 % en faveur du Non qui l’emporte dans presque toutes les régions, à l’exception du Trentin Haut-Adige. Il est particulièrement prononcé dans le Mezzogiorno et dépasse 70 % en Campanie (Naples) et en Sardaigne. Durant son allocution, Matteo Renzi, visiblement ému, a défendu le mérite de son référendum, revendiquant sa paternité et déplorant de n’être pas parvenu à convaincre une majorité de ses concitoyens. Il a reconnu la victoire «extraordinaire nette» du Non: «J’ai perdu. Dans la politique italienne, personne ne perd jamais. Ils disent tous qu’ils n’ont pas gagné. Je suis différent. J’ai perdu et je le dis à haute voix, même si j’ai un nœud dans la gorge. Je ne crois pas que la politique soit représentée par le nombre incroyable de politiciens que nous avons en Italie. (…) Je crois dans la démocratie. Si on perd, on ne peut pas faire mine de rien. Je crois avoir fait tout ce que je pouvais faire pour la changer. J’avais obtenu la confiance (NDLR: en février 2014) sur les réformes que je voulus faire. La réforme constitutionnelle en était. Je voulais abolir les innombrables fauteuils de la politique italienne.

Agriculture Italie : des immigrés payés 3 euros de l’heure

Agriculture Italie : des immigrés payés 3 euros de l’heure

Selon une information du Figaro, entre 300.000 et 400.000 travailleurs agricoles, en grande majorité des immigrés africains au statut précaire, sont employés en Italie dans les campagnes pour la récolte de fruits et de légumes. (Un phénomène assez identique se passe en Espagne).  Recrutés par des intermédiaires illicites, ils sont payés trois euros de l’heure pour des journées de huit à dix heures. Desquels il faut soustraire, quand ils sont payés, trois à cinq à euros par jour pour leur transport aux champs et autant pour un «logement» de fortune, bien souvent de sordides taudis, sans cuisine ni sanitaire. Ces intermédiaires qui n’hésitent pas à recourir à la violence se font appeler des «caporaux». D’où le nom du système, «caporalato» qui s’est développé avec la crise. . Rome a décidé de mettre un terme à ce trafic particulièrement odieux. Une loi vient d’être adoptée par la Chambre des députés.

Croissance Italie: production industrielle en hausse

Croissance Italie: production industrielle en hausse

 

(AFP)

Après l’Espagne, coup de balai à la tête des grandes villes en Italie ?

Après l’Espagne, coup de balai à la tête des grandes villes en Italie ?

 

 

Il se pourrait que comme en Espagne on assiste à un coût de balai à la tête des grandes villes en n’Italie. En tout cas le mouvement de Pepe Grillo qui lutte contre la corruption et le clientélisme fait  une très belle percée. Ce Mouvement Cinq Etoiles (M5s) est largement en tête à Rome à l’issue du premier tour des élections municipales qui avaient lieu dimanche en Italie, devant le Parti démocrate du chef du gouvernement Matteo Renzi, de moins en moins populaire, et progresse fortement dans d’autres villes. Quelque 13 millions d’électeurs, soit un quart de la population adulte, étaient appelés à élire les maires d’environ 1.300 communes, parmi lesquelles ceux de grandes villes comme Rome, Milan, Naples et Turin. Virginia Raggi, candidate du M5s à la mairie de Rome, est créditée d’environ 37% des suffrages par l’institut Piepoli, après le dépouillement d’un échantillon représentatif de bulletins. Le candidat du Parti démocrate, Roberto Giachetti, est projeté au coude-à-coude avec la candidate de l’extrême droite Giorgia Meloni, avec chacun autour de 22% des voix. Si aucun candidat n’emporte plus de 50% des voix, un second tour départagera les deux candidats les mieux placés le 19 juin, et de nombreuses grandes villes devraient recourir à ce nouveau vote. Une victoire du M5s à Rome représenterait une percée majeure pour le mouvement fondé en 2009 par Beppe Grillo, qui entend rassembler sur la base de la dénonciation des scandales de corruption qui touchent aussi bien la gauche que la droite dans la capitale. Si Raggi l’emportait, elle serait en outre la première femme à siéger à la mairie romaine. « Le vent tourne, c’est le moment », a dit la candidate à Rome, aux premières heures lundi. Raggi promet de s’attaquer à la corruption, au clientélisme et jusqu’aux petites incivilités quotidiennes des conducteurs et usagers romains, qui sont devenues la norme dans la capitale. « Nous vivons un moment historique », a dit la juriste âgée de 37 ans. « Les Romains sont prêts à tourner la page et je suis prête à gouverner cette ville et à rendre à Rome la splendeur et la beauté qu’elle mérite », a-t-elle poursuivi. Un échec du Parti démocrate à Rome représenterait un coup dur pour Renzi, après le départ du précédent élu démocrate, mis en cause dans un scandale concernant ses frais de bouche. A Milan, l’écart paraît plus étroit, le candidat de centre-gauche Giuseppe Sala, soigneusement choisi par Renzi, étant donné en tête avec 42,8% des suffrages, devant Stefano Parisi, de centre-droit, crédité de 37,7%. Dans les autres grandes villes, les projections suggèrent une légère avance de la gauche. A Turin, le maire actuel issu du Parti démocrate, Piero Fassino est donné premier, mais un second tour difficile l’attend face au candidat du Mouvement Cinq Etoiles. A Naples, le maire sortant de gauche, Luigi de Magistris, semble bien parti pour l’emporter, après avoir déclaré que sa ville est une zone « sans Renzi ». Bologne, ville bastion du Parti démocrate, voit elle le candidat soutenu par le parti premier, mais avec une avance moindre que prévu, ce qui devrait le contraindre à un second tour contre l’extrême droite ou le M5s. Matteo Renzi, dont la popularité a faibli au cours de l’année dernière, a pris soin de se distancer des élections municipales, expliquant qu’elles reflétaient des problèmes locaux et n’auraient pas de répercussions sur le gouvernement de coalition. Le Premier ministre cherche au contraire à attirer l’attention sur un référendum en octobre, portant sur un projet réforme de la Constitution. Il a dit qu’il démissionnerait si les Italiens devaient rejeter son plan, visant à réduire les pouvoirs du Sénat, et fluidifier les procédures législatives au Parlement.

(Reuters)

Italie : la retraite jusqu’à 75 ans

Italie : la retraite jusqu’à 75 ans

L’Italie  avait repoussé l’âge légal de départ à la retraite à 66 ans et 7 mois en l’encadrant plus sévèrement. Mais pour les 4,5 millions de jeunes nés dans les années 1980, ces critères, ajoutés à l’augmentation de l’espérance de vie ainsi qu’à des carrières moins linéaires que leurs aînés avec des périodes d’activité alternant avec celles de chômage et des salaires plus bas, cela pourrait faire grimper en réalité l’âge de cessation d’activité professionnelle à 75 ans. Avec à la clef une pension inférieure de 25 % à celle perçue actuellement par les baby-boomeurs. L’Italie a  ainsi lancé l’opération «  Enveloppe Orange » un courrier envoyé dans un premier temps à 150.000 Italiens. Ils y trouveront la simulation de leur dernière rétribution, de l’âge estimé de leur pension et surtout son montant. Un travailleur type né en 1969 et qui a commencé à verser régulièrement ses contributions dès 2002 pourra ainsi partir en 2038 (à 69 ans) avec un chèque de 1.900 euros brut pour un dernier salaire de 3.000 euros brut. Un trentenaire qui toucherait 1.800 euros mensuels en fin de carrière recevrait au moment de sa retraite entre 880 et 1.180 euros. L’Italie  prône plus de flexibilité dans les départs à la retraite pour ne pas sacrifier des générations entières et faire de la place aux jeunes. Le gouvernement lui rétorque que les départs anticipés coûteraient aux comptes publics entre 5 et 7 milliards d’euros. «  L’équilibre du régime des retraites à long terme est une chose à laquelle l’Italie ne peut pas renoncer, rappelle le ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan. Surtout dans une phase où elle se bat avec l’Europe pour obtenir une application moins stricte du pacte de stabilité et de croissance. » Des solutions alternatives sont à l’étude, dont un prêt octroyé par les banques et garanti par des compagnies d’assurances pour partir deux à trois ans avant l’âge légal et qui serait remboursé par une retenue sur la future pension. Le débat est en tout cas rouvert en Italie où les plus de 65 ans représenteront 26,5 % de la population en 2030 et où la part des plus de 80 ans a augmenté de 150 % ces vingt dernières années.

(, Les Echos)

Croissance : L’Italie attaque la France et l’union européenne

Croissance : L’Italie attaque la France et l’union européenne

 

Le gouvernement de Matteo Renzi a des raisons objectives pour attaquer la politique économique européenne et la France en même temps. Une France à laquelle on reproche ses contradictions permanentes entre un discours de solidarité avec l’Italie est en fait  un soutien à la commission européenne ; en clair ; l’Italie reproche à la commission européenne de refuser de lancer une véritable politique de croissance. Le même reproche qui était fait depuis 2012 par Hollande mais qui depuis semble  avoir abandonné le combat contre une bienveillance de la commission à l’égard des écarts budgétaires français. Le gouvernement Renzi entend aussi protester contre les critiques de la commission contre la politique économique italienne. Critiques concernant aussi bien le secteur bancaire que le secteur sidérurgique ou la politique budgétaire. Y compris en matière de politique d’immigration l’Italie accepte de moins en moins les leçons données par Bruxelles. « Nous espérons et nous souhaitons assister à un changement d’attitude de la Commission et d’autres pays à l’égard de l’Italie », a déclaré dans une interview accordée à l’agence Reuters ce proche allié du président du Conseil, Matteo Renzi. Le mois dernier, le gouvernement Renzi s’est heurté à la Commission européenne dans le cadre du renflouement de quatre banques en difficulté. Rome a consacré 3,6 milliards d’euros au sauvetage de la Banca Marche, de la Banca dell’Etruria e del Lazio, de la Cassa di Risparmio di Chieti et de la Cassa di Risparmio di Ferrara avant l’entrée en vigueur de nouvelles normes européennes en janvier sur le sauvetage des établissements bancaires.  D’autres responsables italiens ont pour leur part reproché à l’exécutif communautaire d’avoir été plus souple lorsqu’il s’est agi de sauvetages bancaires au Portugal et en Allemagne.  Une autre décision européenne a provoqué la colère du gouvernement italien : l’ouverture d’une procédure d’infraction contre Rome, soupçonné de ne pas avoir relevé les empreintes digitales de milliers de migrants arrivés cette année en provenance de Libye. Matteo Renzi a dénoncé une obsession « surréaliste ».  La Commission enquête également sur le soutien apporté à l’aciérie Ilva, la plus grande d’Europe en termes de capacités de production. Là encore, l’exécutif européen soupçonne une subvention publique déguisée. Enfin, dernier sujet de contentieux du moment, la Commission a indiqué en novembre que l’Italie était parmi les quatre pays de la zone euro dont le budget 2016 risque de sortir des règles budgétaires de l’UE. « Il y a les banques, l’immigration, Ilva, toute une série de dossiers », énumère Sandro Gozi. Mais pour le secrétaire d’Etat italien, la vraie question, le vrai souci du gouvernement italien porte sur la direction politique générale de l’UE, marquée, dit-il, « par des hésitations et des contradictions que nous ne pouvons plus tolérer ». Sandro Gozi critique également la France qui, dit-il, a apporté son soutien aux appels lancés par l’Italie en faveur de politiques européennes plus favorables à la croissance mais tarde à mettre ses actes en conformité avec ses discours. « Que veut faire la France ? Nous partageons des analyses communes, mais nous voulons aussi partager des politiques communes », dit-il.

Italie : des baisses d’impôt

Italie : des baisses d’impôt

Encore des raisons de mettre la commission en colère après la décision du président du conseil italien de réduire les impôts Le président du Conseil italien, Matteo Renzi s’appuie sur les résultats du déficit budgétaire ramené à 2 %. Mais Bruxelles souligne que la dette publique demeure encore bien trop excessive autour de 130 % du PIB. Une bonne part des baisses d’impôts prévues sera financée par l’emprunt, ce qui ralentira le rythme de réduction des déficits et de la dette publique négocié entre Rome et la Commission. Selon les tenants de l’orthodoxie budgétaire, la reprise de la croissance amorcée en Italie, après trois ans de récession, devrait inciter le gouvernement à privilégier la consolidation budgétaire. Au contraire, Matteo Renzi, qui a fait des promesses de baisses d’impôts son cheval de bataille depuis sa prise de fonction l’an dernier, estime qu’il mérite une plus grande « flexibilité » budgétaire en échange des réformes mises en oeuvre, notamment sur le marché du travail et l’éducation. « Le budget est techniquement exceptionnel, » a-t-il déclaré dans une interview radiophonique cette semaine. « Pour la première fois, les impôts sont réduits en Italie. » Il souligne que même si son rythme de réduction est plus lent, le déficit budgétaire baissera encore l’an prochain, grâce à la faiblesse des taux d’intérêt attachés à la dette de l’Etat, et restera nettement sous la barre des 3% du PIB. Le mois dernier, le gouvernement a porté son objectif de déficit 2016 de 1,8% à 2,2% du PIB et très légèrement revu en hausse sa prévision de dette publique, la plus importante de la zone euro après la Grèce, de 130,9% à 131,4% du PIB.

Croissance Italie : ralentissement

Croissance Italie : ralentissement

 

Comme en Chine, au Japon, et m^me aux Etats Unis croissance mollit en Italie.  La reprise économique en Italie après trois années de récession est déjà en train de perdre en vigueur, a déclaré vendredi l’Istat, l’institut italien de la statistique. Dans sa note mensuelle, l’Istat écrit que les derniers indicateurs économiques donnent à penser que le redressement de l’activité constaté au premier trimestre « se poursuit mais à un rythme plus lent ». L’Italie, troisième économie de la zone euro, a vu son produit intérieur brut (PIB) progresser de 0,3% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents. Le gouvernement de Matteo Renzi prévoit une croissance de 0,7% sur l’ensemble de l’année 2015.

 

Migrants : 300 naufragés sauvés par la France au large de l’Italie

Migrants : 300 naufragés sauvés par la France au large de l’Italie

L France a sauvé 300 migrants au large de l’Italie mais on ne sait pas quoi en faire. Plus de 50 000 ont déjà traversé la méditerranée depuis le début de l’année ( près de 2 000 se sosnt noyés) dont 30 000 recueillis par l’Italie. Du coup la France va les conduire vers un port italien en espérant surtout ne pas les accueillir ensuite en France dans le cadre de la politique des quotas de Bruxelles.  Un patrouilleur de haute mer de la Marine nationale a sauvé mercredi quelque 300 naufragés au large des côtes italiennes, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de la Méditerranée. Au total, 297 naufragés, dont 51 femmes et enfants, massés sur un navire de pêche, ont été recueillis sains et saufs à bord du Commandant Birot, indique la préfecture dans un communiqué. L’ensemble des naufragés ont reçu eau et nourriture et seize d’entre eux ont reçu des soins, précise-t-elle.  Le Commandant Birot va désormais rejoindre un port de destination « qui sera déterminé par les autorités italiennes ». L’Afandina, un navire d’une vingtaine de mètres de long, avait été détecté à quelque 300 km au large des côtes du sud-est de l’Italie par un avion italien engagé au même titre que le Commandant Birot dans l’opération européenne Triton de recherche et de sauvetage des migrants en Méditerranée. Il s’agit du deuxième sauvetage effectué par le Commandant Birot engagé dans l’opération depuis le 27 avril. Le 2 mai, il avait porté secours à trois embarcations, sauvant 219 passagers.

Migrants :3600 sauvés en deux jours en Italie en deux jours

Migrants :3600 sauvés en deux jours en Italie en deux jours

Alors qu’on attend 500 000 à 1 million de migrants cette année, Bruxelles propose den régulariser 20 000 pour toute l’Europe. Une mesure évidemment complètement inadaptée car par exemple quelques 3.600 migrants ont été secourus au cours des seules dernières 48 heures alors qu’ils profitaient de conditions de mer idéales pour tenter la traversée de la Méditerranée entre l’Afrique et l’Europe à bord de bateaux surchargés, ont annoncé jeudi les autorités italiennes. Plus de 600 migrants, en grande majorité des Somaliens et des Nigérians recueillis par le porte-hélicoptères britannique HMS Bulwark, ont débarqué jeudi dans le port sicilien de Catane, tandis qu’environ 2.500 autres ont été secourus au large des côtes libyennes, ont précisé les gardes-côtes. Une vraie solution consisterait à mettre réellement  les moyens  pour lutter contre  les passeurs sur les Cotes lybiennes et parallèlement d’engager un plan Marshall pour développer les zones défavorisées d’Afrique. Il conviendrait aussi que dans les zones menacées par la guerre des islamistes la communauté internationale s’engage de manière moins anecdotique qu’actuellement. La responsabilité en incombe d’une part à l’Europe qui n’a pas de politique étrangère et aux Etats-Unis qui pour l’instant font le minimum. Faute de cela la vague de migrants va continuer et souligner la désuétude du plan européen.

Italie : Démission du président Giorgio Napolitano

Italie : Démission du président Giorgio Napolitano

Le chef de l’Etat avait annoncé le mois dernier son intention de quitter ses fonctions pour des raisons de santé et son départ était attendu à la fin des six mois de présidence italienne à la tête de l’Union européenne, mardi. « Je voudrais que nous saluions tous Napolitano, un Européen dévoué, qui dans les prochaines heures va quitter sa fonction après avoir conduit l’Italie avec intelligence et sagesse », a déclaré Matteo Renzi dans une allocution devant le parlement européen. Cette démission devrait déboucher sur un processus politique délicat pour désigner un nouveau chef de l’Etat. L’élection du président italien se fait à une majorité des deux tiers à la fois à la chambre basse et au Sénat pour les trois premiers tours de scrutin. Les opérations de vote devraient débuter à la fin du mois. Le choix du futur président italien devrait être un bon indicateur de l’influence dont Matteo Renzi bénéficie parmi les élus de sa formation, le Parti démocrate. Romano Prodi, ancien chef du gouvernement et ancien président de la Commission européenne, et Giuliano Amato, ancien président du Conseil, sont les deux candidats potentiels à la succession de Napolitano. Ils avaient tous deux brigué le poste par le passé.

 

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