Archive pour le Tag 'Italie'

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Italie : le coup de force de Matteo Salvini rejeté

Italie : le coup de force de Matteo Salvini rejeté

 

Le coup de force du représentant de la ligue a échoué. Pourtant Matteo Salvini, ministre de l’intérieur, s’était efforcé d’apparaître comme le vrai chef de gouvernement afin le moment venu d’imposer totalement son parti. C’est pourquoi il a demandé soudainement des élections législatives qu’il pensait remporter afin de gouverner seul et de renvoyer le mouvement cinq étoiles dans l’opposition. Finalement c’est l’inverse qui va se produire Salvini risque de rejoindre l’opposition puisque le Sénat s’est opposé à des élections législatives qui sans doute auraient été mortifères pour le pays eu égard à la situation économique et à l’endettement. La porte semble ouverte maintenant à une alliance entre le mouvement  cinq étoiles, ancien allié de Salvini, et le parti démocrate de Renzi.

Le leader de l’extrême droite italienne a perdu une première manche, mardi. Le Sénat italien a repoussé la motion de censure contre le gouvernement de Giuseppe Conte, qui reposait depuis 14 mois sur une alliance entre la Ligue de Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Luigi Di Maio. Le ministre de l’Intérieur, qui avait fait exploser la coalition la semaine dernière, appelait au vote de ce texte au plus vite pour retourner aux urnes, alors que les sondages lui sont favorables.

Au lieu de cela, les sénateurs ont demandé à Giuseppe Conte de venir s’exprimer au Parlement mardi prochain, pour tenter de dénouer la crise. Pour faire barrage à Salvini, c’est-à-dire en refusant la défiance contre l’exécutif, le M5S a reçu le soutien du Parti démocrate, de centre-gauche, emmené par l’ancien Premier ministre Matteo Renzi et contre l’avis du chef actuel de cette formation, Nicola Zingaretti, qui souhaitait également des élections au plus vite.

Les observateurs ont ainsi vu dans ce scrutin une première étape à la constitution d’une majorité alternative à celle qui a gouverné le pays jusqu’à présent. Sans la Ligue, donc, mais avec une association entre les sociaux-démocrates et les populistes.

A l’inverse, Matteo Salvini avait de son côté renoué avec ses vieux alliés de la droite traditionnelle, Forza Italia de l’ancien leader Silvio Berlusconi et les néo-fascistes de Frères d’Italie. Mais cela restait insuffisant pour disposer d’une majorité au Sénat.  D’ici au 20 août, le jeu reste donc très ouvert. Une alliance PD-M5S pourrait déboucher sur un nouveau gouvernement de courte durée, formé de techniciens pour adopter le budget et préparer de nouvelles élections, ou sur un exécutif remanié, formé de ministres M5S, appuyé par le PD et d’autres formations. Mais en l’absence d’une majorité solide, des élections redeviendraient inéluctables.

 

Italie: encore une longue période d’incertitude politique

Italie: encore une longue  période d’incertitude politique

 

Une nouvelle période de grande d’incertitude politique s’ouvre  en Italie. En effet après l’éclatement de l’alliance entre le parti de Salvini et le mouvement cinq étoiles, toute nouvelle solution comporte des risques d’instabilité. Salvini, lui, veut gouverner seul. Il demande donc des élections immédiatement. Ce que ne souhaitent pas les autres responsables des partis politiques notamment le mouvement cinq étoiles. On envisage éventuellement de nouvelles alliances entre le parti cinq étoiles, le parti démocrate de Renzi et de toute la gauche. Une alliance possible mais qui pourrait, elle aussi, ne pas durer longtemps. Il y a cette perspective de nouvelles élections mais contrairement à ce qu’imagine Salvini, la ligue n’est pas certaine d’emporter la majorité. Dès lors, si de telles élections avaient lieu dans ces conditions il faudrait alors envisager aussi de nouvelles alliances mais avec qui. On objectera que ce n’est pas la première fois que les gouvernements italiens connaissent des les agitations, c’est même devenu une habitude. Pourtant cette instabilité politique se situe cette fois dans un contexte économique particulièrement désastreux en termes d’activité mais aussi d’endettement. L’  Italie pourrait bien s’engager des mois et des mois dans un climat politique agité qui ne favorise pas la reprise économique et l’assainissement de ses finances. – En attendant, le Sénat italien a décidé mardi de reporter à la semaine prochaine le débat sur la motion de censure déposée contre le gouvernement de Giuseppe Conte par la Ligue, frustrant les attentes de son chef Matteo Salvini qui veut au plus vite des élections anticipées. Le Sénat a décidé que le président du Conseil viendrait s’exprimer devant la chambre haute du parlement le mardi 20 août sur la crise politique que traverse l’Italie. Le Sénat a notamment refusé la demande du parti d’extrême droite d’organiser ce débat dès mercredi et a souhaité donner du temps à Giuseppe Conte.

Le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a ouvert une crise politique jeudi en affirmant que la coalition formée par son parti et par le Mouvement 5 Etoiles (M5S) ne fonctionnait plus. La Ligue a déposé vendredi une motion de défiance contre le gouvernement de Giuseppe Conte qui n’appartient à aucune des deux formations au pouvoir afin de parvenir à des élections anticipées.

Salvini fait le pari que son actuelle cote popularité lui permettra, s’il revient très vite devant les électeurs, de remporter le scrutin et de pouvoir gouverner seul.

Le dirigeant d’extrême droite veut aller vite car il redoute que le M5S et le Parti démocrate (PD, centre gauche) trouvent un moyen d’éviter un scrutin anticipé en formant une autre majorité.

Italie: nouvelle crise politique

Italie: nouvelle crise politique

 

Comme c’était sans doute prévisible l’union entre l’extrême droite et les populistes n’aura pas duré longtemps. Il y a évidemment des différences d’orientations (exemple sur le projet ferroviaire Lyon Turin) mais aussi une bataille pour le leadership politique. Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini issu de la ligue de l’extrême droite se prend trop souvent pour le Premier ministre, ce qui fait de l’ombre aux mouvements cinq étoiles. La ligue de l’extrême droite admet par ailleurs mal la tutelle du Parlement. D’où cette proposition de Matteo Salvini d’organiser de nouvelles élections en espérant en sortir très majoritaire justement pour éviter d’avoir à rendre des comptes à ce Parlement. Matteo Salvini a donc  estimé jeudi que des élections législatives anticipées étaient nécessaires en Italie car, selon lui, la coalition gouvernementale ne fonctionne plus et ne dispose plus du soutien du parlement.

Cette déclaration intervient après des mois de disputes entre la Ligue d’extrême droite conduite par Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio.

Matteo Salvini qui occupe également la fonction de vice-président du Conseil a fait part de son souhait au chef du gouvernement Giuseppe Conte qui n’appartient à aucune des deux formations au pouvoir.

“Nous devrions rapidement redonner le choix aux électeurs”, a plaidé Salvini dans un communiqué, précisant que le parlement, qui observe actuellement une trêve estivale, pourrait être convoqué dès la semaine prochaine afin d’entamer la procédure nécessaire.

La convocation de nouvelles élections passe par un vote de défiance des parlementaires et une démission du chef du gouvernement.

La Ligue, fortement implantée dans le nord de l’Italie, et le Mouvement 5 Etoiles, dont la base électorale se trouve dans le Sud, ont formé un gouvernement de coalition après les élections générales de mars 2018 qui ont été marquées par la percée de ces deux partis. Des divergences sont depuis apparues entre les deux composantes de ce tandem politique inédit, la dernière en date concernant l’achèvement de la liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, défendue par la Ligue et à laquelle s’oppose le M5S.

 

Le M5S possède une représentation parlementaire plus large que la Ligue mais Salvini considère que son parti dispose une plus large assise électorale comme l’indiquent les enquêtes d’opinion. Le ministre de l’Intérieur compte sur sa popularité, confirmée lors des élections européennes du mois de mai, pour remporter des élections anticipées.

Dévoiler ainsi ses ambitions en plein mois d’août alors que les Italiens sont en vacances et que le parlement n’est pas en session est inhabituel et potentiellement risqué.

Luigi di Maio a réagi à cette déclaration en affirmant que le Mouvement 5 Etoiles n’avait pas peur de se confronter à nouveau au jugement des électeurs. “Nous sommes prêts, nous n’avons jamais accordé la moindre importance au fait d’occuper des postes gouvernementaux”, a dit Di Maio dans un communiqué.

Matteo Salvini cherche “à tromper le pays” et tôt ou tard les Italiens finiront par se retourner contre lui, a poursuivi le dirigeant populiste.

Le président italien Sergio Mattarella est seul habilité à prononcer la dissolution du parlement et pourrait se montrer réticent face à une telle option alors que doivent débuter en septembre les travaux préparatoires au budget 2020.

Iran : Trump remet Macron à sa place

 

Pour Trump, Macron n’a pas à parler à la place des États-Unis –à propos de l’Iran.  En fait, il y a une profonde divergence entre la France et les États-Unis à propos de l’accord nucléaire qui concerne l’Iran. D’un côté,  le président américain veut accroître le blocus économique de l’Iran tandis que la France (avec l’Allemagne) préfère des négociations pour sortir d’une crise qui a surtout des incidences pour l’union européenne et qui comporte des risques de conflits militaires. Le problème c’est qu’il n’est pas certain que l’Iran soit très sensible aux positions modérées de la France et de l’Allemagne dont le poids politique et la détermination ne leur apparaissent  pas à la hauteur de l’enjeu. “L’Iran affronte de graves problèmes financiers”, écrit le chef de l’Etat américain sur son compte Twitter. “Ils veulent désespérément dialoguer avec les Etats-Unis mais ils reçoivent des signaux contradictoires de la part de ceux qui prétendent nous représenter, y compris le président français Macron…” ajoute Trump.

L’hôte de la Maison blanche ne précise pas à quoi il fait allusion dans les deux messages postés sur le réseau social. Un site de nouvelles sur le Moyen-Orient a rapporté cette semaine qu’Emmanuel Macron avait invité son homologue iranien Hassan Rohani à se rendre au prochain sommet du G7 de Biarritz pour y rencontrer Donald Trump, mais l’information a été démentie mercredi de source française.

La crise qui oppose actuellement Washington et Téhéran devrait être l’un des sujets de discussion lors du sommet du G7 du 24 au 26 août. Multipliant les déclarations et les mises en garde à destination de l’Iran, le président américain ne semble pas souhaiter un conflit avec l’Iran à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2020 où il briguera un second mandat.

Trump a répété à plusieurs reprises qu’il était ouvert à un dialogue avec les dirigeants iraniens.

Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran se sont accrues quand Donald Trump a décidé de retirer en mai 2018 son pays de l’accord signé à Vienne en juillet 2015 encadrant le programme nucléaire iranien.

Trump estime que cet accord, conclu par l’administration Obama, est l’un des plus mauvais jamais signés par les Etats-Unis et entend se faire fort d’obliger l’Iran à en négocier un autre.

Pour ce faire, il a rétabli une série de sanctions commerciales contre l’Iran espérant ainsi asphyxier l’économie de ce pays et contraindre ses dirigeants à revenir à la table des négociations.

Ces initiatives américaines n’ont pour l’instant abouti qu’à une radicalisation de la position de l’Iran qui a renoncé à certains de ses engagements sur le nucléaire et multiplié les initiatives dans le Golfe, y compris en arraisonnant un tanker britannique.

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

 

Le relèvement du déficit public de l’Italie à 2,1 % peut a priori paraître acceptable mais c’est sans compter sans une dette qui dépasse et de loin toutes celles des pays de la zone euro. En plus de cette question de dette à amortir, l’Italie doit prendre en compte la forte dégradation de son économie qui devrait être très proche de la dépression cette année. L’Italie, dont la dette publique est proportionnellement la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce, peine à maîtriser ses finances tout en tenant les promesses sociales de la coalition de l’extrême droite et des antisystèmes au pouvoir. Ces nouvelles prévisions seront présentées dans le Document économique et financier (DEF), dont la publication est prévue d’ici mercredi et qui servira de base à l’élaboration du projet de budget 2020.L’objectif actuel pour le déficit en 2020, fixé en décembre, est de 1,8% du PIB, contre 2,04% en 2019, mais ces chiffres pour ces deux années devraient être revus à la hausse en raison du ralentissement économique. La croissance du PIB l’année prochaine sera ramenée à un peu moins de 1% par rapport aux prévisions actuelles de 1,1%, selon deux des sources, des prévisions toutefois assez illusoires pour 2019Les chiffres du DEF ne seront pas arrêtés avant la fin des discussions en cours entre les deux composantes de la coalition, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S), anti-système. Le gouvernement actualisera ses objectifs à nouveau en septembre, lorsqu’il devra trouver un moyen d’éviter une hausse de la TVA prévue en 2020, hausse représentant 23 milliards d’euros et que les partis au pouvoir ont promis d’annuler. Claudio Borghi, porte-parole de la Ligue pour les questions économiques, a suggéré le mois dernier que le gouvernement annule les augmentations de TVA en augmentant l’emprunt public, ce qui ferait passer le déficit au-dessus du plafond de 3% du PIB fixé par l’Union européenne. Une solution à laquelle devrait s’opposer le ministre de l’Economie Giovanni Tria, qui n’appartient à aucun des deux partis au pouvoir. Quant aux réductions d’impôt promises, soutenues en particulier par la Ligue, le gouvernement a prévu de réduire progressivement l’impôt sur le revenu et de simplifier son barème en ramenant le nombre de tranches d’imposition de cinq à deux et le taux d’imposition des sociétés à 20%, selon un projet du Programme national de réforme consulté par Reuters, qui sera publié aux en même temps que le DEF. La prévision de croissance du PIB pour cette année sera probablement ramenée de 1,0% à 0,3% ou 0,4%, et l’objectif de déficit sera porté à environ 2,3%, a rapporté Reuters le 3 avril, citant des sources gouvernementales. Le DEF visera à réduire la dette publique, qui a atteint l’an dernier le record de 132,1% du PIB, a déclaré la semaine dernière Giovanni Tria, bien que le ralentissement économique rende cette tâche plus ardue.

Croissance Italie : on va tutoyer la récession

 Croissance Italie : on va tutoyer la récession

 

 

 

 

L’Italie subit évidemment les conséquences du ralentissement mondial faisant notamment suite au conflit concernant les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis. Il faut y ajouter des facteurs explicatifs locaux spécifiques comme les contradictions de la gestion du gouvernement extrémiste (extrême droite et populistes). Comme souvent dans les gouvernements, on  prévoit toujours une croissance supérieure aux perspectives réelles ne serait-ce que pour gonfler artificiellement les recettes budgétaires. Or le ministre de l’économie italien a bien été contraint de reconnaître que la croissance pour l’année 2019 ne serait pas de 1 % mais de zéro. En réalité elle pourrait tutoyer même la récession. L’Italie se dirige vers une croissance nulle pour 2019, a déclaré dimanche le ministre italien de l’Économie, Giovanni Tria, qui ne prévoit pas pour autant de loi de finances rectificative. «Nous sommes devant un ralentissement général de la croissance dans toute l’Europe et en Italie, en 2019, on se dirige vers zéro», a déclaré Giovanni Tria, lors d’un colloque économique à Florence.

«L’Allemagne est à l’arrêt et, en conséquence, la partie la plus productive de l’Italie s’est arrêtée aussi. Et comme l’Italie depuis des années croit de un point (de pourcentage) de moins que les autres pays européens, nous nous dirigeons vers le zéro», a poursuivi M. Tria. «Personne ne nous demande une manœuvre (loi de finances) rectificative, donc je l’exclus.»

Le gouvernement populiste, formé de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), prévoyait jusqu’ici une croissance de 1% cette année. Il comptait notamment sur une de ses mesures phares, le revenu de citoyenneté promis par le M5S et qui doit entrer en vigueur au premier semestre pour relancer l’activité.

L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

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Une trentaine d’accords ont été passée entre la Chine et l’Italie, portant selon le gouvernement italien sur « 2,5 milliards d’euros et un potentiel total de 20 milliards ». L’Italie bat ainsi servir d’une des têtes de pont pour la route de la soie. L’Italie en difficulté économique semble donc se laisser séduire, comme d’autres y compris en France, par la venue de capitaux chinois qui s’investissent dans le transport. Ainsi la Chine pourrait participer au redressement de la compagnie aérienne Alitalia en difficulté depuis de très nombreuses années après avoir apporté une contribution majeure aux travaux du port de gênes La Chine pourrait jouer un rôle dans le sauvetage de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia, a déclaré jeudi Michele Geraci, secrétaire d’Etat italien à l’Industrie.“Je n’exclus pas que la Chine puisse être impliquée”, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Sky Italia, qui l’interrogeait sur un possible soutien chinois à moins de deux semaines de la date butoir pour la recapitalisation d’Alitalia. Ses propos coïncident avec l’arrivée à Rome du président chinois Xi Jinping pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit signer un accord qui fera de l’Italie un partenaire de son projet de “nouvelles routes de la soie”.L’autre projet de la Chine c’est de s’installer progressivement dans le port de gênes et de participer à la modernisation des infrastructures. Allonger les digues et construire d’ici la fin de l’année un nouveau terminal pour les cargos. C’est l’un des projets pour le port de Gênes (Italie), en pleine reconstruction. Il sera financé par la Chine à 49%. « Ce sera le premier terminal pour cargos entièrement automatisé au nord de la Méditerranée. Et ça va donner aux Chinois une porte d’accès centrale à l’Europe », se félicite Gian Enzo Ducci, président des agents maritimes de Gênes. L’Italie, cheval de Troie de la Chine ? L’Italie deviendrait le pays d’arrivée du projet terrestre et maritime de la Chine dit « Nouvelle route de la soie ». Avec deux portes : Gênes à l’ouest, bien reliée à la France et à l’Espagne, et Trieste de l’autre côté, en communication avec l’Europe centrale. Deux ports italiens, qui ont besoin de modernisation urgente. L’Italie, cheval de Troie de la Chine en Europe, beaucoup s’en inquiètent, mais Luigi Di Maio réfute l’argument. Pour lui, l’Italie veut surtout rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire : 50 milliards d’importations l’an dernier contre seulement 13 milliards d’exportations.

 

Italie : tête de pont de la Chine en Europe ?

Italie : tête de pont de la Chine en Europe ?

L’Italie en difficulté économique semble se laisser séduire, comme d’autres y compris en France, par la venue de capitaux chinois qui s’investissent dans le transport. Ainsi la Chine pourrait participer au redressement de la compagnie aérienne Alitalia en difficulté depuis de très nombreuses années après avoir apporté une contribution majeure aux travaux du port de gênes La Chine pourrait jouer un rôle dans le sauvetage de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia, a déclaré jeudi Michele Geraci, secrétaire d’Etat italien à l’Industrie.“Je n’exclus pas que la Chine puisse être impliquée”, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Sky Italia, qui l’interrogeait sur un possible soutien chinois à moins de deux semaines de la date butoir pour la recapitalisation d’Alitalia. Ses propos coïncident avec l’arrivée à Rome du président chinois Xi Jinping pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit signer un accord qui fera de l’Italie un partenaire de son projet de “nouvelles routes de la soie”.L’autre projet de la Chine c’est de s’installer progressivement dans le port de gênes et de participer à la modernisation des infrastructures. Allonger les digues et construire d’ici la fin de l’année un nouveau terminal pour les cargos. C’est l’un des projets pour le port de Gênes (Italie), en pleine reconstruction. Il sera financé par la Chine à 49%. « Ce sera le premier terminal pour cargos entièrement automatisé au nord de la Méditerranée. Et ça va donner aux Chinois une porte d’accès centrale à l’Europe », se félicite Gian Enzo Ducci, président des agents maritimes de Gênes. L’Italie, cheval de Troie de la Chine ? L’Italie deviendrait le pays d’arrivée du projet terrestre et maritime de la Chine dit « Nouvelle route de la soie ». Avec deux portes : Gênes à l’ouest, bien reliée à la France et à l’Espagne, et Trieste de l’autre côté, en communication avec l’Europe centrale. Deux ports italiens, qui ont besoin de modernisation urgente. L’Italie, cheval de Troie de la Chine en Europe, beaucoup s’en inquiètent, mais Luigi Di Maio réfute l’argument. Pour lui, l’Italie veut surtout rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire : 50 milliards d’importations l’an dernier contre seulement 13 milliards d’exportations.

 

 

L’Italie soutient les gilets jaunes !

L’Italie soutient les gilets jaunes !

 

D’une certaine manière, c’est un peu un retour de bâton pour Macron. Il y a eu d’abord l’affaire Trump quand Macon a critiqué les États-Unis pour leurs mesures protectionnistes. Du coup Trump ne s’est pas privé de ridiculiser la situation de la France en s’appuyant sur le désordre créé par les gilets jaunes ; maintenant c’est au tour de l’Italie de se retourner contre Macron.  Le président de la république française avait en effet nettement critiqué l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et des forces populistes. Il avait également critiqué les dérives budgétaires de ce pays. Du coup « Gilet gialli, non mollate! » : le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio du mouvement cinq étoiles appelle, dans une lettre publiée lundi, les « Gilets jaunes » qui protestent depuis huit samedi consécutifs en France pour plus de pouvoir d’achat et de démocratie participative à « ne rien lâcher ».  Sur le blog du Mouvement cinq étoiles (M5S) qu’il dirige, Luigi Di Maio s’adresse directement aux contestataires français. “Nous suivons depuis l’Italie votre bataille depuis le début (…), nous savons ce qui vous anime et les raisons pour lesquelles vous avez décidé de descendre dans la rue”, écrit-t-il. “C’est le même esprit qui anime le mouvement Cinq étoiles et des milliers d’Italiens depuis le 4 octobre 2009, le jour de notre naissance et depuis nous ne nous sommes jamais arrêtés”, souligne-t-il. “Vous, les Gilets jaunes, ne lâchez rien ! Moins de quatre ans après sa création, et en dépit des insultes et des railleries, le Mouvement cinq étoiles est entré au Parlement, (…) nous sommes au pouvoir et ceux qui nous ont raillé ont disparu aujourd’hui de la scène politique”, ajoute-t-il. “Le Mouvement cinq étoiles est prêt à vous apporter le soutien dont vous avez besoin”, poursuit-il, évoquant notamment la plateforme internet “Rousseau” permettant de connecter élus et militants. A cinq mois des élections européennes, Luigi Di Maio estime qu’une “nouvelle Europe est en train de naître, celle des Gilets jaunes, celle des mouvements, celle de la démocratie directe. C’est une dure bataille que nous pouvons mener ensemble”.

Italie : croissance zéro

Italie : croissance zéro

Les nationalistes et autres populistes italiens actuellement pouvoir risquent d’entraîner très rapidement le pays dans le mur. D’abord ils ont surestimé les recettes fiscales mais par contre sous-estimé les dépenses tous azimuts. Du coup les déséquilibres financiers attendus vont s’accroître au point même sans doute de peser sur l’euro et sur la conjoncture économique européenne. D’une certaine manière l’Europe est déstabilisée sur le plan économique avec notamment une croissance qui se tasse sérieusement ( seulement 02 % de croissance du PIB au troisième trimestre). Mais elle est si déstabilisée politiquement avec la montée partout de l’europhobie et des gouvernements qui se fragilisent. En Allemagne,  Merkel a dû annoncer son départ en 2021 pour tenter de rassurer son alliance politique. En Espagne, c’est le yo-yo permanent concernant la gestion de la crise catalane. Dans les ex pays de l’Est, c’est clairement la fronde contre l’Europe, ses règles mais aussi ses valeurs. En France, Macron est de plus en plus contesté. Sa popularité atteint son plus bas historique. Bref on voit mal et comment on pourrait relancer une dynamique européenne susceptible de redonner confiance dans l’avenir

Italie : la crise économique s’approfondit

Italie : la crise économique s’approfondit

 

La croissance italienne a pratiquement stagné au troisième trimestre avec seulement 0,1 % d’augmentation du pib. Par ailleurs devant les risques financiers,   l’agence de notation financière Moody’s Investors Service a annoncé vendredi avoir abaissé la note souveraine de l’Italie à Baa3 contre Baa2, une décision qu’elle explique entre autres par la dégradation des perspectives budgétaires du pays. Dans un communiqué here, Moody’s explique que l’abaissement de la note s’explique principalement par « une dégradation marquée de la solidité budgétaire de l’Italie, avec des objectifs gouvernementaux de déficits budgétaires pour les années à venir supérieurs à ce que Moody’s prévoyait auparavant » et par « les conséquences défavorables pour la croissance à moyen terme de l’arrêt des projets de réformes économiques et budgétaires structurelles ».L’agence juge aussi que “les projets de politiques budgétaire et économique du gouvernement n’intègrent pas un programme de réformes cohérent”.Elle estime que le ratio d’endettement (dette/produit intérieur brut) de l’Italie devrait se stabiliser au cours des années à venir autour de son niveau actuel proche de 130%, au lieu de commencer à diminuer comme attendu jusqu’à présent. La Banque d’Italie observe par ailleurs que les investisseurs étrangers ont réduit leurs avoirs en valeurs mobilières italiennes de 42,8 milliards d’euros sur la période janvier-août, dont 24,9 milliards d’obligations publiques et 12,4 milliards d’obligations bancaires.

Italie et France : danger pour l’euro

Italie et France : danger pour l’euro

 

 

Si les décisions budgétaires italiennes ont un peu secoué les marchés financiers, il ne faudrait pas oublier que la dérive du déficit et de la dette française constitue aussi un danger pour la monnaie unique. , avec 2 299,8 milliards d’euros de dette publique à fin juin 2018, le pays affiche un taux en hausse d’endettement de 99 %.En cause la dérive des déficits une révision comptable qui  a modifié à la hausse ce ratio. À la demande de l’agence comptable européenne Eurostat, l’Insee a reclassé à partir de 2016 la dette de SNCF Réseau au sein de la dette des administrations publiques. Pour l’instant le phare est surtout mis sur l’Italie.  En effet l’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse filer son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. L’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

 

 

Si les décisions budgétaires italiennes ont un peu secoué les marchés financiers, il ne faudrait pas oublier que la dérive du déficit et de la dette française constitue aussi un danger pour la monnaie unique. , avec 2 299,8 milliards d’euros de dette publique à fin juin 2018, le pays affiche un taux en hausse d’endettement de 99 %.En cause la dérive des déficits une révision comptable qui  a modifié à la hausse ce ratio. À la demande de l’agence comptable européenne Eurostat, l’Insee a reclassé à partir de 2016 la dette de SNCF Réseau au sein de la dette des administrations publiques. Pour l’instant le phare est surtout mis sur l’Italie.  En effet l’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse filer son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. L’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

 

L’Italie menace l’euro

L’Italie menace l’euro

 

 

L’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse dériver son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. Du coup,  l’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

 

Infrastructures : réseau vieillissant en Italie…. et ailleurs

Infrastructures : réseau vieillissant en Italie…. et ailleurs

L’effondrement du pont Morandi à Gênes donne l’occasion de ‘interroger sur l’évolution des crédits affectés à la route en Italie mais aussi dans d’autres pays. Force est de constater que depuis uen dizaine d’années ces crédits sont en régression notamment ceux destinés à l’entretien. C’est valable en Italie mais aussi en France. Il n’y a qu’en Allemagne que les crédits se sont un peu maintenus en raison de l’état très dégradé des réseaux. Les responsables politiques sont en général beaucoup plus attentifs à la création d’infrastructures qu’à leur entretien. Or avec la progression du trafic les infrastructures se fatiguent. En France en particulier on constate une nette dégradation de l’ensemble du réseau surtout en zone rurale mais pas seulement. Le problème c’est que le transport routier constitue une source fiscale très importante mais ses ressources vont se noyer dans le budget général. Il en sera sans doute ainsi pendant encore longtemps tant qu’une ressource fiscale n’aura pas été clairement affectée d’abord à l’entretien du réseau ensuite à son développement. La même question se pose d’ailleurs ou d’autres modes de transport en particulier pour le chemin de fer. Là aussi on a privilégié les infrastructures nouvelles comme le TGV, on va continuer avec le métro dit du Grand Paris et pendant ce temps là le reste du réseau vieilli. En Italie nombre d’infrastructures ont été construites dans les années 1960–1970. C’est le cas pont de Morandi à jeun. Or ce pont en béton armé pour de redoutables questions techniques car on n’avait pas imaginé que le béton perdrait fil des ans ses caractéristiques mécaniques. En clair les ouvrages en béton armé sur et sont très gourmandes en entretien la situation de la France de ce point de vue n’est pas comparable à celle de l’Italie mais un audit généralisé de l’État de certains ouvrages d’art mériterait d’être entrepris de façon plus systématique. Surtout les crédits affectés à leur entretien devraient être augmentés de manière substantielle.

 

 

Effondrement d’un pont en Italie : les causes

Effondrement d’un pont en Italie : les causes

 

Explication de franceinfo de Michel Virlogeux, ingénieur des ponts et chaussées et concepteur, notamment, du célèbre viaduc de Millau (Aveyron), du pont de Normandie et du troisième pont sur le Bosphore, le pont Yavuz Sultan Selim, en Turquie.

 

Franceinfo : Quelles sont les principales caractéristiques du viaduc de Polcevera ?

Michel Virlogeux : C’est un ouvrage conçu par Riccardo Morandi, qui était un grand ingénieur italien. Il a construit trois ouvrages sur le même modèle : le pont du général Rafael Urdaneta sur le lac de Maracaibo, au Venezuela, qui est le plus important des trois ; le viaduc de Wadi el Kuf, en Libye ; et le viaduc de Polcevera à Gênes, dont on parle aujourd’hui.

Ces trois ouvrages ont une structure très particulière : chaque pylône est formé de plusieurs éléments, un « V » renversé au sommet et un « V » dans le sens normal, qui permettent de soutenir le tablier [la structure sur laquelle passe la route]. Ce qui est notable, c’est que le tablier n’est pas continu : une partie est portée par chaque pylône et ses haubans [les barres ou câbles qui partent des pylônes pour maintenir la structure en place], et entre ces sections, vous avez une travée suspendue.

Le viaduc de Polcevera comporte trois pylônes, et l’un d’eux s’est effondré. Les parties du tablier liées aux haubans sont donc tombées, tout comme les deux travées suspendues de part et d’autre du pylône.

Quels sont les défauts de cet ouvrage ?

Ce type de structures a l’inconvénient de ne pas être très économique, il consomme beaucoup de matière. Ce n’est pas dans cette direction que les ponts à haubans se sont développés. Tout le monde, y compris moi, a plutôt suivi les architectes allemands qui ont développé ce type de structures dans les années 1950, qui se sont imposées comme des modèles.

J’ai entendu que d’importants travaux de rénovation avaient eu lieu sur le viaduc de Gênes, mais j’en ignore la nature. Cela dit, ce pont avait 50 ans, et il n’est pas anormal qu’il y ait des travaux de réparation au bout de cette période. Aujourd’hui, les grands ponts comme celui de Normandie ou le viaduc de Millau sont équipés de dispositifs de monitoring, et sont surveillés de manière permanente. Des interventions ont lieu lorsque certaines choses ne fonctionnent pas comme prévu.

Avez-vous une hypothèse sur les causes de cet effondrement ? Certains témoignages font état d’un orage et d’un éclair qui aurait frappé le pont. 

J’ignore dans quel ordre la structure s’est effondrée : si je le savais, je pourrais connaître la cause précise de l’effondrement.

Concernant l’hypothèse de la foudre, je suis un peu sceptique. Il y aura sans doute une expertise, et il faudra examiner le sommet du pylône pour voir si la foudre aurait pu provoquer un désordre majeur, mais j’ai plutôt tendance à penser à un problème de vieillissement et de corrosion. Cette corrosion pourrait avoir touché les haubans ou les armatures au niveau où sont situées les fameuses parties suspendues du tablier. De manière générale, en cas d’accident, on inspecte d’abord l’état du béton utilisé.

Les accidents aussi spectaculaires sont-ils fréquents ?

Non, mais il y en a eu quelques-uns. Plusieurs accidents très célèbres ont été provoqués par le choc d’un bateau sur une pile [les pylônes ou appuis intermédiaires qui maintiennent le tablier] : par exemple, en 1964, un bateau a percuté une pile du viaduc d’accès au pont de Maracaibo (Venezuela), que je mentionnais plus tôt, ce qui a provoqué un effondrement.

Il y a également eu un accident de ce type en 1980 à Tampa, en Floride (Etats-Unis), un autre en 1975 sur le Tasman Bridge, en Australie, et un autre en Suède sur le Tjörn Bridge en 1960.

D’autres effondrements ont eu lieu lors de réparations effectuées de manière intempestive, ou encore pendant les constructions, ce qui arrive plus souvent. Le dernier cas en date est l’effondrement d’un pont près de Bogota, en Colombie, en janvier. Dans ce cas-là, il s’agissait plutôt, selon moi, d’une mauvaise compréhension des plans par l’équipe chargée de la construction : le pylône n’avait pas résisté et s’était effondré. Mais ce n’est pas du tout ce genre de problème qu’on peut rencontrer cinquante ans après la conception d’un ouvrage, comme c’est le cas ici.

 

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