Archive pour le Tag 'irresponsables'

2017 : des électeurs irresponsables

2017 : des électeurs irresponsables

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard – des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

 

Macron sifflé par les Maires irresponsables

Macron sifflé par les Maires irresponsables

 

D’une certaine façon,  les maires de France sont à l’image d’une grande partie de la société : irresponsable. Pour eux,  il ne saurait être question d’envisager de plan d’économies. C’est pourquoi certains de la mouvance de Baroin, soutien de Fillon, ont sifflé Macron lors de son grand oral devant l’association des maires de France (AMF), qui a auditionné successivement les candidats à l’élection présidentielle. Le candidat d’En Marche ! a notamment réitéré son souhait que les collectivités locales s’engagent à faire 10 milliards d’économies sur cinq ans et sa promesse d’exonérer 80% des ménages français de taxe d’habitation. Deux mesures inacceptables pour certains. Pas étonnant, la dérive des comptes dans nombre de collectivités locales n’est plus sous contrôle et pour tenter de rééquilibrer la situation les maires ne cessent d’augmenter une fiscalité locale injuste qui plombe le pouvoir d’achat des couches moyennes. La taxe d’habitation et l’impôt foncier constitue des éléments majeurs de cette fiscalité. Ces 2  impôts représentent en moyenne 2000 € par foyer, c’est-à-dire pour nombre de résidents l’impôt le plus lourd loin devant l’impôt sur le revenu. Notons que ces deux impôts font abstraction totale des revenus (sauf pour les très défavorisés dispensés de la taxe d’habitation). Encore une fois, les finances des collectivités locales ne cessent de se dégrader pour plusieurs raisons. Il y a d’abord les superstructures administratives locales dont le coût de fonctionnement s’envole inexorablement ; témoin par exemple la folle hausse des  effectifs communaux dans tous les secteurs. Il y a aussi la folie des élus locaux avec leur projet pharaonique qui veulent laisser une trace visible de leur passage. Rares sont les villes qui n’ont pas financé, à perte évidemment, des projets déments tant sur le plan économique que social. À la décharge des maires, l’État a chargé la barque des dépenses en confiant des responsabilités ou des obligations locales sans les financements correspondants. Par exemple quand on décide au niveau national d’augmenter la masse salariale des fonctionnaires locaux. La situation économique catastrophique pèse aussi tant sur les recettes que sur les dépenses des villes notamment des villes moyennes et des zones rurales en voie de désertification économique. Cependant les maires sont confrontés à la même problématique que l’État a savoir le rétablissement progressif des équilibres financiers pour ne pas conduire le pays vers un abîme encore plus profond. À cet égard, l’endettement tant de l’État que celui  des collectivités locales témoignent de cette dérive. En posant cette problématique, Emmanuel macro, a donc été sifflé par certains. L’évocation de cette mesure a suscité un brouhaha dans cette assemblée de centaines de personnes, d’où se sont élevés des sifflets et des huées. Le candidat s’est interrompu pour y répondre : « Moi je viens et je vous respecte, je vous demande simplement la même chose (…) Je fais partie des décideurs politiques qui refusent de faire siffler ses opposants en meetings, je ne viens pas devant les maires de France pour me faire siffler. » Il a admis qu’il pouvait avoir des désaccords avec ses interlocuteurs et s’en est tenu à son discours sur les efforts à faire en matière de dépenses par les collectivités locales. « Si les candidats à l’élection présidentielle ne sont là que pour servir des arguments qui plaisent aux audiences devant lesquelles ils se rendent, ils ont le choix soit comme le font certains de ne pas s’y rendre et d’envoyer des représentants, soit de faire plaisir à tout le monde et au final on ne fait plus grand chose », a-t-il déclaré, finalement applaudi.

Air France : les pilotes irresponsables

Air France : les pilotes irresponsables

Il n’y a sans doute pas d’autres mots pour qualifier l’attitude du syndicat corpo des pilotes d’une compagnie en grand danger. En clair sur le moyen et long terme en l’état actuel de sa compétitivité mais aussi de sa qualité de service Air France pourrait progressivement disparaître. Le refus des pilotes devrait rapidement se concrétiser par la suppression de 10 % de son réseau long-courrier elle environ 1000 postes. Air France a annoncé mercredi soir l’échec des négociations avec les syndicats de pilotes sur son plan « Perform 2020″ qui vise à améliorer sa compétitivité face à la concurrence à la fois des compagnies à bas coûts et du Golfe. . Le conseil d’administration d’Air France-KLM prévu jeudi, ainsi que celui d’Air France, vendredi, pourraient ainsi en toute logique décider de mettre en œuvre ce « plan B » de réduction des capacités de la compagnie.  « Air France regrette l’échec des négociations autour de Perform 2020 avec les syndicats représentatifs de ses pilotes », souligne la direction de la compagnie dans un communiqué. « Les nombreuses heures de discussion et de négociation, suivies de près par le président-directeur général d’Air France, n’ont pas pu aboutir, dans des délais raisonnables, à un accord permettant d’assurer la croissance et la compétitivité de la Compagnie », ajoute-t-elle.  La direction estime que les navigants (pilotes, hôtesses et stewards) travaillent en moyenne 15% à 20% de moins à salaire équivalent que ceux de KLM, Lufthansa, British Airways et Iberia (ces deux dernières compagnies appartenant au groupe IAG). Actuellement, seulement la moitié des lignes long-courrier d’Air France sont rentables, un taux que la compagnie voudrait porter à terme à 80%. Un terrain d’entente a en revanche été trouvé cet été avec les pilotes de la compagnie néerlandaise KLM, qui ont accepté de travailler plus longtemps et de voir leur départ à la retraite repoussé de deux ans.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol