Archive pour le Tag 'Irlande'

Brexit : frontière ou pas frontière en Irlande, c’est la question

Brexit : frontière ou pas frontière en Irlande, c’est la question

 

La clause de « backstop  est sans doute le point qui oppose le plus l’union européenne aux partisans britanniques du break site. En fait, on semble d’accord sur les mesures transitoires relatives à cette clause mais l’union économique s’oppose à ce  qu’elle devienne définitive. En clair l’union européen considère évidemment que l’Irlande du Sud est partie intégrante de l’union économique et que les règles internes du marché européen doivent s’y appliquer mais sans frontière physique avec l’Irlande du Nord qui serait soumise comme l’ensemble de la Grande-Bretagne un accord d’union douanière. Or la Grande-Bretagne estime que cette absence de frontière risque de fête de soumettre l’ensemble de son pays aux règles de l’union européenne.  Michel Barnier refuse toujours de revenir sur le « backstop » irlandais (ou filet de sécurité), prévu dans l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne afin d’éviter le retour d’une frontière en Irlande du Nord. Dans un entretien au Monde ce jeudi 24 janvier, le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit a déclaré que le filet de sécurité ne peut être limité dans le temps, car cela contreviendrait à son objectif qui est de garantir l’absence de frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. « Ce filet de sécurité fait partie du traité de retrait. C’est une assurance pour préserver la paix et la stabilité de l’île d’Irlande (…) Le « backstop » dont nous parlons aujourd’hui [l'Irlande du Nord resterait alignée sur les règles du marché intérieur et le Royaume-Uni dans son ensemble serait maintenu dans une union douanière], c’est le Brexit qui nous l’impose. Et c’est celui qu’a choisi le Royaume-Uni », explique t-il dans les colonnes du Monde. Ces propos battent en brèche l’espoir qu’ont certains, à Londres, de voir le gouvernement britannique faire entériner l’accord par les députés en fixant une limite dans le temps à l’application de la clause de « backstop ». En effet, les partisans d’un divorce net avec l’UE voient cette clause comme un « piège », qui arrimerait leur pays indéfiniment à l’Union malgré le Brexit. Le négociateur européen, qui doit s’entretenir ce jeudi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel, a estimé en outre qu’une autre possibilité envisagée par Londres, celle de conclure un accord bilatéral avec Dublin, était elle aussi impossible, car la frontière de l’Irlande est amenée à devenir la frontière de l’UE et du marché intérieur après le Brexit. À ses yeux, l’accord qui a été négocié avec les Britanniques – mais qui a été nettement rejeté par les députés de la Chambre des communes le 15 janvier -, est le meilleur qui existe, si l’on tient compte des « fameuses lignes rouges » fixées par le Royaume-Uni. D’autres options seront possibles si ces lignes rouges évoluent, a cependant relativisé Michel Barnier. L’Irish Independent écrit ce jeudi qu’en cas de Brexit dur, 600 agents de police pourraient être déployés aux quelque 300 postes-frontières échelonnés le long des 500 km de frontière entre l’Irlande et l’Ulster. Le journal irlandais cite des sources au fait d’une réunion qui s’est tenue mercredi entre un haut responsable de la police irlandaise, Drew Harris, et ses collaborateurs. Si Michel Barnier exclut de renégocier l’accord, il ne ferme pas la porte à un possible report de la date du retrait du Royaume-Uni de l’UE, prévu en principe le 29 mars prochain à 23h00 GMT. Mais il pose des conditions : un tel report devra être justifié, limité dans le temps et ne devra pas perturber les élections européennes qui se tiendront entre le 23 et le 26 mai 2019.

 

Irlande avortement : 68% pour

Irlande avortement : 68% pour

Le « oui » l’emporterait avec 68% des suffrages contre 32% pour le « non », selon ce sondage de l’institut Ipsos/MRBI réalisé pour le journal Irish Times auprès de 4.000 électeurs. . Près de 3,5 millions d’électeurs étaient appelés à se prononcer à l’issue d’une campagne âpre, au cours de laquelle les divisions entre villes et campagne, jeunes et moins jeunes se sont exacerbées. La consultation posait précisément la question de l’abrogation du 8e amendement de la constitution irlandaise, introduit en 1983, qui interdit l’avortement au nom du droit à la vie de « l’enfant à naître (…) égal à celui de la mère ». Après le décès de septicémie d’une femme enceinte, une réforme avait toutefois été introduite en 2013, permettant une exception lorsque la vie de la mère est menacée.

 

Harmonisation fiscale UE : Irlande et Hongrie contre

Harmonisation fiscale  UE : Irlande et Hongrie contre

 

 

Pour la Hongrie  comme pour l’Irlande, il n’est pas question d’envisager la moindre harmonisation fiscale notamment en direction des entreprises dans la mesure où la fiscalité constitue un élément de concurrence pour le choix des investisseurs étrangers. Pas étonnant puisque là Hongrie affiche un taux très bas sur les sociétés de 9 % pour 12,5 % concernant l’Irlande. Les taux des impôts sur les sociétés sont très différents d’un pays à l’autre, allant de 12,5% des bénéfices en Irlande à 34,4% en France, 33,3% de taux normal plus la contribution sociale pour les plus grandes entreprises, %. Le gouvernement a annoncé r une baisse de l’IS à 28%, dans un premier temps (sur 2017 et 2018) pour les petites et moyennes entreprises (PME), puis pour toutes les entreprises d’ici à 2020, d’après les chiffres compilés par l’OCDE. En moyenne, les pays européens ont diminué de plus du quart leurs taux d’IS entre 2010 et 2016: le taux moyen étant passé de plus de 32% à 23%. Parmi ceux qui ont fourni le plus d’«efforts» pour attirer les multinationales, l‘Irlande est en tête avec une diminution de presque la moitié de son taux d’IS sur la période, puis vient l’Allemagne qui avait en 2000 le taux de loin le plus élevé d’Europe, suivie de Pays de l’Est comme la Lettonie, la République tchèque et la Pologne, et le Royaume-Uni. Au Danemark, en Finlande et aux Pays-Bas, des pays où les impôts globaux sont traditionnellement élevés, les taux d’IS ont été rabotés respectivement de 31,3%, 31% et 28,6%. En France en revanche, il n’a été revu que de 8,8%. Cette tendance à la baisse de l’impôt sur les sociétés va se poursuivre ces prochaines années. Au Royaume-Uni par exemple, le Brexit a renforcé la volonté de l’exécutif, qui a évoqué de le ramener à 15% contre 17% prévu précédemment, et contre 20% aujourd’hui. La première ministre actuelle, Theresa May, menace même de le faire tomber à 10% si l’Union européenne refuse d’accepter un accord commercial post-Brexit ou interdit l’accès du marché unique aux banques basées à Londres. . La Hongrie et l’Irlande ont exprimé jeudi leur ferme opposition à toute tentative d’harmonisation fiscale et de modification de la législation sur les entreprises dans l’Union européenne, affirmant que cela nuirait à la concurrence dans le marché unique. « La fiscalité est une composante importante de la concurrence », a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban lors d’une conférence de presse commune avec son homologue irlandais Leo Varadkar. « Nous ne souhaitons voir aucune régulation dans l’UE qui lierait les mains de la Hongrie en matière de politique fiscale, de fiscalité des entreprises et de toute autre fiscalité », a ajouté Orban. « Nous ne pensons pas que l’harmonisation fiscale est une voie souhaitable », a-t-il poursuivi.  « En tant que gouvernements, nous partageons l’idée que nous devons avoir une concurrence entre les Etats membres en termes de politique fiscale », a dit le chef du gouvernement irlandais. « Nous partageons vraiment l’idée que les pays doivent établir leur propre taux d’imposition. A la fois pour l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu », a-t-il affirmé. En novembre, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, avait indiqué que la Commission européenne envisageait d’avoir recours à ses pouvoirs extraordinaires pour empêcher les Etats membres d’user de leur droit de veto en matière fiscale afin de surmonter la résistance de certains d’entre eux.

 

 

Brexit : Londres veut le beurre et l’argent du beurre de l’Irlande

Brexit : Londres veut le beurre et l’argent du beurre de l’Irlande

 

 

Le Royaume- uni pense avoir trouvé la martingale sortir de l’imbroglio des négociations concernant le Brexit. . Pourtant, la ficelle semble toutefois un peu grosse puisque Londres propose de quitter l’union économique mais de supprimer la frontière avec l’Irlande. Ce qui lui permettrait indirectement de continuer à bénéficier des conditions actuelles de commerce avec l’union européenne via l’Irlande. Une proposition qui ne peut évidemment être acceptée par Bruxelles l qui considère qu’il n’y a que deux positions sheaspeariennes : être ou ne pas être dans l’union économique. Bruxelles n’a eu de cesse de répéter que le pays ne devait pas s’attendre à bénéficier après le Brexit des mêmes avantages que ceux procurés par une appartenance à l’UE. En clair, quitter l’Union européenne, c’est quitter à la fois le marché unique et l’union douanière. Et d’autre part, laisser un pays de l’UE sans frontière avec le Royaume-Uni après le Brexit serait une exception a priori invraisemblable. Ainsi, en liant cette question à celle des futures relations commerciales, le gouvernement britannique tente de forcer la main au club des 27. Mais, pour les responsables européens, ce n’est pas la bonne façon de procéder. Bruxelles n’a cessé de le marteler : il faut d’abord régler ces trois sujets prioritaires, à savoir le sort des citoyens européens après la séparation, le montant de la facture de sortie, et la question de la frontière irlandaise, et cela, avant toute négociation commerciale. « Nous avons des principes très clairs. Notre priorité est de s’entendre sur l’absence d’infrastructures frontalières qui seraient un retour aux postes-frontières du passé, ce qui est totalement inacceptable pour le Royaume-Uni », a écrit le ministère de David Davis en charge des négociations du Brexit dans un communiqué.

 

Un référendum pour l’unification de l’Irlande ?

Un référendum pour l’unification de l’Irlande ?

 

 

 

Après l’Écosse c’est autour de l’Irlande de s’interroger sur la possibilité d’une Irlande unie et souveraine Pour la première fois depuis le 23 juin, Enda Kenny, le Taoiseach (prononcez « tichoc ») ou premier ministre irlandais, a ouvert la porte à la possibilité d’un référendum de réunification des deux Irlande. Lors des journées d’été de l’université MacGill de Glenties, dans le comté de Donegal, au  nord de la République, où se rassemblent les principaux responsables politiques du pays, Enda Kenny a indiqué que « la discussion et les négociations qui prendront place durant la prochaine période » entre le Royaume-Uni et l’Union européenne « devront prendre en compte, autant qu’elles le devront, le fait que la clause des Accords du Vendredi Saint puisse être engagée ». Lors de la signature de ces accords, en avril 1998, les gouvernements britannique et irlandais ont « reconnu la légitimité du choix librement consenti par la majorité du peuple nord-irlandais concernant son statut, qu’il préfère continuer à soutenir l’union avec la Grande-Bretagne ou qu’il choisisse une Irlande unie souveraine » (article 1.1). Dans l’alinéa suivant, il est indiqué que les deux puissances par « accord commun » entre elles pourront demander aux peuples de l’île d’Irlande, « d’exercer leurs droits à l’auto-détermination (…) au nord et au sud concernant une Irlande unie, s’ils le désirent » (article 1.2). Ce droit est reconnu par l’accord et est sujet à l’accord de la majorité du peuple nord-irlandais. Irlande et Royaume-Uni sont tenus reconnaître le résultat de cette consultation (article 1.4). Ces déclarations sont les premières de la part du chef du gouvernement irlandais sur la possibilité d’un référendum de réunification. Ces paroles sont d’autant plus fortes que son parti, le Fine Gael conservateur, est traditionnellement moins enclin à évoquer le sujet. Certains membres de son cabinet sont ouvertement opposés à cette option. Historiquement, le Fine Gael représente la branche du Sinn Fein qui a accepté après la guerre anglo-irlandaise de 1921 le traité qui faisait de l’Irlande un « Etat libre » membre du Commonwealth et qui sanctionnait la partition de l’île. C’est son rival, avec lequel il a engagé une guerre civile en 1922, devenu ensuite le Fianna Fáil, qui a refusé cet accord et qui s’est toujours présenté comme le « parti républicain », attaché à un processus pacifique de réunification de l’île. C’est le Taoiseach du Fianna Fáil Bertie Ahern qui, en 1998, a négocié les Accords du Vendredi Saint qui incluait précisément le droit à l’auto-détermination de l’Irlande du Nord. . L’Irlande du Nord est, avec l’Ecosse, une des deux « nations » du Royaume-Uni qui ont choisi le maintien dans l’UE le 23 juin.

 (Avec AFP )

 

Rugby Irlande France : St André en dedans

Rugby Irlande France : St André en dedans

 

Curieuse  mais peut-être révélatrice cette analyse  d’un synergologue ( analyste des gestes)  à Propos de l’entraineur l’équipe de France. Une équipe de France qui comporte pourtant d’excellents joueurs mais qui paraissent tétanisés avec le maillot bleu , à limage de l’excellent Kockott qui met trois jours ava t de decider ce qu’il va faire du ballon. Une équipe maladroite qui parait corsetée incapable de la moindre imagination, scotchée sur des fondamentaux que lui impose St André, tellement ficelée par les consignes  qu’elle parait avoir les mains liés dans le dos. Bref une équipe qu’on ne reconnait  plus car elle ne joue pas  la française. En cause sûrement aussi le manque de charisme de St André aussi communicatif et chaleureux qu’une  limande. Le figaro  demandé à Stephen Bunard, conférencier et enseignant à l’ENA, l’Université Paris-Dauphine et à l’INSEP et auteur de Leurs gestes disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas, d’analyser la communication gestuelle et verbale de Philippe Saint-André au cours de l’exercice difficile de la conférence de presse. Une expertise qui permet de comprendre pourquoi le sélectionneur du XV de France, donne parfois l’impression de manquer de charisme et de ne pas réussir à bien faire passer ses messages.  «Philippe Saint-André n’est pas un mauvais communiquant mais il ne fait pas beaucoup d’efforts pour passer pour un bon. D’une manière générale, c’est un homme qui fait peu de gestes mais cela ne veut pas dire non plus qu’il est peu expressif. Prenons par exemple les mouvements de la main. On observe qu’il est énormément dans le contrôle. Lorsqu’il tente de communiquer sur une idée d’action du type «on va se battre», il utilise sa main droite. A l’inverse, lorsqu’il relève un élément important et en fait une affaire personnelle, il actionne sa main gauche, la main de la spontanéité. C’est rare, mais cela arrive et on le remarque d’autant plus. La perception que nous avons d’un bon communiquant, c’est quelqu’un qui fait des gestes maîtrisés de la main mais aussi une personne expressive du visage. Or, sur ce dernier point, Saint-André l’est. On pourrait même dire que c’est un émotionnel qui se réprime un peu. Il prend sur lui alors qu’il a des bouillonnements intérieurs. Il est très expressif car ses mouvements de sourcils sont fréquents. Or ils permettent d’attirer l’attention sur quelque chose que vous considérez comme important. Mais lorsque ces mouvements durent longtemps en l’air, voire trop, ce qui arrive parfois, cela montre qu’il est mal à l’aise pour défendre un sujet. Il s’accommode de l’exercice de la conférence de presse devant les médias mais on ressent un stress évident.  Autre élément amusant chez le sélectionneur: les mouvements de langue. Les coups à gauche dénotent une envie de taquiner alors que ceux qui sont à droite relèvent plus de la vacherie. On observe des inspirations fortes et un rythme vocal assez syncopé. C’est assez récurrent chez lui. En terme de décodage conscient qu’on fait de son image, cela donne toujours un côté «Droopy», voire tristounet. Quand il gagne, on se demande s’il ne déprime pas plus que lorsqu’il essuie la défaite (rires) car il reste dans un esprit: «On peut mieux faire», mais c’est aussi un forme de perfectionnisme qui ressort.  «Il n’est pas dans une démarche affective comme pouvait l’être Aimé Jacquet par exemple» On observe aussi une ritournelle gestuelle récurrente: il a la tête penchée. Quand on doit emmener un groupe, cela a tendance à emmêler un peu la perception du dominant que l’on veut donner. Mais il contrebalance ce signal en donnant parfois des coups d’épaule droite. Il s’agit d’un geste de dominant, de quelqu’un qui veut être à la hauteur, même si ce n’est pas comparable à un Nicolas Sarkozy et ses mouvements d’épaule avec cette idée permanente de performer. Enfin, autre élément, les clignements des yeux qui ne sont pas récurrents prouvant qu’il n’est pas dans une démarche affective comme pouvait l’être Aimé Jacquet par exemple. Saint-André a-t-il une nature à susciter l’adhésion? Je suis réservé. On peut le percevoir comme un bon analyste, c’est indéniable, mais le risque qu’il ne soit pas perçu comme un bon moteur du changement existe bel et bien. Si question de la légitimité ne se pose pas forcément, celle de sa capacité à rassembler et à assurer un leadership, si. Même s’il est très intéressé par ce qu’il affirme, c’est indéniable, on voit bien qu’il a du mal à convaincre.  Les communications gestuelle et vocale se travaillent pour en faire un vrai outil d’affirmation de soi. Mais ce ne sont que deux éléments séparés d’un système central. J’emprunte souvent cette formule à Victor Hugo: «La forme c’est le fond qui remonte à la surface.» Ce qui revient à dire que s’il veut changer sa manière dont il est perçu, le sélectionneur doit travailler d’abord ce qu’il a au fond de lui. Sinon, cela équivaut à mettre du Merchurochrome sur une jambe de bois.»

Irlande et Luxembourg : enquête sur les magouilles fiscales par Bruxelles

Irlande et Luxembourg : enquête sur les magouilles fiscales  par Bruxelles

 

Le dumping fiscal c’est la spécialité de l’Irlande et du Luxembourg et depuis des années notamment pour les multinationales mais aussi pour des PME. (Ce qui n’empêche pas que Juncker, le Luxembourgeois soit le favori pour présider la commission !)La Commission européenne veut déterminer si certaines multinationales ne bénéficient pas d’une concurrence fiscale déloyale entre Etats membres. Elle a annoncé mercredi 11 juin l’ouverture d’enquêtes approfondies visant les pratiques fiscales de l’Irlande, des Pays-Bas et du Luxembourg envers plusieurs multinationales comme Apple ou Starbucks. L’enquête vise à vérifier que « les grandes multinationales paient leur juste part d’impôt » en Europe, a souligné dans un communiqué le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. La Commission a ouvert trois enquêtes relatives aux aides d’Etat. L’une concerne les décisions des autorités fiscales de l’Irlande concernant le géant de l’informatique Apple, une deuxième celles des Pays-Bas concernant la chaîne de cafés Starbucks et la troisième celles du Luxembourg envers Fiat Finance and Trade, qui fournit des services de gestion de trésorerie au groupe automobile Fiat. L’enquête porte en particulier sur le « tax ruling », qui permet à une entreprise de demander à l’avance comment sa situation sera traitée par l’administration fiscale d’un pays et d’obtenir certaines garanties juridiques. Ces pratiques, qui ne sont pas en elles-mêmes illégales, « peuvent toutefois impliquer des aides d’Etat (illégales) si elles sont utilisées pour conférer des avantages sélectifs à une entreprise ou à un groupe d’entreprises déterminés », explique la Commission. Apple et Starbucks font partie des multinationales qui, comme le site de vente en ligne Amazon, sont dans le collimateur de plusieurs gouvernements occidentaux pour les artifices comptables qu’elles utilisent et qui leur permettent de ne payer qu’un faible pourcentage d’impôts dans certains pays. « Une concurrence fiscale loyale est essentielle pour garantir l’intégrité du marché unique, la viabilité des finances publiques de nos Etats membres et des conditions de concurrence égales entre nos entreprises », a souligné le commissaire européen chargé de la Fiscalité, Algirdas Semeta, dans le communiqué. Mais la Commission a été jusqu’ici impuissante à imposer une harmonisation des législations européennes en matière d’impôts sur les sociétés car toute décision concernant la fiscalité requiert l’unanimité des 28. L’enquête ouverte mercredi montre qu’elle a décidé de s’attaquer par un autre biais aux pratiques fiscales agressives de certaines multinationales et qui ont « pour effet d’éroder les assiettes fiscales des Etats membres, qui sont déjà soumis à des contraintes financières », souligne le communiqué.

 

Suppression du Sénat…. en Irlande

Suppression du Sénat…. en Irlande

Ce n’est pas en France, pays riche ( !)  en députés et sénateurs  mais en Irlande où les électeurs irlandais sont appelés à se prononcer par référendum sur l’abolition du sénat ce vendredi 4octobre. Ce scrutin historique est dénoncé par ses détracteurs comme une tentative de centraliser le pouvoir alors que le projet est âprement défendu par le Premier ministre Enda Kenny, qui en avait fait une promesse de campagne lors des élections législatives de 2011.Le texte a de bonnes chances de passer, au vu des dernières enquêtes d’opinion. Toutefois, un grand nombre d’électeurs restaient indécis, alors que la campagne du « non » battait son plein ces derniers jours.Dans le dernier sondage publié lundi par le journal Irish Times, 44% des personnes interrogées étaient favorables à l’abolition de la chambre haute du parlement ou Seanad Éireann, 27% contre, tandis que 21% étaient indécises et 8% disaient vouloir s’abstenir. Par ailleurs, un fort taux d’abstention était attendu.Dans une intervention postée jeudi sur le site YouTube, le Premier ministre a tenté une dernière fois de convaincre les électeurs. « Le Seanad n’a pas de pouvoir et n’est pas démocratique. Il coûte 20 millions d’euros par an et ne s’est jamais impliqué dans la vie publique irlandaise comme il aurait du le faire », a-t-il estimé pour justifier la réforme inscrite dans le cadre d’une cure d’austérité. Plombée par ses banques, au bord du gouffre après l’explosion de la bulle immobilière, l’Irlande, ancien « Tigre celtique », avait été contrainte fin 2010 d’appeler à la rescousse ses partenaires européens et le FMI. Elle avait obtenu un plan de sauvetage global de 85 milliards d’euros assorti de conditions draconiennes.Le pays est sorti depuis de la récession, au deuxième trimestre 2013. »D’autres petits pays comme la Suède et le Danemark ont clairement montré qu’une seule chambre parlementaire coûte non seulement moins cher, mais travaille aussi bien mieux et dans une plus grande transparence », a ajouté Enda Kenny. « Après 70 ans de statu quo, il est temps de faire des économies, de faire passer les intérêts du public avant ceux de la classe politique et d’abolir le Seanad. » L’Irlande avait déjà supprimé le sénat en 1936, avant de le réinstaurer un an plus tard, à la faveur d’une nouvelle Constitution. Les partisans du « non » accusent le parti Fine Gael du Premier ministre de vouloir, sous couvert de faire des économies, centraliser le pouvoir, au lieu d’opérer une réforme politique plus large. Le Seanad n’a pas de pouvoir et n’est pas démocratique. Il coûte 20 millions d’euros par an et ne s’est jamais impliqué dans la vie publique irlandaiseEnda Kenny L’abolition du sénat aurait pour conséquence de plonger le pays « en terrain inconnu sur le plan constitutionnel, sans qu’on ait la moindre idée des conséquences de cette décision », a estimé la sénatrice indépendante, Katherine Zappone. Composé de 60 membres, le sénat est dans les faits souvent réduit au rôle de chambre d’enregistrement des textes adoptés par la chambre basse (Dáil Éireann). Sa prérogative la plus significative est sa capacité à retarder un projet de loi adopté par la chambre basse pour une durée de 90 jours, mais les sénateurs n’y ont eu recours qu’à deux reprises en 75 ans.

 




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