Archive pour le Tag 'iranien'

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Nouvel accord nucléaire iranien : « non à Macron » (Rohani)

 

Nouvel accord nucléaire iranien : « non à Macron » (Rohani)

Le cirque des bisous diplomatiques excepté, Macron (comme Merkel) n’aura pas obtenu grand chose de Trump. Macron pour contourner l’obstacle du renoncement américain à l’accord en vigueur avait trouvé un compromis bâtard en sauvant l’ancien texte et en le complétant. Notons que Trump ne s’est pas en engagé de la moindre manière sur cette proposition destinée surtout à masquer l’opposition entre la France et les Etats-Unis. Le principal intéressé vient de répondre clairement à Macron : c’est non. Le président iranien a même ajouté qu’il ne changera pas une ligne l’accord actuel. Du coup, Macron qui voulait jouer le médiateur se retrouve exclu de la confrontation verbale pour l’instant entre les Etats-Unis et l’Iran. Il faut aussi souligner que les autorités européennes se sont montrées très dubitatives sur la proposition de Macron ; m^me chose du coté de l’Allemagne. Pour résumer, Macron se veut le leader de l’Europe mais il n’est guère soutenu en dehors des médias français.   L’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et six grandes puissances n’est en « aucune manière négociable », a en effet déclaré dimanche 29 avril le président iranien Hassan Rohani à son homologue français Emmanuel Macron, selon le site internet de la présidence iranienne. « L’accord nucléaire ou tout autre sujet sous son prétexte n’est en aucune manière négociable », a déclaré Hassan Rohani lors d’une conversation téléphonique avec Emmanuel Macron. L’Iran « n’acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements » conformes aux règles internationales après 2025, quand des clauses de l’accord de 2015 vont expirer, a-t-il ajouté.Selon un communiqué de la présidence française, Emmanuel Macron a fait part à son homologue iranien « de son souhait que les acquis de la négociation de 2015 soient préservés et que les discussions puissent s’ouvrir sur les trois sujets additionnels indispensables que sont le contrôle de l’activité nucléaire (de l’Iran) après 2025, le programme balistique de l’Iran et les principales crises régionales ». Au cours de leur discussion téléphonique d’une heure, les deux présidents ont convenu, d’après l’Élysée, « de travailler principalement dans les prochaines semaines sur la préservation du contenu de l’accord de 2015 dans toutes ses composantes, ainsi que sur la situation au Yémen et en Syrie », pays dans lesquels Téhéran est impliqué à différents niveaux. Bref le contraire de ce que Macron disait devant Trump.

Accord nucléaire iranien : Trump donne un délai de 4 mois ?

 Accord nucléaire iranien : Trump donne un délai de 4 mois ?

Trump s’est  ravisé et décide de donner un délai de quatre mois avant la suspension de  l’accord nucléaire iranien Si des modifications ne sont pas apportées d‘ici quatre mois, les Etats-Unis se retireront unilatéralement de l‘accord, a expliqué un haut responsable de l‘administration américaine. L‘Iran a immédiatement réagi, par la voix de son ministre des Affaires étrangères qui a souligné que l‘accord sur son programme nucléaire n’était pas “renégociable”. Dans un message sur son compte Twitter, Mohammad Javad Zarif estime que le président américain ne fait que se livrer “à des tentatives désespérées de saper les fondements d‘un accord multilatéral solide”. Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, Donald Trump ne fait pas mystère de son intention de voir annulée cette convention d‘encadrement du programme nucléaire iranien, conclue entre l‘Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, France, Royaume-Uni, Etats-Unis et Russie) plus l‘Allemagne et l‘Union européenne. Dans un communiqué émis par la Maison blanche, le président américain parle de “dernière chance” et invite les pays européens signataires “à se joindre aux Etats-Unis pour corriger les défauts significatifs dont souffre cet accord, à s‘opposer à l‘agression iranienne et à soutenir le peuple iranien”. Donald Trump accuse l‘Iran de ne pas se conformer aux dispositions du Plan global d‘action conjoint (PGAC), dénomination officielle de l‘accord de Vienne, et promet de tout faire pour que la République islamique ne puisse jamais acquérir la maîtrise du feu nucléaire. Fin octobre, l‘Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu que l‘Iran remplissait les engagements pris dans le cadre de l‘accord et que ses inspecteurs ne rencontraient pas de difficultés dans leurs opérations de vérification.

Fabius soutient maintenant l’accord sur le nucléaire iranien

Fabius soutient maintenant l’accord sur le nucléaire iranien

 

Laurent Fabius longtemps opposé à l’accord sur le nucléaire iranien s’est déclaré en faveur  de   l’accord conclu en juillet dernier entre les grandes puissances et Téhéran. Il aura fallu du temps pour que la France modifie sa position sur le sujet. En cause la montée du terrorisme islamique partout dans le monde qui justifie désormais la recherche d’une alliance la plus large non seulement pour exterminer l’état islamique mais aussi pour rechercher à terme des solutions politiques de sortie de crise. Il y a sans doute aussi les perspectives de débouchés commerciales pour leur et la France,-la promesse de l’Iran d’acheter très rapidement une centaine d’Airbus par exemple. « L’AIEA ayant vérifié que l’Iran avait accompli les mesures de démantèlement nucléaire prévues par l’accord du 14 juillet 2015, les principales sanctions économiques et financières sont levées », déclare-t-il dans un communiqué. « C’est une étape importante pour la paix et la sécurité, ainsi que pour les efforts internationaux de lutte contre la prolifération nucléaire », ajoute le chef de la diplomatie française. « Par sa position de fermeté constructive, la France a fortement contribué à la conclusion de cet accord ; elle sera vigilante dans son strict respect et sa mise en ouvre », ajoute Laurent Fabius.

Nucléaire iranien : vers un accord

Nucléaire iranien : vers un accord

 

C’est laborieux mais on  est tout proche d’un accord. En cause notamment la réticence permanente de la France  dont la position se caractérise par une « fermeté constructive » a dit Fabius. Belle pirouette sémantique pour dire que la France met des bâtons dans les roues. Dans la matinée, John Kerry, secrétaire d’Etat américain, a dit son espoir d’un accord mais a souligné que des questions difficiles restaient à régler. « Je pense que nous sommes en train d’aboutir à de vraies décisions », a-t-il déclaré à la presse. « Je dirais donc, puisqu’il reste peu de choses à faire, que j’ai toujours de l’espoir. »  Plus tard, un haut responsable du département d’Etat américain a confirmé que des questions importantes n’étaient toujours pas réglées concernant le programme atomique de l’Iran, soupçonné en Occident d’avoir des visées militaires ce que Téhéran dément. « Nous n’avons jamais spéculé sur le calendrier de quoi que ce soit durant ces négociations et nous n’allons certainement pas commencer maintenant — d’autant plus que des questions importantes doivent encore être résolues », a-t-il écrit dans un courriel. En début d’après-midi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dit lui aussi son espoir que le groupe dit P5+1 (Etats-Unis, France, Russie, Chine, Grande-Bretagne et Allemagne) soit finalement engagé dans la dernière ligne droite de ces longues et tumultueuses négociations.  « J’espère, j’espère que nous rentrons dans la phase finale de cette négociation marathon », a dit le ministre français à son retour dans la capitale autrichienne, espérant que la « fermeté constructive » de la France permettra d’ »aboutir à la fin maintenant, rapidement, pour un résultat satisfaisant ». Signe qu’un accord se précise, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est arrivé dimanche à Vienne, où était attendu aussi son homologue chinois, Wang Yi. Ali Akbar Salehi, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, a déclaré pour sa part que les négociateurs avaient réglé la plupart des questions techniques relatives à la conclusion d’un accord. « Les discussions techniques sont presque terminées et le texte sur les questions techniques et leurs annexes est pratiquement bouclé », a-t-il dit à l’agence de presse Isna. Les diplomates réunis à Vienne soulignent toutefois que les questions importantes qui restent à régler sont d’ordre politique et non technique. Un haut responsable iranien s’est déclaré prudemment optimiste. « L’accord est aujourd’hui à portée de main », a-t-il dit à Reuters. « Mais certaines questions doivent encore être réglées par les ministres des Affaires étrangères. » L’Iran et le P5+1 se sont donné jusqu’à lundi, le 13 juillet, pour parvenir à un accord définitif. La Russie a demandé ces derniers jours, en cas d’accord, la levée rapide des sanctions internationales visant l’Iran, y compris l’embargo sur les armes. Cette dernière mesure, également réclamée par Téhéran, suscite de fortes réticences de la part des pays occidentaux, notamment des Etats-Unis dont le Congrès, dominé par les républicains, hostiles à tout assouplissement « prématuré », aura son mot à dire sur l’éventuel accord.

 

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