Archive pour le Tag 'Iran'

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Iran: gouvernement de technocrates

Iran:  gouvernement de technocrates

 

Ce gouvernement de 18 membres est composé de technocrates expérimentés ayant déjà servi dans les gouvernements de l’ex-président modéré Akbar Hachemi Rafsandjani (1989-1997) et de l’ex-président réformateur Mohammad Khatami (1997-2005). L’Iran, dont l’économie est étranglée par les sanctions économiques occidentales qui ont fait chuter ses exportations et devises pétrolières de 50%, a besoin de reprendre les négociations nucléaires avec les grandes puissances afin d’arriver à un accord permettant la levée progressive de ces sanctions.  Mais d’ores et déjà, les conservateurs ont critiqué le choix de plusieurs ministres, en particulier celui du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, qui a déjà occupé le même poste entre 1997 et 2005.  Ainsi, sous la plume de son directeur Hossein Shariatmadari, le quotidien ultraconservateur Kayhan s’en prend directement à M. Zanganeh. « Quelqu’un qui a de nombreux dossiers ouverts concernant des contrats qui ont porté atteinte (aux intérêts du pays, ndlr) peut-il prendre la direction du ministère sensible et déterminant du Pétrole? », s’interroge-t-il.  M. Zanganeh était ministre du Pétrole sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami entre 1997 et 2005. Il était aussi dans l’état-major de campagne de Mir Hossein Moussavi, candidat malheureux à la présidentielle de 2009 qui a vu la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad.  Le député conservateur Ramezan Shojaie a pour sa part critiqué « l’absence de femmes et de jeunes dans le cabinet ». En effet, l’âge moyen des ministres est de 58 ans, selon le quotidien Jomhouri Eslami.  Selon l’agence Mehr, le gouvernement comprend trois conservateurs, sept réformateurs, quatre modérés et quatre indépendants.  Mais leur point commun est d’être tous proches de la position modérée du président Rohani. Ce dernier avait dès son élection annoncé qu’il ferait son choix en fonction de la compétence et de la position modérée des candidats et non en fonction de leur appartenance politique.  Ainsi c’est le conservateur Abdolreza Rahmani Fazli qui prend le ministère de l’Intérieur. De même, le ministère des Renseignements a été attribué à un autre conservateur, l’hodjatoleslam Mahmoud Alavi.   »C’est un gouvernement médian, qui aura un soutien à la fois des réformateurs et des conservateurs », a déclaré Sadegh Zibakalam, un analyste politique proches des modérés.   »L’équipe économique de M. Rohani est forte, compétente et saura travailler ensemble. Le Parlement doit savoir qu’une équipe unie et forte sera capable de régler les problèmes économiques et quotidiens des gens », a écrit Ahmad Khoram, ancien ministre réformateur, dans un éditorial publié dans le quotidien Arman.  Mais, selon le quotidien conservateur modéré Hafte-Sobh, certains des ministres choisis n’obtiendront pas la confiance du Parlement majoritairement conservateur citant « un ou deux membres » réformateurs.  Le Parlement doit procéder la semaine prochaine à un vote de confiance à une date qui n’a pas été officiellement arrêtée.  En revanche, le choix Mohammad Javad Zarif, ex-ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU (2002-2007), pour le ministère des Affaires étrangères, a été salué par la presse.  Personnalité modérée, M. Zarif, proche de M. Rohani avait joué un rôle actif dans les négociations nucléaires entre 2003 et 2005 lorsque Hassan Rohani était chef des négociateurs nucléaires. L’Iran avait accepté à l’époque la suspension de l’enrichissement d’uranium à la suite d’une série de négociations avec la troïka européenne (France, Grande-Bretagne et Allemagne).   »Avec la nécessité de détente et le changement de ton de l’Iran vis-à-vis de l’Occident, le choix de M. Zarif, qui connaît les structures du pouvoir des pays occidentaux et a eu une longue expérience internationale est l’un des meilleurs choix de M. Rohani », a déclaré M. Zibakalam.

 

Iran : l’UE veut travailler avec le nouveau président

Iran : l’UE veut travailler avec le nouveau président

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a réagi samedi à la victoire surprise du modéré Hassan Rohani à la présidentielle iranienne en se disant « déterminée » à travailler avec son gouvernement sur la question nucléaire.   »J’adresse mes voeux de réussite à M. Rohani dans la formation d’un nouveau gouvernement et dans ses nouvelles responsabilités. Je reste fermement déterminée à travailler avec les nouveaux dirigeants iraniens en vue d’une solution diplomatique rapide à la question nucléaire », écrit Mme Ashton dans un communiqué.

Iran : un modéré élu président

Iran : un modéré élu président

Hassan Rohani, soutenu par les courants modérés et réformateurs, est arrivé samedi largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle en Iran, avec 50.68% des voix . Avant la proclamation des premiers résultats, Hassan Rohani a remercié dans un communiqué ses partisans qui se sont mobilisés pour « créer cette merveille ». « Cette participation et l’unité (des réformateurs et modérés) aidera l’Iran à prendre une nouvelle voie », a-t-il ajouté.  Il devançait largement trois conservateurs: le maire de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf (15,6%), l’ex-commandant des Gardiens de la Révolution, l’armée d’élite du régime, Mohsen Rezaïe (11,3%) et le chef des négociateurs nucléaires Saïd Jalili (11,4%). Les deux autres candidats, l’ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Velayati et Mohammad Gharazi étaient déjà hors-course. Il fallait obtenir plus de 50% des suffrages lors du premier tour pour être élu. Hassan Rohani a remporté 50.8% des voix. Dans le cas contraire, un deuxième tour aurait été organisé la semaine suivante entre les deux candidats les mieux placés. La participation aurait atteint, selon les derniers chiffres, entre 70 et 80%, selon la télévision iranienne.  Hassan Rohani, 64 ans, était le responsable des négociations sur le dossier nucléaire entre 2003 et 2005 sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005). Il prône plus de souplesse dans les discussions avec les grandes puissances pour alléger les sanctions décrétées contre l’Iran et qui ont provoqué une grave crise économique. Hassan Rohani a bénéficié cette semaine du désistement du candidat réformateur Mohammad Reza Aref. Il a aussi reçu le soutien des anciens présidents Mohammad Khatami et Akbar Hashemi Rafsanjani, ce dernier ayant lui-même été exclu du scrutin par le Conseil des gardiens, une institution proche du guide suprême de la Révolution islamique. L’ayatollah Ali Khamenei a estimé samedi que, quel qu’en soit le résultat, l’élection présidentielle en Iran était « un vote de confiance » envers la République islamique. « Un vote pour n’importe lequel de ces candidats est un vote pour la République islamique et un vote de confiance envers le système », a assuré le guide suprême de la Révolution sur son compte Twitter.

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