Archive pour le Tag 'Irak'

Irak : Une Française condamnée à vie

Irak : Une Française condamnée à vie  

 

Mélina Boughedir, française  âgée de 27 ans et mère de quatre enfants, risquait la peine de mort. En vertu de la loi irakienne, sa condamnation à vie  pourrait se traduire par 20 ans d’emprisonnement, ont fait savoir ses défenseurs. “Elle est évidemment totalement effondrée. Son anxiété absolue, c’est d’être séparée de sa dernière petite fille”, a déclaré à la presse l’un de ses avocats, Me William Bourbon. “Evidemment qu’elle va former un recours devant la cour suprême.” En réponse à ce jugement, le ministre des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a souligné le caractère “légitime” des autorités judiciaires irakiennes. “La justice irakienne est légitime à juger. Elle a pris une décision. Il n’y a pas la peine de mort qui aurait conduit les autorités françaises à demander qu’elle ne soit pas appliquée. Dont acte”, a-t-il déclaré au Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNEWS. A la question de savoir si elle pourrait être rapatriée pour purger sa peine en France, le délégué général de La République en marche a répondu : “Il existe des procédures, elles seront longues. En attendant, elle est condamnée pour des faits dont la justice irakienne, que je ne remets pas en cause, considère que ça justifie de la condamner à perpétuité.” De l’avis de ses défenseurs, il n’y avait aucune preuve de l’appartenance à l’Etat islamique de Mélina Boughedir, qui avait écopé en février de sept mois de prison pour séjour illégal en Irak. Selon ses avocats, la Française affirme avoir été sous l’influence de son compagnon, présenté comme “cuisinier de Daech” et qui aurait été tué lors de la bataille de Mossoul. Leurs quatre enfants ont été arrêtés avec leur mère et trois sont déjà revenus en France. Le quatrième, une petite fille de 16 mois née en Irak, est resté avec sa mère.

Conflit Irak : Blair a menti

Conflit Irak : Blair a menti

 

D’après une  commission d’enquête britannique Tony Blair a menti à propos de la situation en Irak. Cela pour justifier un conflit qui a déstabilisé tout le Moyen Oriente et entrainé par la suite la diffusion du terrorisme islamique international.  Blême et tendu, Tony Blair qui s’est exprimé deux heures durant, a assuré avoir pris de bonne foi la décision de participer à la guerre en Irak et assumé la « pleine responsabilité » de ses éventuelles erreurs. « Je n’ai pas induit ce pays en erreur. Il n’y a pas eu de mensonge, de tromperie ou de duperie », a-t-il déclaré ensuite à la presse. « Soit, vous n’êtes pas d’accord avec moi, mais, de grâce, cessez de dire que j’ai menti, que j’ai été malhonnête ou que j’avais des arrières pensées », a poursuivi l’ex-chef du gouvernement. Une note citée dans le rapport montre que le 28 juillet 2002, soit huit mois avant l’invasion de l’Irak, Tony Blair a fait part de ses réserves à George Bush, tout en l’assurant qu’il le soutiendrait « quoi qu’il arrive ».L’ancien président des Etats-Unis, qui n’a pas pu prendre connaissance du rapport, reste quant à lui « convaincu que le monde est meilleur sans Saddam Hussein au pouvoir », dit son porte-parole dans un communiqué.

Pétrole : Iran, Irak, Russie disent non à une baisse de la production

Pétrole : Iran, Irak, Russie disent non à  une baisse de la production

L’Arabie Saoudite actuellement dans une situation financière relativement catastrophique aurait demandé à l’OPEP de diminuer la production à fin de faire remonter les cours. D’autres pays notamment l’Iran, l’Irak et la survie refusent  cette diminution de production car ils ne peuvent se priver des ressources fiancaières du pétrole. Du coup faute de décisions unanimes de l’OPEP la production de pétrole devrait se maintenir à son niveau actuel et les cours ne devraient pas augmenter de manière sensible.  Les cours du pétrole, également favorisés par la chute du dollar, ont bondi d’environ 3% à la suite de ces informations mais les analystes sont d’avis qu’un accord mondial est hors de portée. L’Arabie saoudite a dit à plusieurs reprises par le passé qu’elle n’accepterait une baisse de sa production qu’à condition que les autres membres de l’Opep et des pays en dehors de l’organisation suivent le mouvement. Selon Energy Intelligence, citant un délégué de l’Opep, Ryad serait prêt à diminuer sa production si l’Irak accepte de geler la hausse prévue de la sienne et si l’Iran ainsi que la Russie, le Mexique, Oman et le Kazakhstan — ces quatre derniers pays n’étant pas membres de l’Opep — consentent également à des baisses de production. Les Saoudiens aimeraient qu’un tel accord soit mis en oeuvre l’an prochain mais ne s’attendent pas à une décision définitive dès vendredi à Vienne, ajoute-t-on de même source. Une telle proposition destinée à équilibrer les cours marquerait un revirement dans la stratégie de l’Opep, qui visait jusqu’à présent à défendre ses parts de marché en maintenant un niveau de production élevé.

Invasion Irak « Pardon » (Tony Blair)….amen!

Invasion Irak « Pardon » (Tony Blair)….amen!

 

Des aveux un p eu tardifs mais pas inutiles. Blair l’un des plus véhéments pour éliminer Saddam reconnaît aujourd’hui que c’était une erreur et cela a favorisé l’émergence de l’Etat islamique. Une confession sans doute permise parce que Blair n’espère plus le moindre mandat politique (il se contente de faire des conférences à 200 ou 300 000 euros dont Sarko s’est inspiré). Il est pourtant clair qu’en destituant les régimes en place, certes pas très démocratiques et même souvent sanguinaires on a en même complètement déstabilisé des pays qui n’avaient aucun système de rechange sinon l’anarchie ou la dictature religieuse et ou ethnique. Plus de douze ans après le début de l’invasion de l’Irak, l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair a donc présenté « des excuses » pour cette intervention en 2003, durant laquelle il fut le principal allié de Georges W. Bush, dans une interview à la chaîne américaine CNN, qui doit être diffusée lundi 26 octobre. Face à Farid Zakaria, commentateur en faveur de l’invasion américaine à l’époque, avant de basculer du côté des opposants, Tony Blair reconnaît également une part de responsabilité dans la montée actuelle de l’organisation État islamique (EI) en Irak et en Syrie voisine. C’est la presse britannique qui a révélé ces déclarations avant leur diffusion.  « Je présente des excuses pour le fait que le renseignement était faux. Je présente également des excuses, au passage, pour certaines erreurs de planification et, certainement pour notre erreur dans la compréhension de ce qui arriverait une fois que nous aurions renversé le régime. Mais il m’est difficile de demander pardon pour avoir renversé Saddam« , a déclaré Tony Blair à CNN, selon des propos rapportés par le quotidien The Telegraph et plusieurs tabloïds.   La référence au faux renseignement, peut laisser penser que Tony Blair évoque les supposées armes de destruction massive de Saddam Hussein, qui ont grandement conduit à l’intervention des États-Unis et de la Grande-Bretagne en Irak en 2003. La coalition américaine avait peu préparé l’occupation du pays, qui devait suivre la chute du régime de Saddam Hussein. Sur CNN, lorsqu’on demande à Tony Blair s’il considère que l’invasion a mené à l’essor de l’EI, l’ancien Premier ministre répond : « Je pense qu’il y a là des éléments de vérité. Bien sûr, vous ne pouvez pas dire que ceux qui ont renversé Saddam en 2003 n’ont aucune responsabilité dans la situation en 2015« .

Recul des islamistes en Irak

Recul des islamistes en Irak

 

Les islamistes ont enregistré plusieurs échecs en Irak. Les forces armées irakiennes ont en effet repris le contrôle de la majeure partie du complexe de la raffinerie de Baïdji, la plus grande d’Irak, après l’offensive lancée cette semaine par les djihadistes de l’Etat islamique, ont déclaré des responsables des services de sécurité, samedi. Les combattants islamistes s’étaient emparés les jours précédents de plusieurs bâtiments, dont des cuves de stockage, mais ils en ont été délogés par la contre-offensive des forces de gouvernementales, ont dit ces responsables. « Nous pensons reprendre le contrôle total (de la raffinerie) dans les prochaines heures », a précisé à Reuters un porte-parole des forces antiterroristes irakiennes, Sabah al Noamani, en faisant état de quelques poches de résistance. Les djihadistes de l’EI ont lancé leur offensive contre Baïdji après avoir perdu la bataille de Tikrit, la ville natale de l’ancien dictateur Saddam Hussein, reconquise par l’armée et les milices chiites. Les combattants islamistes sunnites ont aussi tenté de prendre le contrôle de la capitale de la province d’Anbar, Ramadi, mais des responsables locaux ont assuré samedi que la ville n’était plus directement menacée.

Mali, Centrafrique, Irak : des conflits qui coûtent chers à la France

Mali, Centrafrique, Irak : des conflits qui coûtent chers à la France

 

Fautes de réussite sur le plan intérieur, Hollande a pratiqué la fuite en avant sur les terrains extérieurs. La France s’est ainsi engagée précipitamment au Mali, en Centrafrique et en Irak avant même que les européens se soient prononcés ; Du coup la France se retrouve à peu seule à supporter coûts et conséquences de ces guerres. Il fallait sans doute intervenir mais Hollande a voulu se mettre en avant, du coup nous en payons la facture. 450 millions prévus pour les opérations et une facture de 1.1 milliard. Il faut dire que l’Europe se désintéresse de ces conflits et dans sa majorité préfère se consacrer au business plutôt qu’ à la solidarité et à la défense des droits collectifs et individuels. Bref c’est l’Europe des marchands. Un raison supplémentaire pour que Hollande ne saute pas comme un cabri sur le moindre conflit pour faire oublier les désastres économiques intérieurs. .Qu’il prenne donc le temps d’impliquer sse partenaires européens.   Le dérapage budgétaire de la France est en effet  essentiellement dû aux interventions militaires, révèlent Les Echos ce mardi 11 novembre. Selon le quotidien économique, le projet de budget, présenté mercredi 12 novembre par Bercy, « prévoirait de l’ordre de 2,2 milliards d’euros d’annulations de crédits cette année pour contenir l’évolution de la dépense de l’Etat ». L’opération vise « à compenser le dérapage de certains budgets sous-dotés ».  Parmi eux, selon Les Echos, « figure en tête le budget des opérations extérieures de la Défense. Du Mali à l’Irak en passant par la Centrafrique, les interventions de l’armée française ont compliqué un peu plus l’équation budgétaire d’une mission traditionnellement sous-dotée ». Alors que « 450 millions étaient programmés dans la loi de finances initiale, les opex devraient ressortir à au moins 1,1 milliard d’euros« , affirme le quotidien. Cherchant à désamorcer les critiques de la Commission européenne, le ministre des Finances Michel Sapin avait évoqué le 27 octobre des « mesures nouvelles » de réduction du déficit, d’un montant de 3,6 milliards d’euros, dont une partie sera présentée dès mercredi, et une autre concrétisée dans le budget 2015, au cours de son examen au Parlement. 

Irak : 150 femmes exécutées par l’Etat Islamique

Irak : 150 femmes exécutées par l’Etat Islamique

«Au moins 150 femmes, y compris des femmes enceintes, ont été exécutées à Fallujah (NDLR : ville située à quelques kilomètres de Bagdad, au centre du pays) par un militant appelé Abu Anas Al-Libi après qu’elles ont refusé des mariages avec des jihadistes», explique le ministère des Droits de l’Homme irakien.  Cette exécution, si elle est avérée, intervient au lendemain de la publication par Daech d’images de l’exécution de 13 hommes décrits comme des combattants sunnites. Au mois de novembre, les jihadistes avaient déjà revendiqué l’exécution de plus de 200 membres d’une tribu sunnite dans l’ouest de l’Irak.  Début novembre, une agence de presse irakienne s’était procurée un document montrant le prix des femmes par Daech des femmes. Un document effroyable qui expliquait que les femmes, utilisées comme esclave sexuelle, étaient vendues entre 35 et 138 euros.

Irak : retour de la barbarie et de l’ignorance avec une nouvelle décapitation

Irak : retour de la barbarie et de l’ignorance avec une nouvelle décapitation

 

La nouvelle décapitation filmée en vidéo en Irak témoigne  de du retour d’une barbarie inqualifiable. Si certains djihadistes sont cultivés (quelques leaders), la plupart sont  des primaires assoiffés de sang et de vengeance. C’est la philosophie de la violence qui contredit tous les principes de la civilisation. Vouloir imposer une Etat islamique mondiale par la force est une ineptie sans nom qui prouve par ailleurs le niveau culturel des nouveaux barbares. La plupart ne connaissent d’ailleurs pas grand chose du Coran en particulier les néo djihadistes venus des pays développés (dont environ 1000 français). Lesquels souvent ont été convertis en prison par des imams ignorants.   L’Etat islamique vient donc de diffuser  les images de la décapitation du journaliste américain Steven Sotloff, deux semaines après celle de son confrère James Foley, rapporte le centre américain SITE de veille des sites islamistes. Sur la vidéo, un homme cagoulé menace également d’exécuter un otage britannique, qu’il nomme David Haines, et met en garde les Etats contre tout soutien à « l’alliance diabolique de l’Amérique contre l’Etat islamique ».  Les djihadistes justifient l’exécution de leurs otages comme une mesure de représailles aux frappes aériennes menées depuis la mi-août par les Etats-Unis contre les combattants djihadistes sunnites dans le nord de l’Irak.  Le bourreau de l’exécution semble être le même que celui qui était apparu dans une vidéo le 19 août, celle de la décapitation de James Foley. Il a le même accent britannique, le décor désertique est également similaire et les captifs portent à nouveau des combinaisons orange.  « Je suis de retour, Obama, et je suis de retour en raison de ta politique étrangère arrogante envers l’Etat islamique, en raison de ton entêtement à poursuivre tes bombardements (…) sur le barrage de Mossoul, en dépit de nos sérieuses mises en garde », dit l’homme.  « Tout comme tes missiles continueront à frapper notre peuple, notre couteau continuera à frapper les nuques de ton peuple », ajoute-t-il.  Dans la vidéo, Steven Sotloff dit lui-même « payer (de sa vie) le prix » de l’intervention américaine en Irak.

 

Les djihadistes massacrent des villageois Yazidies en Irak

Les djihadistes massacrent  des villageois Yazidies en Irak

Encore un massacre des djihadistes. Quelque 90 hommes ont été tués vendredi après-midi par des combattants de l’Etat islamique, d’après les informations de France Info. Les djihadistes auraient également enlevé des femmes et des enfants de la minorité yézidi.   »Ils sont arrivés à bord de véhicules vendredi après-midi et ont commencé à tué » les villageois de Kocho, à 45 km de Sinjar, affirme un officiel kurde. Selon nos informations, 90 hommes ont été exécuté par balles. Lors de la prise des villes, les combattants de l’Etat islamique avaient donné trois jours aux habitants pour se convertir à l’Islam s’ils voulaient vivre. D’après des témoignages de survivants, les villageois ont alors été rassemblés dans la salle de réception de la maison du chef du village. Les djihadistes ont ensuite séparé les habitants en deux groupes : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, en compagnie des hommes les plus âgés et les enfants.  Les hommes ont ensuite été exécutés. Quant aux femmes et aux enfants, ils sont amenés vers Mossoul et Tall Afar, deux villes contrôlés par les combattants de l’Etat islamique.  Les Américains ont annoncé vendredi la destruction par drone de deux véhicules de l’Etat islamique, au sud de Sinjar. Des frappes qui faisaient suite à des informations des forces kurdes faisant état d’une attaque des djihadistes contre le village de Kawju. Quelques heures plus tôt, Barack Obama avait annoncé que « le siège de l’Etat islamique a été brisé » dans les monts Sinjar. D’après le Pentagone, il ne resterait plus que 4.000 à 5.000 Tezidis dans cette zone.

 

Irak : 700 membres d’une tribu exécutés par les djihadistes

Irak : 700 membres d’une tribu exécutés par les djihadistes

Les massacres commis par les  djihadistes continuent en Irak auusi bien contre les hommes armés que comme les civils. La barbarie ne semble pas avoir de limite pour ces individus complètement déments et qui semblent surgir du 13 ème siècle. Le pire évidemment c’est que des européens néo-djihadistes (et  d’autres) participent à ces tueries ; une insulte évidemment à toutes les valeurs des civilisations moderne. On attend des grandes puissances autre chose que des « éléments de langage diplomatiques » pour enrayer la folie de ces révolutionnaires un autre âge.  Les djihadistes de l’Etat islamique ont exécuté 700 membres d’une tribu de l’est de la Syrie contre laquelle ils se battent depuis deux semaines, en grande majorité des civils, rapporte samedi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). L’OSDH, proche de l’opposition syrienne, dit avoir appris de sources fiables que nombre de membres de la tribu Al Cheitaat, originaire de la province de Daïr az Zour, ont été décapités par les islamistes. Il s’agit, selon les informations de l’ONG, en grande majorité de civils, 100 seulement étant des combattants armés. Tous ont été tués dans la province de Deir Ezzor, contrôlée par l’EI.  Le conflit entre l’Etat islamique (EI) et la tribu Al Cheitaat, qui compte environ 70.000 membres, a éclaté après la prise de contrôle de deux champs de pétrole par les djihadistes en juillet. « Tous ceux qui ont été exécutés étaient des Al Cheitaat« , a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abdelrahman. « Certains ont été arrêtés, jugés et tués. »  Le chef de la tribu, le cheikh Rafaa Aakla al Radjou, a appelé le week-end dernier les autres tribus de l’est de la Syrie à combattre l’EI. « Nous appelons les autres tribus à nous soutenir car elles sont les prochaines sur la liste. Si (l’EI) nous bat, elles seront la prochaine cible« , a-t-il dit dans un message vidéo diffusé sur YouTube.

 

Irak : l’UE lamentable laisse chaque pays se débrouiller

Irak : l’UE lamentable laisse chaque pays se débrouiller

 

Officiellement un accord européen sur la livraison d’armes, en réalité un désaccord total puisque l’Union économique laisse libre chaque pays. En fait le degré zéro de la politique étrangère de la part d’une Europe qui ne s’intéresse vraiment qu’au business réduit  au libre échange sans régulation et sans autre politique commune.  Après plusieurs jours d’hésitations quant à  la posture à adopter face à l’avancée djihadiste dans le Nord de l’Irak, les Etats membres de l’Union européenne sont finalement parvenus à un accord, vendredi, à Bruxelles. Les représentants des Vingt-huit ont ainsi décidé « de répondre positivement à l’appel lancé par les autorités régionales kurdes à fournir urgemment de l’équipement militaire ». Convoqué en urgence sous la pression française, ce rassemblement a finalement abouti à une décision inattendue. Jeudi, les Etats membres étaient en effet divisés, la France, l’Italie et l’Espagne se disant favorables à l’envoi d’armes aux forces kurdes, tandis que l’Allemagne, l’Autriche et la Suède souhaitaient se limiter à une assistance humanitaire. « Nous avons trouvé une position commune qui, dans l’esprit dit la chose suivante : l’UE salue le fait que certains pays vont répondre favorablement à la demande des forces de sécurité kurdes », a souligné le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. « Il n’est pas encore clair quels équipements sont utilisés et sont nécessaires », a-t-il ajouté. Si la décision de livrer des armes revient à chaque Etat membre, l’enjeu était de parvenir à une position où le Conseil, qui représente les Vingt-huit, se prononce « en tant que tel pour soutenir cet effort et montrer son soutien aux Kurdes et au gouvernement à Bagdad », avait indiqué en amont un haut responsable européen. « C’est une position très forte, le signal politique qui était voulu » notamment par la France, l’Italie et la Grande-Bretagne, a réagi un diplomate européen au sortir de cette réunion. Jeudi, François Hollande avait confirmé « la livraison imminente d’équipements militaires, comme suite à la demande du président du gouvernement régional du Kurdistan d’Irak, Massoud Barzani ». Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a rappelé vendredi qu’en la matière, la France a été un « des premiers pays à agir » en livrant des armes aux combattants kurdes qui tentent de contrer l’avancée des djihadistes de l’Etat islamique. De son côté, Londres envisage « favorablement » la possibilité d’armer les forces kurdes si la demande lui est faite. Dans un premier temps, David Cameron avait simplement envisagé le transport de matériel militaire ainsi qu’une aide humanitaire. La République tchèque a annoncé plus tôt, vendredi, qu’elle pourrait commencer dès la fin du mois d’août à livrer des armes aux « peshmergas », les combattants kurdes. Par ailleurs, l’Union européenne a salué vendredi la nomination comme chef du gouvernement irakien de Haïdar al-Abadi, en remplacement du très contesté Nouri al-Maliki, qui a finalement officiellement renoncé à son poste.  

 

Irak : des armes françaises pour le Kurdistan

Irak : des armes françaises pour le Kurdistan

Après bien des hésitations, la France a décidé de fournir des armes au Kurdistan pour lutter contre  la progression des djihadistes. En fait on aurait bien voulu que l’Europe s’engage mais une nouvelle fois l’Europe s’est montrée incapable de décider quoi que ce soit laissant à chaque Etat le choix de sa politique. La France va  donc livrer dans les prochaines heures des armes aux Kurdes d’Irak pour soutenir leur lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique, a annoncé mercredi la présidence française.  Paris, qui n’a pas effectué à ce jour de frappes aériennes contre les positions de l’Etat islamique, contrairement aux Etats-Unis, souligne avoir agi dans l’urgence. « Afin de répondre aux besoins urgents exprimés par les autorités régionales du Kurdistan, le chef de l’Etat a décidé, en accord avec Bagdad, de faire acheminer des armes dans les heures qui viennent », peut-on lire dans un communiqué.   »La France a déjà pris les dispositions nécessaires depuis plusieurs jours pour soutenir la capacité opérationnelle des forces engagées contre l’Etat islamique », ajoutent les services de François Hollande qui évoquent « la situation catastrophique à laquelle doit faire face la population dans la région du Kurdistan irakien ».  L’Elysée indique en outre que le chef de l’Etat s’est entretenu directement avec Massoud Barzani, président du Kurdistan irakien autonome. « Il l’a informé que la France, en concertation avec les autorités de Bagdad, avait pris toutes les dispositions pour acheminer au plus vite les armes demandées. Il lui a également indiqué que les livraisons humanitaires se poursuivraient dans les prochains jours.   »Le Président Barzani a chaleureusement remercié, au nom du peuple kurde, le Président de la République du soutien constant de la France et de son action de mobilisation de la communauté internationale, en particulier de l’Union européenne », ajoute son service de presse. A l’Elysée on refuse de préciser le type d’armes et leur quantité, et on se contente de dire qu’il s’agit « d’apporter une aide matérielle qui permette aux forces engagées, aux peshmerga en particulier, de combattre les islamistes. C’est une aide aux combattants sur le terrain ». « Cela répond exactement aux besoins urgents des Kurdes. Ce sont des armes sophistiquées et ce sera fait dans les toutes prochaines heures », a souligné le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur TF1. Il s’est refusé lui aussi à préciser la nature et la quantité d’armes fournies « parce qu’on ne livre pas le plan de la bataille de ses amis à leurs adversaires ».  

 

Irak : livraison d’armes par la France ?

Irak : livraison d’armes par la France ?

 

La position officielle de la France est très floue vis-à-vis d’une éventuelle livraison d’armes à l’Irak pour combattre les djihadistes ; Fabius  officiellement s’en tient pour l’instant à une aide humanitaire mais  la classe politique française s’est globalement prononcée lundi pour une livraison d’armes aux forces kurdes irakiennes qui font face aux combattants de l’Etat islamique (EI), équipés en armes lourdes, tout en appelant à la prudence pour éviter qu’elles ne tombent entre les mains des djihadistes radicaux.  En visite en Irak, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a évoqué dimanche la possibilité d’une fourniture d’armes aux combattants kurdes, les Peshmerga, précisant qu’une décision en ce sens pourrait être prise dans les jours qui viennent en liaison avec ses partenaires européens.  A l’heure où la mobilisation de la communauté internationale commence à prendre forme, les observateurs émettent des doutes sur la capacité de la France, déjà engagée sur d’autres fronts en Afrique, à jouer un rôle de premier plan en Irak, zone d’influence des Etats-Unis qui multiplient depuis plusieurs jours les frappes aériennes sur des positions de l’EI.  A l’image de ses partenaires européens, le soutien de la France pourrait donc se traduire par une aide humanitaire -Paris a acheminé sa première livraison dimanche- et un appui militaire limité via une livraison d’armes sans pour autant intervenir directement en Irak.   »Quand on n’intervient pas directement, on a besoin de troupes au sol qui viennent appuyer une action par exemple aéroportée et ça suppose de livrer des armes », a déclaré le porte-parole du Parti socialiste Olivier Faure, sur RTL.   »En même temps, on sait que ces livraisons posent parfois des difficultés quand elles tombent dans de mauvaises mains, on l’a vu en Libye », a-t-il ajouté.  En 2011, lors de l’opération internationale lancée par la France et la Grande-Bretagne contre les forces libyennes de Mouammar Kadhafi, des armes avaient été fournies aux rebelles. Certaines de ces armes avaient par la suite été récupérées par les djihadistes et réutilisées, pour certaines, au Mali, où les forces françaises ont intervenues début 2013 pour contrer l’avancée de groupes islamistes armés.

Irak : 500 Yazidies assassinés par les djihadistes

Irak : 500 Yazidies assassinés par les djihadistes

 

 

Les Yazidies pratiquent une religion monothéiste très ancienne dont les racines se trouvent en Iran. Les membres de cette communauté sont considérés par les extrémistes sunnites de l’Etat islamique comme des « adorateurs du diable ».Les djihadistes de l’Etat islamique ont assassiné au moins 500 membres de la minorité religieuse yazidie depuis le début de leur récente offensive dans le nord de l’Irak et les ont inhumés dans des fosses communes, a déclaré dimanche à Reuters le ministre irakien des Droits de l’homme. Mohamed Chia al Soudani a dit détenir la preuve que les extrémistes sunnites ont enterré vivant certaines de leurs victimes, dont des femmes et des enfants. Il a ajouté que l’EI avait enlevé environ 300 femmes pour en faire des esclaves.  Au moins 20.000 Irakiens, réfugiés dans les monts Sinjar pour fuir les jihadistes dans le nord de l’Irak, ont pu s’échapper sains et saufs vers la Syrie avant de revenir en Irak escortés par les forces kurdes, ont indiqué des responsables kurdes. Un responsable au point de passage de Fishkabour, à la frontière, a indiqué que 30.000 personnes étaient arrivées de Syrie, la députée Yazidie Vian Dakhil faisant état pour sa part de 20.000 à 30.000 ayant fui et se trouvaient désormais dans la région autonome du Kurdistan irakien.

 

Irak: « débrouillez-vous » (Fabius)

Irak:  «  débrouillez-vous » (Fabius)

 

C’est en substance ce qu’a dit officiellement mais diplomatiquement Fabius présent en Irak. Echaudée par ses initiatives plus ou moins heureuses au Mali et en Centrafrique (où nous sommes toujours pratiquement seuls)  la France n’ose même pas annoncer qu’elle pourrait participer à des frappes aériennes  sur les djihadistes. Sur ce dossier na France n’a guère montré de courage et sans doute la situation intérieure française très dégradée n’incite pas Hollande  à « se mouiller ».  Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé dimanche à la formation d’un gouvernement d’unité nationale en Irak pour faire face à l’offensive des djihadistes de l’Etat islamique.  Venu superviser dans le pays une distribution d’aide humanitaire française, il a indiqué en outre que la France ne prévoyait pas pour le moment d’intervenir militairement. Laurent Fabius a repris le credo des dirigeants occidentaux, notamment américains, en appelant les parlementaires irakiens à désigner un nouveau Premier ministre capable de dépasser les divisions confessionnelles. Le chef du gouvernement sortant, le chiite Nouri al Maliki, est accusé d’avoir attisé le ressentiment de la population sunnite, favorisant la progression des intégristes de l’Etat islamique. « L’Irak a besoin d’un gouvernement d’unité, de large unité », a dit le ministre français à Bagdad. « Il faut que tous les Irakiens se sentent représentés et puissent mener la bataille contre le terrorisme. Le mot d’ordre, c’est la solidarité », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse avec son homologue irakien Hochiar Zebari. A Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, où il s’est rendu ensuite, Laurent Fabius a déclaré qu’il revenait aux Irakiens eux-mêmes de combattre l’avancée des combattants islamistes. Il s’exprimait aux côtés du président du gouvernement régional du Kurdistan irakien (GRK) Massoud Barzani, qui a appelé la communauté internationale à fournir des armes aux Kurdes pour les aider à repousser la menace islamiste.  Massoud Barzani « estime, et il a raison, que c’est d’abord aux Irakiens de mener ce combat dès lors qu’ils disposent des armements nécessaires », a-t-il indiqué. « Notre soutien est actuellement humanitaire », a-t-il ajouté en réponse à une question, « mais actuellement une intervention de type militaire n’est pas prévue par la France. » Laurent Fabius devait ensuite superviser la distribution d’une aide humanitaire, dont des équipements de premier secours et des médicaments, envoyée par la France pour les populations réfugiées au Kurdistan irakien après avoir fui l’avancée des djihadistes de l’Etat islamique. « Dès que les conditions politiques, sécuritaires et humanitaires seront remplies, je ne doute pas que nous viendrons à bout ensemble de la menace terrible qui pèse sur l’Irak et cette région », a-t-il encore dit.

 

Début des raids américains sur l’Irak

Début des raids américains sur l’Irak

 Première réplique américaine contre les djihadistes responsables de l’exil de plus de 100 000 personnes notamment des chrétiens. L’armée américaine a mené vendredi deux nouveaux raids aériens contre les djihadistes de l’Etat islamique dans le nord de l’Irak, a annoncé le Pentagone. Ces frappes font suite au largage de deux bombes sur les positions des combattants de l’EI plus tôt dans la journée.  Un drone a pris pour cible une batterie de mortier des islamistes et quatre chasseurs F/A-18 ont pilonné un convoi et une batterie de mortier de l’Etat islamique, précise le Pentagone dans un communiqué. Des responsables américains et européens ont déclaré que les convois de l’IE étaient à destination d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien. Un des responsables a ajouté qu’il était possible de l’un des convois visait à mener une attaque contre des communautés chrétiennes dans Erbil ou à proximité de cette ville. Le gouvernement régional kurde et des responsables américains ont reconnu que les peshmerga sont confrontés à des adversaires mieux armés et équipés qu’eux. Les djihadistes se sont constitué un arsenal d’armes et de munitions, principalement de fabrication américaine, qu’ils ont prises à des unités de l’armée irakienne mises en déroute lors de l’offensive qu’ils ont menée cette année.

 

Chrétiens d’Irak : urgence

Chrétiens d’Irak : urgence

 « Face à la gravité de cette situation dont la population civile et les minorités religieuses sont les premières victimes, la France demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, afin que la communauté internationale se mobilise pour contrer la menace terroriste en Irak et pour apporter aide et protection aux populations menacées » Fabius. Cette demande intervient quelques heures après la prise de Karakoch, la plus grande ville chrétienne du pays. Cette ville de 50 000 habitants abritait aussi de nombreux chrétiens chassés de Mossoul, tombée aux mains des djihadistes le 10 juin.  « La France est très vivement préoccupée par les dernières avancées de l’EIIL [ancien nom de l'EI, NDLR] dans le nord de l’Irak et par la prise de Karakoch, la plus grande ville chrétienne d’Irak, et par les exactions intolérables qui sont commises », a souligné Laurent Fabius. Les djihadistes se sont aussi emparés d’autres villes du nord de l’Irak, forçant des dizaines de milliers de personnes à s’échapper. Quelques heures avant la demande de Laurent Fabius, Le pape François avait lancé un appel à la communauté internationale pour protéger les populations du nord de l’Irak et leur « assurer les aides nécessaires ». Ces populations, en grande partie chrétiennes, ont été contraintes de fuir devant l’avancée des djihadistes de l’Etat islamique. Le pape a adressé ce « pressant appel à la communauté internationale, afin qu’elle se mobilise pour mettre fin au drame humanitaire en cours ».  Le patriarche chaldéen Louis Sako, qui évoque 100 000 chrétiens déplacés, a également exhorté la communauté internationale à agir, redoutant un « génocide » : « Aujourd’hui, nous lançons un appel avec beaucoup de douleur et de tristesse, au conseil de sécurité de l’ONU, à l’Union européenne et aux organisations humanitaires, pour qu’ils aident ces gens en danger de mort. » Dans une lettre adressée au pape François, aux patriarches d’Orient et aux présidents des conférences épiscopales du monde entier, il appelle la communauté internationale à une « prise de conscience » et à des « actions concrètes ». La solution se trouve « uniquement entre les mains de la communauté internationale, à commencer par les superpuissances», affirme-t-il dans sa lettre, citée par La Croix.  Avant l’invasion américaine de 2003, plus d’un million de chrétiens vivaient en Irak, dont plus de 600 000 à Bagdad. Mais, en raison des violences meurtrières qui ont secoué le pays depuis dix ans, ils ne sont aujourd’hui pas plus de 400 000 sur l’ensemble du territoire.

 

Empêcher le massacre des chrétiens d’Irak ( D’Ormesson*)

Empêcher le massacre des chrétiens d’Irak ( D’Ormesson*)

 

« Il se passe dans ce monde, et souvent autour de nous, et parfois même chez nous, beaucoup de choses affreuses et tout à fait inacceptables. En Libye, en Syrie, au Mali, dans plusieurs pays d’Afrique, en Ukraine, hier dans les Balkans, dans le Caucase, au Tibet – aujourd’hui encore, peut-être? -, avant-hier au Cambodge ou au Rwanda, des abominations ont été commises. L’origine et le sommet du mal, nous les connaissons. Elles sont européennes: Hitler et son national-socialisme, Staline et son communisme, les uns et les autres si longtemps acclamés par des populations aveuglées et par de soi-disant élites devenues folles. Dans un coin névralgique du Moyen-Orient, au nord de l’Irak, entre la Syrie, la Turquie et l’Iran, surgit soudain comme la foudre un péril formidable et nouveau: l’État islamique - le Daech, en arabe – d’Abou Bakr al-Baghdadi, dit le calife Ibrahim, il y a encore quelques semaines tout à fait inconnu.Auprès de ce qui est en train de se développer autour du calife Ibrahim, al-Qaida apparaît comme une organisation largement dépassée en matière de terrorisme et de cruauté. Mossoul et ses champs de pétrole sont déjà tombés. Bagdad, au nom prestigieux, siège, il y a un peu plus de mille ans, d’une des civilisations les plus éblouissantes de l’histoire, est sur le point d’être emporté. Depuis la chute de Saddam Hussein, ou peut-être plutôt depuis sa prise de pouvoir, l’Irak n’en finit pas de poursuivre son chemin de croix. Sunnites et chiites se massacrent sauvagement. Auprès de ce qui est en train de se développer autour du calife Ibrahim et de son Daech, Al-Qaïda apparaît comme une organisation largement dépassée en matière de terrorisme et de cruauté. Les conséquences de l’ascension fulgurante de l’État islamique sont imprévisibles. Le jeu politique risque d’en être largement modifié. Il n’est pas exclu que nous assistions à un rapprochement entre les États-Unis, la Russie, l’Iran – et peut-être même Assad – auquel personne n’aurait pu croire il y a encore trois mois. N’importe quoi d’inattendu et de terrifiant peut naître de la situation actuelle dans cette région du monde. Le plus clair, en tout cas, est qu’en proie à une des persécutions les plus cruelles de tous les temps les chrétiens d’Irak sont menacés d’extinction. Avec Abraham, légende ou réalité, la Mésopotamie et l’Irak sont à la naissance du judaïsme – et donc du christianisme. Les communautés chrétiennes d’Irak sont parmi les plus anciennes de l’histoire. Elles sont sur le point d’être exterminées. Une question est souvent posée : que peut-on faire pour les chrétiens persécutés ? D’abord, ne pas les oublier. Il n’est pas question de réclamer un statut particulier pour les chrétiens où qu’ils soient. Mais il est tout aussi impossible d’accepter que les chrétiens d’Irak soient traités aujourd’hui comme ils le sont par l’État islamique en voie de constitution autour de Mossoul et peut-être, demain, de Bagdad. Une question est souvent posée: que peut-on faire pour les chrétiens persécutés? D’abord, ne pas les oublier. Prier pour eux si l’on est croyant. Agir en leur faveur par les voies politiques et diplomatiques. Les accueillir dans des pays où ils pourraient survivre. Leur témoigner de toutes les façons possibles une solidarité et un soutien. Faut-il que l’Europe soit faible et les Nations unies peu présentes pour avoir laissé se dérouler le fil des massacres annoncés! Le cardinal Barbarin, en se rendant aux environs de Mossoul en compagnie de deux prélats, n’a pas seulement apporté avec courage aux chrétiens d’Irak l’appui de l’Église de France. Il a sauvé l’honneur d’une Europe et d’un monde désespérément absents. Toutes les instances nationales et internationales ont le devoir de prendre les mesures nécessaires pour sauver ce qui peut encore être sauvé. Il est impossible de ne pas souligner aussi le mal que fait à l’islam un mouvement comme celui de l’État islamique d’Abou Bakr al-Baghdadi. L’islam est une grande et belle religion. Il faut la reconnaître, la respecter, l’honorer. Mais il faut aussi que les musulmans dénoncent eux-mêmes avec force les abominations du soi-disant État islamique. Nous dénonçons ici toutes les formes d’intolérance qui peuvent se présenter chez nous à l’égard de l’islam. Nous attendons des musulmans de France et d’ailleurs qu’ils dénoncent aussi les horreurs du califat de Mossoul et qu’ils le combattent activement. »

 

* Membre de l’Académie française

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol