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La moitié des médias mentent ( sondage IPSOS)

  • La moitié des médias mentent ( sondage IPSOS)

Près d’un Français sur deux (48%) pense que journaux et magazines véhiculent fréquemment des fausses informations, proportion qui monte à 52% pour la télévision et la radio, selon une étude Ipsos menée dans 27 pays et publiée vendredi. Selon cette étude «Ipsos global advisor» réalisée en ligne du 25 janvier au 8 février auprès de 19.541 personnes (environ 1.000 en France), la majorité de la population (52% en moyenne) dans le monde estime que la presse écrite diffuse «une large proportion» de fausses informations. En queue de peloton, la Serbie (82% de la population), la Hongrie (78%) et la Russie (68%) ne font pas confiance aux médias écrits.En ce qui concerne télévision et radio, la moyenne mondiale reste inchangée, tout comme le trio de queue. Les Américains sont 61% à estimer que ces médias véhiculent fréquemment des fausses informations (contre 55% pour la presse écrite). Comme d’autres études parues récemment, l’étude souligne la défiance particulière des Français dans les médias, seuls 37% affirmant avoir confiance dans la télévision et la radio, et 36% dans les journaux et les magazines. L’étude souligne aussi que la confiance à l’égard des médias s’est particulièrement dégradée depuis ces cinq dernières années, quel que soit le support, papiers (-21% de score de confiance en 5 ans), comme audiovisuels (-28%).

Pour les Français, un monde de plus en plus anxiogène (Brice Teinturier, IPSOS)

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Brice Teinturier, politologue d’Ipsos souligne le caractère anxiogène du monde pour les Français dans une interview au Monde.

 

La crise des « gilets jaunes » confirme la défiance des Français à l’égard des élites en général et des politiques en particulier, sentiment que les sondages d’opinion mettent en évidence depuis des années. Vous n’êtes donc pas surpris par ce qui s’est passé ces dernières semaines ?

Brice Teinturier : La défiance ne suffit pas à rendre compte de ce que nous vivons aujourd’hui. Les politiques sont convaincus que, pour regagner la confiance des Français, il faut « obtenir des résultats », et que la défiance se dissipera lorsque ces résultats seront visibles : c’est pourquoi ils s’acharnent à « poursuivre les réformes ».

Mais ce manque de confiance vient de bien plus loin : nos concitoyens ont de plus en plus le sentiment de vivre dans un monde angoissant, menaçant, complexe, sans que quiconque puisse en traduire le sens et en tracer l’avenir. C’est ce sentiment qui oriente de plus en plus notre rapport au monde, notre rapport aux autres.

Il y a dix ans, lorsqu’on interrogeait les Français sur les menaces qu’ils ressentaient, le chômage venait en tête, loin devant les autres items. Aujourd’hui, tous sont en hausse et quasiment à égalité, les anciens – le chômage, la perte de pouvoir d’achat, l’immigration – comme les nouveaux qui s’y sont ajoutés – le terrorisme, le climat, l’accès à la santé, à une nourriture saine… Le monde est perçu comme plus inquiétant, les menaces comme plus nombreuses.

Cette angoisse est-elle spécifique aux Français ?

Non. Ipsos réalise en continu chaque mois depuis des années l’enquête « What worries the world ? » (« Qu’est-ce qui inquiète le monde ? ») Dans vingt-huit pays, les plus grands de la planète, auprès de plus de 20 000 personnes de 16 à 64 ans interrogées en ligne. Or, 60 % des répondants considèrent que leur pays « va dans la mauvaise direction » ! Mais ce chiffre varie beaucoup selon les pays. Ainsi, 94 % des Chinois disent que leur pays « va dans la bonne direction », contre seulement 12 % de Brésiliens, 19 % des Espagnols ou des Sud-Africains, et 24 % des Français.

Pourtant, la durée de vie s’allonge, le nombre de guerres et de morts violentes diminue, la pauvreté dans le monde également…

Oui, le monde va beaucoup mieux aujourd’hui qu’hier, mais cela n’empêche pas l’appréhension de monter régulièrement. Il y avait 15 000 morts par intoxication alimentaire en France il y a trente ans, et pourtant la crainte de manger des aliments mauvais pour la santé est depuis plusieurs années en forte hausse. C’est le paradoxe de la « désillusion du progrès » soulignée par Raymond Aron : notre notion de « ce que devrait être la vie » change plus rapidement que notre vie réelle.

 

Et nous nous trouvons ainsi confrontés à des apories qui renforcent notre angoisse. L’espérance de vie s’accroît, fort bien : mais comment nourrir tout le monde ? Et quand vais-je enfin hériter du patrimoine de mes parents ? Comment vais-je financer leurs dépendances ? Le monde est plus tolérant, plus divers, plus respectueux des différences, fort bien : mais les frontières sont-elles sûres ? Et peut-on accueillir toute la misère du monde ? Nous savons que le climat se réchauffe et qu’il faut agir, fort bien : mais comment faire ? Et qui paiera ? Nous voulons plus d’égalité et de solidarité : mais comment ne pas décourager l’initiative des plus dynamiques ? Etc., etc.

Si les opinions des Français sur ces sujets se répartissaient le long de barrières d’âge, d’opinion politique, de classe sociale, d’idéologie, il pourrait y avoir des regroupements autour de trois ou quatre projets, trois ou quatre visions de l’avenir, dont l’une pourrait finir par rallier une majorité. Mais le problème est que nous sommes tous plus ou moins traversés individuellement par ces contradictions. Cette fragmentation des individus et entre individus crée une granularité tellement forte, renforcée par l’idée, promue par la société de consommation, que l’individu est source de toute valeur, qu’elle empêche tout rassemblement, sauf par petits groupes, autour de normes partagées et d’un projet collectif.

Mais n’est-ce pas justement le rôle des politiques, des intellectuels, de proposer de tels projets ?

Une autre caractéristique de ce monde est l’absence de « traducteurs », c’est-à-dire de personnes ou d’institutions capables de comprendre la complexité et de se projeter dans l’avenir. Les médias, comme les politiques, souffrent d’une crise de légitimité, on le sait, mais aussi d’une crise du statut de la vérité. Les intellectuels ont explosé en chapelles concurrentes, incapables de rassembler.

Les religions ne sont plus non plus légitimes pour proposer un rapport au monde, une projection dans le futur – en ce sens, il n’y a donc pas de « retour du religieux » : la flambée actuelle de l’islam comme d’autres religions est en réalité un retour de la religiosité, ce qui n’est pas la même chose. La science elle-même, l’expertise, qui savait articuler la connaissance et le progrès, ne jouent plus ce rôle : depuis une dizaine d’années, l’opinion selon laquelle « la science fait plus de mal que de bien » est en progression constante.

Les Français seraient-ils donc devenus dépressifs ?

Non, ils sont pessimistes, mais pas dépressifs. Un dépressif est quelqu’un qui n’a plus aucune envie ni capacité d’action. Alors qu’il y a de l’énergie, de la capacité créatrice, de l’envie d’agir – parfois violemment, on l’a vu –, de trouver des solutions en contournant ce qui bloque au-dessus de soi.

Je distingue pour ma part six façons d’agir contre ce sentiment d’angoisse face au monde où nous vivons.

La première, que je qualifierais d’optimiste, est de reconnaître la complexité du monde et de travailler aux solutions qui la prennent en compte. Mais c’est loin d’être le scénario dominant…

La deuxième, à l’inverse, entend simplifier à outrance ce monde complexe. C’est la désignation du complot, du bouc émissaire, le triomphe du populisme et du « y a qu’à ». Et, malheureusement, l’histoire montre que les régimes populistes durent plus longtemps que les autres…

La troisième, face à un futur inquiétant, est de retourner au passé : « Avant c’était mieux. » Cette vague du néoconservatisme a connu en France son apogée il y a environ dix ans, lorsque la phrase de nos enquêtes « Rien n’est plus beau que mon enfance » recueillait jusqu’à 52 % de suffrages… Cela a un peu diminué depuis.

La quatrième est celle de la purification. Pour éviter que les choses soient complexes, retournons à une pureté originelle plus ou moins mythique : sans sel, sans gluten, ou bien… sans étrangers. C’est malheureusement un scénario que l’on a déjà vu à l’œuvre dans l’histoire, et qui a de nouveau le vent en poupe…

La cinquième est de changer l’individu lui-même. Plutôt que de changer un monde trop compliqué, changeons-nous nous-mêmes, augmentons nos capacités personnelles, notre corps, mais aussi, pourquoi pas, notre cerveau : c’est l’homme augmenté.

La sixième est ce que j’appelle les « réalliances », c’est-à-dire le fait de se constituer en petits groupes partageant une communauté de valeurs et d’opinions pour atteindre des objectifs identifiés, à défaut de pouvoir « changer le monde » ou le « système » dans son entier : manger bio, consommer localement, manifester contre une taxe jugée injuste, boycotter une entreprise qui pollue, empêcher la fermeture d’une classe ou d’un bureau de poste, etc. Mais il s’agit de communautés fugaces, en recomposition permanente, incapables de proposer au plus grand nombre un projet global, une vision de l’avenir.

Là encore, ces réponses peuvent cohabiter et varier selon les moments et les circonstances chez les mêmes individus. Elles ne sont pas incompatibles et peuvent se combiner selon des proportions variables : on peut manger bio et regretter le bon vieux temps, se mobiliser pour le pouvoir d’achat et être raciste, dénoncer un complot et rêver de l’homme bionique… D’où la difficulté à tirer de tout cela un projet commun mobilisateur qui trouverait enfin le chemin de la majorité dans les urnes. Ce qui reste malgré tout le meilleur moyen d’exprimer la volonté générale de parvenir à une société meilleure.

 

Sondage : après l’IFOP, IPSOS confirme Hollande en baisse à 18%

Sondage : après l’IFOP, IPSOS confirme Hollande en baisse à 18%

 

L’inconséquence et la désinvolture de Hollande lui coûte cher (notamment dernièrement la nomination de ses petits copains de l’ENA). La cote de popularité de François Hollande a reculé de quatre points en avril en un mois, à 18%, celle du nouveau Premier ministre Manuel Valls s’établissant à 44%, selon le baromètre Ipsos pour le Point publié lundi. Dans le détail, 1% des sondés porte un jugement « très favorable » sur l’action de François Hollande comme président de la République et 17% « plutôt favorable », tandis que 36% expriment un avis « plutôt défavorable » et 40% « très défavorable ».  6% ne se sont pas prononcés (+2 points en un mois).  Interrogés sur l’action de Manuel Valls en tant que Premier ministre, 44% des sondés ont porté un jugement favorable (6% « très favorable », 38% « plutôt favorable ») et 34% défavorables (22% plutôt défavorables, 12% très défavorables).  Mais près d’un quart (22%) ne se sont pas prononcés sur le nouveau locataire de Matignon dans ce sondage réalisé moins de deux semaines après la nomination de Manuel Valls pour succéder à Jean-Marc Ayrault.  Parmi les personnalités politiques, le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé reste en tête du classement, après une progression de 4 points en un mois, à 56% de jugements favorables (13% ne se prononcent pas).  Il devance à nouveau l’ancien maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë (55%, +7 points, 18% ne se prononcent pas).  En troisième position, le président de l’UDI Jean-Louis Borloo (52%, + 11 points), qui a depuis annoncé son retrait de ses mandats et fonctions politiques pour raisons de santé.  Dans ce baromètre, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy gagne six points (45% favorables), tandis que son ancien Premier ministre François Fillon prend trois points (42%) et que le président de l’UMP Jean-François Copé progresse de neuf points (27%).  Chez les sympathisants de l’UMP, Nicolas Sarkozy demeure le leader politique le plus populaire et progresse même de dix points en un mois (89%), devançant Christine Lagarde, Alain Juppé et François Fillon.

 




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