Archive pour le Tag 'investisseurs'

La dette française : encore détenue pour plus moitié par des investisseurs étrangers

La dette française : encore détenue pour plus  moitié par des investisseurs étrangers

 

La dette française composée d’une part de la dette publique mais aussi de la dette privée des entreprises et des banques est encore détenue par plus de la moitié des étrangers. La dette française la dette publique représente environ 100 % soit de l’ordre de 2100 milliards, la dette privée équivalent à 250 % de PIB ;  d’où évidemment l’ardente obligation pour la France de mieux gérer ses grands équilibres à moins de voir les taux s’envoler avec des conséquences néfastes sur la compétitivité, la croissance et emploi. La France ne peut pas vivre sans l’aide des investisseurs étrangers ; si cette aide devait cesser l’État notamment serait en faillite et accessoirement les fonctionnaires ne pourraient plus être payés. Leur taux de détention de la dette publique de long-terme fléchit en effet de 59% fin 2015 à 56% fin 2016, relève la Banque de France. Cet indicateur retrouve ainsi un plus bas depuis fin 2006, à l’approche des élections présidentielles. L’an dernier, les non-résidents ont acheté un total de 30 milliards d’euros d’obligations et autres titres de dette sur cette période. Pour rappel, la dette publique représente l’ensemble des emprunts contractés par les administrations publiques. Elle représente ainsi la dette de l’État, des collectivités territoriales et ainsi que celle des organismes de Sécurité sociale. Selon les dernières statistiques publiées par l’Insee, la dette publique a encore progressé de 50 milliards d’euros en 2016. Elle atteint ainsi 2147,2 milliards au 31 décembre 2016 et représente 96 % du PIB, contre 95,6 % fin 2015. Dans le détail, la Banque de France a mis en évidence que la position des non-résidents sur la dette publique française se réduit, avec des «arrivées à échéance et des ventes nettes pour un montant de 11 milliards d’euros», au 31 décembre 2016. D’où la diminution de leur taux de détention. Si l’on observe les statistiques compilées par l’Agence France Trésor et celles de la Banque de France, la part des non-résidents dans la dette française est en recul depuis 2010. Cette année-là, 70% de la dette négociable de l’Etat était détenue par des non-résidents. A titre de comparaison, ce taux atteignait 28% en 1999.

Allemagne : moral des investisseurs en hausse

 

 

 

Après la grosse chute du mois de juillet les investisseurs allemands retrouvent le moral. Cela grâce à des résultats économiques plus satisfaisants qu’attendus en juillet En zone euro, d’après la deuxième estimation publiée par Eurostat, la croissance du PIB est à 0,3 % au 2e trimestre 2016. Le  PIB allemand, lui,   pour le 2e trimestre 2016,  est à 0,4 % (après 0,7 %)» Le moral des investisseurs allemands a donc rebondi en août, selon l’institut ZEW dont le baromètre publié aujourd’hui est revenu en territoire positif à 0,5 point. Le baromètre avait chuté le mois dernier à -6,8 points, son plus bas niveau en presque quatre ans, plombé par les inquiétudes entourant la décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne.

Croissance Allemagne: le moral des investisseurs s’effondre

Croissance Allemagne: le moral des investisseurs s’effondre

 

Conscient sans doute que les chiffres macro économiques du second trimestre ne seraient pas très brillants, le gouvernement allemand a pronostiqué un rebond pour le troisième trimestre. Or ce rebond est contredit par l’écroulement du moral des investisseurs mesurés en juillet.  Après un solide premier trimestre, la première économie européenne subit une baisse de la production industrielle et des exportations, tandis que ses commandes à l’industrie sont sans relief, laissant craindre qu’elle ne subisse le contrecoup d’une économie mondiale qui tourne au ralenti. Le moral des investisseurs en Allemagne s’est effondré en juillet à son plus bas niveau depuis presque quatre ans, plombé par les inquiétudes entourant le choix du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne, selon le baromètre ZEW publié mardi. Passant en territoire négatif, à -6,8 points, ce baromètre, qui mesure la confiance des acteurs de marché à l’égard de l’économie, s’est effondré de 26 points par rapport au niveau de 19,2 points enregistré en juin. Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset s’attendaient à une chute mais pas d’une telle ampleur, puisqu’ils misaient en moyenne sur un indice à 6 points. Pourtant il y avait des raisons objectives pour s’attendre à cette dégradation.  La production industrielle allemande a baissé de 1,3% en mai alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée. En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,5% et non pas de 0,8% comme annoncé dans un premier temps. Par ailleurs la production industrielle en France comme en Allemagne recule. À cet environnement international dégradé il convient d’ajouter un autre facteur négatif pour la France avec les nombreuses manifestations et surtout les blocages et autres grèves. Ce résultat des deux premières puissances européennes laisse présager de mauvais chiffres de croissance pour le second trimestre en zone euro. La production industrielle en France s’est  repliée de 0,5% en mai, après une hausse de 1,2% en avril, a indiqué vendredi l’Insee. La production manufacturière est pour sa part restée stable en mai, mois qui a été marqué par raffineries organisés pour protester contre le projet de loi travail. Elle avait augmenté de 1,3% en avril.

La France cible des investisseurs chinois

La France cible des investisseurs chinois

 

L’ ’Europe et en particulier la France sont devenus des cibles privilégiées des investisseurs chinois. En cause la volonté des chinois de réorienter leur économie vers la consommation et ne plus se limiter à être l’usine du monde. L’objectif est de s’approprier des savoir-faire et de satisfaire les nouvelles couches moyennes chinoises avec des produits locaux. D’après une étude récente du cabinet américain Baker & McKenzie, l’Europe est devenue en 2015 la principale cible des investissements chinois, en particulier la France et les montants engagés depuis le début de 2016 représentent déjà le double du total de l’an dernier. En 2015, le Club Med a été racheté par Fosun, l’aéroport de Toulouse par un consortium chinois, et Louvre Hotels par le géant du tourisme Jin Jiang. Le mouvement se poursuit. Le 30 mars, Pierre & Vacances a réalisé une augmentation de capital de près de 25 millions d’euros réservée à HNA, maison mère de Hainan Airlines. Avec 10 % du capital de l’entreprise, fondée et toujours dirigée par Gérard Brémond, HNA aura deux représentants au conseil d’administration du spécialiste des résidences de vacan ces, également propriétaire de Center Parcs. Les investissements concernent en effet aussi les activités touristiques mais aussi le sport. On connaissait l’attrait des pays du Golfe (Qatar avec le PSG, Emirats Arabes Unis pour Manchester City) et des Russes (Chelsea, Monaco) pour le football, mais l’intérêt de la Chine pour le ballon rond est grandissant. Il faut dire que Xi Jinping, fan de football, ambitionne de faire de son pays une des grandes puissances mondiales de ce sport et encourage les investissements allant dans ce sens. Ainsi, l’acquisition par le groupe chinois Suning de l’Inter Milan, vainqueur de la Ligue des Champions en 2010, ne semble pas anodine. Ce conglomérat, qui détient près de 1.600 magasins en Chine et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 24 milliards de dollars (21 milliards d’euros) en 2015, est la propriété du milliardaire Zhang Jindong, 403ème fortune mondiale selon Forbes et… membre de la conférence consultative politique du peuple chinois, une assemblée sans pouvoirs de décision mais placée sous la tutelle du Parti communiste chinois. Outre l’Inter Milan, son rival historique, l’AC Milan, serait lui aussi sur le point de devenir la propriété d’investisseurs chinois où le nom de Jack Ma, fondateur d’Alibaba, revient avec insistance de l’autre côté des Alpes. Le magnat chinois entretient des relations étroites avec le président Xi Jinping, qui de 2002 à 2007, a été le secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) de la province du Zhejiang, où Alibaba a son siège. Une proximité qui avait également conduit l’actuel président chinois à emmener une délégation visiter Alibaba, au cours de ses sept mois à la tête du Parti à Shanghai, en 2007.Enfin, le récent finaliste de la Ligue des Champions, l’Atlantico de Madrid, a vu arriver en 2015 dans son capital, à hauteur de 20%, Wanda, le numéro un de l’immobilier en Chine, détenu par la plus grosse fortune du pays, Wang Jianlin (18ème fortune mondiale selon Forbes avec 34,9 milliards de dollars). Ancien soldat de l’Armée populaire de libération, il est membre du Parti communiste chinois où plusieurs proches du pouvoir sont actionnaires.  Des allègements fiscaux ont été proposés à tous les grands groupes industriels chinois pour qu’ils investissent dans le foot. L’objectif est de développer ce sport en Chine afin d’une part d’améliorer les relations diplomatiques mais aussi de constituer un éventuel amortisseur du mécontentement populaire dû au développement des inégalités.

(Avec Challenges)

Investisseurs zone euro : du mieux

Investisseurs zone euro : du mieux

L’indice Sentix mesurant le sentiment des investisseurs et des analystes dans la zone euro est remonté en décembre à son meilleur niveau depuis le mois d’août, grâce à la politique ultra-accommodante de la Banque centrale européenne, montrent les résultats de l’enquête publiés lundi. L’indice calculé par l’institut allemand du même nom a atteint 15,7 contre 15,1 en novembre, en hausse pour le deuxième mois consécutif. Il est cependant inférieur aux attentes, les économistes interrogés par Reuters tablant en moyenne sur 17,0. »La perception de la situation économique s’est dégradée un peu partout dans le monde mais la zone euro est l’exception à la règle », commente Sentix dans un communiqué. « La BCE y a vraisemblablement contribué. Bien qu’ayant peu ‘délivré’ sur le court terme, elle a répété son engagement à agir si nécessaire ».

Croissance Allemagne : moral des investisseurs en baisse, danger pour la zone euro

Croissance Allemagne : moral des investisseurs en baisse, danger pour la zone euro

 

La baisse du moral des investisseurs en Allemagne constitue une très mauvaise nouvelle pour la zone euro qui s’englue chaque jour un peu plus dans la croissance molle. Certes l’excédent commercial de l’Allemagne devrait atteindre des records en 2015 mais ce résultats est essentiellement dû à la baisse des cours des matières premières. En effet la production industrielle a régressé en juin. Par ailleurs les commandes extérieures sont en retrait comme c’est le cas dans d’autres pays exportateurs notamment la Chine et le Japon. En fait l’Allemagne comme la plupart des autres pays est victimes de la tendance baissière de la croissance mondiale. Croissance mondiale dont la baisse est illustrée en particulier par la diminution de l’industrie manufacturière en Chine. Quand l’usine du monde est en panne l’économie mondiale se porte mal. Cela démontre à l’évidence les limites des politiques d’austérité excessive qui vise à restreindre la consommation extérieure au profit des exportations. Or  les commandes extérieures régressent du fait en particulier d’une demande intérieure insuffisant. En quelque sorte c’est un cercle vicieux qui affecte toute l’économie mondiale. La confiance des milieux financiers allemands s’est donc nettement dégradée en août, le baromètre ZEW qui la mesure ayant reculé à 25 points, contrairement aux attentes, selon les chiffres publiés mardi. A 29,7 points en juillet, cet indicateur, calculé par l’institut économique du même nom, affiche ainsi une cinquième baisse mensuelle d’affilée et reste à son plus bas niveau depuis novembre 2014. Cette baisse de confiance pourrait rapidement être  contagieuse pour toute la zone euro.  Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset tablaient au contraire sur un rebond à 31,5 points. « Le moteur de la conjoncture allemande continue de tourner. Mais ce qui obscurcit les attentes (des milieux financiers) en matière de conjoncture doit être le fait que, vu les conditions géopolitiques et économiques mondiales, des améliorations majeures de la situation économique en Allemagne sont improbables à moyen terme », a expliqué, dans un communiqué, Clemens Fuest, président de l’institut ZEW. Pour James Howat, économiste chez Capital Economics, ce nouveau recul du baromètre ZEW est le signe que « les investisseurs sont de plus en plus inquiets concernant la reprise en Allemagne » et ce malgré les progrès enregistrés dans les négociations pour aider la Grèce à éviter la faillite. L’économiste souligne tout de même que l’indice reste « largement en territoire positif, ce qui implique quand même que les investisseurs tablent toujours sur une amélioration des conditions économiques ». La composante du baromètre mesurant l’évaluation par les investisseurs de la situation actuelle en Allemagne a d’ailleurs continué de remonter, atteignant 65,7 points en août, contre 63,9 points en juillet. La première estimation de la croissance allemande au deuxième trimestre sera publiée vendredi. Le premier trimestre avait affiché une croissance de 0,3%. Pour les trois mois suivants, les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers FactSet tablent sur une accélération, à 0,5%, même si le repli inattendu de la production industrielle en juin, dévoilé vendredi dernier, a quelque peu tempéré les attentes.

 

Immobilier neuf : hausse due aux investisseurs

Immobilier neuf : hausse due aux investisseurs

C’est grâce aux investisseurs que le marché reprend car l’accession à la propriété est toujours en panne.  Un bonne nouvelle même si on est encore en dessous des chiffres de 2011-2012. Évidemment très loin des objectifs du gouvernement puisqu’on a construit 300 000 logements en 2014 neufs pour 500 000 promis ! Avec des prix en moyenne de 4000 euros le m2 environ mais avec de fortes disparités selon les régions. Les ventes de logements neufs connaissent donc enfin une embellie. Celles des promoteurs se redressent depuis six mois. De janvier à mars, les ventes de logements neufs ont progressé de 10,4% sur un an, à 25.826 logements, selon les chiffres publiés jeudi 21 mai par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).  Parmi elles, les ventes au détail de logements neufs ont bondi de 20% tandis que les ventes en bloc reculaient en revanche de 23% sur un an, et celles de logements en résidences services baissaient de 7,7%. Déjà au dernier trimestre de l’an dernier, les ventes de logements neufs avaient progressé de 12,5%, faisant naître un espoir de reprise dès 2015, pour un marché sinistré ces dernières années.  Cette reprise est pour l’instant portée par les investisseurs particuliers, auprès desquels les ventes ont bondi de 59,4% tandis que les ventes aux accédants à la propriété régressaient de 3,3%, en dépit de taux d’intérêt toujours très bas. Les ventes aux investisseurs ont été relancées dès le mois de septembre, grâce aux assouplissements apportés au dispositif fiscal Pinel (ex-Duflot), rappelle la FPI. « Les besoins sont là, la confiance commence à revenir, le contexte macro-économique est plus favorable », souligne le président de la FPI François Payelle, mais le redémarrage des ventes aux investisseurs n’est « que le premier étage de la fusée ». Toutefois, « pour consolider ce début de reprise », il faut que s’y ajoutent « les deux autres étages », l’accession à la propriété, et un lancement de nouveaux projets « en nombre suffisant, permettant enfin de répondre à la demande ».  De leur côté, les mises en vente ont progressé de 6,5% au premier trimestre sur un an, pour concerner 20.969 logements, contre 19.683 à la même période un an plus tôt. Elles demeurent toutefois bien inférieures à leur niveau des années 2011-2012 (environ 28.000), ce qui « témoigne du net ralentissement de la construction observé au cours de l’année 2014″, dit la FPI.  Les prix de vente des logements sont restés quasi stables (-0,6%) à 3.945 euros le m2 en moyenne en France, sur les trois premiers mois de l’année, avec des évolutions très disparates d’une agglomération à l’autre. Ils ont progressé de 7,6% à Montpellier et 7,1% à Rennes, tandis qu’ils baissaient de 14,5% à Caen et de 13,5% à Arcachon.

 

Allemagne : baisse de moral des investisseurs

Allemagne : baisse de moral des investisseurs

L’indice ZEW du sentiment des investisseurs a baissé plus que prévu en avril, reflétant comme en mars les inquiétudes liées aux tensions en Ukraine et les craintes de répercussions sur l’économie allemande, selon l’enquête mensuelle de l’institut de recherche économique basé à Mannheim. L’indice a reculé à 43,2 contre 46,6 en mars, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 45,0. Sa composante mesurant les conditions actuelles a en revanche poursuivi sa progression à 59,5 contre 51,3, dépassant nettement le consensus qui était à 51,8. « La perception très positive de la situation économique peut aussi expliquer en partie que les experts aient légèrement révisé leurs anticipations pour les six prochains mois », note le ZEW (Zentrum für Europäische Wirtschaftsforschung) dans son communiqué. « De leur point de vue, l’économie allemande connaît déjà un rythme d’expansion considérable. »

 

Attractivité : des investisseurs peu convaincus par les gadgets de Hollande

Attractivité : des investisseurs peu convaincus par les gadgets de Hollande

Le constat est là 77% d’investissements étrangers en moins en France en 2012 et une grande inquiétude sur l’instabilité fiscale et réglementaire pour l’avenir ; il y avait donc du travail pour Hollande pour convaincre les patrons étrangers lors du conseil d’attractivité (un nouveau machin !).  Hollande s’est exprimé  devant une trentaine de grands patrons étrangers (Volvo, Bosch, Siemens, Samsung, Intel, Nestlé ou General Electric) mais aussi de responsables de fonds d’investissement koweïtien, qatari et chinois réunis sous les ors de l’Elysée pour un « Conseil stratégique de l’attractivité ».  Le chef de l’Etat, qui leur a donné rendez-vous dans six mois pour « juger » de ses réformes, a promis une nouvelle fois « d’harmoniser » la fiscalité française sur les entreprises avec celles de ses « principaux voisins européens » et notamment celle de l’Allemagne « à l’horizon 2020″.  Mais les attentes de ces investisseurs à l’égard de la France pourraient être plus immédiates, avec une taxe à 75% sur les plus hauts revenus qui a fait figure d’épouvantail et un impôt sur les sociétés qui pourra atteindre cette année un taux record en Europe de 38%.  Vantant les mérites de son « pacte de responsabilité » qui doit se traduire par des créations d’emplois en échange d’un allègement du coût du travail, François Hollande a cependant souligné qu’il devait conduire aussi à davantage de « visibilité sur la trajectoire fiscale » des entreprises.  Dès à présent, le chef de l’Etat a annoncé ou confirmé toute une série de mesures techniques comme la fusion de l’Agence française des investissements internationaux (AFII) et d’UbiFrance, organisme chargé de la promotion des entreprises françaises à l’étranger, des aides à l’implantation de start-ups étrangères ou une simplification administrative et douanière.  François Hollande a également confirmé la création d’un « passeport talent » pour « mieux recevoir les innovateurs et les créateurs » et promis des délais d’obtention de visas pour les hommes d’affaires « réduits à 48 heures » contre plusieurs semaines aujourd’hui.  La France, a-t-il souligné, n’a « pas peur » des investissements étrangers et « pas peur de s’ouvrir au monde », elle n’entend pas « se protéger », considérant « même que la mobilité des investissements –français à l’étranger, étrangers en France– fait partie de la réussite d’un pays ».  Cet appel, a encore insisté François Hollande, vaut tout particulièrement pour les investisseurs issus des pays émergents qui, a-t-il déploré, ne représenteront encore « que 10% des décisions d’investissements » étrangers cette année en France.   »La première condition si on veut attirer (les capitaux), c’est d’être séduisant », relève-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat. Mais encore faut-il les convaincre de cette mutation du « site France ».   »La France est très chère », a réagi sur le perron de l’Elysée Victoria Mars, présidente du conseil d’administration de la célèbre marque américaine de barres chocolatées, évoquant un coût de travail élevé tout en se disant « confiante » dans l’amélioration du climat des affaires dans l’Hexagone.  De son côté, Ernst Lemberger, président de la société d’investissement autrichienne Ventana, a salué un gouvernement français qui a « vraiment pris la mesure de ce qui est à faire pour redresser la capacité productive » de la France, mais il attend désormais des mesures « concrètes ».  Quant à Anand Mahindra, patron du groupe industriel indien du même nom, il a lancé dans un sourire: « La France pourrait devenir le nouveau marché émergent du monde ».  Récemment encore, le cabinet Ernst and Young déplorait qu’elle émette plutôt des « signaux défensifs voire répulsifs qui préoccupent entrepreneurs et décideurs », quand l’Allemagne et le Royaume-Uni, au contraire, sont « mieux ancrés dans la mondialisation, jugés plus flexibles et plus compétitifs ».  Pour preuve: dans un appel publié le 19 décembre par le quotidien économique Les Echos, plus de 50 dirigeants de filiales étrangères installées en France (Coca-Cola, GE, Siemens, HP, Adecco…) avaient fait part de leurs difficultés croissantes à convaincre leurs maisons mères d’investir en France.  Conséquence, selon la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED): les investissements directs étrangers se sont effondrés de 77% en France l’an dernier alors qu’ils ont quintuplé vers l’Allemagne.

 

Croissance zone euro : confiance des investisseurs en hausse

 

 

Croissance zone euro : confiance  des investisseurs en hausse

 

L’indice Sentix du sentiment des investisseurs dans la zone euro est repassé en territoire positif en septembre pour la première fois depuis juillet 2011, à +6,5 après -4,9 en août, a annoncé lundi le cabinet d’études Sentix. Il se hisse ainsi à son meilleur niveau depuis mai 2011 et dépasse nettement le consensus établi par Reuters qui donnait -2,8. « C’est la deuxième plus forte hausse de l’indicateur depuis sa création en 2003″, a souligné Sebastian Wanke, analyste chez Sentix. Les 893 investisseurs sondés par Sentix entre le 5 et le 7 septembre se sont montrés nettement plus optimistes tant pour leur situation actuelle que pour leurs perspectives à six mois. Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a progressé à -8,8 contre -22,3, revenant ainsi à son meilleur niveau depuis octobre 2011, et celui sur les anticipations a bondi à 23,0 points contre 14,3 en août.L’indice pour l’Allemagne a atteint 28,4, au plus haut depuis avril 2011, contre 20,3 en août.

 

Inde: opération séduction ratée de Hollande auprès des investisseurs indiens

Inde  opération séduction ratée de Hollande auprès des investisseurs indiens

Un président  transformé en commis voyageurs ; justement ce que Hollande reprochait à Sarkozy. Notamment en 2008 quand Sarkozy essayait déjà de vendre des Rafales ( et le reste). Hollande fait la même chose pour rééquilibrer le commerce déficitaire de la France avec l’Inde ; en plus il appelle les investisseurs indiens à s’installer en France. Là, l’opération charme est plutôt ratée d’après la presse indienne ; car ce que retiennent surtout les investisseurs ce sont les complexités administratives, la fiscalité et le surcoût du travail. L’affaire Mittal a aussi beaucoup refroidi même si Mittal est aujourd’hui plus international qu’indien. Le petit arrangement de Hollande avec Mittal à Florange n’est sans doute pas étranger à cette opération de séduction. On ne peut reprocher à un président de jouer au VRP en cette période de crise mais il faudrait un peu de cohérence de la part de celui qui déclarait il y a peu que « l’ennemi c’est la finance ». Le président français François Hollande a donc lancé vendredi à Bombay une opération séduction auprès des investisseurs et des industriels indiens, « invités » à venir en France pour stimuler des échanges économiques encore frileux.   »Nous sommes tous convaincus que l’Inde a un grand avenir, nous voulons y prendre notre part » et « nous sommes prêts », a-t-il lancé sans détours au terme d’une visite d’Etat de 48 heures, rendant un « hommage tout particulier » aux « grandes familles » d’industriels indiens, la dynastie des Tata et des Ambani.  Bombay, « c’est le coeur économique de l’Inde et je le sens battre à une vitesse rapide » sur cette « terre de tous les possibles », a-t-il enchaîné devant quelque 200 chefs d’entreprises réunis à l’hôtel Taj Mahal, un palace symbole des fastes de l’Inde dans une ville constellée de bidonvilles.  En France, a assuré François Hollande dans un entretien au quotidien à grand tirage The Times of India, les investisseurs indiens trouveront « les meilleures technologies, un bon niveau d’infrastructures, une main d’oeuvre de qualité exceptionnelle et en plus, au coeur de la plus grande économie du monde: celle de l’Europe ». Le  président français, adepte d’une « diplomatie économique » même s’il refuse d’apparaître en « VRP », a discrètement rencontré vendredi à New Delhi une quinzaine de membres du Conseil franco-indien des dirigeants d’entreprise, un club très sélect qui réunit le gotha de l’économie indienne. « Vous n’avez pas une fenêtre, toute la porte (de la France) vous est ouverte », leur a-t-il lancé.  François Hollande s’est voulu aussi porteur d’un message rassurant sur la santé de l’économie européenne et française: « la crise de la zone euro est terminée, la confiance est revenue, les investisseurs sont là et la monnaie européenne, est maintenant appréciée « , a-t-il lancé à Bombay. Curieux discours qui contraste sérieusement avec la réalité.

 

 

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Avertissement des investisseurs étrangers à la France pour Général Electric

Avertissement des investisseurs étrangers à la France pour Général Electric

 

Mise en garde contre les signaux négatifs que la France envoie aujourd’hui aux investisseurs étrangers. Par Nani Beccalli responsable européen GE (interview Le figaro)

 

General Electric est un géant. Le conglomérat américain, qui emploie 300.000 personnes dans le monde et pèse plus de 230 milliards de dollars en Bourse, est un des plus grands industriels de la planète dans ses principaux métiers (énergie, aviation et transports, santé, finance…). Le groupe a publié vendredi un bénéfice net trimestriel de 3,5 milliards de dollars (+8,3 %).

LE FIGARO. – General Electric est un géant mondial, très présent en Europe et dans de nombreux métiers. Quelles sont à vos yeux les perspectives de l’économie européenne?

Nani BECCALLI. - L’environnement économique en Europe est clairement difficile. Mais il faut garder à l’esprit quelques grandes distinctions. D’abord, il ne faut pas faire l’amalgame entre les ­finances publiques, le système ­financier, et l’économie réelle. Ensuite, les difficultés sont loin d’être uniformes d’un pays à l’autre en Europe. J’étais récemment en Norvège, où l’activité liée à la production pétrolière est extrêmement dynamique… Je peux vous dire qu’on n’y a pas le sentiment d’un pays en crise! Globalement, l’Europe du Nord se porte bien. En Europe centrale et orientale, les économies sont tirées par les afflux d’investissements destinés à reconstruire les grandes infrastructures pour les amener au même niveau que le reste de l’Europe. L’Allemagne, certes, ralentit, mais on y garde un grand sentiment de confiance. Les problèmes se concentrent donc au sud, mais là aussi avec des situations contrastées. Les Italiens restent riches ; c’est l’État italien qui est dramatiquement appauvri et pour longtemps. L’Espagne souffre d’avoir concentré son activité sur un seul secteur, la construction. Reste la Grèce qui, elle, est toujours en crise…

L’Européen que vous êtes a-t-il des difficultés à «expliquer l’Europe» aux dirigeants américains du groupe?

C’est vrai que c’est très difficile d’expliquer le fonctionnement de l’Europe aux États-Unis et ailleurs dans le monde, à des dirigeants souvent nourris par la presse anglo-saxonne dont la vision des choses est partielle. Cela m’a pris beaucoup de temps ces deux ou trois dernières années. Sans être excessivement optimiste, je pense que l’Europe est aujourd’hui en train de se doter des moyens de surmonter la crise, grâce à ­l’action de Mario Draghi et à la création du MES notamment.

Dans cette carte d’Europe que vous venez de dessiner, où placez-vous la France?

Pour être honnête, la France m’inquiète un peu. Depuis la transition politique, votre pays envoie des signaux qui n’encouragent pas l’investissement, et qui, vu de l’étranger, n’en font pas le pays où il faut être. Si j’avais une recommandation à faire, ce serait que la France fasse très attention aux messages qu’elle est en train de faire passer, au sentiment général qu’elle est en train de créer à son sujet. Bien sûr, il ne s’agit parfois que de grands titres dont les médias étrangers se font l’écho allègrement. Mais la façon dont sont abordés des sujets comme le travail, la retraite, les revenus individuels, créent de l’inquiétude. Les investisseurs, qu’ils soient ­financiers ou industriels, recherchent un environnement positif, sinon c’est le capital qui s’enfuit. La France n’est pas une île.

Cela a-t-il des conséquences pour GE en France?

La France est notre deuxième pays en Europe. Nous y employons 11.000 personnes, dont 7500 environ dans nos huit usines. Nous exportons, selon nos métiers, 70 à 95 % de notre production. Nous y avons notre plus grande joint-venture dans le monde, celle ­formée avec Snecma. Belfort est notre deuxième site industriel dans le monde pour la fabrication de turbines. GE a fortement investi ici, avec le rachat de Converteam l’an dernier, et de nouveau à Belfort cette année, avec l’aide de la région, d’ailleurs. Nous n’avons nullement l’intention de remettre en cause tout cela, mais l’environnement actuel nous rend très prudents pour nos futurs investissements en France. Nous serons attentifs aux décisions qui seront prises, aux réformes qui seront mises en place.

Que pensez-vous du débat actuel sur la compétitivité?

La France a des réformes à mener pour être plus compétitive, notamment concernant son marché du travail et son système de retraites. Mais ce sujet n’est pas seulement franco-français. C’est toute l’Europe qui doit réfléchir à sa compétitivité et l’envisager face à ses grands concurrents que sont la Chine, les États-Unis, et, dans une moindre mesure, l’Inde. Elle doit le faire en ayant conscience de son potentiel. Avec 16.000 milliards de dollars de PIB en 2011, l’Europe génère autant de richesse supplémentaire que la Chine – 7500 milliards de PIB – quand celle-ci croît de 6 %. Il faut seulement que ­l’Europe se donne les moyens de trouver ces 2 % de croissance, avec une union bancaire, avec une harmonisation fiscale et avec une politique économique commune. Prenons l’exemple de l’énergie. Qu’il s’agisse des matières premières, de la production ou encore de la transmission et de la distribution d’énergie, c’est un enjeu qui mériterait une stratégie globale à l’échelle européenne et non au ­niveau national. L’Europe a plus de ressources énergétiques qu’elle ne le croit. Elle a du gaz en mer du Nord et en zone méditerranéenne.

 

 

Marché: le blues des investisseurs

Marché:  le blues des investisseurs

 

 La baisse des marchés est mondiale puisque elle ressort selon le FTSE All World Index à -1,4% soit le plus fort recul depuis quatre mois. En Europe la baisse est de -2,3% avec -5,6% en Italie et -5,4% en Espagne. De son côté, l’indice S&P 500 perd -1,5%.

 

La crise de la zone euro est loin d’être finie. Comme le fait remarquer Nick Griffiths  patron des taux chez Legal & General, les injections de liquidités LTRO de la BCE permettaient de gagner du temps mais ne résolvait aucun problème de fonds. Pour Francisco Torralba économiste chez Ibbotson une filiale de Morningstar, l’austérité budgétaire ne parviendra pas à endiguer les failles de l’euro.

La répression financière se développe actuellement  sous la forme de taux d’intérêts  négatifs, c’est à dire taux nominal ajusté de l’inflation. En France on est à -0,5% mais aussi en Grande Bretagne -2,3%, en Allemagne -1,4% et aux États-Unis -1,8%. Cette situation est la conséquence des politiques monétaires non conventionnelles menées par les banques centrales des pays de l’OCDE. Si comme on peut le penser la situation perdure, les gérants des institutions d’épargne et de prévoyance auront un difficile problème d’allocation d’actif à résoudre car ils vont être fortement incités à concentrer leurs réserves sur de la dette souveraine !

Marchés obligataires : les obligations françaises vont être sous pression

L’écart de taux entre la France et l’Allemagne se creuse. Il a atteint 1,35 point de base sur les obligations à dix ans. Le lancement par Eurex (filiale de Deutsche Bank) vient de créer un contrat à terme permettant aux investisseurs de prendre position sur la hausse ou sur la baisse des taux des obligations françaises. Ce type de contrat permet tout d’abord aux investisseurs de se couvrir, ce dont devrait se réjouir tous ceux qui possèdent un contrat d’assurance vie ou cotisent à des caisses de retraite. Tous les commentaires émanant d’hommes politiques pendant le week-end traduisent malheureusement leur méconnaissance profonde des marchés, c’est dommage au moment où la France a un encours de dette supérieur à 1700 milliards d’euros détenu à près de 80% par des investisseurs étrangers !

Marchés actions : la situation de l’Espagne est préoccupante

L’Espagne pourrait avoir à demander l’assistance de l’Union européenne et du FMI…Les banques espagnoles ont doublé leurs emprunts auprès de la BCE en mars. Ils atteignent 316,3 milliards d’euros soit 47% de l’encours de la BCE auprès des banques de la zone euro.  Le 10 ans espagnol est repassé au dessus de 6% (+ 62 points de base en quatre séances) pour la première fois depuis le mois de novembre dernier.

En France, l’indice CAC 40 qui était proche de 3600 il y a un mois se retrouve sous les 3200. Trois mois de hausse annulés en deux semaines !

Aux Etats Unis, Mitt Romney est assuré désormais d’obtenir l’investiture républicaine. Par ailleurs,  le Congrès devra diminuer les dépenses de l’Etat Fédéral de 100 milliards de dollars en 2013 et plus dans les années qui suivront. Après les chiffres décevants sur l’emploi la semaine dernière, l’indice de confiance des ménages a fait état d’une baisse de moral des consommateurs. L’indice calculé par l’Université du Michigan s’inscrit à 75,7 contre 76,2 le mois dernier.

En Chine, la croissance du PIB ressort à 8,1% pour le T1, ce qui est inférieur à ce qui était attendu (8,4%) par l’enquête réalisée par Bloomberg. C’est le rythme de croissance le plus faible depuis trois ans. Le scénario d’un ralentissement de la croissance se confirme. Parallèlement un article publié par Business Week cette semaine, sur l’espionnage pratiqué par les sociétés chinoises sur les sociétés américaines, montre que les relations entre les États-Unis et la Chine vont s’envenimer. Ce n’est pas par hasard que la Chine augmente fortement ses dépenses militaires.

Secteurs : les banques vont souffrir du développement du « peer to peer lending »

Banques : John Mack ancien patron de Morgan Stanley vient de rejoindre le conseil de la société Lending Club. Elle s’est spécialisée dans  le « peer to peer lending » sur internet. Cela consiste à rapprocher prêteurs et emprunteurs en court circuitant les banques. Cela montre bien que le modèle de développement des banques classiques devra être profondément modifié. La Société Générale perd 12% dans la semaine.

Technologie : Linkedin a annoncé de bons résultats. Le titre est en progression de plus de 60% depuis le début de l’année. Google a aussi publié des résultats meilleurs que prévu.

Télécommunications : les résultats annoncés par Nokia ont déçu le marché puisque la valeur a ouvert en baisse de 18%.  Non seulement la société a peu progressé dans les smartphones, mais elle perd des parts de marché dans les pays émergents. La société qui capitalisait 63,1Md€ au T3 2007 ne vaut plus que 11,9 milliards d’euros aujourd’hui.

Immobilier : pour la première fois depuis deux ans les prix de l’ancien ont baissé en France d’un trimestre sur l’autre.

Thèmes : la France risque de manquer le train du « cloud »

Cloud : Dassault Systèmes a finalement choisi de se retirer définitivement du projet Andromède. Cet épisode fait perdre plusieurs mois au « projet de cloud souverain à la française ». Pour Bernard Charlès, le Président de Dassault Systèmes, les conditions du succès n’étaient pas remplies…C’est dommage car le cloud est une opportunité importante. Il permet de donner aux PME d’avoir accès à des solutions innovantes sans devoir investir lourdement. C’est aussi la possibilité d’utiliser des outils partout dans le monde à travers une simple connexion internet…

Les sociétés dans lesquelles l’état a une participation importante continuent d’être malmenées en bourse : GDF Suez, EDF, France Telecom, Areva, Air France … Charles gave de GaveKal à Hong Kong, préconise depuis de nombreuses semaines de se tenir à l’écart des sociétés qui sont dépendantes de l’état.

 




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