Archive pour le Tag 'investissement'

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Agriculture : pour un plan de 3 mds d’investissement (Xavier Beulin)

Agriculture : pour un plan de  3 mds d’investissement (Xavier Beulin)

Compte tenu de la crise connaît le monde agricole français, la FNSEA  réclame un plan de 3 milliards d’investissements. Un plan qui vise à moderniser l’appareil de production et à renforcer sa productivité. Un plan toutefois discutable car il traite  peu ou  pas de la qualité des produits, ni du modèle de développement  et finalement va encourager le productivisme qui conduit dans le mur. Regrouper, produire toujours davantage n’est pas forcément la solution tant du point de vue de la qualité que du retour financier. La question prioritaire est en effet celle de la fiscalité et des normes. Des normes certes nécessaires justement pour améliorer la qualité mais dont certaines relèvent de la bureaucratie et entraînent  des coûts inconsidérés. Selon le président de la FNSEA Xavier Beulin, il est cependant nécessaire d’investir 3 milliards d’euros sur trois ans pour que l’agriculture française « retrouve la compétitivité perdue », face à certains de ses voisins européens. « Il faudra investir 3 milliards d’euros sur trois ans pour retrouver la compétitivité perdue », selon le président du premier syndicat agricole de France, interrogé par le Journal du dimanche (JDD).  »La France doit se doter d’une vision à 15 ans de son agriculture. Il faut engager un vaste plan pour moderniser les bâtiments, automatiser les abattoirs, organiser les regroupements d’exploitations afin qu’elles soient plus productives », a-t-il ajouté, proposant également « un moratoire d’un an sur les normes environnementales » et « une adaptation des règles fiscales aux aléas de l’agriculture ». Xavier Beulin rencontrera demain le Président de la République François Hollande, le Premier Ministre Manuel Valls et le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, alors qu’une crise secoue depuis plusieurs mois le monde agricole.  »Il nous fallait un ministre présent. C’est le cas depuis deux semaines », déclare le président de la FNSEA dans les colonnes de l’hebdomadaire.  « A court terme, il faut compléter le plan de Stéphane Le Foll lancé le 22 juillet. Sur 600 millions d’euros, ce dispositif ne débloque que 100 millions d’euros pour sauver réellement les élevages de porcs. (…) Il s’agit d’alléger les charges et de restructurer les dettes des jeunes agriculteurs », souligne encore Xavier Beulin.   »A Noël, la France produira seulement 21 millions de cochons, contre 48 millions pour l’Espagne et 43 millions pour l’Allemagne », détaille-t-il. Le 7 septembre aura lieu un conseil européen extraordinaire des ministres de l’Agriculture, à l’initiative de Stéphane Le Foll. Pour Xavier Beulin, « la commission doit accepter d’acheter du lait en poudre pour le stocker à un prix de 2,60 euros le litre contre 2,20 euros actuellement. Le but est de désengorger le marché ». Il estime que « Stéphane Le Foll trouvera des alliés »: les Allemands et Danois, « favorables aux achats de lait pour assainir le marché », les pays du Sud, « sensibles à la question de l’étiquetage ».

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«Un mécanisme exceptionnel» pour l’investissement (Hollande)…une mesurette

 «Un mécanisme exceptionnel» pour l’investissement (Hollande)…une mesurette

Visiblement ça urge puisque Hollande annonce la création d’un plan de soutien aux investissements applicable dès le mois prochain. . ça urge parce que la débâcle aux départementales a fait grogner au sein de la majorité surtout à gauche de Vals , Aubry en particulier. Il faut donc donner des gages à cette gauche pour la rassembler et donner des chances à Hollande pour 2017. Ça urge aussi pour relancer la croissance car en dépit de incantation générale, l’économie ne repart pas vraiment en France, le chômage en particulier e va pas améliorer avant 2016…au moins. D’où cette annonce de Hollande :  « un mécanisme fiscal exceptionnel pour soutenir dès aujourd’hui l’investissement », ainsi que des « mesures pour les TPE », en juin prochain, pour favoriser « l’emploi dans les entreprises ». Mais pour les investissements c’est encore très vague comme disposition, on parle de 500 millions avec les assureurs. Déjà en elle-même la somme ne parait pas considérable, elle parait même dérisoire au  regard des besoins. L’investissement privé représente environ 250 milliards par an (500 milliards en tout) , il est en recul. Un véritable  plan de soutien aux investissements aurait nécessité uen enveloppe de 10 milliards pour en espérer une contribution supplémentaire de 1%  sur le PIB. « Il ne faut pas perdre de temps », a insisté François Hollande, faisant de l’investissement « la priorité » en ce « moment crucial » et appelant les entreprises à se mobiliser, elles aussi. Ce vendredi matin, sur RTL, le ministre des Finances, Michel Sapin, avait pressé les entreprises d’investir pour permettre « une vraie reprise » et « pas une reprisette ». « Si nous voulons de la croissance, c’est maintenant », a renchéri le locataire de l’Elysée. Son discours aurait pu être prononcé par le ministre de l’Economie. Mais le président de la République, qui n’avait pas pris la parole en France depuis les élections départementales, a tenu à le prononcer lui-même. Pour lui donner plus d’écho. L’initiative répond d’abord à un besoin économique. Selon les prévisions de l’Insee publiées ce jeudi soir , les investissements devraient stagner au premier semestre. « Notre économie redémarre. Mais redémarre encore lentement. (…) Si nous voulons créer des emplois, il faut avoir plus de 1% de croissance », a souligné François Hollande, qui a conditionné sa candidature en 2017 à une baisse du chômage. Mais c’est aussi une nécessité politique. Martine Aubry et ses soutiens réclament un grand plan d’investissements, s’appliquant à faire monter la pression à l’approche du Congrès du PS, en juin prochain. Le chef de l’Etat veut éviter que la maire de Lille ne parte à la bataille contre l’actuel Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis.

Les mesures annoncées

- Un fonds de plus de 500 millions va être créé avec les assureurs pour investir dans le capital des entreprises. « Il va être directement opérationnel dès le mois prochain ».
- Tous les nouveaux équipements qui seront commandés dans les prochains mois bénéficieront d’un « dispositif fiscal approprié ». « Toutes les entreprises qui décideront d’accélérer leurs projets, d’aller plus vite pour investir, se verront accorder un dispositif fiscal qui améliorera leur trésorerie et la rentabilité de l’opération ».
- Les prêts « de développement » des entreprises de la BPI seront portés à 8 milliards d’euros.. « Pour permettre aux entreprises, avec les fonds que nous avons dégagés, d’investir encore davantage ».

Allemagne : pas un sou pour le plan d’investissement européen

Allemagne : pas un sou pour le plan d’investissement européen

 

 

Un vrai dialogue de sourds entre l’Allemagne et la France. Sapin et Macron sont revenus les mains vides de Berlin (comme souvent Hollande) ; pour l’Allemagne pas question de soutenir davantage le fameux plan bidon de Junker (20 milliards pour l’Europe qui compte sur 300  400 milliards du privé !). L’Allemagne s’en tient aux 10 milliards prévus sur trois ans, autant dire aussi une goute d’eau et renvoie la France à ses réformes structurelles ; Pour Wolfgang Schäuble, des «éléments concrets» se trouvent dans ce plan pour réaliser «des investissements concrets». Avec un objectif de 315 milliards d’euros d’investissements, le plan Juncker est fondé sur un socle d’investissements publics et la mobilisation d’investissements privés. «Le plan Juncker ne prévoit pas de contribution nationale», a souligné Wolfgang Schäuble. «Ne confondez pas le plan Juncker et les investissements dans nos pays», a précisé Michel Sapin. Dans leur communiqué commun, les ministres ont éludé la question. «La contribution volontaire des États membres devra être examinée», se contentent d’écrire les auteurs.  «On parle de milliards et de procédure. Mais on risque de perdre plusieurs mois. Ce qui nous intéresse, c’est d’être concret», a poursuivi Michel Sapin. Côté allemand comme côté français, on semble d’accord pour vouloir identifier les projets européens ou franco-allemands qui nécessitent un financement. Michel Sapin a souhaité que la banque publique d’investissement allemande KfW et la Caisse des dépôts en France contribuent à les identifier. Pour le gouvernement allemand, il s’agissait surtout d’éviter la question du montant des investissements. Grâce à sa bonne santé économique, le pays aurait les moyens d’agir pour nourrir la croissance en Europe. Mais Angela Merkel et Wolfgang Schäuble freinent à la dépense. Le ministère des Finances a annoncé 10 milliards d’euros supplémentaires d’investissements là où des économistes comme Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein en recommanderaient 24 milliards d’euros. Emmanuel Macron avait lui évoqué le chiffre de 50 milliards d’euros le mois dernier, d’autres experts allemand parlaient de 75 milliards.  «Si les projets sont bons, ils trouveront un financement», a répliqué Sigmar Gabriel. L’ombre des difficultés budgétaires françaises a plané sur l’ambiance de la réunion. Invité à participer aux débats, le gouverneur de la Bundesbank, Jens Weidmann, a rappelé que les pays ayant mené leurs réformes de structure en tiraient aujourd’hui des bénéfices concrets. Une manière de dire à la France qu’elle s’occupe de ses propres problèmes et qu’elles ne mettent pas le nez dans celles de l’Allemagne.

 

Europe: le faux plan d’investissement de Juncker

Europe: le  faux plan d’investissement de Juncker

 

Le plan de 300 milliards de Juncker est une illusion ; en fait il s’agit d’effets de levier très hypothétiques pour mobiliser les ressources privées et publiques. La mise de l’Europe est en fait de l’ordre de 20 milliards et sur trois ans ( un peu plus de 6 milliards par an). En supposant  avec cette mise de départ de lever des fonds via des emprunts garantis ( autour de 60 milliards) ensuite  en espérant que ces fonds cofinancent jusqu’ 300 milliards des acteurs comme le transport , l’énergie  ou encore l’innovation.  Un pari risqué qui se contredit avec la rigueur budgétaire d’une  part et avec le manque général de confiance des entreprises. Au final tout cela pourrait se terminer par un grand flop car ce sont surtout les investisseurs privés qui sont sollicités pour des projets d’infrastructures dont la rentabilité est nécessairement à long terme. Pas vraiment la stratégie financière actuelle qui recherche du court terme.  Une certitude en tout cas l’Allemagne est très satisfaite que ce plan soit réduit au minimum qui ne sollicite pas trop les fiances de l’Europe !   Sur l’investissement, les objectifs sont précis: regrouper d’ici à l’été prochain 21 milliards de fonds publics européens déjà programmés, avec l’ambition d’attirer et de garantir 315 milliards d’investissement privés et publics en trois ans. L’enveloppe totale dépasse ainsi la barre des 300 milliards fixée comme objectif numéro un du nouveau président de la Commission. Dans la première phase, il n’y a pas de nouvel engagement budgétaire, ni européen ni national, ce qui permet de respecter la seconde promesse: cette relance se fera sans recours ni au déficit ni à la dette. L’instrument est un Fonds européen pour les instruments stratégiques (FEIS), placé sous le contrôle de la Commission et confié à l’expertise de la Banque européenne d’investissement. Mais, à la différence de la BEI, le FEIS devra prendre de vrais risques et, si nécessaire, les assumer jusqu’au bout. Les 21 milliards qui constitueront de facto ses fonds propres seront en première ligne si l’affaire devait mal tourner. «Il y a beaucoup d’argent sur les marchés, mais les investisseurs reculent devant le risque et hésitent à sauter le pas», explique l’un des architectes du plan Juncker. Il fallait donc les rassurer… Ce n’est pas un Big bang où les capitales se partagent l’argent tombé du ciel ! Un responsable européen  En pratique, 16 milliards viendront directement du budget de l’UE (dont la moitié en capital) et 5 milliards de la BEI, récemment revigorée par l’augmentation de son capital. Par la magie de «l’effet de levier», cet apport de départ permettrait aux financiers de la BEI de lever 60 milliards d’euros sur trois ans, qui seront assignés à la partie la plus risquée des investissements. Cette «garantie» viendrait décharger les investisseurs privés d’une bonne partie du risque, dans une proportion propre à chaque projet. Ce volet d’ingénierie financière permettrait de générer 15 euros d’investissements total pour chaque euro d’engagement public, soit au total les 315 milliards escomptés. La BEI se finance traditionnellement par emprunts sur les marchés internationaux et concentre déjà ses prêts dans les secteurs qui seront la priorité du plan Juncker: réseaux d’énergie, transports, télécommunications et les réseaux numériques à haut débit.

 

Valls découvre l’investissement et l’apprentissage

Valls découvre l’investissement et l’apprentissage

 

Ils sont merveilleux ces politiques il leur faut des années pour découvrir la lune. Exemple la panne des investissements qui hypothèque la croissance à venir. Encore un effort et Valls découvrira les raisons de cette panne : le manque de confiance, la dictature bureaucratique et la fiscalité. Même chose pour l’apprentissage , ridiculement bas en France d’abord parce que réservé aux activités de main d’œuvre, ensuite réservé aux rejetés du système scolaire, enfin  du fait des procédures tordues qui décourage l’embauche d’apprentis ( exemple un apprenti couvreur qui ne peut montre dans une échelle de plus de 4 mètres !). A l’issue d’un séminaire gouvernemental réunissant l’ensemble des ministres, Valls a  donc évoqué les perspectives de la rentrée, qui devraient être focalisées sur l’apprentissage et sur l’investissement.  Les vacances devraient être studieuses pour l’exécutif français. A l’issue d’un séminaire gouvernemental, ce vendredi 1er août, l’ensemble des ministres -et le chef de l’Etat- s’accorderont deux semaines de repos avant une rentrée qui s’annonce une nouvelle fois compliquée.  Le discours de Manuel Valls, justement, visera à fixer le cap pour cette dernière, et devrait notamment mettre l’accent sur deux rendez-vous considérés à l’Elysée comme majeurs, en septembre prochain: les assises de l’investissement et celui portant sur l’apprentissage. L’objectif pour le Premier ministre sera donc de garder ses troupes mobilisées pour aborder dans les meilleures conditions un virage important du quinquennat.

 

Ils sont merveilleux ces politiques il leur faut des années pour découvrir la lune. Exemple la panne des investissements qui hypothèque la croissance à venir. Encore un effort et Valls découvrira les raisons de cette panne : le manque de confiance, la dictature bureaucratique et la fiscalité. Même chose pour l’apprentissage , ridiculement bas en France d’abord parce que réservé aux activités de main d’œuvre, ensuite réservé aux rejetés du système scolaire, enfin  du fait des procédures tordues qui décourage l’embauche d’apprentis ( exemple un apprenti couvreur qui ne peut montre dans une échelle de plus de 4 mètres !). A l’issue d’un séminaire gouvernemental réunissant l’ensemble des ministres, Valls a  donc évoqué les perspectives de la rentrée, qui devraient être focalisées sur l’apprentissage et sur l’investissement.  Les vacances devraient être studieuses pour l’exécutif français. A l’issue d’un séminaire gouvernemental, ce vendredi 1er août, l’ensemble des ministres -et le chef de l’Etat- s’accorderont deux semaines de repos avant une rentrée qui s’annonce une nouvelle fois compliquée.  Le discours de Manuel Valls, justement, visera à fixer le cap pour cette dernière, et devrait notamment mettre l’accent sur deux rendez-vous considérés à l’Elysée comme majeurs, en septembre prochain: les assises de l’investissement et celui portant sur l’apprentissage. L’objectif pour le Premier ministre sera donc de garder ses troupes mobilisées pour aborder dans les meilleures conditions un virage important du quinquennat.

Grandes entreprises : pas d’embauche mais restauration des marges et investissement

Grandes entreprises  : pas d’embauche mais la restauration des marges et l’investissement

Pas de vraie surprise concernant l’embauche dans les 100 plus grandes entreprises, l’année 2014 ne sera pas une année faste pour l’emploi. En clair, la priorité sera donnée à la restauration des marges historiquement basse et à l’investissement. »Resistance »: tel est le mot qui pourrait résumer l’état d’esprit des dirigeants des 100 principales entreprises françaises en ce début 2014, tel qu’il ressort de la septième édition du Baromètre des grandes entreprises françaises, réalisé par l’Observatoire BFM Business et Eurogroup Consulting « Résistance » en matière d’activité d’abord : sans surprise, c’est toujours l’international qui gonfle les carnets de commandes, mais moins qu’en 2013. L’écart entre optimistes et pessimistes reste élevé, 61,4%, mais s’avère moins favorable qu’en 2013 (plus de 70%). Quant à la France, elle suscite des espoirs de rebond nettement inférieurs à ceux enregistrés il y a un an : quasiment la moitié des dirigeants d’entreprise anticipe une stagnation de leur activité dans l’hexagone en 2014, 32% s’attendent à une hausse, mais 20% à une baisse. Hormis la plongée au moment de la crise des dettes souveraines en Europe, jamais le climat des affaires n’a été aussi maussade pour le territoire français. « Résistance » aussi pour maintenir la rentabilité aussi, rentabilité qui ne suit pas : elle devrait certes continuer à s’améliorer à l’étranger, mais l’érosion devrait se poursuivre en France. 25% seulement des patrons anticipent une amélioration, tandis que presque 30% d’entre eux redoutent une nouvelle dégradation. C’est le pire résultat jamais enregistré dans notre enquête : l’écart de rentabilité avec l’étranger n’a lui aussi jamais été si grand. Une tendance qui reflète bien la gestion « à la française » de la crise : comme l’ajustement ne s’est fait ni par les salaires comme en Espagne, ni par les effectifs (le chômage a moins augmenté que dans le reste de l’Europe en moyenne), c’est la rentabilité qui a trinqué.  Dès lors, dans ce contexte de marges de manœuvre limitées, l’effort portera d’abord, en France, sur le maintien de l’effort d’équipement, qui ne devrait quasiment plus baisser (environ un tiers des patrons anticipent une hausse, un tiers une stagnation, un tiers une baisse).  Cet effort se fera au détriment des effectifs : près de 40% des sociétés comptent encore dégraisser, alors que moins de 30% comptent renforcer leurs effectifs. Il n’y a donc pas d’amélioration à attendre sur le front du chômage. Le stabiliser sera déjà une belle performance.  L’obsession numéro 1 des dirigeants des grandes entreprises françaises en 2014 sera donc sans surprise la réduction de coûts de production trop élevés, comme l’an dernier, et les gains de productivité. Mais pas par la délocalisation, qui n’est plus un sujet : transférer la production à l’étranger n’est pas prioritaire pour 94% des sociétés interrogées !  Voilà pour le tableau de bord de la marche des affaires. Quels sont les mauvaises nouvelles qui pourraient perturber sa trajectoire ? La plus grosse crainte des patrons est la poursuite de la faiblesse de l’activité, devant l’alourdissement des contraintes sociales et fiscales et la détérioration du climat social en France. L’an dernier, les contraintes sociales et fiscales étaient clairement la première inquiétude.  C’est un message clair envoyé au gouvernement : la direction sociale libérale prise par le Président de la république rassure un peu les patrons, qui disent maintenant « chiche ». c’est dans les « business plans » pour 2015, 2014 semblant déjà joué, que se liera la confiance dans les réformes ou non. Les enjeux internationaux reculent : ni le taux de change euro/dollar, ni le coût des matières premières ne paraissent des inquiétudes majeures : elles ne figurent même plus dans le top 5, contrairement à l’année dernière.

SNCF : investissement dans le covoiturage

SNCF : investissement dans le covoiturage

 

La SNCF qui exploite déjà de nombreux services routiers (cars et autobus) est également présente dans le covoiturage. La SNCF a ainsi acquis 100% du capital de Greencove, la société éditrice du site de covoiturage 123envoiture.com, poursuivant son développement dans un créneau qui commence à faire une concurrence significative au transport ferroviaire, rapportent Les Echos datés de lundi. La compagnie ferroviaire nationale, qui détenait déjà 20% du site depuis 2009, a pris le contrôle de Greencove « cet été », écrit le quotidien économique, sans donner de montant. La SNCF contrôlait déjà Ecolutis, une société de covoiturage en entreprise, rappelle le journal.  Le modèle du covoiturage entre particuliers sur Internet consiste à ce que chaque passager paie le conducteur du véhicule pour un trajet donné, avec un prix et des conditions convenus à l’avance, une partie de la somme revenant au site jouant le rôle d’intermédiaire.  Le leader du secteur en France est Blablacar (ex-Covoiturage.fr) qui revendique 600.000 personnes transportées par mois en Europe et vise le cap des 900.000 mensuels l’an prochain, soit l’équivalent du trafic Eurostar, rappellent Les Echos.  Un des paradoxes du modèle est en effet qu’il contribue davantage à faire concurrence au train qu’à la route.  Dans des domaines similaires de nouvelles méthodes de transport, la SNCF a également investi l’an dernier dans l’entreprise de location de voitures entre particuliers Zilok ou le spécialiste de l’autopartage Move About, dans le cadre d’Ecomobilité Ventures, un fonds commun avec Total et Orange.

Notre-Dame-des-Landes : investissement archaïque pour Hulot

Notre-Dame-des-Landes : investissement archaïque pour Hulot

(Interview Hulot dans le parisien)

Comment sortir de l’impasse à Notre-Dame-des-Landes ?
NICOLAS HULOT. Je n’ai pas de recette miracle mais je pense qu’il faut sortir des postures jusqu’aux boutistes de part et d’autre. Arrêtons de caricaturer ce combat en le réduisant à une bataille entre progressistes et obscurantistes. Il y a un vrai mouvement citoyen contre cet aéroport qui rassemble des jeunes, le monde paysan, des écologistes et beaucoup de personnes soucieuses de construire une société différente. C’est l’expression d’un vrai désarroi. Je trouve affligeant qu’au XXIème siècle, on envoie des forces de l’ordre face à des jeunes et des paysans qui se battent contre ce projet. Donnons-nous du temps pour écouter sincèrement les arguments, y compris économiques, et nommons un médiateur qui soit une autorité incontestable. Il n’y a pas d’urgence à faire cet aéroport, alors remettons les choses à plat.

Le grand-ouest a-t-il besoin de ce nouvel aéroport ?
Dans la région, je note qu’il y en a déjà un à Rennes, un à Lorient, un autre quasi inutilisé à Angers qui n’est pas optimisé et l’actuel aéroport de Nantes qui ne fermera pas car Airbus n’en déménagera pas. La conviction de ceux qui défendent Notre-Dame-des-Landes est sincère…mais obsolète. Ce projet a été pensé il y a plus de quarante ans à un moment où le trafic aérien était en expansion, où le baril de pétrole ne coûtait que quelques dollars et où il n’y avait pas de problème de réchauffement climatique. Aujourd’hui, le monde a changé et on s’obstine à l’ignorer. Maudits soient les yeux fermés ! L’aéroport et ses accès coûteront au final plus d’un milliard d’euros. Non seulement ce sont des investissements d’hier mais il y a d’autres priorités, surtout si la France veut respecter ses engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre

 

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