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Echec inversion du chômage : pourquoi

Echec inversion du chômage : pourquoi

La premier raison de l’échec de Hollande tient évidemment à l’absence de croissance, c’est-à-dire de  l’offre d’emploi, mais il y a eu aussi une grossière erreur de l’évolution des demandeurs d’emploi (et cela en dépit des bricolages statistiques de Pôle emploi). Une erreur qui en dit long sur les compétences macro-économiques de l’Etat et du gouvernement.  L’an dernier, la hausse de la population active devait avoisiner 100.000 personnes. Autant de candidats à l’embauche qui allaient pointer à Pôle Emploi. En augmentant le nombre de contrats subventionnés par l’Etat, à hauteur des 100.000 emplois d’avenir, il était mathématiquement possible de contenir cette vague. Mieux, en fin d’année, la croissance allait quelque peu redémarrer, et les entreprises créer des postes. De quoi, donc, faire reculer le chômage. En théorie. Où fut l’erreur? Les commentaires ont mis l’accent sur la faiblesse de la conjoncture. La croissance fin 2013 n’était pas assez forte pour inciter les employeurs à recruter, a-t-on entendu. Cette analyse est erronée. L’activité économique a été un peu meilleure en fin d’année et les petites annonces ont augmenté. Pôle Emploi en a recensé environ 240.000 en décembre, alors qu’elles étaient tombées à 200.000 en juin. La faille n’est pas là. En fait, le gouvernement a été pris en défaut sur deux plans. D’une part, les emplois aidés n’ont sans doute pas atteint le niveau escompté. Fin décembre, l’Insee a estimé le nombre de nouveaux bénéficiaires à 116.000 sur l’ensemble de 2013. Six mois plus tôt, l’Institut  tablait sur 126.000. En fin d’année, les experts du gouvernement ont réalisé que la cible ne serait pas atteinte, les structures administratives locales étant incapables d’atteindre les objectifs jugés trop élevés sur un temps trop court. D’autre part, les statisticiens se sont trompés. Ils ont mal anticipé l’évolution de la population active, une erreur récurrente. Depuis juin 2011, les chômeurs s’inscrivant à Pôle emploi pour la première fois (« premières entrées ») étaient environ 25.000 par mois. On compte dans cette catégorie les jeunes qui sortent du système éducatif et les personnes n’ayant jamais travaillé qui décident de chercher un job. Pas les fins de contrats, les licenciements, les reprises d’activité ni les démissions. Or, ce motif d’inscription a bondi durant les six derniers mois de 2013. En décembre, ils étaient plus de 35.000. Un phénomène surprenant et pour l’heure inexpliqué, qui fait l’objet d’une analyse en cours à Pôle Emploi. La moitié serait des jeunes de moins de 25 ans, l’autre moitié des actifs de 25 à 49 ans. D’ordinaire, ce type d’afflux sur le marché du travail se produit quand la croissance économique est vigoureuse… Imprévisible, cette déferlante a englouti l’objectif du Président.

 

Chômage : décélération dans la dégradation de l’inversion de la courbe ; une sorte de stabilisation de la croissance tendancielle ; en clair : des chômeurs en plus

Chômage : décélération dans la dégradation de l’inversion de la courbe ; une sorte de stabilisation de la croissance tendancielle ; en clair : des chômeurs en plus

Dur, dur de qualifier l’échec sur le chômage, alors ion utilise toutes les richesses de la sémantique de l’analyse statistique pout habiller le bébé. Lors de ses vœux aux Français le 31 décembre 2012, François Hollande fait de « l’inversion coûte que coûte de la courbe du chômage » son seul et unique objectif pour l’année 2013. Il donne alors rendez-vous aux Français « à la fin de l’année 2013″. Selon un sondage IFOP paru quelques jours plus tard dans le JDD, trois Français sur quatre estiment que le chef de l’Etat ne parviendra pas à réaliser son objectif. Tout comme les économistes du FMI qui publient début janvier une étude critique sur le sujet.  En réponse au scepticisme du Fonds mondial, le chef de l’Etat assure que le pari d’inverser la courbe du chômage est « tenable ». Entre janvier et avril, son gouvernement temporise, arguant que sa « boîte à outils » (contrats de génération, crédit d’impôt compétitivité, emplois d’avenir…) ne peut pas avoir un effet immédiat. Commentant les mauvais chiffres du chômage fin 2012, Michel Sapin, le ministre du Travail, livre par exemple cette analyse sur Canal + : « C’est très long, c’est comme un navire lancé à pleine vitesse, avant que ça ralentisse il faut que les politiques que nous lançons en ce moment aient porté leurs fruits. » Après le FMI, c’est au tour de l’Unédic, l’organisme public chargé de la gestion de l’assurance chômage, et de l’Insee, l’institut national de statistique, de remettre en cause l’objectif du gouvernement. Dans des études publiées au printemps 2013, ils disent n’entrevoir aucune inversion de tendance possible. « Les uns prévoient, les autres agissent », rétorque alors Michel Sapin.  En août, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité baisse pour la première fois avec 50.000 demandeurs d’emplois de moins. Soit une baisse de 1,5%. « C’est la première enregistrée depuis avril 2011« , se félicite dans un communiqué le ministère du Travail. Mais, si tous les membres du gouvernement font la publicité de ces chiffres, Michel Sapin reste dans la nuance. « Les résultats d’un mois ne font pas un retournement », indique-t-il dans les médias. Le seul acquis est alors pour lui « l’inversion de la courbe du chômage des jeunes ». Sans surprise, le chômage repart donc à la hausse en septembre, avec 60.000 demandeurs d’emploi supplémentaires (+1,9%). François Hollande commente ces chiffres depuis Bruxelles lors d’une conférence de presse : « L’inversion de la courbe du chômage, nous n’y sommes pas encore (…) Mais il y a une évidente décélération. » Un mois plus tard, lors d’un déplacement sur l’emploi à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le chef de l’Etat préfère temporiser : « La bataille (contre le chômage) prendra tout le temps qui est nécessaire (…) Ce qui compte, c’est la tendance. »

 

Inversion du chômage: un échec dramatique

Inversion du chômage: un échec dramatique

 

La promesse de l’inversion du chômage est l’échec le plus dramatique de Hollande et du gouvernement. Un échec même reconnu par Sapin En faat c’est la croissance qui crée de l’emploi et non les déclarations d’intention « On s’oriente vers une situation (…) de stabilisation, c’est déjà considérable », a souligné dimanche le ministre du Travail Michel Sapin, laissant entendre que l’inversion ne serait pas au rendez-vous, à la veille de la divulgation par Pôle Emploi du nombre de demandeurs d’emplois fin décembre. Hollande ont reconnu qu’ils avaient sous-estimé la crise et l’ampleur du chômage. La stabilisation annoncée par Sapin est un leurre  car Pôle emploi ne cesse de bidouiller les chiffres (via les radiations pour non mise à jour et pour motifs administratifs). Quand on annonce 20 000 chômeurs en moins comme en octobre, cela n’a aucune signification puisque Pôle emploi peut rayer 100 à 150 chômeurs (dont beaucoup sans raison) en un mois. En outre 500  000 personnes découragées désormais dans la précarité ne pointent plus à pôle emploi. Il faudrait aussi ajouter les bénéficiaires du RSA qui ne pointent plus, plus les bénéficiaires de allocation adulte handicape (dont certains pourraient travailler), soit un total de 7 à 8 millions de chômeurs. La croissance est insuffisante – (0.1% en 2019, 1% à peine en 2014) pour absorber ces chômeurs et l’évolution démographique des demandeurs d’emplois. L’argumentaire de Hollande est pathétique.  Lors de sa conférence de presse mi-janvier, François Hollande s’était efforcé lui-même de justifier cette promesse: « est-ce que j’ai fait des erreurs ? Sans doute. Est-ce que c’était celle d’avoir annoncé ou promis l’inversion de la courbe du chômage? Mais si je ne l’avais pas fait, beaucoup m’auraient demandé +mais qu’avez-vous comme objectif? + », avait-il plaidé. Fin novembre, Pôle emploi avait encore recensé 17.800 chômeurs supplémentaires sans aucune activité. Soit un total de 3,29 millions de demandeurs d’emplois sans activité, quasiment autant que le record de septembre (3,295 millions). Ces chiffres sont toutefois susceptibles d’être actualisés par Pôle Emploi qui procède traditionnellement en décembre à un « lissage » statistique sur toute l’année.  Vu la faiblesse de la croissance, attendue autour de 1% en 2014, les économistes restent circonspects pour la suite. L’Unedic pense qu’en 2014, 63.200 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires devraient pousser la porte de Pôle emploi. Selon l’Insee, le taux de chômage devrait continuer à grimper pour atteindre 10,6% (11% avec les Dom) fin juin.  Hasard du calendrier? Le jour de la publication des chiffres de Pôle Emploi, patronat et syndicats sont reçus à Matignon pour mettre en chantier le Pacte de responsabilité sur lequel parie désormais le gouvernement pour inverser « durablement » la tendance. Une façon de montrer sa mobilisation sur le chômage. En faiat une annonce chasse l’autre, une arnaque remplace une autre. Le gouvernement veut aller vite pour restaurer la confiance des entrepreneurs et favoriser la reprise des investissements afin de consolider la croissance. Mais il faut d’abord qu’il s’entende avec le patronat et les syndicats sur les « contreparties », en matière d’emplois, attendues des entreprises en échange de 30 milliards de baisse de cotisations d’ici 2017.  Vendredi, l’agence Moody’s s’est montrée sceptique sur le succès de cette réforme.   »Le moteur de la politique de l’emploi a donné tous les résultats qu’il pouvait donner », a assuré dimanche Michel Sapin, en référence à l’arsenal des emplois aidés mis en œuvre en 2013 pour endiguer le chômage. Mais maintenant, « l’économie doit prendre le relais de la création d’emplois ». Reste à savoir si les entreprises seront bien au rendez-vous avec cette nouvelle cathédrale administrative qu’est le pacte de responsabilité.

 

Hamon : « inversion de la courbe du chômage réalisée mais pas perceptible » !

Hamon :  « inversion de la courbe du chômage réalisée mais pas perceptible » !

En ces périodes de crise, on cherche des comiques pour égailler en peu la grisaille ambiante, On en a trouvé un, benoit Hamon, qui a décrété que l’inversion du chômage a été réalisée par le gouvernement mais qu’elle n’est pas perceptible sur France Inter dimanche 5 janvier.  Effectivement,  on ne la voit pas cette inversion et ce n’est pas 20 000 en plus un mois (novembre), 20000 en moins un autre mois (‘octobre) qui change la tendance structurelle. Surtout quand on tripatouille les chiffre avec les radiations (autour de 100 000 par mois). Pas facile d’être de gauche comme Hamon. Il faut affirmer le changement mais constater qu’on ne le voit pas ; bref ça change mais il faut une loupe ou des lunettes pour le voir. Des lunettes roses ou plutôt rouges pour Hamon. Pas étonnant, lui qui ne cesse de taper sur les entreprises, il  ne devrait pas être surpris  de la difficulté à percevoir réellement les avancées en matière d’emplois. Il aura au moins réussi une chose, faire fermer Spanghero. Il serait comique Hamon s’il n’était pas pathétique, en désaccord avec la ligne de Hollande mais contraint de la soutenir pour demeurer au gouvernement  où il ne sert strictement à rien. Bref choisir  entre révolutionnaire et notable,  pas facile sauf pour un  comique de gauche.

« Pas encore nettement d’inversion du chômage » (Cambadélis, PS)

« Pas encore nettement d’inversion du chômage » (Cambadélis, PS)

 

 Formidable batille dialectique et sémantique pour le chômage. Pour certains, la reprise est là (Hollande, Ayrault), l’inversion a déjà eu lieu, pour d’autres elle se profile à un horizon à déterminer, Pour Jean-Christophe Cambadélis ce n’est pas nettement une inversion. On ne sait plus si on parle du chiffre  chômage ou  de la tendance de la baisse, ou encore de la création d’emplois. En fait une dialectique de statisticien politicien «  il y a une baisse tendancielle de la hausse de la courbe du chômage ». En clair, le chômage continue d’augmenter. Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du Parti socialiste, par exemple affirme en effet dans une interview à paraître dimanche dans «Le Parisien – Aujourd’hui-en-France» qu’«il n’y a pas encore nettement d’inversion de la courbe, mais c’est à portée de main». «Les chiffres ne sont pas décevants. Ils sont encourageants pour les jeunes et ils marquent une tendance à la décélération du chômage», ajoute le député de Paris. «J’ai toujours pensé que 2013 et 2014 seraient des années de transition dans le redressement productif, économique et moral. Ce sont les années les plus difficiles du quinquennat», affirme-t-il. Conclusion, rien à attendre de 2013 et de 2014 (comme le prévoit l’INSEE) pour l’emploi, pas de véritable amélioration en 2015. En fait un léger décalage temporel au sein même du PS entre ceux qui pensent  que déjà en 2013 le gouvernement a réussi son pari idiot et ceux qui estiment qu’il faudra attendre 2015. Au-delà de l’enjeu central, à savoir l’emploi, se pose visiblement au sein du PS une approche de la communication ; il serait la aussi souhaitable d’inverser la courbe du nombre de  contradictions.

Inversion chômage : mensonge d’Etat et pari stupide

Inversion chômage : mensonge d’Etat et pari stupide

 

L’inversion de la courbe du chômage est d’abord un mensonge d’Etat. En dépit des manipulations du nombre d’inscrits par Pôle emploi ; le chômage ne cesse de progresser en particulier depuis l’élection de Hollande. Environ 10%  de taux de chômage en 2012, 10.5 en 2013 et 11 % d’après l’INSEE pour 2014. Affirmer le contraire est un déni de réalité et une grossière tromperie politique. C’est aussi un stupide pari politique de Hollande. Comme si le gouvernement pouvait créer des emplois durables. Certes avec les emplois aidés financés par le contribuable, on fait artificiellement diminuer le nombre de chômeurs mais pas assez pour compenser les pertes dans l’emploi marchand ; chaque jour de grandes sociétés, des moyennes et des petites ferment. Comment dès lors créer de emplois ? Il n’y a aucune croissance : 0.1 ou 0.2% en 2013 alors qu’il faudrait de l’ordre de 0.8% pour stabiliser le nombre de demandeurs d’emplois et environ, 1.5% pour recréer réellement des postes. Un pari stupide parce ce n’est pas par l’incantation qu’on régule l’économie. L’emploi dépend avant tout de la croissance (qui elle non plus ne se décrète pas,  laquelle dépend à son tour des conditions économiques générale  (consommation, investissement, exportation, confiance, accès au crédit, stabilité fiscale, rigidité du marché du travail, formation etc) , c’est sur ces conditions que peut agir le gouvernement et l’emploi n’est qu’une résultante de ces conditions. Hollande et son gouvernement objectent qu’il faut bien faire preuve d’optimisme ; un non sens économique ; On se trompe de séquence. Les promesses mensongères et idiotes relèvent des campagnes électorales. Une fois au pouvoir il faut gérer et la bonne gouvernance impose de prendre les problématiques dans l’ordre. Enfin que connait Hollande ou encore Sapin aux problèmes concrets de l’emploi ?  eux qui ont pantouflé toute leur vie dans l’administration et les appareils politiques ? L’enfermement dans le slogan de l’inversion du chômage par le gouvernement n’est pas seulement stupide, il est ridicule et pathétique.

Inversion du chômage truquée

Inversion du chômage truquée

Pôle emploi a constaté des baisses du chômage mais pas l’INSEE qui prévoit au contraire une montée en 2014. La raison : Pôle emploi ne prend en compte que les inscrits tandis que que l’INSEE compte les radiés (qui peuvent atteindre jusqu’à 200 000 comme en juillet 2013 ! ) et les non inscrits. Une différence de taille qui incite évidemment Pôle emploi à « nettoyer » les listes. En tout état de cause on comprend mal comment le chômage peut diminuer quand la croissance est à plat (0.1 ou 0.2% en 2013) alors qu’il faudrait de l’ordre de 0.8% pour le stabiliser et environ 1.5ù pour recommencer à en créer de nouveau.  Les chiffres mensuels que donne le gouvernement sont ceux des demandeurs d’emploi, comptabilisés par Pôle emploi et la Dares, le service statistique du ministère du Travail. Ils mesurent la variation d’un mois sur l’autre du nombre d’inscrits sur les fichiers de Pôle emploi. Les demandeurs d’emploi sont répartis en cinq catégories. La catégorie A, la plus importante, concerne les personnes qui n’ont exercé aucune activité dans le mois. C’est celle sur laquelle communiquent les médias et le gouvernement. Les catégories B et C regroupent ceux qui ont travaillé moins de 78 heures sur la période. Et les catégories D et E ceux dispensés de rechercher activement un emploi, pour des raisons telles qu’une maladie ou le suivi d’une formation.  Pour sa part, l’Insee procède à une enquête auprès de 100.000 personne pour calculer le taux de chômage, en se basant sur la définition du demandeur d’emploi du Bureau international du Travail (BIT). Soit toute personne de plus de 15 ans, immédiatement disponible, cherchant activement un emploi et n’ayant pas travaillé, qu’elle soit ou non inscrite à Pôle emploi. Contrairement aux données ministérielles, celles de l’Institut prennent en compte les radiés et les non-inscrits à Pôle emploi. Malgré des divergences ponctuelles, ces deux indices ont tendance à converger. Mais il encore une façon de mesurer le chômage en France: celle d’Eurostat, l’institut de statistique européen. Chaque mois, il publie un taux de chômage prenant en compte à la fois les chiffres de la Darès et ceux de l’Insee. Eurostat comptabilise en outre les demandeurs d’emplois des DOM, quand l’Insee publie un taux pour la métropole et un autre pour l’Outre-mer. Quand le gouvernement s’engage à inverser la courbe du chômage d’ici la fin 2013, il parle de celle établie par la Dares à partir des chiffres de Pôle emploi. Attention, la publication d’aujourd’hui n’est pas la dernière concernant l’année 2013, puisque le nombre de nouveau demandeurs d’emploi en décembre ne sera annoncé, lui, que fin janvier

 

Inversion du chômage : l’arnaque

Inversion du chômage : l’arnaque

 

Il fallait s’y attendre, la baisse annoncée du chômage est une véritable arnaque. Premier aspect, comme d’habitude on attend 18 heures pour diffuser ces statistiques (prêtes évidemment depuis le matin) ; du coup les journalistes n’ont pas le temps de les analyser et doivent se contenter de reprendre bêtement  les communiqués officiels dans tous les journaux du soir. « Baisse, du chômage, baisse du chômage », c’est le titre. Aussitôt Hollande déclare que « L’inversion de la courbe du chômage est désormais amorcée ». Deuxième arnaque, s’il y a bien 20 000 chômeurs de catégorie A en moins, mais au total (toutes catégorie confondues), il y a augmentation. En effet les chômeurs qui ne travaillent que quelques heures ont augmenté de 40 000. Troisième arnaque, méthodologique celle –là avec le bug informatique  qui avait trouvé une fausse diminution de 60 000 chômeurs en aout, chiffres rééquilibré en septembre. On se fonde donc sur des évolutions très approximatives. Autre  arnaque les radiations administratives qui augmentent de 25,8%. Enfin l’objectif était d’inverser durablement la courbe du taux de chômage ; or on ne parle plus du taux (rapporté à la population active) mais seulement du nombre de chômeurs (ceux qui sont inscrits). On voit mal comment on aurait pu créer réellement autant d’emplois avec une croissance complètement à plat, l’effet des emplois aidés ne suffit pas. Pour que cette diminution soit durable il faut s’attendre malheureusement à des manipulations statistiques de la part de Pôle emploi et notamment à des radiations massives. Les chômeurs qui pointent savent eux que tous les moyens sont bons pour les radier (il suffit d’un seul document manquant !).  Pour que cette tendance soit « durable », comme l’exécutif s’y est engagé, il faudra aussi que la croissance prenne le « relais » en 2014, comme l’a reconnu lui-même Michel Sapin.  Or les organisations internationales (OCDE, FMI, Commission européenne) ont clairement dit qu’elles ne croyaient pas à un recul du chômage en France en 2013, comme en 2014. L’Insee table simplement sur une stabilisation du taux de chômage fin 2013, à 10,6% en métropole.

Hollande : l’inversion de la courbe du chômage à nouveau tenable

Hollande : l’inversion de la courbe du chômage à nouveau tenable

Au salon de l’agriculture, Hollande a laissé entendre que l’inversion de la courbe du chômage, n’était pas tenable ; après sans doute conseil des communiquant, il affirme maintenant le contraire. C’est ce qu’on appelle du volontarisme politique. Après l’annonce mardi soir d’une nouvelle hausse du nombre de chômeurs, en janvier, désormais proche du record de 1997, le président de la République ne veut pas jeter l’éponge et renoncer à cette promesse d’inverser cette année la courbe du chômage. Dimanche au Salon de l’agriculture, il avait indiqué que cet objectif pouvait ne pas être atteint « si nous arrivons à accélérer la reprise, à anticiper la reprise. Mercredi, au cours du Conseil des ministres, il a parlé d’un objectif « tenable« . Comment ? En accélérant. Il a ainsi « appelé l’ensemble des membres du gouvernement à mettre en oeuvre les décisions prises, annoncées pour consolider la croissance, à accélérer le rythme de mise en oeuvre de ces décisions et à veiller en même temps à préserver le pouvoir d’achat des Français. » Michel Sapin, le ministre du Travail, qui a présenté au Conseil des ministres une communication sur ce thème, s’est chargé de l’explication de texte. Il a détaillé « l‘ensemble des outils en faveur de l’emploi«   : les emplois d’avenir « qui commencent et que nous allons accélérer« , les contrats de génération qui devront « avoir des effets massifs pour le deuxième semestre de cette année« , les emplois aidés « dont nous avons allongé la durée ». « Pas opportun de prendre des mesures supplémentaires » (Pierre Moscovici) En ce qui concerne la lutte contre les déficits, au cours du même Conseil, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a indiqué qu’il « ne serait pas opportun, pour l’économie française, de prendre cette année des mesures supplémentaires, au-delà de celles qui sont déjà mises en oeuvre ». Pas de mesures supplémentaires. Une façon de « veiller à préserver le pouvoir d’achat des Français. »

Hollande : « objectif d’ »une inversion » du chômage fin 2013 » ; avec quelle croissance ?

Hollande : « objectif d’ »une inversion » du chômage fin 2013 » ; avec quelle croissance ?

Faute de politique, c’est la méthode Coué pour Hollande qui maintient l’inversion du chômage en 2013 ; juste au moment où l’NSSEE prévoit au mieux 0.1% de progression du Pib en 2013 et 2013. Le président François Hollande a maintenu vendredi son objectif d’inverser la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 malgré les mauvaises perspectives économiques de l’Insee pour l’année prochaine, reconnaissant que « ça va être dur pour les Français ».   »Le chômage ne va cesser d’augmenter pendant un an », a reconnu le chef de l’Etat sur Europe 1 mais « la volonté qui est la mienne, c’est qu’à la fin de l’année 2013, et ça va être long, il y ait une inversion » de la courbe, c’est-à-dire que le chômage « à ce moment-là régressera », a-t-il dit. « La vérité c’est que nous avons eu une année 2012 très difficile » avec la crise de la zone euro et que « l’année 2013 reste encore entachée par les choix de ces dernières années », a poursuivi M. Hollande soulignant qu’en arrivant au pouvoir, il « savait que la situation était grave ». Les Français, « je veux leur donner confiance mais leur dire la réalité des choses: ça va être dur, c’est dur mais on va s’en sortir parce qu’on met tous les moyens pour ça », a-t-il martelé. Ca va être dur pour les Français, dur pour le président de la République », a-t-il dit aussi en évoquant une obligation de réussir « sûrement encore plus lourde » en période de « croissance très faible » et de progression du chômage en Europe. Selon M. Hollande, « c’est un moment historique pour notre pays, il peut décliner, il peut décrocher ou il peut poursuivre sa marche en avant. Eh bien moi j’ai choisi d’aller en avant ». « Moi je veux faire réussir toute la France (…) ma volonté c’est de rassembler, d’apaiser, de réunir », a-t-il lancé.

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